- il y a 1 semaine
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00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH, management, débat, analyse, expertise et vos
00:14rubriques habituelles évidemment.
00:16Dans Bien dans son job, on parle de l'expatriation dans un contexte international un peu complexe.
00:21On fera le point sur une étude passionnante et d'ailleurs assez orthogonale peut-être à ce qu'on peut
00:25imaginer.
00:25On accueillera Lucas Martelli, consultant mobilité chez WTW.
00:31On fera le point avec lui sur une enquête passionnante.
00:35Le cercle RH, choc pétrolier, choc sur l'emploi, c'est un sujet d'inquiétude et je mettrai au milieu
00:40évidemment avec une inflation qui va grandissante.
00:43Elle a encore progressé cette inflation. Cela peut-il avoir une incidence sur évidemment les recrutements ?
00:50On en parlera, c'est le débat d'actu.
00:51On accueillera deux invités, Sylvain Bersinger qui est économiste et puis Patrice Huiband, président de Nouvel Essor français.
00:58On fera le point sur cette situation évidemment inquiétante.
01:00Voilà le programme. Tout de suite, c'est Bien dans son job.
01:15Bien dans son job pour parler du sujet de la mobilité internationale pour ne pas utiliser le mot expatriation.
01:21Dans un contexte international complexe, on voit qu'évidemment les choses se compliquent, notamment du côté du Moyen-Orient.
01:27Une étude et une enquête complète réalisées par WTW nous éclairent et peut-être va vous rassurer.
01:33On en parle avec vous, cher Lucas Martelli. Ravi de vous accueillir.
01:36Merci pour l'invitation.
01:37Vous êtes consultant mobilité internationale. J'avais oublié le mot international chez WTW.
01:42D'abord, un petit mot, c'est quoi votre métier pour être concret ?
01:46Notre métier, c'est d'accompagner les entreprises multinationales dans l'environnement assez contraignant, assez particulier, assez changeant international pour
01:57tous leurs collaborateurs qui sont en mobilité.
01:59Donc en mobilité, c'est-à-dire qu'ils quittent leur pays d'origine pour aller le temps d'une
02:03mission plus ou moins longue dans un pays tiers.
02:07Et donc on les accompagne pour s'assurer qu'ils ont une couverture efficiente, aussi bien en santé, en prévoyance,
02:13qu'en assistance rapatriement, pour citer quelques exemples.
02:16Et que donc l'employeur soit totalement dans les clous de son devoir de sécurité.
02:20Exactement. Psychologique et physique du collaborateur.
02:23Lucas, c'est intéressant dans l'enquête parce que vous utilisez le mot mobilité.
02:26L'étude utilise le mot mobilité, ce qui veut dire que ça englobe les multiples possibilités d'aller dans un
02:32pays étranger.
02:32Il y a le contrat d'expat, qui est le plus traditionnel, mais il y a plein d'autres contrats
02:36en fait.
02:36Ce qui ressort en fait de l'enquête, c'est qu'on a une vraie évolution des profils de mobilité,
02:42notamment depuis le Covid,
02:44où on sent que les entreprises ont pris le temps pendant quelques années de se poser, de réfléchir et de
02:49réviser leur politique de mobilité internationale.
02:53Ce qui fait qu'on a évidemment de nouveaux profils qui apparaissent.
02:56Évidemment, le digital joue aussi un rôle là-dedans, dans certains secteurs d'activité, avec toutes les questions autour du
03:02télétravail à l'étranger.
03:04L'étude indique que cette fameuse mobilité internationale, et là c'est un peu orthogonal à l'image qu'on
03:10peut se faire évidemment de notre économie,
03:12elle est en reprise ?
03:13Elle est en reprise, effectivement. On a 80% à peu près des répondants qui nous disent qu'ils s
03:18'attendent à un maintien des effectifs,
03:21voire pour la plupart d'entre eux-mêmes à une reprise, à une hausse de ces effectifs.
03:26Alors ce qui est assez évident d'un premier abord, c'est qu'on sait que la mobilité est avant
03:33tout un levier stratégique,
03:34un support commercial pour l'activité des entreprises, pour pouvoir s'assurer d'avoir les compétences clés,
03:41les talents ciblés en fonction des projets, en fonction de l'expansion commerciale.
03:46Donc on a besoin de la mobilité internationale pour avancer en tant que multinationale.
03:51J'imagine que cette enquête que vous portez chez WTW, c'est une enquête qui a été faite avant la
03:56crise iranienne ?
03:58Tout à fait, c'est une enquête qui a été menée en fin d'année dernière, qui a permis de
04:02toucher un panel assez élargi,
04:04que ce soit au niveau des effectifs de mobilité internationale, mais aussi des secteurs d'activité ou des régions.
04:10C'est ce qui permet aussi d'apporter un vrai éclairage pertinent sur la situation.
04:16Un dernier mot avant de nous quitter, parce que celui-ci est important, on a parlé de la santé.
04:19Évidemment, il y a beaucoup d'expats qui veulent bénéficier d'un service de soins et de rapatriement, on l
04:24'a entendu.
04:24Il y a un autre sujet qui monte dans votre étude et que je trouve intéressant,
04:27et qui est très en phase avec ce qu'on vit ici sur ce plateau, c'est le bien-être,
04:30le care.
04:31Ils sont très demandeurs de ces sujets-là.
04:32Ils sont de plus en plus demandeurs.
04:35Dans le bien-être, on a différents aspects.
04:37On a l'aspect, comme vous le soulignez, physique, mental, mais aussi financier,
04:41dont on parle un peu moins, qui est un peu plus récent.
04:43C'est aussi une volonté des entreprises, pour être tout à fait transparent,
04:47de renforcer tout l'aspect préventif, l'aspect bilan de santé,
04:50de ne pas se limiter simplement à un check-up en début d'expatriation,
04:53mais aussi d'avoir des échéances régulières pour s'assurer que les effectifs restent en bonne santé,
04:58qu'on ne les met pas en difficulté inutilement.
05:01Le check-up, on le voit, c'est le côté physique.
05:03On met des cours sur un tapis, puis on fait le check-up du cœur.
