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  • il y a 3 semaines
Avec Françoise Degois et Elisabeth Lévy

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-06-04##

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News
Transcription
00:00Très bien, alors on va justement évoquer deux sujets avec vous mesdames si vous le voulez bien.
00:04J'avais envie qu'on revienne sur Patrick Martin et sa déclaration sur le chômage des jeunes.
00:10On a d'ailleurs fait un sondage ce matin et on a interrogé les auditeurs de Sud Radio.
00:16Sous cet angle-là, faut-il lancer une sorte de plan d'urgence face au chômage des jeunes qui est
00:22terrible
00:22puisqu'on est en dessous de la moyenne européenne.
00:25Écoutons d'abord les quelques secondes de Patrick Martin, ça pose le débat, on en parle juste après.
00:29Ce sujet des jeunes qui est un scandale national dont tout le monde n'a pas conscience.
00:33Sur le cas de la Suisse, la Suisse, deux fois et demi plus de PIB industrielle, une balance commerciale excédentaire.
00:39Taux de chômage des jeunes, 3,2%. En France, on est dorénavant à 21%.
00:44Taux d'emploi des jeunes en France, 35%. En Allemagne, 51%. Au Pays-Bas, 75%.
00:49Voilà, alors la question que j'ai envie de vous poser, est-ce que par exemple, à l'occasion de
00:53cette présidentielle
00:54et pour que le fonds reprenne le dessus par rapport à la popole, est-ce qu'il faut lancer un
00:58plan d'urgence
00:59pour la France dans tous les domaines ? Eh bien, c'est ce que nous disent les auditeurs de Sud
01:03Radio
01:04parce que la situation est dramatique pour les jeunes.
01:06Oui, à 70%, il faut lancer un plan d'urgence.
01:09Bon, mais écoutez, excusez-moi, il est un peu gonflé Patrick Martin.
01:12Pourquoi ?
01:12Parce que d'abord, c'est le patron du MEDEF. Et que la réalité, moi je veux bien le chômage
01:16des jeunes.
01:17Je veux bien qu'il y ait d'ailleurs quelque chose qui était redescendu et qui remonte.
01:21Mais qui est-ce qui, par exemple, qui est-ce qui transforme des emplois qui pourraient être pérennes,
01:27d'abord en emplois de stagiaires ? Écoutez, des membres qui ont Bac plus 5, Bucis,
01:33qui se retrouvent stagiaires dans des entreprises à 700 euros, 800 euros payés au lance-pierre.
01:38J'apporte une précision par rapport à ça. Un quart de ceux qui sont employés sont en situation de précarité.
01:43Mais bien sûr, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je prends la question de la
01:45presse.
01:46Pardon, excusez-moi.
01:46Je finis. Elisabeth, je finis. Je prends la question de la presse.
01:50Ça fait trois secondes que je parle. Je prends la question de la presse, par exemple.
01:54Est-ce que vous vous rendez compte maintenant que vous employez des jeunes journalistes,
01:58vous les laissez traîner pendant des années en pige ?
02:00Ou alors vous leur demandez d'être auto-entrepreneurs et de payer eux-mêmes leurs charges sociales ?
02:05Donc ça, c'est le cinéma.
02:06Est-ce que je peux répondre maintenant ?
02:06Parce que là, franchement, c'est incroyable cette démagogie. Pardon, Françoise.
02:10Ce n'est pas la démagogie.
02:11Vous venez de demander ce que je vous laisse finir.
02:13Alors déjà, laissez-moi commencer.
02:16Donc, je reprends.
02:17Et s'il vous plaît, ne me coupez pas.
02:18J'ai besoin de pouvoir raisonner.
02:20Vous écoutez.
02:20Donc, oui, c'est de la démagogie.
02:23Parce que moi, je dirige une entreprise.
02:25Vous croyez que je n'ai pas envie ?
02:27Vous savez combien je me paye, moi, d'abord, dans une entreprise ?
02:30Vous croyez que je n'ai pas envie de ça ?
02:32Vous faites comme si c'était les PME, si vous voulez, qui croulent sous les charges.
