Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##VV_PARLER_FRANCE-2026-06-08##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Tous les soirs de 19h à 20h sur Sud Radio, du lundi au jeudi, bonsoir François-Louis Bourneau.
00:06Bonsoir Philippe David, comment allez-vous ?
00:08Ça va, j'avoue que vous avez une superbe cravate aujourd'hui, parfaitement assortie à votre chemise.
00:13Ah bah c'est gentil Philippe, écoutez je fais dans le goût, pour cette émission, il faut arriver, pour nos
00:20auditeurs il faut être prêt Philippe, est-ce que vous êtes prêt vous ?
00:22Oh bah bien sûr !
00:22Vous nous avez apporté le beau temps ? De ce que tu m'as dit Rémi André, pas du tout.
00:26Non, mais c'est pas de ma faute.
00:27Bon c'est pas grave, on va quand même lancer cette émission, puisque ce soir on va profiler un petit
00:31peu cette émission avec la justice Philippe, parce que la justice française, on en parle beaucoup.
00:36On en a parlé dans le premier débat des Vraies Voix avec cette affaire de Liana, cette fillette de 11
00:40ans retrouvée malheureusement morte dans le Gers, une affaire atroce.
00:44Faites-vous encore confiance à la justice aujourd'hui ? Est-ce que la justice est trop lente ? Dites
00:49-le nous 0826 300 300, est-ce que surtout cette justice manque de moyens Philippe ?
00:54C'est ce qu'on évoquait dans le premier débat dans les Vraies Voix, et bien on va en reparler
00:57pendant une partie de cette émission, et puis dans un second temps on parlera également du niveau des professeurs.
01:02Et oui, puisque vous l'avez dit, Philippe Nemo qui est un philosophe a critiqué justement le niveau des professeurs.
01:09Le niveau ne semble pas être correct, alors on dit oui le niveau des élèves baissent, mais il faut aussi
01:12que ce soit du bon niveau du côté des professeurs Philippe.
01:14Absolument, et puis vous savez, vous connaissez cette émission, maintenant tous les sujets vous sont ouverts, il y a un
01:20numéro à faire, le 0826 300 300, où c'est le très sympathique Zach qui prendra votre appel.
01:27Voilà, on prend tous les appels au 0826 300 300, et puis les témoignages c'est simple, on les recueille
01:31très souvent dans nos mails, avec je participe arrobasudradio.fr, c'est très simple, vous nous écrivez votre témoignage, avec
01:37Philippe on prend le temps de le lire, et puis si vous voulez on fait passer à l'antenne.
01:39Voilà, ça fonctionne très simplement. On accueille Corine de Gironde, bonsoir Corine.
01:44Bonsoir Corine.
01:46Bonsoir.
01:47Bonsoir.
01:48Vous nous avez appelé pour réagir sur la justice.
01:52Oui.
01:53Et bien on vous écoute.
01:56Je vous donne mon exemple personnel, en 1991 j'ai fait un divorce avec mon mari, nous avions une petite
02:07fille
02:08qui à l'époque était très jeune, un divorce pour violence, donc un homme très violent et délirant,
02:18et donc ce divorce a pris 4 ans, pendant 6 ans, donc au bout de 4 ans nous avons eu
02:25un jugement,
02:26avec une pension alimentaire, un droit de visite, tout plastique.
02:34Il est de mes venus, il a débarqué une fois dans mon magasin, il a essayé de mettre le feu
02:39sous les yeux de mes enfants,
02:40pendant 6 ans il m'a suivi.
02:43Oui.
02:44Hein ?
02:48Mon avocat m'a demandé d'aller porter plainte tous les ans, donc de perdre une journée de travail
02:55à la gendarmerie pour déclarer que ma fille au bout de 9 mois était abandonnée.
03:02Je l'ai fait 15 ans si vous me croyez.
03:0515 ans avant que la justice ne réagisse, au bout de la 15ème plainte, elle a commissionné quand même un
03:13médiateur
03:14qui a retrouvé mon mari, parce qu'il était sans domicile fixe, il fuyait toutes les justices,
03:21il a fait toute... il a fait la Gironde, il a fait le Lot-et-Garonne, personne ne l'a
03:27trouvé.
03:28Oui.
03:28Et pas moi, avec une gamine, l'assumant toute seule, parce qu'il n'a jamais payé une pension alimentaire.
03:34Oui.
03:36Il allait courir après.
03:38Évidemment.
03:40Donc ma fille avait 17 ans, quand elle avait connu son père, qu'elle n'a jamais pu le revoir.
03:48Oui.
03:50Et là il est décédé, et je n'ai rien eu.
03:54Et j'ai bien fait d'y aller, de suivre les conseils de mon avocat, de porter plainte.
03:59Autrement, elle aurait eu les frais d'obtèque de son père, qu'elle n'a jamais connu.
04:04À payer.
04:05À payer.
04:06Et vous pensez...
04:08Allez-y Corine, allez-y.
04:09Donc moi, je suis d'accord avec M. Binger, qui disait qu'il n'y a pas de réelle volonté.
04:15Je suis d'accord à 200%.
04:19Je pense juste que c'est un coup de flash, parce qu'il y a eu ça,
04:22parce que ça met de l'insécurité, et que dans quelques mois, il y a des élections présidentielles.
04:27Et après, on va retomber sur des délits de vol, des machins, des bidules, et tout va se passer.
04:36Corine, je voudrais vous poser une question.
04:38Vous avez le sentiment d'avoir été abandonnée par la justice ?
04:43Oui, oui, oui. J'ai été rappelée, quand ma fille avait 17 ans, ils m'ont quand même appelée à
04:52Bordeaux,
04:53puisque je suis de la Gironde.
04:56Oui.
04:56Et donc, ils l'ont remis, un autre jugement, avec 3000 euros d'amende.
05:02Qu'il n'a jamais payée ?
05:04Qu'il n'a jamais payée, puisqu'ils ne l'ont jamais retrouvée.
05:08Et puis voilà, ça s'est classé comme ça, et j'ai levé ma fille, toute seule, sans pensionné mon
05:14père.
05:15Et parce qu'il n'arrivait pas à le retrouver, parce qu'il était SDF, c'est ça ?
05:20Ben oui, il faisait exprès, de toute façon.
05:23Il vivait en caravane dans des campings, il faisait exprès.
05:26Ah oui, caravane dans un camping, ce n'est pas SDF.
05:28Et vous pensez que la justice n'a pas fait de gros efforts pour le retrouver ?
05:32Parce que, généralement, quand on veut retrouver quelqu'un, on le retrouve.
05:37Oui, oui.
05:38Oui, oui, mais moi, j'ai cherché, je l'ai cherché aussi.
05:41Et puis après, bon, il faut élever une famille, toute seule.
05:46Purtout que ma fille avait un demi-frère.
05:49Et donc, moi, quand je suis à la gendarmerie, on m'a dit,
05:54mais madame, vous n'avez qu'à le chercher.
05:56Non, c'est fou.
05:58C'est fou.
05:58Et votre avocat, à l'époque, parce que, je pense à vous,
06:01parce que vous n'avez pas touché un centime pour élever votre fille,
06:04mais vous avez eu, évidemment, parce que les avocats, ce n'est pas gratuit,
06:07c'est logique, ils travaillent.
06:08Que vous disait votre avocat, à l'époque ?
06:11D'aller porter plainte tous les ans.
06:13Et c'est tout ce que...
06:14Oui, mais pour avoir un effet au bout,
06:17j'ai noté tout ce que vous m'avez dit,
06:19pour avoir un effet au bout de 15 ans.
06:21Oui.
06:22D'aller porter plainte tous les ans pour ma fille,
06:24et d'aller voir un huissier.
06:26Avec mon jugement, j'y suis allée,
06:28mais l'huissier ne le trouvait pas.
06:29Un huissier de justice, il y a 20 ans,
06:31un constat, c'était à peu près 120 euros ou 130 euros,
06:34je ne sais plus,
06:35parce que j'avais dû en faire un.
06:36Mais je l'ai payé.
06:37Oui.
06:37Mais l'huissier, il ne t'a rien donné,
06:39il n'avait jamais trouvé mon ex-mari.
06:42C'est fou.
06:43Donc, je revenais en rang,
06:45je me suis élevé la gamine toute seule.
06:48Et, excusez-moi, mais votre avocat,
06:50lui, il avait son métier, il vous conseillait,
06:51mais quand il a tenté de mettre le feu à votre magasin,
06:56vous avez porté plainte, je pense.
