00:00La région Centre-Val-de-Loire veut améliorer les déplacements du quotidien, notamment en milieu rural.
00:05Nous sommes très dépendants de la voiture, dont l'essence ou le gasoil coûtent de plus en plus cher.
00:09Et pour faire le point sur cette initiative tout de suite, Marie-Dorsay, vous recevez le président de la région.
00:14Il est notre invité.
00:15Bonjour François Bonneau.
00:16Bonjour.
00:17La région Centre-Val-de-Loire vient donc de lancer une grande consultation sur le sujet de la mobilité.
00:23En quoi consiste cette consultation ?
00:26Donnez la parole aux gens, donnez la parole aux élus, donnez la parole aux usagers du train.
00:30Donnez la parole aux femmes et aux hommes qui habitent dans l'espace rural.
00:34Donnez la parole aux responsables d'entreprise, aux responsables de tourisme.
00:38La mobilité aujourd'hui, c'est la clé d'un aménagement équilibré du territoire.
00:42Et c'est la clé de l'égalité des chances entre les citoyens.
00:45Mais c'est très vaste la mobilité en fonction de si on habite à Orléans par exemple,
00:49ou dans une commune beaucoup plus rurale.
00:51On est très dépendant de la voiture, on le disait.
00:52Est-ce qu'il y a vraiment des solutions à ça ?
00:54Bien sûr, il y a des solutions.
00:55Il y a des solutions qui ont été déjà pas mal avancées dans cette région.
00:59Vous savez que c'est une des régions dans laquelle l'utilisation du transport en commun
01:04est la plus développée, avec un bon équilibre sur l'ensemble du territoire.
01:08Mais il faut aller beaucoup plus loin encore, c'est ce que nous voulons.
01:11Alors c'est quoi les solutions ?
01:12C'est d'abord la multimodalité.
01:13Il faut mettre la chaîne, il faut mettre le vélo, il faut mettre là où c'est possible,
01:19il faut le car, il faut le train, il faut le covoiturage.
01:22Le covoiturage, très important, nous allons le développer, nous allons faire des propositions
01:27à la suite de la consultation, de la concertation, pour impulser, faciliter le covoiturage.
01:32Il faut à l'évidence que tout ça soit en boucle et que pour nos concitoyens,
01:37ce soit facilement accessible.
01:39Donc il faut que des centrales d'information qui regroupent l'ensemble des possibilités
01:42à partir, origine, destination.
01:44Je veux faire ce parcours, j'ai quoi comme possibilité ?
01:47Aïe, un quart, là avec le train ça boucle, mais je peux prendre le vélo.
01:51La région aide à l'acquisition du vélo électrique.
01:53Il faut présenter les solutions de la mobilité très facilement pour l'ensemble des habitants.
02:00Mais les solutions et les problématiques, on les connaît déjà,
02:03est-ce que cette consultation est vraiment nécessaire ?
02:05Oui, elle est nécessaire.
02:06Elle est nécessaire parce que les enjeux se posent de manière complètement différente.
02:10Si je vous dis, on augmente de 10% actuellement le nombre de personnes transportées,
02:14transportées dans les cars, qu'on a augmenté de 16% le nombre de personnes transportées
02:19dans le train l'an passé et déjà de 15% l'année précédente.
02:22On voit bien que le comportement de nos concitoyens change et ce changement va s'accélérer
02:26avec le coût exorbitant de l'essence, avec la prise de conscience des enjeux environnementaux
02:32dans la mobilité.
02:33C'est le premier facteur de production de gaz à effet de serre.
02:36Donc nos concitoyens sont rentrés dans une ère de la mobilité verte, la mobilité solidaire.
02:41On va très certainement proposer prochainement, à la suite de ces concertations, une tarification sociale
02:48pour qu'on puisse avoir des gens qui prennent vraiment la mobilité pour le travail,
02:54pour aller chercher les soins dont ils ont besoin, etc.
02:58Plus facilement quand ils sont aussi dans la précarité.
