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Avec Amaury Bucco, journaliste à Valeurs Actuelles / Nicolas (prénom modifié), victime de l'agression
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NewsTranscription
00:00France dans tous ses états, le fait du jour.
00:03Quelques jours après les émeutes commises en marche de la victoire du PSG samedi soir,
00:06de nombreux incidents sont mis en lumière, cambriolage, agression, coup de couteau et passage à tabac pour une cigarette.
00:12C'est ce qui est arrivé à un père de famille dans le 16e arrondissement,
00:15tabassé pour avoir refusé de donner une cigarette à des jeunes ultra-violents.
00:18Il est avec nous aujourd'hui par téléphone, accompagné du journaliste de Valeurs Actuelles, Amori Bucco,
00:23qui a révélé cette histoire. Bonjour messieurs.
00:26Bonjour Amori Bucco.
00:27Bonjour Périgo.
00:27Merci d'être avec nous en direct et en studio sur Sud Radio pour continuer à inventorier ce que l
00:34'on apprend de cette soirée.
00:35A chaque jour son lot, j'allais dire, d'aberrations, de dysfonctionnements de l'état et surtout de violences dans
00:42la rue,
00:43de violences émeutières.
00:45Et là nous avons le témoignage, Amori, vous allez nous raconter ce qui s'est passé,
00:49d'un Parisien, d'un Français qui rentre chez lui tranquillement,
00:52c'est même pas quelqu'un qui est impliqué dans le football.
00:54Non, c'est ça.
00:55Et qui se fait, je pense qu'il n'a pas de cigarette tout simplement, ça m'est arrivé de
00:59dire, je ne fume pas.
00:59Alors lui, en l'occurrence, il fume.
01:01Il fumait à ce moment-là.
01:03Et donc c'est pour ça, je pense qu'il vous le racontera mieux que moi.
01:05Mais lui, effectivement, ce qu'il m'a raconté, c'est qu'il rentrait, en fait, il avait raccompagné un
01:09monsieur âgé chez lui.
01:11Il rentre chez lui à pied tranquillement.
01:12Alors déjà, l'ambiance dans le quartier est extrêmement...
01:15On est dans le 16e ou non ?
01:15On est dans le 16e, c'est très chaotique, c'est à Londres, l'avenue Paul Doumer.
01:19On a des vidéos de riverains qui montrent qu'il y a des rodéos, des jeunes qui crient, il y
01:24a des tirs de mortier.
01:25Enfin, c'est vraiment chaotique.
01:28Donc, une ambiance assez hostile de revanche.
01:31Et c'est dans ce contexte qu'effectivement, il croise un groupe de jeunes.
01:33De revanche ?
01:34De revanche, oui, un côté conquête de territoire, voyez-lui.
01:37Mais on avait gagné.
01:37Ah oui, d'accord, oui, oui, parce qu'on avait gagné, d'accord.
01:39Non, non, non, vous avez raison.
01:40Donc, on n'est plus dans le football.
01:41Non, non, non, bien sûr.
01:42On est dans le conflit social et politique, d'accord.
01:44Pour moi, c'était plus une revanche de territoire, c'est-à-dire des jeunes qui, en général, venaient de
01:47l'extérieur de Paris
01:48et qui prenaient possession de Paris pour célébrer à leur façon.
01:52Quand je dis à leur façon, c'est tout est permis, on fait ce qu'on veut, c'est notre
01:55territoire.
01:55Admettons, admettons.
01:56Et donc, Paris s'est transformé en gigantesque cité.
01:59Et c'est dans ce contexte, donc, qu'il croise un groupe de jeunes dont certains portent un maillot du
02:02PSG,
02:02d'autres sont torse nus, comme beaucoup de personnes cette nuit-là.
02:06Et c'est comme ça qu'il se fait lyncher sur un bout de trottoir.
02:09Et après, il appelle la police et personne ne répond parce que la police s'est débordée cette nuit-là.
02:12Eh bien, justement, nous avons Nicolas.
02:14Bonjour, Nicolas.
02:16Bonjour.
02:16Merci, merci de témoigner de ce qui vous est arrivé samedi soir à Paris.
02:22Merci de témoigner à l'antenne.
02:24Ma première question est, aujourd'hui, avec un peu de recul,
02:29vous êtes quand même des agressions dans la rue, il y en a tout le temps,
02:33et quelquefois pour un regard, pour un sourire mal placé, pour une cigarette refusée.
02:38Là, ce que vous avez vécu, ce n'est pas un fait divers commun.
02:42On est bien d'accord ?
02:43Tout à fait.
02:46Quand vous êtes arrivé à cet endroit-là, vous sentiez qu'il y avait un soir de maths,
02:52il y a toujours de l'animation.
02:54Là, il y avait de l'animosité.
