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  • il y a 6 heures
Regardez RTL Midi avec Amandine Bégot du 12 mars 2026.

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00:04RTL Midi, les auditeurs ont la parole, Amandine Bégaud
00:10Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:14Nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30 d'info, de décryptage et de témoignage
00:19car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c'est vous qui la faites.
00:23Comme chaque jour, vous avez la parole, vous réagissez, on vous attend dès à présent au 3210
00:28mais aussi par SMS, vous envoyez votre message au 74900 en commençant par le mot Midi
00:33et puis bien sûr, l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet, laissez un message.
00:38A la une aujourd'hui, l'Iran qui menace de détruire l'économie mondiale,
00:42le détroit d'Ormuz est en effet devenu une arme à part entière.
00:46Son blocage d'ailleurs commence à peser sur l'activité de certaines entreprises ici en France,
00:50vous le verrez, sur les prix des carburants aussi bien évidemment.
00:54Une nouvelle réunion avait d'ailleurs lieu ce matin à Bercy,
00:57dit le gouvernement, envisage de plafonner les marges des distributeurs
01:01et ça vous fait déjà beaucoup réagir à l'image de Nicolas qui vient nous laisser un message au 3210.
01:06Je ne comprends pas pourquoi nos politiques vont taper sur les distributeurs
01:11mais par contre, surtout, surtout pas ne baisser les taxes.
01:15Je rappelle que sur 2 euros, l'État prend 1 euro de taxes, plus 20 centimes de TVA.
01:21C'est une honte.
01:22On ira bien sûr aussi au Liban où Israël a élargi ses frappes,
01:26au moins 8 personnes ont été tuées ce matin à Beyrouth.
01:30Dans le journal également, dernières heures de campagne,
01:32des municipales et à Cogolin dans le Var,
01:34ils sont 7 à s'affronter, 7 candidats, tous de droite.
01:38Et puis Pierre Perret, lui, Pierre Perret, pardon, se raconte dans un livre,
01:41à 91 ans, il est plus que jamais une institution.
01:45La météo avec vous, Anthony Kazmarek.
01:47Bonjour Anthony.
01:48Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:49Et c'est une belle journée, souvent ensoleillée,
01:51même si les nuages reviennent par le nord-ouest.
01:53Oui, des nuages qui finiront par griser totalement le ciel
01:55près des côtes de la Manche et en Bretagne avec déjà 2-3 gouttes.
01:58Mais ailleurs, les éclaircies vont garder l'avantage.
02:01Beaucoup de soleil, même quasiment du tout bleu entre le sud-ouest et les frontières de l'est.
02:05Quelques averses en Corse et du vent près de la Méditerranée.
02:07Merci beaucoup Anthony.
02:08Météo complète, juste après le journal.
02:14Et on va bien sûr dans un instant faire un point complet sur la guerre au Moyen-Orient
02:20et ses conséquences.
02:21Mais d'abord, ce guide qui fait bondir à la SNCF,
02:25guide de l'élégance à destination du personnel des TGV inouï.
02:28Bonjour Nathan Bocard.
02:30Bonjour.
02:30Les syndicats dénoncent un guide sexiste et grossophobe
02:33et ça scandalise aussi les premières concernées.
02:36Oui, comme cette contrôleuse de TGV inouï qui souhaite rester anonyme.
02:39Elle est tombée hier sur ce document et n'en revient toujours pas.
02:43Honnêtement, ça m'a choquée.
02:44Il y a quelque chose qui m'a vraiment interpellée.
02:46Sur une des pages, les fesses ne doivent pas être moulées.
02:51Et je me suis dit, mais en fait, comment on fait pour ne pas avoir les fesses moulées dans ces
02:55vêtements ?
02:55Je me mets à la place des collègues qui peuvent être en surpoids et qui découvrent ce document.
03:00Ça peut avoir un impact psychologique important.
03:02Il y avait par exemple aussi des conseils pour s'exfolier les lèvres avec une brosse à dents à poils
03:08souples.
03:09Et là, je me suis dit, est-ce que je suis bien en train de lire un document professionnel ?
03:13Vous y voyez du sexisme.
03:15Il y a une partie, par exemple, qui conseille à certaines femmes de miser sur les décolletés en V qui
03:19mettent en valeur la poitrine.
