- il y a 11 heures
Bruno Retailleau, Marine Tondelier, Sarah Knafo, Olivier Faure, Mathilde Panot, Gabriel Attal et Jean-Philippe Tanguy sont les invités de notre émission "Autorité, justice: quelles réponses au fiasco?". Près d'une semaine après que le corps de la jeune Lyhanna a été retrouvé sur fond de défaillances judiciaires, ces personnalités politiques apportent leurs réponses à cette affaire sur BFMTV à partir de 21 heures.
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00:00Bonsoir Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête en direct de New York.
00:03Particularité, New York où vous vous trouvez en ce moment, on voulait vous avoir ce soir en direct.
00:08Qu'est-ce que vous répondez quand Marine Tondelier dit
00:10« il y a une partie de l'échiclée politique qui propose des choses spectaculaires,
00:15extrêmement fermes, qui peuvent sembler extrêmement fermes, mais pas forcément très efficaces ? »
00:21Alors je ne sais pas si on peut dire que ces éléments sont spectaculaires,
00:24mais en tout cas puisqu'elle disait qu'elle cherchait des solutions qui fonctionnent
00:28et qu'elle essayait de se renseigner sur leur efficacité,
00:31il se trouve que sur les deux mesures qu'on a citées,
00:33elles présentent toutes les deux une efficacité.
00:36La première, celle du fichier public des agresseurs sexuels.
00:39Vous l'avez dit, je suis en ce moment à New York,
00:40c'est précisément aux États-Unis que c'est l'un des premiers pays
00:44qui a mis en œuvre cette publication des criminels sexuels,
00:48des crimes qui ont été commis sur des enfants,
00:50après un drame qui s'est déroulé à la fin des années 90
00:53sur une enfant qui s'appelait Meghan, qui avait 7 ans,
00:55et qui, à 7 ans, a été violée et assassinée par l'un de ses voisins
00:59que personne dans l'entourage ne soupçonnait.
01:01On était en 1997 et à ce moment-là, la maman de Meghan dit
01:04« si j'avais su quel était le passé de cet homme,
01:09ma fille serait toujours vivante ».
01:10Pourquoi ? Parce que cet homme qui s'est installé dans leur voisinage
01:13était un pédocriminel qui avait décidé de refaire sa vie,
01:16était venu s'installer près de chez eux.
01:18Et comme le disent la plupart des criminologues,
01:20quand on est passé à l'acte et qu'on est pédophile,
01:23il y a une probabilité de l'ordre de 99% de réitérer,
01:27de recommencer, de violer de nouveau des enfants.
01:29Donc cet homme, malheureusement, est passé à l'acte de nouveau
01:32à tuer cette Meghan.
01:33Que s'est-il passé aux États-Unis ?
01:35Un émoi collectif comme on est en train de le connaître
01:37aujourd'hui en France avec la tragédie de l'IANA.
01:40Et à la suite de cela, il a été décidé de publier un fichier
01:43de tous les criminels, donc de pédophiles,
01:46qui ont été sanctionnés par la justice,
01:48pas ceux sur lesquels portaient un doute,
01:49mais ceux qui avaient été condamnés définitivement par la justice,
01:53pour les empêcher de pouvoir réitérer.
01:55Pourquoi un fichier public ?
01:57Avec les photos, avec les noms, avec les crimes qui avaient été commis.
02:00Pour que chaque parent, dès lors qu'il a le moindre doute
02:02sur la présence d'un homme qui est à proximité de leurs enfants,
02:06que ce soit un professeur de sport,
02:08que ce soit un enseignant au collège,
02:10que ce soit un animateur,
02:11il n'y a pas l'équivalent du périscolaire,
02:12mais un animateur qui est au contact de jeunes enfants,
02:15que les parents puissent vérifier sur ce fichier
02:17si la personne sur laquelle ils ont un doute
02:19a déjà commis un tel crime.
02:21Et on peut dire que ça a sauvé des vies.
02:23Oui, ce fichier a sauvé des vies.
