- il y a 2 jours
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le Zapping RMC
00:04Apolline Matin, ce matin sur RMC, la voiture va-t-elle disparaître de nos centres-villes ?
00:08C'est l'un des enjeux des municipales, la place de la voiture qui diminue fortement au profit des vélos.
00:14Dans le top 3 des villes les plus cyclables de France, on retrouve Rennes.
00:18La municipalité a investi plus de 10 millions d'euros pour aménager des pistes cyclables.
00:23Et vous allez l'entendre, ça fait le plus grand bonheur des habitants.
00:27Il y a vraiment plein d'actions qui sont menées pour que les piétons et les vélos, c'est Team
00:31Vélo,
00:32on puisse circuler en famille librement sans trop de danger.
00:35Je travaille à 9 km de mon domicile et je ne prends pas la voiture, je fais tout à vélo,
00:39c'est super safe.
00:40Moi je pense qu'une ville avec des voitures, notamment dans le centre-ville, c'est extrêmement désagréable.
00:44Il y a eu beaucoup de progrès fait sur la sécurisation des pistes cyclables et sur la diminution des voitures
00:49en centre-ville.
00:50Oui c'est une bonne chose parce que moi j'habite en centre-ville, mais pour les gens qui viennent
00:53de l'extérieur,
00:54je pense que c'est un problème.
00:55C'est plus agréable à vivre, mais en fait ça devient un peu un centre-ville musée.
01:00Alors qu'est-ce qu'il y a ?
01:03Si on veut un centre-ville musée, oui c'est parfait, il faut dégager les voitures.
01:08Si on ne veut plus de commerce, si on veut juste se balader en trottinette et en vélo, c'est
01:12génial,
01:12mais il faut habiter en centre-ville.
01:14Les autres, ils n'ont plus le droit de vivre en fait.
01:17Il y a quand même un certain nombre de villes moyennes dans lesquelles on peut circuler en voiture
01:21et le centre-ville est mort.
01:23Non, moi je trouve que pour l'échelon supérieur de l'armature urbaine en France,
01:29c'est-à-dire des villes comme Rennes, comme Strasbourg, etc.
01:32où vous avez des réseaux de transport en commun bien quadrillés, c'est un vrai sujet.
01:36C'est un vrai sujet.
01:37Voilà, avec le système des parkings-relais.
01:39À Paris, c'est un vrai sujet.
01:41Avec un système de parking-relais.
01:42Bien sûr que pour le coup, c'est un vrai sujet sur la politique de la ville en France.
01:47Bien évidemment, moi j'y suis favorable.
01:49Ce n'est pas pareil dans des villes où il n'y a pas de transport en commun.
01:52Là, ça ne peut pas être pensé.
01:54Ça ne peut être pensé qu'avec un centre-ville quadrillé par des transports en commun
01:58et avec un système de parking-relais.
02:01Et là, c'est un sujet possible.
02:02Gaëlle Mélule, vous prenez votre voiture en permanence, vous ?
02:04Non, moi je ne prends pas ma voiture.
02:06Je me déplace en métro, RER.
02:09Je n'ai pas de voiture.
02:10C'est pour ça que tu ne la prends pas.
02:12Non, parce que c'est plus pratique, on va dire.
02:16Mais je râle pour les commerçants, par exemple.
02:21Regardez le boulevard Saint-Michel, par exemple.
02:23À Paris.
02:23À Paris, je veux dire, c'est mort maintenant.
02:26La rue de Rivoli, c'est super joli.
02:29C'est super joli, sans bagnole, la rue de Rivoli.
02:32Il n'y a jamais eu vraiment beaucoup de commerçants.
02:34Il y en a un petit peu.
02:36Il y a plein de commerçants qui disent qu'ils ont été obligés de fermer.
02:40C'est l'immobilier, le prix de l'immobilier au boulevard Saint-Michel, c'est rien d'autre
02:44le problème.
02:46On entend, dès qu'on parle de piétonisation, etc.
02:49Je ne suis pas en vélo cargo, j'ai un vélo, mais je me travaille en scooter et en voiture.
02:53Je ne suis vraiment pas le meilleur exemple.
