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  • il y a 3 mois
Interrogé par l'équipe de l'Heure des Pros sur CNEWS, le directeur du Puy du Fou Nicolas de Villiers est revenu sur l'aide refusée par l'État pour venir en aide au château de Chambord.

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Transcription
00:00Qu'est-ce que c'est que cette affaire ? Pourquoi vous n'avez pas pu financer un des joyaux
00:05français au titre d'une proximité avec l'élection présidentielle ?
00:10En fait, c'est très simple. Lorsque j'ai découvert par la presse que le château de Chambord tombait en
00:15ruine
00:15et que le directeur de Chambord lançait un appel à l'aide, l'État ne pouvant pas financer la rénovation
00:22du château,
00:23j'ai pris mon téléphone, j'ai appelé le directeur de Chambord et il m'a dit
00:27« ça ne dépend pas de moi que le Puy du Fou puisse m'aider, il faut en référer au
00:31ministère de la Culture ».
00:32Donc j'ai appelé le ministère de la Culture pour proposer que nous puissions à Chambord
00:40l'équivalent de Puy du Fou, c'est-à-dire un modèle de spectacle vivant dans lequel on va pouvoir
00:44mettre en valeur le lieu
00:46mais surtout attirer beaucoup plus de visiteurs. Vous savez le Puy du Fou, petit château de la Loire juste derrière
00:51moi,
00:52égaré dans les collines vendéennes, c'est trois fois plus petit que Chambord
00:55mais le Puy du Fou attire trois millions de visiteurs quand Chambord n'en attire qu'un seul million.
01:00Donc il y a en Chambord une ressource formidable.
01:03Lorsque j'ai tant que tendu la main à l'État, l'État m'a d'abord répondu avec une
01:08certaine forme d'enthousiasme, disons-le,
01:10mais quelques jours plus tard, le directeur de cabinet de la ministre m'a rappelé pour me dire
01:14« après prise d'informations auprès des plus hautes autorités, finalement l'État ne pourra pas accepter cette main tendue
01:21».
01:24Ah ! Décidément, on a des problèmes de résolution.
01:27On était à main tendue, Nicolas, s'il vous plaît.
01:29On ne pourra pas accepter cette main tendue et quelle est la raison invoquée ?
01:34La raison invoquée, c'est simplement cette élection présidentielle dans un an
01:39qui, me dit-on, gèle toute forme de politique culturelle
01:43et donc il n'y a pas d'initiative possible, ni pour Chambord, ni, m'a-t-on dit, pour
01:47aucun autre site en France
01:49parce que l'élection présidentielle est dans un an.
01:52Moi, je pose la question de savoir si le quinquennat est vraiment un quinquennat,
01:55si l'État français est obligé de tout geler alors même que l'élection n'est que dans un an
02:00et que nous, comme entrepreneurs privés, je peux vous dire que nous sommes habitués à lancer des projets
02:05en quelques semaines, quelques mois.
02:07Nous aurions pu, avec l'État, nous mettre autour de la table.
02:09Et moi, d'ailleurs, je ne demandais qu'une chose, c'est d'être reçu par la ministre
02:12et non pas traiter ça par téléphone.
02:15Mais simplement, on m'a répondu très rapidement, écoutez, non, ça n'est pas possible.
02:19Alors, j'ai demandé d'ailleurs à l'État, mais comment allez-vous faire pour financer
02:22les 27 millions d'euros annoncés par le directeur de Chambord pour rénover le château ?
02:26Et la réponse affusée, ne vous inquiétez pas, nous allons finalement libérer les crédits.
02:31Donc, il a suffi d'un coup de téléphone de ma part au ministère
02:34pour que l'État, tout à coup, trouve dans les poches du contribuable l'argent nécessaire.
02:39– Eh bien, écoutez, Nicolas Devilliers, voilà une affaire que nous allons traiter
02:44dans quelques instants avec notamment Jean-Céviat qui est avec nous.
02:47En régie, on me disait, cher Nicolas, c'est très beau l'endroit où il est visiblement en régie.
02:54– C'est le château du pays.
02:55– Peut-être que vous pouvez préciser ce qu'il y a derrière vous
02:58qui n'est pas anodin et où 3 millions de personnes viennent chaque année.
03:04– Eh bien, écoutez, le château qui est derrière moi, c'est le château XVIe siècle contemporain
03:08de Chambord. C'est le château du Puy-du-Fou. C'est un château, vous voyez, qui est à moitié
03:12en ruine
03:13parce qu'on a voulu le garder dans son état originel. Et c'est un château qui a été construit
03:20par le Primatis, c'est-à-dire celui-là même qui a construit Fontainebleau, par exemple,
03:25le grand architecte italien de l'époque contemporaine de Léonard Vinci et de ceux
03:29qui ont justement bâti Chambord. Vous voyez, donc c'est finalement une sorte de filiation
03:34naturelle pour le Puy-du-Fou, de réflexe, je dirais, de cousinage que de tendre la main
03:39à Chambord. D'autant qu'encore une fois, nous avons démontré ici que nous pouvions
03:42créer un modèle culturel qui ne dépend pas de l'argent public mais qui a généré
03:47seulement par l'initiative privée une entreprise aujourd'hui qui fait 300 millions d'euros
03:52de chiffre d'affaires, qui est capable d'investir 70 à 100 millions d'euros par an.
03:56Et c'est ce modèle-là que je propose à Chambord. Il ne s'agit pas de donner une obole,
03:59il s'agit de proposer un modèle pérenne qui permette à nos générations de transmettre
04:04aux générations futures ce patrimoine extraordinaire, ce joyau français qu'est Chambord
04:09et dont nous héritons et dont nous avons le devoir de transmettre la flamme au suivant.
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