05:05Comment on fait pour la notion de bien-être, de care et de prévention en santé mentale ?
05:09On fait comment ?
05:09En santé mentale, ça va passer beaucoup par des entretiens,
05:12par des questionnaires, s'assurer qu'on n'a pas de problématiques.
05:16On sait que la mobilité, c'est difficile déjà,
05:19parce que c'est un déracinement pour le collaborateur.
05:21C'est de nouvelles pratiques, de nouvelles coutumes,
05:22de nouvelles façons parfois de travailler aussi.
05:24C'est un choc, parfois.
05:25Et puis, c'est aussi un choc pour la famille.
05:26Souvent, on a souvent laissé un peu de côté cet aspect-là.
05:30On voit que la famille est de plus en plus intégrée dans les politiques
05:32et dans les réflexions des entreprises.
05:34Ça veut dire que quand vous accompagnez des clients chez WTW,
05:38vous englobez, j'imagine, que la demande de l'entreprise,
05:40mais aussi du cadre ou pas, d'ailleurs, ou du technicien qui va partir sur une plateforme,
05:44dit « je veux partir, mais il faut qu'on couvre aussi ma famille ».
05:48On essaye de plus en plus, effectivement.
05:49Alors la famille a toujours été couverte au niveau de la santé.
05:52On essaye en tout cas de l'intégrer de plus en plus dans ses aspects préventifs,
05:55dans ses aspects bien-être,
05:58parce qu'on sait que c'est aussi très impactant dans la qualité de la mission
06:01qui sera produite derrière par le collaborateur.
06:02Et c'est effectivement un coût dans une époque en plus d'inflation médicale
06:06qui est extrêmement forte.
06:08On est sur une inflation mondiale de l'ordre de 10% pour la quatrième année consécutive.
06:12C'est ce qui est dit dans l'étude.
06:13Donc la maîtrise des coûts est évidemment au cœur des réflexions.
06:16En quelques secondes, en termes de répartition,
06:18entre l'expatriation dont on dit qu'elle est en train un tout petit peu de se tarir,
06:22on a d'autres formes ?
06:23On a le contrat du pays où on va s'installer ?
06:26C'est un peu le sujet ?
06:27Tout à fait.
06:27On a de plus en plus cette réflexion sur est-ce qu'on garde ce schéma d'expatriation
06:32qui est assez lourd, assez coûteux, assez généreux,
06:35généralement aussi, il faut bien le dire,
06:36ou est-ce qu'on privilégie plutôt le passage par un schéma totalement local
06:41où on coupe totalement le lien avec le pays d'origine,
06:44où on s'implante localement en termes de contrat de travail,
06:46en termes d'avantages sociaux.
06:48C'est une réflexion qui est menée de plus en plus.
06:50L'autre alternative aussi d'adaptation,
06:53c'est de passer de plus en plus par des missions dites courtes.
06:57pour vraiment coller à la longueur, à la durée du projet en question,
07:00plutôt que d'élargir le...
07:02Et donc on n'emmène pas la famille,
07:03on part se déplacer très rapidement et on revient dans son pays d'origine.
07:06Généralement.
07:07Généralement.
07:08Merci Lucas Martelli d'être venu nous éclairer.
07:10L'étude est passionnante,
07:11et je vous lis un petit peu orthogonal avec ce qu'on pourrait imaginer.
07:13Il y a une reprise réellement de la mobilité.
07:16J'utilise bien le mot mobilité,
07:17peut-être pas de l'expatriation,
07:19mais pour le moins de la mobilité.
07:20Merci de nous avoir rendu visite,
07:21vous êtes consultant Mobilité Internationale chez WTW,
07:25une étude à découvrir évidemment sur votre site,
07:28le site de votre entreprise internationale,
07:31il faut le préciser.
07:32Merci de nous avoir rendu visite.
07:33On tourne une page,
07:34tiens c'est un sujet qui d'ailleurs fait écho au débat de l'expatriation.
07:38Ce choc pétrolier,
07:39d'ailleurs est-ce bien un choc pétrolier,
07:42va-t-il avoir une conséquence,
07:43des conséquences sur l'emploi ?
07:45C'est une question qu'on se pose aujourd'hui dans le débat d'actu.
07:47On en parle avec mes invités,
07:49je les accueille.
08:01Le débat d'actualité aujourd'hui,
08:03alors vous imaginez au cœur de cette actualité
08:05qui est un monde,
08:06en tout cas une partie du monde en guerre,
08:08on va s'intéresser à ce choc pétrolier,
08:09avec le débat d'ailleurs causé
08:11par les propos du ministre de l'économie,
08:13est-ce bien un choc ou n'est-ce pas un choc ?
08:15Ça c'est un premier sujet.
08:16Et puis un deuxième sujet,
08:17est-ce que ce choc pétrolier aura des conséquences,
08:21une incidence sur l'emploi ?
08:22Une chose est sûre,
08:23c'est que ça a déjà une incidence sur l'inflation,
08:25à commencer par le prix du carburant
08:27et probablement d'autres produits,
08:29puisque l'inflation a progressé encore là,
08:32aujourd'hui,
08:33ce sont les derniers chiffres,
08:341,7 d'inflation,
08:35donc l'inflation va grandir.
08:36On en parle avec mes invités,
08:38on essaiera de savoir aussi
08:39si la France est tout simplement prise au piège
08:41de cette crise mondiale.
08:44On en parle avec Sylvain Bersinger,
08:46et bonjour Sylvain,
08:47économiste Bersin-Géco,
08:49qui est votre entreprise,
08:51cabinet d'études,
08:52et avec une note que je vous invite à lire
08:54avec attention,
08:55des notes très courtes,
08:56très synthétiques,
08:57sur l'économie iranienne,
08:58et on y apprend plein de choses,
09:00et que notamment,
09:01malgré les sanctions internationales,
09:03malgré toutes sortes de choses,
09:04l'économie iranienne,
09:05je mets de côté son inflation,
09:07sa monnaie,
09:08elle est assez résiliente,
09:09et on en parlera avec vous
09:10dans quelques instants,
09:11et Patrice Huiband est avec nous.