03:31La direction de SNC Voyageur affirme pour sa part que ce guide a été diffusé sans validation et supprimé immédiatement.
03:38Elle ajoute, je cite, il ne correspond pas du tout aux valeurs de l'entreprise.
03:42Merci beaucoup, Nathan Bocard.
03:44On entendait donc la colère de cette conductrice, voyons, contrôleuse, pardon.
03:49Voyons à présent ce qu'en pensent les voyageurs.
03:51Christian Panvert est allé leur poser la question ce matin en gare de Tours.
03:54Je trouve ça un petit peu dommage, surtout en 2026, parce qu'on est censé avancer.
03:58Au final, j'ai l'impression qu'on régresse.
04:00Je ne trouve pas ça acceptable, personnellement.
04:02Quel âge vous avez ?
04:03Moi, j'ai 24 ans.
04:04Pourquoi pas ?
04:05Mais à l'époque où on vit, je pense qu'il faut qu'elle reste très prudente dans leur tenue.
04:10Quel âge vous avez ?
04:1160 ans.
04:12Ça vous choque un peu, mais pas plus ?
04:14Personnellement, non.
04:15Votre prénom ?
04:16Julie.
04:17Quel âge ?
04:17Devinez.
04:18On n'a pas à être sexy, à faire de la démonstration, à plaire à ces messieurs, je ne sais
04:24quoi.
04:25Fabrice, 55.
04:26Tania, 56.
04:28Moi, ça me gêne.
04:28Ça ne colle pas avec la SNCF, non.
04:30C'est une société publique, ce n'est pas privé.
04:32Ah oui, moi, ça me choque.
04:33Surtout aujourd'hui.
04:34Parole de voyageurs au micro RTL de Christian Panvert.
04:37Et vous, qu'en pensez-vous ?
04:39Est-ce que cela vous choque ou est-ce qu'au contraire, vous pensez
04:41que c'est normal qu'une entreprise donne des consignes à ses salariés ?
04:44Vous réagissez au 3210 et on en débat, bien sûr, dès 13h.
04:49RTL Midi.
04:51Les auditeurs ont la parole.
04:53Au Moyen-Orient, à présent, 13e jour de guerre.
04:55Et l'armée israélienne annonce avoir intensifié ses frappes sur l'Iran,
04:59mais aussi sur le Liban.
05:01À Beyrouth, au moins 8 personnes ont été tuées ce matin dans une attaque visant le front de mer.
05:06Bonjour, Hermine Leclerc.
05:07Bonjour.
05:08Bonjour à tous.
05:08Vous êtes notre envoyée spéciale sur place.
05:11Le front de mer, c'est là que dorment de nombreux déplacés sous détente.
05:15Oui, la carcasse d'une voiture criblée d'éclats est encore visible ce midi sur la corniche
05:19juste à côté de cette moto dont il ne reste qu'un squelette.
05:22Usain s'en approche, sa petite fille Maria, d'un an et demi dans les bras.
05:29On était allongés juste ici.
05:31On entendait le drone au-dessus de nos têtes, puis des avions de chasse.
05:34Et puis cette frappe juste à côté, sur cette voiture.
05:37Deux minutes plus tard, il y a eu une deuxième frappe, mais le missile n'a pas explosé.
05:41Dieu merci.
05:43On est repartis et on est revenus 30 minutes plus tard.
05:50Au pied du père de famille, quelques habits, un matelas emporté à la va-vite hier lors des frappes israéliennes.
05:56Il discute avec Amar, sa voisine de tante.
05:58Depuis une semaine, la maman de quatre enfants est encore sous le choc.
06:03Mes jambes tremblent encore.
06:04On a quitté la banlieue sud pour être plus en sécurité ici.
06:07Les baumes nous ont poursuivis.
06:08Il n'y a pas d'avenir.
06:09Je ne sais même pas où aller avec mes enfants qui sont très jeunes.
06:11Il n'y a pas de sécurité, rien.
06:15Même le centre-ville est bombardé.
06:18On s'en prend à nous partout, cri de colère.
06:20La jeune femme qui réinstalle pourtant déjà sa tante sur la corniche.
06:23Ce soir, c'est ici qu'elle dormira, malgré les risques de nouvelles frappes.
06:28Hermine Leclerc, envoyée spéciale de RTL à Beyrouth.