06:59Et la plainte a été classée comment ?
07:01Parce que là, c'est du pénal quand même,
07:03tentative d'incendie volontaire.
07:05Elle a été classée sans suite,
07:07il a eu une condamnation.
07:07On n'a jamais eu de nouvelles.
07:08Jamais eu de nouvelles,
07:09alors qu'il avait tenté d'incendier
07:11de votre magasin devant témoin.
07:12Oui.
07:14On n'a jamais eu de nouvelles,
07:16ni lui, ni moi.
07:17Non, mais c'est fou.
07:19C'est fou, c'est fou.
07:21Corinne, restez avec nous
07:22parce que votre témoignage est édifiant.
07:24Et d'ailleurs, si comme Corinne,
07:26déjà, vous avez entendu son témoignage,
07:27vous voulez y réagir 08 126 300 300,
07:29et puis si vous aussi,
07:30cette justice vous indigne,
07:32vous voulez que ça change,
07:33vous voulez qu'elle soit moins laxiste,
07:35parfois plus organisée,
07:36avec plus de moyens,
07:37et bien dites-nous 08 126 300 300,
07:39on attend vos avis.
07:45Retour des vraies voix font parler la France,
07:48et vous voulez témoigner sur la justice,
07:50on vient d'entendre,
07:51elle est toujours avec nous,
07:52le témoignage de Corinne,
07:53qui est absolument stupéfiant,
07:56stupéfiant de voir l'inaction de la justice,
07:59abandonnant une femme avec sa petite fille,
08:01de manière dingue,
08:03moi je n'ai pas d'autres mots,
08:04François-Louis,
08:05et beaucoup d'appels pour témoigner
08:07au 08 126 300 300.
08:09Notamment,
08:10on vous pose cette question,
08:11est-ce qu'il y a trop de laxisme dans la justice,
08:13est-ce que parfois les victimes,
08:15ne sont pas assez entendues,
08:16on le voyait,
08:17vous l'avez dit Philippe,
08:17avec le cas de Corinne,
08:19on va écouter Paul du Lot-et-Garonne,
08:20qui nous écoute,
08:21bonsoir Paul.
08:22Non,
08:22c'était Pascal,
08:23qu'on avait qui a témoigné,
08:24Pascal,
08:25bonsoir Pascal.
08:25Du Tarn,
08:26oui,
08:27bonsoir Pascal.
08:27On vous écoute Pascal,
08:28bonsoir.
08:28Vous avez entendu le témoignage de Corinne,
08:32qui vous a incité à appeler.
08:34Alors,
08:34effectivement,
08:35j'ai peut-être appelé avant son témoignage,
08:39effectivement,
08:40qui m'a bien entendu touchée.
08:41Moi,
08:42c'est un petit peu différent,
08:44sans commune mesure,
08:45mais il m'arrive de réfléchir un petit peu,
08:48et j'étais en train de penser,
08:50concernant l'affaire de la petite,
08:52jeune petite fille,
08:53l'a cliqué.
08:53Liana.
08:55Exactement,
08:56Liana,
08:56excusez-moi.
08:57Mon mari,
08:58alors,
08:58juste pour vous dire que mon mari est atteint d'une démence,
09:02qui est apparue il y a 17 ans à peu près,
09:05et lors du diagnostic et des années qui ont suivi,
09:09nous avons été contraints,
09:11nos enfants et moi-même,
09:13de prendre des mesures vraiment assez drastiques et douloureuses pour tout le monde,
09:19autant pour mon époux que pour nous, la famille,
09:21c'est-à-dire qu'il était chasseur,
09:23donc beaucoup d'armes qui étaient un petit peu cachées,
09:26c'est très compliqué,
09:27donc nous avons caché, nous aussi,
09:29ce qu'on a pu,
09:30et nous avons caché toutes les clés de tous les véhicules,
09:35tracteurs,
09:36peines mécaniques,
09:37voitures,
09:38enfin tout ce que mon mari avait accumulé,
09:40pas pour lui,
09:41mais surtout pour éviter un drame,
09:43parce qu'il y a beaucoup d'enfants qui reculent par ici,
09:47des vélos,
09:48des trottinettes,
09:49c'est le drame actuel,
09:50et nous avions vraiment peur qu'il fasse une bêtise,
09:53donc il ne se serait pas rendu compte,
09:56et il n'aurait même pas été responsable,
09:58nous aurions été responsable,
09:59mais nous ne pouvons pas laisser faire ça.
10:02Je peux vous poser une question, Pascal ?
10:05Oui, je vous en prie.
10:06Alors là, ça se passe au tribunal d'instance,
10:08est-ce que votre mari a été mis sous tutelle ou sous curatelle ?
10:11Alors, j'ai demandé l'habilitation familiale,
10:13puisque j'étais encore en capacité de le protéger,
10:16mais pour avoir des informations,
10:19c'est très compliqué,
10:20la chance entre guillemets que nous avons eue,
10:23c'est que mon mari est enseignant,
10:25et nous avons été vraiment bien aidés par le rectorat,
10:28vous voyez comme quoi,
10:29tout n'est pas pourri dans ce monde.
10:32Les collègues ont été vraiment...
10:34Le rectorat a été très efficace.
10:35Mais pour en revenir à ceci,
10:38je me disais que j'entends souvent
10:40que les pédocriminels sont malades.
10:42Je n'ai pas de compétences particulières
10:44ni pour établir un diagnostic, bien entendu,
10:47ni pour parler d'un traitement.
10:50On parle de castration chimique
10:52avec plus ou moins l'accord.
10:54Alors, on en a parlé la semaine dernière,
10:57ça existe dans certains états aux Etats-Unis,
11:00ça existe en Belgique,
11:02ça existe en Pologne,
11:03ça existe au Danemark,
11:05ça existe en Allemagne,
11:06bref, dans des pays totalement comparables à la France,
11:09démocratiques,
11:09qui ne soient absolument pas des dictatures.
11:11Voilà.
11:12Oui, ceci dit,
11:14reste à prouver que ce soit accepté
11:16et que ce soit réellement efficace.
11:18Mon mari, vous savez,
11:19quand il a été malade,
11:20nous avons pris les décisions qu'il fallait pour protéger.
11:22Nous le tenons à l'écart de la société
11:24parce qu'il a des comportements
11:25qui ne sont pas cohérents avec la société.
11:29Pourquoi ?
11:29Pourquoi ne pas mettre à l'écart définitivement
11:33les pédocriminels ?
11:33Je suis désolée.
11:34Je suis très radicale.
11:36Ça vaut ce que ça vaut,
11:37mon avis,
11:39mais pourquoi pas ?
11:41On n'en serait pas là.
11:42Et je me dis que peut-être
11:44que les familles qui ont porté plainte,
11:46les trois familles touchées
11:47avant la petite Liana,
11:49sont peut-être heureuses ou satisfaites
11:52que leurs enfants soient encore en vie,
11:54même si la vie sera difficile pour ces enfants.
11:56C'est quand même une honte.
11:59Pascal ?
12:00Ah, Pascal, la ligne avec Pascal a sauté.
12:04Pascal, vous m'entendez ?
12:05Alors, on va prendre Paul et on va retoucher Pascal.
12:08Bonsoir, Paul.
12:09Oui, Paul, bonsoir.
12:12Bonsoir Philippe, bonsoir François Louis,
12:13bonsoir Jacques.
12:14Vous vouliez revenir sur cette affaire de Liana
12:16qui vous choque comme beaucoup, hélas.
12:19Les choses ne bougent pas assez dans la justice,
12:21selon vous, Paul, on vous écoute.
12:24Non, et alors moi, je vais vous expliquer.
12:25Moi, je suis agriculteur.
12:26En 2004, on a fait une manif.
12:28On avait des problèmes de vente de nos produits.
12:30Donc, on avait été à une base d'une enseigne de grande distribution.
12:35On avait vidé les palettes.
12:36Le lendemain matin, j'avais 8 gendarmes à la maison.
12:39Le lendemain matin.
12:408 gendarmes à la maison qui nous ont obligés à venir témoigner
12:44à la brigade de gendarmerie,
12:45avec la brigade de recherche de Bordeaux.
12:47Ils avaient mis les moyens.
12:48Voilà.
12:49Et on est passé devant un juge un mois après.
12:51Ah oui.
12:52Donc, vous voyez, pour des manifestations agricoles,
12:54il y avait 200 000 euros de dégâts, soi-disant.