09:13Bonjour Patrice,
09:13très heureux de vous accueillir,
09:15président de Nouvel Essor Français,
09:17on va vous entendre évidemment
09:19sur ce que l'on subit.
09:20D'abord, un mot sur ce choc pétrolier,
09:22puisqu'il y a une sorte de petit travail
09:23un peu de sémantique,
09:25tout de suite ça a été démenti
09:26après les mots du ministre,
09:28est-ce qu'on est,
09:29alors je me tourne vers l'économiste,
09:30est-ce qu'on peut considérer aujourd'hui
09:31qu'on peut parler du choc pétrolier,
09:33comme on parle dans les livres d'histoire,
09:35du choc pétrolier de 1974 ?
09:36En fait, ce n'est pas évident de répondre
09:38parce qu'il n'y a pas de définition claire
09:39de ce qu'est un choc pétrolier,
09:40donc ça dépend un peu
09:40d'où on met le curseur.
09:41Moi je dirais qu'on est
09:42dans un petit choc pétrolier,
09:43parce qu'il se passe clairement quelque chose,
09:46le prix du pétrole a pratiquement doublé
09:48en quelques semaines,
09:49mais là on est grosso modo,
09:51le baril de Brent,
09:52il a autour de 110 dollars,
09:53il fait le yo-yo,
09:54si on prend les pics historiques,
09:56il y avait eu 148 dollars en 2008,
09:58mais il y a eu 148 dollars
09:59qu'il faut ajuster de l'inflation,
10:00donc ça ferait 210 dollars aujourd'hui.
10:02Donc ajuster de l'inflation,
10:04on est toujours sur des prix
10:04qui sont plus bas que par exemple
10:05en 1979, en 2022 ou en 2008.
10:08Donc on n'est pas sur un choc pétrolier
10:11gigantesque à ce stade,
10:13mais malgré tout,
10:14la dynamique a quand même été très rapide.
10:15Donc c'est pour ça que je parle
10:16d'un petit choc pétrolier.
10:18Rappelons pour ceux qui achetaient
10:19de l'argent en 1981,
10:21c'est-à-dire dans le prolongement
10:22du choc pétrolier,
10:23on achetait de l'argent à 16%, 18%.
10:26Quand même, rappelons-le,
10:27c'était 18%.
10:29Oui, l'inflation aussi
10:31était beaucoup plus élevée,
10:31donc si on regarde les taux réels,
10:34ils étaient plus faibles.
10:36Patrice Huibon,
10:37au-delà du caractère sémantique
10:38du choc pétrolier,
10:39est-ce que vous qui avez,
10:40on fait une analyse assez critique,
10:42est-ce que vous dites
10:42de toute façon,
10:43on ne peut rien faire,
10:44on est pris au piège
10:45d'un système dont on est dépendant,
10:48ou est-ce que vous pensez
10:49qu'on peut trouver des marges ?
10:51Si on parle de choc pétrolier
10:54en disant qu'il y a un effet
10:57systémique de longue durée,
10:58de relativement longue durée
10:59sur notre économie,
11:00pour l'instant,
11:01non,
11:02je pense qu'il faut rester
11:03assez prudent
11:04pour différentes raisons.
11:05Alors certes,
11:06on a 11 millions de barils par jour
11:08qui sont retirés du marché
11:09contre 5 millions
11:10en années 70,
11:10on pourrait dire
11:11non,
11:11ça va être encore pire,
11:12oui et non,
11:13puisqu'on est quand même
11:14d'abord moins dépendant
11:15des hydrocarbures en France
11:16aujourd'hui qu'à l'époque,
11:18avec le nucléaire,
11:18mais pas que.
11:19On est moins dépendant
11:20de cette zone géographique,
11:22même si le prix du pétrole
11:23est mondial,
11:23mais on a diversifié
11:25nos sources
11:25avec la Norvège,
11:26les Etats-Unis,
11:26etc.
11:27C'est 30% à peu près,
11:29c'est la zone moyenne orientale,
11:30c'est 30%
11:30de nos approvisionnements
11:32en pétrole ?
11:33Je ne connais pas
11:34la Chine sur le pétrole
11:35et le gaz,
11:35mais grosso modo,
11:36oui,
11:36c'est à peu près 20%
11:38sur l'approvisionnement mondial
11:40et alors après,
11:41ça dépend des pays
11:41parce qu'il y a des pays
11:42qui flèchent plus
11:42sur l'Asie,
11:44mais je dirais
11:44que c'est presque
11:45un peu secondaire
11:45parce que comme vous le disiez,
11:46le prix,
11:46de toute façon,
11:47il s'ajuste au niveau mondial,
11:48les bateaux,
11:49ils peuvent se rerouter
11:50selon la variation.
11:51Oui,
11:51ils sont bloqués.
11:52On n'est pas dans
11:54le contexte des années 70,
11:55on avait sous le contrôle
11:55de mon collègue
11:56une indexation quasi générale
11:57des salaires sur l'inflation
11:58parce que là,
11:58ce qui risque de se passer,
11:59c'est l'augmentation
12:00des coûts de l'énergie.
12:01Il y avait des secteurs
12:02qui vont être très touchés
12:03comme le transport,
12:04l'industrie,
12:04l'agroalimentaire,
12:05l'agriculture,
12:06mais avec un système
12:08d'indexation des salaires
12:10notamment sur les prix
12:12qui n'est pas généralisé.
12:13Donc,
12:13les tensions inflationnistes
12:14sont mieux maîtrisées,
12:15je pense,
12:15aujourd'hui,
12:16pour l'instant en tout cas,
12:17qu'à l'époque.
12:17Mieux maîtrisées,
12:18même si je parle aux DRH
12:19qui nous regardent
12:20et ils sont nombreux,
12:20les NAO sont terminés,
12:22on a trois secteurs
12:23qui sont aidés directement,
12:24les routiers
12:25qui manifestaient
12:26et qui ont fait
12:26des mouvements perlés,
12:28on a les pêcheurs,
12:29mais il y a beaucoup
12:30d'autres professions
12:31qui disent aujourd'hui
12:31mais attendez,
12:32on est sur la route,
12:33les aides médicales,
12:34les aides soignantes,
12:35les infirmières à domicile,
12:36tous ceux-là
12:36mettent de l'essence
12:38dans leur voiture.