02:55Mais en tout cas, à chaque fois qu'on parle de réaménager, d'exclure un petit peu les
02:59voitures du centre-ville, on dit les commerçants vont mourir.
03:02C'est des conneries.
03:03Il y a des années, Strasbourg, avec Madame Trottmann à l'époque, a été pionnière
03:09sur le sujet.
03:09Il y avait des manifestations dans les rues de Strasbourg, avec des gens qui bloquaient,
03:12etc.
03:13En disant qu'il n'y aura plus de centre-ville.
03:14Aujourd'hui, le centre-ville de Strasbourg, il est aussi dynamique, comme l'a dit Benjamin,
03:17effectivement, parce qu'il y a eu des infrastructures pour garer les voitures à l'extérieur,
03:21etc.
03:21C'est la même chose.
03:22Le Mans, par exemple.
03:23Mes beaux-parents habitaient au Mans.
03:25Le Mans, tu ne peux pas circuler au centre-ville.
03:28Il y a des tramways et il y a des endroits pour garer ses voitures.
03:32Alors, ça coûte un peu cher, mais derrière, vous faites vos courses.
03:35Pardon ?
03:36Vous faites vos courses, ça marche très bien.
03:37Si tu achètes une commode, évidemment.
03:40Mais la plupart du temps, si tu achètes une commode, en général, tu vas aller dans
03:43un magasin qui vend des commodes et qui, a priori, a un grand parking pour charger.
03:46A priori, il n'est pas en centre-ville, le magasin qui vend des commodes.
03:49Mais bon, je ne sais pas.
03:50Peut-être que Yaël va s'acheter des commodes boulevard ou quoi ?
03:53Vous êtes très discriminant pour les vendeurs de commodes.
03:58Je suis très discriminant sur les vendeurs de commodes, effectivement.
04:00Mais regardez Paris, à Paris, on nous a dit « Oui, la rue de Rivoli, elle est morte ! »
04:03Attendez, moi, ça fait 40 ans que j'habite là.
04:05La rue de Rivoli, je n'ai jamais rien acheté.
04:07La rue de Rivoli, c'est ça, on entend.
04:09Le boulevard Saint-Michel ?
04:10Ça commence à partir de la mairie.
04:12La rue de Rivoli, à part que tu as envie d'acheter une petite tour Eiffel en inox,
04:15je veux dire, excusez-moi, et un t-shirt I love Paris, tu n'as pas rue de Rivoli.
04:19Entre la mairie et la place de la Concorde, il y a quoi ?
04:21Effectivement, il y a des I love Paris et une boîte de nuit et le Louvre, c'est tout.
04:25Personne ne fait ses construits de rivoli.
04:26Boulevard Saint-Michel ?
04:28Boulevard Saint-Michel, c'est autre chose.
04:29Maintenant, c'est un boulevard à touristes, il n'y a plus que des touristes là-bas.
04:31Et il y a des tas de commerces pour touristes.
04:33Il n'y a plus que ça.
04:34Les Halles, il n'y a plus de voitures depuis pas mal d'années.
04:37Les Halles, c'est super dynamique.
04:38Il y a plein de commerces.
04:39Oui, alors les Halles, oui.
04:40C'est pas là où vous allez acheter votre commode, visiblement.
04:42Non, parce que c'est pas là où je ne vais acheter rien du tout.
04:44Non, mais les Halles, c'est dynamique, il y a des commerces.
04:46Ah oui, c'est hyper dynamique.
04:47Oui, oui, on sent bien dynamique.
04:50On peut acheter des baskets.
04:51Ça vit pleinement.
04:52Voilà, oui, ça vit même un peu trop.
04:55Du coup, bon, le Morning RMC avec Mathieu Béliard et Élise Dangean.
05:00Êtes-vous bien soigné en France ?
05:0283% des médecins et des pharmaciens estiment que notre système de santé s'est détérioré
05:06ces dix dernières années.
05:08Délai pour obtenir un rendez-vous, manque de médecins.
05:10Le constat est sévère pour le docteur Franck de Vulder.
05:12Il est président de la Confédération des syndicats médicaux français.
05:16Ce qui a changé en dix ans, ce qui s'était aggravé après le Covid,
05:21c'est que la porte de soins de 16 s'est augmentée.
05:24Ça remonte même avant dix ans.
