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  • il y a 49 minutes
Lors de l'émission Face à l'info du 4 juin, la journaliste Gabrielle Cluzel est revenue sur la disparition de Lyhanna : «Qui va protéger nos enfants ? Qui va sortir dans la rue manifester ? Il y a un MeToo pour protéger les femmes, et je remarque qu'il n'y a pas de MeToo pour les petites filles, pourtant elles sont encore plus vulnérables».

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Transcription
00:00Est-ce qu'il faudrait, là, lancer un MeToo pour enfants, Gabriel Cluzel ?
00:06Non, mais c'est vraiment la question.
00:09Une partie de la question, ce soir, toutes les mères et tous les pères
00:13et même tous les Français, du reste, parents ou non, ont le cœur bouleversé,
00:15mais révoltés aussi, parce que quand ces individus n'ont pas été détectés,
00:19quand ce sont des primo-délinquants, on est tristes,
00:22mais on se dit que c'est la fatalité, là, ce n'est pas le cas.
00:26Un lycée l'avait même écarté de son poste d'agent d'entretien.
00:30Pour ces désagissements suspects, donc on suit, c'est vrai, les recherches.
00:34Moi, je veux qu'on s'arrête un instant sur les parents.
00:37Imaginez la douleur, c'est très dur de perdre un enfant,
00:40mais quand on l'a perdue dans ces circonstances, on ne sait pas où il est,
00:43on ne sait pas s'il a eu peur, on ne sait pas s'il a souffert,
00:45on ne sait pas s'il est encore en vie, et ça, c'est absolument épouvantable.
00:49Et puis, il y a un sentiment de culpabilité absolument irrationnel,
00:55mais c'est ainsi, des parents, ils sont là pour protéger leurs enfants,
00:57et ils se disent toujours, qu'est-ce que j'aurais dû faire, pas faire,
00:59même s'ils les ont mis en garde, en l'occurrence, je crois que c'est le cas.
01:02Eh bien, il y a ce sentiment, donc c'est vraiment une double peine.
01:05On imagine les heures terribles actuellement, là, qui s'écoulent durant l'identification,
01:09et je pense que c'est important de penser à eux.
01:12Et c'est vrai que ce drame terrible concomitant aux périscolaires parisiens,
01:16même si ce n'est pas, évidemment, les mêmes circonstances,
01:18la même gravité mortelle, cela commence à faire beaucoup, non ?
01:23Je pense que beaucoup de Français se disent ça.
01:26Qui va protéger nos enfants ?
01:27Qui va sortir dans la rue, manifester ?
01:30Il y a un MeToo pour protéger les femmes,
01:31et je remarque qu'il n'y a pas de MeToo pour protéger les petites filles,
01:34pourtant elles sont encore plus vulnérables.
01:35Merci de tous les prédateurs.
01:39On va dire qu'elles sont plus vulnérables que des actrices, par exemple,
01:43certes à plaindre, et parfois sous emprusse,
01:45mais qui sont néanmoins adultes.
01:46Là, c'est vraiment des petites filles.
01:48Et c'est un peu comme les dames âgées, d'ailleurs.
01:51J'ai remarqué qu'elles sont écartées du champ de la féminité,
01:54comme si elles n'étaient pas des femmes.
01:55On ne s'en occupe pas, les mouvements MeToo ne les concernent pas.
02:01Et MeToo ou pas MeToo, on peut être d'accord ou pas d'accord sur le mot,
02:04mais néanmoins, au vu du nombre de victimes présumées,
02:07le simple cas du périscolaire parisien aurait dû susciter une révolte dans la rue,
02:13ou en tout cas des manifestations dans la rue,
02:14et un plan Marshall de protection de l'enfance.
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