12:39Comment vous regardez
12:39cette question-là des aides ?
12:41Parce qu'on a eu
12:42le ministre du Travail
12:43sur nos antennes
12:45il y a quelques jours
12:46qui a été diffusé
12:46d'ailleurs sur la chaîne Bismarck,
12:48il nous dit
12:48non, nous on gère ça
12:51ponctuellement,
12:52on n'est plus
12:53dans le quoi qu'il en coûte,
12:53c'est fini
12:54et on n'y reviendra plus.
12:56Je pense que c'est
12:57une façon sage
12:58d'aborder les choses
12:59parce que je pense
12:59qu'en 2022
13:00on avait mis
13:00beaucoup trop d'argent public,
13:01on avait arrosé
13:02absolument tout le monde,
13:03ça avait coûté
13:03des dizaines de milliards d'euros
13:04avec beaucoup d'argent
13:05qui n'avait pas forcément
13:06atteint sa cible
13:07qui a coûté très cher.
13:09Donc je pense
13:10que des mesures ciblées
13:11selon dans quoi
13:12s'engage le gouvernement,
13:13on ne va pas laisser
13:14des secteurs entiers
13:15faire faillite
13:16si les gens
13:17travaillent à perte.
13:18Donc il y a des aides
13:19ciblées sur des secteurs
13:20que vous avez cités
13:21particulièrement impactés
13:22mais le côté
13:23quoi qu'il en coûte
13:24on arrose tout le monde
13:25d'argent public,
13:26je pense que c'est
13:26pas tenable
13:27et c'est même pas très sain.
13:28Vous en pensez quoi
13:28de ces aides ?
13:29Alors pour moi
13:29l'État doit intervenir
13:31dans ce type d'événement.
13:33Le problème c'est que
13:33comme on est incapable
13:35de réparer le toit
13:36par beau temps,
13:37c'est-à-dire
13:37d'assainir nos finances publiques
13:39par temps calme,
13:40le jour la tempête arrive,
13:41on n'a plus cette capacité
13:42finalement d'aide
13:43et de lissage
13:45de la conjoncture
13:45ce qui fait que
13:46le gouvernement
13:46effectivement dit
13:47qu'il faut cibler
13:48mais pourquoi
13:49les agriculteurs,
13:50les transporteurs
13:51et pas les taxis
13:52et les infirmières libérales
13:53par exemple
13:53ou les infirmiers libéraux.
13:55Donc on voit bien
13:55tout simplement
13:55parce qu'il n'y a plus rien
13:56dans les caisses
13:57et donc le rôle de l'État
13:58c'est d'être là
13:59quand il y a des perturbations
14:01systémiques,
14:01l'État,
14:02faute d'avoir assaini
14:03ses finances publiques
14:03par temps calme
14:04est incapable.
14:04Donc vous nous dites
14:05que ce n'est pas de la stratégie,
14:06c'est juste du bon sens,
14:07on n'a plus de sous
14:07dans les caisses
14:08et on ne peut pas faire
14:08beaucoup plus.
14:09Exactement,
14:10pour moi c'est un principe
14:11de réalité.
14:12Il y a de ça quand même,
14:13il y a de la stratégie
14:15mais il y a aussi
14:15quelque part du bon sens
14:16de la mère de famille
14:17qui dit écoute
14:17je ne peux pas changer
14:18la machine à laver
14:19donc on va la faire durer
14:20encore un peu.
14:21Non je pense que c'est ça,
14:22on a des finances publiques
14:23qui sont dans un état
14:23quand même très dégradé,
14:24on a des taux souverains
14:25qui ont augmenté
14:26qui sont autour de 3,8%
14:27avec 5% déficit
14:28et des taux à 10 ans
14:29à 3,8%,
14:31la trajectoire
14:31elle n'est pas soutenable
14:32à long terme
14:33donc de toute façon
14:35le gouvernement
14:35même s'il voulait faire plus
14:36à court terme
14:37en tout cas
14:38il est à ses pieds et poings liés.
14:39Pour répondre à la question du jour
14:40ce choc pétrolier
14:41donc petit choc pétrolier
14:43pour Sylvain
14:45est-ce qu'aujourd'hui
14:46on a des risques
14:47d'effets sur l'emploi ?
14:48Alors on a un emploi
14:50qui a un cas
14:50qui a progressé
14:51le chômage a légèrement progressé
14:53est-ce que ce choc pétrolier
14:54dont on ne perçoit pas
14:55tout à fait
14:56encore les conséquences
14:57est-ce qu'il a un impact
14:58il peut avoir un impact
14:59sur l'emploi ?
15:00Sûrement
15:00parce qu'il va avoir
15:01un impact sur la croissance
15:02probablement faible
15:03si on reste autour
15:03de 110 dollars le baril
15:05on va avoir la croissance
15:06qui va être reniée
15:06de quelques dixièmes de points
15:07donc c'est pas gigantesque
15:09mais si vous avez
15:09un peu moins de croissance
15:10mécaniquement
15:10vous avez un peu moins d'emplois
15:11les secteurs dont vous parlez
15:12typiquement ils vont moins embaucher
15:14donc à ce stade
15:15je pense que oui
15:16il y a un impact sur l'emploi
15:16mais c'est un impact
15:17qui est faible
15:18ça va être quelques dizaines
15:19de milliers d'emplois
15:20Parce que vous partez
15:20d'un baril à 110 dollars
15:22certains évoquent déjà
15:23l'hypothèse
15:24d'un baril à 200 dollars
15:25Voilà
15:25alors après
15:25la situation est très imprévisible
15:28et peut déraper
15:28assez rapidement
15:29je suis d'accord
15:29Vous en pensez quoi ?