12:56Ça, c'est fini à 50 000.
12:58Et là, dans l'affaire Liana,
13:00quand on recroise tout ce qui s'est passé,
13:02tous les dysfonctionnements,
13:04je pense qu'à un moment donné,
13:05mais de toute façon, il n'y aura pas de...
13:07Le procureur Boche, là, la procureure Boche va servir de fusible,
13:10mais on n'a tiré aucune leçon.
13:12L'affaire Lola, cette petite fille
13:14qui a été massacrée par une femme sous OQTF,
13:17rien.
13:19Philippine, toujours rien.
13:21En Philippine, elle avait été violée et tuée
13:23à côté de la faculté de Dauphine
13:25par une autre personne sous OQTF, absolument.
13:27Sous OQTF, qui a pu s'en aller en Suisse,
13:30qui a pu s'échapper, qui a pu quitter la France.
13:32Donc, ça veut dire qu'on ne met pas les moyens.
13:34Le périscolaire parisien, c'est une honte.
13:36Alors, moi, j'ai une proposition,
13:37je ne sais pas si c'est faisable,
13:40c'est dommage, il n'y a pas plus de monsieur Béligère.
13:42Tous ces juges d'application des peines
13:43qui servent à rien,
13:45si ce n'est à casser les jugements,
13:46parce que quand une personne est jugée,
13:48on lui met deux ans ferme,
13:49le juge d'application des peines peut dire
13:51non, mais finalement, ce sera deux ans sous Brassolet,
13:53le gars ne fait pas un jour de prison.
13:55Il faudrait peut-être les mettre dans les prétoires
13:57ou instruire les dossiers.
13:58Il faut casser ce système de juge d'application des peines
14:02qui ne sert à rien.
14:03Et ensuite, moi, je pense qu'il faut simplifier les procédures.
14:06Parce que les procédures sont tellement complexes
14:08qu'aujourd'hui, ça prend beaucoup de temps.
14:10Donc, à un moment donné, il faudrait des choses plus claires.
14:13Et ensuite, il faut appliquer le principe de précaution.
14:16Le principe de précaution, on l'applique à nous sur les aliments.
14:19Moi, je fais un produit interdit sur mes fraises,
14:21ils seront interdits à la commercialisation.
14:23Ce que j'entends, d'une personne dangereuse,
14:25que ce soit un terroriste, un pédophile,
14:27un tueur, quelqu'un qui est violent,
14:30on ne les met pas hors de la société,
14:32comme disait l'intervenant précédent.
14:34Et ça, il faut changer.
14:36Il faut changer.
14:37On a le principe de précaution.
14:38Dans la Constitution, il suffit de l'appliquer aux personnes.
14:40Paul, restez avec nous,
14:43parce qu'on a retrouvé Pascal,
14:44qui doit nous laisser, à la fin de ce module,
14:47elle doit nous laisser dans quelques minutes.
14:48Pascal, on vous écoute.
14:49Pascal, Paul, restez avec nous.
14:51Écoutez, je suis confuse d'avoir été coupée.
14:53C'est pas votre faute, c'est les caprices de la technique.
14:57Exactement.
14:57Nous sommes ravitaillés par les corbeaux dans ma région.
15:01Je vois que vous êtes du Sud-Ouest,
15:03c'est une expression du Sud-Ouest, ça.
15:04Exactement.
15:05En fait, le principe de précaution,
15:08je n'ai pas le même avis que le président auditeur,
15:12qui a certainement raison.
15:13Mais moi, à l'ordre de ma petite vision,
15:16je dis que non, il faut arrêter.
15:17C'est un crime épouvantable.
15:19La peine de mort a été abolie.
15:21Soit, soit, tout le monde n'est peut-être pas d'accord.
15:24Et j'en fais partie.
15:25Moi, les crimes commis sur des enfants,
15:28pour moi, c'est définitivement...
15:30Hors de la société.
15:31C'est impossible. Exactement.
15:34Alors, Paul disait que le principe de précaution,
15:36c'est de les mettre hors d'état de nuire.
15:37Il disait la même chose que vous.
15:39Alors, moi, ça va plus loin.
15:41On les met à l'écart de la société, honnêtement.
15:43Parce que...
15:44Mais très mal à l'écart.
15:45Mais on vous répondra que...
15:47Alors, il y a plusieurs choses.
15:49Alors, il y a évidemment le crime sur mineurs.
15:52Alors, il y a un crime...
15:53Parce que, en fait, le quantum des peines évolue
15:57selon la gravité des faits.
15:59Alors, le pire, c'est meurtre sur mineurs de 15 ans
16:02avec viol et actes de barbarie.
16:04Là, vous risquez la perpétuité réelle.
16:06D'accord ?
16:09Et sinon...
16:09Alors, il peut y avoir des choses.
16:11C'est évidemment condamnable.
16:12Mais pour de simples attouchements,
16:14c'est pas aussi grave.
16:16Et bien, la personne peut peut-être se réhabiliter, non ?
16:20Non.
16:20Non.
16:21C'est votre point de vue.
16:22C'est votre point de vue.
16:22C'est mon point de vue.
16:23Il vaut ce qu'il vaut.
16:24Mais c'est mon point de vue.
16:25Non.
16:25Non, non.
16:26Non, non.
16:26Moi, je suis sans pitié, là.
16:28Franchement, il y en a assez.
16:29Il y en a assez d'avoir peur de laisser nos enfants sortir.
16:32Bon, moi, je suis âgée.
16:33Mais j'espère un jour des petits-enfants.
16:36Ce n'est pas normal.
16:37J'entends...
16:38J'étais un baptême ce week-end.
16:40Une petite et jeune femme qui vit à Madrid
16:42qui dit, nous, on peut laisser sortir nos enfants.
16:45Bon, Monaco, n'en parlons pas.
16:46Oui, monaco, il y a une caméra par mètre carré.
16:48Alors, c'est sûr que Monaco...
16:50Oui, mais peut-être.
16:51Mais attendez, c'est la sécurité de nos enfants.
16:53Je suis entièrement d'accord.
16:55Je suis entièrement d'accord.
16:55Non, mais il y en a marre, quoi.
16:57Il y en a marre.
16:57Alors, nous, le simple citoyen,
16:59nous sommes fliqués partout,
17:01à la banque, partout, partout, partout.
17:03Et là, on ne dit rien.
17:05Non, mais attendez.
17:05Il y a un moment, il va falloir qu'on se réveille.
17:07Non, mais...
17:07Il va falloir qu'on se réveille un jour, quand même.
17:09Parce qu'on est quand même des...
17:11Je ne sais pas.
17:12Nous sommes des...
17:13On va baisser le pantalon devant tout, quoi.
17:15Il y en a marre, quoi.
17:16Je ne sais pas ce qu'il faut faire.
17:17Eh bien, Pascal, merci de votre témoignage.
17:20On vous souhaite beaucoup de courage
17:21parce que, évidemment, avec votre mari,
17:23ça ne doit pas être facile.
17:24On pense vraiment à vous.
17:25Merci d'avoir voulu témoigner.
17:27On continue ce débat.
17:28Bien sûr, Philippe.
17:29Cher Philippe, on continue de prendre vos témoignages.
17:30On continue de parler de cette justice
17:31qui, parfois, pour vous, est défaillante.
17:34Parfois, elle est plus ou moins.
17:35Est-ce qu'il faut faire confiance à la justice ?
17:37Dites-le nous.
17:390826-3300.
17:39On se retrouve tout de suite.
17:4219h20h, les vraies voix font parler la France.
17:45Sud Radio.
17:47Parlons vrai.
17:49Cette semaine, réveillez-vous
17:51avec le Grand Matin Sud Radio.
17:54Retour des vraies voix font parler la France
17:56et ce sujet qui vous passionne,
17:58la problématique de la justice.
17:59On a entendu deux très beaux témoignages,
18:02enfin, deux témoignages très intéressants.
18:04Corinne, qui est encore avec nous,
18:05qui va vouloir réagir à nouveau,
18:07qui a vécu un divorce
18:08et une situation complètement folle.
18:11On avait, évidemment, Pascal.
18:13Bien sûr, Philippe.
18:14Paul, qui est toujours avec nous
18:15et on nous appelle de Toulouse.
18:17Puisqu'il y a Richard qui nous appelle
18:19pour nous parler de cette justice.
