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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:00:00Ravi de vous retrouver pour le meilleur de l'info.
00:00:03On est ensemble pendant une heure et demie, on a beaucoup de sujets ce soir
00:00:06et je voulais qu'on commence avec Olivier Pardo, avec Benjamin Camboulivre,
00:00:09que je salue avec Arthur de Batrillon,
00:00:12à parler de la visite de Gérald Darmanin en Algérie,
00:00:17qui fait la une évidemment, et puis je vous annonce aussi que Gérald Darmanin
00:00:20sera demain matin à 8h15 l'habité de Laurence Ferrari.
00:00:24Le ministre de la Justice est resté pendant 2h30, 2h30 avec son homologue.
00:00:28Il a également rencontré le président Tebboune, c'est une première depuis 2 ans,
00:00:32où la coopération entre Paris et Alger était, il faut bien dire, au point de mort.
00:00:37Et le point numéro 1, c'était la question de la désaide mafia
00:00:42et de la reprise de la coopération judiciaire.
00:00:46Alors, si vous voulez bien, avant que vous nous disiez si ça sert,
00:00:48effectivement, si ça nous a manqué dans la lutte contre le narco,
00:00:54effectivement, cette coopération, j'aimerais qu'on commence par écouter Gérald Darmanin,
00:00:57c'était il y a quelques minutes.
00:00:59J'ai eu l'honneur à l'invitation de monsieur le président de la République algérienne
00:01:05et de son gouvernement, et de mon homologue ministre de la Justice,
00:01:08que je remercie pour son accueil depuis hier soir,
00:01:11d'être l'invité au nom du gouvernement français
00:01:14pour améliorer la coopération judiciaire, pénitentiaire entre nos deux pays,
00:01:20à la demande du président de la République, Emmanuel Macron,
00:01:22qui a échangé, vous le savez, longuement ces derniers temps
00:01:26avec le président de la République algérienne.
00:01:29Bonjour, je commence par vous.
00:01:31Est-ce qu'effectivement, ces dernières années,
00:01:34ces deux dernières années en particulier,
00:01:35où on a été vraiment point mort dans les relations entre Paris et Alger,
00:01:39est-ce que ça nous a manqué, le renseignement nous a manqué,
00:01:42notamment le renseignement algérien, puis la coopération judiciaire et sécuritaire ?
00:01:46Bien sûr, mais tous ces sujets sont décisifs,
00:01:49et cette coopération, on en a besoin avec l'Algérie,
00:01:52sur différents sujets, mais notamment, effectivement,
00:01:55sur la lutte contre le narcotrafic,
00:01:57parce que si vous n'avez pas une coopération saine,
00:02:00constructive avec la justice algérienne,
00:02:03pour tout ce qui concerne, par exemple, le blanchiment,
00:02:05on peut oublier, et tout ce qui est argent qui vient du trafic,
00:02:09de stupéfiants en France, mais qui est envoyé en Algérie
00:02:12et qui va revenir à travers différentes sociétés,
00:02:15ou alors avec des acquisitions de biens en Algérie,
00:02:17s'il n'y a pas la coopération avec la justice,
00:02:19ça ne peut pas fonctionner,
00:02:20et il y a également la question des extraditions,
00:02:24c'est-à-dire que si on a un système
00:02:25où la coopération avec la justice algérienne
00:02:27ne fonctionne pas, l'effet pervers,
00:02:29c'est que des trafiquants que nous avons en France,
00:02:31mais qui sont d'origine algérienne,
00:02:33peuvent se dire, et certains ne manquent pas de le faire,
00:02:35on va aller se réfugier en Algérie,
00:02:36parce qu'on sait pertinemment qu'on ne pourra pas être extradé.
00:02:39Donc il faut qu'on rétablisse effectivement
00:02:40des relations saines, constructives,
00:02:43qui permettent de travailler, parce que ce qu'on n'a pas
00:02:45en ce moment avec l'Algérie,
00:02:46dans d'autres pays du Maghreb, ça fonctionne très bien.
00:02:48Si on prend l'exemple du Maroc, par exemple...
00:02:49C'est le Maroc, on en reparlera tout à l'heure,
00:02:51parce que la personne qui est jugée en ce moment à Marseille,
00:02:54le patron du clan Yoda,
00:02:57effectivement, nous a été donné par le Maroc.
00:03:00Effectivement. Même question, Olivier Pardo.
00:03:02Est-ce que ça nous a manqué, ces relations,
00:03:06cette coopération judiciaire avec l'Algérie ?
00:03:09J'entends ce qui vient d'être dit,
00:03:11et je peux comprendre que sur un terrain opérationnel,
00:03:13ça soit nécessaire.
00:03:15Il reste que j'ai beaucoup, comment dire,
00:03:18de réserve sur la justice algérienne.
00:03:21J'ai beaucoup de réserve sur la justice algérienne,
00:03:23parce que ce n'est pas une justice d'un État de droit.
00:03:27C'est une justice pour avoir défendu des Algériens
00:03:30qui se trouvaient dans les mailles de cette justice.
00:03:34Aucun des principes n'a été respecté.
00:03:37Nous avons eu deux otages qui ont été jugés,
00:03:42condamnés pour des faits qui me paraissent
00:03:45être des faits totalement politiques.
00:03:47Boilem Sansal, notamment.
00:03:49Boilem Sansal, qu'on a pu récupérer heureusement
00:03:52grâce à l'Allemagne.
00:03:53Mais il y a toujours Christophe Glees.
00:03:54Oui, c'est pour ça que je parle avec réserve.
00:03:57Je peux comprendre la démarche du ministre de la Justice
00:04:01si c'est pour libérer Christophe Glees.
00:04:04Parce que c'est déterminant.
00:04:06Il reste que ça donne quand même l'extrême impression
00:04:10d'une France qui se couche devant une justice
00:04:13qu'il a méprisée, qui a condamné Boilem Sansal sans raison
00:04:17et qu'il a retenue de manière totale
00:04:19à tel point que ce n'était pas un prisonnier,
00:04:21mais c'était un otage.
00:04:22Avant de donner la parole à Arthur,
00:04:25on va écouter un deuxième extrait de Gérald Darmanin
00:04:27sur la relation entre la France et l'Algérie.
00:04:29Nous avons longuement échangé sur de très nombreux donsiers.
00:04:32D'abord, l'affaire ou les affaires des biens mal acquis.
00:04:36Puis une centaine de demandes est faite par les autorités algériennes
00:04:40pour récupérer les biens nés malheureusement de la corruption
00:04:43pour que le peuple algérien, le gouvernement algérien,
00:04:46les autorités algériennes récupèrent ces saisies
00:04:49et demain, ces confiscations avec la coopération de la justice française.
00:04:53Nous avons longuement évoqué ce dossier.
00:04:56Et après notre rendez-vous le matin avec M. le ministre de la Justice,
00:04:59le procureur national financier, en toute indépendance,
00:05:02a travaillé avec ses homologues.
00:05:05Nous avons d'ailleurs invité, au début du mois de juin,
00:05:09les responsables des autorités judiciaires algériennes
00:05:11à venir à Paris pour approfondir ces dossiers
00:05:15pour que nous puissions porter devant la justice française
00:05:18ces dossiers de saisie et de confiscation
00:05:20qui touchent, vous le savez, d'anciens responsables du régime algérien.
00:05:25Alors Arthur, ce qui est intéressant, c'est qu'on a l'impression que ça y est.
00:05:28On s'est remis à travail, on n'est plus au point mort,
00:05:31on est déjà sur des dossiers, etc.
00:05:33Par ailleurs, c'est donnant-donnant.
00:05:35On va demander, la France va demander un certain nombre de choses à l'Algérie.
00:05:38L'Algérie aussi, vous l'avez entendu.
00:05:40Ce serait intéressant de savoir ce qu'ils vont demander comme contrepartie.
00:05:43Par exemple, est-ce que l'agent consulaire algérien
00:05:46qui est soupçonné d'avoir voulu enlever un influenceur algérien sur le sol français
00:05:50qui est incarcéré en France, détention provisoire qui a été renouvelée d'un an,
00:05:57est-ce qu'il va être libéré par exemple ?
00:05:59Ça peut être intéressant de savoir.
00:06:01Le problème, c'est que pour avoir des relations saines, il faut être deux.
00:06:05Mais il y en a un qui ne veut pas.
00:06:06Et celui qui ne veut pas, c'est l'État algérien.
00:06:08Il ne veut pas de relations saines avec la France.
00:06:10Il veut toujours rester dans ce conflit.
00:06:14Alors, ils ont raison de le faire de leur point de vue,
00:06:15tant et que la France se couche à chaque fois.
00:06:17La rente mémorielle.
00:06:18Il s'est passé quoi, lui, mai dernier ?
00:06:20On a une ministre déléguée qui est venue faire la propagande,
00:06:26commémorer la propagande du FLN en Algérie.
00:06:29Ça s'appelle comment ça ?
00:06:30Ça s'appelle une soumission.
00:06:31Donc oui, Gérald Darmanin peut dire qu'on va renouer des choses,
00:06:34on va renouer des relations.
00:06:36On renoue quoi comme relation ?
00:06:37Oui, Benjamin Kamboulay l'a dit tout à l'heure.
00:06:40En fait, il y a une sorte de nécessité quand même,
00:06:42si on veut aller plus loin dans la lutte, par exemple, contre les narcos.
00:06:46Il faut quand même avancer d'une manière ou d'une autre.
00:06:48Alors, est-ce que la stratégie de la carpet, puisque c'est ça,
00:06:52elle est, il faut quand même s'y soumettre ?
00:06:58En tout cas, ce que je vois, moi, ce que je note, c'est que là,
00:07:00évidemment, c'est le ministre de la Justice qui se déplace.
00:07:03Donc ce sont des thématiques.
00:07:04Là, on est une ministre de l'Intérieur qui se déplace.
00:07:06Ce que je voulais vous dire, c'est que là, on a abordé avec le narcotrafic,
00:07:08donc l'angle de justice, il y a aussi tout le volet administratif avec les OQTF.
00:07:12Et là aussi, il y a un énorme sujet.
00:07:14Là aussi, il y a une question de volonté.
00:07:16Est-ce que ça a avancé ? Est-ce que quelque chose a avancé ?
00:07:19Dans la centaine de demandes que la France a faites,
00:07:22est-ce qu'il y en a eu une seule qui a été entendue ?
00:07:25Non, mais Olivier Benkeboun, vous avez entendu le ton de Gérald Darmanin ?
00:07:29Vous avez vu sa gestuelle ?
00:07:32On ne peut pas dire qu'il soit au plein de sa forme
00:07:34et au plein de l'impulsivité qu'il donne habituellement à ses propos.
00:07:37Je ne sais pas si on peut le remettre en image.
00:07:39Vous avez quelqu'un qui subit quelque chose,
00:07:43qui subit certainement une politique des injonctions.
00:07:47Je ne suis pas sûr qu'au fond de lui,
00:07:49ça soit le meilleur voyage qu'il ait pu faire en tant que tel.
00:07:54C'est surtout une mission imposée.
00:07:56Est-ce que ça donnera des résultats ?
00:07:58Moi, je n'y crois pas une seconde.
00:08:00L'Algérie est toujours en résistance.
00:08:03Et je partage votre point de vue sur cette idée de la rente mémorielle,
00:08:08sur le fait que la France est toujours le grand méchant qu'il faut punir
00:08:13et que les populations qui sont poursuivies, qui sont algériennes,
00:08:19sont souvent des populations qui trouvent leur appui en Algérie,
00:08:24sans qu'il y ait de conséquences en Algérie elle-même.
00:08:28– Alors, on voit l'image dont vous le trouvez rigide, là.
00:08:31– Je le trouve, moi, j'ai…
00:08:32– Il est derrière les tribunes, il est…
00:08:35– J'ai comme chacun beaucoup de respect pour Gérald Darbana.
00:08:37Je l'ai connu, notamment à l'Assemblée nationale ou ailleurs,
00:08:41beaucoup plus allant que là.
00:08:43– Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas le discours de Retailleux il y a un
00:08:47an.
00:08:48– Disons que Gérald Darbana était quand même plus convaincant
00:08:51quand il nous faisait croire que c'était les Anglais qui avaient attaqué le Stade de France.
00:08:54Là, on dirait un petit garçon.
00:08:56Alors, je me rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, c'est-à-dire en 2020,
00:08:59de mémoire, Gérald Darmanin, qui était ministre,
00:09:01est allé déposer une gerbe tricolore
00:09:03sur le mémoriel des martyrs du FLN, entre guillemets.
00:09:07– Il n'est pas parti en Algérie pour aller saboter ce qu'il est en service commandé.
00:09:13– Il est en service commandé pour négocier quoi ?
00:09:15– Comme l'a été avant lui le ministre de l'Intérieur.
00:09:17On va réécouter, d'ailleurs, M. Nunez, c'était il y a quelques jours sur CNews
00:09:20qui dit à peu près la même chose.
00:09:23Méthode douce.
00:09:24– Je suis allé en Algérie parce que je pense qu'il fallait sortir
00:09:26de cette logique de bras de fer, d'opposition frontale.
00:09:29Quand je suis allé en Algérie, au mois de la mi-février,
00:09:32nous n'avions aucun laissé-passer des livrets depuis le début de l'année.
00:09:35Aucun laissé-passer des livrets.
00:09:36Et on avait fait quelques reconduites.
00:09:38Depuis que je suis allé en Algérie, c'est reparti, évidemment.
00:09:41On a eu 120 laissés-passer des livrets depuis que je suis allé en Algérie.
00:09:45Les reconduites depuis le début de l'année.
00:09:47Donc hier, on a dépassé les 140.
00:09:50Évidemment, il faut qu'on fasse mieux.
00:09:51Évidemment, il faut qu'on fasse plus.
00:09:52Mais les choses se sont réamorcées.
00:09:54Et évidemment, je m'en félicite.
00:09:56Ça s'est réamorcé.
00:09:57On est passé de 120 à même 140.
00:09:59Donc il estime qu'il y a des résultats, M. Nunez.
00:10:03– Mais quand M. Nunez parle, je ne peux pas m'empêcher de croire
00:10:05qu'il ait une photo de Bruno Taillot à côté de lui en disant
00:10:08« Regarde ce que je vais faire et comment je vais essayer d'annuler tout ce que tu as fait
00:10:11toi. »
00:10:12Quand il dit qu'on ne peut pas être dans un rapport de force,
00:10:14évidemment que c'est un message envoyé à son prédécesseur.