02:25Donc moi, ce que je propose pour la France,
02:26et pardon, j'en finis par là,
02:27ce que je propose pour la France,
02:28c'est qu'on ajoute à notre arsenal pénal
02:31une telle condamnation.
02:32C'est-à-dire que lorsque quelqu'un est condamné
02:34pour un crime sexuel sur un enfant,
02:36qu'il puisse être inscrit à ce fichier
02:38des agresseurs sexuels
02:39pour qu'on puisse le savoir.
02:41Et deuxième élément,
02:42là, pour ce qui est des procédures en cours,
02:43parce que dans le cas de Jérôme Barrella,
02:45vous allez peut-être me dire qu'il n'avait pas été condamné
02:47par la justice, et c'est bien le problème,
02:49et j'espère qu'on en reparlera.
02:50Dans ce cas-là, vous avez le fichier
02:52des agresseurs sexuels,
02:53dont seules les forces de l'ordre
02:55ont la possibilité de l'ouvrir,
02:57le fameux FIGEIS.
02:58Sur ce fichier-là,
02:59il faudrait également inscrire
03:01toutes les procédures en cours,
03:02pour qu'on ne se retrouve plus,
03:03comme avec le cas du parquet d'Auche,
03:06qui se retrouve avec un homme
03:07qui a déjà été poursuivi,
03:10et on n'a même pas une forme de priorité
03:12qui est mise à ce dossier.
03:13Il aurait dû passer tout en haut de la file,
03:16parce que précisément,
03:18on aurait dû savoir
03:18qu'il y avait déjà des procédures en cours,
03:20la police devrait le savoir,
03:21ça réglerait beaucoup d'autres problèmes,
03:23notamment sur le périscolaire à Paris,
03:25où on devrait vérifier l'inscription
03:27à ce fichier des agresseurs sexuels,
03:29encore une fois,
03:30sur demande aux forces de l'ordre,
03:32avec la possibilité de voir
03:33les individus sur lesquels
03:34vous avez des procédures judiciaires en cours,
03:37quand bien même ils n'auraient pas été condamnés,
03:38pour pouvoir appliquer à l'école
03:40le principe de précaution.
03:41Si je comprends bien,
03:42ça veut dire que ça devient du domaine public
03:44lorsqu'il y a eu une véritable condamnation,
03:46ça reste dans les fichiers de la police
03:48ou de la justice,
03:49si ce sont des poursuites,
03:50mais qu'il n'y a pas encore eu de condamnation.
03:52Maintenant, question,
03:53est-ce qu'on ne risque pas,
03:55en faisant une sorte de cartographie
03:57des pédos criminels,
03:59dans sa rue,
04:00à côté,
04:01dans la commune d'en face,
04:03travaillant, je ne sais pas,
04:05chez le boulanger,
04:06au supermarché,
04:07est-ce que vous ne craignez pas
04:08une sorte de tentation
04:11de lynchage public,
04:13de vindicte populaire ?
04:16Vous avez raison,
04:17ça contreviendra aux intérêts
04:18des criminels sexuels
04:20qui auront du mal
04:21à renouer la confiance
04:22avec certaines familles
04:23et qui, par conséquent,
04:25auront du mal
04:25à passer de nouveau à l'acte
04:27puisqu'on ne leur fera plus confiance.
04:28Là où vous avez raison,
04:29c'est qu'il y a un équilibre à trouver
04:30entre, évidemment,
04:32la vie privée,
04:32des informations qui relèvent
04:34de condamnations judiciaires
04:35et l'intérêt de l'enfant.
04:36Et si vous me demandez
04:37si je suis du côté
04:38de la vie privée
04:39des pédocriminels
04:40ou du côté
04:41de l'intérêt de l'enfant,
04:42je vous répondrai toujours
04:42du côté de l'intérêt de l'enfant.
04:44Sarah Knaf,
04:45on parlera dans un instant
04:46parce que c'est un sujet
04:48qui est revenu sur la table.
04:49Je pense notamment
04:49à ce qui s'est passé
04:50dans le forum lundi dernier
04:51autour de la peine de mort.