18:21Alors, bien sûr, il y a l'affaire Liana
18:23qui soulève de vrais problèmes,
18:24des dysfonctionnements,
18:26à la fois dans le traitement judiciaire,
18:27mais aussi des alertes,
18:28et aussi dans les moyens.
18:29Bonsoir, Richard.
18:30Bonsoir, Richard.
18:31Oui, bonsoir.
18:32On vous écoute.
18:34Je vous avais appelé pour vous citer
18:36le cas d'une amie sur Toulouse
18:37qui a été enlevée à la sortie de son boulot
18:39d'un commerce par deux hommes,
18:42la tête dans un sac violenté,
18:44attachée sur une chaise.
18:45Il y avait des gens qui l'ont menacé
18:47de la piquer avec de la drogue.
18:50Et c'est une mère de famille.
18:51Elle a été remise devant son salon
18:53avec des menaces pour pas qu'elle parle.
18:55Son compagnon, du moment,
18:57a reçu des tirs sur son commerce,
19:00des tirs d'armes à feu,
19:01depuis le parking.
19:02Et finalement, ils ont attropé...
19:05La police n'a pas eu de mal à attraper
19:07les deux coupables, en fait.
19:09Et c'était un ancien compagnon de cette dame
19:12qui n'avait pas supporté qu'elle soit avec l'autre.
19:17Et finalement, bien des courses...
19:19Ah si, elle a reçu deux balles aussi
19:20pour aller son fils dans la boîte aux lettres
19:22de 9 mm.
19:23Et bien des courses, c'est de...
19:25Prisons avec sursis, rien.
19:27Pas d'éloignement.
19:28Et voilà.
19:29Donc, c'est ça la justice, en fait.
19:31Par contre, comme disait l'agriculteur,
19:32si vous trouvez le bon ordre
19:35qu'on veut nous imposer,
19:37là, on sait vous remettre à votre place.
19:40On avait Lionel Corlon, l'agriculteur du Gers,
19:43qui a réagi sur Sud Radio
19:44en racontant le nombre d'agriculteurs
19:46qui, pour un simple statut Facebook,
19:48se retrouvaient en garde à vue.
19:49Ce qui était surréaliste.
19:51Il a raison.
19:52Mais par contre, j'ai mon frère
19:54qui a un ami qui est commissaire à Toulouse,
19:56et il lui a dit,
19:57il faut 80 000 de places,
19:59en plus, en prison.
20:01Depuis 10 ans,
20:02les violences sur mineurs
20:03as ont doublé.
20:05Les plaintes pour violences sur mineurs
20:06ont doublé,
20:07pour vérifier les chiffres.
20:08Donc, oui, aujourd'hui,
20:10est-ce que les places dans les prisons
20:11ont doublé ?
20:11Non, pas du tout.
20:12En fait, on a cassé le thermomètre
20:14et nos magistrats sont complices de ça.
20:17On n'enferme pas
20:19parce qu'on ne veut pas montrer
20:20que l'insécurité est galopante en France,
20:22que l'immigration est une immigration incontrôlée
20:26avec tout ce qui va avec,
20:28qu'il n'y a pas d'intégration,
20:29qu'on laisse des gens en déshérence
20:30dans des quartiers.
20:32Et en fait, on cache tout ça
20:34en mettant sous le tapis
20:35et en ne voulant pas créer de base en prison
20:39parce que la police a de quoi remplir
20:42le double de ce qu'on a actuellement en capacité.
20:45Je voudrais vous poser une question sur votre ami
20:47qui a quand même été victime
20:48d'enlèvements, séquestrations,
20:51menace de mort
20:51parce que deux balles de 9 mm
20:53dans la boîte aux lettres,
20:54ce n'est pas un cadeau d'anniversaire,
20:57on est bien d'accord.
20:59Son compagnon ou mari,
21:00je ne sais pas si son marié,
21:01qui a pris deux balles,
21:02c'est ça, sur sa devanture ?
21:03Oui, non, ils ont tiré plusieurs coups de feu
21:05sur la devanture le soir
21:06depuis un parking.
21:07Vous allez le retrouver dans la dépêche
21:08en tapant ça.
21:09Alors, excusez-moi,
21:11et il a pris de la prison avec sursis,
21:13vous ne vous souvenez peut-être pas
21:14de l'homme de moi ?
21:17Non, c'est minable.
21:18Je crois que c'est deux ans de prison avec sursis.
21:20Mais est-ce qu'il lui a payé au moins
21:23des dommages et intérêts ?
21:25Parce qu'il y a quand même le prétium d'Holoris,
21:27vous vous faites enlever, séquestrer,
21:29menacer de piquer avec de la drogue, etc.
21:32Il y a quand même des victimes
21:33et j'ai l'impression qu'elles sont un peu oubliées
21:34par la justice.
21:36Moi, je pense que ce qu'elle voulait,
21:38c'est sa sécurité d'abord,
21:39parce qu'elle a passé des périodes,
21:41elle a habité pendant un moment
21:42chez des amis qu'on a à Toulouse
21:44parce qu'elle ne voulait pas rester seule chez elle,
21:46elle avait peur.
21:47Donc en fait, ce genre de choses,
21:49alors je ne sais pas combien il a versé,
21:50je ne sais pas si c'est encore soldé d'ailleurs,
21:52à ce niveau-là,
21:55mais le fait est que
21:57ce n'est pas normal qu'on puisse
21:59enlever quelqu'un,
22:00la séquestrer, la menacer,
22:02tirer sur le commerce de quelqu'un d'autre.
22:04Et ne même pas passer une journée en préventive
22:07parce qu'il y a quand même eu de tir avec des armes.
22:11Il y aura la place pour un agriculteur,
22:12il faut en garder un peu,
22:13mais il n'y aura pas la place pour...
22:15Et c'est le grand désespoir de la police,
22:17ça ne sert à rien de rajouter de la police,
22:19ils vont mieux licencier aujourd'hui de la police
22:21parce que la police,
22:23aujourd'hui,
22:24fournit des prévenus,
22:26mais comme il n'y a pas de place dans le magasin,
22:28les produits qu'on a fabriqués à la police,
22:30on les jette,
22:31on les met dehors,
22:32on les met à la poubelle.
22:32C'est une usine qui tourne en jetant
22:35et c'est une catastrophe, en fait.
22:36Richard !
22:37Et pour cacher l'augmentation de criminalité.
22:40On met la poussière sous le tapis, en clair.
22:42Voilà, en clair.
22:43Richard, restez avec nous
22:44parce que Corinne,
22:45notre première auditrice
22:46qui nous avait appelée pour témoigner,
22:47voulait réagir.
22:48Corinne, vous êtes encore avec nous.
22:50Oui, je voulais dire
22:51à propos de la démence,
22:53mon mari était dément,
22:55je ne le savais pas au mariage,
22:58je ne le savais pas enceinte,
23:00je l'ai su à six mois
23:02quand il a commencé à me frapper enceinte,
23:05ça a été la première fois,
23:06mais il y en a eu d'autres.
23:08Et on m'a répondu,
23:10de toute façon,
23:12il faut le faire soigner.
23:14Comment voulez-vous faire soigner
23:16un homme adulte, majeur,
23:18vacciné, qui travaille,
23:20qui est chauffeur d'engin
23:21et chauffeur poids lourd,
23:23s'il n'a pas envie de se faire soigner ?
23:25Alors, ils m'ont répondu,
23:29vous attendez qu'il y ait une crise
23:31et là, vous le faites soigner.
23:32Chose que j'ai faite.
23:34Oui.
23:35Quand ils me l'ont amené du boulot
23:37parce qu'avec une pelle,
23:39il a failli se mettre très mal
23:42et mettre très mal la pelle aussi,
23:45ils me l'ont ramené
23:46et là, en pleine crise,
23:49je l'ai chargé
23:50parce qu'il avait sa crise
23:51et au bout d'un moment,
23:53il était à mort.
23:54Donc là, il fallait se traîner
23:58à la voiture,
23:59se le mettre dans la voiture
24:00et je l'ai amené
24:02à un électroencéphalo,
24:04à un professeur
24:06qui m'avait dit
24:08dès qu'il a eu une crise,
24:10vous me l'avez dit.
24:10Il était 8h du soir,
24:1220h du soir.
24:14Oui.
24:15Résultat, il m'a dit
24:16qu'il a pris de la drogue.
24:18Il a des connexions dans le cerveau.
24:20Il n'en a pas eu plus.
24:21Oui.
24:23Et donc, il pète un câble.