05:26La population française est forte de plus de 15 millions de personnes
05:30que celles que nous avions en 1980.
05:32que la médecine a changé, parce que les demandes ont changé.
05:37Le poids des maladies chroniques, les patients en infection longue durée,
05:40croissent de 400 000 chaque année.
05:43Et puis l'élément majeur qui a changé, c'est qu'en dix ans, en quinze ans pour être précis,
05:49le nombre de médecins salariés a augmenté de 20%
05:54et que le nombre de médecins libéraux a baissé de 15%
05:57et que pour la première fois dans l'histoire de notre sécurité sociale,
06:03le nombre de médecins libéraux est inférieur au nombre de médecins salariés.
06:08Et comme par hasard, et ce n'est pas un hasard,
06:11puisque la médecine libérale est la porte d'entrée dans le système de santé,
06:15nos concitoyens ont les pires peines du monde à trouver un médecin de ville.
06:21Baptiste Desmontiers, est-ce que vous considérez qu'on est bien soigné aujourd'hui en France ?
06:24Moi je considère qu'on a beaucoup de chance, qu'on a un super système de santé.
06:27Je ne vais pas faire le grand reporter de base, mais j'ai eu l'occasion d'aller dans plein
06:30de pays
06:30et je peux vous assurer qu'on a beaucoup de chance, on est bien soigné.
06:33Après il y a toujours une inégalité entre les grandes villes et la province,
06:38parce qu'effectivement nous si on veut avoir accès par exemple à un dermato,
06:42c'est hyper compliqué de trouver un rendez-vous chez un dermato,
06:45mais moi étant en région parisienne, sur la multiplication du nombre de dermato,
06:49j'ai réussi à en trouver, sur le nombre.
06:50Si vous habitez en province, c'est très cher.
06:53Mais oui, on est bien soigné en France.
06:54Et après quand on parle du nombre de pathologies qui augmentent,
06:57pardon mais excusez-moi, il faut aussi mettre ça en parallèle avec le vieillissement de la population.
07:01Il y a de plus en plus de gens qui se font remplacer la hanche,
07:03il n'y a pas de plus en plus de vieilles personnes qui tombent dans les escaliers,
07:06il y a simplement de plus en plus de personnes qui vivent âgées et qui ont les os.
07:10Je trouve ça un peu bizarre comme constat.
07:13C'est une réalité.
07:14Non, c'est une réalité.
07:15Ce n'est pas parce qu'il y a plus de gens qui ont des cancers qu'on est plus
07:18mal soigné.
07:19En fait, l'incidence des cancers est moindre.
07:20On meurt beaucoup moins de cancers qu'avant.
07:23Mais en revanche, comme on est plus nombreux, forcément il y a plus de gens.
07:25Oui, mais justement, face à cette réalité, il y a un vieillissement de la population,
07:29le système ne s'est pas adapté à cette réalité.
07:31Il ne répond pas à cette réalité.
07:33Manifestement, non.
07:34Donc moi, je veux bien qu'on dise qu'on est le meilleur système au monde.
07:37Ce qui est vrai d'un point de vue du principe,
07:40mais on ne peut pas nier le fait qu'il y a des dysfonctionnements,
07:44qu'il y a des gens qui meurent dans les couloirs des urgences,
07:47parce que ça aussi, c'est une réalité.
07:49Parce qu'il n'y a pas assez de personnes...
07:51C'est extrêmement rare et c'est heureux.
07:52C'est extrêmement rare, fort heureusement, mais ça existe.
07:55Voilà, qu'il y a des déserts médicaux aussi.
07:58Oui, mais on peut aussi dire qu'on est très bien soignés en France.
08:01Bien sûr, mais moi j'ai un souci et que tu es à l'hôpital, tu vas bien soigner.
08:06Absolument.
08:06On reste bien soignés parce qu'on avait un système de très haute qualité.
08:12Mais tu donnais, tu évoquais le gap, le hiatus entre, par exemple, les grandes villes ou Paris et la province.
08:18Mais à Paris aussi, on a des soucis.
08:20Moi, toute personne qui est dans mon entourage me dit,
08:22« Ouh là, j'ai un souci, j'ai un problème de santé urgent, je vais aux urgences »,
08:27tu lui dis tout de suite « Mais il n'y va pas, en fait ! »
08:29Parce que ça va être un calvaire.
