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  • il y a 2 jours

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00:15L'homme tronc, qui est un roman de Patrice Méchain, n'est pas, comme vous pourriez le supposer, l'histoire
00:20d'un homme privé de ses membres inférieurs, n'est-ce pas ?
00:23Non, non, pas du tout. Il ne s'agit pas d'un cul de jatte, c'est un véritable homme
00:27tronc.
00:27Oui. Voulez-vous nous dire ce que vous entendez exactement par homme tronc ?
00:32Eh bien, c'est un homme arbre, si vous préférez.
00:34C'est ça, c'est l'histoire d'un homme qui devient arbre petit à petit.
00:38Exactement. Au début du roman, mon héros est un homme absolument normal, c'est un homme comme vous et moi,
00:44et puis peu à peu, il se transforme en arbre.
00:47Et à la fin de votre roman, il s'est transformé complètement ?
00:50Non, pas complètement. Il n'est arbre que jusqu'à la ceinture.
00:54Pourquoi n'êtes-vous pas allé jusqu'au bout ?
00:55D'abord parce que je n'en avais pas le temps.
00:57Et puis ?
00:58Ensuite parce que je prévois un deuxième tome où je traiterai le haut.
01:02Parfait.
01:04Pensez-vous que le lecteur croira à votre histoire ?
01:07Pourquoi pas ?
01:08C'est quand même assez invraisemblable.
01:10Pas plus invraisemblable que la femme de l'hôte changée en statue de sel ou que Yo en génisse.
01:17Oui.
01:18Voulez-vous parler de cette transformation de votre héros ? Comment s'opère-t-elle ?
01:21Je vous l'ai dit petit à petit.
01:23Oui, mais voulez-vous préciser par où commence-t-elle ?
01:26Eh bien, un matin, Joseph se réveille.
01:29Joseph, c'est votre héros ?
01:30Oui, Joseph Delannoux.
01:32Quelle profession exerce-t-il ?
01:33Il est employé à la RATP.
01:35Je m'excuse, je vous ai interrompu.
01:36Vous disiez que Joseph se réveillait un matin et puis ?
01:39Et puis, il ressent une douleur dans le pied, une sorte de fourmillement.
01:44Il regarde et il s'aperçoit que son gros orteil s'est transformé pendant la nuit en un morceau de
01:50bois,
01:50une sorte de nœud, comme on en voit dans les planches de menuisier.
01:55C'est le pied droit qui est atteint le premier jour ?
01:57C'est le pied droit, oui.
01:58Joseph n'a pas l'air de s'en émouvoir outre mesure.
02:01Pourquoi ?
02:02Bon, comme c'est un garçon assez simple, assez frustre, il pense tout simplement que son orteil a durci, voilà
02:11tout.
02:12Oui, il ne voit pas, ou plutôt il ne sent pas que sa chair n'est plus de la chair
02:16mais du bois.
02:17Non, non, pas du tout, non. Il pense que c'est un peu plus rugueux, voilà tout.
02:21Et tout au long de votre roman, le lecteur assiste à la transformation progressive de Joseph en arbre.
02:26C'est ça, oui.
02:29À quel moment précis Joseph s'aperçoit-il qu'il n'est plus un homme mais un végétal ?
02:34Eh bien, un jour, il a un geste maladroit, il se coupe, ce n'est pas du sang qui coule
02:39mais de la serre.
02:40Il ne crie pas, il ne s'effraie pas.
02:42Non, non, non, non, il a déjà la tranquille assurance de l'arbre.
02:46Quelles sont les répercussions de cette transformation sur sa vie ?
02:51Eh bien, à partir de ce moment, il ne pense plus, il n'agit plus comme un homme mais comme
02:59un arbre.
03:00C'est-à-dire qu'il s'éloigne petit à petit de sa femme, de ses enfants, de ses amis.
03:06Et chaque pas leur approche de la forêt.
03:09Cette marche devient de plus en plus difficile, de plus en plus pénible.
03:12Oui, oui, bien sûr, car ses jambes se rédisent forcément un peu plus de jour en jour.
03:17Et il sait qu'il devra s'arrêter à un certain moment pour prendre racine.
03:23Pourra-t-il aller jusqu'à la forêt ?
03:25Oui, c'est le grand suspense de votre roman et je pense que le lecteur sera pris comme je l
03:30'ai été moi-même.
