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  • il y a 17 minutes
Bruno Retailleau, Marine Tondelier, Sarah Knafo, Olivier Faure, Mathilde Panot, Gabriel Attal et Jean-Philippe Tanguy sont les invités de notre émission "Autorité, justice: quelles réponses au fiasco?". Près d'une semaine après que le corps de la jeune Lyhanna a été retrouvé sur fond de défaillances judiciaires, ces personnalités politiques apportent leurs réponses à cette affaire sur BFMTV à partir de 21 heures.

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Transcription
00:00La forme de condamnation ou d'écarté, on dit le mot, ils sont suspendus.
00:07J'ai rencontré, j'ai été même abordée dans la rue l'autre jour par une maman
00:12dont l'enfant a été victime à l'école Paul Dubois.
00:15C'est l'un des premiers scandales du périscolaire à Paris.
00:17Et elle a réalisé uniquement récemment que l'animateur qui a violé son enfant,
00:23ou dont son enfant dit qu'il l'a violé, mais il y a également là des signes médicaux,
00:27comme pour la petite Rosa, et bien en fait quand on dit suspendu, ça veut dire qu'il est payé.
00:32En fait qu'il est payé à rester chez lui.
00:34Que ça fait des années que cet animateur, il est payé tranquillement par nos impôts.
00:39Suspendu, ça veut dire en réalité pour la plupart d'entre eux, qui continuent à être payés.
00:44Est-ce que vous trouvez ça juste ?
00:45Je ne trouve pas ça juste, mais est-ce que vous trouvez juste le fait que l'on puisse,
00:49en réalité, condamner des gens avant la justice ?
00:52Et nous sommes dans un état de droit, et donc vous comprendrez assez aisément
00:56que tant que quelqu'un n'a pas été condamné, on ne peut pas en fait considérer
00:59qu'il est définitivement coupable.
01:01Même si les soupçons qui pèsent sur lui sont évidemment très lourds.
01:05Il y a des éléments matériels.
01:05Même s'il y a des éléments, mais enfin on ne se fait pas justice au même,
01:08et le maire de Paris, ou la maire de Paris précédemment, n'a pas le droit,
01:11y compris tout simplement, de considérer que quelqu'un est coupable sur la base d'un témoignage.
01:15Est-ce que vous savez donc si c'est 132, si mon chiffre est exact,
01:19animateurs qui sont suspendus là, simplement ces derniers mois,
01:22ils sont toujours payés donc ?
01:23– J'imagine, parce que malheureusement, même si les soupçons pèsent sur eux,
01:28vous ne pouvez pas, tant que la justice n'a pas procédé à un jugement,
01:32vous ne pouvez pas condamner par vous-même.
01:34Autrement, c'est qu'on décide que désormais la justice se fait à la mairie,
01:38se fait sur un plateau de télévision, se fait n'importe où.
01:40La réalité, c'est que l'état de droit, on doit le défendre,
01:43même quand c'est difficile, même quand parfois il y a des dilemmes
01:46comme ceux que vous posez ce soir, et qui sont évidemment très difficiles à comprendre,
01:49parce qu'on se dit, bon, on sait en réalité que ces gens-là sont coupables,
01:53mais tant qu'ils n'ont pas été jugés, vous ne pouvez pas vous-même prendre la décision
01:56de les licencier, de les renvoyer, de les suspendre, y compris leur traitement.
02:01Merci.
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