02:36Qui doivent payer ça sur la fiche de paye de n'importe qui, qui double la mise.
02:42Et vous expliquez que c'est les patrons.
02:44Moi, je vous dis une chose.
02:45Dans ce pays, tant que les vieux n'accepteront pas, par exemple, de travailler plus ou de payer un peu
02:51plus.
02:51Parce que vous ne pouvez pas pleurnicher sur les jeunes.
02:54D'accord ?
02:54Et dire, mais ce n'est pas grave, moi, je pars à la retraite.
02:57Et ils n'ont qu'à payer pour ma retraite.
02:59Ils n'ont qu'à bosser.
03:00Ils n'ont qu'à aller s'exiler en banlieue quand ils ont des mômes.
03:03Non, mais il y a un moment où je dis tout.
03:05On est tous responsables.
03:07Si on ne veut pas, nous, si on ne veut pas.
03:10Et deuxièmement, on commet un crime contre la jeunesse.
03:13Qui est la destruction de l'école.
03:15Avant de commencer à dire, je veux dire, ils sont précaires, ils ne sont pas précaires.
03:19Donnons-leur les armes pour penser le monde dans lequel ils sont.
03:22Je ne vous mets pas en coche.
03:25Je connais absolument la situation de notre entreprise.
03:27Je parlais du MEDEF, en l'occurrence.
03:29Mais c'est des PME, le MEDEF.
03:29Mais ce n'est pas que des PME, le MEDEF.
03:31Écoutez, Elisabeth, je veux dire, on peut dire ce qu'on veut.
03:35Regardez les grandes entreprises de presse.
03:37Regardez les grandes entreprises de presse.
03:39Je les connais parfaitement.
03:41Voilà.
03:41Les grandes entreprises de presse.
03:42Regardez ce qu'elles font de leurs jeunes diplômés des écoles de journalisme.
03:47Regardez tout simplement.
03:48Et c'est valable dans les grandes boîtes de conseil.
03:50Une question.
03:51Est-ce qu'il faudrait, par exemple, lancer une sorte de plan Marshall,
03:54de plan où on baisse énormément les cotisations pour les jeunes,
03:57pour redonner de l'espoir à cette génération, pardon,
04:00mais qui semble être une génération totalement désemparée.
04:03Et c'est scandaleux ce qui se passe.
04:04De ce point de vue-là, moi, je coûte ce qu'il dit Patrick Martin.
04:07Ok, mais qui a supprimé les emplois aidés ?
04:09Qui a supprimé toutes les mesures de la jeunesse ?
04:11Écoutez, rétablissez-les.
04:12Moi, je suis absolument d'accord avec vous.
04:13Pour lutter contre le chômage des jeunes, on va faire des emplois subventionnés.
04:17L'Union soviétique, à chaque fois qu'on a un problème,
04:20la réponse, c'est l'État va subventionner des emplois.
04:23Non.
04:23Notre problème, si on ne réfléchit pas réellement aux causes du problème,
04:27c'est-à-dire, pourquoi en France,
04:29on ne peut pas payer des salaires qui permettent aux gens de vivre ?
04:32Pourquoi ? Est-ce que vous croyez que c'est un plaisir pour les entreprises
04:36d'avoir des stagiaires ou des alternants,
04:38que c'est compliqué, il faut les former, ils partent une semaine par mois ?
04:42Donc, arrêtons de croire que les gens font ça par plaisir.
04:47Les salaires aujourd'hui, il y a un véritable problème de salaire,
04:51et je ne crois pas que ce soit...
04:52Je suis d'accord avec vous.
04:53Justement, Françoise, juste avant, on est avec Julien,
04:56qui est à Charles-les-Eaux.
04:57Julien, bonjour, soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio.
05:00Bonjour, Julien.
05:00Vous dites, les jeunes sont en difficulté.
05:04On vous écoute.
05:05Oui, je pense que les jeunes, c'est vraiment la galère pour eux,
05:09dans la mesure où, tout simplement,
05:11il n'y a plus de quoi satisfaire une demande de jeunes diplômés,
05:15et qui ont, pour beaucoup, pas le choix, c'est de partir à l'étranger.