06:31Et au total, d'après le gouvernement libanais,
06:33ce sont plus de 800 000 personnes qui ont été déplacées dans le pays depuis le 2 mars.
06:39Un convoi humanitaire est parti ce matin de l'aéroport Roissy.
06:42Charles de Gaulle, à destination de Beyrouth.
06:44Valentin Boisset, vous avez assisté au décollage de cette A330 de la CMA-CGM chargée de 60 tonnes de matériel.
06:53Oui, sur le tarmac, il y a là des dizaines de palettes de marchandises.
06:56Elles portent des affiches Action Humanitaire Française.
07:00Les agents les chargent dans la soute de l'avion.
07:03Sous l'œil de Marion Dupuis, elle coordonne l'opération depuis 72 heures.
07:07Dans ces colis, il y a à la fois des médicaments, du matériel médical,
07:10des équipements de secours pour les populations déplacées, des matelas, des couvertures.
07:14Pied de l'avion, il y a aussi l'ambassadeur libanais en France, Ziyatane.
07:17Il explique les besoins.
07:18Ces gens-là sont détachés de leur maison, de leur vie,
07:21avertis une heure ou deux heures avant qu'ils se déplacent.
07:24Donc ils ont besoin des matelas, des médicaments, des abris.
07:289h30, l'avion décolle.
07:30Mais subsiste une question.
07:32Pourra-t-il atterrir à Beyrouth ?
07:34Le ministre des Transports, Philippe Tabarro, dit être confiant.
07:37Il y a quelques temps, un avion affrété a fait demi-tour.
07:40Si on n'est pas sûr à 100%, il vaut mieux revenir un petit peu plus tard.
07:44Pour l'instant, il y a la possibilité de ce vol atterrir le plus rapidement possible.
07:50Une fois arrivée, l'aide sera fléchée vers le front de mer de Beyrouth,
07:53où de nombreuses familles ont trouvé refuge.
07:55Le reportage de Valentin Boisset.
07:58L'Iran, de son côté, je vous le disais, menace désormais d'abandonner toute retenue
08:01et se dit prête à détruire l'économie mondiale.
08:05De quoi inquiéter un grand nombre d'entreprises dans le monde,
08:08mais aussi ici en France parmi elles.
08:10Septodon, leader mondial de l'anesthésie dentaire,
08:132500 salariés, dont 1000 en France.
08:16Nathalie Michet, vous avez rencontré son patron ce matin.
08:19Oui, à la tête de l'entreprise,
08:21Olivier Schiller a le doigt pointé sur son écran
08:23et il suit le trajet habituel de sa marchandise.
08:27Les bateaux partent du Havre,
08:29normalement passent par le détroit de Gibraltar,
08:33la Méditerranée, traversent le canal de Suez
08:35et livrent donc le Moyen-Orient par le détroit d'Hormuz
08:42ou continuent vers l'Asie, pour toutes les livraisons, vers l'Asie.
08:48Et donc au total, il y a 15% des ventes mondiales de l'entreprise
08:53qui sont touchées dans cette affaire.
08:55Voilà, alors maintenant, nos exportations nazies,
08:57comme on ne peut plus passer par cette région,
08:59nous sommes obligés de les faire passer par le cap de Bonne-Espérance,
09:02par le sud de l'Afrique.
09:04Et donc ça rajoute à peu près 10 jours de trajet
09:07et beaucoup de coûts supplémentaires.
09:09Ça génère au moins 30% de surcoût de transport,
09:12donc ça rend beaucoup plus complexe et onéreux nos exportations.
09:16Et désormais, Olivier Schiller n'a qu'un seul espoir,
09:19c'est que cette crise majeure se termine le plus vite possible.
09:22Il y a un autre phénomène en plus,
09:24c'est que comme il y a beaucoup de cargos avec des containers qui sont bloqués,
09:28aujourd'hui, on fait face à un manque de containers.
09:30Donc ça génère encore des difficultés supplémentaires
09:33pour trouver des moyens de transport.
09:36Voilà, Olivier Schiller,
09:38qui donc n'attend rien de spécial de la part des autorités.
09:41Il espère simplement que la crise va passer.
09:44Merci beaucoup Nathalie Miché.
09:46Bonjour, Pierre Maupoing de Vandeul.
09:49Oui, bonjour.
09:50Merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi.
