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00:03Et on est de retour et on va parler d'argent, on va parler de votre argent et j'ai
00:08le plaisir de recevoir Patrice Huiban, bonjour.
00:11Bonjour.
00:12Bienvenue, vous avez écrit un nouvel article, une tribune dans Atlantico sur les gabegis des dépenses publiques de santé,
00:21les arrêts maladie abusif, l'arbre qui cache la mauvaise gestion du système de soins français.
00:27Est-ce que vous pouvez nous expliquer déjà pourquoi vous êtes attaqué à ce sujet ?
00:31Parce qu'aujourd'hui vous connaissez tous la situation budgétaire de la France, on est menacé d'une mise sous
00:36tutelle par les instances européennes,
00:39voire le Fonds monétaire international, un petit peu comme en 1958, on l'oublie souvent, sauf qu'on n'a
00:43pas de général de Gaulle en stock.
00:45Et donc aujourd'hui la situation est critique, le gouvernement d'après vous essaye de faire des économies sur des
00:52mauvais points ?
00:53C'est-à-dire qu'en fait, comme il n'y a aucun projet digne de ce nom de réforme
00:57de la sphère publique,
00:59aujourd'hui notre gouvernement il essaie de faire le coup de rabot, de la punition collective.
01:03En fait il y a deux solutions, vu la situation budgétaire du pays, c'est soit on punit tout le
01:06monde,
01:06ce qui a déjà commencé, on augmente le malus automobile, on augmente les franchises médicales,
01:12on dérembourse des médicaments, on va augmenter les cotisations, etc.
01:15On punit tout le monde.
01:16Ou soit on va commencer à remettre de l'or dans la dernière boutique.
01:19Et remettre de l'or dans la dernière boutique, ça signifie, comme je vous le dis,
01:22de réformer intelligemment la sphère publique, l'Etat, les collectivités locales et la sécurité sociale.
01:27Puisque vous savez que les dépenses de protection sociale représentent 900 milliards d'euros,
01:32donc les dépenses de protection sociale représentent 900 milliards d'euros sur 1700 milliards de dépenses publiques.
01:41Et même d'anciens du gouvernement d'Emmanuel Macron se plaignent, ce qui est quand même assez étonnant,
01:47d'anciens ministres de Macron, je pense à Guillaume Gasparian, on l'écoute et on revient tout de suite.
01:52Quel est le périmètre de l'Etat aujourd'hui ?
01:57Sur 1000 euros qui vous sont prélevés à travers des taxes, des cotisations, des prélèvements, des impôts,
02:02sur ces 1000 euros-là, il y en a plus de 560 qui partent sur le social.
02:05Et quand je mets le social, c'est social, santé et retraite qui sont massivement des dépenses publiques
02:10qui expliquent qu'on vous prélève autant.
02:13Moi ce que je souhaite c'est qu'on réduise ce modèle social, qu'on réduise le poids des retraites,
02:17parce qu'aujourd'hui les actifs ne peuvent plus supporter, qu'on augmente...
02:20Sur les retraites je propose que déjà on désindexe une partie des retraites,
02:24celles qui sont au-dessus du SMIC, je ne comprends pas qu'on continue à augmenter les retraites,
02:27parce qu'elles sont payées par les actifs.
02:29Il faut bien avoir en tête que les retraites des retraités d'aujourd'hui sont payées par les actifs d
02:33'aujourd'hui.
02:33Donc plus vous avez des hommes politiques qui promettent d'augmenter les retraites,
02:37plus vous faites peser ce poids-là sur les actifs qui voient leur fiche de paye
02:40un gros différentiel entre le brut et le net.
02:42Donc il faut arrêter ces promesses en l'air de « on va augmenter toutes les retraites chaque année systématiquement
02:47»
02:47parce que si vous faites ça, vous surchargez les actifs.
02:48Donc il faut désindexer à partir d'un certain niveau.
02:51Moi je propose que 1400 euros, 1400, 1450 autour du SMIC, on dise « au-delà de ça, on désindexe
02:57».
02:57L'autre élément c'est qu'on passe à un nouveau système de capitalisation qui permette,
03:01et je crois que vous l'avez évoqué tout à l'heure,
03:02à certains de dire « il y a une retraite de base, minimum, qui permet à chacun de subvenir à
03:06ses besoins minimum,
03:07et au-delà, si vous voulez avoir plus, on vous incite à investir dans des dispositifs,
03:11est-ce que c'est des dispositifs immobiliers, des actions, des obligations, des exploitations agricoles, peu importe,
03:16mais qui vous permettent sur le long terme d'avoir un vrai rendement.
03:19C'est votre argent, c'est votre choix, c'est vos investissements,
03:22et à la fin vous en bénéficiez en tant que rente quand vous êtes à la retraite.
03:26– C'est quand même assez étonnant de voir un ancien ministre d'Emmanuel Macron dire tout ça.
03:32– Oui, mais là aussi on est un peu dans la punition collective.
03:35Ce que je dis c'est qu'il y a des marges de manœuvre,
03:37c'est-à-dire que nous chez Nouvelle-Ésseur-Français on a documenté 10% d'économies de dépenses publiques
03:43en faisant le ménage dans l'aéraboutique, en mauvais français dans le back-office.
03:46Alors que là on est encore dans la technique un peu du coup de rabot,
03:49alors oui on peut peut-être désindexer les retraites,
03:52mais on parle aussi souvent des retraites, on parle dans les dépenses de protection sociale,
03:57les dépenses sociales on parle moins des dépenses de soins, des dépenses de santé.
04:01Or vous savez les dépenses de santé, tout compris, complémentaires compris, c'est 330 milliards,
04:05on n'est pas loin des 350 milliards pour les retraites, vous voyez ?
04:08Et là il y a des gisements énormes d'économies qu'on va pouvoir aborder maintenant, j'imagine.
04:14Oui, alors la France dépense plus de 11% de son PIB en santé, soit 330 milliards d'euros,
04:21et reste championne d'Europe devant les Allemands,
04:23pourtant le déficit de l'assurance maladie dépasse 10 milliards d'euros en 2024,
04:27le vrai problème de financement, est-ce que c'est un problème de financement ou de gestion ?
04:31C'est avant tout un problème de gestion.
04:33Le simple fait qu'on ne partage pas les données de santé entre les praticiens de ville et de l
04:38'hôpital,
04:39donc on estime que ça génère 30% d'ordonnances inutiles, 30% de gaspillage à grande échelle,
04:46c'est au moins 10 points de plus que la moyenne OCDE, vous voyez ?