00:10:17Mais encore une fois, si la soumission payait, ça serait.
00:10:22Parce que ça fait 40 ans qu'on soumet.
00:10:23– La seule soumission qu'on accepterait, en fait, c'est si Christophe Glees était libéré.
00:10:27– Oui.
00:10:27– Aujourd'hui.
00:10:28– Ça serait vrai.
00:10:29Si aujourd'hui, si demain on nous annonce que Christophe Glees est libéré,
00:10:33je rappelle qu'il n'y a qu'une grâce présidentielle qui est possible aujourd'hui.
00:10:36– Mais vous savez, Olivier Benkemoun, d'être gentil avec les méchants,
00:10:41ça les rend plus méchants, ça les rend plus gentils.
00:10:44C'est une règle absolue des négociations et de tout cela.
00:10:50Très bien, OK, la France se couche, la France a été humiliée.
00:10:54Et dans quelles conditions, quoi ?
00:10:55Bolem sans salle, je m'en souviens, et nous étions tous sur ce plateau,
00:10:59à voir cet homme malade de 80 ans dans les geôles de l'Algérie.
00:11:04On se dit quelque part que, OK, il a été libéré,
00:11:08mais après beaucoup de mois de détention,
00:11:10et on a été obligé de dire merci à ces preneurs d'otages qui l'ont détenu.
00:11:15C'est ça la réalité.
00:11:16– Et pas libéré par la France.
00:11:17– Et pas libéré par la France.
00:11:18Et en plus, elle est passée par l'Allemagne pour revenir en France.
00:11:21– Et en plus, on a continué à le critiquer.
00:11:22Bon, je vous propose de changer de sujet.
00:11:25Simplement, vous rappelez que Gérald Darmanin sera demain
00:11:27l'invité exceptionnel à 8h15 de Laurence Ferrari.
00:11:31Ne ratez pas ce rendez-vous, évidemment.
00:11:32Laurence aura beaucoup, beaucoup de questions.
00:11:35Et la question principale, d'abord, Christophe Glez,
00:11:38l'a-t-il rencontré aujourd'hui ?
00:11:39A-t-il pu l'approcher, notamment ?
00:11:41Et puis, peut-être, ces questions sur la soumission,
00:11:43sur la stratégie qui a changé, effectivement.
00:11:48La DZ Mafia, on en a parlé un peu, on va continuer.
00:11:51Alors, pas de la DZ Mafia, d'ailleurs.
00:11:53On va parler du clan Yoda.
00:11:55Parce qu'aujourd'hui, il y avait un procès très, très important
00:11:59qui s'ouvrait à Marseille, celui de Félix Bengui.
00:12:02Chef du clan Yoda, comparé avec 19 autres prévenus.
00:12:06Alors, on l'appelle aussi Féfé, ou le chat.
00:12:09C'est ça ?
00:12:10Oui, ou Félix le chat.
00:12:12Félix le chat, bien sûr.
00:12:13Qui a dit, à l'ouverture de son procès,
00:12:16alors, vraiment, une chose très importante,
00:12:17je n'ai rien à voir avec le trafic de stupes.
00:12:20Il est dans un box sécurisé.
00:12:22Il y a des agents qui sont encagoulés pour le protéger.
00:12:25On sait très bien que c'est le plus gros narco, c'est ça ?
00:12:28Le plus gros narco de France.
00:12:29Mais je n'ai rien à voir, je n'ai rien à voir avec tout ça.
00:12:32C'est Léa Barotte qui était, et vous raconte avec leurs parents.
00:12:36Cette première journée d'audience a été consacrée
00:12:38à la lecture du rapport des fées.
00:12:40Dans la salle, trois démises en cause manquaient à l'appel.
00:12:43Félix Bengui, lui, était présent dans le box,
00:12:46à côté de deux autres prévenus.
00:12:48L'homme au crâne rasé, surnommé le chat,
00:12:51a répondu à l'ensemble des questions
00:12:53posées par les différentes parties
00:12:55sur sa personnalité, sur son parcours de vie.
00:12:57Au sujet des nombreuses mentions
00:12:59que comporte son casier judiciaire,
00:13:0113. Au total, Félix Bengui n'avait, je cite,
00:13:03« pas grand-chose à dire », mais il a reconnu
00:13:05avoir eu de mauvaises fréquentations.
00:13:07La présidente de la 7e chambre du tribunal correctionnel
00:13:09de Marseille a demandé des précisions
00:13:12sur ses différents déplacements
00:13:13entre la France, le Maroc, l'Espagne
00:13:15ou encore les Émirats Arabes Unis.
00:13:17De plus, Félix Bengui est revenu
00:13:19sur ses conditions de détention,
00:13:21selon lui, plus difficile au Maroc,
00:13:23mais aussi au centre pénitentiaire de Toulon-la-Farled,
00:13:26qu'à la prison de haute sécurité
00:13:27de Vendin-le-Vieil. Enfin, son avocat,
00:13:30Maître Ohaillon, a demandé
00:13:31à ce que les trois policiers
00:13:32qui ont réalisé les écoutes téléphoniques
00:13:34sur lesquelles se base cette procédure
00:13:36soient entendues. Pour lui,
00:13:38ces écoutes sont extrêmement fragiles,
00:13:40inexploitables, inaudibles,
00:13:41voire totalement illégales.
00:13:43Au programme de ce mardi,
00:13:44la poursuite de l'examen de personnalité
00:13:46des autres prévenus.
00:13:48Deux remarques qui sont très importantes
00:13:49et très intéressantes dans cette affaire,
00:13:51dans l'éco-prévenu.
00:13:52Il y a plusieurs femmes,
00:13:54signe de la féminisation
00:13:56de ce narcotrafic.
00:13:58Et puis, il y a un certain nombre
00:14:00de jeunes gens qui sont très très jeunes.
00:14:02Mais je voulais encore à nouveau
00:14:04appuyer là-dessus.
00:14:05C'est le Maroc qui nous a permis
00:14:06de mettre dans un box
00:14:08et de juger cet homme-là.
00:14:09Oui, initialement,
00:14:10c'est là qu'on voit toute l'importance
00:14:12de cette coopération.
00:14:13Pourquoi est-ce qu'il était au Maroc au départ ?
00:14:14Vraiment parce qu'il fuyait
00:14:15la DZ mafia justement
00:14:16dans le cadre de leur règlement de compte
00:14:18et de leur lutte de territoire armé.
00:14:20Mais le fait est que la bonne coopération
00:14:22avec le Maroc a permis l'enquête,
00:14:25l'interpellation et derrière l'extradition.
00:14:27Maintenant, il est la star du procès,
00:14:31les personnages emblématiques du procès.
00:14:33Pourquoi ?
00:14:33Parce qu'il est le chef présumé,
00:14:35il faut dire présumé,
00:14:35donc du clan Yurda.
00:14:38Maintenant, il n'est pas tout seul.
00:14:39Il y a une vingtaine à répondre
00:14:40des chefs d'associations de malfaiteurs,
00:14:42de trafic de stupéfiants,
00:14:43de blanchiments,
00:14:43parce qu'il y a énormément
00:14:44d'enjeux financiers là-dedans.
00:14:47Et ce procès,
00:14:48ce qu'il montre aussi,
00:14:49c'est que le trafic de stupéfiants,
00:14:52même à Marseille,
00:14:53ce n'est pas que la DZ mafia.
00:14:54La DZ mafia, c'est très médiatisé,
00:14:56c'est un petit peu l'arbre qui cache la forêt.
00:14:58Des acteurs du trafic de stupé,
00:15:00des forces à Marseille,
00:15:02il y en a plusieurs.
00:15:02Vous avez effectivement la DZ mafia,
00:15:04avec ces gens qui se revendiquent
00:15:06comme algériens.
00:15:07C'est plus complexe que ça,
00:15:08ils ne sont pas tous algériens.
00:15:09Il y a ce qui s'appelle les blacks,
00:15:11là c'est plutôt l'Afrique subsaharienne,
00:15:13et donc le clan Yoda,
00:15:14qui eux,
00:15:15brassent plus large,
00:15:16et sont moins regardants
00:15:16sur les origines de Pierre-Paul-Jacques
00:15:18dans le recrutement.
00:15:19Mais le fait est que ce sont
00:15:20ces affrontements,
00:15:21ces rapports de force
00:15:22entre toutes ces puissances
00:15:24du narcotrafic
00:15:25qui ensanglantent les rues
00:15:26à Marseille
00:15:27et plus largement.
00:15:28Jean-Michel Vernet
00:15:29avec nos journalistes d'investigation
00:15:30et auteurs de DZ mafia
00:15:33aux éditions Artho,
00:15:35Inside DZ mafia,
00:15:37au cœur du gang narco-mafieux.
00:15:40Vous êtes d'accord
00:15:40avec ce que vient dire,
00:15:41j'imagine,
00:15:43Benjamin Camboulivre,
00:15:44votre, évidemment,
00:15:45livre concerne la DZ mafia.
00:15:47Je pense que le clan Yoda,
00:15:48vous connaissez,
00:15:48puisque ce sont deux clans
00:15:50qui sont, évidemment,
00:15:51affrontés très fortement.
00:15:53Et s'il y a eu
00:15:54autant de règlements de comptes,
00:15:56c'est précisément
00:15:57parce qu'il y a
00:15:57une guerre
00:15:59entre ces deux clans.
00:16:00Oui, ce qu'il faut comprendre,
00:16:02c'est que Félix Binguy,
00:16:04alias Le Chat,
00:16:06avait des vénéités
00:16:08expansionnistes
00:16:09dans les années 2021-2022.
00:16:13Et il s'est allié
00:16:15à deux clans,
00:16:16le clan dit Des Carmes,
00:16:17qui est un quartier
00:16:19du centre de Marseille,
00:16:20proche, d'ailleurs,
00:16:21de la brigade des stupéfiants.
00:16:24C'est une anecdote.
00:16:26Et également de la busserine.
00:16:29Et il avait l'ambition,
00:16:31au-delà de la cité La Paternelle,
00:16:33qui est un peu
00:16:34le centre névralgique
00:16:36du conflit entre la DZ
00:16:38et Yoda,
00:16:39de prendre tous les plans de stup.
00:16:41Alors, face à lui,
00:16:42se sont dressés
00:16:43Médil Haribi,
00:16:46alliés à Amin Wallan,
00:16:47à Gabriel Horry
00:16:48et à Madis Erdoum.
00:16:50Ça, c'est le noyau dur
00:16:51de la DZ,
00:16:53qui va se livrer
00:16:55à un véritable massacre
00:16:57qui commence au début 2023.
00:17:01Et souvenons-nous
00:17:02de cette vidéo
00:17:03du jeune Ryan
00:17:04qu'on voit brûler,
00:17:07son cadavre brûlé
00:17:08dans une Opel Corsa
00:17:09qui brûle la busserine
00:17:11avec cette inscription
00:17:13qui arrive sur la vidéo
00:17:15qui est prise par les tueurs
00:17:18avec DZ Mafia.
00:17:20Et à partir de là,
00:17:21on va avoir une guerre
00:17:23terrible
00:17:24dont les membres de Yoda
00:17:27vont être les principales victimes.
00:17:28et DZ va prendre l'ascendant
00:17:31sur Yoda
00:17:31avec, encore une fois,
00:17:33une guerre
00:17:34qui fait 49 morts.
00:17:35C'est qui est énorme
00:17:37et qui a marqué les esprits
00:17:39et provoqué tout un tas
00:17:40de conséquences
00:17:42comme cette commission sénatoriale
00:17:45contre le narcotrafic.
00:17:46Et puis, voilà,
00:17:47à la loi narco,
00:17:48le narcotrafic est arrivé.
00:17:50Mais ça n'a pas empêché,
00:17:51évidemment,
00:17:52le trafic de drogue
00:17:53de prospérer sur le territoire.
00:17:55C'est intéressant
00:17:55ce que vous dites,
00:17:56Jean-Michel Verne,
00:17:57parce que,
00:17:57et je me tourne encore une fois
00:17:58vers Benjamin Cangoulivre,
00:17:59c'est-à-dire,
00:17:59quand il y a une guerre des gants
00:18:00comme ça,
00:18:02moi, je serais policier,
00:18:04je laisserais,
00:18:05je regarderais,
00:18:06je regarderais
00:18:06les salauds tomber,
00:18:08en quelque sorte.
00:18:11Le truc,
00:18:11c'est que les salauds,
00:18:12comme vous dites,
00:18:14ce n'est pas qu'entre eux
00:18:15qu'ils se tuent.
00:18:16Et c'est justement là
00:18:17qu'on a une évolution
00:18:18et qu'il y a
00:18:19contraintes politiques
00:18:20à réagir,
00:18:21c'est que le trafic tue
00:18:22en dehors du trafic
00:18:23les règlements de comptes
00:18:24dans le cadre
00:18:24des luttes de territoire.
00:18:25Ce ne sont pas
00:18:26des mercenaires
00:18:27qu'on envoie,
00:18:27c'est des gamins
00:18:28avec des flingues
00:18:28qui font absolument
00:18:29n'importe quoi,
00:18:30qui ne maîtrisent pas
00:18:31leurs armes.
00:18:32Ils viennent pour rafaler
00:18:32tel ou tel point de deal,
00:18:34ils ont des armes automatiques,
00:18:35une arme automatique
00:18:36comme au tirant en rafale,
00:18:37ça monte,
00:18:37ils arrosent les fenêtres,
00:18:38ils tuent une étudiante
00:18:39qui fait ses devoirs,
00:18:40ça ne change rien.
00:18:41Donc, on est obligé,
00:18:42évidemment,
00:18:42d'aller se confronter
00:18:43et d'interpeller
00:18:44et d'espérer réussir
00:18:46à les traduire en justice.
00:18:47Olivier ?
00:18:48Bon, il y a une histoire
00:18:49de Marseille
00:18:50avec la drogue,
00:18:51puis la French Connection
00:18:53et même ailleurs,
00:18:54les assassinats
00:18:55de magistrats
00:18:56qui sont liés
00:18:57également au trafic de drogue.
00:18:59Ce que je remarque
00:19:00étant marseillais
00:19:01de naissance,
00:19:02je remarque d'abord
00:19:03une internationalisation
00:19:04beaucoup plus forte.
