- il y a 2 jours
Avec Rémy Landri, président de la FCPE 66 (la Fédération des conseils de parents d’élèves dont il est aussi co-président régional pour l'Occitanie)
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NewsTranscription
00:00Le 10h midi, Mettez-vous d'accord.
00:03C'est l'heure de Mettez-vous d'accord et soyez les bienvenus dans le studio de Sud Radio.
00:07Vous nous appelez au 0826 300 300.
00:10Qu'est-ce qu'il y a au programme aujourd'hui ?
00:11Eh bien, je vais vous le dire.
00:13Est-ce la fin de la carrière de Patrick Bruel d'une certaine façon ?
00:16Pourquoi je le dis comme ça ?
00:18Eh bien, tout simplement parce que le maire de Paris appelle Patrick Bruel à annuler son concert au Zénith le
00:238 octobre.
00:24Il fait suite aux annulations au Canada, au Québec.
00:29Et ça devient de plus en plus compliqué pour l'artiste.
00:32Vous nous appelez si ce sujet vous fait réagir.
00:35On parlera également de l'état d'alerte de sécurité nationale.
00:39Est-ce un régime d'exception adopté hier très discrètement par les députés
00:45à l'intérieur d'un autre projet de loi bien plus global et qui concerne la défense de notre pays
00:51?
00:51La gauche n'est pas contente.
00:53Elle aurait voulu avoir un vrai débat de tout cela.
00:55On en parle après 11h.
00:56Mais tout de suite, Gilles et Félix sont autour de moi.
01:01Bonjour à vous deux.
01:02Bonjour Félix.
01:03Bonjour Gilles.
01:04Comment ça va ?
01:04Bonjour Jacques Cardoz.
01:05Bon.
01:06Gilles, dans un instant, dans votre zapping...
01:11Eh oui, je vais vous parler du château de Chambord.
01:13Vous savez, notre beau château qui tombe en ruine.
01:16Du coup, l'État n'a pas d'argent pour faire des travaux.
01:20Alors, le patron du Puy-du-Fou, Nicolas Devilliers, s'est proposé de faire les travaux.
01:27Eh bien, vous savez quoi ? On lui a dit non.
01:28D'abord ?
01:28On verra si...
01:29Quelle drôle d'idée ?
01:31Oui.
01:31Bah, je pense que c'est par rapport...
01:33Parce que l'argent a une certaine odeur, c'est ça ?
01:35Eh bien, on en débattra et vous pourrez réagir.
01:380 826 300 300.
01:40Et puis, je vous parlerai du 13 octobre.
01:43Vous ne serez pas là ?
01:44Si vous serez là, sûrement.
01:45Mais autour de la table, il n'y aura peut-être pas de femmes.
01:48Car un collectif, le Mondial World with a Woman, lance un appel ce jour-là.
01:53Les femmes ne viennent pas travailler.
01:56Les femmes sont en grève.
01:57Donc, on en parlera au 0 826 300 300.
02:01Il y avait un pays qui l'avait fait dans les années 70,
02:03mais c'était pour protester contre des lois qui mettaient en avant les hommes.
02:10Il y avait déjà eu une grève des femmes.
02:11Je crois que c'était en Islande.
02:13Quelle drôle d'idée de vouloir séparer les femmes et les hommes.
02:16Eh bien, nos débatteurs et nos auditeurs pourront nous appeler.
02:19Et après, vous verrez que dans les ronds-points,
02:21on va plus du point à un point que faire le rond.
02:24Ah oui.
02:25Là, c'est du mauvais comportement.
02:26C'est sur TikTok.
02:27C'est du mauvais comportement.
02:28C'est du réseau sociaux.
02:30Je vous ai envoyé des images.
02:32Je sais que ça vous a étonné.
02:33C'est consternant.
02:34Franchement, je trouve ça consternant.
02:36Et ça vous fera réagir, j'en suis sûr.
02:38Merci Gilles.
02:39Tout de suite, c'est Félix Mathieu.
02:41Avec cette question, c'est quoi le problème ?
02:44Eh bien, le problème aujourd'hui, c'est les tenues vestimentaires.
02:47Vous vous souvenez de ce débat dont on parlait beaucoup
02:49il y a quelques mois et de cette loi de Gabriel Attal
02:52au sujet des consignes et de l'habillement
02:55dans les collèges et dans les lycées.