05:19Moi, je travaille dans un département qui est limitrophe
05:21à l'Italie, mais qui n'est pas très loin de la Suisse.
05:24Il n'y a pas beaucoup de mes amis qui sont diplômés
05:26et qui sont restés en France.
05:28Parce que, pour eux, il n'y a pas forcément d'alternative
05:30dans la mesure où ils sont sous-payés pour les diplômes qu'ils ont.
05:35On ne peut pas demander à des personnes qui ont un bac plus 5,
05:37voire même plus, de travailler pour même pas 2 000 euros par mois.
05:42Donc, ils vont là où c'est le plus attractif,
05:43et malheureusement, toute cette jeunesse qualifiée,
05:46elle est en train de partir, parce que la France,
05:48bien sûr, les salaires ne sont pas assez élevés,
05:50et tout est trop cher.
05:52Les loyers, c'est compliqué.
05:55Les prix courants, c'est très compliqué.
05:56J'ai des amis qui partent à l'étranger,
05:58mais je peux vous dire que dans le cercle que l'on a,
06:00pour se voir, c'est très compliqué,
06:01parce qu'il n'y en a plus un qui est ici.
06:03Voilà.
06:04Françoise ?
06:04Julien, moi, je suis tout à fait d'accord,
06:06mais je vous le redis, moi, j'ai tellement d'expérience.
06:08Je ne parle pas de tes boîtes à toi, Elisabeth,
06:10cette taille-là.
06:11Je parle d'énormes boîtes qui traitent très mal
06:14les jeunes diplômés, très très mal.
06:15Et je remonte que je connais le journalisme,
06:17la politique, je pourrais en dire autant,
06:18ce n'est pas possible.
06:19Et là où je rejoins Elisabeth et Julien également,
06:22c'est sur la faiblesse des salaires.
06:24Mais qu'est-ce que c'est ça ?
06:25C'est la politique depuis 40 ans
06:27de la smicardisation, si vous voulez,
06:30finalement de la smicardisation du pays.
06:32Parce que là où vous avez raison,
06:33il faudrait baisser les charges,
06:34mais tout a toujours été fait
06:35pour tout baisser sur le SMIC.
06:38Mais qu'est-ce que vous faites sur le SMIC ?
06:40C'est le SMIC qui a toujours été le plus déchargé,
06:43si vous voulez.
06:44Qu'est-ce que vous faites, sérieusement,
06:46avec un SMIC à Paris ?
06:48Expliquez-moi.
06:49La réponse d'Elisabeth Lévy dans un instant.
06:51La réponse d'Elisabeth Lévy dans un instant.
06:52Ce débat est passionnant.
06:53A tout de suite.
06:56Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.
07:01C'était l'un des sondages tout au long de la matinée.
07:03Vous avez répondu oui à 70%.
07:05Oui, il faut un plan d'urgence pour la France
07:08et en particulier pour les jeunes et pour l'emploi
07:12parce que le taux de chômage est très élevé
07:14pour les jeunes français.
07:16On est en dessous de la moyenne européenne.
07:19Et vous le disiez tout à l'heure, Françoise,
07:21également, pour ceux qui travaillent,
07:23pour ceux qui travaillent,
07:24eh bien, un quart d'entre eux sont en situation de précarité.
07:27Travailleurs pauvres.
07:28Et puis, il y a 12%, 12% de ces jeunes,
07:31des moins de 25 ans, qui n'ont rien.
07:33C'est-à-dire, ni emploi.
07:34Les NIT, c'est ça.
07:35Exactement.
07:35Ni emploi, ni formation, ni rien, ni inscrit nulle part.
07:39Elisabeth, vous vouliez réagir à ce que disait Françoise
07:41juste avant la pause.
07:42Excusez-moi, comme on a été interrompu,
07:44je ne me rappelle plus exactement sur quel point.
07:45Eh bien, je vais vous poser la question.
07:46Qu'est-ce qu'il faudrait aujourd'hui ?
07:48Écoutez, il n'y a pas une mesure, cette idée.
07:50On parlait de la baisse des cotisations,
07:52relancer l'emploi pour les jeunes.