15:30Cette question de l'impact
15:31sur l'emploi
15:32parce qu'il y a beaucoup
15:32d'entreprises
15:33qui commencent déjà
15:33à faire leur prévision
15:35pour 2027
15:36qui se projettent
15:37Ça arrive entre guillemets
15:38les crises n'arrivent
15:39jamais au bon moment
15:40mais enfin là
15:41avec un taux de prix obligatoire
15:42sur les entreprises
15:43qui est parmi les trois
15:44plus élevés de l'OCDE
15:45même si on prend en compte
15:46les aides publiques
15:48c'est à dire qu'on est
15:48à 25% de la valeur ajoutée
15:50avec aides publiques déduites
15:52on est à 20%
15:52l'Allemagne est à 10-12%
15:54avec aides déduites
15:55donc vous voyez déjà
15:56d'où on part
15:56sans compter la complexité administrative
15:58avec les coûts cachés
15:59puisqu'on a beaucoup
16:00de surtransposition
16:01par rapport aux normes européennes
16:03et donc avec un coût du travail
16:05très élevé
16:05puisque l'essentiel
16:06de notre protection sociale
16:07est financé par l'entreprise
16:08par le travail
16:09Si vous rajoutez à cela
16:11l'incertitude politique
16:13plus une crise
16:14un facteur
16:15une crise extérieure
16:16donc je suis
16:17en tout cas
16:18si cette crise perdure
16:19je suis assez pessimiste
16:20hélas pour l'emploi
16:21Vous avez vu comme moi
16:22les déclarations
16:23de Patrick Pouyannet
16:25le patron de Total
16:26qui dans une interview
16:28à la presse écrite
16:29dit
16:30nous sommes capables
16:31globalement
16:32de tenir 6 mois
16:33au-delà de 6 mois
16:34on se met dans un
16:35on crée une crise mondiale
16:37généralisée
16:37vous l'économiste
16:38et je reviendrai
16:39sur votre note
16:40très intéressante
16:40sur l'Iran
16:41qui montre que ce pays
16:42non seulement
16:42avait des réserves
16:43de missiles
16:44et de drones
16:45mais qu'en en plus
16:46elle a des capacités
16:47économiques de résistance
16:48est-ce que vous êtes
16:49sur la ligne
16:49du patron de Total ?
16:51Je pense qu'il y a
16:51des informations
16:52plus précises que moi
16:53sur exactement
16:54les stocks de pétrole
16:55etc.
16:55nous on regarde le prix
16:56je dirais qu'en tant
16:57qu'économiste
16:57notre indicateur
16:59c'est un peu
17:00par déformation professionnelle
17:01c'est le prix
17:01c'est-à-dire que
17:02s'il n'y a pas de pénurie imminente
17:03le prix reste relativement calme
17:04110 dollars
17:05c'est haut
17:06mais ce n'est pas non plus
17:06stratosphérique
17:07si on arrive à ce scénario
17:08qui est évoqué
17:11ça veut dire qu'on va
17:12dans un scénario
17:12où le prix atteint
17:14200-300 dollars
17:15c'est 3 euros
17:17le litre d'essence
17:18oui ça peut arriver
17:21quand je dis ça
17:22je donne un chiffre
17:23extravagant
17:23parce que 3 euros
17:24le litre d'essence
17:24je n'ai jamais connu
17:25un litre d'essence
17:26à 3 euros
17:27ça veut dire
17:27qu'il y a des incidences
17:28sociales
17:28des chocs sociaux
17:30des risques
17:31de manifestation
17:32et de dérèglement
17:33et de pénurie
17:34même de tension sociale
17:36quand même dans le pays
17:36tout à fait
17:37tout à fait
17:37alors outre le fait
17:39qu'on a un taux de prélèvement
17:39obligatoire
17:40parmi les plus élevés
17:41sur les entreprises
17:41de l'OCDE
17:42les normes également
17:43les incertitudes politiques
17:44mais facteur aggravant
17:46c'est qu'on est moins
17:48dépendant des hydrocarbures
17:49que dans les années 70
17:50grâce au nucléaire
17:51mais on ne bénéficie pas
17:54plein de cet investissement
17:56historique
17:57puisque on s'est mis
17:58dans le marché européen
17:59de l'électricité
18:01avec un prix
18:02qui est financé
18:03par le coût marginal
18:04du gaz
18:05donc vous voyez
18:06donc on ne bénéficie
18:07même pas
18:07de ce qu'avaient fait
18:08nos aînés
18:08pour justement
18:09lors des premiers
18:10chocs pétroliers
18:10essayer de s'émanciper
18:12un tant soit peu
18:12des hydrocarbures
18:13donc si je vous entends
18:15aujourd'hui
18:16pour répondre
18:16à la question du jour
18:17on est dans une sorte
18:19de milieu de guet
18:20Sylvain
18:20où globalement
18:21l'incidence directe
18:23sur l'emploi
18:23n'est pas encore mesurée
18:24n'est pas marquant
18:25on est d'accord
18:26pour l'instant
18:26à ce stade
18:27c'est pas massif
18:28si on reste à ces niveaux
18:29de prix
18:29et qu'il n'y a pas de pénurie
18:30pas le scénario noir
18:31dont on parlait
18:32oui on aura
18:33quelques dixièmes
18:33de points de croissance
18:34en moins sur 2026
18:35et l'emploi se portera
18:36un petit peu moins bien
18:37mais enfin
18:37on n'est pas du tout
18:38sur un tsunami
18:39ou une récession
18:40après et si on va
18:41dans un scénario
18:41que vous mentionnez
18:42avec réellement des pénuries
18:43là on rentre
18:44dans un monde différent
18:45on rentre dans un scénario
18:45de récession
18:46et là il y a un impact
18:46sur l'emploi
18:47qui est beaucoup plus violent
18:48Juste un mot
18:48et même quelques mots
18:49parce que l'étude
18:50je le redis
18:51je fais beaucoup de publicité
18:51sur cette étude
18:53et sur toutes les autres
18:54mais celle-ci en particulier
18:55m'a beaucoup éclairé
18:55qu'est-ce que vous racontez
19:01l'économie iranienne
19:02c'est une économie
19:03qui a des forces
19:03et des faiblesses