24:26Il faudrait qu'il ait un traitement
24:29d'oxygénérateur de cerveau
24:31mais s'il ne veut pas le prendre,
24:34ça va recommencer.
24:35Oui, et puis on ne peut pas
24:36forcer quelqu'un
24:37à prendre un traitement.
24:38Non, il a pris 6 mois
24:40et arrêt,
24:42il a recommencé.
24:43Drogue, alcool
24:44et compagnie.
24:46Oui, c'est...
24:47On ne soignait pas un adulte.
24:48C'est pas vrai.
24:50Et la justice n'a rien fait
24:51pour vous protéger.
24:52C'est complètement fou.
24:55Complètement fou.
24:56Non, mais c'est...
24:57Quand on entend ces témoignages,
24:58quand on entend Richard,
25:00Pascal, elle a pris
25:01les mesures elle-même.
25:02Quand on vous entend Corinne,
25:03c'est complètement fou.
25:04On va redonner la parole
25:05à Paul.
25:06Oui, allez-y Corinne.
25:07Je voulais aussi dire
25:08à Richard,
25:10moi, quand il me poursuivait,
25:12il est venu jusqu'à mon domicile
25:14avec un fusil de chien.
25:15J'ai lâché le chien.
25:16J'avais pris un gros chien.
25:18Oui.
25:18J'appelais le gendarme.
25:19Je suis tombée sur un gendarme
25:22âgé,
25:23près de la retraite,
25:25qui m'a dit
25:25« Madame, vous n'avez pas
25:26le droit de lui tirer dessus. »
25:28Parce que j'étais remariée
25:29et mon nouveau mari
25:31avait un fusil de chien.
25:32J'ai dit au gendarme
25:33« Moi, je vais aussi
25:35sortir le fusil de chien. »
25:37Il m'a dit
25:37« Vous n'avez pas le droit
25:38de le faire. »
25:39« Vous savez ce que vous pouvez faire ? »
25:40Il me dit
25:40« Vous êtes en campagne.
25:41Dans le grenier,
25:42il doit y avoir une machine
25:43à faire de cartouche. »
25:45Je lui dis « Pourquoi ? »
25:46Il m'a dit
25:47« Vous mettez des graines
25:48de radis dedans. »
25:50Et après,
25:50vous lui tirez dessus
25:51et après,
25:52vous nous appelez
25:53et on fait le tour
25:54des hôpitaux.
25:55On va le trouver.
25:57Ah oui,
25:57avec des graines
25:59de radis à chéor.
26:00Ça, je ne connaissais pas.
26:00Oui, ça rentre
26:03les trois épines d'herbe.
26:05Au bout de deux jours,
26:06il faut laisser passer
26:0748 heures,
26:08il m'a dit.
26:08Ça germe.
26:09Il est obligé
26:10d'aller se les faire enlever
26:12en milieu hospitalier.
26:14D'accord.
26:15C'est-à-dire qu'en fait,
26:16on vous dit
26:16« Vous ne pouvez pas
26:17vous faire légitime défense
26:18avec une arme létale,
26:19mais vous pouvez
26:19vous faire légitime défense. »
26:21Alors que lui,
26:21il avait un fusil de chasse.
26:22Non, c'est complètement fou.
26:23Richard,
26:23vous entendez ça ?
26:26Corine est dans la Gironde,
26:27vous, dans la Haute-Garonne.
26:29Les problèmes sont les mêmes
26:30un peu partout en France.
26:32Non, il ne faut surtout
26:34pas se faire justice
26:35soi-même,
26:35parce que je pense
26:36que des fois,
26:37on peut vous dire
26:38de faire ça,
26:38mais je pense
26:39qu'elle aurait tiré
26:40de mal avec du recel,
26:42elle aurait été condamnée.
26:43Je pense que
26:45les recommandations
26:45des gendarmes
26:46à ce niveau-là,
26:47malheureusement,
26:48ce n'est pas ça
26:49qui va être suivi à justice.
26:50C'est clair.
26:51Ils sont excédés, eux aussi.
26:53Mais malheureusement,
26:54ils n'ont pas de solution.
26:55Donc, ils ne vous proposent
26:55pas de solution.
26:56Moi, j'ai eu des menaces
26:57professionnellement
26:58sur un salarié.
27:00Oui, mais Corine,
27:01ils ne peuvent rien faire.
27:02Je veux dire que
27:03s'il arrivait
27:03avec un fusil de chasse,
27:04il y avait beau avoir
27:05un gros chien
27:06type Doberman
27:06ou Grand Danois,
27:07si les chiens
27:08prennent une balle de chasse...
27:09J'avais le véranda,
27:09je restais dehors,
27:10je passais par derrière
27:11et j'ouvrais le chien.
27:13D'accord.
27:14On va reprendre Paul.
27:16On va reprendre Paul.
27:18Paul, vous êtes
27:18entre les deux
27:19parce qu'on a Corine
27:20de la Gironde
27:20et Richard de la Haute-Garonne.
27:21Vous êtes dans
27:22Lotte et Garonne.
27:23On a l'impression
27:24que rien ne va plus
27:25dans ce pays,
27:25dans ce domaine.
27:27Non, rien ne va plus
27:28et en plus,
27:28on a des gens
27:29qui sont complètement
27:30incompétents depuis 9 ans.
27:32Belloubet,
27:32elle a été nulle.
27:33Dupond-Moretti,
27:34malgré les deux
27:35surveillants pénitentiaires
27:36qui ont été tués
27:36pour qu'un de l'autre
27:37s'évader,
27:39il n'y a pas de solutionner.
27:41Darmanin a fait
27:42des quartiers
27:42d'hôte sécurité
27:43et il a fait libérer
27:44des centaines de détenus
27:45parce qu'il n'y avait
27:45pas assez de place.
27:46C'est ce que disait
27:46Richard tout à l'heure.
27:47Il n'y a pas assez de place
27:48donc ils ont libéré
27:48des centaines de détenus
27:49et ensuite,
27:50il y a la volonté politique.
27:52Moi, j'ai,
27:52à Tonens,
27:53il y a 2022,
27:55à l'association du collège,
27:56il y a une fille
27:57qui s'est fait enlever,
27:58violer, tuer.
28:00Grâce à la vidéosurveillance,
28:01ils ont réussi
28:01à identifier la personne.
28:03Elle a été arrêtée
28:04dans les 72 heures.
28:05C'est ce qui s'est passé
28:06avec le gars du Gers.
28:07Oui.
28:07On a des gens aujourd'hui
28:08qui nous disent
28:09qu'ils sont en campagne politique
28:10et ont fait des grands mutiliers.
28:11On ne va pas rentrer
28:12dans la politique politicienne.
28:13Mais il faut désarmer la police,
28:14il faut enlever la vidéosurveillance,
28:16il faut accueillir la terre entière
28:18et c'est là.
28:18Donc, à un moment donné,
28:19on ne va pas s'en sortir.
28:20Il faut que la France,
28:21aujourd'hui,
28:22elle mette des moyens
28:23pour protéger les citoyens
28:24parce que les braves citoyens,
28:25ils ne demandent rien.
28:26Ils font confiance à l'État
28:27pour les protéger.
28:28Vous êtes grand-père,
28:29Philippe,
28:30moi aussi,
28:30je suis grand-père.
28:31Moi, j'ai un petit-fils
28:32qui a deux ans,
28:33une petite-fille qui a neuf ans
28:34et si quelqu'un lui fait du mal,
28:35moi, je prends mon flingue
28:36et je ne vais pas...
28:38Ce n'est pas possible.
28:39Mais ça,
28:39défendre ses enfants
28:40et ses petits-enfants,
28:41ça, c'est un réflexe à ta vie.
28:43Moi, on touche à un de mes enfants,
28:44à ma petite-fille,
28:45je me fous du reste.
28:47On se dit en passant.
28:49Toutes les maniches
28:50qui sont mises devant les tribunaux
28:51font que ça bouge.
28:53Ils font que l'État bouge.
28:54Mais l'État, il va bouger.
28:56Il va faire de la com'.
28:57Il ne va rien se passer derrière.
28:58À un moment donné,
28:59il faut être conscient
29:00qu'il y a un manque de moyens.
29:02Certainement,
29:02mais il y a surtout
29:03un manque de volonté politique.
29:05La volonté politique,
29:06aujourd'hui,
29:06c'est d'empêcher une certaine partie
29:07d'arriver au pouvoir.
