00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricot.
00:07Pour les déclarations de l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau,
00:10qui est revenu lundi sur les incidents du week-end dans la capitale,
00:13suite à la victoire du PSG en Ligue des Champions.
00:16Pour ce dernier, la justice des mineurs n'est plus adaptée à l'intensité de la violence qui sévit actuellement.
00:22C'est le moins qu'on puisse dire.
00:23Un comportement de barbare, a-t-il dit, après un week-end ayant vu plus de 800 interpellations à travers
00:28le pays,
00:29suite à la victoire des Parisiens et des Saints du Saint-Germain à la Ligue des Champions,
00:33Bruno Retailleau a dénoncé les jasissements de nombreux jeunes.
00:36Et on le comprend, l'ancien ministre de l'Intérieur en poste,
00:39lors des heures de l'an dernier, a regretté que beaucoup de ces délinquants n'aient pas fait le moindre
00:43jour de prison.
00:44Encore que là, on vous dira tout à l'heure, ça y est, il y a une rectification.
00:47Quand on touche un uniforme, pour moi, c'est clair, dit Bruno Retailleau, c'est la case prison tout de
00:52suite.
00:53Tant que vous aurez cette justice qui ne sera pas suffisamment ferme,
00:56vous amerez les délinquants, notamment des mineurs, à ce genre de comportement.
01:00Le juge Bruno Retailleau, qui estime également que la justice des mineurs en France
01:03n'est plus du tout adaptée à la violence actuelle et propose plusieurs alternatives,
01:08comme celle de supprimer la loi Belloubet ou même les juges d'application des peines.
01:12Le président des Républicains veut également faire payer les dégâts aux casseurs et non à l'État,
01:16en instaurant la responsabilité financière solidaire,
01:19mais aussi pouvoir les identifier grâce à la reconnaissance faciale,
01:22qui aujourd'hui est interdite.
01:26Enfin, l'ancien ministre de l'Intérieur dit qu'il faut régler le problème à la source,
01:29c'est-à-dire à l'immigration.
01:31Même si je dois choquer, dit Bruno Retailleau,
01:33je fais le lien plus généralement entre les désordres migratoires,
01:36ceux qui ne veulent pas s'assimiler ou s'intégrer,
01:38et les désordres sécuritaires.
01:40À moins d'un an du premier tour de l'élection présidentielle,
01:42Bruno Retailleau lance un avertissement aux Français
01:44ne pas répondre à cette nouvelle violence,
01:46nous rend complices et coupables.
01:47On se souvient que Bruno Retailleau avait parlé de mexicanisation de la France.
01:51Ça avait fait, évidemment, ça avait suscité un émoi terrible, mexicanisation.
01:55Quelques semaines après, ce qui se passait à Marseille,
01:57avec les crimes du narcotrafic,
01:59prouver que cette appréciation n'était pas le même de la réalité.
02:02Et là, les scènes auxquelles nous avons assisté,
02:04parler de barbares, c'est la moindre des choses.
02:05L'ancien ministre de l'Intérieur a tout simplement utilisé
02:08les bons mots de la langue française,
02:10utilisés avec du bon sens et du courage politique.
02:12Et j'aurais personnellement apprécié que M. Laurent Lunez,
02:16autour des dignitaires de la police,
02:17nous expliquant qu'en gros, on a maîtrisé la situation,
02:19que ça pourrait être plus grave,
02:20que la fête s'est finalement bien terminée,
02:22utilise les mêmes mots que son ancien chef Bruno Retailleau.
02:26Si on est encore là au sommet d'État,
02:27on risque d'avoir des jours difficiles.
02:29Donc, face aux barbares, il n'y a qu'une solution,
02:32la fermeté, la sanction et la répression.
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