02:58Alors, bonjour Félix.
03:00Bonjour.
03:01Aujourd'hui, ces consignes vestimentaires,
03:04elles font parler.
03:04Pourquoi ?
03:05Eh bien, parce qu'un lycée de Perpignan
03:06a envoyé un message pour bannir les tenues trop légères
03:10à l'approche de l'été.
03:11Tiens, tiens.
03:11Oui, ranger les crop tops, les dos nus, les shorts excessivement courts
03:15et même les tongs, ça c'est la consigne reçue sur Pronote
03:19il y a quelques semaines par les parents d'élèves du lycée Arago à Perpignan.
03:22Des tenues qui ne sont pas propices à la concentration
03:26ni à l'engagement scolaire, écrit la direction de l'établissement.
03:29Alors, certains élèves dénoncent des consignes rétrogrades
03:32qui viseraient en plus de ça plutôt les filles plus que les garçons.
03:36D'ailleurs, une association féministe a même déployé une banderole
03:39devant ce lycée Arago à Perpignan avec écrit dessus
03:42« Protégez nos filles, éduquez vos fils ».
03:45Sous-entendu, le problème, ce ne serait pas tant la tenue des filles
03:47qu'éventuellement l'attitude de certains garçons.
03:50Bon, le slogan féministe n'est pas resté très longtemps devant le lycée.
03:53La banderole a été décrochée.
03:54Cette anecdote fait écho au débat sur l'uniforme
03:57dans les établissements scolaires qui a été relancé ces dernières années.
04:00Oui, avec effectivement Gabriel Attal qui avait lancé une expérimentation
04:03à partir de 2023.
04:05Depuis 2023, on a une centaine d'établissements grosso modo en France
04:07qui expérimentent la tenue unique des écoles, des collèges
04:10et quelques lycées aussi.
04:12C'était une volonté d'Emmanuel et Brigitte Macron, semble-t-il.
04:16Alors, trois ans après, l'expérimentation est toujours en cours.
04:18Mais des services statistiques du ministère de l'Éducation nationale
04:21ont livré un bilan en demi-teinte.
04:24On a des chefs d'établissements scolaires qui sont plutôt satisfaits.
04:27Ils estiment que ça a pu renforcer un peu le sentiment d'appartenance
04:30des élèves à l'établissement.
04:32Mais bon, en même temps, l'étude nuance en soulignant que l'expérimentation
04:36a été mise en place par des chefs d'établissements plutôt volontaires
04:40qui se sont portés volontaires, donc qui étaient plutôt acquis à cette mesure a priori.
04:45Côté élèves, l'étude est plus mitigée donc.
04:47Elle parle d'effets limités sur les apprentissages et le climat scolaire.
04:51Impact peu perceptible, à en croire, ce bilan d'étape.
04:53Sur les rapports sociaux, notamment entre élèves, vous savez,
04:56c'est l'argument gommé un peu les différences sociales.
04:58L'étude, pour le moment, dit qu'il n'y a pas de grand effet très visible,
05:02en tout cas sur les phénomènes d'exclusion ou de harcèlement.
05:05Mais donc, du coup, dans ces établissements, on va poursuivre les expériences ?
05:08Pour le moment, ce n'est pas terminé.
05:09C'est un bilan d'étape, mais dans la centaine d'établissements,
05:12c'est beaucoup des écoles et des collèges.
05:15Il y a quatre lycées, je crois.
05:17Pour le moment, c'est toujours en cours.
05:18C'est qu'un bilan d'étape.
05:20Mais on peut aussi élargir au travail.
05:23Je ne suis pas sûr qu'on puisse venir à son travail en croque-top
05:27ou dans certaines tenues aussi.
05:30Je crois qu'il y a un code vestimentaire.
05:33Non, mais il y a un code vestimentaire, et c'est normal.
05:36Ça dépend du règlement qu'il peut y avoir dans les entreprises.
05:39Là, je trouve que le débat...
05:42C'est la même chose.
05:43Là aussi, c'est un règlement.
05:44C'est différent pour une école, parce qu'il y a la notion de l'éducation, quand même.
05:49Bien sûr.
05:49Et puis, c'est vrai.
05:50Moi, en tous les cas, je suis assez sensible à l'argument de la différence sociale.
05:55Et je trouve que l'uniforme, il a cette...
