- il y a 2 jours
- #sudradio
Avec Gilles Attaf, président de la certification Origine France
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:04Deux ans après son sauvetage, la célèbre verrerie Duralex a été placée en redressement judiciaire en raison de tensions de
00:10trésorerie.
00:10Elle avait été reprise en 2025-24, passé salarié en coopérative, mais l'entreprise fait aujourd'hui face à de
00:16nouveaux obstacles,
00:17malgré le soutien communiqué par le ministère de l'économie, malgré une campagne de communication réussie et un nombre de
00:23partenariats records.
00:24Mais alors, comment faire pour sauver ce petit patrimoine français ?
00:27On en parle avec le président de la certification Origine France Garantie, Gilles Attaf, bonjour.
00:31Bonjour.
00:32Bonjour Gilles Attaf, merci d'être avec nous en direct et en studio à cette antenne sur Jeudan pour parler
00:37de ce douloureux problème Duralex.
00:40Du coup, moi j'en achète tout le temps, je ne bois que d'enduit Duralex, je mange de Duralex.
00:44Vous félicite ?
00:44Et dans ma cantine scolaire, c'était déjà ça. En fait, je vis avec Duralex depuis beaucoup plus longtemps que
00:48je ne pense.
00:49Comme beaucoup de Français, hein ?
00:50Oui, mais comme je suis un peu gastronome, j'aime bien la vaisselle fine, mais pour tous les jours, c
00:54'est...
00:55Maintenant qu'il y a un acte politique dans le soutien de Duralex, c'est plus motivant de manger dans
00:59Duralex,
01:00ce qui n'est pas Cedlex pour le coup, la loi est dure avec elle, avec cette société qui est
01:05donc qui allait s'en sortir.
01:06On avait bon espoir, toujours le même territoire que Brant, donc c'est le Loiré.
01:11Il y a incroyable cet épicentre de gens qui se battent pour sauver leur activité,
01:16et puis là, on replonge dans le rouge.
01:18Gilles Attaf, en dehors du fait que le contexte politique est difficile avec les lois européennes,
01:24le libre-échange, cette concurrence déloyale,
01:26est-ce que, structurellement, Duralex avait une faiblesse en soi ?
01:30Est-ce que vous pouvez nous décrypter ce qui s'est passé ?
01:32Pourquoi échec ? Pourquoi sauvetage ? Et pourquoi retour aux difficultés ?
01:35Alors déjà, on ne peut pas se permettre de laisser partir des fleurons comme ça français,
01:39de marques emblématiques.
01:40Je pense qu'on a tous des souvenirs, et c'est important d'avoir des marques comme ça,
01:46qui incarnent les territoires, comme le fait Duralex.
01:48Ça a commencé avec Manu France il y a 50 ans, je vous signale.
01:51Absolument, et c'est pour ça qu'il ne faut pas reproduire les mêmes erreurs.
01:56Le problématique, c'est qu'on ne met jamais assez de moyens,
01:59et qu'on partait de loin.
02:01En tout cas, moi, je crois que Duralex avait besoin de...
02:05Il y avait beaucoup de sujets à traiter.
02:06Je trouve que les sujets commerciaux, les sujets de stratégie commerciale,
02:11de marketing ont été excellentes.
02:12D'ailleurs, il y a une levée de fonds citoyenne qui a très bien fonctionné.
02:15Donc, ça veut dire que, vraiment, il y avait une dynamique, une solidarité,
02:20mais surtout un produit exceptionnel.
02:22Un produit avec un savoir-faire incroyable,
02:25donc qu'il faut absolument faire perdurer.
02:27Après, c'est toujours le même problème en France.
02:29On ne met pas les moyens nécessaires.
02:31Je pense qu'aujourd'hui, il y a certainement eu des problèmes,
02:34peut-être, de pilotage financier,
02:38peut-être des problématiques de production à régler.
02:41Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'encore une fois,
02:44on fait les choses à petits bras pour des entreprises traditionnelles,
02:48et qu'à côté de ça, on met des millions sur des medtech,
02:51sur des projets, je ne vais pas citer des noms,
02:54mais je vais en citer un, comme Insect, par exemple,
02:57où il y a eu énormément d'argent qui a été mis sur la table.