07:53Je sais que...
07:54Mais ça veut dire quoi, relancer ?
07:55Il y a une seule façon de relancer...
07:56Faire en sorte que les patrons, comme vous,
07:59puissent embaucher des jeunes à moindre coût.
08:00Il y a une seule façon de relancer l'emploi pour les jeunes,
08:02c'est de relancer la production.
08:04Et ce que je pense, c'est que nous avons une économie
08:06qui est fondée, qui est tirée par la consommation.
08:08On subventionne, en réalité, la consommation.
08:11La grande industrie de la France, c'est les supermarchés, quand même.
08:14Le grand secteur...
08:15Oui, vous avez l'air de penser que le supermarché,
08:18c'est de la production.
08:19Bon, oui, ça crée peut-être de la valeur ajoutée,
08:21puisque vous achetez un produit, vous le vendez plus cher.
08:23Donc, ça crée de la valeur...
08:24Non, mais Elisabeth, allez-y.
08:27Écoutez, moi, je pense que notre modèle social
08:31a fait de nous un peuple de créanciers,
08:34de gens qui pensent avoir...
08:35Et que, par ailleurs, nous sacrifions la jeunesse
08:38pourquoi ? Parce que nous sommes une société de vieux.
08:41Et qu'on n'en a rien à foutre, qu'ils soient mal formés,
08:44c'est pas grave.
08:45Je veux dire, pour leurs emplois à 2000 balles,
08:47ils seront bien assez formés.
08:49Mais parce que ça veut dire qu'ils vont accepter
08:52d'être impopulaires.
08:53Je ne suis pas d'accord sur les supermarchés,
08:55parce que c'est toute une filière.
08:57D'ailleurs, c'est là que c'est...
08:58Les supermarchés, c'est l'aboutissement d'une filière,
09:01notamment industrielle.
09:02C'est l'agriculture qui vend ses produits
09:04à l'agroalimentaire,
09:05qui est le deuxième pourvoyeur d'emplois en France.
09:08On pense toujours que c'est les bagnoles, etc.
09:10L'agroalimentaire,
09:11deuxième pourvoyeur d'emplois en France,
09:14en plus de ça, dans des territoires
09:15dont les délocalisables.
09:17Et parce que vous avez l'industrie agroalimentaire,
09:19à la fin de la chaîne,
09:20vous avez les supermarchés.
09:22Donc, les supermarchés,
09:23et la consommation dont vous parlez,
09:25procèdent bien aussi du tissu agro-industriel
09:28de ce pays.
09:29Allez, on passe à un tout autre sujet.
09:31On passe à un tout autre sujet.
09:33On est avec Benjamin Glez et son hashtag.
09:35Vous devriez lire ma brèze de temps en temps plus.
09:36Pas seulement vos amis.
09:38Merci, merci.
09:39On est avec Benjamin Glez et avec son hashtag.
09:41Pourquoi ?
09:41Eh bien, parce que M6,
09:42c'est une affaire dont on parle énormément
09:44sur les réseaux.
09:45Le hashtag M6 se fait piéger
09:47par un faux témoin
09:48dans son émission
09:49sur Xavier Dupont de Ligonnès.
09:51Oui, c'était mardi soir.
09:52L'émission appelle à témoins
09:54avec Julien Courbet.
09:55Ils ont eu beaucoup de témoignages à l'antenne.
09:57C'était en direct.
09:57Parmi eux, celui d'un certain père Marc,
10:00curé de l'Aude.
10:01En tout cas, c'est comme ça
10:01qu'il s'est présenté.
10:02Il a assuré à l'antenne
10:04qu'il avait reçu en confession
10:05Xavier Dupont de Ligonnès
10:06en 2022,
10:07soit plus de dix ans
10:08après sa disparition
10:08et l'assassinat de toute sa famille
10:10dont il est suspecté.
10:11Mais c'est complètement fou,
10:12là, ce que vous êtes en train de nous dire.
10:13Donc, en 2022,
10:14Xavier Dupont de Ligonnès,
10:16c'est con.
