00:00Vous l'entendez, elle n'est pas née en France, la maman de Rosa, elle a choisi la France.
00:05Et elle dit cette expression, elle dit « la France m'a déçue ».
00:10Qu'est-ce que vous dites à la maman de Rosa aujourd'hui ?
00:14Qu'est-ce qu'on doit lui dire ? Qu'est-ce que nous, j'allais dire nous, la France,
00:18les Français,
00:18qu'est-ce que vous, responsable politique, vous devez dire à Rosa ?
00:21Mais que je comprends qu'elle soit déçue, que je comprends que les 70 000 familles
00:26qui attendent le traitement de leur plainte soient déçues,
00:28que toutes les familles dont leur plainte a été classée, qui ne sont pas dans ces 70 000,
00:31ou qui peut-être ont eu le courage, avec leur enfant, encore plus courageux,
00:34de franchir une porte et de sentir peut-être qu'ils n'étaient pas reçus ou accompagnés
00:38ou qu'ils n'avaient pas de suivi.
00:40Vous savez, et la nation est avec eux.
00:42Elle n'a pas, évidemment, de conseils à donner à ces personnes,
00:47mais la nation est avec elle, parce que c'est la nation qui a été déçue.
00:50Puisque si aujourd'hui on demandait aux Français, par référendum ou dans n'importe quelle décision,
00:53est-ce que vous souhaitez que vos impôts, qui sont élevés,
00:56aillent en priorité à la protection de l'enfance,
00:59au traitement des violences sexuelles, des viols contre les enfants,
01:02eh bien les Françaises et les Français, ils seront d'accord.
01:04Ils seraient d'accord, évidemment, à une très large majorité,
01:07pour que les impôts aient cette priorité.
01:09Donc le système démocratique n'a pas fonctionné.
01:10Les institutions représentatives n'ont elles-mêmes pas fonctionné,
01:13puisque nous discutons, et je suis bien placé pour le savoir,
01:16de beaucoup de choses à l'Assemblée nationale,
01:18parfois bien dérisoire,
01:20et à aucun moment on nous a proposé,
01:23comme parti d'opposition,
01:24nous le faisons évidemment, mais nous ne sommes pas en responsabilité.
01:27Qu'il s'agisse de la gauche aujourd'hui,
01:29du Rassemblement national et d'autres,
01:30nous ne sommes pas en responsabilité.
01:31Donc on ne peut pas toujours aussi dire que tout le monde est responsable de tout.
01:34Il y a des gens qui sont en responsabilité,
01:36qui ont voulu être en responsabilité.
01:38Personne n'a obligé les ministres à être ministre.
01:40Personne n'a obligé les premiers ministres à être premiers ministres.
01:42Personne n'a obligé M. Macron
01:44à être président de la République.
01:45Et je vous le rappelle,
01:46dans sa conclusion du débat contre Marine Le Pen,
01:49c'est M. Macron qui avait dit que pour les 5 prochaines années,
01:52l'enfance serait sa priorité.
01:53C'est lui qui a choisi d'être président de la République,
01:55c'est les Français qui l'ont élu,
01:56et c'est eux qui sont responsables.
01:58Ils n'ont pas fait ces choix-là.
01:59Et nous avons cette année 5% de déficit,
02:01nous avons des déficits monstrueux.
02:03Ils ont payé beaucoup de choses.
02:04Ils n'ont pas payé la protection de l'enfance,
02:07alors que paradoxalement,
02:08tout le monde aurait été d'accord.
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