02:55Vous sentiez que la situation était tendue, ou vous ne vous êtes pas méfié ?
02:59La situation était très tendue, rue de Passy.
03:03Oui, au cœur du 16e.
03:07En revanche, dans la petite rue, derrière, c'est le 16e, c'est calme.
03:11Et vous, vous êtes rue de Passy, justement, au moment où la tragédie survient.
03:15Je parle de tragédie, parce que vous avez subi une violence extrême.
03:18Vous êtes rue de Passy, à ce moment-là ?
03:20Non, je venais de la rue Passy, mais j'étais dans le croisement de deux petites rues, la rue des
03:25Colos et la rue Corteurbert.
03:26Et vous vous faites aborder par un petit groupe de jeunes, je suppose, qui vous demandaient une cigarette ?
03:31Alors, je veux insister sur la notion de jeunes, parce qu'ils étaient largement majeurs.
03:36D'accord.
03:37Ce n'est pas des adolescents, quoi, si je comprends bien.
03:40Pas du tout des adolescents, on va dire entre 20 et 30 ans.
03:42Ah oui, ah oui, ah oui, d'accord.
03:45Comme Amoury l'a dit, certains torse nus, d'autres avec des maillots du Paris Saint-Germain.
03:50Et ils s'approchent de vous ?
03:52On s'est croisés, en fait.
03:54Et donc, un premier me demande une cigarette, j'ai dit non, en continuant à avancer.
04:00Un autre a dit, donne ton paquet de cigarettes.
04:04J'ai dit non, j'ai continué à avancer.
04:06Il n'y a donc eu absolument aucun échange verbal.
04:11Pas d'altercation, vous ne vous engueulez pas avec eux, vous dites non et vous continuez votre chemin.
04:15Point.
04:16Fin de nous recevoir.
04:18Et eux, à ce moment-là, vous rattrapent.
04:21Et là, je prends un énorme coup de poing dans la nuque.
04:24Où ?
04:26Qui me déstabilise.
04:29J'ai une petite voix qui me dit continuez à avancer, surtout continuez à avancer.
04:34Une petite voix à l'intérieur de vous, qui vous dit surtout ne pas flancher.
04:39Et à ce moment-là, eux, continuent à vous agresser.
04:42Et là, je prends un deuxième coup, probablement plutôt un coup de pied, beaucoup plus violent, dans la tête.
04:50Parce que vous êtes au sol ?
04:52Pas encore.
04:53D'accord, vous êtes, oui.
04:55Et je pense que je suis tombé à ce moment-là, parce que c'est le trou loin.
04:59Et donc, je sens des coups qui reviennent encore.
05:03Que dans le crâme.
05:05Que dans le crâme.
05:05Oui, la scène habituelle.
05:07C'est-à-dire tabassage au sol, à coups de pied.
05:08Mais dans la tête, c'est la volonté de faire mal, à priori.
05:12Voilà, un peu le syndrome de Quentin Durant.
05:15C'est-à-dire qu'on est dans...
05:16Ça se rappelle un lynchage, ça.
05:18Quand on commence à taper quelqu'un au sol, à coups de pied, dans le ventre et dans la tête,
05:21c'est un lynchage.
05:22Comment ça se fait fini, Nicolas ?
05:24À un moment donné, ils lâchent prise, ils s'en vont ?
05:27Ou ça dure ?
05:28Alors, j'ai vu la mort, parce que ça ne s'arrêtait pas.
05:33Ce qui a probablement interrompu l'acharnement, c'est un monsieur qui a ouvert la fenêtre et qui, avec son
05:42téléphone portable, a commencé à filmer.
05:46D'accord.
05:48Et là, il y avait donc un flux de sang qui sortait, je ne sais pas d'où, mais de
05:53façon très importante.
05:55Donc là, j'ai eu peur.
05:57Votre sang, on est d'accord, évidemment.
05:58Oui, oui, mon sang, mais je ne sais pas l'endroit du corps d'où venait le sang.
06:04Je vois simplement que le flux est très important.
06:06Évidemment, des douleurs.
06:07Des douleurs à l'endroit où vous avez pris des coups, je suppose, évidemment.
06:11Pas sur le moment, parce que j'étais vraiment assommé.
06:14C'est à chaud, oui, c'est assommé.
06:16L'adrénaline, souvent, oui.
06:18Et là, une dame, qui se trouve être l'épouse du monsieur qui a ouvert la fenêtre,
06:24qui m'a dit, venez vite, venez vite, venez vous mettre à l'abri.
06:28Et donc, il m'a nettoyé, soigné.
06:31Donc, secouru par un riverain.
06:33Peu de gens dans la rue à ce moment-là, ou il y avait des gens qui auront peut-être
06:37vu,
06:37qui n'ont pas voulu insister, ou vous avez l'impression que vous étiez seul dans la rue à ce
06:43moment-là ?