05:58L'uniforme ou l'uniforme façon 2026,
06:00parce qu'il ne s'agit pas forcément de reproduire ce qu'il y avait il y a 100 ans.
06:05Mais je trouve qu'il a...
06:07Voilà, il permet de mettre sur un même plan d'égalité tous les enfants
06:12et d'éviter peut-être des jalousies ou des réflexions.
06:16Je me dis qu'au moins, il a cette vertu-là.
06:18Je ne sais pas s'il faut parler au passé ou pas.
06:20Et on va voir, en tous les cas, avec votre invité, Fénix, ce qu'il en pense, Rémi Landry.
06:25Il est président de la FCPE 66, la Fédération des Conseils de Parents d'Élèves.
06:30Vous êtes également co-président régional pour l'Occitanie.
06:33Bonjour, Rémi Landry.
06:34Soyez le bienvenu.
06:37On ne vous entend pas.
06:38Bonjour.
06:39Bonjour, si on vous entend, mais avec un tout petit délai, ce n'est pas grave.
06:43Dites-moi, vous êtes pour ou vous êtes contre cette disposition qui avait été mise en place par Gabriel Attal
06:50?
06:51On voit qu'il y a finalement un bilan assez contrasté aujourd'hui.
06:56On ne peut pas dire que c'était bien ou pas bien.
06:59Alors, forcément, le bilan est contrasté parce qu'en fait, au départ, il n'y a pas eu de consensus.
07:06C'est-à-dire, en fait, au niveau de l'éducation nationale, il n'y a pas eu de discussion
07:09avec les parents d'élèves,
07:11avec les associations de parents d'élèves, avec les enseignants et les équipes sur le terrain.
07:16Et c'est vrai que cette tenue uniforme, elle a pris tout le monde un peu au dépourvu,
07:21parce qu'on a l'impression quand même qu'on est en 2025.
07:24Parler de l'uniforme aujourd'hui, l'enjeu de l'école, il est un peu tout autre,
07:28puisqu'il y a quand même beaucoup de problématiques au niveau des écoles.
07:31Et parler d'un uniforme, il y a quand même d'autres enjeux pour l'école aujourd'hui.
07:39Et l'uniforme, on pense, nous, en tant que parents,
07:45cette différence sociale, et les différences sont plus importantes,
07:52parce que les élèves se construisent à l'école aujourd'hui.
07:54Bon, malheureusement, la ligne n'est pas très bonne.
07:57Je ne sais pas si on a le temps, on a forcément le temps,
08:00de vous récupérer peut-être différemment pour améliorer le confort d'écoute de nos auditeurs,
08:04parce que c'est un petit peu dommage.
08:06J'entends qu'effectivement, ce n'est pas la question prioritaire, Félix Mathieu.
08:11C'est vrai qu'en ce moment, le ministre insiste beaucoup sur les fondamentaux.
08:19C'est vrai qu'il a raison, le ministre.
08:21Il insiste sur l'orthographe, sur la propreté des copies.
08:26Il a eu un message derrière.
08:27Oui, c'est vrai que ça, c'était plus la marotte de Gabriel Attal,
08:30lorsqu'il a été ministre de l'éducation, puis Premier ministre.
08:32On dit aussi qu'effectivement, Brigitte Macron pesait sur cette question de l'uniforme.
08:39Vous savez que sur les questions éducatives, vu son ancien métier,
08:42elle passe à l'élycée, on sait que Jean-Michel Blanquer, par exemple, c'était elle.
08:46Donc, sur l'uniforme, semble-t-il, le couple présidentiel était plutôt favorable à cette mesure,
08:52qui avait été portée, incarnée par Gabriel Attal.
08:54Et encore une fois, on est un peu passé à autre chose,
08:57mais l'expérimentation est toujours en cours.
08:59C'est toujours valable dans plusieurs établissements.
09:01Il n'y a pas eu un mouvement qui a suivi ces décisions.
09:08Il n'y a pas eu quelque chose qui a fait « c'est super, c'est génial ».
09:13Un des grands arguments de ceux qui étaient favorables,
09:15c'est l'histoire des marques, en disant tout le monde,
09:18la dictature des marques.
09:19Oui, il y avait ce débat-là.
09:20Le bilan d'étape nous dit que ça n'a pas eu d'effet visible
09:25sur l'exclusion de ceux qui n'étaient pas assez à la mode.