09:52Vous êtes le président de la CGC Marine,
09:56qui est le premier syndicat des officiers de la marine marchande.
09:59D'abord, est-ce que vous pouvez nous dire
10:00combien de bateaux sont actuellement bloqués dans ce détroit d'Ormose ?
10:04Au niveau de toute flotte mondiale confondue,
10:06il y a à peu près 200-300 navires de commerce de taille importante,
10:10majoritairement des pétroliers,
10:11comme vous le savez sur le Golfe, qui sont bloqués.
10:14Ce qui représente aujourd'hui entre 6 000 et 10 000 marins à peu près.
10:17C'est une estimation, c'est des navires qui comptent à peu près 30, 20 à 40, on va dire,
10:23marins par navire.
10:24Et combien de Français, on le sait ?
10:26Alors l'impact sur les Français, il est localisé.
10:28On a une cinquantaine de marins français, on suit ça au jour le jour.
10:31Le chiffre commence à réduire un petit peu grâce au travail qui est fait par les armateurs,
10:35dans le cadre de dialogue social justement avec les syndicats, dans les entreprises.
10:38On a principalement trois compagnies françaises fortement impactées,
10:43CMACGM, le groupe Bourbon et un cablier, un navire de Louis-Dreyfus Armement,
10:49qui sont sur zone, ça représente une cinquantaine de marins.
10:53Mais par contre, attention sur ces navires français,
10:55vous avez aussi beaucoup de marins étrangers, des marins philippins, des marins des Pays de l'Est.
10:58Et bien évidemment, nos officiers à bord, comme les armateurs,
11:03ont le souci aussi de rassurer et de trouver des solutions
11:05pour l'ensemble des marins des navires français.
11:07Justement, vous le disiez, on suit tout ça au jour le jour, quasiment heure par heure.
11:11Est-ce que ces équipages sont en danger ?
11:14Alors aujourd'hui, vous savez, la notion de danger dans le Golfe, c'est une notion relative.
11:18Le danger, il est partout.
11:19On est en zone de guerre, enregistré aujourd'hui officiellement en zone de guerre,
11:23comme la Mer Rouge d'ailleurs, qui est en zone à fort risque,
11:26comme aussi la partie des zones annexes,
11:29comme vous avez parlé de Beyrouth tout à l'heure,
11:30mais il y a quand même des zones aussi qui sont compliquées pour les marins,
11:32même si le trafic continue.
11:34Ce sont des zones sur lesquelles le risque est partout.
11:36Pour autant, quand vous êtes face, comme n'importe quel salarié,
11:39face à un danger grave et imminent,
11:40qui mérite et qui légitime le droit de retrait,
11:44derrière, on va rechercher la diminution du risque principalement.
11:47Malheureusement, dans ces conflits comme ça,
11:48on sort un petit peu du cadre classique.
11:50On l'a connu d'ailleurs pendant le Covid.
11:52On avait parfois l'absence de solutions cadrées, on va dire.
11:56Là, c'est un peu pareil.
11:57On est dans la recherche de la minimisation des risques.
11:59Et donc, qu'est-ce qui se passe pour les navires français actuellement ?
12:02Ils se mettent dans des zones à faible exposition.
12:05Ils ont pour ça toute la partie renseignement de la Marine Nationale,
12:09des affaires étrangères.
12:10Et les armateurs sont en lien permanent, justement,
12:13pour trouver l'endroit où ils vont minimiser les risques.
12:15Et aussi, à bord, j'insiste, sur l'organisation de travail à bord,
12:18il faut l'adapter.
12:18Il faut maintenir les navires en état, bien sûr,
12:20prêts à partir quand on pourra partir.
12:22Mais on le fait avec des effectifs tout à fait réduits.
12:26Et ce n'est pas la même façon de travailler à bord.
12:29L'Iran, pour l'instant, ne semble pas prête de vouloir débloquer le passage.
12:33Concrètement, qu'est-ce qu'on peut faire ?
12:34Est-ce qu'il faut que ces bateaux qui sont aujourd'hui bloqués
12:37soient escortés par l'armée ?
12:40Quelle armée ?
12:41Ça, c'est aussi toute la question.
12:42Mais est-ce que ça fait partie des pistes envisagées ?
12:45Vous savez, je crois qu'au plus haut niveau des États mondiaux,
12:48aujourd'hui, cette question est posée aux dirigeants.