04:50Donc voilà, donc là vous avez déjà, et 10 points d'écart, si vous voulez, ça représente 30 milliards d
04:56'euros.
04:57Donc il y a 30 milliards d'euros de gaspillage en prescription inutile,
05:01puisque les praticiens reçoivent souvent des patients sans connaître leurs antécédents médicaux.
05:07Et ça génère non seulement un gaspillage monstre, mais ça génère des drames sanitaires.
05:12Si vous arrivez aux urgences inconscients et qu'on ne connaît pas vos antécédents médicaux,
05:15c'est un petit peu la roulette russe.
05:17Et cerise sur le gâteau, c'est que nos données,
05:20qui ne sont pas intégralement centralisées par la sécurité sociale,
05:25à travers notamment mon espace santé, qui est une coquille vide qui existe,
05:30eh bien vous avez une bonne partie de ces données qui vont fuiter,
05:33qui sont hébergées par des acteurs étrangers, dont Microsoft, Google, Amazon,
05:39qui sont certifiés hébergeurs de données de santé.
05:41Mais c'est une certification qui ne contient pas de critères de souveraineté.
05:45Et donc, ensuite, ce sont des acteurs américains qui vont aller ensuite voir nos hôpitaux,
05:51nos cliniques, nos praticiens, nos cabinets médicaux,
05:54pour leur vendre des logiciels avec de l'IA derrière,
05:57pour fiabiliser la politique de prévention, les diagnostics.
06:00Et il y a un enjeu énorme, parce qu'aujourd'hui, avec l'IA,
06:02vous êtes capable de détecter des risques de cancer 3, 4 ans, 5 ans plus tôt
06:08qu'avec les méthodes traditionnelles.
06:09Et donc, qu'est-ce que devrait faire l'État ?
06:11Eh bien, l'État, nous, ce qu'on propose, c'est un pacte avec les médecins.
06:15Aujourd'hui, les médecins sont payés 30 euros à l'acte, les médecins généralistes.
06:19C'est en dessous de la moyenne européenne, 40 euros.
06:21Donc, ils s'épuisent au travail pour avoir à peu près le même niveau de revenu que leurs homologues européens.
06:27Donc, ce qu'on leur dit, c'est faisons un pacte.
06:29Les médecins demandent 50 euros la consultation.
06:31On pourrait se caler sur la moyenne européenne à 40 euros.
06:34Mais en contrepartie, en contrepartie,
06:37rétablissement de garde à l'entrée des urgences.
06:40Premier point.
06:41Deuxième point, liberté d'installation encadrée en début de carrière.
06:45Vous ne pouvez pas vous installer où il y a trop de médecins.
06:47Je rappelle qu'il n'y a pas de déserts médicaux pour les kinés, les infirmiers libéraux, les pharmaciens.
06:51C'est étonnant, non ?
06:52Parce que pour ces professions-là, il y a des contreparties au conventionnement avec l'assurance maladie.
06:57Et enfin, troisième point, l'obligation de remplir mon espace santé.
07:01Et donc, si vous ne respectez pas ces trois obligations, vous êtes déconventionné avec l'assurance maladie.
07:06Vous êtes ce qu'on appelle un secteur 3, c'est-à-dire que vos patients ne sont pas remboursés.
07:09Donc, vous êtes libres de le faire.
07:10Mais là, il faut trouver sa patientèle, vous voyez ?
07:12Donc, il n'est pas logique qu'on ait tout lâché aux médecins libéraux.
07:15Donc, vous savez, quand vous faites un contrat, le conventionnement avec l'assurance maladie, c'est un contrat.
07:20Quand vous êtes en grande partie payé par de l'argent public, il est normal que vous ayez des devoirs
07:24en face de ce contrat.
07:27Et aujourd'hui, c'est très peu le cas pour les médecins.
07:31On a un petit peu tout lâché.
07:32Et là, pour le coup, c'est la droite qui a beaucoup lâché dans les années 2000 aux médecins.
07:35Et je répète, il n'y a pas de déserts médicaux pour les kinés, les infirmiers libéraux, les pharmaciens.
07:40Tout simplement parce qu'on leur a mis des obligations en face de ce conventionnement avec l'assurance maladie.
07:45Est-ce qu'il n'y a pas un risque de fuite des médecins à l'étranger dans ce cas
07:48-là ?
07:48Non, non, non.
07:50Parce qu'aujourd'hui, vous avez de liberté.
07:51C'est-à-dire que si vous n'êtes pas d'accord avec ces obligations-là, vous êtes en secteur
07:543 et vous mettez les tarifs que vous voulez.
07:56Vous pouvez vous installer où vous voulez.
07:58Et surtout que si on augmente leur...
08:01Parce qu'aujourd'hui, on essaie de leur imposer un maximum de contraintes sans la carotte, si vous voulez.
08:08Nous, ce qu'on leur dit, c'est qu'on va quand même augmenter de manière substantielle vos revenus.
08:12Puisqu'on passe de 30 euros à 40 euros la consultation.
08:14Voir pourquoi pas 50 euros.
08:16On sera toujours gagnant puisqu'un passage aux urgences coûte entre 200 et 250 euros à la collectivité.
08:20Vous savez, et le fait qu'on ait ce défaut de répartition des médecins sur le territoire, de médecine préventive,
08:28ça génère, on estime qu'il y a 50% pratiquement des passages, des hospitalisations qui sont évitables.
08:34Il y a 30% des passages d'urgence qui sont évitables.
08:39Et quand on compare avec l'OCDE, on est en hospitalisation évitable, on est à 30%.
08:44Vous voyez, tout ça parce qu'il n'y a pas assez de médecins répartis sur le territoire,
08:47parce que quand on a un problème, il n'y a pas de médecins disponibles, même en journée.
08:51Et donc, on va aux urgences.
08:53Le médecin qui vous reçoit, il n'a pas votre profil médical.
08:56Donc, on va prescrire.
08:59Dans le doute, on va prescrire.
09:00Donc, gaspillage énorme.
09:01Vous prenez des risques sanitaires parce que, comme je vous le disais,
09:05si on ne connaît pas votre profil médical, on peut faire des erreurs.
09:08Et puis, cerise sur le gâteau, c'est qu'on a des données qui sont récupérées par la GAFAM
09:11qui vont faire du business avec.
09:12Vous pointez aussi la fraude à la carte vitale.
09:15Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
09:16La carte vitale, c'est une carte bleue publique qui n'est pas sécurisée.
09:20Vous savez, et 70% du montant des fraudes, ça relève des professionnels de santé.