00:19:05Ensuite,
00:19:06un rajeunissement
00:19:07extrêmement fort
00:19:08des tueurs
00:19:09et en plus,
00:19:10vous ne pouvez pas
00:19:11dans un état de droit
00:19:12laisser des gangs
00:19:13s'entretuer.
00:19:14Ce n'est pas possible.
00:19:15Et puis enfin,
00:19:17cette lutte
00:19:18contre le narcotrafic
00:19:19me paraît être
00:19:21un tonneau
00:19:21des danaïdes
00:19:22si on ne s'attaque pas
00:19:24à la source
00:19:25qui est quoi ?
00:19:28En fin de compte,
00:19:29pourquoi tous ces gens
00:19:29se battent
00:19:30uniquement pour l'argent ?
00:19:31Et l'argent,
00:19:32il vient d'où ?
00:19:33Il vient des consommateurs
00:19:34parce que les consommateurs,
00:19:35sans consommateurs,
00:19:36il n'y a plus de trafic de drogue.
00:19:37Vous avez sans doute raison,
00:19:38mais il y a quand même
00:19:39une contre-société
00:19:39qui s'est créée depuis.
00:19:41Bien sûr.
00:19:42Il y a des règles importantes.
00:19:44Il y a de l'argent,
00:19:44évidemment,
00:19:45qui fonctionne en circuit fermé.
00:19:46Il y a des jeunes gens
00:19:47qui ne sont attirés
00:19:48que par ça.
00:19:48C'est devenu
00:19:49un contre-modèle
00:19:50tellement fort
00:19:50qu'au-delà
00:19:52des consommateurs,
00:19:53c'est partout
00:19:54qu'il faudrait tirer
00:19:56mais il n'y a pas
00:19:56de morale
00:19:57de ces gens-là.
00:19:58Ce que je veux dire,
00:19:59c'est que jadis,
00:20:00on disait,
00:20:01les policiers,
00:20:03jadis disaient
00:20:03qu'il y avait
00:20:04une sorte d'honneur
00:20:06des délinquants.
00:20:07Tout ça est terminé.
00:20:08C'est des voyous
00:20:09qui s'entretuent
00:20:10et qui tuent comme cela.
00:20:11Il est 22h52.
00:20:12On doit marquer une pause.
00:20:14Le sujet est passionnant,
00:20:14donc on va y revenir.
00:20:15On a d'autres sujets
00:20:16également
00:20:17dont on va parler.
00:20:18On accueillera notamment
00:20:19Violette Pilboul
00:20:21qui est députée du Nord
00:20:23et qui est porteuse
00:20:23d'un projet de loi
00:20:24pour lutter contre
00:20:25les violences à l'école
00:20:26et on reparlera
00:20:27des violences à l'école.
00:20:28Évidemment,
00:20:29tout à l'heure,
00:20:29vous restez bien avec nous.
00:20:30C'est le meilleur de l'info.
00:20:31A tout de suite.
00:20:36La suite du meilleur de l'info
00:20:37dans un instant
00:20:37va continuer un tout petit peu
00:20:38à parler de narcotrafiqués
00:20:40et vous allez entendre
00:20:41notamment
00:20:43le commissaire divisionnaire
00:20:44Antonetti
00:20:45qui est à Marseille
00:20:46qui a annoncé
00:20:46un chiffre absolument hallucinant
00:20:48sur le pourcentage
00:20:50de mineurs
00:20:52qui ont été condamnés
00:20:52pour un narcotrafic.
00:20:54C'est plus de 300%.
00:20:55Plus de 300%.
00:20:56Vous restez bien avec nous.
00:20:58On va commenter ce chiffre.
00:20:59Mais d'abord,
00:20:5923h pile,
00:21:01le rappel des titres.
00:21:02Isabelle Piboulot
00:21:02que je salue.
00:21:06Bonsoir Olivier,
00:21:07bonsoir à tous.
00:21:07A la une,
00:21:08Donald Trump renonce
00:21:09à une attaque
00:21:10contre l'Iran
00:21:11prévue demain
00:21:12en réponse
00:21:13à une demande
00:21:13de dirigeants
00:21:14de pays du Golfe.
00:21:15Des négociations sérieuses
00:21:16ont eu lieu.
00:21:17Toutefois,
00:21:18le président américain
00:21:19reste dans l'attente
00:21:20d'un accord
00:21:21avec l'Iran
00:21:21garantissant
00:21:22que le pays
00:21:23ne se dotera pas
00:21:24de l'arme nucléaire.
00:21:25Donald Trump prévient
00:21:26les Etats-Unis
00:21:27se tiennent prêts
00:21:28à lancer
00:21:29une attaque totale
00:21:30et à grande échelle
00:21:31à tout moment.
00:21:31En parallèle,
00:21:33les gardiens
00:21:33de la révolution
00:21:34menacent de faire payer
00:21:35l'utilisation
00:21:36des câbles sous-marins
00:21:37traversant le détroit
00:21:38d'Hormuz.
00:21:39D'après l'armée idéologique
00:21:40de la République islamique,
00:21:42toute perturbation
00:21:43sur ces équipements
00:21:44ferait perdre
00:21:45jusqu'à des centaines
00:21:46de millions de dollars
00:21:47par jour
00:21:48à l'économie mondiale.
00:21:50L'actualité en France
00:21:51soupçonnée
00:21:52d'être impliquée
00:21:53dans la fusillade
00:21:53de Nice
00:21:54le 11 mai.
00:21:56Deux hommes
00:21:56et une femme
00:21:57ont été mis en examen
00:21:58et placés
00:21:59en détention provisoire.
00:22:00Parmi eux,
00:22:01un homme de 30 ans,
00:22:02le tireur présumé,
00:22:03est arrivé en trottinette
00:22:04dans le quartier sensible
00:22:05des Moulins.
00:22:06Le contexte est celui
00:22:08d'une escalade
00:22:08entre deux bandes
00:22:09de narcotrafiquants
00:22:10de l'ouest
00:22:11et de l'est de Nice.
00:22:12Le drame a fait
00:22:14deux morts
00:22:14et six blessés.
00:22:15Le Sénat examine
00:22:17le projet de loi
00:22:18riposte porté
00:22:19par le ministre
00:22:20de l'Intérieur
00:22:21afin de lutter
00:22:21contre les troubles
00:22:22quotidiens
00:22:23à l'ordre public.
00:22:24Laurent Nunez
00:22:25prône un choc
00:22:26d'autorité
00:22:27et d'efficacité.
00:22:28Le gouvernement
00:22:29entend durcir
00:22:29les sanctions
00:22:30et améliorer
00:22:31les outils
00:22:32à la disposition
00:22:32des forces de l'ordre.
00:22:34Après les débats,
00:22:35demain et mercredi,
00:22:36un vote solennel
00:22:37est prévu
00:22:37le 26 mai.
00:22:39Enfin,
00:22:39après une série
00:22:40d'affaires
00:22:40de violences sexuelles
00:22:42dans les écoles,
00:22:43le maire de Paris
00:22:44lance une concertation
00:22:46sur le temps périscolaire.
00:22:48Emmanuel Grégoire
00:22:48espère rassurer
00:22:49les familles
00:22:50et faire en sorte
00:22:51qu'aucun animateur
00:22:52ne puisse se trouver seul
00:22:54avec un enfant
00:22:55à la rentrée prochaine.
00:22:56Cette convention citoyenne
00:22:57réunira 80 parents parisiens
00:23:00tirés au sort
00:23:01parmi plus de 1500 volontaires.
00:23:03Leurs conclusions
00:23:03seront rendues
00:23:04le 22 juin.
00:23:06Très longtemps
00:23:07que vous n'avez pas parlé
00:23:08d'une convention citoyenne.
00:23:09Merci Isabelle Pupin.
00:23:10On va en reparler
00:23:11d'ailleurs tout à l'heure
00:23:12de ces annonces
00:23:14du maire de Paris.
00:23:15Je voulais juste
00:23:15qu'on prolonge
00:23:16un tout petit peu
00:23:17sur la question
00:23:17du narcotrafic
00:23:19et donc on va écouter
00:23:19le procureur de Nice.
00:23:21C'est bien le procureur
00:23:22de Nice
00:23:22qui a parlé
00:23:23du nombre de mineurs
00:23:24condamnés pour trafic
00:23:25qui avaient absolument
00:23:26explosé.
00:23:28La lutte contre
00:23:29les points de deal
00:23:29doit aussi permettre
00:23:30de diminuer
00:23:31la part des mineurs
00:23:33impliqués comme auteurs
00:23:34mais aussi
00:23:35parfois comme victimes.
00:23:37Sur Nice
00:23:38entre 2020
00:23:39et 2024
00:23:39les condamnations
00:23:41pour trafic
00:23:41de stupéfiants
00:23:42de mineurs
00:23:43ont augmenté
00:23:43de 315%
00:23:45et concernent
00:23:47tout particulièrement
00:23:48des mineurs
00:23:50étrangers isolés.
00:23:51La part des mineurs
00:23:52dans les condamnations
00:23:53pour trafic
00:23:54de stupéfiants
00:23:55à Nice
00:23:55en 10 ans
00:23:57est passée
00:23:58de 9%
00:23:59à 29%
00:24:01on mesure
00:24:02au travers
00:24:03de ces chiffres
00:24:04la problématique
00:24:05et le défi
00:24:06tout spécifique
00:24:07de la part
00:24:08aujourd'hui
00:24:09prise par les mineurs
00:24:10dans le trafic
00:24:11de stupéfiants.
00:24:12Benjamin Carboulé
00:24:13vous avez entendu ces chiffres
00:24:14c'est complètement fou
00:24:16la part des mineurs
00:24:17l'augmentation
00:24:18plus de 300%
00:24:19du 300%
00:24:20c'est fou
00:24:22c'est alarmant
00:24:23mais c'est logique
00:24:24et cohérent
00:24:24avec les éléments
00:24:25c'est à dire que
00:24:26vous avez
00:24:26un système
00:24:28qui fait qu'on a
00:24:29une justice
00:24:29qui ne protège pas
00:24:30véritablement
00:24:31les mineurs
00:24:32du trafic de stupéfiants
00:24:33on a au contraire
00:24:34c'est une justice
00:24:35qui au final
00:24:35les livre aux trafiquants
00:24:37qui les exploite
00:24:38et qui les emploie
00:24:38parce qu'ils bénéficient
00:24:40justement de cette excuse
00:24:40de minorité
00:24:41donc vous avez
00:24:42des narco-trafiquants
00:24:43qui se servent des mineurs
00:24:44comme de pare-feu judiciaire
00:24:46et de l'autre côté
00:24:47les mineurs
00:24:48eux
00:24:48bien souvent
00:24:49en rupture scolaire
00:24:51et familiale
00:24:52dans ce type de profil
00:24:53ils ne vont pas résister
00:24:54aux sirènes du stupéfiant
00:24:55ils ne vont pas résister
00:24:56à l'argent facile
00:24:57et rapide
00:24:59c'est que face à ça
00:25:00nous vraiment
00:25:00les axes
00:25:01qu'on voit
00:25:01les plus forts
00:25:02c'est à la fois
00:25:03l'impunité des mineurs
00:25:03parce qu'on le voit
00:25:04cette justice
00:25:05n'est pas efficace
00:25:06en la matière
00:25:06c'est la banalisation
00:25:07du recours aux armes
00:25:08mais essentiellement
00:25:09aussi par des mineurs
00:25:11et c'est la responsabilisation
00:25:12des parents
00:25:13parce que quand on voit
00:25:14des gamins
00:25:15de 13, 14, 15 ans
00:25:16qui font le chouf
00:25:16dans des cités
00:25:18dans des old immeubles
00:25:18qui sont connus
00:25:19pour être des lieux
00:25:20de trafic de stupéfiants
00:25:21la question
00:25:22de la responsabilisation parentale
00:25:23s'impose là aussi
00:25:25et les axes de réponse
00:25:26bien sûr que la police
00:25:28doit être renforcée
00:25:29pour pouvoir à la fois
00:25:30travailler sur la voie publique
00:25:31et dans les enquêtes
00:25:32de façon plus efficace
00:25:33mais il y a également
00:25:34tout le dossier
00:25:34de la justice
00:25:35avec la justice
00:25:37des mineurs
00:25:38qui doivent se renforcer
00:25:39pour qu'on soit incisif
00:25:40pour qu'on soit efficace
00:25:40pour qu'on soit dissuasif
00:25:41pour qu'on soit pédagogique
00:25:42et puis tout le volet
00:25:43sanction des consommateurs
00:25:45où là on parlait
00:25:45du projet de loi riposte
00:25:47on reste malgré tout
00:25:48sur des amendes
00:25:48forfaitaires délictuelles
00:25:49alors qu'on sait pertinemment
00:25:50que ça ne marche pas
00:25:51on n'en a jamais dressé autant
00:25:52la consommation explose
00:25:53Jean-Michel Verne va réagir
00:25:54mais je vous montre juste ce tableau
00:25:55les salaires du narcotrafic
00:25:57à Marseille
00:25:57c'est pas nous
00:25:57qu'ils l'ont inventé
00:25:58c'est le rapport
00:25:59de la Cour des comptes 2024
00:26:00si vous êtes rabatteur
00:26:01guetteur, vendeur ou livreur
00:26:03des boulots qui sont faits
00:26:05par des jeunes
00:26:05beaucoup sont des mineurs
00:26:07jusqu'à 120
00:26:09vous savez rabatteur
00:26:10c'est le bas du bas
00:26:11de l'échelle sociale
00:26:13de cette pyramide
00:26:15de la drogue
00:26:17120 euros par jour
00:26:18net d'impôt évidemment
00:26:20et si vous êtes livreur
00:26:21jusqu'à 1100 euros
00:26:22je salue Violette Pilleboule
00:26:24bonsoir
00:26:25je salue également Anne
00:26:26Anne Coffigny
00:26:27qui nous a rejoint
00:26:29tout à l'heure
00:26:29on parlera de votre projet
00:26:31de loi qui consiste