08:31Des situations qui nécessiteraient...
08:33Mais parce que les urgences, en région, en Ile-de-France, par exemple, sont dans un état délétère.
08:37Et que tu vas avoir des gens qui vont partir aux urgences et qui vont poireauter dix heures.
08:42Oui, mais si c'est vraiment une urgence, tu seras pétoutique, Benjamin.
08:45Les urgences, c'est quand on est dans la rue.
08:46Si c'est vraiment une urgence, quand même, les médecins, ils...
08:49Non, mais non.
08:50Moi, j'ai des gens qui ont eu des urgences.
08:52On connaît tous autour de nous des gens qui avaient des urgences et qui ont poireauté dix heures.
08:57Parce qu'il y avait d'autres cas aussi très urgents.
08:59Mais parce qu'il y avait d'autres cas qui étaient plus urgents.
09:01Les personnels des urgences, ils se sont mis en grève de façon récurrente depuis plusieurs années sur ce sujet.
09:06C'est pas pour rien, c'est pas pour le plaisir.
09:07Et on connaît tous les gens qui vont aussi aux urgences alors qu'ils pourraient prendre le lendemain d'aller
09:10voir un généraliste.
09:12Non, ceux-là, ils n'y vont plus, ceux-là, ils n'y vont plus.
09:13Plus personne ne fait ça à Paris.
09:15Plus personne ne fait ça en région Île-de-France, se disant...
09:18Oh là, dans certains territoires de province, ils peuvent faire ça.
09:21Mais pas dans les grandes villes.
09:22Parce qu'ils savent très bien qu'il vaut mieux aller chercher un médecin
09:26que d'aller se pointer aux urgences pour se faire soigner de manière ordinaire.
09:30Donc, voilà, on est toujours bien soigné.
09:33Mais, d'accord, mais il y a une dégradation.
09:36Et c'est ce que disait, ce qu'on entendait dans le propos du médecin.
09:39Oui, effectivement, il y a une dégradation.
09:41Mais on ne peut pas mélanger, on ne peut pas comparer l'état de la médecine en France et l
09:44'hôpital public.
09:45C'est deux choses qui ne sont pas comparables.
09:47Et je suis le premier à dire qu'on a un manque de moyens.
09:49En fait, il y a les urgences...
09:51Les urgences ne font pas partie de la santé.
09:52Si, mais ce que je veux dire, c'est que les urgences ne peuvent pas être le reflet de l
09:56'état de la santé en France.
09:57Bah si.
09:57Bah pardon.
09:58C'est un baromètre, c'est quand même un baromètre.
10:00Les urgences, mais non, c'est un baromètre, ce n'est pas le baromètre.
10:03Non, mais c'est un...
10:04Quand tu as un problème de...
10:05Tiens, je reprends l'exemple de dermatologie.
10:07A priori, tu ne vas pas aller aux urgences.
10:09Tu peux avoir besoin d'aller aux urgences pour avoir un problème de dermatologie.
10:12Mais je veux dire, l'état de la santé en France...
10:19Ah, les urgences ne sont pas le baromètre exclusif.
10:22Mais c'est un des aspects, je ne vois pas ce que tu dis.
10:24C'est un des aspects.
10:25Pourquoi cet aspect serait oblitéré ?
10:26C'est un des aspects.
10:27C'est pas le seul aspect, mais c'est un des aspects.
10:30Et il est dégradé.
10:31Comme tu évoquais, d'autres aspects dégradés en province.
10:35Depuis le Covid, en fait, la santé est devenue une préoccupation majeure des Français.
10:39Ça ne l'était pas du tout avant le Covid.
10:41Il y a aussi le fait qu'on est de plus en plus nombreux à aller plus souvent aussi chez
10:46le médecin.
10:46C'est-à-dire qu'on a un petit truc là où avant, on aurait attendu trois jours.
10:49Aujourd'hui, on s'inquiète plus facilement aussi depuis le Covid.
10:53Le Covid a mis ça.
10:54Est-ce que c'est une mauvaise chose ?
10:55Peut-être pas.