09:26Quand un infirmier libéral arrive pour voir une personne, souvent une personne âgée,
09:31la personne, en toute confiance, va donner sa carte vitale, sa carte mutuelle.
09:34La personne n'a pas de reste à charge.
09:35Donc, à la limite, c'est transparent.
09:38Et donc, vous n'êtes pas à l'abri d'avoir un professionnel de santé
09:40qui va passer deux, trois consultations à la place d'une.
09:44Et c'est ce qui se passe, hélas, assez régulièrement.
09:47Et donc, c'est comme si vous allez chez un commerçant et vous donnez votre carte bleue.
09:52Il n'y a pas de code.
09:53Et le commerçant vous passe, je ne sais pas moi, deux, trois repas à la place d'un.
09:57Sauf que là, c'est votre argent.
09:58Vous allez vous en rendre compte, évidemment, sur votre compte bancaire.
10:00Mais là, ce n'est pas votre argent.
10:02Et il n'y a pas d'information, finalement, sur ce que vous consommez, financièrement parlant.
10:06Vous voyez ?
10:07Et donc, nous, ce qu'on propose, c'est de fiabiliser, de sécuriser la carte vitale
10:11par des données biométriques.
10:12Vous ne pouvez pas, par exemple, enclencher le paiement
10:15sans mettre votre doigt sur le terminal de paiement, par exemple.
10:17Vous avez des données biométriques.
10:19Et donc, il faudrait changer tout le système de la carte vitale.
10:21Oui, mais je veux dire, ce n'est pas du tout inatteignable.
10:24Et surtout que la carte vitale, il n'y a pas du tout de...
10:26Comme le passeport, la carte nationale d'identité,
10:29il n'y a pas de vérification régulière par l'administration.
10:31Vous savez, quand vous devez changer votre carte d'identité, votre passeport,
10:36vous devez déjà amener un certain nombre de pièces probantes,
10:39votre livret de famille, etc., d'autres pièces qui attestent de votre identité.
10:44Il y a un face-à-face avec l'administration et il y a prise de données biométriques.
10:47Et ça, ça se fait régulièrement.
10:49Tous les 10 ou 15 ans, vous devez renouveler votre passeport,
10:52votre carte nationale d'identité.
10:53La carte vitale, vous pouvez l'avoir par correspondance.
10:56Et il n'y a pas de face-à-face avec l'administration
10:59et il n'y a pas de remise en cause régulière de la validité de votre carte vitale.
11:03Le magistrat Charles Prasse avait aussi pointé du doigt la fraude à la carte vitale,
11:08c'est-à-dire des gens qui avaient des cartes vitales de façon indue,
11:10qui avaient un surplus de cartes vitales,
11:12il y avait plus de cartes vitales que d'habitants en France.
11:15Ça, comment est-ce qu'on combat ?
11:17Justement, par une sécurisation de la carte vitale.
11:20Pourquoi ? Parce qu'en fait, quand une carte vitale est éditée à distance déjà,
11:24donc avec moins de faculté de vérification,
11:27et comme vous n'avez pas de durée de validité,
11:30et donc vous avez des cartes qui circulent,
11:33des cartes qui circulent, y compris pour des personnes qui sont parties à l'étranger,
11:35donc la carte reste.
11:38Et ce n'est pas le rôle, si vous voulez,
11:40de mon point de vue des hôpitaux, des cliniques et des praticiens,
11:43de vérifier l'identité et de faire la police.
11:45C'est au système de faire en sorte que la carte soit fiable.
11:50Quand vous présentez votre carte nationale d'identité, votre passeport,
11:52on ne se pose pas la question de savoir si c'est vraiment votre carte d'identité, votre passeport.
11:56Ça peut facilement se vérifier.
11:58Et puis il y a l'administration qui régulièrement vous demande
12:01de remettre à jour un certain nombre de pièces
12:03et vous devez renouveler votre pièce d'identité.
12:06Est-ce que l'État a vraiment intérêt à combattre cette fraude sociale
12:09ou est-ce que ce n'est pas un moyen aussi d'acheter de la paix sociale ?
12:12Non, je ne pense pas.
12:14Et puis de toute façon, on n'a pas le choix.
12:15On est dans un état de droit.
12:16Dans ces cas-là, c'est la loi du plus fort, c'est la jungle.
12:18Ce n'est pas un terrain vague, la France, c'est un état de droit.
12:20Donc si vous faites ça et vous laissez la fraude prospérer
12:24ou les erreurs prospérer,
12:26vous avez de l'argent qui est récupéré par des gens
12:29qui ne sont pas exigibles
12:31et vous avez des gens qui devraient recevoir cet argent
12:33et qui ne vont pas le recevoir.
12:35Donc on ne peut pas accepter ça.
12:36Et puis c'est l'argent de tous les Français.
12:37C'est votre pognon, c'est mon pognon, c'est l'argent de tout le monde.
12:41Donc on ne peut pas se permettre, dans un état de droit
12:43et dans un pays comme la France,
12:45d'arroser dans tous les sens
12:48avec le risque derrière d'avoir une mise sous tutelle.
12:50du pays par le Fonds monétaire international
12:52et les instances européennes,
12:54donc des petits hommes gris qui vont débouler.
12:55Et là je peux vous dire,
12:56on ne va pas faire les réformes que je propose.
12:58On ne va pas faire les réformes de se dire
12:59« tiens, on va négocier avec les médecins,
13:01on va remettre de l'or dans les airs boutiques ».
13:02Là ça va être le coup de rabot,
13:03ça va être la casse sociale à grande échelle.
13:05C'est-à-dire que là ça va être diminution des retraites,
13:07diminution du salaire des fonctionnaires,
13:09coup de rabot dans les aides sociales.
13:11Et là pour le coup ça va être l'explosion sociale.
13:13Un peu comme la Grèce, Chypre, l'Irlande,
13:16le Portugal, l'Italie,
13:18des pays qui ont subi un choc particulier
13:22après notamment la crise de 2008
13:24et les années qui ont suivi.
13:26Alors que nous on a continué à faire fonctionner
13:28la planche à billets pour éviter de se réformer.
13:47Cette compagnie change vraiment notre façon de voyager.
13:50French Bee voilà avec des A350 neufs modernes
13:53et vraiment silencieux.
13:55Les sièges sont super confortables,
13:56on retrouve tout ce qu'il faut à bord
13:57et l'équipage est très chaleureux.
13:59Tiens, ça fait vraiment la différence.
14:01En plus il y a des options comme le pack Rapido
14:03pour rendre encore le voyage plus agréable.