12:50Je pense que tout le monde a bien compris le rapport de force
12:54qui est créé par l'Iran avec ce petit passage d'une dizaine de kilomètres
12:56et qui, finalement, est un point névralgique mondial.
12:59Aujourd'hui, ce ne sont sûrement pas les marins qui l'ont.
13:00Par contre, en revanche, ce qu'il faut bien comprendre
13:02pour les marins qu'on représente, ce ne sont pas des marins militaires.
13:05Certes, ce sont des marins qui sont sensibilisés aux zones de risque.
13:07On a partout ailleurs, on a des zones de piraterie,
13:09on a des zones de guerre par ailleurs.
13:10Mais là, on est dans un espace pris au piège.
13:12C'est un golfe, il est incontournable,
13:13contrairement à la mer Rouge qu'on peut contourner,
13:15comme ça a été dit dans votre reportage d'avant.
13:16Là, c'est un golfe.
13:17Donc, en fait, ce qui se passe, c'est qu'aujourd'hui,
13:20les bateaux qui repartiront et qui retraverseront les premiers le golfe,
13:23c'est des marins qui auront eu, de la part de leur armateur
13:26et des États et des navires de guerre autour,
13:30pour une forme de garantie que le passage peut se faire en toute sécurité.
13:35Puisque sinon, vous n'aurez pas de personnel volontaire pour le faire.
13:37Or, vous ne pouvez pas réquisitionner ces bateaux
13:39et leur dire que vous passez de force ce détroit.
13:41Ce n'est pas possible.
13:42Merci beaucoup pour toutes ces explications, Pierre Maupoint de Vendel.
13:46Et on l'a bien compris à quel point ce détroit d'Ormuz,
13:48il était devenu pour l'Iran, une véritable arme de guerre.
13:52Sur le front du carburant, à présent, le baril de Brent,
13:54lui, est repassé ce matin juste au-dessus des 100 dollars.
13:57Les distributeurs ici en France étaient à nouveau convoqués tout à l'heure au ministère de l'Économie.
14:02Bonjour Christophe Bourreau.
14:03Bonjour.
14:03L'une des options envisagées par le gouvernement,
14:05c'est le plafonnement des marges des distributeurs.
14:08Expliquez-nous.
14:09Alors concrètement, le plafonnement du prix du carburant à la pompe
14:11consiste à fixer un prix maximum que les automobilistes ne pourront pas dépasser.
14:16Par exemple, un litre d'essence plafonnée à 1,99€.
14:20Si le prix normal du marché est inférieur,
14:24eh bien rien ne change.
14:25Le conducteur paie le tarif habituel.
14:27Mais si le prix devait monter au-dessus du plafond, par exemple 2,10€,
14:32alors le client va payer quand même 1,99€.
14:35La différence, elle, doit être absorbée ailleurs,
14:38soit par l'entreprise pétrolière ou le distributeur qui réduit sa marge,
14:42soit par l'État qui peut accorder des aides ou encore réduire certaines taxes.
14:47L'objectif est simple, protéger le pouvoir d'achat des automobilistes
14:50lorsque les prix du pétrole flambent.
14:52Mais ce dispositif ne peut être que temporaire car plus les tarifs du pétrole restent élevés longtemps,
14:59plus le coût devient important pour les entreprises ou pour les finances publiques.
15:03Merci beaucoup Christophe.
15:04Et cette proposition est loin de faire l'unanimité.
15:08Vous avez recueilli tout à l'heure la réaction de Francis Pousse qui représente les distributeurs
15:12et lui n'est pas du tout favorable à cette mesure.
15:15Si on décidait d'une régulation arbitraire d'un taux de marge ou plutôt de centimes de marge,
15:20puisque chez nous on parle en centimes, ça signe tout de suite la mort,
15:24en particulier des stations rurales qui font de faibles volumes et qui ont besoin d'une marge plus importante.
15:28Alors qu'on attend déjà que moins 110 à moins 120 stations,
15:32le chiffre doublerait instantanément dans les mois qui viennent,
15:36avec en plus une situation compliquée moralement pour nos exploitants
15:41qui déjà supportent des augmentations de prix et qui éventuellement prennent des réclamations de la part de leurs clients.
15:48Et là, ça serait vraiment dur.
15:49Et vous, qu'en pensez-vous ? Souhaitez-vous qu'on plafonne les marges des distributeurs ?