09:27Oui, c'est ce que je disais tout à l'heure.
09:28C'était le marqueur social, en fait.
09:31Alors, Rémi Landry, on vous a récupéré,
09:32c'est tant mieux avec une meilleure qualité d'écoute.
09:35Deuxième question.
09:36Oui, d'accord, ce n'est pas prioritaire,
09:38mais on peut aussi mener peut-être plusieurs combats à la fois.
09:42C'est important quand même de gommer les différences sociales.
09:47Est-ce que vous entendez cet argument-là à travers l'habillement ?
09:51Alors, d'abord, c'est important, oui.
09:54Mais le premier truc à dire quand même à l'école,
09:56c'est qu'on constate un manque de moyens à tous les niveaux,
10:00des personnels qui sont quand même à bout de souffle,
10:02un climat scolaire qui est dégradé.
10:03On constate aussi un artèlement scolaire qui est accru.
10:06Et c'est vrai que le port de l'uniforme, quand il arrive,
10:09on le sent, on le ressent,
10:11donc la Fédération des parents d'élèves,
10:12comme une annonce populiste à la volée,
10:15qui ne répond pas au vrai problème de l'école.
10:18Et c'est vrai que les parents sont contre,
10:21et ça a été mis à l'essai sur une école de pertinence.
10:25Ça a été refusé cette année,
10:27donc au niveau du conseil d'école,
10:29donc ça a été arrêté.
10:30Pourquoi ? Parce qu'on ne comprend pas le bien-fondé,
10:32c'est-à-dire le sentiment d'appartenance.
10:35Il y a une expérimentation qui, pour nous,
10:37n'est pas concertée.
10:38D'une part, vous avez les vêtements,
10:40bien évidemment, font partie de l'identité des jeunes,
10:44mais un polo, ça change en rien les inégalités sociales et scolaires
10:48que vous pouvez avoir,
10:49et ça n'a pas d'influence réellement sur les apprentissages,
10:52et c'est ça qu'il faut dire.
10:54Vraiment, vous pensez vraiment que
10:56quelqu'un qui vient en Nike ou Adidas
10:59ne donne pas envie à quelqu'un de porter la même chose,
11:03et ses parents n'ont pas les moyens,
11:05et il se dit,
11:07« Moi, mes parents sont pauvres,
11:09je ne peux pas mettre de Nike »,
11:10et vous ne pensez pas que ça crée une différence ?
11:15Non, du tout, ça ne crée pas d'une différence.
11:17Pourquoi ?
11:17Parce que l'uniforme,
11:20ça ne sera que l'arbre
11:22qui cache la forêt des inégalités,
11:24d'autant plus qu'on sent bien
11:26que le coût dernier temps
11:27va retomber nettement sur les parents,
11:31et c'est quand même déjà un peu le cas.
11:33C'est-à-dire, c'est l'État qui co-finance avec les mairies,
11:36mais à moyen terme,
11:38on ne sait pas qui c'est qui financera.
11:40Et alors, qu'est-ce qu'on dit à cet enfant
11:42qui ne peut pas s'acheter de marque ?
11:44Qu'est-ce qu'on dit ?
11:45Eh bien, justement,
11:46il faut, nous,
11:48quand on parle d'inégalités,
11:49il faut aider ces familles-là,
11:51aider ces familles-là,
11:52à trouver des habillements pour ces enfants.
11:54C'était un peu l'idée des uniformes, justement.
11:57C'est bizarre,
11:58de dire à la fois,
11:59on est pour,
11:59et en même temps,
12:00on est contre.
12:00Pardon de vous dire ça,
12:02Rémi Landry.
12:02Il y a un peu de contradiction.
12:04Vous savez quoi ?
12:04On poursuit la discussion dans un instant.
12:0710h midi,
12:08mettez-vous d'accord.
12:09Sud Radio.
12:11Parlons vrai.
12:13Sud Radio,
12:14le 10h midi,
12:15mettez-vous d'accord.
12:16Vous nous appelez au 0826 300 300,
12:19soyez les bienvenus dans le studio de Sud Radio.
12:21Vous êtes nombreux à nous appeler.
12:22Dans un instant,
12:23on sera avec Rémi et Dominique
12:25au sujet de ce débat uniforme
12:27qu'il faudrait plutôt appeler,
12:28Félix Mathieu,
12:29tenue unique.