14:05Franchement, voyager avec French Bee,
14:07c'est le meilleur plan voyage de l'année.
14:09Je mets le lien juste en dessous.
14:10Allez voir !
14:20Vous proposez donc une mise en place
14:21d'un dossier médical partagé entre les médecins
14:24pour éviter les surordonnances.
14:26Est-ce qu'il n'y a pas un risque pour la vie privée ?
14:28Alors c'est mis en place déjà.
14:30Mon espace santé existe.
14:32Non, justement, au contraire,
14:33il vaut mieux que ce soit contrôlé par l'État
14:35et la sécurité sociale, les partenaires sociaux,
14:37plutôt que ce soit...
14:38Parce qu'aujourd'hui, en fait,
14:40vos données de santé circulent,
14:41vous ne maîtrisez absolument rien.
14:43Quand vous allez chez un praticien,
14:45un cabinet médical, un hôpital ou une clinique,
14:48ils ont l'obligation d'héberger des données de santé
14:50avec un prestataire certifié hébergeur de données de santé.
14:53Mais il n'y a pas de critère de souveraineté.
14:55Donc, il y a 200, 300 prestataires qui sont certifiés,
15:00dont Amazon, Microsoft, Google,
15:02qui vont faire du business après avec vos données de santé.
15:05Donc, moi, je préfère que ces données de santé soient en toute sécurité
15:09comme pour vos déclarations d'impôt,
15:11comme les données relatives à vos déclarations d'impôt,
15:15que ce soit hébergé par l'État,
15:17avec toutes les conditions de sécurité derrière,
15:19que ce soit nos entreprises et nos chercheurs
15:21qui puissent bénéficier de ces données
15:23pour faire avancer la recherche française et l'économie française.
15:26Avec le nombre de fuites de données qu'on a en ce moment,
15:29est-ce qu'il ne vaut pas mieux que les médecins
15:31et qu'il n'y aiment pas de fichiers centralisés,
15:32les gens aient moins d'informations possibles sur notre état de santé ?
15:35Non, parce qu'aujourd'hui, les fuites sont dans tous les sens.
15:40Regardez pour les impôts,
15:43écoutez, les cartes grises, etc.
15:44La plupart des données, si vous voulez, de l'État sensible
15:46sont heureusement encore hébergées,
15:48ce qu'on appelle en langage technique, on-premise,
15:50sont hébergées par l'administration,
15:53avec ses salles serveurs, etc.
15:54Alors qu'aujourd'hui, on ne maîtrise absolument rien.
15:57On ne maîtrise absolument rien.
15:58Donc vous ne savez même pas où vont vous donner de santé,
16:00et puis du coup, ce n'est pas du tout conforme
16:04au règlement général de protection des données,
16:06vous savez, le RGPD de l'Union Européenne.
16:08Là, c'est un marché de dupe,
16:09parce qu'en fait, les États-Unis disent,
16:11il y a des accords d'adéquation, on appelle ça,
16:13entre l'Union Européenne et les États-Unis,
16:14qui disent, mais non, ne vous inquiétez pas,
16:15on va respecter la réglementation européenne,
16:17enfin, avec un petit astérix en disant,
16:19sauf si la sécurité nationale des États-Unis est mise en cause.
16:22Et comme vous ne maîtrisez pas les technologies,
16:25eh bien, évidemment, vous ne maîtrisez absolument rien.
16:27Et donc, il faut faire en sorte,
16:28parce que les GAFAM, aujourd'hui,
16:29sont en situation de position dominante.
16:31Et donc, ils écrasent tout.
16:32Donc, si vous ne protégez pas,
16:35au moins les données sensibles,
16:36et que ces données consensibles soient confiées,
16:39soit l'administration, soit des prestataires de confiance,
16:41qui soient étanches à l'extraterie du droit américain,
16:43donc des entreprises françaises, voire européennes,
16:46enfin, essentiellement françaises,
16:48qui, donc, attestent d'un certain nombre
16:50de critères de cybersécurité,
16:52mais aussi de souveraineté.
16:53Donc, si vous ne faites pas ça,
16:55finalement, on subit complètement.
16:57Et un pays qui ne maîtrise pas ces données au XXIe siècle,
17:00c'est un pays qui sort de l'histoire.
17:01Vous savez, les données,
17:02c'est le carburant de l'intelligence artificielle,
17:04c'est le carburant, donc, du XXIe siècle,
17:07et l'intelligence artificielle
17:08va générer des gains de productivité énormes
17:11dans le public et dans le privé.
17:12Et donc, si on ne maîtrise pas ce carburant,
17:15ces gains de productivité vont partir
17:17sous forme de licence et de facture au GAFAM.
17:20Quelle est la situation avec Doctolib ?
17:22Alors, c'est une très bonne question,
17:25puisque comme l'État ne remplit pas son rôle,
17:28le marché essaie de pallier les dysfonctionnements de l'État,
17:32l'État au sens large, au sens sécurité sociale.
17:35Et donc, au départ, Doctolib,
17:38c'était pour prendre des rendez-vous,
17:40donc les données ne sont pas très sensibles,
17:42qu'on connaisse aux différentes dates de rendez-vous,
17:45ce n'est pas très grave.
17:46Mais aujourd'hui, justement,
17:48Doctolib propose aux Français
17:51d'héberger leurs actes médicaux,
17:53leurs données médicales,
17:55puisque l'État ne le fait pas.
17:57Et le problème, c'est que ces données
17:59sont hébergées de mémoire par Amazon.
18:02Vous voyez ?
18:03Donc, c'est ça le problème.
18:04C'est que si l'État n'est pas là,
18:06eh bien, c'est pour le meilleur ou le pire
18:08derrière avec le secteur privé
18:10qui est normal,
18:12qui était là en embuscade.
18:13Mais moi, je n'ai rien contre Doctolib.
18:15Au contraire, ça facilite la vie de beaucoup de Français.
18:17Le problème, c'est qu'on ne leur a pas imposé
18:20un certain nombre de critères
18:23à travers la certification HDS,
18:25où, je répète,
18:26il n'y a pas d'exigence de souveraineté derrière.
18:29Est-ce que la réforme de l'arrêt maladie
18:31proposée par l'État
18:32est un premier pas,
18:35quelque chose qui va dans le bon sens ?
18:37En général, tout ce qui est fait,
18:38ce sont des coups de rabot
18:40ou des pansements sur des jambes de bois.
18:43Donc là, on dit qu'on va essayer
18:45de mieux contrôler les arrêts maladie.