04:52Pardon de poser ce terme-là
04:53ce soir,
04:54mais il y a un certain nombre
04:54de Français qui nous en ont parlé
04:55donc on en parle ce soir.
04:57Juste une chose avant,
04:58la question que l'on pose aussi,
04:59c'est la question
04:59de l'autorité en France.
05:01Quand on fait,
05:02comment dire,
05:03le listing des mesures
05:04que vous proposez,
05:05100 000 places de prison,
05:06les peines planchers,
05:06la fin du juge
05:07d'application des peines,
05:08etc., etc.,
05:09pour vous,
05:09la seule solution,
05:11la seule solution,
05:12elle est là.
05:13Rien dans la réinsertion,
05:15rien dans le fait
05:16d'aider aussi
05:18ceux qui ont pu
05:19commettre un crime
05:20à se réinsérer ensuite
05:21dans la société
05:22pour qu'ils ne récidivent pas.
05:24Pour vous,
05:24tout ça,
05:24ça n'existe pas.
05:27Posez-vous une question.
05:28Pour l'instant
05:28et jusqu'à aujourd'hui,
05:29quel modèle avons-nous choisi ?
05:30On a choisi précisément
05:32celui dont vous venez
05:33de parler,
05:33à savoir le modèle
05:34de la réinsertion
05:35en privilégiant
05:36à chaque fois
05:37dans les condamnations judiciaires
05:38tout ce qui permettrait
05:39au mieux
05:39aux criminels
05:40de se réinsérer.
05:41C'est une idéologie
05:42qu'on retrouve dans la justice
05:43déjà depuis les années
05:4460 et 70,
05:45à savoir la prison
05:46serait criminogène,
05:47il faudrait mettre
05:48personne en prison
05:48parce que ce serait
05:49l'école du crime
05:50et par conséquent,
05:51le rôle de la justice
05:52serait toujours
05:52la réinsertion des criminels.
05:54Mais les prisons
05:54n'ont jamais été aussi pleines,
05:55Sarah Knafot,
05:56les prisons n'ont jamais
05:56été aussi pleines.
05:57Mais ça n'a...
05:59Et les faits de délinquance
06:00n'ont jamais été aussi nombreux.
06:01Donc on a un grand paradoxe
06:02où les prisons
06:03sont pleines de criminels
06:04et où nos rues
06:05sont également pleines
06:06de coupables en liberté.
06:07Posez-vous la question
06:08de pourquoi est-ce que
06:09nous avons 200 000 individus
06:10en France
06:11alors que nous avons
06:1180 000 personnes enfermées,
06:13on en a 200 000
06:14qui ont été condamnés
06:15non pas à de la prison ferme
06:16mais à de la prison
06:17avec sursis,
06:18ce qui pour un criminel
06:19est l'équivalent de la relax,
06:20à un bracelet électronique,
06:22à un rappel à la loi
06:23qu'on a rebaptisé
06:24pour enfumer les gens,
06:25on l'a rebaptisé
06:25un avertissement pénal
06:26mais c'est la même chose.
06:27Donc vous avez 200 000 personnes
06:28qui ont eu des condamnations
06:30mais qui ne se trouvent pas
06:31en prison.
06:31Pourquoi ?
06:32La poule est l'œuf
06:33parce que puisque la justice
06:35gauchisée dans les années 60-70
06:37a décidé que la prison
06:38était criminogène,
06:39alors elle n'a plus souhaité
06:41construire de place de prison.
06:42Aujourd'hui,
06:43on se retrouve avec une société
06:44dans laquelle la délinquance
06:45et le crime ont explosé.
06:47On n'a pas construit
06:48de place de prison
06:49donc maintenant la justice nous dit
06:50mais on ne peut pas les enfermer
06:51puisqu'on n'a pas de place.
06:52C'est-à-dire que
06:52ces mêmes personnes
06:54qui nous ont dit
06:54parce que la prison est dangereuse
06:56on ne peut pas en construire
06:57se retrouvent aujourd'hui
06:57à nous dire
06:58désolé on n'a plus la place
06:59où les mettre.