03:31Il y a pourtant un autre suspense, un second suspense.
03:34J'aimerais que vous nous en parliez.
03:36Eh bien, oui. Joseph sait qu'il devient un arbre, mais il ne sait pas jusqu'à la fin quel
03:44arbre il sera.
03:46Sera-t-il un être, un bouleau, un sapin, un saule, un chêne ?
03:52Le lecteur devinera peut-être.
03:54Je le souhaite. Je rappelle le titre de ce très beau roman d'imagination,
03:58L'homme tronc, par Patrice Méchain, qui bien entendu n'a rien d'autobiographique.
04:20Claude Mérimé vient donc de publier son premier roman.
04:23A vrai dire, peut-on appeler cela un roman, Claude Mérimé ?
04:28Non.
04:29Disons plutôt un essai.
04:31Oui.
04:32Cependant, vous ne serez pas gêné si certains critiques l'appellent un roman.
04:36Non.
04:37Ce livre est donc signé Claude Mérimé ?
04:40Oui.
04:41Vous êtes parent de l'illustre écrivain ?
04:43Non.
04:44Ça me se donne.
04:45Oui.
04:46Et vous n'avez pas peur qu'on vous reproche ?
04:48Non.
04:49Il y a beaucoup de personnages dans votre livre ?
04:51Oui.
04:53Beaucoup de personnages célèbres ?
04:54Oui.
04:55En effet, j'ai noté au hasard Napoléon, Landru, la grande mademoiselle, le père de Foucault,
05:00Marguerite de Valois, la Loi Fuller, et même Gilbert Bécaud et M. Michel Debré.
05:04Je dois sûrement en avoir oublié.
05:06Oui.
05:07Pourquoi cette réunion bizarre de célébrités ?
05:13Les anachronismes ne vous choquent pas ?
05:15Non.
05:17Moi, ça m'a choqué un peu au début de votre livre, et puis après.
05:21Dans l'action, pourquoi pas, on s'y fait très bien.
05:23Oui.
05:24Dans le fond, c'est surtout un jeu.
05:29Non.
05:29Non ?
05:30Non.
05:31Si j'ai bien compris, vous prenez des personnalités contemporaines et autres,
05:35vous les mettez dans un sac et puis vous mélangez le tout.
05:37Oui.
05:38Et chacun change de personnalité.
05:40Oui.
05:42Sans difficulté ?
05:43Non.
05:44C'est ainsi que Gilbert Bécaud n'est plus Gilbert Bécaud, mais M. Michel Debré ?
05:48Oui.
05:49Et que M. Michel Debré, en restant physiquement M. Michel Debré, devient Gilbert Bécaud ?
05:55Oui.
05:56Et vous n'appelez pas cela un jeu ?
05:58Non.
06:00Selon vous, quel nom pourrait-on donner à cette suite de métamorphoses ?
06:04Magie ? Prestidigitation ?
06:08Euh...
06:08Oui.
06:10Mais les finitions ne vous satisfont pas entièrement.
06:13Non.
06:14Je crois que vous avez raison d'être circonspé et de ne pas dévoiler les mille trouvailles qui émaillent votre
06:19livre.
06:19Mille trouvailles plus drôles les unes que les autres, c'est-à-dire ?
06:22Oui.
06:23Vous avez dû, vous-même, vous amuser beaucoup en écrivant ?
06:25Non.
06:27Vous avez dû du mal ?
06:29Oui.
06:30Pas trop quand même.
06:31Non.
06:32Eh bien, j'espère que vous, vous vous amuserez beaucoup lorsque vous le lirez.
06:36Oui.
06:36Je vous rappelle le titre de ce livre, Oui et Non, par Claude Mérimé.
07:04Un fou parmi tant d'autres, par René Germont.
07:09C'est moi.
07:11Comme son titre l'indique, le héros de votre roman, M. Germont, est un fou.
07:19Qu'est-ce qu'un fou ? Voulez-vous me le dire ?
07:23Moi.
07:24Oui, vous.
07:26Alors, je crois que vous renversez les rôles. Ce n'est pas moi l'auteur du roman, c'est vous.
07:31Bien sûr. Bien sûr. De quoi parlions-nous ?
07:36Je vous demandais si le héros de votre roman était réellement un fou.
07:40Qu'est-ce qu'un fou ? Voulez-vous me le dire ?