03:00Alors que là, on a des entreprises historiques
03:03qui ont besoin, effectivement, plus de fonds.
03:05Parce que, vous savez, ce genre de métier,
03:06ça a besoin de fonds de roulement,
03:09donc de beaucoup d'argent, de trésorerie, c'est évident.
03:14Et donc, c'est clair qu'en plus, le système...
03:17Alors, moi, je suis vraiment un militant des scopes.
03:21Parce qu'en fait, ça a été repris en scott.
03:23C'est tout en deux mots.
03:23C'est une forme de coopérative.
03:24Oui, c'est ça.
03:25Avec les salariés, ça permet un partage de la valeur.
03:28C'est toujours très intéressant, mais la faiblesse des scopes,
03:30c'est quand même sur l'investissement
03:32et sur la difficulté à ouvrir le capital
03:34pour structurer...
03:37Parce que, vous savez, l'industrie, ça demande beaucoup de moyens.
03:39Ça demande du temps long et du moyen.
03:40Donc, déjà, en France, le temps long sur l'industrie,
03:43on a du mal.
03:44Et lorsque l'on parle de scopes,
03:45effectivement, c'est un peu compliqué
03:47quand vous savez que les salariés doivent garder 51%.
03:52Voilà.
03:53Gilles Attaf, nous sommes bien d'accord.
03:54Alors, la doxa européenne interdit les États
03:56d'aider leurs entreprises en difficulté, directement.
03:59Duralex serait en Chine,
04:00il y aurait eu tout de suite 5 milliards de l'équivalent.
04:03Déjà, il aurait été sursubventionné,
04:05comme le font les Chinois,
04:08surtout dans le secteur d'activité.
04:09Donc, ça aurait été sursubventionné.
04:11C'est produit sursubventionné,
04:12bien sur le marché européen et français,
04:14à des coûts, évidemment.
04:15Avec une concurrence déloyale,
04:16parce qu'en plus, on sait très bien
04:18que les normes environnementales
04:21ne sont pas les mêmes que chez nous.
04:22et on les laisse rentrer sur le territoire français.
04:24Donc, je vous dis,
04:25sur un secteur d'activité comme la verrerie,
04:27par exemple, c'est absolument scandaleux.
04:29Donc, la concurrence est très violente pour Duralex.
04:31Est-ce qu'on pourrait concevoir
04:33que des institutions européennes
04:35qu'on repense cette Europe,
04:36en disant, voilà,
04:37on a un secteur industriel en fragilité,
04:39le concurrent de ce secteur industriel en fragilité
04:42va être taxé spécialement
04:43parce qu'on a besoin de protéger ?
04:44Je ne donne pas d'argent.
04:45Je ne donne pas d'argent à Duralex,
04:47mais je mets 20 ou 15%
04:49sur le verre chinois qui est produit.
04:52Et je ne cible que ça.
04:53Alors, évidemment, c'est des hurlements,
04:55on va dire.
04:55Oui, mais c'est des hurlements,
04:56mais il faut appliquer des textes
05:00parce que ça existe.
05:01Vous savez, lorsque des produits sont...
05:03Quand on identifie que c'est subventionné
05:05comme ça l'a été
05:05sur les voitures électriques chinoises,
05:08il y a eu des barrières d'adouanières
05:11qui ont été faites.
05:12Donc, il faudra être plus pointu
05:14sur tous les secteurs d'activité
05:15parce qu'effectivement,
05:16nos entreprises font face
05:18à une concurrence totalement déloyale.
05:20Et le cas de Duralex,
05:22je le trouve très emblématique
05:23parce qu'encore une fois,
05:25c'est une société qui était en croissance,
05:27qui avait été reprise par des salariés,
05:29avec des dirigeants,
05:31qui avaient mis en place une stratégie
05:32qui avait fonctionné.
05:33Encore une fois,
05:337% du chiffre d'affaires en croissance,
05:35je crois qu'ils vont finir
05:36à plus de 30 millions d'euros.
05:37Donc, ce n'est quand même pas rien.
05:39Et puis surtout,
05:39je vous rappelle quand même
05:40qu'il y a 240 personnes.
