00:00Ma première réaction, c'est qu'il parle depuis le Monténégro pour essayer de se dédouaner de sa responsabilité.
00:10Je suis désolé, je ne vais pas être gentil, mais je ne suis pas là pour ça.
00:18Il parle de responsabilité.
00:22L'honneur de la politique, et je sais ce que c'est, j'ai été un homme public pendant longtemps,
00:29l'honneur de la politique, c'est qu'on assume sa responsabilité.
00:34Et c'est pour ça d'ailleurs qu'il y a le mot démission.
00:37Quand on ne veut pas assumer sa responsabilité, ou que le peuple vous renvoie.
00:43Parce que là, il est à la tête de l'État au nom de toutes les familles de France,
00:48et on a vu depuis dix ans comment tout s'écroule.
00:51C'est le commandant du Titanic qui vient nous expliquer à la télévision,
00:55« Je ne comprends pas comment le Titanic a pu couler, mais bonhomme, c'est toi qui commandes. »
01:02Avec tes flûtistes, Darmanin et les autres.
01:05Et donc, moi, je demande de manière solennelle, personnelle, et au nom de beaucoup de Français,
01:12« Monsieur le Président, il faut partir. »
01:16Vous devez démissionner.
01:17C'est une question de décence, de dignité.
01:21Il faut partir, tout de suite.
01:24Et je vais vous expliquer pourquoi.
01:27C'est que depuis dix ans,
01:33La justice française ne juge plus au nom du peuple.
01:39Et c'est de votre faute.
01:42Parce que vous avez transféré la souveraineté.
01:45La justice, normalement, juge au nom de la souveraineté du peuple.
01:51C'est le peuple qui est souverain.
01:52La justice, par délégation du peuple, juge les criminels.
01:58Mais à partir du moment où M. Macron, Président de la République française,
02:02n'a qu'une préoccupation en tête, c'est de transférer la souveraineté à l'Europe,
02:07ce fameux concept, ce fameux fantasme du discours de la Sorbonne de 2019,
02:12de la souveraineté européenne,
02:15alors la justice juge au nom de qui, au nom de quoi ?
02:19Ah oui, de l'État de droit.
02:22C'est donc l'État de droit qui a remplacé le peuple.
02:26Et on comprend ce que ça veut dire, l'État de droit.
02:29L'État de droit, c'est un bidule idéologique inventé par les juges, par les juristes.
02:35Vous savez, Royer Collard disait,
02:37les révolutions commencent toujours avec les juristes,
02:39elles se terminent toujours sans eux.
02:41L'État de droit, c'est quoi ?
02:44C'est une double préférence.
02:47C'est la préférence pour l'étranger sur le national et la préférence du criminel sur la victime.
02:56On est là, dans le sujet, au cœur du sujet.
03:01Et puis, après avoir transféré la souveraineté et donc avoir rendu les juges orphelins du peuple
03:12et inventeurs de leur propre État de droit,
03:15de leur propre jurisprudence sous la houlette des juges européens
03:20et de la Cour européenne des droits de l'homme,
03:22qui fait naturellement n'importe quoi par rapport aux familles
03:25et par rapport aux principes de la vie,
03:28vous avez aussi, vous avez trituré la vie.
03:31Alors, vous venez vous faire le défenseur de la vie des enfants,
03:37alors même que vous avez en dix ans
03:40fait de la vie qui était un absolu,
03:44quelque chose de relatif.
03:46Vous avez mis dans la Constitution
03:51la fin des enfants à naître,
03:53dans la Constitution.
03:56Et vous êtes en train de faire voter
03:58à Marche Forcée, le 14 juillet,
04:01une loi
04:03qui nous met sur la voie de l'eugénisme,
04:06c'est-à-dire de l'enfant parfait, du vieillard parfait.
04:08Et qu'est-ce que vous croyez que la société pense de tout ça ?
04:12La société, elle marche au rythme
04:14de nos responsables.
04:16Si on dit à la société,
04:18aux enfants, aux criminels,
04:19à ceux qui sont des innocents
04:21ou qui ne le sont pas,
04:22voilà, pour tout le monde, ça sera le même tarif,
04:24la vie devient relative.
04:26Parce que ce qui compte, c'est la société hédoniste.
04:29Vous avez massacré la famille,
04:31un papa et une maman.
04:33Vous avez trituré la société,
04:35vous vous êtes fait fausser un promettien,
04:37vous avez voulu jouer avec tout ça.
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