15:54Bonne idée ou pas, j'attends vos réactions au 3210 et plus largement.
15:57Vous êtes très nombreux à vous interroger sur notre indépendance et notre dépendance, en l'occurrence énergétique.
16:04Emmanuel Macron doit se rendre cet après-midi à la centrale nucléaire de Panlis en Seine-Maritime.
16:08Il doit y présider un conseil de politique nucléaire avec l'ensemble des acteurs de la filière.
16:13Mardi, il avait appelé le président à un nouvel élan pour assurer notre indépendance énergétique.
16:19Alors, a-t-on trop vite abandonné le nucléaire ? Peut-on ou pas rattraper notre retard ?
16:23Y a-t-il d'autres solutions ?
16:25L'économiste Patrice Joffron sera là pour répondre à toutes vos questions.
16:28Vous les posez au 3210 ou via l'application RTL.
16:32Vous cliquez sur l'onglet « Laissez un message ».
16:34Il est 12h46 sur RTL.
16:37Dans un tout petit instant, les municipales, oui, on a l'impression qu'on n'a quasiment pas fait campagne
16:43avec cette guerre.
16:44Et pourtant, le premier tour, c'est dimanche.
16:45A tout de suite.
16:47Votre avis nous intéresse.
16:48Appelez le 3210.
16:5050 centimes la minute.
16:54Amandine Bégaud.
16:55RTL midi.
16:55Les auditeurs ont la parole.
16:57Il est 12h50 sur RTL.
16:59Dernière ligne droite pour les candidats au municipal.
17:01La fin de campagne, c'est demain soir, avant le premier tour dimanche.
17:05Et dans le Morbillon, à Saint-Laurent-sur-Ouste.
17:08Figurez-vous qu'il y a quelques semaines encore, il n'y avait aucun candidat.
17:12Résultat, c'est un ancien maire.
17:14Et lui, il y a 43 ans, qui a décidé de remettre le couvert, Mathieu Lopinot.
17:17Oui, Rémi Michel, ancien maire, journaliste et agriculteur à la retraite,
17:21n'avait pas vraiment prévu de replonger en politique.
17:24Personne ne se déclarait.
17:25J'ai dit, bon, il va falloir que je fasse quelque chose.
17:27Et au mois de janvier, j'ai dit, j'y vais.
17:29On abandonne pas sa patrie.
17:30J'ai été élu maire en 83, j'étais bien jeune à l'époque, 32 ans.
17:33Son épouse, Isabelle, elle-même ancienne maire du village,
17:36l'a encouragée à reprendre les rênes de la commune.
17:38J'ai dit, oui, allez, vas-y.
17:40Contraire.
17:40Est-ce que vous avez été maire aussi du village ?
17:42Ah bah oui, pendant trois mandats, de 89 à 2020.
17:45Vous êtes quand même un couple atypique.
17:46Ah bon ? Parce qu'on aime bien notre commune.
17:47On ne regrette pas du tout l'engagement pour la commune.
17:50Ici, les habitants s'engagent dans les associations, les événements culturels,
17:53mais le mandat de maire fait peur.
17:55Annène, la gérante du bar-resto, arrivée il y a tout juste deux ans,
17:58est soulagée qu'un candidat se présente.
17:59Heureusement qu'il est là.
18:00Il nous sauve parce que sans maire, en étant directement avec la préfecture,
18:04je pense pas que ce serait pareil.
18:05Gabriel, lui, connaît bien Rémi.
18:06Il avait déjà glissé son nom dans l'urne il y a 43 ans.
18:10Ravis que Rémi reprenne un petit peu les commandes.
18:12Il a l'expérience, on l'a certainement poussé.
18:14Les matins au café, il m'emmerde avec ça.
18:16Ça va pas être facile parce qu'être maire maintenant et être maire il y a 40 ans.
18:19Qu'est-ce qui change ?
18:20Beaucoup plus de tracasserie administrative.
18:22Ça vous fait pas peur ?
18:23Non, pas du tout.
18:23J'ai passé l'âge à avoir peur.
18:24En tout cas, vous avez encore l'œil qui brille,
18:26qui frise parfois, qui s'éteint souvent.
18:27Mais bon, on verra bien.
18:29Mathieu Lopinot à Saint-Laurent-sur-Ouste dans le Morbihan pour Hertel.