05:42Le sujet, c'est que
05:43c'est toujours le même sujet.
05:45C'est les emplois
05:46et ce que ça peut coûter
05:47la perte d'emploi sur le temps long.
05:48Et on oublie toujours un peu cette...
05:50Voilà.
05:50Moi, aujourd'hui,
05:51les cantines françaises,
05:52on devrait les obliger toutes
05:53à avoir des verres Duralex
05:55et il n'y aurait pas de souci.
05:56Pour Brandt,
05:57qui est à quelques kilomètres
05:57de Duralex,
05:58le problème était un peu différent.
05:59C'est une technologie
06:00qui est plus en concurrence.
06:02C'est de l'électromène
06:03petite électroménager.
06:04Là, on peut comprendre.
06:05C'était structurellement,
06:06je pense, déficitaire.
06:08avec, pour le coup,
06:10des gros problèmes d'investissement
06:11qui n'ont pas été à la hauteur.
06:14Donc, je pense qu'on ne peut pas
06:16comparer Duralex.
06:18Duralex, aujourd'hui,
06:18c'est une société
06:19qui doit s'en sortir,
06:20qui va s'en sortir.
06:21Parce qu'encore une fois,
06:22il faut être très vigilant en France
06:24parce que là,
06:24on parle de redressement judiciaire.
06:26Le redressement,
06:27ce n'est pas une fin.
06:30Encore une fois,
06:31ça peut être un...
06:31Il y avait eu un dépôt de bilan.
06:32Oui, il y avait eu une reprise
06:34par les salariés
06:34via une scope
06:35aidée par la réunion.
06:39Mais, encore une fois,
06:40c'est un outil de gestion aujourd'hui.
06:42Peut-être qu'il faut passer par là
06:43pour restructurer,
06:45pour changer aussi certainement...
06:46Il y a certainement des choses à faire,
06:48encore une fois,
06:50stratégiquement.
06:51Mais, je crois qu'il y avait eu
06:53une stratégie
06:53qui avait été de dire
06:54déjà, on remet à plat
06:57la stratégie commerciale
06:58et après, on investira.
07:00Certainement,
07:00il y a besoin d'investissement
07:02dans l'outil de production.
07:03Aujourd'hui,
07:03pour être compétitif en France,
07:04il faut investir dans des outils
07:07effectivement plus performants.
07:08Vous savez,
07:09aujourd'hui,
07:09il y a la robotique,
07:10l'automatisation,
07:10il y a beaucoup de choses à faire.
07:12Mais, je pense que c'était
07:13une deuxième étape
07:14et on n'a pas réussi
07:16à aller à cette deuxième étape.
07:17Enfin, je sais comme ça
07:18que moi, je le perçois
07:19de l'extérieur,
07:20de Duralex.
07:21Mais, en tout cas,
07:22moi, j'ai beaucoup d'espoir
07:23pour que cette société soit sauvée.
07:25Gilles Attaf,
07:25on ne commande pas
07:26les décisions de justice,
07:27mais est-ce que les tribunaux
07:28de commerce français
07:29sont comme les autres tribunaux ?
07:31Est-ce qu'il y a,
07:31quelquefois,
07:32des aléas,
07:33des partis pris ?
07:34Est-ce qu'on peut jeter
07:35la suspicion,
07:36tout en étant respectueux
07:37avec le droit ?
07:38On n'a pas compris
07:40le jugement du tribunal
07:40de commerce.
07:42Pour Brant,
07:43il y a eu une contestation
07:43sur la décision des juges
07:44à Nanterre.
07:45Il y avait quand même
07:46d'autres options
07:47avant de procéder
07:47à la liquidation.
07:48Vous savez,
07:49c'est toujours le même sujet
07:51que je porte.
07:51C'est qu'on n'a toujours
07:52pas de vision sur le temps long
07:53quand on voit
07:53la destruction d'emplois,
07:54la destruction de valeurs,
07:55ce que ça peut coûter
07:56sur le temps long.
07:57À un moment,
07:58il faut peut-être
07:58se poser les bonnes questions,
07:59peut-être mettre de l'argent
08:01et avoir cette capacité
08:03à relancer des outils,
08:04à garder des savoir-faire.