00:26:33à protéger les enfants
00:26:35et c'est lié évidemment
00:26:37à cette commission d'enquête
00:26:39qui a été la suite
00:26:41du scandale de Bétharame
00:26:43mais moi j'ai l'impression
00:26:44que les enfants
00:26:44il faut surtout les protéger
00:26:45de ça
00:26:46il faut les protéger
00:26:47de ce narcotrafic
00:26:48il faut les protéger
00:26:48de cette envie
00:26:50d'aller gagner de l'agence
00:26:51tellement facilement
00:26:52sans passer par plus
00:26:53aucune case républicaine
00:26:54par plus aucune case
00:26:55d'éducation
00:26:56moi je suis affolé
00:26:57quand je vois ces chiffres
00:26:58et quand j'entends
00:26:59ce qu'a dit le procureur
00:27:00Denis ce soir
00:27:01le sujet du narcotrafic
00:27:03et de comment ça tous
00:27:04aujourd'hui nos mineurs
00:27:05on ne peut pas l'éluder
00:27:06alors au Parlement
00:27:07il y a quand même eu
00:27:08un travail et des avancées
00:27:10qui ont été suivis
00:27:11par des lois
00:27:12qui ont renforcé
00:27:13les pouvoirs de la justice
00:27:14sur le narcotrafic
00:27:16je pense à la loi
00:27:17narcotrafic
00:27:17qu'on a votée
00:27:18l'année dernière
00:27:18qui est issue quand même
00:27:20d'un constat alarmant
00:27:20à la fois sur les réseaux
00:27:22de criminalité organisée
00:27:24et les pouvoirs
00:27:25d'un nouveau parquet spécialisé
00:27:27qui peut agir mieux
00:27:29et puis sur les jeunes mineurs
00:27:31on a voté un projet de loi
00:27:33sur la délinquance des mineurs
00:27:34qui justement
00:27:36avait pour objectif
00:27:37de lever l'excuse de minorité
00:27:39dans le cadre récidive
00:27:40et d'appartenance
00:27:42à ces réseaux
00:27:43d'aussi invoquer
00:27:44la responsabilité des parents
00:27:46en pouvant créer une peine
00:27:48de travaux d'intérêt général
00:27:49quand il y a une preuve
00:27:50de démission parentale
00:27:51il a été voté
00:27:52mais malheureusement
00:27:53un peu censuré
00:27:54partiellement
00:27:55je le dis devant un juriste
00:27:56par le conseil constitutionnel
00:27:57notamment sur l'allongement
00:27:58de la détention provisoire
00:28:00ou la comparution immédiate
00:28:01c'est un projet de loi
00:28:02qui ne va rien changer
00:28:03ça ne va rien changer
00:28:04pour la raison
00:28:05qui a été évoquée
00:28:05tout à l'heure
00:28:06d'ailleurs par Olivier Pardot
00:28:07c'est-à-dire que
00:28:08les vraies causes
00:28:09elles ne sont pas
00:28:10elles ne sont pas visées
00:28:11en réalité
00:28:12non la réalité
00:28:13c'est l'argent
00:28:14le nerf de la guerre
00:28:16le chiffre qui est frappant
00:28:17c'est 1100
00:28:18pour un livreur
00:28:19un livreur c'est qui
00:28:20c'est quelqu'un
00:28:22qui va
00:28:22par semaine
00:28:23par semaine
00:28:24du narcotrafic
00:28:26du trafiquant
00:28:26au consommateur
00:28:29s'il n'y a pas de consommateur
00:28:30si le consommateur
00:28:31n'est pas puni
00:28:32sévèrement
00:28:35il y a toujours
00:28:36de trafic
00:28:36parce que l'attrait
00:28:37de l'argent
00:28:37est toujours aussi puissant
00:28:39aussi fort
00:28:39moi ce qui m'épate
00:28:41c'est que
00:28:42je suis certain
00:28:43que les gens
00:28:43qui regardent ça
00:28:44ou quand ils regardent
00:28:45des gosses de 13 ans
00:28:46qui se font
00:28:48rafalés
00:28:48à Marseille
00:28:50seront là
00:28:51en disant
00:28:51quelle horreur
00:28:52mon dieu
00:28:52mais est-ce que
00:28:53c'est possible
00:28:53et en même temps
00:28:54ils vont fumer
00:28:55leurs joints
00:28:55ou prendre la cocaïne
00:28:58l'après-midi même
00:28:59et sans mesurer
00:29:00qu'il y a du sang
00:29:02du sang d'enfant
00:29:03sur la drogue
00:29:04ils le mesurent Olivier
00:29:05on leur dit tous les jours
00:29:06c'est pas possible
00:29:07ils le mesurent
00:29:09Jean-Michel Verbe
00:29:09vous voulez réagir
00:29:11je ne vous ai pas donné
00:29:11la parole depuis tout à l'heure
00:29:12Jean-Michel
00:29:14Oui
00:29:15je voulais réagir
00:29:16par rapport à ce qui a été
00:29:17dit tout à l'heure
00:29:19concernant le fait
00:29:19qu'on utilise
00:29:21des mineurs
00:29:21pour aller
00:29:22effectivement
00:29:23rafaler sur le point d'île
00:29:25ce qui est très marquant
00:29:26dans l'affaire de Nice
00:29:28c'est que là
00:29:29on n'est pas face
00:29:30à un mineur
00:29:31on est face
00:29:32à un tireur
00:29:32qui a 30 ans
00:29:33qui est un type
00:29:34qui a été condamné
00:29:35à 7 reprises
00:29:36et qui va tirer
00:29:38à 19 reprises
00:29:40sur les cibles
00:29:41et seulement 3 balles
00:29:43vont rater leurs cibles
00:29:44ça veut dire
00:29:45que cet homme
00:29:45est venu là
00:29:46pour tuer
00:29:47et pour tuer
00:29:48des gens
00:29:48qui n'y sont pour rien
00:29:50volontairement
00:29:50et ça
00:29:51je pense que
00:29:52c'est ce qu'il y a
00:29:53de plus inquiétant
00:29:55c'est
00:29:56si vous voulez
00:29:56la dimension
00:29:57que je qualifierais
00:29:58de narco-terroriste
00:30:00c'est-à-dire
00:30:01on veut
00:30:03imprégner
00:30:04sur un territoire
00:30:05la loi de la peur
00:30:07on veut
00:30:08prendre
00:30:09le pouvoir
00:30:09sur un territoire
00:30:11c'est un vrai
00:30:12sujet politique
00:30:13on a vu
00:30:14l'été dernier
00:30:16à Nîmes
00:30:18un communiqué
00:30:19qui a été envoyé
00:30:20par les narcos
00:30:21à destination
00:30:22des habitants
00:30:22en disant
00:30:23ne sortez pas
00:30:24ne sortez pas
00:30:25parce qu'on va vous tuer
00:30:26on va tuer vos enfants
00:30:28donc je crois
00:30:29qu'il ne faut pas
00:30:30voir ce sujet
00:30:32par le petit bout
00:30:32de la lorgnette
00:30:33si je puis me permettre
00:30:34avoir une vision
00:30:35d'ensemble
00:30:37il ne faut pas être
00:30:38non plus
00:30:38trop pessimiste
00:30:39parce qu'on voit
00:30:40qu'à Nice
00:30:42il faut remarquer
00:30:44que le travail
00:30:44qui a été fait
00:30:45par Damien Martinelli
00:30:46que je connais bien
00:30:47j'ai fait témoigner
00:30:48dans Inside des mafias
00:30:50par Nicolas Bessod
00:30:51par Eric Antonetti
00:30:52le patron de la PJ
00:30:54ils ont été
00:30:55d'une remarquable
00:30:56efficacité
00:30:57donc ça veut dire quoi
00:30:58si vous avez des moyens
00:30:59si vous avez
00:31:00des responsables
00:31:02compétents
00:31:03si vous avez
00:31:04une volonté politique
00:31:05et bien ça marche
00:31:06vous avez vu
00:31:07qu'on a installé
00:31:08même un commissariat
00:31:10maintenant
00:31:10sur la place
00:31:11des Amarylis
00:31:13c'est Eric Chotty
00:31:13Jean-Michel Verde
00:31:14pardon
00:31:14et on va conclure
00:31:16Jean-Michel
00:31:17Jean-Michel
00:31:18je ne sais pas
00:31:18si vous m'entendez
00:31:19mais c'est quoi
00:31:20ça marche
00:31:20c'est-à-dire
00:31:21qu'il y a encore
00:31:21des points de deal
00:31:22il y a encore
00:31:23des fusillades
00:31:24il y a encore
00:31:24des gamins
00:31:25qui sont enrôlés
00:31:26il y a encore
00:31:26des morts
00:31:27ça veut dire quoi
00:31:28ça marche
00:31:29moi j'ai l'impression
00:31:30que tant que
00:31:31c'est pas radical
00:31:32c'est-à-dire
00:31:32tant que la police
00:31:33n'occupe pas
00:31:34les quartiers
00:31:34et je dis bien
00:31:35occuper les quartiers
00:31:36ça ne fonctionnera pas
00:31:38c'est pour ça qu'on a mis un commissariat
00:31:39et je trouve que c'est bien
00:31:40c'est du régalien
00:31:41il faut savoir
00:31:41qu'il y avait 12 points de deal
00:31:43aux Amarylis
00:31:44il n'y en a plus que 2
00:31:47et manifestement
00:31:47on est en train
00:31:48d'essayer
00:31:49de reprendre la main
00:31:51je tiens un discours
00:31:52un peu positif
00:31:54parce que j'ai
00:31:55d'ordinaire
00:31:55quand je m'exprime
00:31:56je suis plutôt pessimiste
00:31:57c'est vrai que
00:31:58quand on parle avec les policiers
00:31:59qui sont spécialisés
00:32:01beaucoup
00:32:02effectivement
00:32:03beaucoup de pessimisme
00:32:05parce que
00:32:06la drogue continue
00:32:07d'arriver
00:32:07en quantité phénoménale
00:32:09sur le territoire
00:32:09parce que
00:32:10les consommateurs
00:32:11sont de plus en plus nombreux
00:32:12à consommer
00:32:13mais le chiffre le pire
00:32:15Jean-Michel
00:32:16le chiffre le pire
00:32:17pardon
00:32:18c'est plus 300%
00:32:19de mineurs
00:32:20à Nice
00:32:21qui sont
00:32:22liés
00:32:23et même condamnés
00:32:24pour des affaires
00:32:24de narcotrafic
00:32:25c'est ça qui est terrible
00:32:28oui
00:32:28et ça
00:32:29ça a été
00:32:30je crois
00:32:31notre principale faiblesse
00:32:32c'est de ne pas avoir
00:32:35anticipé
00:32:36le poids des réseaux sociaux
00:32:38et la formidable puissance
00:32:42maléfique
00:32:43de ces réseaux
00:32:44qui permettent
00:32:44de recruter des jeunes
00:32:45en leur faisant
00:32:47miroiter
00:32:47effectivement
00:32:48un profit facile
00:32:50pour aller
00:32:51travailler
00:32:52sur un point de deal
00:32:53pour aller
00:32:54amener quelqu'un
00:32:55en voiture
00:32:56sur ce même point de deal
00:32:57pour amener de la drogue
00:32:58et puis
00:32:59pour commettre
00:33:00des règlements de compte
00:33:01et là
00:33:02on est en train
00:33:03aujourd'hui
00:33:03d'avoir une sorte
00:33:04d'ajornement
00:33:06je crois
00:33:06judiciaire
00:33:07policier
00:33:09Damien Martinelli
00:33:10expliquait
00:33:11que maintenant
00:33:11avec Marseille
00:33:12par exemple
00:33:13ils allaient
00:33:13créer des réunions
00:33:15trimestrielles
00:33:15pour tenter
00:33:18de régler
00:33:18cette douloureuse
00:33:20question
00:33:20du narcotrafic
00:33:22donc voilà
00:33:23on a un petit espoir
00:33:25on a un petit espoir
00:33:26je retiens ça
00:33:27on a un petit espoir
00:33:28vous avez un petit espoir
00:33:30et ça je trouve ça formidable
00:33:31merci en tout cas
00:33:32Jean-Michel
00:33:32je voulais donner encore
00:33:33la parole à Arthur
00:33:35sur ce sujet
00:33:36après je voudrais qu'on avance
00:33:37le problème c'est qu'on a
00:33:38un secteur
00:33:39qui obéit encore plus
00:33:40aux lois du marché
00:33:41que d'autres
00:33:42c'est bien le marché
00:33:42de la drogue
00:33:42et c'est une industrie
00:33:44qui est en pleine croissance
00:33:46et vous le regardez
00:33:47juste sur le nombre
00:33:48de consommateurs
00:33:49de cocaïne
00:33:50juste la cocaïne
00:33:51on est à près
00:33:51d'un million en France
00:33:52je crois qu'on a dépassé
00:33:53c'était fois 10
00:33:54en 30 ans
00:33:55on a dépassé
00:33:56les consommateurs
00:33:57on a dépassé le million
00:33:59donc résultat
00:34:00le prix baisse
00:34:01il y a quelques années
00:34:03c'était
00:34:03vous pouvez acheter
00:34:04qu'au gramme
00:34:05maintenant avec 20 euros
00:34:06vous pouvez acheter
00:34:060 de gramme
00:34:08et le problème
00:34:09c'est que vous n'avez plus
00:34:09un seul secteur en France
00:34:11qui est épargné
00:34:11des plaines de la Beauce
00:34:12en passant par Paris
00:34:14les moyennes villes
00:34:15les grandes villes
00:34:15tout le monde consomme
00:34:16de la cocaïne aujourd'hui
00:34:17toutes les classes de la société
00:34:17et toutes les classes sociales
00:34:18et il y a les points de drogue
00:34:20les points de deal
00:34:20très bien
00:34:21mais je veux dire
00:34:22à Paris il n'y a pas de points de deal
00:34:23pourquoi ?