18:46Ben, évidemment.
18:47Évidemment.
18:48Mais est-ce que c'est à la hauteur des enjeux ?
18:49Non.
18:49Nous, ce qu'on dit,
18:50c'est qu'il faut déjà commencer
18:51par harmoniser les règles
18:52entre le public et le privé.
18:55Donc, d'aligner les règles du public
18:57sur le privé,
18:58c'est-à-dire le privé,
18:59c'est trois jours de carence.
19:00Et alors, théoriquement,
19:04votre salaire,
19:05quand vous êtes en arrêt maladie,
19:06est compensé à hauteur de 50%,
19:07mais souvent, dans les entreprises,
19:08il y a des accords de branche
19:09ou des accords d'entreprise,
19:10et en moyenne, on est à 90%.
19:12Dans le public, on est à 100%.
19:14Donc, c'est un jour de carence dans le public
19:15et 100% de votre salaire,
19:17même parfois avec les primes.
19:18Alors que dans le privé,
19:20c'est trois jours de carence,
19:2250% de votre salaire,
19:23et dans la plupart des cas,
19:24en moyenne, en tout cas,
19:25on est à 90%.
19:26Donc, voilà,
19:27il faut aligner trois jours de carence
19:28dans le public comme dans le privé,
19:29et 90% en matière de taux de remplacement
19:33de votre salaire,
19:34en dehors des primes,
19:35quand vous êtes,
19:36hélas,
19:37en souffrant,
19:38et donc en arrêt maladie.
19:39Pourquoi est-ce qu'il y a une telle disparité
19:40entre le public et le privé aujourd'hui ?
19:42C'est historique.
19:43C'est historique, voilà.
19:43C'est juste une question de volonté politique.
19:45Mais aujourd'hui,
19:45si vous voulez,
19:46la différence entre un homme politique
19:48et un homme d'État,
19:49c'est qu'un homme d'État,
19:51il est fort avec l'effort
19:52et bienveillant envers les faits,
19:53puisque la valeur des nations
19:54est la valeur qu'elle accorde
19:55à ses citoyens les plus fragiles.
19:57Et aujourd'hui,
19:57on a des politiques qui,
19:58un, ne travaillent pas leur dossier,
20:00ou quand ils travaillent leur dossier,
20:01c'est une fois qu'ils arrivent aux manettes,
20:02mais c'est beaucoup trop tard,
20:03parce que quand vous êtes aux manettes,
20:04c'est un peu le grand huit des fêtes foraines.
20:06Vous êtes scotché au siège,
20:07c'est plus le temps de la réflexion,
20:09c'est le temps de l'action.
20:10Donc, ils ne travaillent pas,
20:11ou pas assez,
20:13les hommes politiques
20:13et les partis politiques
20:14de manière générale.
20:15Et ensuite,
20:16ils ne sont pas courageux.
20:17Ils ne sont pas courageux
20:18parce que faire le coup de rabot,
20:19c'est toujours plus facile.
20:21Là, on va augmenter,
20:23on va dérembourser davantage
20:24de des médicaments,
20:25on va augmenter les cotisations,
20:27on va augmenter les franchises médicales,
20:29voilà, par petits paliers,
20:30plutôt que d'aller négocier
20:32avec des lobbies
20:33qui font la laine sur le dos des Français,
20:34avec des gens extrêmement puissants.
20:36Et c'est des gens
20:37qui ne sont pas très nombreux,
20:38mais qui ont un pouvoir de nuisance,
20:41un pouvoir médiatique, etc.
20:42Donc là, ce qu'il faut faire,
20:43c'est prendre l'opinion publique à témoin,
20:45de dire, soit c'est la punition collective,
20:47comme je l'ai dit tout à l'heure,
20:48soit vous allez m'aider
20:49à remettre de l'or dans l'air boutique.
20:50La seule façon d'y arriver
20:52et d'un peu mettre ou pas
20:54s'attendre de lobby,
20:54en tout cas mettre ou pas,
20:55c'est en tout cas d'avoir
20:56des accords équilibrés avec eux,
20:58de discuter avec eux
20:59et d'arriver à trouver la voie
21:00de l'intérêt général.
21:02Eh bien, c'est d'être courageux,
21:04c'est de travailler ces dossiers,
21:04d'être courageux,
21:05d'aller négocier avec ces gens-là.
21:07Est-ce que vous n'essayez pas
21:07de régler le problème
21:09d'un système qui est profondément vissé
21:11et qu'il ne faudrait pas plutôt
21:13sortir de la sécurité sociale
21:14et passer comme sur un modèle suisse
21:16aux mutuelles privées
21:17qui s'occupent de la santé
21:18et que l'État ne s'occupe plus
21:19de la santé ?
21:20Ah non, non, non,
21:20on ne va pas du tout jusque-là.
21:21Non, si on fait ce pacte
21:23avec les médecins,
21:24avec 40 ou 50 euros
21:25la consultation et derrière,
21:27garde à l'entrée des urgences,
21:29vous ne pouvez pas vous installer
21:30pendant les premières années
21:30de l'exercice
21:31où il y a trop de médecins
21:32et vous devez remplir
21:33mon espace santé.
21:33Si on rajoute à ça
21:34la sécurisation de la carte vitale,
21:36vous savez, en 2-3 ans,
21:37vous allez rééquilibrer le système.
21:38Vous désengorgez les urgences,
21:40vous faites des milliards d'économies,
21:41vous augmentez de manière
21:42substantielle la rémunération
21:44des médecins qui sont sous-payés
21:45en France à l'acte
21:46par rapport à la moyenne européenne.
21:48Vous évitez des drames sanitaires,
21:50vous allez aider nos entreprises
21:52à développer des logiciels
21:54de prévention sanitaire
21:56et donc d'améliorer
21:57la politique de prévention.
21:58Non, non, le système,
21:59il n'est pas simplement,
22:00il y a un manque de volonté politique
22:01pour mettre de l'or dans l'air boutique,
22:02mais le système en tant que tel,
22:04de mon point de vue,
22:04n'est pas à jeter,
22:05sachant que vous savez,
22:06aujourd'hui déjà,
22:07c'est un système bicéphale.
22:08Vous avez des complémentaires santé
22:10et puis vous avez le système
22:11de l'assurance maladie.
22:13Mais le problème
22:14de l'assurance maladie
22:15n'est-il pas structurel
22:16avec le vieillissement de la population,
22:17les coûts ne vont faire que exploser ?
22:20Oui, oui,
22:21mais d'où l'intérêt
22:21de mieux gérer justement.
