00:00Bon, je pense que d'abord, on n'a pas essayé, et c'est bien là le problème.
00:03C'est-à-dire que M. Retailleau était ministre de l'Intérieur,
00:06les accords de 68 qui régissent, comme vous l'avez dit,
00:08de façon préférentielle les relations aux bénéfices des Algériens
00:12qui veulent s'installer en France, ils existaient, ils n'ont pas été abrogés.
00:16Donc on ne peut pas dire qu'on a essayé, ça existait.
00:18C'est une victoire du Rassemblement national,
00:20puisque nous avons fait passer ce texte sur l'abrogation des accords de 68.
00:24Maintenant, c'est au président de la République de les faire...
00:27Il n'y a aucune obligation, pas contraignant ce qu'on veut dire.
00:29Enfin, il n'a pas d'obligation, mais entendre ce que la démocratie,
00:33c'est-à-dire ce que la représentation nationale,
00:35on représente les Français à l'Assemblée nationale, lui dit,
00:38ce serait peut-être bien.
00:39Dans l'opinion publique, il y a une majorité de Français
00:41qui disent qu'il faut revenir sur ces accords.
00:43Très bien, il y a même une majorité à l'Assemblée nationale.
00:46Donc si le président de la République est un peu attentif,
00:48ça peut peut-être lui arriver de temps en temps,
00:50à ce que lui disent la représentation nationale,
00:52les représentants du peuple français,
00:54eh bien, il pourra procéder à l'abrogation de ces accords,
00:56qui n'ont pas été tentés.
00:57M. Niaise nous dit, mais oui, mais ça complique,
01:00on n'a plus de renseignements venant de l'Algérie.
01:04Plus de ressortissants algériens repris par l'Algérie,
01:07qui du coup occupe les centres de rétention en France,
01:10et ça bloque tout le système.
01:10Bien sûr, j'écoute ce que me disait M. Retailleau à l'époque.
01:13Il nous disait qu'on avait déjà quasiment plus de relations
01:16et de coopération en matière de sécurité.
01:18Donc ce n'était pas une excuse.
01:19La réalité, c'est que l'Algérie, nous n'avons pas tenté,
01:23la fameuse riposte graduée, le bras de fer,
01:25tous ces mots n'ont été que des mots.
01:27Et nous considérons que cet accord, il coûte cher.
01:292 milliards d'euros, ce n'est pas nous qui l'avons calculé,
01:31c'est M. Rodouel, député Renaissance.
01:33Il permet à l'Algérie de tenir un discours au régime algérien.
01:38Parce que moi, je ne confonds pas le peuple algérien
01:40et le régime algérien.
01:41Au régime d'Algérie, de tenir un discours insultant vis-à-vis de la France,
01:44ne pas reprendre ses OQTF,
01:46et ne pas libérer Boilem Sansal et Christophe Glees.
01:48Donc nous disons, il faut aujourd'hui être beaucoup plus exigeant.
01:51Ce n'est pas la seule chose qu'on peut faire.
01:52Qu'est-ce que vous feriez d'autre si demain vous êtes au pouvoir face à l'Algérie ?
01:55On peut geler les visas, on peut geler l'aide au développement,
01:58on peut empêcher les transferts.
02:00Mais là, vous n'issez les Algériens dans le régime.
02:01Non, nous disons...
02:02Les visas, si vous empêchez les visas,
02:04si vous arrêtez l'aide au développement,
02:06ce n'est pas le régime algérien qui va s'offrir.
02:07Mais M. Fauvel, il faut activer tous les leviers.
02:11C'est ça, un bras de fer.
02:12Si vous vous coupez d'emblée un morceau de votre bras,
02:15allez faire un bras de fer avec ça.
02:17Vous avez dit, on prend le compte tout à l'heure,
02:18qu'on ne doit pas se fâcher avec le peuple algérien.
02:21Je fais la différence entre le peuple et le pouvoir.
02:23Le peuple algérien est mal gouverné,
02:25il peut aussi en prendre conscience.
02:27Moi, je pense que je parle aux Algériens
02:28comme à des êtres d'égal à égal.
02:32Ce sont mes égaux, les Algériens.
02:33Et je leur dis que leur gouvernement
02:35les met dans une situation qui n'est pas acceptable
02:37pour eux-mêmes.
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