07:43C'est à moi de vous le demander.
07:45De me demander quoi ?
07:47Si votre héros...
07:50Au fait, quel âge a-t-il ?
07:52Qui ?
07:53Votre héros.
07:56Quel âge lui donnez-vous ?
07:58Moi ? Je ne sais pas.
08:02Entre 30 et 40.
08:0430 et 40.
08:05Enfin, 35-45.
08:1038-39 ?
08:1239-40.
08:1439-40, l'exode ?
08:15Quel exode ?
08:1639-40, où étiez-vous ?
08:18Où, ça, où ?
08:1939-40.
08:21Je crois que nous nous éloignons du sujet.
08:24Quel sujet ?
08:26Le vôtre.
08:27Ah, bien entendu.
08:29Nous disions...
08:30Je reviens au livre que vous venez de publier et qui s'appelle
08:34Un fou parmi tant d'autres.
08:37C'est ça ?
08:38C'est ça.
08:39Votre héros est-il réellement fou ?
08:41Je veux bien répondre à vos questions, mais auparavant, j'aimerais vous en poser une.
08:46Je vous en prie.
08:49Qu'est-ce qu'un fou, voulez-vous me le dire ?
08:51Il y a de très jolis passages dans votre livre.
08:54J'ai relevé celui sur les confitures.
08:56Les confitures.
08:57Ah oui !
08:58Confitures de quoi ?
08:59Non, de groseilles.
09:01J'ai parlé de groseilles, vous êtes sûr ?
09:03Ah, absolument sûr, oui.
09:04C'est le chapitre où votre héros est dans la cuisine.
09:11En parlant de votre héros, est-ce que vous pouvez nous préciser quelle différence y a-t-il entre lui
09:17et les gens qui l'entourent ?
09:20Aucune.
09:21Il est fou, mais nous, nous ne le sommes pas.
09:24Et pourtant, il n'y a pas de différence.
09:27C'est ce que je voulais vous faire dire.
09:29Merci, M. Germont.
10:04Corps contre corps est le livre d'une jeune romancière, Anne-Marie Taquin.
10:09Peut-on dire, mademoiselle, que l'amour est le sujet de votre roman ?
10:13Oui, mais pas uniquement.
10:16J'essaie d'aborder certains problèmes métaphysiques, et même, si ce n'est pas trop prétentieux de ma part, philosophiques.
10:25C'est certain.
10:26Mais je veux dire que, pour un lecteur qui n'a pas l'habitude de ces problèmes, l'axe philosophique
10:31ne lui apparaît peut-être pas très clairement.
10:33Non, bien sûr.
10:34Mais par contre, il peut très bien saisir les problèmes que vous posez et que vous résolvez concernant l'amour
10:40physique.
10:40Sans doute.
10:42Mais ces problèmes, pour moi, ne sont pas les vrais problèmes.
10:47Enfin, plus exactement, ce ne sont pas les problèmes les plus importants.
10:51Je comprends bien.
10:52J'ai lu attentivement votre livre, et avec beaucoup d'intérêt.
10:55Merci.
10:56Et effectivement, chacune de vos idées peut être prise dans un double sens.
11:01Le sens figuratif, celui qui apparaît à la première lecture, et puis le sens philosophique, poétique et philosophique, qui, évidemment,
11:08est un peu plus caché.
11:09C'est ça.
11:10C'est ça.
11:10Par exemple, à la page 22, vous écrivez, l'homme la posséda brutalement au moment où elle s'y attendait
11:17le moins.
11:19C'est une image.
11:20C'est une image.
11:22Oui, il y a...
11:23C'est une image.
11:24Ah oui, oui, il y a effectivement une image.
11:27Enfin, une photo.
11:29Il faut penser aussi au côté commercial, malheureusement.
11:32Oui, bien sûr.
11:34Dans ce sens-là.
11:36Ah oui, ah oui.
11:38Bien.
11:39Jusqu'ici, c'est donc l'exposition, elle, et puis la rencontre de l'homme.
11:45C'est ça.
11:46C'est ça.
11:47Je dis quelques pages plus loin.
11:49La vertu avait pour elle les formes abstraites d'un cauchemar.
11:54Est-ce que par là, vous condamnez la vertu ?
11:56Ah non, non, pas du tout.
11:58Que veut dire exactement votre héroïne ?
12:00Eh bien, elle veut dire, je crois tout simplement que la vertu est une chose qui...
