00:00Qu'est-ce que c'est que cette affaire ? Pourquoi vous n'avez pas pu financer un des joyaux
00:05français au titre d'une proximité avec l'élection présidentielle ?
00:10En fait, c'est très simple. Lorsque j'ai découvert par la presse que le château de Chambord tombait en
00:15ruine
00:15et que le directeur de Chambord lançait un appel à l'aide, l'État ne pouvant pas financer la rénovation
00:22du château,
00:23j'ai pris mon téléphone, j'ai appelé le directeur de Chambord et il m'a dit
00:27« ça ne dépend pas de moi que le Puy du Fou puisse m'aider, il faut en référer au
00:31ministère de la Culture ».
00:32Donc j'ai appelé le ministère de la Culture pour proposer que nous puissions à Chambord
00:40l'équivalent de Puy du Fou, c'est-à-dire un modèle de spectacle vivant dans lequel on va pouvoir
00:44mettre en valeur le lieu
00:46mais surtout attirer beaucoup plus de visiteurs. Vous savez le Puy du Fou, petit château de la Loire juste derrière
00:51moi,
00:52égaré dans les collines vendéennes, c'est trois fois plus petit que Chambord
00:55mais le Puy du Fou attire trois millions de visiteurs quand Chambord n'en attire qu'un seul million.
01:00Donc il y a en Chambord une ressource formidable.
01:03Lorsque j'ai tant que tendu la main à l'État, l'État m'a d'abord répondu avec une
01:08certaine forme d'enthousiasme, disons-le,
01:10mais quelques jours plus tard, le directeur de cabinet de la ministre m'a rappelé pour me dire
01:14« après prise d'informations auprès des plus hautes autorités, finalement l'État ne pourra pas accepter cette main tendue
01:21».
01:24Ah ! Décidément, on a des problèmes de résolution.
01:27On était à main tendue, Nicolas, s'il vous plaît.
01:29On ne pourra pas accepter cette main tendue et quelle est la raison invoquée ?
01:34La raison invoquée, c'est simplement cette élection présidentielle dans un an
01:39qui, me dit-on, gèle toute forme de politique culturelle
01:43et donc il n'y a pas d'initiative possible, ni pour Chambord, ni, m'a-t-on dit, pour
01:47aucun autre site en France
01:49parce que l'élection présidentielle est dans un an.
01:52Moi, je pose la question de savoir si le quinquennat est vraiment un quinquennat,
01:55si l'État français est obligé de tout geler alors même que l'élection n'est que dans un an
02:00et que nous, comme entrepreneurs privés, je peux vous dire que nous sommes habitués à lancer des projets
02:05en quelques semaines, quelques mois.
02:07Nous aurions pu, avec l'État, nous mettre autour de la table.
02:09Et moi, d'ailleurs, je ne demandais qu'une chose, c'est d'être reçu par la ministre
02:12et non pas traiter ça par téléphone.
02:15Mais simplement, on m'a répondu très rapidement, écoutez, non, ça n'est pas possible.
02:19Alors, j'ai demandé d'ailleurs à l'État, mais comment allez-vous faire pour financer
02:22les 27 millions d'euros annoncés par le directeur de Chambord pour rénover le château ?
02:26Et la réponse affusée, ne vous inquiétez pas, nous allons finalement libérer les crédits.
02:31Donc, il a suffi d'un coup de téléphone de ma part au ministère
02:34pour que l'État, tout à coup, trouve dans les poches du contribuable l'argent nécessaire.
02:39– Eh bien, écoutez, Nicolas Devilliers, voilà une affaire que nous allons traiter
02:44dans quelques instants avec notamment Jean-Céviat qui est avec nous.
02:47En régie, on me disait, cher Nicolas, c'est très beau l'endroit où il est visiblement en régie.
02:54– C'est le château du pays.
02:55– Peut-être que vous pouvez préciser ce qu'il y a derrière vous
02:58qui n'est pas anodin et où 3 millions de personnes viennent chaque année.
03:04– Eh bien, écoutez, le château qui est derrière moi, c'est le château XVIe siècle contemporain
03:08de Chambord. C'est le château du Puy-du-Fou. C'est un château, vous voyez, qui est à moitié
03:12en ruine
03:13parce qu'on a voulu le garder dans son état originel. Et c'est un château qui a été construit
03:20par le Primatis, c'est-à-dire celui-là même qui a construit Fontainebleau, par exemple,
03:25le grand architecte italien de l'époque contemporaine de Léonard Vinci et de ceux
03:29qui ont justement bâti Chambord. Vous voyez, donc c'est finalement une sorte de filiation
03:34naturelle pour le Puy-du-Fou, de réflexe, je dirais, de cousinage que de tendre la main
03:39à Chambord. D'autant qu'encore une fois, nous avons démontré ici que nous pouvions
03:42créer un modèle culturel qui ne dépend pas de l'argent public mais qui a généré
03:47seulement par l'initiative privée une entreprise aujourd'hui qui fait 300 millions d'euros
03:52de chiffre d'affaires, qui est capable d'investir 70 à 100 millions d'euros par an.
03:56Et c'est ce modèle-là que je propose à Chambord. Il ne s'agit pas de donner une obole,
03:59il s'agit de proposer un modèle pérenne qui permette à nos générations de transmettre
04:04aux générations futures ce patrimoine extraordinaire, ce joyau français qu'est Chambord
04:09et dont nous héritons et dont nous avons le devoir de transmettre la flamme au suivant.
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