06:43J'ai l'impression d'être seul, mais encore une fois, j'étais assommé.
06:47Non, mais je comprends.
06:48Et donc, vous êtes secouru par ces rivains qui vous prennent chez eux ?
06:51Voilà.
06:52Et ensuite, police, pompiers, enfin, vous êtes évacués quelque part, vers un hôpital ?
07:00Non, donc là, évidemment, le 17, comme Amory l'a dit, le 17 secours, on ne répondait pas.
07:07Moi, j'ai appelé pendant deux heures.
07:09Ah oui ? Rien ? Pendant deux heures sans réponse ?
07:12Voilà, on a appelé Samu qui ne pouvait pas envoyer d'ambulance.
07:17Et les pompiers ? Vous avez essayé les pompiers ?
07:20Alors, je n'ai pas pensé aux pompiers.
07:23Et là, ces deux personnes qui m'ont réellement sauvé ont eu la grande gentillesse de me raccompagner jusqu'à
07:28mon domicile.
07:31Donc, hallucinant, ce sont des citoyens qui vous sauvent.
07:33Les services publics sont absents parce que débordés ou...
07:36Ah, débordés, débordés ce soir-là.
07:37Débordés ou un joignet.
07:39Amory Bucco, ça nous dit quoi de ce genre de situation ?
07:42Ce qui est intéressant, c'est que les fameux riverains, moi je les ai rencontrés, qui ont été témoins de
07:45la fin de la scène,
07:46eux-mêmes étaient ce soir-là à Versailles, ils m'ont raconté, ils avaient laissé leur enfant de 9-10
07:51ans à la maison,
07:52qui en fait était en larmes parce qu'elle entendait des pétards dans tous les sens.
07:56Et ils se sont dit, on va rentrer à toute vitesse.
07:57Quand ils rentrent, la femme m'a montré des vidéos, ils voient des gens qui font n'importe quoi sur
08:02le périphérique,
08:03qui roulent sans casque, enfin je vous dis, ça ressemblait à une banlieue géante.
08:07Ils arrivent chez eux, ils appellent tous leurs autres enfants en disant, il faut rentrer à la maison.
08:10Et en fait, dans le quartier, si aussi il n'y avait pas grand monde dans la rue,
08:14c'est parce que tout le monde, on sentait que si vous voulez, vous étiez un supporter du PSG
08:18et vous aviez entre 15 et 30 ans, bon, votre place, vous pouviez être dans la rue.
08:22Mais sinon, globalement, il valait mieux rester chez soi parce qu'il y avait des charges de CRS,
08:25il y avait des tirs de mortier, des gens qui roulaient n'importe comment.
08:28Donc il y avait quand même cette impression d'être un peu assiégé dans ces quartiers
08:33où moi j'ai évolué toute la nuit et je l'ai vu, c'était assez hallucinant.
08:36Ça ressemble à un certain point aux émeutes de juin 2023, quand une espèce de guérilla urbaine,
08:42ce n'était pas à ce point-là, mais le climat était celui-là en tout cas.
08:45Alors ce qui est vrai, c'est que les émeutes de 2023, qui pour moi étaient le premier phénomène,
08:49c'est qu'on a vu que ça a envahi des centres-villes.
08:51Et là, pour moi, c'est très flagrant aussi dans ce qui s'est passé ce week-end.
08:57Et ce qui s'était un peu passé la dernière, c'est que ces émeutes ou ces violences urbaines
09:03que l'on connaissait dans des quartiers circoncis,
09:06donc quelque part ça ne concernait pas la vitrine de la France,
09:09maintenant il y a un phénomène de convergence vers les centres-villes
09:12pour prendre un peu possession du territoire et dire, vous voyez, vous vous emmerde.
09:17Et on veut aussi montrer qu'on existait.
09:19J'entendais beaucoup chez les émeutiers, on va prendre la tour Eiffel,
09:22on va prendre la Bastille, volonté de conquête.
09:24Donc, on n'est pas dans un mouvement de foule sportif,
09:28dans l'euphorie, un peu de folie s'il faut,
09:30on est dans quelque chose qui peut ressembler à une expédition punitive.
09:34C'était un mélange de... En fait, il y avait pour moi...
09:36Il y avait l'après-méditation et il y avait l'organisation.
09:39Vous avez une petite minorité de casseurs,
09:41une plus grosse proportion de suiveurs,
09:43et vous aviez une écrasante majorité de spectateurs.
09:46Donc vous avez un mélange de tout.
09:47Vous aviez des gens qui étaient là, des garçons et des filles qui flirtaient ensemble,
09:50qui se promenaient, que ça amusait de voir la casse,
09:52des personnes qui ne partaient pas activement à la casse,
09:56mais s'ils voyaient qu'il se passait quelque chose, allaient suivre,
09:58et des personnes qui, effectivement, étaient là,
10:00venues pour en découdre avec les policiers,
10:02ou pour aller attaquer des magasins.