12:08Enfin, qu'elle lui apparaît surtout dans ses rêves.
12:11Comme une chose assez irréelle.
12:13Oui.
12:14Comme une chose lointaine.
12:15C'est ça.
12:16C'est ça.
12:17Et finalement, assez déplaisante, puisque vous lui faites prononcer le mot cauchemar.
12:21Et finalement, assez déplaisante, oui.
12:24Ah bon.
12:24Votre personnage est donc une artiste.
12:27C'est avant tout une artiste.
12:29Oui.
12:30Sa naïveté l'entraîne évidemment assez loin, mais elle garde toujours une retenue.
12:34Comment dirais-je ? Une pudeur.
12:37Elle a beaucoup de pudeur.
12:38Et c'est justement cette pudeur dans ces débordements qui fait d'elle un personnage vraiment attachant.
12:43Je lis par exemple à la page 107, dans ces cas-là, elle rougissait toujours un peu.
12:50C'est charmant.
12:51Enfin, n'oubliez pas que c'est une jeune fille.
12:53Oui.
12:53Oui.
12:54Il y a un passage de votre roman que je voudrais vous demander d'expliquer.
12:57Oui, lequel ?
12:58Page 118, c'est Marcel.
13:01Oui, c'est Marcel.
13:02Ah oui, c'est l'ami de son père qui arrive de Paris.
13:04C'est ça.
13:04On sent d'ailleurs qu'il n'a pas encore la pureté de Lucie.
13:07Oui, il arrive de Paris et c'est un homme habitué à... comment dirais-je...
13:11Au vice, vous pouvez le dire, habitué au vice.
13:13Au vice, oui.
13:14Il habite d'ailleurs dans le 16e.
13:15C'est exact.
13:16Et il va retrouver sa pureté au cantame de Lucie.
13:19Oui.
13:20Oui.
13:21C'est d'ailleurs un de vos rebondissements inattendus.
13:24Et c'est ce qui fait le charme de ce roman, ces rebondissements.
13:28Vous disiez que vous n'aviez pas saisi un passage.
13:31Oui.
13:32Oui, page 118, Marcel dit, avec elle, pas de complications.
13:37Alléope.
13:39Je n'ai pas compris ce que signifie exactement ce alléope.
13:43Ah ?
13:45C'est une pirouette.
13:46Ah, bon, c'est ça.
13:48Vous cherchez.
13:49Mais je ne voulais pas que mon roman puisse prêter à critique.
13:52C'est pas, c'est trop facile.
13:53Alors, dès que la situation se tend un peu, je préfère une pirouette à toute expression qui pourrait paraître équivoque
14:04ou qu'il faudrait expliquer par des mots trop crus.
14:09Alors, allez hop, je m'en sors par une pirouette.
14:12Votre roman est d'ailleurs plein de pirouettes, plus charmantes les unes que les autres.
14:16Quand Lucie dit, page 124, tout ça ne vaut pas l'amour, c'est encore une pirouette.
14:21C'est encore une pirouette.
14:22Il y a même une illustration.
14:23Une très belle illustration.
14:25Ah, oui.
14:26Ah, oui.
14:29Non, comme ceci.
14:31Comme ceci.
14:31Oui.
14:32Ah, oui.
14:34En effet.
14:35Mais il faut bien dire qu'il n'y a pas que des pirouettes dans votre roman.
14:38Vous employez des termes plus, comment dirais-je, plus osés.
14:42Osés ?
14:43Ah, oui.
14:44Ce n'est pas que 187, je lis textuellement, le plaisir faisait briller ses yeux.
14:50C'est quand même assez osé.
14:52Ah, vous trouvez ?
14:53Ah, là, ce n'est plus une pirouette.
14:55Vous employez le mot, le plaisir.
14:58Ça vous a choqué.
15:00Moi, non, mais certains lecteurs vous le reprocheront peut-être.
15:02Je ne cherche pas à flatter la masse.
15:05Excusez cette question, peut-être un petit peu indiscrète.
15:08Non, non, non, allez-y.
15:09Est-ce une oeuvre autobiographique ?
15:13C'est un peu difficile à dire, mais il me semble qu'on donne toujours un peu de soi-même
15:18dans une oeuvre, quelle qu'elle soit.
15:21Merci.