22:23Parce que,
22:23avant d'augmenter les cotisations
22:24et d'augmenter le fardeau social,
22:27donc il faut déjà mieux gérer.
22:29Et puis après,
22:29en revanche,
22:30là vous avez raison sur les recettes,
22:31c'est que peut-être
22:32il faut élargir l'assiette
22:33puisque aujourd'hui,
22:33la protection sociale
22:34est encore financée
22:35à 50% par les entreprises.
22:37Et donc nous,
22:38ce qu'on propose,
22:38c'est d'élargir cette assiette.
22:40Ce qu'on a commencé à faire déjà,
22:42c'est de financer davantage
22:43la protection sociale
22:44par la CAG.
22:46L'avantage,
22:46la CAG,
22:46ça touche tous les revenus.
22:48Et c'est plutôt transpartisan
22:49parce que vous allez à la fois
22:50taper ceux qui bénéficient
22:53de l'assurance chômage,
22:54les retraités,
22:55mais ceux aussi qui ont de l'argent,
22:57des revenus,
22:57des actions,
22:58des obligations,
22:59des revenus immobiliers,
23:00immobiliers,
23:01des revenus financiers.
23:03Ceux qui travaillent aussi
23:03payent assez.
23:04Tout le monde paye en fait,
23:05sauf ceux qui bénéficient
23:07des minima sociaux.
23:08Et d'ailleurs,
23:08on pourrait se poser la question
23:09pourquoi ils ne pourraient pas
23:11payer non plus,
23:11contribuer.
23:12Et donc,
23:12vous voyez,
23:13un bon impôt,
23:14un bon prélèvement,
23:15c'est taux faible,
23:15assiette large.
23:16Parce qu'aujourd'hui,
23:17là vous avez raison,
23:18c'est qu'aujourd'hui,
23:19la protection sociale
23:20est encore beaucoup trop
23:22financée par le travail.
23:23Ce qui fait que ça plombe
23:24complètement la compétitivité
23:26des entreprises françaises.
23:27Et donc,
23:27moins d'emplois,
23:28moins de pouvoir d'achat
23:29derrière,
23:29etc.
23:30Est-ce qu'on n'a pas un problème
23:31de mentalité en France
23:32par rapport à la sécurité sociale ?
23:33On nous explique
23:34depuis notre naissance
23:35que la santé est gratuite
23:36en France.
23:37Donc,
23:38les Français,
23:38au moindre bobos,
23:40vont aux urgences,
23:41vont voir un médecin.
23:43Est-ce qu'il n'y a pas
23:44un problème de mentalité ?
23:45Alors,
23:45là où vous avez raison,
23:46c'est qu'il faut afficher le prix.
23:47C'est-à-dire que moi,
23:48en plus des mesures
23:48qu'on vient d'évoquer
23:49et de détailler,
23:51c'est quand vous passez...
23:52Alors,
23:53un médecin,
23:53vous savez à peu près
23:54combien ça coûte,
23:54mais enfin même là,
23:55ou en tout cas,
23:56quand vous passez
23:57dans un hôpital
23:58ou une clinique,
23:58c'est qu'on vous donne
23:59à la fin,
24:00même si vous n'allez pas payer
24:01ou en tout cas,
24:02un petit reste à charge.
24:03Déjà,
24:03nous,
24:03on est pour un tout petit
24:04reste à charge,
24:05bien sûr,
24:06pour responsabiliser les acteurs.
24:08La gratuité totale
24:09n'est jamais bonne.
24:10Donc,
24:11un tout petit reste à charge
24:12et puis qu'on vous donne
24:13la facture,
24:14vous voyez ?
24:14Combien vous avez coûté
24:16à la nation ?
24:17C'est pédagogique.
24:18Personne ne sait aujourd'hui ?
24:19Ben non,
24:20ben non.
24:20Quand vous allez,
24:21par exemple,
24:22vous avez,
24:23vous bénéficiez d'une imagerie,
24:26IRM,
24:26scanner,
24:27etc.,
24:27ça coûte des centaines
24:28vers des milliers d'euros
24:28à chaque fois.
24:29Et ça,
24:30il y a une...
24:30Comme vous dites,
24:31et du coup,
24:32ça ne responsabilise pas
24:33les acteurs.
24:34Donc,
24:34le but,
24:35c'est de responsabiliser
24:36les acteurs,
24:37donc les réformes
24:37qu'on a évoquées,
24:38mais aussi
24:40une facture
24:41qui vous est donnée
24:42à chaque fois
24:42et pourquoi pas
24:43un récapitulatif
24:45qui vous est envoyé
24:46par mail en fin d'année
24:47ou par papier,
24:48peu importe.
24:50Donc,
24:50oui,
24:51il faut responsabiliser
24:51les acteurs.
24:52Est-ce qu'on n'a pas
24:53un problème
24:53de suradministration
24:54aussi dans les hôpitaux français
24:55qui coûte une fortune ?
24:56Oui,
24:57tout à fait.
24:57C'est ce qu'on évoque
24:59dans l'article
25:00où on est champion
25:01d'Europe
25:01de la dépense de soins
25:02en France.
25:03On est à plus de 11%
25:04du produit intérieur
25:04et de pratiquement 12%,
25:06à peu près à égalité
25:07avec les Allemands,
25:08sauf que les Allemands,
25:08ils ont 30%
25:10de soignants en plus
25:11et 30% d'administratifs
25:12en moins.
25:13Donc,
25:13vous avez tout à fait raison.
25:14Dans un pays
25:15qui dépense autant en santé,
25:16comment ça se fait
25:16qu'on ait des manques
25:17de soignants
25:18au-delà du en France ?
25:20Alors,
25:20c'est surtout la répartition
25:21qui pose problème.
25:22Je répète,
25:23il n'y a pas
25:23de déserts médicaux
25:24pour les infirmiers libéraux,
25:26pour les kinés,
25:28pour les pharmaciens,
25:30voire même,
25:30je crois aussi,
25:31les chirurgiens dentistes
25:32ont parfois
25:32des critères d'installation
25:35et pas pour les médecins.
25:36Il n'arrête pas
25:37de parler
25:37des déserts médicaux
25:38et quand on en parle,
25:39c'est pour les médecins libéraux
25:40qu'ils soient généralistes
25:41ou spécialistes.
25:42Donc,
25:42simplement,
25:43il faut réguler le système.
25:43Alors,
25:43on a déverrouillé
25:44le numerus clausus,
25:45donc ça,
25:46ça va prendre du temps
25:46à former un médecin,
25:47c'est plus de 10 ans.