08:06Vous savez,
08:06lorsqu'on a perdu
08:06des savoir-faire,
08:07on les a perdus définitivement.
08:08C'est très compliqué
08:09de les faire revenir.
08:10Perico,
08:10ce n'est pas à vous
08:11que je vais l'expliquer
08:11parce que là,
08:12sur le sujet...
08:14Si on fait le bilan,
08:15Gilles Attaf,
08:15il y a eu combien
08:16de Duralex dans le passé
08:17à un certain nombre
08:18et est-ce qu'il peut
08:19y en avoir d'autres
08:19qui arrivent
08:20de ce genre de situation
08:21où il y a toutes les raisons
08:22de vivre heureux
08:22et on a des entraves
08:24qui ne sont pas liées
08:24au produit lui-même.
08:26Non, après,
08:26sur un secteur d'activité
08:27qui demande beaucoup d'énergie
08:28aussi comme Duralex,
08:29Duralex, c'est des fours,
08:30donc il y a beaucoup,
08:31beaucoup d'énergie
08:34et il faudrait
08:35dans un premier temps
08:36déjà donner
08:36une énergie compétitive
08:38à nos industriels français.
08:41Vous voulez dire
08:41que les aberrations
08:42qu'on a vues
08:43sur le tarif d'électricité
08:44avec la dictation
08:45sur le gaz,
08:45tout ce qu'on a vu
08:46comme tragédie
08:46avec ces petits artisans,
08:47ces boulangers qui fermaient,
08:49est en cause là
08:50dans le problème Duralex.
08:52L'électricité du four
08:53coûte cher
08:54parce qu'on a décidé,
08:55des crétins
08:56ont décidé
08:57qu'on allait abandonner
08:57le nucléaire
08:58et qu'on allait acheter
08:59de l'énergie
09:00et on paye à cause de ça ?
09:02A l'origine,
09:03Duralex,
09:03ça fait partie
09:03de ces problématiques
09:05avec une énergie
09:06beaucoup trop chère
09:07par rapport
09:08à la concurrence
09:09en sachant
09:10qu'on pourrait aujourd'hui
09:11proposer
09:12à nos entreprises françaises
09:14d'avoir une énergie
09:15décarbonée bon marché.
09:16Attendez,
09:16si on avait maintenu
09:17le programme nucléaire
09:18dès qu'il avait été connu
09:20du temps où les gens
09:21compétents
09:21l'ont décidé
09:22il y a très très longtemps,
09:24on serait aujourd'hui
09:24dans une situation,
09:25j'allais dire,
09:25presque d'indépendance
09:26ou d'autonomie énergétique
09:28et ces sociétés-là
09:29ne seraient pas confrontées
09:30à des problèmes
09:31qu'elles auraient pu
09:32parfaitement éviter.
09:33Là, la responsabilité
09:34de la classe politique
09:35est majeure et totale,
09:36Gilles Lataf.
09:37Absolument,
09:37c'est des choix politiques
09:38qui ont été,
09:40je dirais,
09:41dirigés par une idéologie
09:43qui nous coûte
09:43absolument,
09:44qui nous coûte
09:45très cher aujourd'hui.
09:45Il ne faut pas se tromper
09:45Il fallait Nicolas Hulot
09:47au gouvernement
09:47pour avoir quelques voix
09:48de plus
09:49parce qu'on ne sait jamais
09:49et donc là,
09:50on perd son âme
09:51et on vend ses valeurs
09:52pour avoir quelques voix
09:53de plus.
09:54C'était le seul avantage
09:55compétitif que l'industrie
09:56française avait,
09:57c'était son énergie
09:58à meilleur coût
09:59puisqu'on avait la chance
10:00d'avoir cette énergie
10:01nucléaire décarbonée,
10:03je le rappelle en plus
10:04parce que de l'idéologie
10:05en plus,
10:06là, pour le coup,
10:07c'est décarboné,
10:07ce n'est pas une énergie
10:10comme les centrales
10:11à charbon
10:12de nos amis allemands.
10:13de traitement
10:14des résidus nucléaires
10:15qui en était en pointe
10:16et nos ingénieurs
10:17ont fui ailleurs
10:18puisqu'on n'en a plus besoin
10:19de...