12:30C'est-à-dire que,
12:30quand on dit l'uniforme,
12:31vous nous faisiez le bilan
12:33dans le début de cette émission,
12:34ce n'est pas vraiment l'uniforme,
12:35c'est une tenue unique.
12:36En général,
12:37ils portent quoi,
12:37les enfants en jeans ?
12:38C'est un tee-shirt assez neutre
12:40ou un polo,
12:41mais c'est vrai qu'il ne faut pas imaginer
12:42l'uniforme non plus du collégien anglais.
12:44On n'est plus dans les années 20, quoi.
12:45Ce n'est pas l'uniforme très classique
12:47du collégien anglais.
12:48On est sûr que quelque chose
12:48de plus passe-partout.
12:49Rémi Landry,
12:50vous êtes en ligne,
12:51président de la FCPE 66.
12:52Vous nous disiez à la fois,
12:53pardon de vous le dire comme ça,
12:55mais vous nous dites à la fois
12:56oui, il faut aider,
12:57à la question de Gilles,
12:58les enfants qui n'ont pas trop de moyens,
13:00mais en même temps,
13:01on est contre l'uniforme.
13:02Je ne vois pas tellement
13:02où est la logique.
13:04Alors, à quoi sert l'école ?
13:06L'école, c'est un lieu d'apprentissage.
13:08Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
13:09quand on parle de déterminisme social,
13:12ce n'est pas véritablement
13:12sur les habits.
13:13C'est au niveau des inégalités
13:16sociales et scolaires
13:17que vous pouvez avoir à l'école.
13:19C'est-à-dire, l'enjeu de l'école,
13:20il est tout autre.
13:23Justement, vous posez cette question,
13:25mais c'est un vrai débat de société
13:27qu'il faut pour justement
13:28réduire ces inégalités
13:30et faire en sorte que les élèves
13:32qui ont le plus de difficultés
13:33et qui sont liées
13:34parce qu'il y a ce déterminisme social
13:36qui est ambiant
13:37et qui est prégnant à l'école.
13:40Il faut faire en sorte
13:41de réduire
13:42pour aider davantage
13:43les élèves qui en ont besoin,
13:45mais en termes scolaires.
13:46Et on est là,
13:47en leur donnant un avenir,
13:48en parlant d'orientation.
13:50Et le vrai problème de l'école,
13:51il est là.
13:52L'uniforme,
13:53on est à côté de la plaque,
13:55on le sent bien quand même.
13:56Bon, en tous les cas,
13:57vous êtes d'accord sur le constat,
13:58pas forcément sur les moyens.
13:59On est avec Dominique,
14:00qui est à Roussillon.
14:02Bonjour Dominique,
14:03vous êtes en ligne.
14:04Vous nous dites tout simplement
14:05qu'il faut un minimum
14:07avoir une tenue correcte
14:08pour aller au collège.
14:09Bonjour,
14:10soyez le bienvenu.
14:14Dominique ?
14:15Oui, bonjour.
14:16Bonjour Jacques,
14:17bonjour à tous les auditeurs.
14:18Oui, vous m'entendez ?
14:20Oui, on vous entend très bien.
14:21Allez-y.
14:21Donc vous nous dites
14:22qu'il nous faut une tenue correcte
14:23pour aller au collège.
14:25Ah, pardon, excusez-moi.
14:27Je vous écoute.
14:28Évidemment, bien sûr,
14:29qu'il faut une tenue correcte
14:30pour aller au collège.
14:31Cela fait partie
14:31d'un des premiers apprentissages
14:33de la vie.
14:33Vous m'entendez ?
14:34Oui, allez-y.
14:35Cela fait partie
14:36d'un des premiers apprentissages
14:37de la vie.
14:39Cela fait partie
14:39des premiers apprentissages
14:40de la vie,
14:41à savoir le respect
14:42de la vie en commun,
14:43le respect d'une tenue correcte.
14:45On ne vient pas à l'école
14:46comme on est.
14:47Cela, on peut le faire
14:48chez McDo
14:49parce que c'était
14:49un slogan publicitaire,
14:50mais on ne le fait pas
14:51à l'école.
14:51À l'école,
14:52on vient comme on doit.
14:53C'est-à-dire qu'on doit
14:54respecter le professeur,
14:55on doit respecter l'institution,
14:56on doit respecter nos camarades.