10:16Alors, je ne vais pas vous demander
10:17ce qu'il vous a dit, évidemment,
10:18mais c'est confié à vous.
10:20Exactement.
10:20Exactement.
10:22Mon père,
10:23est-ce qu'il a parlé des crimes ?
10:25Oui, tout à fait.
10:26Tout à fait.
10:26Tout à fait.
10:27Voilà.
10:27Il vous a dit
10:28j'ai tué ma famille
10:30et je veux me confesser.
10:32Exactement.
10:33Oui, exactement.
10:34Vous venez de l'entendre,
10:35ce soi-disant curé affirme
10:36que Xavier Dupont de Ligonnès
10:37lui a confessé en 2022
10:39le meurtre de toute sa famille.
10:40Il assure, par ailleurs,
10:41avoir pris la décision
10:42de faire ses révélations
10:43en accord avec l'évêque
10:44dont il dépend,
10:45l'évêque de Carcassonne,
10:46Mgr Valentin.
10:47Le problème,
10:48c'est que l'évêque de Carcassonne,
10:51dès le lendemain,
10:52a publié ce démenti sur Twitter.
10:54Jamais personne
10:54ne m'a contacté
10:55à propos de l'affaire évoquée,
10:57ni celui qui a pris la parole,
10:58ni même M6,
11:00avant de diffuser de tels propos.
11:01Je déplore donc ce manque
11:03de rigueur
11:04et de professionnalisme
11:05qui a abouti
11:06à cette séquence trompeuse
11:07pour le public.
11:09Le témoignage était
11:10complètement bidon.
11:11D'ailleurs,
11:11dès mardi soir,
11:12à la fin de l'émission,
11:13appel à témoin,
11:13l'homme avait fini par admettre
11:14hors antenne
11:15qu'il n'était pas prêtre
11:17avant de prétendre
11:18que c'était lui,
11:19Xavier Dupont de Ligonnès,
11:21histoire complètement d'un,
11:22ou en tout cas,
11:22Julien Courbet s'est expliqué
11:23hier matin sur ce fiasco
11:24sur RTL.
11:25Il apparaît que le monsieur
11:26qui nous a appelé
11:27nous a peut-être
11:28un peu roulé dans la farine
11:29et d'ailleurs,
11:29c'est pour ça que je prends
11:30souvent des pincettes
11:31en disant attention,
11:32ce n'est pas parce que
11:32quelqu'un appelle
11:33qu'il dit la vérité
11:34et c'est d'ailleurs
11:35le principe d'appel à témoin
11:37en direct.
11:37Je sais qu'aujourd'hui,
11:38je vais en prendre plein la gueule
11:40mais évidemment,
11:41pas sérieux, etc.
11:42Il y a même des confrères
11:43qui se permettent de juger,
11:44peu importe,
11:45je n'ai pas de souci avec ça.
11:45Le seul truc
11:46que j'essaie d'expliquer,
11:48c'est que si par exemple
11:48quand ce monsieur appelle,
11:49je dis moi au téléspectateur,
11:51nous avons eu un appel,
11:52il nous faut maintenant
11:53une semaine pour enquêter.
11:54Mais l'émission
11:55n'a absolument aucun intérêt.
11:57C'est justement
11:57de prendre des appels en direct
11:58et d'espérer que tout d'un coup
12:00il ne va rien avoir.
12:01Eh bien,
12:01il y a des risques
12:02qui sont pris
12:02et hier on l'a pris
12:03et ça nous est revenu
12:05dans la gueule,
12:05il n'y a pas d'autre mot.
12:06Oui, M6 qui a présenté
12:08sans réserve ses excuses
12:09à l'évêque,
12:10Mgr Valentin
12:11qui a décidé de saisir
12:12l'ARCOM,
12:15que le président de l'ARCOM
12:18a déclaré
12:19à nos confrères
12:20d'ici Provence
12:21ce matin.
12:22On va se pencher
12:22sur la séquence
12:23pour savoir
12:24dans quelle mesure
12:24M6 a manqué
12:25à ses obligations.
12:26Bon,
12:27vous ne pouvez pas dire
12:28qu'il manquait
12:28à ses obligations
12:29pour des gens
12:29qui se compensent
12:30comme des gogos.