00:34:23parce que vous faites livrer chez vous
00:34:24vous faites livrer de la cocaïne
00:34:26aussi facilement que vous faites livrer une pizza
00:34:27vous faites livrer par Telegram
00:34:29vous faites livrer par Whatsapp
00:34:30avant il y avait les réseaux
00:34:31comme Calliweed
00:34:32vous aviez des parrainages
00:34:34où vous bénéficiez de réduction
00:34:35vous pouviez parrainer des gens
00:34:36et en échange
00:34:37vous receviez une partie de l'argent
00:34:38c'est une industrie
00:34:39qui est en plein essor
00:34:40et donc forcément derrière
00:34:41vous avez besoin de main d'oeuvre
00:34:41donc vous prenez des mineurs
00:34:43alors les mineurs
00:34:43ils commencent comme chouff
00:34:44et puis après ils montent
00:34:45ils montent
00:34:45et ceux qui restent encore en vie
00:34:47ils peuvent passer
00:34:47comme s'il caire
00:34:48en tuant des gens
00:34:49pour 10 000 euros
00:34:50parfois même moins
00:34:50et le pire
00:34:52c'est qu'ils ont pris conscience
00:34:53que le vivant n'existait pas
00:34:55parce qu'ils peuvent
00:34:55désinguer tout le monde
00:34:56mais ils ont pris conscience
00:34:57que même pouvait mourir
00:34:58à tel point
00:34:59qu'ils prennent des dispositions
00:35:00testamentaires
00:35:00aujourd'hui
00:35:01vous voyez le niveau
00:35:03mais très très loin quoi
00:35:05avant de laisser
00:35:07Benjamin Cambouliv
00:35:08je voulais juste
00:35:09un dernier sujet
00:35:10encore une fois
00:35:11sur l'hyperviolence
00:35:12de la société
00:35:12parce que vous avez vu
00:35:14on a eu ces images
00:35:14c'est du football
00:35:15on a eu ces images
00:35:17à Nantes hier soir
00:35:19stade Beaujois
00:35:20match interrompu
00:35:2122ème minute
00:35:23irruption des supporters
00:35:23sur la pelouse
00:35:24fumigène
00:35:25les sièges qui ont été arrachés
00:35:27des individus masqués
00:35:28des joueurs
00:35:28qui quittent le terrain
00:35:29en catastrophe
00:35:30l'entraîneur de Nantes
00:35:31le pauvre
00:35:32l'entraîneur de Nantes
00:35:33qui était absolument
00:35:33fou de rage
00:35:35le voyage
00:35:35qui a été ceinturé
00:35:37pour sortir
00:35:38il n'en pouvait plus
00:35:38il a dit
00:35:38j'ai jamais vu ça
00:35:39en 40 ans
00:35:40il y a eu un policier
00:35:41je crois
00:35:42blessé
00:35:43et puis
00:35:44même genre de scénario
00:35:45dans un autre stade
00:35:47c'était à Nice
00:35:48lors de la rencontre
00:35:49entre Nice
00:35:49et Metz
00:35:50encore des gens
00:35:51qui avaient des masques
00:35:53ça n'arrive que dans le foot
00:35:55ça n'arrive que dans le foot
00:35:56pourquoi ça n'arrive que dans le foot
00:35:57ça ?
00:35:58c'est plus régulier
00:36:00dans le foot
00:36:00que dans d'autres sports
00:36:01c'est moins un autre
00:36:03c'est moins un autre sport
00:36:04où ça arrive
00:36:05non mais je suis bien d'accord
00:36:06avec vous
00:36:06il y a une sociologie
00:36:08autour du foot
00:36:08qui fait que
00:36:09ça arrive plus qu'ailleurs
00:36:10après ça reste
00:36:12rare
00:36:12des envahissements
00:36:14aussi plats
00:36:15ce n'est pas non plus
00:36:15ultra fréquent
00:36:16ça est arrivé deux fois
00:36:17hier soir
00:36:18mais j'ai l'impression
00:36:18que
00:36:19c'est ce qui se passe
00:36:19dans le football amateur
00:36:21avec ce jeune
00:36:22qui a été lynché
00:36:24qu'est-ce qui va se passer
00:36:25le 30 mai
00:36:26pour un match
00:36:27qui se passe
00:36:28à Budapest
00:36:29qu'est-ce qui va se passer
00:36:30il va nécessairement se passer
00:36:31un énorme dispositif
00:36:33policier
00:36:33on n'a pas les chiffres là
00:36:34tout de suite
00:36:35parce qu'il faut attendre
00:36:36une communication officielle
00:36:37parce qu'elle est basée
00:36:38sur les retours
00:36:39notamment du renseignement
00:36:40territorial
00:36:41pour le calibrer
00:36:42mais ce qui est évident
00:36:43c'est que vous aurez
00:36:44un dispositif
00:36:45qui sera conséquent
00:36:46parce qu'on sait très bien
00:36:48que les risques
00:36:48sont plus élevés
00:36:49que pour la demi-finale
00:36:49la demi-finale
00:36:50vous en sortez
00:36:51avec 127 interpellations
00:36:5223 policiers blessés
00:36:53donc ce serait
00:36:54complètement aberrant
00:36:55de ne pas mettre
00:36:55un dispositif imposant
00:36:57pour cette histoire
00:36:58les risques sont élevés
00:36:59évidemment
00:37:00mais à cause de quoi
00:37:01les risques
00:37:01est-ce qu'on peut parler
00:37:02de deux minutes
00:37:03de la sociologie
00:37:04du profil
00:37:05de ces hooligans
00:37:072.0
00:37:09de ces nouveaux casseurs
00:37:10d'où ils viennent
00:37:11qu'est-ce qu'ils veulent
00:37:12etc.
00:37:12Madame la députée
00:37:15écoutez
00:37:15je ne suis pas spécialiste
00:37:17du profil
00:37:18des hooligans
00:37:19par contre
00:37:20mais vous observez
00:37:20comme nous
00:37:21de la même manière
00:37:22et notamment
00:37:23cette violence
00:37:24sur des jeunes
00:37:26en fait
00:37:26qui au départ
00:37:27sont rassemblés
00:37:28par l'amour du sport
00:37:28du vivre ensemble
00:37:29des valeurs
00:37:30qui devraient être
00:37:31autour d'un sport
00:37:32comme celui-là
00:37:33et puis quand on voit
00:37:34ces dérives
00:37:34c'est d'abord
00:37:35extrêmement grave
00:37:37de voir des images
00:37:37violentes comme celle-là
00:37:38et c'est extrêmement grave
00:37:39aussi que ça oblige
00:37:40à mobiliser
00:37:41des centaines
00:37:42des milliers
00:37:42de forces de l'ordre
00:37:44qui devraient être
00:37:44sur le terrain
00:37:45dans nos quartiers
00:37:46pour lutter contre
00:37:47je vous faisais la question
00:37:48différemment
00:37:48à vos enfants
00:37:51s'ils étaient à Paris
00:37:53le 30 mai prochain
00:37:54vous leur diriez
00:37:55vous sortez
00:37:56ou ne sortez pas
00:37:56dans les rues de Paris ?
00:37:58je leur dirais
00:37:58d'éviter le secteur
00:37:59où il y a des supporters
00:38:01avinés le plus souvent
00:38:03bien avant le match
00:38:05et je leur dirais
00:38:06d'être très prudents
00:38:06effectivement
00:38:07je vais vous montrer
00:38:07une carte
00:38:08de Paris
00:38:09qui a été faite
00:38:09ce soir
00:38:10par Anthony Rodriguez
00:38:11vous allez voir
00:38:11tout ce qui se passe
00:38:12dans Paris
00:38:13ce soir-là
00:38:13et tous les cas
00:38:14où il peut y avoir
00:38:15des moments
00:38:16très très tendus
00:38:18à l'accord à Arena
00:38:19alors vous avez
00:38:20Boos
00:38:21j'imagine que c'est un rappeur
00:38:22et à finale
00:38:23de la Ligue des Champions
00:38:24diffusion au Parc des Princes
00:38:25ça va être l'enfer
00:38:26Roland-Garros
00:38:27en même temps
00:38:28Damso
00:38:29rappeur qui est à Paris
00:38:30la Défense Arena
00:38:31et Yana Kamoura
00:38:33qui est au stade de France
00:38:35il y aura Gabriel Attal
00:38:36en meeting
00:38:36et j'y serai
00:38:37mais je pense
00:38:39que je serai plus en sécurité
00:38:40que dans des événements
00:38:41comme cela
00:38:41Arthur
00:38:42le problème c'est que je ne pense pas
00:38:43que ça soit
00:38:43vous avez dit
00:38:44il faut éviter les supporters
00:38:47qui sont bourrés
00:38:48à des 17h
00:38:48alors là ce sera plus tôt encore
00:38:50parce que le match
00:38:50l'auteur de la carte
00:38:51s'excuse de ne pas avoir mis
00:38:52mais le problème
00:38:53c'est que ce ne sont pas
00:38:54des supporters en fait
00:38:55ce sont les mêmes
00:38:55qu'on voit le 31 décembre
00:38:57le 14 juillet
00:38:58pendant les matchs de l'Algérie
00:39:00pendant les matchs du Maroc
00:39:01parce que là
00:39:01on se inquiète de la finale
00:39:02de la Ligue des Champions
00:39:03il y a la Coupe du Monde de foot
00:39:05qui arrive après
00:39:05et la Coupe du Monde de foot
00:39:06ce n'est pas une équipe
00:39:07c'est l'équipe de France
00:39:08l'équipe d'Algérie
00:39:09l'équipe du Maroc
00:39:10et je parle juste
00:39:11des équipes
00:39:11qui créent un événement
00:39:13en France
00:39:14où généralement
00:39:14ça dérape en violence
00:39:15le foot est un prétexte
00:39:17ce qu'on a vu
00:39:17dans les stades de foot
00:39:18ce sont des supporters
00:39:20ultra
00:39:20on parle de deux équipes
00:39:21qui ont vécu
00:39:22une saison pourrie
00:39:23qui se sont fait reléguer
00:39:24et qui ont envahi le terrain
00:39:25ça n'a rien à voir
00:39:27avec ce qui s'est passé
00:39:27à Paris
00:39:28pour la demi-finale
00:39:29de la Ligue des Champions
00:39:29qui va être pire en effet
00:39:30pour la finale
00:39:31parce que en fait
00:39:32ce sont des racailles
00:39:33qui viennent
00:39:33on le sait
00:39:34alors il y a peut-être
00:39:35encore des gens
00:39:35comme Yann Arthus Bertrand
00:39:36qui vont dire
00:39:37non le vivre ensemble
00:39:37va marcher
00:39:38pour aller écraser
00:39:39ces photocopies
00:39:40soyez plus précis
00:39:40sur le terme racailles
00:39:41qu'est-ce que c'est
00:39:42c'est quoi sociologiquement
00:39:43Olivier Pardot
00:39:45ou Benjamin
00:39:45c'est qui précisément
00:39:47c'est racailles
00:39:48mais d'abord
00:39:48c'est racailles
00:39:49comme vous les appelez
00:39:51c'est Arthur
00:39:52qui les appelle ainsi
00:39:53ou dire délinquants
00:39:54c'est un groupe
00:39:55qui est toujours
00:39:56les mêmes
00:39:57c'est-à-dire
00:39:58identifiable
00:39:59identifié
00:39:59là où
00:40:01le renseignement
00:40:02peut servir
00:40:03comme pour le terrorisme
00:40:04comme pour autre chose
00:40:05vous les connaissez
00:40:07vous savez qui ils sont
00:40:08notre ami policier
00:40:09sans doute
00:40:10peut identifier
00:40:11ceux qui vont venir
00:40:12c'est pas toute
00:40:14la banlieue
00:40:14c'est pas tous
00:40:16les gens
00:40:17issus de l'immigration
00:40:18c'est une partie
00:40:19et cette partie là
00:40:21on peut l'identifier
00:40:22sauf que notre
00:40:24notre
00:40:24nos instruments judiciaires
00:40:26ne permettent pas
00:40:27d'anticiper
00:40:28moi je plaide souvent
00:40:30pour l'idée
00:40:31que l'association
00:40:32de malfaiteurs
00:40:32qui est cette infraction
00:40:35qui a connu son moment
00:40:36de célébrité
00:40:37récemment
00:40:38c'est une idée
00:40:39très simple
00:40:39c'est de dire que
00:40:40lorsque vous vous réunissez
00:40:42pour faire
00:40:43quelque chose
00:40:44d'illégal
00:40:44vous êtes déjà délinquant
00:40:46et là vous pouvez anticiper
00:40:47si vous le faites pas
00:40:48si vous attendez
00:40:49que ça se passe
00:40:49vous attendez
00:40:51de voir les voitures brûlées
00:40:52les gens blessés
00:40:53les voisins
00:40:54qui vivent
00:40:55un enfer
00:40:56etc
00:40:56il y avait une loi
00:40:57qui existait
00:40:58jusqu'à Mitterrand
00:41:001980
00:41:01il me semble
00:41:02qui permettait
00:41:03la loi anti-casseur
00:41:05voilà
00:41:05la loi anti-casseur
00:41:07qui a été annulée
00:41:08je vous pose la question
00:41:10mais madame la députée
00:41:11également
00:41:11pourquoi on n'est pas capable
00:41:12de faire une loi anti-casseur
00:41:13vous savez
00:41:14on a le même type
00:41:15de comportement
00:41:16je pense à Sainte-Souline
00:41:17quand on a des rassemblements
00:41:18avec des armes
00:41:19qui sont amenées
00:41:20d'autres pays européens
00:41:21pour se rassembler
00:41:23et pour détruire
00:41:24bien public ou privé
00:41:26et bien je pense
00:41:27que les moyens de police
00:41:28aujourd'hui
00:41:29ont les moyens
00:41:30de confisquer ces armes
00:41:31d'arrêter les gens
00:41:32avant les rassemblements
00:41:34quand ils ont l'information
00:41:35je pense que
00:41:36ce qu'ils feront aussi
00:41:38sur le foot
00:41:38après moi
00:41:39avec mes collègues
00:41:40de la commission des lois
00:41:41je pense qu'il va falloir
00:41:43réétudier ces dispositions-là
00:41:44parce que
00:41:45je rappelle que vous avez aussi
00:41:46des maires qui veulent
00:41:47désarmer les policiers
00:41:48et les policiers municipaux
00:41:49ah c'est pas mon cas
00:41:50c'est pas mon cas
00:41:51même qui disent
00:41:51que la police tue
00:41:52oui
00:41:52sur la loi
00:41:53sur la loi anti-casseur
00:41:54pourquoi est-ce qu'il y a
00:41:56ce décalage
00:41:58aberrant
00:41:58et incitatif
00:41:59ou violente
00:42:00entre les interpellations
00:42:01que nous on réalise
00:42:02et ce que la justice
00:42:03arrive à amener
00:42:04comme sanction
00:42:05parce que la justice
00:42:06peine à matérialiser
00:42:07les faits
00:42:07à prononcer des sanctions
00:42:08fortes
00:42:09la loi anti-casseur
00:42:10c'est quoi ?