25:49Donc,
25:49c'est bon,
25:49on a déjà déverrouillé
25:50le numerus clausus,
25:51ils vont arriver
25:52petit à petit sur le marché,
25:53maintenant,
25:53il faut bien les répartir.
25:55Ou alors,
25:55si vous voulez vraiment
25:56être libéral,
25:57parce que les médecins
25:57ne sont pas libéraux
25:58la plupart aujourd'hui,
25:59si vous voulez vraiment
25:59être libéral,
26:00techniquement,
26:01en secteur 3,
26:02eh bien là,
26:02vous n'êtes pas conventionné
26:03et donc vos patients
26:04ne sont pas remboursés
26:05par l'assurance maladie.
26:05Alors,
26:06par votre complémentaire,
26:06oui,
26:07mais pas par l'assurance maladie.
26:08Ils sont un peu dissuasifs,
26:09donc,
26:09mis à part dans des beaux quartiers
26:11à Paris
26:12ou dans des grandes villes,
26:13où la plupart des médecins
26:14vont devoir être conventionnés.
26:16Et pourquoi est-ce qu'on manque
26:17de lits aujourd'hui
26:18dans les hôpitaux ?
26:21Oui,
26:22alors après,
26:23ça a évolué
26:24en fonction
26:25d'indicateurs statistiques
26:27parce qu'il y a des coûts
26:28qui sont derrière.
26:29Donc,
26:29c'est peut-être un petit peu
26:30les excès
26:30de la tarification
26:31à l'activité,
26:32d'avoir une gestion
26:33uniquement purement comptable.
26:35Parfois,
26:35on voit bien
26:35que quand on a
26:36une crise sanitaire,
26:38on n'est pas capable
26:39de faire face
26:40parce qu'on n'a pas
26:41un volant de lits disponible
26:42parce qu'on a voulu
26:43raboter le nombre de lits
26:45vraiment au minimum
26:47par rapport
26:48à un flux régulier
26:50de patients.
26:51Mais quand vous faites face
26:51et un bon nombre politique,
26:54donc un homme d'État,
26:55c'est préparer le pire
26:55en espérant le meilleur
26:56et quand vous préparez le pire,
26:57c'est aussi une pandémie.
26:59Et le secrétaire général
27:00à la Défense et Sécurité Nationale
27:01avait des plans
27:03de pandémie,
27:04sauf que la logique comptable
27:05est passée derrière
27:06et donc pas de stock
27:07et donc pas assez de lits
27:08en réserve,
27:08etc.
27:25Et bien, merci beaucoup
27:27d'avoir été avec nous.
27:28Merci à Trice Huibon.
27:29C'était un plaisir
27:30de vous recevoir.
27:31On va lancer
27:31une très courte page
27:32de publicité,
27:33le temps d'avoir
27:34notre nouvel invité
27:35Marceau
27:36qui va s'installer
27:38et on revient
27:38tout de suite.
27:39Depuis deux semaines,
27:40le nouveau maire de Saint-Denis,
27:42Bali Bagayoko,
27:43occupe l'espace médiatique.
27:45Mais derrière les interviews,
27:47portraits, commentaires,
27:48qui interroge réellement
27:50son parcours,
27:51ses réseaux,
27:52les soutiens
27:53qui ont rendu possible
27:54son élection.
27:55Car oui,
27:56derrière cette victoire,
27:57il y a bien plus
27:58qu'une campagne.
27:59Il y a un écosystème
28:01de la Nouvelle France,
28:03plébiscité par le maire
28:04de Saint-Denis.
28:05Cette Nouvelle France
28:06des trafiquants de drogue,
28:07du communautarisme ethnique
28:08et de la haine de la police.
28:10Cet écosystème,
28:12il s'est progressivement
28:13implanté au cœur même
28:15de la municipalité
28:16de Saint-Denis
28:16dont plusieurs ramifications
28:18mènent jusqu'au dealer
28:20de la ville.
28:21Et c'est précisément
28:22l'objet de notre enquête.
28:24Pendant plusieurs semaines,
28:25nos journalistes
28:26ont travaillé,
28:27fait des reportages,
28:28recoupé,
28:29vérifié,
28:30documenté
28:30de nombreuses informations.
28:32Et nous sommes en mesure
28:33de publier
28:34une enquête inédite
28:35de 112 pages
28:36de révélations
28:36autour de Bali Bagayoko
28:38et de la Nouvelle France
28:40voulue par Jean-Luc Mélenchon.
28:42Ce magazine d'enquête
28:43sera disponible
28:44dans tous les kiosques
28:45de France
28:45à partir du 29 avril.
28:48Vous pouvez également
28:48vous le procurer
28:49sur www.frontieremédias.fr
28:52ou en vous abonnant
28:53à notre offre trimestrielle
28:55permettant à notre média
28:56de continuer
28:57ses investigations.
28:59Nous comptons
29:00sur votre soutien.
29:03Frontière,
29:04votre média d'enquête
29:05présent sur le terrain.
29:06Vous propose
29:07des enquêtes
29:08exclusives.
29:09Là où d'autres médias
29:10préfèrent rester silencieux.
29:11Le tout
29:11à retrouver dans nos magazines
29:13et sur nos réseaux sociaux.
29:14Merci à tous.
29:15Abonnez-vous à Frontière.
29:20Et on est de retour
29:21et j'ai le plaisir
29:22de recevoir Marceau.
29:24Bonjour Marceau,
29:25comment ça va ?
29:25Salut Garen,
29:26ça va et toi ?
29:26Vous avez sorti
29:27votre nouveau magazine
29:31de la Furia
29:32qui vient de sortir.
29:33Alors je tiens
29:33à préciser tout de suite
29:34en haut à droite
29:35c'est par rapport
29:36à votre BD
29:37débat
29:38faut-il le ressusciter ?
29:40C'est bien sûr
29:41par rapport
29:41à la BD
29:42que vous avez sorti.
29:43Ce n'est pas une apologie
29:44du nazisme
29:45que vous faites.
29:46Il faut le préciser.
29:46Il y a des gens
29:47qui ne le savent pas.
29:48Donc le nouveau magazine
29:49de la Furia
29:50est sorti.
29:51De quoi ça parle ça ?
29:52Ça parle un peu de tout
29:53comme souvent avec la Furia.
29:55C'est un fourre-tout
29:56de ce qui nous passe
29:57par la tête
29:57des sujets de société.
30:00D'autres sujets aussi.
30:01Moi je parle pas mal
30:01d'horlogerie par exemple.