19:04le côté faiblesse
19:05c'est des pénuries
19:06c'est une économie
19:08qui est impactée
19:08par les sanctions
19:09qui est cadenassée
19:10par les gardiens
19:10de la révolution
19:10qui contrôlent des pentes
19:11et de l'économie
19:12avec des grandes inefficacités
19:13des pénuries
19:14donc de l'inflation
19:15mais c'est une économie
19:15qui est diversifiée
19:16inflation colossale
19:17voilà et qui va augmenter
19:18parce que la monnaie
19:19s'est effondrée
19:20donc qui va augmenter
19:21mais c'est une économie
19:22diversifiée en fait
19:23c'est pas une économie
19:23uniquement basée
19:24sur le gaz et le pétrole
19:25il y a de l'agriculture
19:26il y a de l'industrie
19:27il y a une manœuvre qualifiée
19:27donc on ne peut pas la comparer
19:29mettons au Koweït
19:30où vous avez du pétrole
19:31et rien d'autre
19:32ils ont une vraie
19:33il y a une vraie structure industrielle
19:34même si elle est plus faible
19:36que dans d'autres pays
19:36mais voilà
19:37c'est un grand pays
19:38un pays diversifié
19:39en termes de niveau de vie
19:41le PIB par habitant
19:42en partie de pouvoir d'achat
19:43de l'Iran
19:43c'est la moyenne du monde
19:44en gros
19:45donc un iranien
19:46à un niveau de vie gros
19:46ça ça m'a surpris
19:48donc c'est pas un pays pauvre
19:49exactement
19:50c'est pas un pays sous-développé
19:51c'est pas un pays pauvre
19:52et c'est ça que j'ai trouvé intéressant
19:53dans la note
19:54c'est un pays qui est diversifié
19:55quand même pour faire un peu
19:56le tour de l'international
19:58et de rebondir sur notre thème
19:59j'ai vu que Donald Trump
20:01commençait à être très très très
20:02en colère de la position française
20:04puisque la France refuse
20:05le survol de ses avions
20:07de transport
20:09de matériel
20:09au-dessus du territoire
20:10le président Macron
20:11a interdit le survol
20:12donc on a découvert
20:13qu'il y avait donc
20:14des avions américains
20:14qui passaient au-dessus de nos têtes
20:16tout ça au-delà
20:17du caractère diplomatique
20:19et de la tension
20:19et aussi des enjeux économiques
20:21très forts
20:21parce que si Trump est en colère
20:23on se dit qu'en plus
20:24de la difficulté économique
20:26du Moyen-Orient
20:26on peut avoir aussi
20:28une colère
20:28sur les tarifs douaniers
20:30sur la manière
20:31dont il va aussi
20:32traiter l'économie française
20:33et européenne
20:33donc vous n'avez pas
20:34cette inquiétude-là ?
20:35La France a raison
20:36d'être aussi prudente
20:38pour intervenir ?
20:40Oui après
20:41au-delà du positionnement
20:42géopolitique
20:43puisqu'on peut se poser
20:43la question de négocier
20:44de bonne foi
20:45notre président de la République
20:45dit qu'il faut à nouveau
20:47négocier de bonne foi
20:48avec le régime du Téhéran
20:49alors pour moi
20:50si cette guerre est illégale
20:51formellement
20:52elle est peut-être légitime
20:53à moyen long terme
20:53puisque l'Iran est un régime
20:54qui est anti-occidental
20:55et qui dans son ADN même
20:57a la lutte contre l'Occident
20:58et la destruction d'Israël
21:00après
21:01voilà
21:01donc déjà il y a la question
21:02de la position géopolitique
21:03et ensuite
21:04oui
21:05si on s'oppose aux Etats-Unis
21:06on sait très bien
21:07qu'on risque gros
21:09mais après
21:09c'est une question purement
21:10de politique étrangère
21:11et des géopolitiques
21:11mais on l'a bien vu
21:12avec BNP Paribas
21:13qui a eu une amende record
21:15colossale
21:16en 2014
21:16ce qui fait que les effets
21:174 milliards
21:19ou 8 je crois
21:208 milliards
21:21il me semble
21:21en tout cas
21:22les effets directs
21:23sur la France
21:23de cette crise
21:24sont assez minimes
21:25puisque justement
21:25face aux sanctions américaines
21:28et ensuite
21:28dans les années 2000
21:29de l'Union Européenne
21:31et de l'ONU
21:32beaucoup d'entreprises françaises
21:33se sont retirées
21:33et même quand c'est légal
21:34je pense à Peugeot
21:36à Renault
21:36à Total
21:36mais même quand c'est légal
21:37ils s'auto-inhibent
21:38parce qu'ils ont peur
21:39de l'épée de Damoclès
21:40de l'extraterie
21:40du droit américain
21:42donc les effets directs
21:43pour l'instant
21:43on a peu de commerce
21:44avec l'Iran
21:44en revanche
21:45si les Etats-Unis
21:46utilisent l'arme
21:47comme le fait habituellement
21:48Donald Trump
21:49des taxes vis-à-vis
21:50pour punir entre guillemets
21:51la France
21:51oui oui
21:52il y a un enjeu
21:52évidemment pour les filières
21:53qu'on connaît
21:53les filières du luxe
21:54du vin etc
21:55avec la décision
21:56de la Cour suprême
21:57Trump ne peut plus
21:58cibler les droits de douane
21:59parce qu'avant
21:59il ciblait les droits de douane
22:00par pays
22:01maintenant la Cour suprême
22:01a dit ça c'est fini
22:02alors Trump essaie de passer
22:03par d'autres canaux
22:03mais maintenant
22:04cibler les droits de douane
22:04il doit être pour tout le monde
22:06donc cette capacité
22:07à cibler
22:08elle est quand même
22:08donc l'inquiétude
22:09que je soulevais
22:10avec le refus français
22:11en tout cas
22:12ce que Trump
22:13considère comme une sorte
22:14de mauvaise foi française
22:15d'intervenir
22:16il n'y a pas de risque
22:18de mesures de rétorsion