07:00D'où le chiffre que je propose
07:01de construction
07:02de 100 000 places de prison
07:03pour qu'on n'ait plus
07:04cette excuse de la place.
07:05Si un individu est dangereux,
07:07son rôle,
07:08le seul endroit
07:09où il doit se trouver
07:10c'est derrière des barreaux.
07:11Et oui,
07:12la fermeté,
07:12c'est la seule chose
07:13qui est à même
07:14de ramener l'ordre
07:15dans la société.
07:15Le rôle de la justice
07:16c'est de protéger la société.
07:18Avant de penser
07:19à la réinsertion des criminels,
07:20son rôle c'est de garantir
07:21la paix civile,
07:23c'est de garantir
07:24la sécurité des innocents
07:25parce qu'en enfermant
07:26les criminels
07:27on libère des millions
07:27d'innocents.
07:28C'est ça la seule
07:29bonne philosophie
07:30et de la prison
07:31et de la justice.
07:32Mettre des individus dangereux
07:33hors d'état de nuire.
07:35Lorsqu'ils sont derrière
07:36les barreaux,
07:37ils ne nuisent à personne.
07:38Ils se réinséreront
07:39peut-être un jour
07:39mais ça ne doit pas être
07:40notre unique objectif
07:41au risque de perdre
07:42la vie de milliers d'innocents.
07:44Une question sur
07:45effectivement
07:45la prison réelle
07:47ou le sursis.
07:49Il y a...
07:50ça fera deux semaines
07:52en tout cas ce week-end.
07:53Donc il y a presque deux semaines
07:54il y a eu cette victoire du PSG,
07:56il y a eu ces arrestations
07:58après des formes de révolte
08:00dans la rue,
08:01il y a eu 890 interpellations.
08:03Au moment où l'on se parle,
08:05en réalité très peu,
08:06une poignée de personnes
08:08qui sont réellement
08:10dans la prison aujourd'hui.
08:12Est-ce que vous vous estimez
08:13qu'il y a des peines
08:14avec sursis ?
08:15Exactement.
08:16Alors au moment où on se parle,
08:17je ne sais plus si c'est
08:17six ou cinq,
08:18mais en gros,
08:19en effet,
08:19c'est une poignée.
08:20La plupart,
08:22c'était soit rien,
08:23soit du sursis.
08:24Est-ce que vous voulez
08:25supprimer le sursis ?
08:26Est-ce que dès qu'on prononce
08:27une peine de prison,
08:28on y va,
08:29quelle que soit la nature
08:30du délit ou du crime ?
08:33Alors,
08:34pas supprimer le sursis,
08:35mais en revanche,
08:35requérir de la prison ferme
08:37pour toute personne
08:38qui commet un acte,
08:40par exemple,
08:41un tabassage d'un policier,
08:42évidemment que cette personne
08:43doit tout de suite
08:44être en détention provisoire
08:45et dormir en prison.
08:46Quand vous brûlez un abribus,
08:48que vous brûlez des poubelles
08:49et que vous jetez
08:50des tirs de mortier
08:50sur des policiers,
08:51il y a manifestement
08:52une intention de tuer
08:53ou en tout cas,
08:54le résultat aurait pu être
08:55un homicide
08:55sur des forces de l'ordre.
08:56On parle d'une soirée
08:57post-match du PSG
08:59où on a eu deux morts.
09:00Deux morts.
09:01Donc,
09:01on ne parle pas seulement
09:02d'enfants qui s'amusaient
09:03et qui faisaient
09:04des feux d'artifice,
09:04mais de gens qui ont attenté
09:07à la vie notamment
09:08de forces de l'ordre.
09:09Ces gens-là,
09:09leur place est en prison,
09:11y compris pour des courtes peines
09:12dans le cas de vandalisme
09:13et de pillage
09:14comme l'ont fait les Pays-Bas
09:17avec des courtes peines.
09:18Il faut savoir qu'aujourd'hui
09:19en France,
09:20les courtes peines
09:20non seulement
09:21ne sont jamais requises,
09:22mais en plus
09:23sont interdites.