10:19De fait,
10:21c'est une catastrophe
10:23et ces choix
10:24nous coûtent très très cher
10:25aujourd'hui.
10:26Alors,
10:26on n'est plus dans le déni
10:27déjà parce qu'on a été
10:28dans le déni très longtemps.
10:29Maintenant,
10:30ça ne sert à rien
10:30de ressasser le passé
10:31mais il faut essayer
10:32de prendre les bonnes décisions
10:33et moi,
10:33j'encourage vraiment
10:34les politiques
10:35à prendre les bonnes décisions
10:36sur ces sujets d'énergie
10:37en tout cas,
10:38à aider nos entreprises
10:39à avoir une énergie bon marché.
10:40Ça mériterait presque
10:42une haute cour de justice
10:43alors moins violente,
10:44il n'y a pas eu trahison,
10:45il n'y a pas eu forfaiture
10:46mais il y a quand même
10:47décision politique gravissime
10:49qui mêlent le pays
10:50dans le mur
10:51et les factures,
10:51les 240 emplois
10:52s'ils sautent là,
10:54merci M. Macron,
10:55merci M. Hollande,
10:56merci tous les hommes politiques
10:57qui ont dit
10:58ben non,
10:58ben le nucléaire finalement
10:59on va essayer de faire ça.
11:01Oui,
11:01et puis je vais vous dire
11:02moi sur ce sujet
11:03je pense que tout le monde
11:04a sa part de responsabilité
11:05parce qu'aujourd'hui
11:07tout le monde monte au créneau
11:09à l'époque
11:09il n'y avait personne
11:10pour défendre le fait
11:11qu'on avait eu la chance
11:12d'avoir le général de Gaulle
11:13qui avait décidé
11:14d'avoir une énergie nucléaire
11:16donc moi je pense
11:17qu'il faut être aussi
11:18très humble
11:19par rapport à tout ça.
11:20C'est incroyable la modernité
11:21de ce vieux général
11:22à la fin de son mandat
11:24on disait
11:24le vieux machin
11:25on le dénigrait un petit peu
11:26il avait quand même
11:27des capacités visionnaires
11:28et un flair à long terme
11:30sur l'histoire de France.
11:31Qui nous sauve encore aujourd'hui
11:32parce que je pense
11:33que la résilience
11:34de nos entrepreneurs
11:34dans le contexte actuel
11:36moi je suis absolument bluffé
11:37parce que
11:39tous nos dirigeants
11:40tous nos entrepreneurs
11:41sont encore là
11:42sont encore au charbon
11:43et là pour le coup
11:44ils sont au nucléaire
11:45d'ailleurs avec la France
11:46mais je trouve ça
11:47absolument remarquable
11:48qu'on arrive encore
11:50à tenir la barre
11:51et c'est grâce à
11:52effectivement
11:53des stratégies
11:54qui ont été mises en place
11:55et de planification
11:56qu'on n'est plus capable
11:57de faire aujourd'hui.
11:58Aujourd'hui on n'est plus capable
11:59de planifier quoi que ce soit.
12:00On vit encore en 2026
12:02sur le pacte
12:03à monstre par Napoléon III
12:04et le général de Gaulle.
12:05Heureusement qu'ils ont été là
12:06alors il y a eu d'autres choses depuis.
12:07Bien sûr mais la défense
12:08c'est le même sujet
12:09sur la défense.
12:10Plus concrètement
12:11je dis la taf
12:11Duralex
12:12donnez-moi les scénarios possibles
12:14à partir d'aujourd'hui.
12:15Il y a redressement
12:17on réinsuffle
12:18c'est plus compliqué
12:19quand il y a
12:19une deuxième crise.
12:21Je pense que
12:23le tribunal de commerce
12:25va travailler
12:25sur un plan de continuation
12:28pour réétaler
12:28les problématiques
12:30de dette
12:31qu'il peut y avoir.
12:32Moi je ne suis pas dans le dossier
12:33mais j'imagine.
12:34Qu'est-ce qu'il faut
12:34pour qu'il soit tout à fait tranquille ?
12:35Il leur faut des clients.