10:56Mais en tout cas, on va plus chez le médecin aussi qu'avant parce qu'on est plus inquiets.
11:00Parce que le Covid a induit ça chez nous, a induit une espèce d'inquiétude qu'on n'avait pas
11:05forcément...
11:05Oui, mais le médecin, en l'occurrence, évoquait le nombre de médecins libéraux
11:08qui est désormais moins important que le nombre de médecins salariés.
11:10C'est pas une vue de l'esprit.
11:11C'est pas parce que les gens vont trop chez le médecin.
11:13C'est parce qu'il y a un problème.
11:14Alors, le système reste bon, mais il se dégrade.
11:16Les Gégés, ce matin sur RMC, tiens, c'est pour vous Benjamin.
11:19400 milliardaires de plus dans le monde en 2025.
11:22Est-ce qu'il faut s'en réjouir ou le déplorer ?
11:24D'après le magazine Forbes, la richesse des grandes fortunes mondiales a atteint un nouveau record.
11:29Elon Musk arrive largement en tête du classement.
11:31Et à la septième place, Cocorico, on retrouve le français Bernard Arnault.
11:35Mais pas de quoi réjouir Joël Degoséry, la coach de vie des Gégés.
11:39Tu vois, moi, je me serais réjouie en temps normal parce que j'aime la réussite, etc.
11:43J'ai aucun problème avec l'argent, au contraire.
11:45Mais je suis quand même partie regarder comment ces messieurs-dames étaient devenus milliardaires.
11:49Et tu vois bien que c'est pas de la création de richesse comme on l'entend.
11:53Musk, oui.
11:54Musk aussi.
11:55Oui, oui, oui.
11:56Mais c'est plus...
11:57Gagre Brin et Larry Page Google aussi.
11:59C'est plus l'investissement dans l'IA, la bulle de l'IA.
12:01Et puis aussi un peu, d'ailleurs, le pétrole qui monte, etc.
12:04Donc, bon, c'est bien pour eux.
12:05Il y a des artistes aussi, hein ?
12:07Docteur Drey vient de faire son entrée, hein ?
12:09Ah oui, c'est vrai, c'est vrai.
12:11Dans les milliardaires.
12:12Les deux voleurs, lui.
12:13Il y a Casey, Beyoncé, Taylor Swift, Bruce Springsteen, rien à dire.
12:16Voilà, pour lui, ça va, là, c'est d'accord pour Docteur Drey.
12:20Baptiste Desmontiers, on se réjouit ou pas qu'il y ait de plus en plus de milliardaires dans le monde
12:23?
12:23Moi, je me réjouirais le jour où ça ruissellera un peu vers le bas.
12:26C'est ça, le problème.
12:27Ce qui est de plus de milliardaires, c'est très bien.
12:28Ça veut dire qu'a priori, il y a plus de gens qui gagnent de l'argent, donc qui salarient
12:31des gens.
12:31Ce qui me déplore, c'est l'écart qui est en train d'exploser et de se creuser entre les
12:35très riches et...
12:36Et c'est plus les très pauvres, c'est les très riches et le reste du monde.
12:39Ça, c'est un problème.
12:41À chaque fois qu'on parle de Bernard Arnault, c'est épidermique parce que c'est le super patron, c
12:44'est le super mec, il ne faut pas un machin.
12:46C'est un mec qui vend des parfums fabriqués en France, qu'il est en 70 euros, ils sont fabriqués
12:50et ils coûtent 2,50 euros à fabriquer.
12:51Ils ne vendent pas que des parfums, pardon ?
12:52Non, mais ils ne vendent pas que des parfums, mais je veux dire, ce n'est pas non plus le
12:54messi.
12:54Moi, ce qui me gêne, oui, ils font des sacs aussi, c'est vrai.
12:56Mais ce qui me gêne, c'est qu'il n'y a pas de ruissellement vers le bas, en fait.
12:58Ce qui me gêne, c'est que...
13:00T'as déjà vu un salarié d'LVMH qui n'est pas content, toi ?
13:02Oui, alors si tu veux...
13:03Il paye beaucoup d'impôts.
13:03Ah non, alors ça, c'est l'argument faux par excellence.
13:06Les mouvements de grève dans le groupe de Bernard Arnault, je t'en fais une liste longue comme ça, moi.