30:04J'ai traité...
30:04Qui est ta passion ?
30:06Qui est une de mes passions
30:07entre autres.
30:08J'ai traité notamment
30:09aussi des sujets sociétaux
30:10tels que l'affaire
30:11Antoine Daniel.
30:13Laurent parle un peu
30:14de tout,
30:15de voitures.
30:16Alors l'affaire
30:16Antoine Daniel
30:17c'est-à-dire ?
30:18L'histoire d'Antoine Daniel
30:19qui est embêtée
30:20pour ses histoires
30:20d'agressions sexuelles
30:21plus ou moins.
30:22Le youtubeur de gauche.
30:23Tout à fait, absolument.
30:25Et j'ai traité ça
30:27sous l'angle
30:28de la fameuse phrase
30:29Il faut croire les victimes
30:31qui est un petit peu
30:33sermonnée
30:35comme une évidence
30:37et qui souvent
30:38se retourne
30:39contre ceux
30:39qui la prononcent
30:41sans trop réfléchir.
30:42Alors qui est-ce
30:43qui est écrit
30:43dans ce nouveau magazine
30:45de la Furia ?
30:46Il y a un peu tout le monde.
30:48On voit qu'il y a Pénaud.
30:49Ouais, il y a Pénaud.
30:51On a aussi des auteurs
30:52tels que New Week,
30:53Vatanas,
30:54Gilles Lartigaud,
30:55Patrick Eudeline.
30:56Je sais qu'il y a
30:57beaucoup de gens
30:57quand je dis
30:58qu'il y a Patrick Eudeline
30:59dans la Furia
30:59qui disent
30:59mais attends
31:00il est encore vivant celui-là.
31:01Il est encore vivant
31:02et il écrit très bien.
31:03Et donc cette Furia
31:04c'est un...
31:05Comme d'habitude
31:06c'est un fourre-tout
31:07c'est tout ce qui nous passe
31:07par la tête.
31:09Les sujets sont totalement libres.
31:11Il y a un roman photo aussi.
31:12On s'amuse beaucoup
31:12à chaque fois
31:13à faire de romans photo
31:14avec Laurent Bertone.
31:15Là je l'ai grimé
31:16en Michel Rouge.
31:18Je vais vous montrer à l'image.
31:19Je vais voir
31:19c'est quand même pas triste.
31:21On rigole beaucoup
31:22à faire ça.
31:23Il vient à la maison
31:23à chaque fois
31:23donc je lui prends des lunettes
31:24que je tartine de beurre
31:25ou de gras de jambon
31:26pour lui faire un air
31:28sympathique.
31:28Donc là c'est Laurent Bertone
31:29pour ceux qui...
31:30Oui c'est Laurent Bertone
31:30qui a beaucoup moins de prestance
31:32qu'habituellement
31:32quand il est en Michel Rouge.
31:35Voilà
31:35et donc là
31:36c'est Michel Rouge
31:36qui est un homme nounou
31:39ce qui correspond
31:40enfin ce qui fonctionne bien
31:41avec l'actualité récente
31:42autour de la mairie de Paris
31:43et des...
31:44Et je crois
31:45il y avait des problèmes
31:46de pédophilie un petit peu.
31:47Oui oui
31:47pas qu'un peu oui
31:48qui avait été couvert
31:49par la mairie de Paris.
31:50C'est ça
31:51et on a fait ce roman photo
31:53avant le scandale
31:54de la mairie de Paris.
31:55Donc c'est un très très bon magazine
31:56très dynamique
31:58comme on avait dit
31:59depuis les problèmes
32:00qu'on a pu rencontrer
32:01ça nous a donné un petit peu
32:03du sang neuf
32:04un petit coup d'accélérateur
32:07et...
32:07Justement
32:08parlons des problèmes
32:09que vous avez eus
32:09parce que moi
32:10je te reçois avec plaisir
32:11pour faire...
32:12pour vous parler
32:13du magazine de la Furia
32:14parce que vous avez eu
32:16beaucoup de problèmes.
32:17Tout à fait
32:18qui sont encore en cours
32:20je vais faire une petite synthèse
32:21parce que je crois
32:21que les auditeurs de Frontières
32:22commencent à être au courant
32:25de ce qui nous est arrivé
32:26donc pour faire simple
32:27on a eu
32:28suite à une plainte
32:29d'assez basse racisme
32:30on a perdu
32:31notre agrément presse
32:33qui est un...
32:34ce qui permet
32:35des avantages fiscaux
32:36et postaux
32:36et qui oblige aussi
32:38les kioskiers
32:40à nous mettre
32:42en kiosque
32:42au nom de la pluralité
32:44la CPPAP
32:45c'est une...
32:46la commission paritaire
32:48des agences de presse
32:49ou quelque chose comme ça
32:49et c'est elle
32:50qui donne ou pas
32:51les agréments
32:51et suite à une plainte
32:53d'assez racisme
32:54qui par la suite
32:55a été classée sans suite
32:56l'année dernière
32:56on a perdu cet agrément
32:59ce qui a donc été
33:00une charge
33:02enfin ce qui nous a mis
33:03une charge
33:03sur les épaules financières
33:04absolument terrible
33:05et d'organisation également
33:06parce qu'il fallait
33:07il fallait gérer
33:08sans avoir les kiosques
33:09et sans avoir
33:10les avantages postaux
33:11etc
33:12et grâce à un foin
33:14qu'on a fait pas possible
33:15à la rentrée 2025
33:16et grâce aussi à Frontière
33:18qui a beaucoup relayé
33:19et d'autres médias
33:19mais surtout Frontière
33:20relayé cette affaire là
33:22on a eu un regain
33:23d'abonnement absolument énorme
33:25et on est reparti en selle
33:26là on en est où ?
33:28pour l'instant
33:29on a la trésor
33:29qu'il faut grâce aux abonnements
33:31il faut continuer à s'abonner
33:32toujours pour nous soutenir
33:33bien sûr
33:35cette trésor
33:36nous permet d'éponger
33:37les dépenses colossales
33:38qui sont consécutives
33:39au retrait de l'agrément
33:40et nous sommes en procès
33:42avec la CPPAP
33:42mais ce qui prend toujours du temps
33:43donc on espère
33:45un dénouement heureux
33:45c'est même sûr
33:46qu'on aura un dénouement heureux
33:47c'est un dénouement heureux
33:49d'avoir un dénouement heureux
33:51c'est un dénouement heureux
33:53c'est un dénouement heureux
33:53c'est un dénouement heureux
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