12:37Oui je pense que la dynamique
12:38elle est là.
12:38Les clients ça augmente.
12:40Il y a des nouveaux produits
12:42qui ont été mis en place
12:43qui marchaient bien.
12:44Donc je pense que
12:45vraiment le sujet
12:46aujourd'hui
12:47de moyens
12:48il est essentiel
12:49pour garder ses emplois.
12:50Il faut mettre des moyens
12:51parce que
12:51ce n'est pas une société
12:53qui structurellement
12:54aujourd'hui
12:54perd de l'argent.
12:55En tout cas moi
12:56ce n'est pas du tout
12:56les informations que j'ai
12:57puisque la croissance est là.
12:59Il faut qu'on optimise
13:00retrouver de la compétitivité
13:02et puis peut-être aussi
13:03s'adosser à des nouvelles personnes
13:04qui connaissent bien le marché.
13:06De toute façon
13:07je pense que
13:07le tribunal de commerce
13:08va faire son oeuvre
13:09et qu'on va demander
13:10certainement
13:11une ouverture
13:12vers d'autres entreprises.
13:14Mais en tout cas
13:15il ne faut surtout pas les lâcher.
13:16Quel coup de main
13:17j'allais dire
13:18les pouvoirs publics
13:19pourraient donner
13:19ou les collectivités locales ?
13:20La commande publique déjà
13:21c'est quand même
13:22un énorme sujet.
13:23La commande publique
13:24qui est le sujet numéro 1
13:26c'est le levier
13:27le plus important
13:28200 milliards par an
13:29chaque année
13:29on est en capacité
13:31et là pour le coup
13:32ce n'est pas un problème
13:33de ressources
13:34puisque la commande publique
13:36elle est là
13:36et aujourd'hui
13:37au lieu de la donner
13:37à nos entreprises
13:38pour avoir un levier
13:39de volume de production
13:41de temps long
13:43aujourd'hui
13:43on passe par des appels
13:44d'offres
13:45qui sont rarement
13:45remportés
13:46par les entreprises françaises.
13:47Donc peut-être
13:48que là
13:48il y a un vrai sujet
13:49alors les collectivités
13:50de plus en plus
13:51font leur travail
13:52je vois aujourd'hui
13:53en Bretagne
13:53Loïc et Naft
13:54avec produits en Bretagne
13:55fait un magnifique travail
13:56il faut que tous les territoires
13:58aussi se posent
13:59les bonnes questions
13:59Je peux vous dire
14:00que pour la restauration
14:01collective
14:01et les cantines scolaires
14:02les appels d'offres
14:03ou pour quelques centimes
14:04de moins
14:05on va chercher des tomates
14:06ou des produits
14:06qui viennent de plus loin
14:07d'Espagne ou du Maroc
14:08parce qu'un préfet
14:09a décidé de casser
14:10un marché
14:11qui a été conclu
14:12avec l'entreprise locale
14:13c'est tout simplement
14:13scandaleux.
14:14Gilles Attaf
14:14merci d'avoir été
14:15avec nous en studio
14:16nous boirons
14:17nous lèverons
14:17notre verre
14:18avec modération
14:22jus de fruits
14:22que d'autres types de boissons
14:24et on boira
14:25la santé à la longue vie
14:26de Duralex
14:26qui est un des fleurons
14:27de notre industrie
14:28qui mérite une longue vie
14:29il faut les soutenir
14:30et continuer à acheter
14:31des verres Duralex
14:31merci Gilles Attaf
14:32qui sont d'ailleurs
14:33certifiés
14:34Origines France Garantie
14:35donc vous êtes sûr
14:35qu'ils participent
14:36au modèle social
14:37et à l'économie française
14:39parce que ça aussi
14:40c'est important
14:40le petit logo
14:41que vous portez sur votre vest
14:42qu'on ne voit pas
14:42là il est sur les verres
14:43c'est le label de la France
14:44qui gagne
14:45certifié Origines France Garantie
14:47vous êtes sûr que
14:47derrière il y a des emplois
14:49et il y a des impôts
14:49ça c'est un acte patriotique
14:51exactement
14:51le plus prégnant
14:53merci Gilles Attaf
14:54merci à vous
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