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  • il y a 13 heures
Béatrice Brugère, magistrate et secrétaire générale Unité Magistrats était l’invitée de La Grande Interview, sur CNEWS, ce lundi 18 mai. Elle s’est exprimée sur le déplacement de Gérald Darmanin en Algérie pour évoquer la coopération judiciaire entre les deux pays. «On ne trouvera pas de solution sur le plan uniquement national», a-t-elle affirmé.

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Transcription
00:00Oui, de toute façon sur la question de la communauté organisée, du narcotrafic, et vous le savez pour traiter régulièrement
00:06ce sujet sur vos antennes,
00:07c'est une question qui ne trouvera pas une solution sur le plan uniquement national.
00:12On est sur du transfrontalier, on le sait depuis longtemps, et même sur de la coopération internationale, et c'est
00:18la clé du succès.
00:19Donc oui, il faut absolument que cette coopération fonctionne, sinon ça ne sert à rien, nos enquêtes ne peuvent aboutir,
00:25puisque les têtes de réseau ont tous les moyens pour échapper à la justice.
00:30Concernant la DZM, les têtes de réseau seraient en Algérie, seraient des ressortissants algériens,
00:35est-ce qu'il est envisageable de les faire extrader, ou du moins qu'ils soient jugés en Algérie ?
00:39C'est toute la question de ce voyage.
00:41L'idée pour nous, la France, c'est qu'ils soient jugés en France, et bien évidemment, puisqu'en fait
00:44ça met de la cohérence dans les dossiers,
00:46et puis c'est surtout eux qui sont la tête des réseau, donc les personnes les plus importantes.
00:50S'ils ne sont pas jugés en France, ils continueront, a priori, d'une manière ou d'une autre, à
00:56faire leur trafic.
00:57On a réussi, en normalisant les relations avec le Maroc, à obtenir l'extradition de Félix Bengui,
01:02chef du clan Rival Yoda, qui est jugé aujourd'hui même à Marseille.
01:05C'est vers cela qu'il faut tendre, Béatrice Bogère ?
01:07Oui, et en fait, c'était aussi toute l'idée de la création du PNACO,
01:10et d'ailleurs je crois que le déplacement se fait avec la procureure du PNACO,
01:14parce que notre faiblesse, c'était l'international, c'était la fluidité, c'était l'organisation,
01:23pour que justement ces dossiers retrouvent toute la profondeur et toute la gravité de ce qu'ils représentent,
01:29c'est-à-dire de la criminalité organisée transfrontalière.
01:32On a le sentiment.
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