29:08Excusez-moi,
29:10je l'ai dit d'ailleurs
29:10au début du débat des Vraies Voix,
29:12j'ai dit,
29:12pour réformer la justice,
29:14il y a besoin d'une qualité,
29:16avant tout,
29:16du courage.
29:18C'est ça, non ?
29:19Tout à fait.
29:20Où Philippe Dussière nous a dit que non.
29:22Pourtant,
29:22c'est la réalité des choses.
29:24Ah, mais je crois que...
29:24Et redéployer les moyens.
29:26Redéployer les moyens.
29:27De la volonté et du courage.
29:29Mais avoir la volonté,
29:30c'est bien.
29:31Si vous n'avez pas le courage,
29:31ce n'est pas la peine.
29:33Merci beaucoup à tous
29:34pour vos bons témoignages.
29:35Vos témoignages très intéressants.
29:37Corinne,
29:38Richard,
29:38Paul,
29:39évidemment,
29:39Pascal.
29:40On va parler des profs maintenant,
29:42François-Louis Bourneau.
29:43Absolument.
29:43D'ailleurs,
29:43est-ce que vous trouvez
29:44que le niveau des enseignants
29:46a baissé ?
29:46Vous êtes parent d'élève,
29:48vous êtes peut-être
29:49vous-même professeur,
29:50pardon.
29:50Dites-le-nous 0826-300-300.
29:52On ferait une petite référence.
29:53Tiens,
29:54un philosophe,
29:55Philippe.
29:55Philippe Nemo.
29:56Philippe comme vous,
29:57Nemo comme le poisson.
29:58Ou comme le capitaine.
29:59Ou comme le capitaine.
30:00il a dit quelque chose
30:01de très intéressant
30:02justement sur ce niveau
30:03des professeurs qui baissent.
30:04On dit oui,
30:05le niveau des élèves baisse,
30:06mais il n'y a pas que ça.
30:07On en parle dans un instant.
30:12Retour des vraies voix
30:13font parler la France
30:14pour cette dernière ligne droite
30:15avec un sujet
30:16que les auditeurs
30:17de Sud Radio
30:18aiment beaucoup,
30:19François-Louis.
30:19Et oui,
30:20puisque quand on parle
30:20de l'enseignement,
30:21on sait que vous êtes
30:22au rendez-vous.
30:24Tiens,
30:24d'ailleurs,
30:24vous n'êtes pas
30:25parent d'élève,
30:25peut-être vous-même enseignant
30:27et vous trouvez
30:27que le niveau
30:28des profs baisse.
30:29Alors,
30:30on parle de tout type
30:31d'enseignement.
30:31Ça peut aller du secondaire,
30:33Philippe,
30:33on parle de tout.
30:34D'ailleurs,
30:35il y a un philosophe,
30:37Philippe Nemo,
30:38qui a dit
30:39« Comment voulez-vous
30:40que des gens
30:40qui ne savent rien
30:42séduisent les élèves ?
30:43Ils savent beaucoup moins
30:45que leurs prédécesseurs. »
30:46Voilà ce qu'il dit.
30:46C'est une pique
30:47assez acérée,
30:48on peut le dire,
30:49Philippe,
30:49contre le niveau
30:50des professeurs
30:50qui visiblement
30:51a tendance à baisser.
30:53Alors,
30:53on va en parler
30:54dans un instant.
30:54Philippe,
30:55est-ce que vous êtes prêts ?
30:56Eh bien,
30:56on est prêts.
30:57Ben,
30:57parfait.
30:58On va avoir
30:58Nathalie de Lessonne
30:59qui est avec nous.
31:00Bonsoir,
31:00Nathalie.
31:01Bonsoir,
31:01Nathalie.
31:02Vous êtes professeure
31:03d'anglais au lycée,
31:05donc.
31:05Alors,
31:05good evening.
31:06Good evening,
31:07Nathalie.
31:08Est-ce que le niveau,
31:09alors bien sûr,
31:10on va parler du niveau
31:11d'anglais avec vous,
31:11mais de manière aussi générale,
31:13est-ce que le niveau
31:14des enseignants
31:14est plutôt en baisse
31:15ces dernières années ?
31:17Je pense que oui.
31:18D'accord.
31:19Oui,
31:19oui.
31:19Alors,
31:19on vous écoute,
31:20pourquoi ?
31:21Parce que je pense
31:22que le recrutement
31:23avec,
31:24il y a des concours
31:25internes
31:26qui ne sont pas au niveau.
31:27Oui.
31:28Il y a des concours
31:28internes sur dossier.
31:30Quand on voit
31:31les collègues,
31:32on voit bien
31:33qu'il y a des manques.
31:34Oui.
31:35En français notamment.
31:37Et en anglais aussi,
31:38d'ailleurs.
31:39Oui.
31:39Dans les deux langues,
31:40dans la langue d'arrivée
31:41et dans la langue natale.
31:43Et on voit bien
31:44que le niveau cultural
31:44n'y est pas.
31:46Donc,
31:47je pense qu'effectivement,
31:47pour intéresser nos élèves,
31:49il faut aussi que nous-mêmes
31:50soyons largement supérieurs
31:52et très cultivés
31:53pour se faire.
31:55Et je pense
31:55que ce n'est plus le cas.
31:57Et vous avez
31:58combien d'années
31:59d'enseignement
31:59derrière vous,
32:00Nathalie ?
32:0030 ans.
32:01Ah oui,
32:02donc vous avez vu,
32:03c'est une dégradation
32:05qui a eu lieu
32:05pour vous
32:06de manière linéaire
32:07ou c'est consécutif
32:09à certains changements
32:10des modes de recrutement,
32:12à une réforme ratée,
32:13à quoi ?
32:14À tout.
32:15À tout ?
32:15C'est successif.
32:17C'est linéaire.
32:19Après,
32:19c'est accéléré
32:20par les réformes
32:21et c'est accéléré
32:23par la moindre exigence,
32:24en fait.
32:25On n'est pas très exigeants
32:26et on laisse...
32:29Voilà,
32:29donc c'est un empilement,
32:30en fait.
32:31C'est un mille feuilles.
32:32D'accord.
32:33Alors,
32:33Nathalie,
32:34restez avec nous.
32:35Nous avons
32:36une autre enseignante
32:38au 0826 300 300.
32:40On est avec Laure
32:41qui nous vient de Charente.
32:42Bonsoir, Laure.
32:42Bonsoir, Laure.
32:44Bonsoir à vous.
32:45Bonsoir à tous.
32:46On parle donc
32:47du niveau des enseignants,
32:48je me permets juste,
32:49mais il ne faut pas oublier aussi
32:50qu'il y a eu une réforme du CAPES,
32:53donc c'est ce fameux...
32:54...
32:54...
32:54D'on parlait notamment.
32:55Voilà,
32:56il faut le rappeler.
32:57Est-ce que pour vous,
32:58le niveau d'entrée,
32:59on va dire,
32:59des enseignants
33:00n'est pas assez élevé ?
33:02On vous écoute.
33:04Alors,
33:04déjà,
33:05je me permets de dire
33:05que je suis très choquée
33:06par la citation
33:07qui a été lue
33:08en début de l'intervention.
33:10De Philippe Némo,
33:11philosophe.
33:12Profondément choquée.
33:13D'accord.
33:14En même temps,
33:15on passe tous
33:15pour des gros fainéants,
33:17c'est souvent sur des forums,
33:18sur des plateformes
33:19de discussion.
33:20Alors,
33:21je vous coupe,
33:21ce n'était pas sur un réseau social,
33:23c'était sur la chaîne LCP.
33:24Oui,
33:24oui,
33:25non,
33:25mais je n'en doute pas,
33:25mais simplement,
33:26c'est quand même
33:28un peu une constante.
33:30Moi,
33:30je suis aussi une vieille enseignante,
33:31je suis retraite
33:32dans deux ans.
33:33D'accord.
33:34Je suis du premier degré.
33:38Il y a eu quand même
33:39des années en arrière
33:40où on était recruté
33:41à BAC,
33:42après BAC plus 2,
33:42BAC plus 3,
33:43maintenant BAC plus 5.
33:46Les niveaux de recrutement
33:48sont extrêmement exigeants.
33:51De ce que je vois autour de moi,
33:53le niveau est très exigeant.
33:56Même les concours internes,
33:57alors certainement,
33:58oui,
33:58peut-être que je rejoins
33:59la collègue
33:59sur les disciplines déficitaires
34:03en public,
34:04c'est-à-dire maths français.