13:10Ah oui, bah faites la liste.
13:11Il suffit de vous gueuliser.
13:12Je suis d'accord, mais Bernard Arnault...
13:13Tu tapes, mouvement de grève chez Bernard Arnault, tu vas voir la liste.
13:15Oui, mais c'est quand même un très grand contributeur fiscal, on ne peut pas lui enlever.
13:19Moi, je trouve que...
13:19Ah bah c'est le plus gros contributeur du groupe.
13:20Donc bon, voilà.
13:21Personne dit le contraire.
13:22Moi, ce que je dis, c'est que ça ne ruisselle pas.
13:23Ça ne ruisselle pas.
13:24Mais je suis d'accord.
13:25Parce que ce n'est pas de la faute de Bernard Arnault.
13:26Le problème, ce n'est pas...
13:27Il y a la redistribution de dividendes qui ne partent que vers les actionnaires.
13:30Pardon, je suis désolé, le travail, on le dit toujours ici, le travail ne paye pas assez, mais les salaires...
13:34Mais c'est la faute de la loi, pas de Bernard Arnault, c'est ça qui est mal fait.
13:37Non, non, non, ce n'est pas que de la loi.
13:38À un moment, on décide, une entreprise, pardon, excuse-moi, une entreprise décide de sa politique de redistribution.
13:44Tu as travaillé comme moi dans un groupe qui s'appelle M6,
13:46qui, pendant des années, avait une politique de redistribution qui était très favorable à ses salariés.
13:49Il y a plein de salariés qui sont partis avec des actions et qui ont très bien profité du succès
13:53de M6 à l'époque du Loft, etc.
13:55Toutes les entreprises ne font pas ça.
13:57Donc, ce n'est pas qu'une histoire de loi.
13:58Il y a une politique dans une entreprise.
13:59On décide de favoriser uniquement les actionnaires ou la valeur travail.
14:02Et pour moi, ce qui fait bosser, ce qui fait bouffer, ce qui fait fonctionner l'empire de Bernard Arnault,
14:07c'est aussi...
14:08Et il les paye et il les fait travailler très bien, les petites mains.
14:11Et il les paye très bien.
14:12Et il les paye très bien.
14:13Mais on parle de Bernard Arnault, parce qu'il est en...
14:15Pour ceux qui nous regardent à la télé, il est en grand derrière nous.
14:17Mais voilà, moi, je pense qu'il y a une idéologie de l'entreprise
14:21et de comment est-ce qu'on reverse les bénéfices aux salariés.
14:24Et moi, je trouve que 400 milliardaires dans le monde, c'est génial.
14:27Et s'il y avait un peu plus de millionnaires, ce serait cool,
14:29parce qu'il y aurait peut-être un peu plus de moins, etc.
14:30Alors, il doit y avoir aussi plus de millionnaires, mais effectivement, on n'a pas le...
14:33Il y en a aussi, t'inquiète pas.
14:34Oui, oui, ça, je ne suis pas très inquiète.
14:36Et donc, il doit y en avoir plus, a priori, mais on n'a pas les chiffres, Benjamin Amart.
14:40Non, mais ce que vient d'être dit est très juste.
14:42En réalité, le débat n'est pas la production de richesses, mais la répartition des richesses.
14:48Et il est faux de dire qu'il n'y a que les gouvernements
14:50qui ont comme maille à partir avec la répartition des richesses.
14:54Effectivement, M. Macron, je crois, avait mis le paquet sur la question des négociations dans l'entreprise.
14:59Si aujourd'hui, les salaires en France provoquent autant d'insatisfactions,
15:03si les écarts de richesses augmentent, c'est aussi en lien avec les politiques des entreprises.
15:09Et donc, effectivement, ces milliardaires, ils font de l'argent,
15:11mais comment derrière, ils travaillent la répartition des richesses ?
15:14Eh bien, très mal.
15:14Et c'est pour ça que ça provoque, là aussi, beaucoup de mécontentement et beaucoup de frustration.
15:19Et d'ailleurs, moi, je ne suis pas pour qu'on se focalise toujours sur le même homme,
15:22parce que c'est facile, après.
15:23Ça développe, derrière, des réactions de courtisans et de courtisanes autour de 7 personnes.