03:00Et justement, les abonnements au carrémi ont été réduits avec la flambée des prix jusqu'au mois de juillet.
03:06Est-ce que vous constatez que les gens prennent plus les bus ou les cars grâce à ça ?
03:10Oui, il y a 10% d'augmentation, c'est pas mal.
03:12Et puis, ce qu'on voit, c'est que...
03:14Vous voyez, j'ai lancé avec Philippe Fournier, le vice-président, il y a deux ans, cette information.
03:20Il y a le car scolaire qui passe près de chez vous.
03:22Il y a des places.
03:23Prenez le car scolaire avec les enfants.
03:25Ça a eu du mal à démarrer.
03:26Aujourd'hui, c'est complètement en train de démarrer.
03:28C'est une bonne chose.
03:29Pour la ruralité, c'est une excellente solution également.
03:32Donc, développement, permettez-moi d'ajouter également ce qu'on appelle le transport à la demande.
03:39Dans la ruralité, aujourd'hui, on met en place non pas un régulier, toutes les heures, etc.
03:44Ça ne sert pas forcément à grand-chose.
03:45Mais si on dit aux gens, organisez-vous pour le marché, pour le transport, pour la culture, pour le transport
03:53vers l'emploi, etc.
03:54Et on met en place un transport à la demande.
03:57À ce moment-là, on remplit les cars.
03:58Et tout ça, il va falloir le développer.
04:00On imagine que ça va coûter de l'argent.
04:02Il y a un budget qui est prévu, une enveloppe qui va être augmentée là-dessus.
04:05C'est le premier budget.
04:07La mobilité, c'est le premier budget de la région, à la fois en investissement.
04:10Vous avez vu ce qu'on fait pour réouvrir les petites lignes.
04:13On est en train, aujourd'hui, de passer à des cars propres, c'est-à-dire qui seront biogaz, qui
04:18seront électriques.
04:19C'est la première région pour le développement et l'expérimentation du rétrofit de nos cars,
04:24qui passe à de l'électricité, notamment dans le transport scolaire.
04:26Ça coûte de l'argent, mais c'est aujourd'hui un investissement pour la planète, pour la solidarité,
04:32pour l'aménagement du territoire et la solidarité.
04:34Nos concitoyens, dans cette période, en ont vraiment besoin.
04:36Il y a trop de précarité dans ce monde.
04:38François Bonneau, vous êtes président de la région Centre-Val-de-Loire.
04:41Un mot sur un dossier préoccupant économiquement, celui du Ralex.
04:45On sait que l'entreprise devrait demander son placement au redressement judiciaire la semaine prochaine.
04:49La région a soutenu la reprise en scope, avec, entre autres, un prêt d'un million d'euros, notamment.
04:53Quel est votre sentiment sur cette situation très compliquée financièrement ?
04:57Très préoccupé. Je suis très préoccupé parce que cette entreprise a une vraie valeur pour nous tous, pour nos concitoyens.
05:03C'est notre histoire industrielle.
05:06C'est la preuve qu'on peut, à travers l'industrie, dire la force d'un territoire.
05:11Et puis, il y a eu ce formidable mouvement des salariés qui se sont pris en charge, création d'une
05:16scope.
05:17On soutient, la région soutient, la métropole soutient.
05:20Mais malgré ça, visiblement, ça ne revient pas.
05:22Malgré ça, il y a cette situation.
05:24Il faut tout faire. Je suis résolu comme à la première heure.
05:27Il faut tout faire pour maintenir l'emploi.
05:29Il faut tout faire pour maintenir la production ici, dans l'Orléanais.
05:33Donc la région pourrait de nouveau aider si besoin était ?
05:35On va voir. Moi, j'attends le résultat.
05:37Le résultat qui est celui de l'audit et puis redressement judiciaire ou pas.
05:42Mais on est là.
05:43On va véritablement faire en sorte que cette entreprise reste là.
05:47« Je ne veux pas que Duralex parte en Asie ».
05:49Merci François Bonneau d'avoir été notre invité ce matin.
05:52Bonne journée à vous.
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