10:03La scène avec le gars au mortier,
10:05le jeune homme au mortier, un mortier trafiqué,
10:07qui permet de tirer comme des mitraillettes...
10:09Il y en a beaucoup des scènes comme ça.
10:09Moi, j'ai une grenade artisanale qui a explosé à côté de moi,
10:14qui était en direction, qui visait les CRS, au Trocadéro.
10:17Vous savez, il y en a plusieurs qui ont explosé au Trocadéro.
10:19Il y avait une enquête de la peau judiciaire qui est en cours,
10:20qui a été ouverte par le parquet.
10:21Donc, il y a des faits assez graves qui se sont passés.
10:25Mais c'est ça qui est très difficile, je pense,
10:29avec ce type de phénomène,
10:30c'est qu'ils sont difficiles d'analyser,
10:31parce que vous avez énormément de gens qui se regroupent à Paris,
10:34et vous avez un peu de tout.
10:35Vous avez des gens qui sont là pour fêter,
10:36des gens qui sont là pour casser,
10:37et donc on a du mal à appréhender ces...
10:39Les habitants du 16e arrondissement
10:40se croyaient dans un sanctuaire protégé.
10:43Je ne parle pas seulement du fait que c'était un quartier d'arrondissement,
10:45j'allais dire, avec une classe sociale élevée.
10:48Mais ils se sentaient protégés parce que,
10:50moi j'ai souvent entendu dire des responsables en disant,
10:52voilà, c'est un quartier, on s'assure de la sérénité,
10:55on est un peu plus vigilants que d'autres quartiers plus sensibles.
10:58Souvenez-vous au moment des Gilets jaunes,
10:59quand les émeutes avaient commencé à toucher le 16e,
11:02c'est là où le président de la République a sorti,
11:04il y aura 10 milliards.
11:06La bourgeoisie s'est dit, bon, mais là,
11:07et ce n'est pas une question de classe sociale,
11:09c'est une question de citoyens français qui sont chez eux,
11:11qui sont agressés, inquiétés.
11:12La horde qui est rentrée dans l'immeuble,
11:14même si elle fuie la police,
11:14c'est une scène absolument effarante.
11:17Et là, on a vraiment une carence de l'État.
11:19Quand le ministre de l'Intérieur nous explique sereinement
11:21à l'Assemblée nationale, c'était sous contrôle,
11:24il y avait eu 8 policiers, il y a eu quelques débordements,
11:26mais on a maîtrisé la situation,
11:28ce n'est pas vrai.
11:29Pour moi, il y a deux problèmes.
11:30C'est que d'abord, avant de parler,
11:31le ministre de l'Intérieur devrait attendre quelques jours.
11:33Parce qu'on le sait très bien,
11:34les gens y mettent plusieurs jours à porter plainte.
11:36Ce que nous raconte Nicolas,
11:37c'est qu'après son agression,
11:38il s'est rendu dans un commissariat
11:40et que le policier lui a dit,
11:42« Mais attendez, il y a plein de gens qui attendent
11:43pour les mêmes types de faits. »
11:45Donc en fait, les gens ne peuvent pas porter plainte immédiatement,
11:46les services sont saturés.
11:48Donc moi, je serais le ministre de l'Intérieur,
11:49j'attendrai déjà peut-être une semaine
11:51que ça se décante avant de dire
11:52« Tout va bien, tout s'est bien passé,
11:53on a maintenu l'ordre. »
11:54Bien sûr.
11:54Ce n'était pas l'ordre,
11:55c'était le désordre qui a été maintenu.
11:56Je suis désolé.
11:57Et le dernier point,
11:58après, c'est qu'évidemment,
11:59le ministre de l'Intérieur,
12:00il défend son bilan,
12:01il défend sa tête.
12:01Et c'est pour ça.
12:02Et il ne peut pas être objectif.
12:12Vous avez évidemment subi un choc et une épreuve.
12:14Bien entendu, on est de tout cœur avec vous.
12:16Et merci à Bourdieu Bucot
12:17de nous avoir apporté cette information
12:18qui n'a pas été relayée
12:20dans beaucoup de médias.
12:22Mais enfin, voilà,
12:22c'est une parmi d'autres
12:23parce que je pense que ça ne doit pas être le seul cas.
12:25Mais voilà, nous nous sommes très satisfaits
12:27de vous avoir eu aujourd'hui à l'antenne
12:28et d'avoir pour révéler à nos auditeurs
12:29ce qui s'est passé entre autres ce soir-là
12:31dans les rues de Paris
12:32qui n'était pas tout à fait la capitale de la France.
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