00:42:10c'est l'introduction
00:42:11de la responsabilité collective
00:42:12c'est ça la loi anti-casseur
00:42:13la justice n'est déjà pas capable
00:42:15de mettre des sanctions
00:42:16fortes et dissuasives
00:42:17sur la base
00:42:18d'une responsabilité individuelle
00:42:19donc avec une responsabilité
00:42:21collective
00:42:21vous n'aurez pas un magistrat
00:42:22qui va prononcer
00:42:23une sanction dissuasive
00:42:23quand bien même
00:42:24elle passerait
00:42:24et d'autre part
00:42:25elle ne passera pas
00:42:26parce que le conseil constitutionnel
00:42:27je vous dis juste une chose
00:42:28la justice
00:42:29elle est le réceptacle
00:42:31de ce que décident
00:42:32les policiers
00:42:32de ce que décident
00:42:33les politiques
00:42:34et quand on voit
00:42:35la décision du conseil constitutionnel
00:42:37sur la loi
00:42:37Atal
00:42:38qui était une excellente loi
00:42:39le projet de loi Atal
00:42:40qui était une excellente loi
00:42:41sur la délinquance des mineurs
00:42:42sur la délinquance des mineurs
00:42:42qui continue à voir
00:42:44les jeunes
00:42:45de 16 ans
00:42:46de 17 ans
00:42:46ceux qui tuent
00:42:47pour 3000 euros
00:42:48comme des enfants
00:42:49c'est un vrai sujet
00:42:52Benjamin
00:42:52merci beaucoup
00:42:53d'être venu avec nous
00:42:54Anne
00:42:55je ne vais pas vous donner
00:42:55beaucoup la parole
00:42:56mais on va parler
00:42:57du périscolaire
00:42:57donc ça va être à vous
00:42:58dans un instant
00:42:59et puis je vous montre
00:43:00une image de Donald Trump
00:43:01qui va sans doute parler
00:43:03dans un instant
00:43:04mais sur la santé
00:43:06le système de la santé
00:43:07aux Etats-Unis
00:43:08donc on ne va pas
00:43:10l'écouter là-dessus
00:43:11si il déclare la guerre
00:43:12à l'Iran
00:43:12évidemment
00:43:13on l'écoutera
00:43:14mais je vous signale
00:43:15qu'il vient d'annoncer
00:43:16sur son réseau social
00:43:17qu'il a renoncé
00:43:18à attaquer l'Iran
00:43:18demain
00:43:20donc pour demain
00:43:20et pour les prochaines heures
00:43:21on est tranquille
00:43:22et on se retrouve
00:43:23dans un instant
00:43:28La suite est la fin
00:43:29du meilleur de l'info
00:43:30avec Violette Spilbou
00:43:32députée du Nord
00:43:34En Marche
00:43:35on va revenir avec vous
00:43:35sur le projet
00:43:37que vous portez
00:43:38projet de loi
00:43:38pour lutter contre
00:43:39les violences
00:43:39à l'école
00:43:40et puis il va être question
00:43:41du scandale
00:43:42du périscolaire
00:43:43la raison pour laquelle
00:43:44également Anne Coffinier
00:43:45entrepreneur sociale
00:43:47et experte en éducation
00:43:48nous a rejoint
00:43:48Arthur Devatrayan
00:43:49et Maître Pardot
00:43:51sont restés avec nous
00:43:52aujourd'hui on a appris
00:43:54que 84 écoles
00:43:55sont dans le viseur
00:43:56de la justice
00:43:57c'est ça Anne ?
00:43:5984 écoles
00:43:59c'est énorme
00:44:00le procureur de Paris
00:44:01a dit qu'en réalité
00:44:02c'est tous les arrondissements
00:44:03qui sont touchés
00:44:04tous les arrondissements
00:44:05il y a une particularité
00:44:07on parle de Paris
00:44:08parce qu'il y a une particularité
00:44:09en fait à Paris
00:44:10pourquoi dans 97%
00:44:12des écoles françaises
00:44:14ça n'existe pas
00:44:15ce scandale
00:44:17du périscolaire
00:44:18Vincent Pillon à l'époque
00:44:18avait mis en place
00:44:19une semaine
00:44:20donc de 4 jours et demi
00:44:22et puis ensuite
00:44:23ça a été un tel fiasco
00:44:24ça a été abandonné
00:44:25par 85% des mairies
00:44:26mais donc
00:44:28il y a un certain nombre
00:44:29de mairies
00:44:29dont Paris
00:44:30et un certain nombre
00:44:31de mairies de gauche
00:44:32comme Nantes, Grenoble
00:44:33etc. à Rennes
00:44:34qui ont gardé
00:44:35ce système d'organisation
00:44:36et ce système d'organisation
00:44:38il est plus favorable
00:44:40à des débordements
00:44:42et des problèmes
00:44:42et des drames
00:44:46du type de ceux
00:44:47qu'on rencontre à Paris
00:44:48avec les périscolaires
00:44:49qu'une organisation classique
00:44:50en fait
00:44:50pour expliquer les choses
00:44:52si on veut
00:44:52une semaine
00:44:53de 4 jours
00:44:55en fait
00:44:55ça
00:44:55c'est pour une semaine
00:44:56de 4 jours
00:44:56si vous faites
00:44:57une semaine
00:44:57de 4 jours
00:44:59vous avez
00:45:01du temps
00:45:02en fait
00:45:02en plus
00:45:03à combler
00:45:03on raccourcit
00:45:042 jours
00:45:04en général
00:45:05le mardi
00:45:05le vendredi
00:45:06par exemple
00:45:06on va arrêter
00:45:07à 3h
00:45:08et donc de 3h
00:45:09à 4h30
00:45:09ça sera
00:45:10des agents
00:45:10périscolaires
00:45:11et non pas
00:45:12du personnel
00:45:12de l'éducation nationale
00:45:13et c'est pour ça
00:45:14que c'est propice
00:45:14au problème
00:45:15et donc c'est là
00:45:15à partir du moment
00:45:16où on fait rentrer
00:45:17des agents externes
00:45:19qu'il peut y avoir
00:45:22des abus
00:45:2578 animateurs
00:45:25de la ville
00:45:26suspendus
00:45:27dont 31
00:45:27pour violences scolaires
00:45:28c'est ce qu'on a appris
00:45:29également
00:45:29je propose d'écouter
00:45:30Emmanuel Grégoire
00:45:32On avance beaucoup
00:45:33d'abord je suis très content
00:45:34que la procureure
00:45:35ait communiqué
00:45:36sur ces chiffres
00:45:36je travaille très régulièrement
00:45:38avec elle
00:45:39et avec ses services
00:45:40on est dans le cadre
00:45:42d'instructions
00:45:43de la brigade des mineurs
00:45:44des services
00:45:44de la procureure
00:45:45de la République
00:45:46et moi je suis très heureux
00:45:47qu'il y ait une accélération
00:45:48de ces enquêtes
00:45:49je veux dire aux parents
00:45:50qu'ils doivent avoir confiance
00:45:51il y a eu des erreurs
00:45:53de commise
00:45:53il ne faut pas
00:45:54mettre tous les professionnels
00:45:56dans le même panier
00:45:57l'immense majorité
00:45:58d'entre eux
00:45:58sont de très grands professionnels
00:46:00dans la qualité
00:46:00d'accompagnement
00:46:01etc
00:46:01nous avons mis des verrous
00:46:03maintenant d'urgence
00:46:04qui sont extrêmement efficaces
00:46:05on va voir si les verrous
00:46:07sont extrêmement efficaces
00:46:08mais alors
00:46:09pour lutter
00:46:09l'une des choses
00:46:11qui a été annoncée
00:46:11par le maire PS
00:46:12de Paris
00:46:13Arthur
00:46:14c'est une convention
00:46:16citoyenne
00:46:17sur les rythmes scolaires
00:46:18avec tirage au sort
00:46:19donc imaginez
00:46:20vous êtes parent
00:46:21vous avez appris
00:46:22que votre fils
00:46:23ou votre fille
00:46:23a été agressé sexuellement
00:46:25ou violé
00:46:26et le maire
00:46:27qui est juge et partie
00:46:29parce qu'il était partie
00:46:29prenante quand même
00:46:30explique
00:46:31non mais c'est bon
00:46:31on va faire une convention
00:46:32citoyenne
00:46:32puis il y aura un tirage au sort
00:46:34mais dans quel monde
00:46:35on vit en fait
00:46:36comment voulez-vous
00:46:37que les parents
00:46:38dont les enfants
00:46:39sont victimes
00:46:40et ceux qui soupçonnent
00:46:41et ceux qui pensent
00:46:42que peut-être
00:46:43leurs enfants
00:46:43peuvent devenir une victime
00:46:44parce que c'est le cas aujourd'hui
00:46:46comment on peut le prendre au sérieux
00:46:47sérieusement
00:46:48je crois que la vraie réponse
00:46:50c'est
00:46:51la qualité du recrutement
00:46:52la qualité de la formation
00:46:54et la qualité du contrôle
00:46:55dans le périscolaire
00:46:56comme dans le domaine scolaire
00:46:57sur lequel j'ai travaillé
00:46:58à l'Assemblée Nationale
00:46:59et si on se débarrassait
00:47:00du périscolaire
00:47:01c'est possible ça ?
00:47:02absolument pas
00:47:03absolument pas
00:47:03parce qu'on a
00:47:04beaucoup de parents
00:47:05qui travaillent
00:47:06et qui ont besoin
00:47:08des horaires avant
00:47:09l'heure de classe
00:47:10après l'heure de classe
00:47:11le mercredi
00:47:13des parents
00:47:13qui ne travaillent pas
00:47:14qui sont en recherche d'emploi
00:47:15qui ont aussi besoin
00:47:16d'avoir du temps
00:47:17pour eux
00:47:18et de pouvoir mettre
00:47:19leurs enfants hors temps scolaire
00:47:20donc c'est pas une problématique
00:47:22périscolaire ou pas
00:47:23c'est une problématique
00:47:24de la façon dont on recrute
00:47:25et du temps dans lequel
00:47:26on recrute
00:47:26parce qu'en général
00:47:27on l'a vu à la mairie de Paris
00:47:28et là où il y a des scandales
00:47:30c'est des recrutements
00:47:31de dernière minute
00:47:32bâclés
00:47:33avec des personnes
00:47:34qui n'ont pas de diplôme
00:47:35et ces recrutements
00:47:36de dernière minute
00:47:36ça ne permet pas
00:47:37de faire les vérifications
00:47:38du fichier
00:47:40de suivi
00:47:41pardonnez-moi
00:47:41mais il me semble
00:47:43quand même qu'on a assisté
00:47:44ces dernières semaines
00:47:46on s'en est aperçu
00:47:47à des clusters
00:47:48d'agresseurs sexuels
00:47:50des gens qui se sont regroupés
00:47:51vous savez
00:47:51c'est comme partout
00:47:52c'est comme partout
00:47:53les prédateurs sexuels
00:47:55vont à l'endroit
00:47:55où il y a les enfants
00:47:56et donc il y a un taux
00:47:57beaucoup plus important
00:47:59de prédateurs sexuels
00:48:00là où il y a des enfants
00:48:01et là où c'est moins
00:48:02contrôlé à l'entrée
00:48:03dans le secteur
00:48:04de la petite enfance
00:48:05par exemple
00:48:05ça fait déjà longtemps
00:48:06qu'il y a l'attestation
00:48:07d'honorabilité
00:48:08pour vérifier le fichier
00:48:09le fichier FIGES
00:48:10donc les délinquants sexuels
00:48:12même les cadres interdits
00:48:13pour l'encadrement
00:48:14de séjour
00:48:15donc il y a des endroits
00:48:16où c'est déjà le cas
00:48:17et dans le périscolaire
00:48:18la loi existe
00:48:19mais finalement
00:48:20c'était pas mis en place
00:48:21c'était pas vérifié
00:48:23parce que
00:48:23dernière minute
00:48:24il nous manque
00:48:25un animateur
00:48:26hop
00:48:26on prend quelqu'un
00:48:27qui vient juste
00:48:28d'avoir le BAFA
00:48:28et dont on ne sait rien
00:48:29et bien quand il n'y a pas
00:48:30les vraies vérifications
00:48:31de l'employeur
00:48:32et bien on a ce résultat là
00:48:33on a plus de risques
00:48:34d'avoir des prédateurs sexuels
00:48:35et donc c'est ça
00:48:36aujourd'hui
00:48:37qui doit être contrôlé
00:48:38M. Grégoire le savait
00:48:39il le sait depuis un moment
00:48:41il le sait les risques
00:48:42donc il est aussi
00:48:44moi j'ai l'impression
00:48:45qu'il ne prend pas
00:48:46aujourd'hui
00:48:47on n'a pas l'impression
00:48:48qu'il prenne totalement
00:48:49ses responsabilités
00:48:50pardon mais il a dit
00:48:51à l'instant
00:48:51qu'il était content
00:48:53non on ne peut pas être content
00:48:54quand on a une situation
00:48:55comme ça
00:48:55et moi je rejoins
00:48:57ce que dit
00:48:57Violla Spilbou
00:48:58parce qu'on est
00:49:00dans la recherche
00:49:02du recrutement
00:49:02quand vous recrutez
00:49:03un salarié
00:49:04dans n'importe quelle entreprise
00:49:05vous faites des entretiens
00:49:07vous faites des tests
00:49:09vous vérifiez