14:57On n'est pas pour
14:58l'hyper-sexualisation des enfants
15:00avec le ventre nu
15:01ou des mini-shorts.
15:03On est là pour un apprentissage,
15:04comme le disait
15:05l'auditeur précédent.
15:06On est là pour faire
15:07des apprentissages
15:08et liser le plus possible
15:12les fractures sociales.
15:14Mais je ne pense pas
15:15effectivement que l'uniforme
15:17est une solution.
15:18Je pense que la tenue correcte
15:21exigée est une solution,
15:23c'est-à-dire qu'on fixe
15:24un interdit.
15:25Et je pense que la jeunesse,
15:26comme moi je l'ai vécu,
15:27on a besoin de fixer
15:28des interdits justement
15:30pour connaître les bases
15:32de la relation sociale,
15:34de la relation en vie commune.
15:35Moi, je suis psychologue
15:36de formation et je sais
15:38que c'est une des bases
15:39de la société,
15:40savoir fixer des interdits.
15:42À l'école,
15:42on ne vient pas comme on est,
15:43on vient comme on doit.
15:44Point barre.
15:45Et on apprend ensuite
15:46et on a l'école
15:48qui fait son travail
15:49avec des élèves
15:50qui sont déjà
15:51dans le respect
15:52de l'institution.
15:53Bien sûr.
15:54On a peut-être envie
15:55d'être à la mode
15:55quand on a 14-15 ans,
15:57on a peut-être envie
15:58de mettre des crocs-tops,
16:00d'être moderne
16:01et de ne pas venir
16:02avec un col roulé.
16:03Ce n'est pas le débat.
16:04Si.
16:06Mais ce n'est pas le débat.
16:08Excusez-moi,
16:08ce n'est pas le débat.
16:10On ne vient pas à l'école
16:11pour être à la mode,
16:12on vient à l'école
16:12pour apprendre à la vie.
16:14Non !
16:15Une tenue correcte,
16:16une tenue correcte,
16:18ce n'est pas une tenue
16:19en fonction de la mode
16:20parce que demain,
16:20si la mode,
16:21c'est le spring ficelle
16:22pour tout le monde,
16:23on aura des élèves
16:23qui vous diront
16:24mais moi,
16:24je veux venir à la mode,
16:25il y a quelqu'un
16:26sur une radio
16:26qui disait que c'était normal.
16:28Bien sûr,
16:28je vous dis que non.
16:29Je vous dis qu'on est là
16:30pour fixer des interdits,
16:31on est là pour dire
16:32chez nous,
16:33on travaille comme ça,
16:34dans les entreprises,
16:35vous ne venez pas
16:36comme vous êtes.
16:37Vous venez
16:38avec des tenues
16:39correctes, exigées.
16:40Quand vous êtes
16:40dans une banque,
16:41je suis désolé,
16:42vous ne menez pas
16:42les seins à moitié à l'air
16:43ou le vent venu,
16:44vous ne menez travailler.
16:45Et quand vous vous présentez
16:46un entretien d'embauche
16:47et que vous avez fait
16:49tout votre apprentissage scolaire
16:51en regardant le professeur
16:52et en lui disant
16:53je viens comme je veux
16:53parce que je suis à la mode,
16:55eh bien,
16:55vous n'êtes pas pris au boulot.
16:57Pour l'art,
16:57il faut quand même
16:58à un moment donné
16:59fixer une hiérarchie
17:00des normes
17:01et c'est une hiérarchie
17:02des normes.
17:03Je sais que Gilles
17:07se fait l'avocat du diable.
17:09Moi, je partage
17:10tout à fait votre avis.
17:10C'est vrai que
17:11quand on est enfant,
17:12on est aussi dans la construction
17:13et s'il n'y a pas du tout
17:14d'interdit dans les habits,
17:16c'est aussi un problème.
17:17On est avec Luc
17:18qui est à Antibes.
17:19Dominique, merci.
17:20Luc, vous êtes à Antibes
17:22et vous,
17:22vous êtes favorable
17:23à l'uniforme.
17:25Favorable,
17:25c'est une façon de parler
17:26en fin de compte.
17:28Moi, je pense
17:29que ça fait partie
17:30d'un ensemble.