34:05Pour le reste,
34:06je ne connais pas tout.
34:07Je sais que prof-doc interne,
34:08c'est une dinguerie à avoir,
34:10comme disent les jeunes.
34:11Vous avez quoi, prof-doc ?
34:13Professeur documentaliste.
34:14Ah d'accord,
34:15ok, pardon.
34:15Je suis désolée,
34:16c'est vrai qu'on a tous
34:17notre langage à nous.
34:18Pas de problème.
34:19Oui, oui,
34:19c'est un concours interne
34:21qui a 30 postes à l'année.
34:23Ah oui,
34:24c'est pas beaucoup.
34:24Sur la France entière.
34:26Oui, c'est pas beaucoup.
34:26Non, il n'y en a même pas un
34:27par académie,
34:27il n'y en a même pas un.
34:28Donc voilà.
34:29D'accord.
34:29Non, non,
34:29les exigences sont énormes.
34:32Par contre,
34:33ben oui,
34:34on recrute des contractuels,
34:36ce qui ne veut pas dire
34:36qu'ils font mal leur travail.
34:38Mais ils sont beaucoup moins payés.
34:39C'est des mouchoirs jetables,
34:40on les déplace
34:41pas année en année.
34:42Ils ne sont pas
34:43plusieurs années de suite
34:44pour la majorité.
34:47Et les réformes,
34:48oui, évidemment,
34:49les réformes sont multiples.
34:51Mais j'ai envie de dire
34:51que tant...
34:52Moi, je suis complètement dégoûtée
34:54de mon métier,
34:55donc voilà.
34:56Par contre,
34:56tant qu'on ne réexigera pas...
34:58Ce n'est pas tant des enseignants
34:59qu'on demanderait
35:00un petit peu de niveau.
35:03Parce que moi,
35:03ce que je vois dans les concours,
35:04le niveau n'est pas très élevé.
35:06Le problème,
35:06il est surtout que chez les élèves,
35:08on ne demande plus rien.
35:10Plus rien du tout.
35:11Donc,
35:13je ne sais pas,
35:14je ne partage pas du tout
35:15ce qui a été dit précédemment,
35:17sauf dans les filières
35:19où il manque d'enseignants.
35:20Et quand bien même,
35:21il manque d'enseignants,
35:22mais ils recrutent
35:25des contractuels
35:26quand ils ont un peu de moyens.
35:27Parce que nous,
35:27en ce moment,
35:28dans le premier degré,
35:28ils n'en recrutent pas
35:29et n'ont plus de sous,
35:30dit-on.
35:31Et puis,
35:34comment...
35:34Il y a aussi une...
35:35Pardon,
35:35je vais utiliser un mot
35:36un peu vulgaire,
35:37mais une fumisterie actuellement
35:38qui est diffusée,
35:41mais par les gens
35:42qui ne sont pas de l'intérieur.
35:43C'est qu'on revient,
35:44donc,
35:44pour les professeurs des écoles
35:45à Bac plus 3.
35:47Et je comprends tellement
35:49les jeunes à Bac plus 5
35:50qui ne viennent pas se faire suer
35:51avec tout ce qu'on subit.
35:53Oui.
35:54Donc,
35:54ils ont mis Bac plus 3.
35:55Sauf que derrière cette façade,
35:58les jeunes,
35:59ils ne le savent pas
36:00forcément en entrant,
36:02mais ils vont devoir quand même
36:03passer un master.
36:04En deux ans,
36:04en plus du concours,
36:05en plus des exigences,
36:06des inspections,
36:07en plus de la difficulté
36:10d'enseigner aujourd'hui,
36:12moi,
36:13je suis atterrée.
36:15atterrée.
36:17Alors,
36:19Nathalie est avec nous,
36:20toujours avec nous.
36:21Vous êtes deux collègues.
36:22Vous pouvez échanger.
36:23Nathalie,
36:24qu'est-ce que vous voulez répondre,
36:24alors ?
36:26Non,
36:26non,
36:26je pense que,
36:27au niveau du concours externe
36:28pour les matières disciplinaires,
36:31maths,
36:31français,
36:31anglais,
36:31je pense que le concours est dur
36:33et les recrutements sont corrects.
36:35Pas de souci.
36:36Mais pour les concours internes
36:38et les concours,
36:39si vous voulez,
36:40de validation d'ancienneté
36:41avec des dossiers à présenter
36:43en RAEP,
36:43non,
36:44mais le niveau,
36:44il est minable.
36:46En RAEP,
36:46c'est ça ?
36:47Oui,
36:48en RAEP,
36:49c'est-à-dire que c'est un peu une VAE.
36:52Valorisation des acquis,
36:55c'est l'expérience,
36:56c'est ça.
36:57Le niveau est minable.
36:59Nous,
37:00on les appelle les diplômes surprise.
37:02Donc,
37:03on voit bien,
37:04on voit bien le cours,
37:05comment il est fait,
37:05il n'y a pas de rigueur,
37:06pas de culture,
37:08il n'y a pas,
37:08ça ne colle pas.
37:09Alors,
37:09je ne dis pas que c'est tout le monde,
37:11pas du tout,
37:12mais je dis qu'il y a des grosses,
37:13différences dans le recrutement
37:14des enseignants.
37:15Par contre,
37:16pas pour les concours externes,
37:17les concours externes sont toujours
37:17très exigeants.
37:18Les internes,
37:19ouf !
37:20Non,
37:21ça ne colle pas.
37:22Mais Laure,
37:22je voudrais vous poser une question,
37:23parce que j'ai pas mal d'enseignants
37:25dans la famille,
37:25mes deux sœurs étaient enseignantes,
37:27mais elles sont en retraite,
37:28mes deux nièces sont enseignantes,
37:31professeurs des écoles.
37:33Moi,
37:33mes deux sœurs étaient rentrées
37:34dans l'éducation nationale
37:35dans les années 70,
37:36avec le bac.
37:38C'est ça.
37:38Et
37:40mes nièces,
37:40ils sont rentrés
37:41à bac plus 5,
37:42je crois.
37:43Est-ce que c'est pas quand même
37:44la preuve que le niveau du bac
37:45s'est effondré
37:46pour faire le même métier
37:47à l'époque ?
37:48Le bac suffisait,
37:49aujourd'hui,
37:49il faut bac plus 5.
37:51Alors,
37:51il y a certainement
37:52une part de vrai
37:54dans ce que vous dites,
37:55oui,
37:55ça c'est sûr que les examens,
37:57j'ai envie de vous dire que,
37:58alors,
37:59je ne sais pas ce qui va changer
38:00puisqu'il y a des nouveaux discours
38:01actuellement en vogue,
38:02il y a les élections qui approchent,
38:03donc forcément,
38:04mais soit disant
38:05qu'on va avoir un petit peu
38:06plus d'exigence au concours,
38:07mais avant,
38:08pour ne pas avoir un diplôme,
38:09je parle dans le secondaire,
38:11il ne fallait
38:11ne pas se présenter,
38:13moi j'ai assisté
38:13à des choses de dingue,
38:15je n'ai même pas envie
38:16de les décrire
38:17tellement vous ne me croiriez pas,
38:18mais en tout cas,
38:19il faut ne pas être présent
38:21pour ne pas avoir le diplôme,
38:22ça se résume à ça
38:23et je suis d'accord
38:24et en ce sens-là,
38:24je rejoins la collègue.
38:26Nathalie.
38:27Oui, pardon,
38:28Nathalie.
38:29En revanche,
38:31les niveaux de concours interne,
38:33alors moi je ne sais pas,
38:35mais ce n'est pas du tout
38:36ce que j'observe,
38:37le niveau d'exigence
38:38est extrêmement difficile,
38:41pour y être passé,
38:43il n'y a pas si longtemps que ça,
38:45donc moi je ne sais pas,
38:49je ne sais pas,
38:50je me questionne quand même
38:52parce que moi qui ai fait
38:54beaucoup d'académies,
38:55plusieurs académies,
38:55pas beaucoup,
38:56pardon,
38:56plusieurs académies,
38:58je l'ai constaté
38:59dans toutes les académies,
39:00c'est le niveau
39:04qui est extrêmement exigeant
39:05et derrière,
39:06on a une grande exigence
39:07à l'égard des enseignants,
39:09une très grande exigence
39:10à l'égard des enseignants
39:11qui est totalement démesurée
39:13avec le respect
39:14qu'on doit
39:15aux contractuels
39:16ou à ceux
39:17qui l'ont eu
39:18de façon interne
39:18et on va en V.A.E.