00:49:10tout son passé
00:49:13son existence
00:49:13sur internet
00:49:14etc
00:49:15est-ce qu'on confie
00:49:16nos enfants
00:49:17on les confie
00:49:18à des gens
00:49:19dont on ne vérifie rien
00:49:20qui sont
00:49:21des prédateurs sexuels
00:49:22vous vous rendez compte
00:49:23ce que ça veut dire
00:49:23prédateurs sexuels
00:49:24en plus ça
00:49:25avec les enfants
00:49:25qui sont incapables
00:49:26de raconter exactement
00:49:27ce qu'il s'est passé
00:49:27mais on ne le découvre pas
00:49:28aujourd'hui
00:49:28c'est ça
00:49:30le temps
00:49:30on a l'impression
00:49:31bon allez
00:49:31on a découvert ça
00:49:32aujourd'hui
00:49:33on va tout changer
00:49:33pendant la campagne
00:49:35des élections municipales
00:49:36c'était un des sujets
00:49:38et qu'a fait
00:49:39la majorité sortant
00:49:41vous avez raison Olivier
00:49:41mais ça a explosé
00:49:43pendant cette campagne
00:49:43mais avant
00:49:44qui en avait parlé
00:49:45mais qui en avait parlé
00:49:46parce que pas de vague
00:49:47c'est Cache Investigation
00:49:48qui a déclenché ça
00:49:49Anne
00:49:49oui en fait
00:49:49Cache Investigation
00:49:51a quand même forcé
00:49:52le sujet à être traité
00:49:53donc ça il faut reconnaître
00:49:55ce mérite là
00:49:55mais moi j'ai été frappée
00:49:57vraiment par la mauvaise foi
00:49:58d'Emmanuel Grégoire
00:49:59d'ailleurs il y a eu une plainte
00:50:01contre Cache Investigation
00:50:02pour de bonnes dénonciations
00:50:03oui ça je sais
00:50:03mais n'empêche que
00:50:04ça a eu cet effet
00:50:05un aussi
00:50:06mais ils ont attendu
00:50:07neuf mois
00:50:07mais en tout cas
00:50:08ce qui m'a vraiment frappée
00:50:09c'est qu'Emmanuel Grégoire
00:50:11a été dans une logique
00:50:13de dilettantisme
00:50:14et de relativisation
00:50:15des choses
00:50:16pendant la campagne
00:50:17qui était quand même
00:50:18très très impressionnant
00:50:19et s'il vous l'aurait bien
00:50:20le champ lexical
00:50:21qui était retenu
00:50:22par lui-même
00:50:22et par son équipe
00:50:23c'était dysfonctionnement
00:50:24je suis désolée
00:50:25quand on fait face
00:50:26à des drames
00:50:27de cette nature
00:50:27on ne parle pas
00:50:28de termes de dysfonctionnement
00:50:29là ça révèle
00:50:30quelque part
00:50:31ce qu'on a reproché
00:50:32l'omerta en fait
00:50:33sur les violences sexuelles
00:50:35dans les établissements privés
00:50:36le travail que j'ai fait
00:50:37avec mon collègue Paul Vannier
00:50:39à l'Assemblée Nationale
00:50:40cette omerta
00:50:40c'est en fait aussi
00:50:41une minimisation
00:50:43de la parole
00:50:44des enfants
00:50:45d'abord des enfants
00:50:46dont on ne prend pas
00:50:47encore en compte
00:50:48dans notre société
00:50:48la parole
00:50:50comme quelque chose
00:50:52de vrai
00:50:52qu'il faut prendre en compte
00:50:53et donc un enfant
00:50:54qu'il faut immédiatement
00:50:55protéger
00:50:56la culpabilisation
00:50:57des parents
00:50:58quand des parents
00:50:59dénoncent
00:51:00soit dans un centre
00:51:01périscolaire
00:51:02soit dans un établissement
00:51:03public ou privé
00:51:04ils sont mis de côté
00:51:04on dit vous atteignez
00:51:05à la réputation
00:51:06de mon établissement
00:51:07qu'est-ce que vous dites
00:51:08sur cette directrice
00:51:09ce directeur
00:51:10cet enseignant
00:51:10il est très très bien
00:51:11il est vraiment
00:51:13charismatique
00:51:13depuis des années
00:51:15et bien oui
00:51:15quand il y a
00:51:16une victime
00:51:17qui a le courage
00:51:18de parler
00:51:18en fait
00:51:19il faut la soutenir
00:51:20il faut d'abord
00:51:21que l'institution
00:51:22la soutienne
00:51:23et il faut faire
00:51:24ce que l'on doit faire
00:51:25est-ce que la loi oblige
00:51:26un signalement
00:51:26article 40 au procureur
00:51:28un signalement
00:51:29aux autorités académiques
00:51:30il y a des règles
00:51:30et aujourd'hui
00:51:31il faut qu'elles soient respectées
00:51:32Juste une question
00:51:33votre texte sera examiné
00:51:35le 1er juin
00:51:35à l'Assemblée
00:51:36c'est un texte
00:51:37qui résulte
00:51:37pour la commission d'enquête
00:51:39ouverte
00:51:40après l'éclatement
00:51:42du scandale
00:51:42Betaram
00:51:43est-ce que
00:51:43dans ce texte
00:51:44il est prévu
00:51:45précisément
00:51:46de la vérification
00:51:48ou d'empêcher
00:51:49en fait
00:51:49tout simplement
00:51:50ce genre de scandale
00:51:51comme on a connu
00:51:52alors oui
00:51:52ce texte
00:51:53du 1er juin
00:51:53qui passe
00:51:54à l'Assemblée nationale
00:51:55sur proposition
00:51:56de Gabriel Attal
00:51:56sur un débat parlementaire
00:51:58de 6 heures
00:51:58il va associer
00:51:59tous les groupes
00:52:00en temps transpartisan
00:52:01et je suis très confiante
00:52:02sur le vote de ce texte
00:52:03pour renforcer
00:52:04le contrôle
00:52:05de tous les établissements
00:52:06scolaires
00:52:06et renforcer le contrôle
00:52:07dans le périscolaire
00:52:08ça se fera
00:52:09avec obligation
00:52:10pour tous les personnels
00:52:12qu'ils soient
00:52:13des salariés
00:52:14du public
00:52:14du privé
00:52:15des bénévoles
00:52:15qui interviennent
00:52:16des associatifs
00:52:17qui interviennent
00:52:18auprès des enfants
00:52:18l'attestation
00:52:19d'honorabilité
00:52:20la vérification
00:52:22du casier
00:52:22ça suffit
00:52:23l'attestation
00:52:24d'honorabilité
00:52:24c'est quelque chose
00:52:25déjà qui est expérimenté
00:52:27depuis un moment
00:52:27dans la petite enfance
00:52:28c'est avec un QR code
00:52:30usage unique
00:52:31qui est vérifié
00:52:31par le chef d'établissement
00:52:32il y a une obligation
00:52:33des chefs d'établissement
00:52:34de la demander
00:52:35sinon la personne
00:52:36ne peut pas prendre
00:52:36ses fonctions
00:52:37on le fera même
00:52:38pour les parents d'élèves
00:52:39qui contribuent
00:52:40parfois dans une sortie scolaire
00:52:41donc vous voyez
00:52:42ça va être très très large
00:52:43donc ça
00:52:44ça va permettre
00:52:44d'être plus sûr
00:52:46c'est finalement
00:52:48une attestation
00:52:48d'honorabilité
00:52:49là où ça ne marchera pas
00:52:50c'est s'il y a
00:52:51une suspicion sur quelqu'un
00:52:52un début d'enquête en cours
00:52:53ça ne fonctionnera pas encore
00:52:55mais là
00:52:55il faut la liste noire
00:52:56qu'a proposé
00:52:57le ministre de l'éducation nationale
00:52:58la liste noire
00:52:59c'est-à-dire
00:53:00des personnes
00:53:00qui ont été écartées
00:53:01du service public
00:53:03écartées de l'enseignement
00:53:03qui ne puissent pas
00:53:04être réembauchées
00:53:05comme ça a été le cas
00:53:06ici à Paris
00:53:06et qu'est-ce qu'on attend
00:53:07pour avoir cette liste noire
00:53:08enfin pas moi
00:53:09et bien il faut un outil législatif
00:53:11on a beaucoup avancé
00:53:11en 2025
00:53:12et on l'aura
00:53:13et on l'aura
00:53:14dans les lois qui arrivent
00:53:15avec tous les freins
00:53:16qui existent
00:53:17écoutez le méjoin là
00:53:18ça avance bien
00:53:18et tous les groupes parlementaires
00:53:20sont très actifs
00:53:20il y a une révolution
00:53:21qui est en train de se dérouler
00:53:22vous vous souvenez peut-être
00:53:24il y a très longtemps
00:53:25d'un film
00:53:26avec Jacques Brel
00:53:27qui s'appelait
00:53:28Les risques du métier
00:53:30où c'était une histoire
00:53:31très simple
00:53:32c'était une histoire
00:53:32d'une enfant
00:53:33qui accusait
00:53:33son professeur
00:53:35qui était Jacques Brel
00:53:36d'atteinte sexuelle
00:53:38et toute la thématique du film
00:53:40c'était de démontrer
00:53:41que l'enfant mentait
00:53:42que c'était pour
00:53:43mettre en cause
00:53:44son instituteur
00:53:46et bien cette logique là
00:53:48qui est aujourd'hui
00:53:49totalement dépassée
00:53:50parce qu'on respecte
00:53:51la parole des enfants
00:53:51dans une partie
00:53:53des éducateurs
00:53:54de cela
00:53:55ça existe
00:53:56et les parents
00:53:57les parents
00:53:58sont des emmerdeurs
00:53:59sont des gens
00:54:00qui sont pas clairs
00:54:02qui voient le mal partout
00:54:03et quand ça se passe
00:54:04dans le 7ème arrondissement
00:54:05comme ça s'est passé
00:54:06pardon de le dire
00:54:08mais ce sont des bourgeoises
00:54:09qui sont venues dire
00:54:10mais moi je ne laisserai pas faire
00:54:11je ne laisserai pas passer
00:54:12ça ne va pas se passer comme ça
00:54:14et qui ont pris
00:54:15les choses en main
00:54:16et qui n'ont rien lâché
00:54:18parce qu'elles n'étaient pas
00:54:19soumises à la pression
00:54:21des enseignants
00:54:22à la pression
00:54:23de l'ensemble
00:54:24qui ne veulent qu'une chose
00:54:25pas de vague
00:54:26et pourtant
00:54:26dans ce que vous citez
00:54:28l'établissement privé
00:54:29dans le 17ème arrondissement
00:54:30j'ai rencontré aujourd'hui
00:54:31l'ensemble des parents d'élèves
00:54:32qui sont courageux
00:54:33et qui s'organisent
00:54:34mais encore aujourd'hui
00:54:35il y a l'omerta
00:54:36dans certains établissements
00:54:38où on veut protéger
00:54:39la réputation
00:54:39et où la première réaction
00:54:41de la directrice
00:54:42de cet établissement
00:54:43c'est d'abord
00:54:44de protéger
00:54:44le professeur de sport
00:54:45qui a été non seulement
00:54:46mis en cause
00:54:47mais aujourd'hui
00:54:48qui est inquiété
00:54:48par la justice
00:54:49enfin 84 écoles maternelles
00:54:52une vingtaine
00:54:52d'écoles primaires
00:54:53on le disait tout à l'heure
00:54:54Anne
00:54:55moi je connais des parents
00:54:56la première chose
00:54:57qu'ils ont fait
00:54:57c'est regarder
00:54:58si leur établissement
00:55:00n'était pas dans la liste
00:55:01évidemment
00:55:01la liste
00:55:02elle n'est pas fermée
00:55:03de toute manière
00:55:04il y a énormément d'affaires
00:55:06qui sont forcément
00:55:06sous le boisseau
00:55:07et qui éclateront
00:55:08progressivement
00:55:08mais c'est vrai aussi
00:55:10que là-dedans
00:55:10il y aura des gens
00:55:11qui seront accusés
00:55:13sans fondement
00:55:14parce que forcément
00:55:15il y aura des
00:55:15il y aura des
00:55:16comment dire
00:55:18des vagues
00:55:19de dénonciation
00:55:21de dénonciation
00:55:22de tous côtés
00:55:22bien sûr
00:55:23il y aura des règlements
00:55:24de compte de cette nature
00:55:24mais il n'empêche
00:55:25qu'il faut faire attention
00:55:27à une chose
00:55:27c'est que recueillir
00:55:28la parole des enfants
00:55:28c'est pas facile
00:55:29c'est sûr
00:55:30c'est pas une mince affaire
00:55:31alors avant
00:55:32c'était les gamins
00:55:33ils disaient
00:55:33une formation
00:55:34ils affabulent
00:55:35et maintenant
00:55:35on est passé de l'autre côté
00:55:36le premier qui dit quelque chose
00:55:37il a raison
00:55:38alors c'est compliqué
00:55:39c'est un métier
00:55:40il faut se former
00:55:41ça se fait pas en deux secondes
00:55:43c'est pas trois jours de formation
00:55:44qui permettent de faire ça
00:55:45donc ça aussi
00:55:46c'est un enjeu
00:55:47qui est compliqué
00:55:47et puis peut-être juste
00:55:49on va former des gens à ça ?