12:31Non,
12:32mais c'est vraiment
12:33cette affaire
12:33où les gens donnent.
12:34Cette affaire
12:35va évidemment
12:35beaucoup faire parler.
12:36Moi,
12:36ce qui m'intéresse,
12:37on ne va pas critiquer
12:39le travail d'un confrère.
12:41Mais ce qui est fascinant
12:43avec l'affaire
12:43Xavier Dupont de Ligonnès,
12:45c'est que
12:45à chaque fois
12:46les médias
12:47se prennent les pieds
12:47dans le tapis.
12:48Vous vous souvenez
12:49quand même
12:49de la une du Parisien,
12:50le soir où tout le monde
12:51est parti en mode
12:52chaîne info,
12:53on l'a retrouvé en Écosse.
12:54Le pauvre vieux,
12:55le pauvre vieux.
12:57Vous vous souvenez
12:57alors l'origine
12:58de l'information,
12:59c'était un policier
13:00qui en fait
13:01croyait savoir des choses
13:02mais ne savait rien.
13:03Mais il y en a un autre
13:04qui a écrit un bouquin
13:04il n'y a pas longtemps.
13:05Alors lui,
13:06est-ce que c'est plus
13:07qu'est-ce que ça vous évoque
13:08tout ça Françoise ?
13:08Ça m'évoque
13:10une chose terrible,
13:11c'est que de toute façon
13:12c'est la machine à cash
13:13si vous voulez.
13:13C'est que M6
13:14fait une émission comme ça
13:15parce qu'ils savent très bien
13:16qu'il va y avoir
13:19une agglutination,
13:20un agglutinement
13:20comme vous voulez
13:21de gens devant leur télé
13:22et je trouve que
13:23on peut ne pas critiquer
13:25Julien Courbet ou pas
13:25c'est tellement léger.
13:26Critiquez-le si vous voulez
13:27il n'y a pas de problème.
13:28C'est trop léger
13:28qu'est-ce que vous voulez
13:29que je vous dise ?
13:29On s'en fout
13:30on est dans la société
13:31du spectacle
13:32M6 fait ça
13:33parce que ça fait rentrer
13:34des écrans pubs
13:35ça me fatigue en fait.
13:37Mais il est vrai aussi
13:38que cette histoire
13:41est partie quand même
13:41la frontière dépassée
13:44du mal
13:45dont je parlais tout à l'heure
13:46pour les films
13:47on est quand même
13:47dans l'exploration
13:48d'un truc quand même
13:49assez délirant
13:51et qu'il y a quelque chose
13:53je suis désolé de le dire
13:54c'est vraiment horrible
13:55il y a des gens
13:55qui sont morts
13:56mais c'est devenu
13:57comme un film
13:58et on se dit
13:59est-ce qu'on ne va pas connaître
14:01la vraie vérité à la fin
14:03ça nous rend dingue
14:04donc on est prêt
14:05à croire
14:06Comme les grands filivères
14:07Elisabeth
14:07l'affaire Grégory
14:10agit de la même manière
14:11en fait sur notre
14:12psychologie collective
14:12l'affaire Dupont-de-Ligonnès
14:14on en a pour 40 ans
14:14Jonathan Deval
14:15tout ça
14:16non mais il y a quelque chose
14:16dans les faits divers
14:17Jonathan Deval
14:18on sait
14:18non mais on sait
14:19mais il y a quelque chose
14:20dans les faits divers
14:21qui fait qu'il y a un truc en nous
14:23peut-être parce que c'est
14:23l'expression de nous
14:25sans notre surmoi
14:25je n'en sais rien
14:26en tout cas il y a quelque chose
14:28qui nous
14:28parce que ce Dupont-de-Ligonnès
14:39je vais passer pour un imbécile
14:41donc je ne dis rien
14:41tant qu'on n'est pas certain
14:44le coup du faux curieux
14:45c'est quand même marrant
14:48au moins on a bien rigolé
14:49allez dans un instant
14:50c'est le 9h
14:51et les infos de Laurie Leclerc
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