39:20alors moi,
39:21très honnêtement,
39:22qui est 60 ans,
39:23je n'en connais aucun.
39:25D'accord,
39:26alors on va faire réagir Nathalie.
39:27Nathalie,
39:27je vous pose la même question
39:28sur le bac
39:29et Laure a mis le doigt
39:31sur quelque chose,
39:32on demande beaucoup
39:32aux enseignants,
39:33je vous l'ai dit,
39:34pour être dans une famille
39:35où il y a des enseignants,
39:36il y a une chose
39:37qui leur fout une trouille
39:38mais dès qu'ils apprennent
39:39la nouvelle,
39:40c'est quand il y a
39:40une inspection,
39:42je vais vous dire,
39:43je vais rappeler
39:43un vieux souvenir
39:44de service militaire,
39:45ça n'a pas dû vous conserver
39:46vous et Laure,
39:46mais c'est comme
39:47quand un général
39:48passe dans un régiment,
39:49là,
39:50il faut que tout brille
39:51du sol au plafond
39:52et est-ce que
39:52ce n'est pas quand même
39:53un peu de réalité,
39:54oui ou non ?
39:56Alors,
39:57la première question,
39:58c'est sur le bac,
39:59est-ce que le bac,
40:00oui,
40:00c'est évident,
40:01oui,
40:02le bac est dévalorisé,
40:03c'est évident
40:04et de toute façon,
40:04c'est fait pour
40:05puisqu'en fin de compte,
40:06on en met moins
40:07dans la tête des enseignants
40:08pour qu'ils en mettent
40:09moins dans la tête
40:10des élèves,
40:11de toute façon,
40:11on ne peut pas
40:12fournir de boulot
40:12à tout le monde
40:13autant qu'il y ait
40:14un petit peu de massacre.
40:15Voilà,
40:16je vais le résumer comme ça
40:17et la deuxième question,
40:18vous disiez que c'était,
40:19ah oui,
40:20on est très exigeants.
40:21L'inspection,
40:21moi je vois quand un membre
40:22de ma famille est inspecté,
40:24qu'elle le sait,
40:25mais alors le jour même,
40:27là c'est le gros stress
40:27alors que l'inspection
40:28c'est deux mois
40:29ou un mois
40:29ou trois mois après,
40:30je ne sais pas trop
40:31et ça arrive une fois
40:32tous les trois,
40:33quatre ans quoi.
40:34Non,
40:34les textes,
40:35c'est qu'un jour avant
40:35puisqu'on a revu
40:36les rendez-vous de carrière,
40:38donc c'est qu'un jour avant
40:39dans notre boîte académique
40:41où on le sait,
40:42ah oui,
40:42c'est très exigeant,
40:44c'est même politique,
40:45moi je me rappelle,
40:49le type m'avait dit,
40:50bon ben,
40:51si c'est lui qui passe,
40:53de toute façon,
40:54comme il n'y aura pas
40:54d'inspecteur,
40:56je vous augmente,
40:57bon,
40:58si c'est lui qui passe,
41:00bon ben,
41:00comme il veut encore bien
41:01de nous,
41:02je vous reverrai encore une fois,
41:04donc je ne vous en montrerai
41:05pas forcément,
41:06non mais un truc de fou,
41:07j'ai cru que c'était lunaire,
41:09mon inspection était lunaire.
41:11Ah oui,
41:11ça c'est fou.
41:12Il n'a pas dit cash comme ça,
41:13mais il me laissait comprendre.
41:15Bon,
41:16d'accord,
41:16j'ai,
41:17bon,
41:17c'était,
41:18c'était,
41:18c'est politique,
41:19c'est à la fois politique,
41:20à la fois c'est très dur,
41:21parfois ils ne sont vraiment
41:22pas très bienveillants,
41:24pour en fait,
41:25un déroulé de carrière,
41:26de salaire,
41:27vraiment,
41:27bon,
41:28on va dire minable.
41:29Laure,
41:30les inspections,
41:31c'est vraiment un gros stress
41:33pour vous,
41:33les enseignants ?
41:34bon,
41:35c'est là aussi,
41:38si on se comportait
41:39de 10%
41:40de ce que les inspecteurs
41:42nous font,
41:43on se serait foutre dehors,
41:44parce qu'il faut qu'on soit
41:47tout à l'eau de rose
41:48pour nos élèves,
41:48puisqu'ils sont tous merveilleux,
41:50ils sont tous magnifiques,
41:51ils sont tous...
41:52C'est plus des petits génies ?
41:53Ils ne savont pas.
41:54Pardon ?
41:54C'est plus des petits génies,
41:55c'est ça ?
41:56Ah bah oui,
41:57déjà,
41:57les parents,
41:58pour eux les parents déjà,
41:58donc ils ne veulent entendre que ça,
42:00mais nous,
42:01on est massacrés.
42:02une fois,
42:03j'ai eu un inspecteur,
42:04alors il a vite grimpé,
42:05parce qu'il y a aussi ça,
42:06c'est que les inspecteurs
42:07grimpent vite,
42:07ils grimpent sur certaines choses.
42:09D'accord.
42:10Je vous parle de ça
42:11il y a 15-20 ans,
42:13un inspecteur
42:15a clasché comme ça
42:16en disant,
42:17de toute façon,
42:17vous êtes fonctionnaire
42:18pour fonctionner.
42:20Ah oui.
42:22Donc,
42:22on n'était déjà plus amené
42:23à réfléchir.
42:24Oui,
42:24un fonctionnaire,
42:25ça fonctionne.
42:26Mon grand-père
42:26qui était policier de police
42:28me disait ça,
42:29mais je crois que c'est un homme politique
42:30qui avait dit
42:30un fonctionnaire,
42:31ça fonctionne.
42:31Comme Chirac disait,
42:32un chef,
42:33c'est fait pour cheffer.
42:34On le dit souvent aussi,
42:35ça les chef-chef.
42:36Ça c'est sûr,
42:37vu ce qu'on a autour de nous,
42:38merci.
42:40Mais c'est le système
42:41qui veut ça.
42:42Un fonctionnaire,
42:43ça fonctionne,
42:44oui.
42:45Ah oui,
42:45mais c'est fou.
42:45Mais par contre,
42:46moi je ne vois pas,
42:47perso,
42:48vraiment,
42:48alors peut-être que
42:49je ne suis pas très objectif,
42:51c'est possible,
42:52mais là,
42:53à l'instant,
42:54je ne vois pas encore
42:55de dégringolade,
42:56mais je pense que quand même,
42:58effectivement,
42:58dans les années à venir,
43:00vu que les niveaux baissent,
43:01et ce depuis très longtemps.
43:03Et je rejoins Nathalie
43:04qui dit que c'est politique.
43:05Et oui,
43:06il faut bien faire
43:07du réarmement démographique,
43:09donc tout est dit.
43:10Très bien.
43:11Voilà.
43:12Le niveau va baisser
43:15obligatoirement.
43:16Merci à toutes les deux.
43:18Merci Laure
43:18et merci Nathalie,
43:19François-Louis.
43:20Absolument,
43:20Philippe.
43:21Merci Nathalie,
43:21merci Laure,
43:22vous l'avez dit.
43:22On est toujours ravis
43:24de recevoir vos témoignages.
43:25Alors parfois,
43:25ils sont durs,
43:26mais il faut les entendre,
43:27il faut prendre la parole,
43:28c'est très important.
43:28Et justement,
43:29avec Philippe,
43:30de 19h à 20h,
43:31on vous réserve ce créneau
43:32dans les Briois
43:32pour me parler à la France
43:33pour prendre la parole.
43:34Philippe,
43:34on se retrouve demain ?
43:35Et puis oui,
43:35et puis je participe
43:36à dessus de radio.fr
43:37pour des sujets.
43:38On se retrouve demain
43:40à 19h,
43:40absolument.
43:41Absolument,
43:41et puis 17h avec les vrais voix.
43:43Oui,
43:43sans Cécile de Ménibus,
43:45mais il y aura les vrais voix aussi.
43:46Et vous serez là,
43:47et on sera là
43:47à partir de 19h.
43:48Allez,
43:48très bonne soirée à vous.
43:49A tout de suite,
43:49Magali Berda.
43:5219h20,
43:52les vrais voix font parler la France.
Commentaires

Recommandations