00:55:51on va former bien sûr
00:55:52l'ensemble des enseignants
00:55:53du privé
00:55:55de façon obligatoire
00:55:56parce que le public
00:55:56c'est déjà obligatoire aussi
00:55:58l'ensemble des intervenants
00:55:59aussi bénévoles associatifs
00:56:00à la détection
00:56:02ça fonctionne pas assez bien
00:56:04mais en tout cas
00:56:04il y a moins d'affaires
00:56:05dans les établissements scolaires
00:56:07publics
00:56:07que dans le privé
00:56:08aujourd'hui
00:56:09donc il y a un besoin
00:56:10de formation
00:56:11sensibilisation des élèves aussi
00:56:12il y a déjà l'éducation
00:56:13à la vie sexuelle et affective
00:56:14mais une sensibilisation
00:56:15à ce que c'est qu'une violence
00:56:16et comment on doit aller parler
00:56:18et puis
00:56:19peut-être juste un mot
00:56:20quand même
00:56:20pour dire qu'il y a une chose
00:56:21sur laquelle j'étais d'accord
00:56:22avec Emmanuel Grégoire
00:56:23dans ce qu'il a dit là
00:56:24c'est qu'il faut rappeler
00:56:25que tous les animateurs
00:56:26c'est objectif
00:56:28tous les animateurs
00:56:29tous les enseignants
00:56:29ne sont pas des prédateurs sexuels
00:56:31il faut quand même faire attention
00:56:32parce que là
00:56:32on est dans un moment
00:56:33de révélation de la parole
00:56:34et c'est très bien
00:56:35parce qu'il y a encore
00:56:36il y a encore du chemin
00:56:37pour croire les enfants
00:56:38je crois qu'on croit
00:56:39les victimes de violences conjugales
00:56:41aujourd'hui
00:56:42la parole de l'enfant
00:56:42elle n'est pas toujours prise au sérieux
00:56:43Moi je ne croirais absolument pas
00:56:46la mairie de Paris
00:56:46tant qu'ils n'auront pas
00:56:48expliqué la cause du problème
00:56:50et les responsables du problème
00:56:51parce que
00:56:51en politique
00:56:54l'irresponsabilité
00:56:54ça commence à me fatiguer
00:56:55alors quand c'est des problèmes
00:56:56d'impôts
00:56:57de CSG
00:56:57et qu'on a une taxe de plus
00:56:59ça va
00:56:59quand c'est un enfant
00:57:00qui se fait violer
00:57:02Mais Arthur a raison
00:57:03parce que
00:57:04mesurer ce que veut dire
00:57:05pour les enfants
00:57:06qui ont connu
00:57:07ces attouchements sexuels
00:57:09ou ces viols
00:57:10ça veut dire que
00:57:12psychologiquement
00:57:12toute leur vie
00:57:13va être traumatisée
00:57:15avec des retours
00:57:15moi je le vois beaucoup
00:57:17avec des gens
00:57:18qui
00:57:19à 30 ans
00:57:20par exemple
00:57:21tout à coup
00:57:22se souviennent
00:57:23se remémorent
00:57:24au moment où ils ont des enfants
00:57:25de ce qui a pu leur passer
00:57:26le traumatisme
00:57:27est extrêmement lourd
00:57:28il y a des vies sexuelles
00:57:29qui ont été brisées
00:57:31par ce genre d'action
00:57:32je ne connais que sur
00:57:34des jeunes gens
00:57:36j'imagine
00:57:36sur des tout petits enfants
00:57:38ce que ça peut vouloir dire
00:57:39et quel dérèglement
00:57:40pour s'en prendre sexuellement
00:57:42un petit enfant
00:57:43je voudrais juste qu'on écoute
00:57:44Isabelle Nizar
00:57:44elle est adjointe
00:57:45au maire de Paris
00:57:46dans le 16e arrondissement
00:57:47en charge des affaires scolaires
00:57:48elle était
00:57:48cet après-midi
00:57:50l'invité de 120 minutes
00:57:51sur CNews
00:57:52je savais très bien
00:57:53que c'était la porte ouverte
00:57:54à la pédophilie
00:57:55puisqu'à l'époque déjà
00:57:56il n'y avait quasiment
00:57:57aucune vérification
00:57:58et en plus le problème
00:58:00c'était le manque
00:58:01de formation
00:58:02que ces animateurs arrivaient
00:58:04à l'époque
00:58:05je me souviens
00:58:05ils étaient recrutés
00:58:06sur des sites
00:58:08où à l'époque
00:58:09on vendait
00:58:09notre machine à laver
00:58:10où on pouvait acheter
00:58:12une batterie de voiture
00:58:13personnellement
00:58:14en tant que maman
00:58:15à l'époque
00:58:15d'un enfant
00:58:16qui était censé
00:58:18aller dans ses ateliers
00:58:19on voyait très bien
00:58:21que déjà
00:58:21il y avait des problèmes
00:58:23alors on parlait
00:58:23il n'y avait encore
00:58:24pas de violence sexuelle
00:58:25mais en tous les cas
00:58:26il y avait déjà
00:58:27de la maltraitance
00:58:28ou tout simplement
00:58:29des ateliers
00:58:30totalement burleuesques
00:58:31comme
00:58:32comment faire
00:58:33un bon cambriolage
00:58:34voilà ça c'était vraiment
00:58:35le truc qui nous avait
00:58:36le plus choqué
00:58:36à l'époque
00:58:38c'est quand même dingue
00:58:39et puis surtout
00:58:40on s'aperçoit
00:58:41qu'en fait
00:58:42le problème
00:58:42est encore une fois
00:58:44quelques années
00:58:45et qu'on s'est caché
00:58:46on s'est caché les yeux
00:58:48moi dans tout ça
00:58:49je pense vraiment
00:58:50aux victimes
00:58:50parce que pendant
00:58:51un an
00:58:52on a rencontré
00:58:53des victimes
00:58:53comme vous le disiez
00:58:54qui ont 60
00:58:5665 ans
00:58:57qui ont été
00:58:57violentées en tant qu'enfants
00:58:59violentées psychologiquement
00:59:00physiquement
00:59:00ou sexuellement
00:59:01et qui aujourd'hui
00:59:02sont détruits
00:59:04et donc
00:59:04il faut absolument
00:59:05combattre ça
00:59:06il faut que tout le monde
00:59:06se mette autour
00:59:07de la protection de l'enfance
00:59:08et il y a un point positif
00:59:09c'est que c'est vraiment
00:59:09un dossier transpartisan
00:59:11oui mais il y a quand même
00:59:12un sujet qui est important
00:59:13c'est qu'on dit
00:59:13on va faire une commission
00:59:14indépendante etc
00:59:15oui
00:59:15mais vraiment indépendante
00:59:17et une des choses
00:59:17qui est problématique en France
00:59:19je pense notamment
00:59:19dans l'éducation nationale
00:59:20et c'est vrai aussi
00:59:21dans le périscolaire
00:59:22c'est qu'on a trop souvent
00:59:22des administrations publiques
00:59:24qui sont jugées par ci
00:59:24par exemple
00:59:25l'éducation nationale
00:59:26ceux qui inspectent
00:59:27inspecteurs
00:59:28il est de l'éducation nationale
00:59:29par exemple le privé
00:59:29inspecté par l'éducation nationale
00:59:31dans le public
00:59:32c'est l'inspecteur éducation nationale
00:59:33qui inspecte aussi
00:59:34et il arrive un moment
00:59:35où vous ne pouvez pas
00:59:36à la fois faire la loi
00:59:37diriger les gens
00:59:38les nommer
00:59:39les contrôler
00:59:39alors ils ne font pas la loi
00:59:40les inspecteurs
00:59:40enfin je veux dire
00:59:41ils sont formés
00:59:42de façon indépendante
00:59:43avec un code de déontologie
00:59:44la commission Bétharam
00:59:45a été une commission
00:59:47dure
00:59:48très dure
00:59:48pour notamment
00:59:50François Bayrou
00:59:50mais qui a permis
00:59:53de casser quelque chose
00:59:54que tout le monde connaissait
00:59:56de savoir
00:59:56ce qui se passait
00:59:57dans certains collèges
00:59:59qui étaient comme ça
01:00:00protégés
01:00:01et on se rend compte
01:00:01que là ça touche
01:00:02également l'éducation nationale
01:00:04et ça va permettre
01:00:04de contrôler
01:00:05c'est des choses
01:00:05qu'on sait depuis longtemps
01:00:06il y a énormément
01:00:07de professeurs
01:00:08qui sont tout à fait défectueux
01:00:09qui posent des problèmes
01:00:10qui sont violents
01:00:11ou alcooliques
01:00:12ou attouchements sexuels
01:00:13et c'est très difficile
01:00:15de les faire partir
01:00:16il y a des procédures
01:00:17par exemple
01:00:17pour l'équivalent
01:00:18de licenciement
01:00:19elles ne sont jamais utilisées
01:00:20et je suis désolée
01:00:21aujourd'hui
01:00:22il y a un vrai problème
01:00:22entre la distinction
01:00:23entre régulateurs
01:00:24et opérateurs
01:00:25en France
01:00:25je voulais qu'on termine
01:00:26vraiment trois minutes
01:00:27parce qu'il reste trois minutes
01:00:28sur le film
01:00:29l'abandon
01:00:29parce qu'en fait
01:00:30vous parliez
01:00:30il y a un instant
01:00:31de la parole
01:00:32des enfants
01:00:33et des ados
01:00:35Arthur de Vatrigan
01:00:36vous avez vu
01:00:36évidemment ce film
01:00:38qui a fait l'objet
01:00:38de quelques critiques
01:00:40absolument odieuses
01:00:40ridicules
01:00:42de quelques streamers
01:00:44d'extrême gauche
01:00:45moi j'ai vu le film
01:00:46j'ai adoré
01:00:47je trouve qu'il faudrait
01:00:48le montrer absolument
01:00:49partout
01:00:49les onze derniers jours
01:00:50de la vie
01:00:51de Samuel Paty
01:00:52qui s'est retrouvé
01:00:53quand même bien seul
01:00:54mais tout part quand même
01:00:55du mensonge
01:00:56précisément
01:00:57du mensonge
01:00:58d'une jeune femme
01:00:59qui dit
01:01:00oui j'ai assisté
01:01:01à ce cours
01:01:01sur les caricatures
01:01:02oui nous les élèves musulmans
01:01:04on a été foutus dehors
01:01:05on n'avait pas le droit
01:01:06de voir etc
01:01:07et tout part de là
01:01:09et pendant onze jours
01:01:10on voit la mécanique
01:01:11absolument abominable
01:01:12mais encore une fois
01:01:13la parole
01:01:14la parole de l'enfant
01:01:15elle peut être mise en question
01:01:17je veux dire
01:01:17il ne faut pas non plus
01:01:18considérer que c'est
01:01:19c'est un absolu de vérité
01:01:20alors on a un exemple
01:01:21en effet
01:01:22et c'est vrai que c'est un
01:01:23c'est un film
01:01:24qui est courageux
01:01:25parce qu'il est rare
01:01:26parce qu'on n'a pas l'habitude
01:01:27dans le cinéma français
01:01:28de se saisir d'un sujet
01:01:29récent
01:01:30et de le traiter
01:01:30d'un sujet qui est national
01:01:31les américains
01:01:32l'ont toujours fait très bien
01:01:33on se rappelle
01:01:34les hommes du président
01:01:35qui font juste trois ans
01:01:36après l'affaire du Watergate
01:01:38on a Snowden
01:01:38Oliver Stone
01:01:40qui le fait au moment
01:01:41où Snowden est en procès
01:01:42nous en France
01:01:43on ne sait pas très bien
01:01:43faire ça
01:01:44et donc là
01:01:44il y a ce film là
01:01:45qui est fait en petit budget
01:01:475 millions
01:01:476 millions
01:01:48et en surprise
01:01:50et honnêtement
01:01:51je ne m'attendais pas
01:01:51à ses réactions
01:01:52c'est à dire
01:01:52surprise
01:01:53il a été tourné
01:01:54il a été tourné
01:01:55un peu en cachette
01:01:56exactement
01:01:57il a été tourné discrètement
01:01:58et on a annoncé l'affiche
01:01:59et on se présentait à Cannes
01:02:00et je ne m'attendais vraiment pas
01:02:01même sa sortie un peu discrète
01:02:02360 salles
01:02:03bon il fait d'ailleurs
01:02:04un bon succès
01:02:04mais il fait un bon succès
01:02:05mais ce qui est étonnant
01:02:07c'est la réaction
01:02:08parce que je veux dire
01:02:08on sait qu'un film
01:02:09ce n'est pas une réalité
01:02:10c'est une représentation
01:02:12artificielle du réel
01:02:12très bien
01:02:13donc derrière ça
01:02:14quand on voit un film
01:02:14il faut connaître l'intention
01:02:16or qu'est-ce qu'on a vu
01:02:17dans les réactions
01:02:18le sujet n'était pas l'intention
01:02:19la grammaire cinématographique
01:02:20ou pourquoi il prend ce point de vue
01:02:21pourquoi il montre ça
01:02:22pourquoi il ne montre pas ça
01:02:23c'était pourquoi il fait ce sujet là
01:02:24c'est-à-dire le sujet
01:02:26c'est un prof
01:02:27donc un innocent
01:02:28se fait décapiter
01:02:29par un terroriste islamiste
01:02:32au nom de sa religion
01:02:33mauvaise victime
01:02:34mauvais coupable
01:02:35donc on critique le sujet
01:02:37qu'on ne peut plus factuel
01:02:38le problème n'était pas le film
01:02:40à aucun moment il parle du film
01:02:41le problème c'est
01:02:42pourquoi ce sujet
01:02:42c'est quand même fascinant
01:02:43c'est-à-dire qu'on a
01:02:45un truc collectif
01:02:46qui a blessé et marqué tout le monde
01:02:47on fait un film
01:02:48pour réfléchir et débattre
01:02:50et certains refusent
01:02:52j'espère que vous irez voir ce film
01:02:53je ne sais pas si
01:02:54certains d'entre vous l'ont vu
01:02:56c'est nécessaire
01:02:57je militerais
01:02:59moi
01:02:59si j'étais à votre place
01:03:01pour qu'il soit montré
01:03:01dans tous les collèges
01:03:02on en a bien entendu parler
01:03:03effectivement
01:03:04et ça donne envie d'abord
01:03:04d'aller le voir
01:03:05c'est un magnifique hommage
01:03:06à son engagement
01:03:07hommage à l'ensemble
01:03:09des enseignants
01:03:09et à leur courage
01:03:10parce qu'on sait que
01:03:10nombreux sont confrontés
01:03:12à ce fléau
01:03:13de la menace
01:03:14de l'agression
01:03:15et moi je souhaiterais vraiment
01:03:17d'abord aller le voir
01:03:18moi
01:03:18et puis qu'il puisse être montré
01:03:20dans les classes
01:03:21parce qu'il a aussi
01:03:22une valeur éducative
01:03:23une valeur de mémoire
01:03:24et c'est par le débat
01:03:25par le débat
01:03:26on lui en parlera
01:03:27on va le voir souvent
01:03:28là au mois de mai
01:03:28avec notre proposition de loi
01:03:30donc permettre le débat
01:03:32dans les classes
01:03:32et la liberté
01:03:33quand même c'est le débat
01:03:34à mon avis
01:03:34c'est pas fait
01:03:35il faut le faire
01:03:37il faut le faire
01:03:37il faut pas regresser
01:03:38d'accord mais je pense pas
01:03:40que le ministre
01:03:40fasse cette décision
01:03:41mais qu'est-ce qui restera
01:03:42de cette société
01:03:44où le fait qu'un professeur
01:03:46se fasse couper la tête
01:03:48soit c'est lui
01:03:50qui devient l'objet
01:03:52de la discorde
01:03:53c'est quand même ça
01:03:54qui est notre société
01:03:56aujourd'hui
01:03:56c'est assez fou
01:03:57on est dans une société folle
01:03:58on va continuer à vous en parler
01:03:59tous les jours
01:04:00on est sur ces news
01:04:01merci d'avoir été avec nous
01:04:03ce soir dans un instant
01:04:04évidemment
01:04:05Isabelle Piboulot
01:04:06vous rappellera
01:04:06toute l'actu du jour
01:04:08ça sera l'édition de la nuit
01:04:10et je vous dis bonne soirée
01:04:11et je pense que
01:04:12Youhan Usai sera de retour
01:04:13demain soir
01:04:14à ma place
01:04:15bye
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