15:22Je rappelle le titre de ce roman, Corps contre corps, par Anne-Marie Taquin.
15:27Avec des illustrations.
15:29Et avec des illustrations.
15:45Si vous nous voyez ce soir dans ce décor un peu inhabituel,
15:51et pourquoi ne pas le dire insolite,
15:55c'est parce que le roman, le livre de M. Onésime Vartel l'est aussi.
16:02Oh, si, si, si, si, si.
16:05Et non seulement inhabituel, mais captivant.
16:08Oh non, alors là, vous êtes trop élevé.
16:10Si, si, ah non.
16:11Pouvez-vous nous présenter quelques-uns de vos personnages ?
16:14Eh bien, avec plaisir, mais mes personnages sont tous sur cette table.
16:21Vous les voyez, mais si vous le voulez bien, nous pourrions peut-être rappeler le début, enfin le début du
16:30livre,
16:30qui commence par la scène de la table.
16:33Ah c'est ça, la scène de la table, je vous l'ai remarqué.
16:35De la table, il serait peut-être plus simple de...
16:37Pensez-vous que nous ne pourrions pas nous mettre dans la peau de vos personnages ?
16:42Justement, eh bien, je ne...
16:45Ça commence par, il trinquait.
16:48Il trinquait, c'est ça, c'est ça.
16:50Alors essayez-vous, je vous en prie.
16:54C'est assez...
16:59C'est un prévu.
17:02Essayez vous-même.
17:06Ah, bravo, il trinquait.
17:10A votre santé.
17:18Une cigarette ?
17:20Volontiers.
17:21Non, prenez donc une des miennes.
17:23Ah non.
17:29Tu fais du feu ?
17:34Oui ?
17:35Est-ce que vous vous sentez plus près de Kafka que de Bertolt Brecht de votre oeuvre ?
17:46Tout est dit dans mon livre, l'est-ce que je ne fume pas.
17:55Parmi les principaux personnages de votre oeuvre, il y a un personnage central, et certainement le plus vivant.
18:06C'est un fromage, n'est-ce pas ?
18:10En quelque sorte.
18:12Oui.
18:13C'est un des... nettement des plus...
18:14Il est bien fait, hein ?
18:15Oui.
18:16Oui.
18:18Envoyez-vous un bout ?
18:19Avec plaisir.
18:22C'est un...
18:23Il est très, très fait.
18:26Vous pouvez...
18:27Vous pouvez...
18:29Envoyez-vous ?
18:31Essayez vous-même.
18:33Ah bon.
18:35C'est amusant.
18:37Un peu de sel, voulez-vous ?
18:38Ah, peut-être que c'est l'améliorer.
18:40Sel.
18:41Oui.
18:41Sûrement.
18:44Maman.
18:45Maman.
18:45Oui, oui, oui.
18:48Maman.
18:49Le poivre.
18:52Le père.
18:53Papa.
18:54Papa.
18:55Oui.
18:57Alors, vous avez la salière.
18:59Oui.
19:00La salière.
19:01La voici.
19:01Pardon.
19:02Excusez-moi.
19:06C'est le poivre.
19:08Et alors, vous avez...
19:10Voulez-vous un petit bout de chocolat.
19:16Un plus petit que ça, si vous voulez.
19:18C'est comique.
19:20C'est assez...
19:21C'est assez comique.
19:22Un peu de moutarde.
19:26Inquiétant.
19:27Inquiétant.
19:28Et alors, le couteau, la fourchette.
19:32Ça, c'est assez...
19:33C'est assez tordant.
19:35Le couteau.
19:36Ah, oui.
19:37Je vais le mettre.
19:39Et alors...
19:40En dehors de ça.
19:42Et vous, c'est une...
19:45Normalement, elle doit...
19:46C'est un visor.
19:48Euh...
19:48Du...
19:49Des fruits.
19:53C'est un...
19:53C'est suisse.
19:54Ça vient de suisse.
19:54C'est un modèle suisse.
19:56Suisse.
19:56Je pense que...
19:58Votre livre fera l'effet d'une bombe.
20:00Vous allez voir.
20:12Ce sont des moustaches comiques.
20:19Je vous rappelle le titre de ce livre passionnant, Farce et attrape, par Onésime Vartel.
20:31Un振ir.
20:32Je suis à nouveau.
20:32وه Course.
20:34Là, ça vient d'autre.
20:35Je vais voir.
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