22:19sur les droits de douane
22:20pas sur les droits de douane
22:21après Trump
22:22peut essayer de nous faire
22:23des vacheries ailleurs
22:24on a vu
22:25qu'il était très dynamical
22:26pour le moins qu'on puisse dire
22:27sur le Groenland
22:28on est très dépendant
22:29des services numériques
22:30enfin s'il veut nous embêter
22:31je pense qu'il peut trouver
22:32d'autres leviers
22:32mais est-ce qu'il doit
22:34est-ce qu'on doit
22:36se laisser entraîner
22:37dans cette guerre
22:37juste pour faire plaisir à Trump
22:39voilà je ne suis pas convaincu
22:40donc la prudence
22:41en tout cas
22:41ça c'est de la fenêtre
22:43de l'économiste
22:43vous dites
22:43cette prudence
22:44elle nous protège peut-être
22:46d'un dérapage économique
22:48plus grave
22:49qu'imaginé finalement
22:50je pense que c'est
22:51je ne suis pas expert
22:54de géopolitique
22:54mais je pense
22:55que c'est une guerre
22:55qu'ont lancé les Etats-Unis
22:56et Israël
22:57qui n'ont même pas demandé
22:58leur opinion
22:59à n'importe qui d'autre
23:00donc maintenant
23:01je dirais que c'est un peu
23:01le problème de Trump
23:02donc quand il vient dire
23:03aux Européens
23:03maintenant il faut
23:04vous envoyer des bateaux
23:05aidez-moi
23:06il a un petit peu gonflé
23:07quand même
23:07parce qu'il aurait pu
23:08nous consulter avant
23:09avant d'y aller
23:10pour maintenant
23:11venir nous demander
23:12de l'aide
23:12je suis d'accord
23:13avec mon collègue
23:14il ne faut pas rentrer
23:15dans cette guerre
23:15uniquement faire plaisir
23:16aux Etats-Unis
23:16on est un pays souverain
23:17indépendant
23:18donc si on rentre
23:19dans cette guerre
23:19c'est pour des raisons
23:21géopolitiques
23:21qu'on partage
23:22avec les Etats-Unis
23:22effectivement ce n'est pas le cas
23:24par éthique vous évoquiez
23:25un pays infréquentable
23:27dirigé par
23:28oui parce que
23:28ce n'est pas un régime
23:28nationaliste
23:29attention
23:29ce n'est pas un régime
23:30c'est un régime
23:32islamique
23:33chiite
23:34impérialiste
23:34c'est-à-dire que
23:35vis-à-vis de ce type
23:35de pays-là
23:36de régime
23:36on ne peut pas faire la paix
23:37puisque pour faire la paix
23:38il faut être deux
23:38et c'est un type de régime
23:40qui par sa construction même
23:42a dans son ADN
23:43la lutte contre l'Occident
23:44et en particulier
23:45le fait de détruire Israël
23:46ils ne veulent pas
23:47par exemple
23:47de signer les accords d'Abraham
23:48alors beaucoup de pays
23:49de la région
23:49commencent à pacifier
23:51leur relation avec Israël
23:53et donc on peut comprendre
23:54qu'on veuille empêcher
23:56ce pays d'avoir l'arme nucléaire
23:57parce qu'à partir du moment
23:57où vous avez un pays
23:58qui dit
24:01qui est allié de la région
24:02ça pose quand même question
24:02l'économie c'est la confiance
24:04et on a le sentiment
24:05aujourd'hui que les entreprises
24:07comme les journalistes
24:08comme les experts d'ailleurs
24:08pour être très honnêtes
24:10sont tellement dans le flou
24:11qu'en fait ça suscite
24:12une forme d'inquiétude
24:15d'angoisse
24:15un peu existentielle
24:17et c'est pas bon
24:18pour l'économie
24:18c'est pas bon pour l'emploi
24:19c'est pas bon pour
24:21se projeter dans l'avenir
24:22non c'est vrai
24:23qu'on a une série
24:24d'incertitudes
24:25alors international
24:26on a vu l'Ukraine
24:27on a vu les droits de douane
24:27on a vu maintenant l'Iran
24:29peut-être qu'il y en aura d'autres
24:30la Chine qui est quand même
24:31aussi très agressive
24:32d'un point de vue commercial
24:33et à l'intérieur
24:34on a vu toutes les pagailles
24:34sur le budget
24:35où on sait jamais trop
24:36à quelle sauce fiscale
24:37on va être mangé
24:37donc c'est vrai qu'il y a
24:39il y a clairement
24:41une multitude d'incertitudes
24:43après l'incertitude seule
24:44ça ne génère pas une récession
24:45c'est pénalisant
24:46pour la croissance
24:47c'est pas juste
24:48pour qu'il y ait une crise
24:49il faut vraiment qu'il y ait
24:50plus d'incertitudes
24:51un mix
24:51en tout cas c'est ce baril
24:52à 200 dollars
24:52et je reviens vers vous
24:53parce que souvent
24:54vous prenez position
24:55sur ces sujets
24:59chocs sociaux
25:00c'est-à-dire du risque
25:01de déstabilisation
25:02d'un pays
25:04par des manifestations
25:05par des gens
25:05qui vont descendre dans la rue
25:06les routiers ont commencé
25:07à le faire
25:08dans plusieurs villes de France
25:09ils ont commencé
25:09à déplacer leurs camions
25:11les syndicats sont mobilisés
25:12on entend la CGT
25:13qui doucement
25:14commence à expliquer
25:15qu'il va falloir
25:16travailler sur le pouvoir d'achat
25:18vous voyez
25:18il y a quand même
25:18des fermants
25:19on est à l'os
25:20c'est-à-dire que
25:22le pouvoir d'achat
25:23stagne
25:24le PIB par habitant
25:25décroche de la France
25:26par rapport aux autres pays
25:27de CDE
25:28on avait le même PIB
25:28au niveau global
25:29en Union Européenne
25:30que les Etats-Unis
25:31il y a une quinzaine d'années
25:32aujourd'hui
25:32le PIB des Etats-Unis
25:33est pratiquement
25:33deux fois plus élevé
25:35donc on est dans un cycle
25:37d'appauvrissement collectif
25:38parce que je répète
25:39le nœud gordien de l'affaire
