00:00Vous avez plusieurs sujets. Déjà le premier sujet, je vous écoutais avant de rentrer dans le plateau.
00:04J'ai entendu plusieurs mots. J'ai entendu le mot terreur, choc, émotion.
00:08Évidemment, on se met à la place des parents, puisque tout ça, et c'est pour ça qu'on est
00:13là ce soir,
00:13ça mène quand même à la mort probablement d'une jeune fille.
00:18Donc évidemment, toute ma compassion pour la famille de cette jeune fille.
00:23Ensuite, la deuxième chose, c'est qu'on va parler responsabilité systémique, comme vous avez pu dire,
00:27éventuellement responsabilité individuelle. Mais avant de dire tout ça, peut-être quand même rappeler un peu le cadre,
00:33c'est que quand vous êtes magistrat, quand vous êtes gendarme, comme quand vous êtes professeur,
00:37que vous travaillez à l'hôpital, vous vous levez tous les matins, c'est pour aider et protéger.
00:41Et que donc, de toute manière, quel que soit le niveau de responsabilité des uns et des autres,
00:45c'est un échec collectif pour tout le monde, y compris pour les magistrats.
00:49Et je me mets à la place des collègues, quel que soit, une fois de plus, le niveau de responsabilité
00:53individuelle
00:54qui sera objectif et par l'enquête administrative, j'imagine que ce soir, ils sont mortifiés.
00:59Parce qu'en vérité, peu importe qu'ils aient bien fait ou qu'ils aient mal fait les choses,
01:03in fine, il y a une jeune fille, une petite fille qui est morte.
01:06Et donc, c'est un échec, c'est l'échec d'un système, c'est l'échec de l'État
01:09dans son ensemble,
01:10puisque on voit bien que ce qui se dessine, c'est que vous avez probablement à la fois des dysfonctionnements
01:15du côté du ministère de la Justice, probablement du côté des gendarmes,
01:18probablement même de l'éducation nationale avec des interrogations sur des signalements.
01:22Et donc, c'est un échec collectif.
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