17:31Si aujourd'hui,
17:32vous avez des enfants
17:33qui s'habillent
17:34comme ils veulent
17:35et qui font ce qu'ils veulent.
17:37Du jour au lendemain,
17:38vous leur imposez
17:38un uniforme.
17:39C'est sûr que ça ne va pas marcher.
17:40C'est comme faire une peinture
17:41sur une carrosserie rouillée.
17:43C'est la même chose.
17:44Donc, à partir de ce moment-là,
17:45il faut faire
17:46tout ce qui est autour de ça.
17:48C'est-à-dire
17:50favoriser l'éducation,
17:52favoriser le respect
17:52et à partir de ce moment-là,
17:54on trouvera normal
17:54de mettre un uniforme
17:55par respect pour l'autre.
17:57Regardez les militaires.
17:58Est-ce que les militaires
17:59se plaignent
17:59de ne pas pouvoir venir
18:00avec leur équipement personnel ?
18:02Ça n'existe pas.
18:03Dans la police,
18:04est-ce que les policiers
18:05diraient
18:05« Moi, je veux m'habiller
18:06en blanc plutôt qu'en bleu ? »
18:08Ça n'existe pas.
18:09Pourquoi ?
18:10Parce que c'est ça
18:10qui fait la cohésion.
18:11C'est ça qui fait la reconnaissance.
18:13Donc, à partir de ce moment-là,
18:14effectivement,
18:15si on veut
18:18que les enfants
18:18qui sont,
18:19en fin de compte,
18:21des électrons libres,
18:22et ça, c'est normal,
18:24il faut les forcer
18:25pour qu'ils apprennent
18:26à se débrouiller
18:27dans un monde
18:28qui est rempli de normes.
18:29Donc, à partir de ce moment-là,
18:31s'ils ne sont pas habitués
18:32à un moment donné
18:33à faire l'expérience
18:35de cela,
18:36ils se retrouveront
18:37plus tard
18:38confrontés
18:39à des rejets
18:40et, en fin de compte,
18:42à de la haine
18:43parce que, justement,
18:43ils n'arrivent pas
18:44à s'en sortir tout seuls.
18:45On va retourner voir
18:46Rémi Landry,
18:47justement,
18:49le président de la FCPE 66.
18:51Merci Luc.
18:52Moi, je partage également
18:52votre avis.
18:54Non, mais ça,
18:54c'est parce que vous êtes
18:55correspondant à Londres
18:56et qu'en Angleterre...
18:57Par exemple, à la télé,
18:59vous vous mettez en costard.
19:00Voilà.
19:00C'est une question de respect.
19:01Figurez-vous que ça a fait partie
19:03d'un débat que j'avais eu
19:04avec un chef de service
19:06un jour
19:06qui m'avait reproché
19:07d'être trop bien habillé,
19:09écoutez bien,
19:10trop bien habillé
19:11devant des manifestants
19:13qui, eux,
19:13étaient en tee-shirt
19:14et en débardeur.
19:16Ça m'avait extrêmement choqué
19:18parce qu'il me disait
19:18tu crées une différence sociale
19:20par rapport aux gens
19:21qui sont autour de toi.
19:22Oui, je lui avais répondu
19:23oui, mais moi,
19:23je dois un certain respect
19:24aux téléspectateurs.
19:25Et le respect,
19:26c'est d'être bien habillé.
19:28Alors oui, oui, oui,
19:28je suis influencé
19:30par Londres, notamment.
19:33Mais, alors,
19:33non, je voulais qu'on parle
19:34avec vous, Rémi,
19:36de ces crop tops
19:37à minima.
19:38Vous êtes d'accord
19:38avec le fait
19:39qu'il faut les interdire
19:40ces crop tops,
19:41ces donus,
19:42ces shorts
19:43excessivement courts
19:43et d'une certaine façon,
19:45une sexualisation aussi
19:47qui peut amener
19:48les garçons
19:49à dire des choses
19:50qui sont
19:51pas très heureuses.
19:54Alors, c'est vrai
19:55que cette affaire,
19:56ce qui s'est passé
19:57au lycée Aragou,
19:58ça dépasse largement
19:59le simple débat
20:00sur les vêtements
20:01et vous le posez comme ça
20:03et vous avez raison.
20:04Ça touche quand même
20:05à différentes questions
20:07qui sont sensibles.