25:40de notre point de vue
25:41c'est que c'est la réforme
25:42de l'action publique
25:43c'est-à-dire qu'aujourd'hui
25:44quand vous voyez
25:45que sur 100 euros
25:45versés par un employeur
25:46vous avez 47 euros
25:48sur la fiche de paye
25:49du salaire français
25:49alors certes
25:50on va me dire
25:50que la protection sociale
25:51elle est beaucoup financée
25:52par l'entreprise de travail
25:53c'est le fameux modèle social
25:54voilà
25:54qui n'est pas externalisé
25:55avec des assurances privées
25:56qui ne sont pas comptabilisées
25:57mais quand même
25:57la moyenne européenne
25:58c'est 60 euros
25:58et la Suisse c'est 70 euros
26:00sachant qu'il y a
26:01moins de pauvreté en Suisse
26:028% versus 15
26:03et même
26:04ce qui m'a surpris
26:04moins d'inégalité en Suisse
26:05qu'en France
26:06donc vous dites
26:07que le modèle ne fonctionne pas
26:08donc du coup
26:08le modèle ne fonctionne pas
26:09parce que
26:11si vous voulez
26:11l'Etat est obèse
26:13c'est-à-dire
26:13il y a trop de gras
26:13pas assez de muscles
26:14donc si vous ne faites pas de ménage
26:16en mauvais français
26:17c'est le back office
26:18l'efficacité marginale
26:19de l'euro investi
26:20devient presque négative
26:21dans certains secteurs
26:22c'est-à-dire que l'argent
26:22est capté par l'administration
26:23de bureaux
26:24et quand vous avez
26:25un pays qui est champion du monde
26:26champion du monde
26:27des dépenses publiques
26:27et quand vous avez
26:28deux fois moins de magistrats
26:29pour 100 000 habitants
26:29que la moyenne européenne
26:30et trois fois moins
26:31de procureurs
26:32qui en se fait poursuite
26:32je ne parle même pas
26:33de la santé
26:34on est à 12 points de PIB
26:35de dépenses
26:36champions d'Europe
26:36avec l'Allemagne
26:37ils ont 30% de soignants
26:38plus 30% d'administratifs en moins
26:40donc le nœud est là
26:40donc à partir du moment
26:41vous avez des salaires
26:42pas d'efficacité
26:43vous avez des salaires
26:44qui sont déjà plombés
26:45par une relative mauvaise gestion
26:46de la sphère publique
26:47et si vous rajoutez à cela
26:49une inflation
26:50et avec des prix
26:51et des biens
26:53je dirais
26:53dont vous ne pouvez pas
26:54vous passer
26:55comme en province
26:56déplacée avec un véhicule
26:58on y revient
26:58ben là
26:59ça crée des tensions
27:00un gazole à 2,45
27:01au moment où je vous parle
27:02et le gazole
27:03va monter supérieur
27:04au sans-plomb
27:06un dernier mot
27:07sur ces sujets-là
27:08parce qu'il y a
27:08beaucoup d'incidence en fait
27:10nous sommes malades
27:11et en plus
27:12nous sommes en crise
27:13et en crise mondiale
27:14c'est ça
27:14je pense malgré tout
27:16que la différence
27:16qu'on peut faire
27:16par exemple
27:17avec les gilets jaunes
27:17parce que c'est à ça
27:18qu'on peut penser
27:18c'est que les gilets jaunes
27:19c'était une hausse
27:20de prix des carburants
27:21décidée par le gouvernement
27:22par une taxe
27:23là le pauvre Sébastien Lecornu
27:25il n'y est pour rien
27:25il peut rien
27:26il peut baisser les taxes
27:28parce que Mélanie
27:28l'a fait en Italie
27:29par exemple
27:30il peut le faire
27:31mais du coup
27:31il pose le déficit
27:32mais il grève son déficit
27:33voilà
27:33mais je veux dire
27:35là c'est un choc
27:39ce choc
27:40et n'a pas vraiment les cartes
27:41donc vous pouvez faire
27:42toutes les manifestations
27:43que vous voulez
27:43ça c'est vrai
27:44à part creuser le déficit
27:45vous ne pouvez pas faire grand chose
27:45et investir dans la transition énergétique
27:47donc nous subissons
27:49nous subissons plus
27:50que nous agissons
27:51sur ce sujet de crise
27:52parce que Lionel Jospin
27:53de mémoire
27:54il avait mis en place
27:54la fameuse TIPP
27:55qui est maintenant
27:56la TICPE
27:57sauf que ça a coûté
27:58quand même beaucoup
27:58aux finances publiques
27:59aujourd'hui j'ai l'impression
28:00qu'on n'a pas les moyens
28:01et du coup
28:01non seulement les aides sont faibles
28:02mais je suis peut-être
28:04ça sera le dernier mot
28:05je regarde un peu
28:06le mal peut-être
28:08dans la politique qui est menée
28:08mais pourquoi les agriculteurs
28:10et les transporteurs
28:11plutôt que les taxis
28:12on a bien entendu
28:13et les affaires
28:13et les travailleurs indépendants
28:14voilà voilà
28:15peut-être qu'ils ont un pouvoir
28:16de nuisance supérieure
28:16je ne sais pas
28:17merci à vous deux
28:18à suivre évidemment
28:19ce choc pétrolier
28:20et notamment ses enjeux
28:21sur l'emploi
28:22et sur notre inflation
28:23merci à vous deux
28:25Sylvain Bersinger
28:26économiste Bersinger Co
28:27avec des notes passionnantes
28:28celles de l'Iran
28:29je l'aurais beaucoup dit
28:30mais ces mecs
28:31elle est passionnante
28:32Patrice Huibon
28:33merci d'être venu
28:33nous rendre visite
28:34président de Nouvel Essor
28:36français
28:37merci de votre éclairage
28:38merci à Nicolas Juchat
28:39qui m'accompagne
28:39dans cette belle émission
28:40merci à nos amis
28:41de la technique
28:42Pierre Lou
28:42à la réalisation
28:43et à notre ami
28:44ingénieur du son
28:44évidemment
28:45je vous dis à bientôt
28:46merci pour votre fidélité
28:47à bientôt
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