18:34On part à présent de l'autre côté de la France, dans les Vosges,
18:37avec cette naissance un peu particulière,
18:39la première depuis 55 ans dans la commune d'Étival-Clairefontaine.
18:45La dernière naissance dans cette commune remontait à 1971.
18:50Clairement, c'est un événement.
18:51Bonjour Samuel Goldschmidt.
18:53Bonjour.
18:54Vous avez rencontré la famille qui vous a bien sûr tout raconté.
18:58Et oui, à commencer par Jemila, la maman, c'est quand même l'héroïne de cette histoire.
19:01Elle était bien allée à la maternité de Saint-Dié après une nuit de contraction.
19:05Il me faut un contrôle, monitoring et au final, ils me disent rentrez chez vous.
19:10Vous pouvez prendre une bonne douche chaude.
19:12Donc j'ai pris un bain chaud, ce qui a tout déclenché.
19:14Mon conjoint m'a mis sur le canapé.
19:16J'ai poussé trois fois.
19:17Et bien, Mylène est arrivée quoi.
19:19Et les pompiers sont arrivés cinq minutes après que Mylène soit sur moi.
19:22Je suis partie à la maternité pour de nouvelles aventures.
19:24Vous leur avez dit quoi en arrivant ? Rebonjour, c'est moi.
19:27Tout à fait.
19:28Et voilà, Kévin le papa a donc coup sur coup accouché sa femme
19:30et découvert comment déclarer une naissance.
19:33On était un peu dans le dépourvu parce qu'en fait, on ne savait pas comment l'inscrire.
19:36Le lendemain, je suis bien passé à la mairie.
19:38J'ai déclaré un peu comme une attestation sur l'honneur
19:40en précisant comme quoi il était bien né chez nous.
19:42Ils m'ont fait tout de suite l'acte de naissance.
19:44Oui, tout le monde était content vu que ça s'est bien passé.
19:46Surtout le maire.
19:46Il a été pris en photo en signant l'acte de naissance.
19:49Je pense que ça ne se reproduira plus pour lui.
19:52Et pour cause, Sandra Cosson, la secrétaire de mairie,
19:54a découvert que cela faisait belle lurette
19:56qu'il n'y avait pas eu d'heureux événements dans la commune.
19:59J'ai cherché dans les registres la dernière naissance.
20:01Et vous êtes tombée sur ?
20:0314 novembre 1971.
20:06Inscrit en beau caractère, on écrivait bien à l'époque.
20:08Il y avait des belles écritures à l'époque, oui.
20:09Et la suivante ?
20:10Dans le futur registre de 2026, naissance le 19 février 2026.
20:16Beaucoup d'émotions.
20:17C'est mon premier enregistrement de naissance.
20:19Je pense que je l'ai bien rédigé.
20:22Une naissance tous les 55 ans, il ne fallait pas se louper.
20:24Il faut préciser que la maternité de Saint-Dié est à 17 minutes d'ici.
20:27C'est pour ça que les naissances au village sont si rares.
20:30Bel événement donc dans cette commune de 2500 habitants.
20:34Merci à vous Samuel Goldschmidt.
20:35Et puis faites un gros bisou au petit Milan.
20:38C'est sans aucun doute l'un des chanteurs français les plus connus.
20:42Pierre Perret, 91 ans, 40 millions de disques vendus.
20:45Et il se raconte aujourd'hui dans un livre, Mémé Anna.
20:48C'est le titre, hommage à sa grand-mère à qui il doit beaucoup.
20:51Mais il y a une autre femme qui a été déterminante dans sa vie.
20:54C'est son épouse, Rebecca, disparue au mois de janvier dernier après 64 ans d'amour et de complicité.
21:00La seule chose que je dirais, c'est que c'est la première à avoir discerné les chansons
21:06que j'avais de la peine à sortir ou à imposer.
21:11J'osais à peine les mettre sur le disque.
21:13Parce que des chansons comme l'économie de vacances ou le zizi, etc.,
21:17qui ont été les plus gros succès, qui m'ont suivi toute la vie, entre autres.
21:21Et elle savait, moi je ne savais pas, c'est tout.
21:25Parce que Lili, il ne voulait pas la passer à la radio.
21:27Pourquoi ?
21:28L'écolos était interdite.