20:09La place détenue,
20:10de l'appliquement à l'école,
20:11l'égalité filière-gardeau,
20:12la place des établissements
20:13scolaires
20:14et cette frontière
20:15un peu entre
20:16règlement intérieur
20:16et contrôle moral.
20:18On est quand même
20:19en 2026,
20:20effectivement,
20:21il y a la volonté
20:23de certaines filles
20:26de pouvoir s'appuyer
20:26quand même
20:27comme elles le souhaitent.
20:28Malgré tout,
20:29il faut davantage...
20:30Je ne comprends pas l'argument
20:31on est en 2026,
20:32on ne peut pas non plus,
20:32comme le disait un auditeur
20:33à l'instant,
20:34arriver en string ficelle.
20:37Est-ce que vous êtes d'accord
20:38avec cet auditeur
20:39qui disait ça à l'instant ?
20:41Je n'ai pas dit ça.
20:42J'ai dit que le véritable enjeu
20:44ce n'est pas de cibler
20:45un peu un type de tenue
20:47ou un genre en particulier.
20:49Et c'est ce qu'a fait
20:49un peu le lycée
20:51d'une maladresse
20:53qui a été envoyée
20:54aux parents d'élèves
20:55en disant
20:56que ça peut déconcentrer
20:57l'attention des garçons.
20:59Alors, c'est pour ça
21:01que ça a fait polémique
21:02et que ça a été
21:02quand même assez surprenant.
21:04Mais, d'une part,
21:05il faut définir
21:06des critères clairs
21:07qui soient cohérents,
21:08qui soient applicables
21:09à tous les élèves
21:10et puis garantir
21:11à la fois l'équité
21:12et effectivement
21:14un climat de travail
21:15qui soit serein.
21:17Et, voilà,
21:18les questions opposées
21:19sont assez simples.
21:20Mais il faut un débat
21:22au niveau de l'établissement
21:23et qu'il y ait
21:24un règlement intérieur
21:25qui ne change pas
21:26chaque année
21:26en fonction du moment
21:28mais qui soit équitable
21:30pour tous les élèves
21:32de manière à que chacun
21:33sache comment s'habiller
21:36mais sans cibler
21:37que ce soit les filles
21:39ou les garçons.
21:40En tant que fédération,
21:42est-ce que ça vous est arrivé
21:43d'avoir eu des élèves
21:45qui vous rapportent
21:46que leurs professeurs
21:47étaient mal habillés
21:48ou à l'inverse ?
21:51Donc, est-ce que les professeurs
21:52doivent aussi
21:54respecter les élèves
21:54et arriver avec une certaine tenue ?
21:56Moi, je me rappelle
21:57de choses assez cocasses
21:59dans ma jeunesse.
22:03Pour les professeurs,
22:05c'est la même question
22:05qui se pose.
22:06Oui, c'est-à-dire
22:07les professeurs
22:08ne doivent pas arriver
22:09en tongs.
22:10Généralement,
22:11ils ne doivent pas être
22:12en jour non plus.
22:14Voilà, c'est un peu
22:15les mêmes questions
22:16avec la...
22:18Derrière...
22:18Oui.
22:18Ça vous est déjà arrivé ?
22:19Et les professeurs
22:21ont davantage
22:23le droit de s'habiller
22:25correctement.
22:25En tout cas,
22:26là, par contre,
22:27c'est une nécessité absolue
22:29parce qu'effectivement,
22:29il y a le devoir
22:30de représentation
22:31face aux élèves.
22:32Bon, on voit en tout cas
22:33qu'à travers
22:36ce point d'étape
22:38concernant l'uniforme,
22:39mais plus globalement,
22:40les tenues à l'école,
22:41que le débat reste vif
22:43et qu'il y a
22:45les tenants
22:47d'une certaine idée,
22:48d'un certain respect
22:49quand même vis-à-vis
22:50de l'éducation nationale.
22:51Et puis, on entendait
22:51ce psychologue tout à l'heure
22:52nous dire que c'est impératif
22:54parce que c'est le moment
22:55de l'apprentissage,
22:56c'est le moment des interdits
22:57et il faut évidemment
22:58fixer des limites.
22:59Dans un instant,
23:01le fameux zapping
23:02de Gilles.
23:03A tout de suite.
23:0410h midi,
23:05mettez-vous d'accord.
23:06Sud Radio,
23:08parlons vrai.
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