09:24Le code pénal dit
09:25que les juges ont l'interdiction
09:27de demander une peine
09:29de moins d'un mois.
09:30Évidemment qu'il faudrait
09:31permettre des courtes peines
09:32parce que ça fait du point
09:34dans la tête
09:34quand vous êtes un délinquant.
09:36Absolument.
09:37Un mois.
09:38Par exemple,
09:38quelqu'un qui brûle
09:39un abribus
09:40et qui brûle des poubelles
09:42le soir d'un match,
09:43ça lui mettrait du plan
09:44dans la tête
09:44de dormir en prison un mois.
09:45Et pourquoi c'est important
09:46y compris sur ce qui peut
09:47ensuite devenir
09:48de vrais criminels ?
09:50C'est que lorsque
09:51vous attentez
09:52à des biens publics,
09:53que vous détruisez
09:53un soir de match
09:54et que vous voyez
09:55qu'il ne se passe rien.
09:57C'est ça le coup du laxisme.
09:58Vous vous dites
09:58je peux aller plus loin.
10:00Ça enhardit
10:01les délinquants
10:01de se dire
10:02il ne m'arrive rien.
10:03Le ciel ne me tombe pas
10:04sur la tête.
10:05Et vous avez énormément
10:06de pédopsychiatres
10:06qui vous expliquent
10:07que c'est la même chose
10:08pour des enfants.
10:08Si vous ne placez pas
10:09une limite,
10:10ils iront toujours plus loin.
10:12Ils cherchent la limite.
10:13Ils cherchent le mur.
10:14Ça racle l'info.
10:14Besoin d'une précision
10:15importante ce soir.
10:16Je vous le disais
10:16notamment lors du forum
10:17de lundi dernier
10:18sur BFM TV.
10:19Un certain nombre de Français
10:20ont remis sur la table
10:21l'idée de la peine de mort
10:21qui a été abolie.
10:22On le sait
10:22il y a plus de 40 ans
10:24en France.
10:25Vous roulez pour un parti
10:26pour le parti d'Éric Zemmour.
10:28Éric Zemmour
10:28qui a eu des mots
10:31parfois ambiguës
10:32voire plus
10:32concernant la peine de mort
10:33en disant que l'abolition
10:34de la peine de mort
10:34avait été une erreur
10:35selon lui
10:36que philosophiquement
10:37il y était favorable.
10:39Est-ce que c'est aussi
10:40votre position ?
10:41Est-ce que c'est ce que
10:41vous défendez
10:42avec Éric Zemmour
10:43ce soir ?
10:45Alors je ne défends pas
10:46la peine de mort
10:47et si on veut savoir
10:48pourquoi est-ce que
10:49l'abolition de la peine de mort
10:50a eu un impact
10:51sur la justice
10:51c'est que dans la gradation
10:53des peines
10:53ce qui est soudain arrivé
10:54tout en haut de l'échelle
10:56c'était la perpétuité.
10:57J'entendais tout à l'heure
10:58Bruno Retailleau vous dire
10:59je sais qu'il n'y aura pas
11:00de perpétuité à la fin.