21:30Et le zizi, après, au départ, il dansait d'un pied sur l'autre.
21:34Et c'est le public qui, chaque fois, a imposé ces chansons.
21:38Pierre Perret, au micro RTL de Marie Gickel.
21:41Bonjour, Anthony Martin.
21:42Bonjour.
21:42Pierre Perret, c'est une institution.
21:44La preuve, c'est l'artiste français encore en vie qui a le plus d'écoles à son nom.
21:48En tout, 45 établissements publics, bibliothèques, gymnases et écoles, il y en a 35 écoles,
21:53portent le nom de Pierre Perret.
21:55En juin dernier, il inaugurait encore une école dans les Landes.
21:58Si les instits et les profs font étudier ses paroles, c'est parce qu'il a été l'un des
22:01premiers
22:02à bousculer la langue en y injectant de l'argot, un des premiers à chanter l'écologie,
22:06le racisme, le sexe.
22:08Voilà comment est né son amour pour les mots et le langage.
22:10Il y avait une très grande usine qui avait plus de 1000 ouvriers, très proche du café de mes parents.
22:15Donc, il y avait des gens qui venaient, dont chacun venait avec sa culture, son éducation, son accent.
22:22Et pour moi, c'était fascinant dans le café.
22:25Tous ces gens-là étaient mes copains.
22:27J'avais 7 ans, 8 ans.
22:28Et donc, cette multiplicité de vocables, de langages m'a enrichi considérablement.
22:34Le premier amour de la langue est né là.
22:48Voilà, ça c'est une chanson sur les proverbes qui est moins connue, mais je l'aime bien.
22:54A 91 ans, Pierre Perret continue d'écrire.
22:57Il prévoit un nouvel album pour décembre 2027.
22:59Il se réfugie plus que jamais dans ses cahiers d'écoliers.
23:02Il n'écrit que là-dessus, les cahiers d'écoliers.
23:04Depuis 70 ans, paroles et musiques sur la même page, sur la même feuille.
23:08Il garde tout.
23:08Il a une centaine de cahiers gris.
23:10C'est génial, il faudrait les publier, ça, un jour.
23:12Je pense qu'un jour, il y en aura un peu.
23:14J'imagine que dans la Bibliothèque Nationale de France, par exemple, il y en aura.
23:17Merci beaucoup, Anthony Martin.
23:19Et on va continuer, bien sûr, à parler de Pierre Perret.
23:21Dites-nous pourquoi vous l'aimez tant ?
23:22Que représente-t-il pour vous ?
23:24Quelle est votre chanson préférée ?
23:25Vous nous appelez au 3210 ou via l'application RTL.
23:29Vous cliquez sur l'onglet « Laissez un message ».
23:33La météo avec vous, Anthony Kazmarek.
23:35Alors, on l'a compris, finalement, c'est une belle journée aujourd'hui.
23:37Oui, c'est pas mal.
23:38C'est prêt pour tout le monde.
23:38Voilà, deux exceptions près.
23:40D'abord, en Corse, on a des averses orageuses qui vont se poursuivre jusqu'à ce soir.
23:43Ça peut déborder sur le mer Cantour et la Côte d'Azur, très localement, avec une petite averse.
23:48Et puis, sur le quart nord-ouest, les nuages s'imposent.
23:50Et ils finiront par griser totalement le ciel sur la Bretagne, la Normandie
23:54et le long des côtes de la Manche, avec du vent.
23:56Peut-être deux, trois gouttes sur le sud de la Bretagne.
23:59Ailleurs, logiquement, les éclaircies vont garder l'avantage,
24:01même si on verra aussi les nuages au fil des heures.
24:03Sur Pays de la Loire, Île-de-France et Hauts-de-France, avec du vent.
24:07Et puis, les températures, un peu comme hier, voire en légère hausse au sud-ouest.
24:11Globalement, on est entre 12 et 17 degrés.
24:1415 degrés à Lyon et Toulouse, 14 à Paris, 13 à Lille et jusqu'à 19 à Perpignan.
24:18Et on en profite parce que demain, ça se dégrade vraiment.
24:21Vous allez nous expliquer tout ça dans un instant.
24:24A tout de suite sur RTL.
24:25RTL Midi.
24:26Les auditeurs ont la parole.
24:28Réalony.
24:28– Sous-titrage Société Radio-Canada
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