15:28C'est un système, en fait.
15:29Et donc, derrière, il y a ce qu'on appelle la responsabilité sociale
15:33des très grandes entreprises et des très grandes fortunes.
15:36Et il y aurait beaucoup de choses très négatives à dire sur ce sujet-là.
15:39Le Morning RMC, présenté par Mathieu Béliard et Élise Dangean.
15:43Que buvez-vous le matin au petit-déjeuner ?
15:44De plus en plus de français, plébiscite, les infusions.
15:47Et particulièrement, le maté, la boisson des bobos et de Baptiste Desmontiers.
15:51Une boisson traditionnelle d'Amérique du Sud, mais comme Baptiste, a sillonné la planète entière.
15:58Comparable au thé et bonne pour la santé, les explications d'Aurel Gage, notre médecin urgentiste.
16:04Il va y avoir trois grandes catégories de molécules.
16:07D'abord, les stimulants, avec comme chef de file la caféine.
16:11Donc, pareil que le thé, c'est la caféine, qui va donc avoir des propriétés principalement
16:14pour vous tonifier, vous réveiller.
16:18La deuxième chose, on va avoir les antioxydants.
16:20Les antioxydants qui vont avoir un intérêt dans le vieillissement cellulaire
16:23et pour tout simplement permettre la réparation au niveau des tissus.
16:27Ça va être représenté par les polyphénols.
16:29Et puis, la troisième type de substance, ça va être les substances qui vont avoir une action anti-inflammatoire.
16:35Ça va être les saponines.
16:38Alors, qui boit du maté autour de cette table ?
16:41Même pas, on rêve.
16:42Mais pourquoi ?
16:42Oh non, c'est dégueulasse.
16:45Café, point, voilà, c'est la base.
16:48Café au lait, d'abord.
16:50Et à la menthe aussi.
16:51T'as la menthe l'après-midi.
16:52Pas d'exotisme, c'est du basique, du sécure.
17:00Café au lait, et après un petit café.
17:02Café au lait ?
17:02Café au lait, oui.
17:03Ah oui, café au lait, dans certains pays du Maghreb, c'est très à la mode.
17:07Au Maroc, par exemple, c'est très à la mode.
17:08Moi, je suis d'origine marocaine.
17:09Benjamin Amar, du maté ?
17:11Non, j'ai goûté une fois, je voulais savoir.
17:14Je ne veux pas être insultant avec ceux qui en consomment.
17:17J'ai trouvé ça abject.
17:19Et donc, moi, je le tourne au café noir et au thé à la menthe.
17:22Ah, c'est donc ça.
17:23Très bien.
17:25Évidemment, je me tourne vers Baptiste Desmontiers.
17:27Baptiste, vous qui avez sillonné la terre entière, vous avez goûté toutes sortes de breuvages.
17:31Exactement, oui.
17:32J'ai mangé, bu du maté en Argentine.
17:35Phrase insupportable.
17:36Non, mais je me suis dit, à un moment, j'étais là-bas et je me suis dit, tiens, qu
17:38'est-ce que c'est que ce truc ?
17:38C'était avant que Griezmann le popularise, etc.
17:41Je n'ai jamais trouvé ça bon.
17:42C'est très acide ou amer, je crois.
17:44Non, je ne veux pas du tout.
17:45Moi, je ne bois plus de café, très peu de café.
17:48Je bois du thé le matin.
17:49Maintenant, je suis devenu un peu...
17:50Alors, ça, ça ne m'étonne même pas.
17:52Mais pas un instant.
17:53Enfin, j'aurais dit peut-être un thé matin, non ?
17:56Non, mais non, un thé russe, vous savez, avec la bergamote.
18:00Ah oui, bergamote, c'est bon.
18:02On est sur une niche, quand même.
18:03On est sur un thé, non.
18:05C'est le thé de supermarché, la boîte jaune, là, de base.
18:07Ça n'a pas du rêve, quand même.
18:08Le gars qui te dit, oh, je prendrais bien un thé à la bergamote.
18:11Ok, d'accord.
18:12C'est quand même une niche, pardon.
18:14Même le serveur, il a envie de démissionner.
18:16Ah, ah, ah, ah.
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