11:02Puisque c'est devenu
11:02le haut de l'échelle
11:03même ce haut de l'échelle
11:07et quelqu'un a de la perpétuité
11:08donc on est passé
11:09année après année
11:11à une gradation
11:11vers le bas des peines
11:12sans rétablir la peine de mort
11:14ce qu'il faut
11:15c'est de revenir
11:16à une justice ferme
11:17notamment sur les courtes peines
11:19j'en parlais
11:20sur des peines de prison ferme
11:22donc arrêter
11:23avec cette philosophie
11:24qui vise à dire
11:24qu'enfermer quelqu'un
11:25ce serait inhumain
11:26ce qui est inhumain
11:27c'est de laisser
11:27un homme
11:28un individu dangereux
11:30en liberté
11:31dans des rues
11:31là où des innocents
11:32peuvent croiser sa route
11:33ça c'est criminel
11:34et c'est coupable
11:35c'est expulser
11:36les délinquants
11:37il est criminel étranger
11:38est-ce que ça veut dire
11:39que vous vous engagez
11:40ce soir Sarah Knafow
11:41à nous dire
11:42si Reconquête arrive au pouvoir
11:44que ce soit à travers
11:45vous ou Éric Zemmour
11:47nous ne rétablirons pas
11:48la peine de mort
11:51ah bah tout à fait
11:51vous savez
11:52il y a un engagement
11:52qui est très clair
11:53ça s'appelle
11:53un programme politique
11:54donc je vous invite
11:55à le lire
11:55vous pouvez aller sur
11:56le programme pour la France.fr
11:57donc quand Éric Zemmour dit
11:58philosophiquement
11:58j'y suis favorable
11:59ça n'est qu'à titre personnel
12:00il ne le ferait jamais
12:04il aurait dit
12:04que la peine de mort
12:05était dans son programme
12:06si c'était le cas
12:07or encore une fois
12:08je vous invite à aller voir
12:09le programme pour la France.fr
12:10il a dit exactement
12:12ce n'est pas quelque chose
12:13qu'on va faire tout de suite
12:14il y a d'autres priorités
12:17il a dit ce n'est pas quelque chose
12:19qu'on va faire
12:19ni quelque chose qu'il propose
12:20maintenant si vous le permettez
12:21j'aimerais juste avoir le temps
12:23de parler d'un phénomène
12:25gravissime qui se passe actuellement
12:26dans le périscolaire parisien
12:28lors de la campagne municipale
12:29j'ai été la seule
12:30à en parler quasiment tous les jours
12:32à chaque fois que j'avais
12:33une intervention télévisée
12:34et à chaque fois
12:35je remarquais qu'on me laissait
12:3630 secondes en parler
12:37et puis qu'on fermait le dossier
12:38comme si c'était quelque chose
12:39d'anecdotique
12:40on parle de 78 animateurs
12:42qui ont été suspendus
12:43on parle de dizaines
12:45d'enfants attouchés
12:46agressés sexuellement
12:48parfois violés
12:48pour vous donner un exemple
12:50de ce qui est en train
12:51de se passer aujourd'hui
12:52au cœur de notre capitale
12:53c'est une tragédie
12:54Liana
12:55fois 10
12:56fois 20
12:56fois 30
12:57fois 40
12:58tous les jours
12:58qui est encore en cours
13:00je pense que dans 10 ans
13:01quand on repensera
13:01au périscolaire parisien
13:03on se dira que c'était
13:04le plus grave scandale
13:05de pédophilie de notre siècle
13:06c'est gravissime
13:07ce qui est en train
13:08de se passer à Paris
13:08et si je vous prends
13:09ce qui s'est passé
13:10le mois dernier
13:11vous avez un animateur
13:12qui a été accusé
13:13d'agression sexuelle
13:14qui a reconnu les faits
13:16je suis désolée
13:17de devoir utiliser
13:18ces mots crus
13:18mais qui a été accusé
13:20de pénétration
13:20d'une enfant
13:21d'une fille
13:21avec une cuillère
13:22cet homme-là
13:23la justice a requis
13:24contre lui
13:25un an de bracelet électronique
13:28et deux ans de sursis
13:29ça veut dire que ce monsieur
13:30aujourd'hui est en liberté
13:31ce monsieur est libre
13:33et a priori
13:33quand il y aura le délibéré
13:34il ne sera toujours pas enfermé
13:36c'est ça la justice française
13:37aujourd'hui
13:38et je ne m'étonne pas
13:39lorsque nous regardons
13:40toutes les enquêtes d'opinion
13:41que la confiance des français
13:42dans la justice
13:43soit au plus bas
13:44donc oui
13:45il est temps de revenir
13:46à de la fermeté
13:47c'est ce qui manque
13:48à notre pays
13:49l'autre modèle
13:49celui dont vous parliez
13:50on l'a expérimenté
13:51depuis 40 ans
13:52il faut passer à un autre modèle
13:53merci Sarah Knafo
13:54d'avoir été en direct
13:56avec nous
13:56sur la justiceحمite
13:56on l
13:56'a expérimenté
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