Passer au playerPasser au contenu principal
Programme diffusé le 12/05/ 2026 sur la plateforme du Projet Europe, Éducation, École :
https://projet-eee.eu/diffusion-en-direct-564/

Dossier pédagogique : https://projet-eee.eu/wp-content/uploads/2026/04/eee.25-26_Engagement_citoyen_et_respnsabilite_face_changement_climatique_ROBINE_Florence.pdf

Agora européenne des lycées : programme 2025-2026 :
- https://projet-eee.eu/wp-content/uploads/2025/11/EEE_Programme_2025-2026_Calendrier.pdf
- https://projet-eee.eu/wp-content/uploads/2025/09/Projet_EEE_Une-agora-francophone-des_lycees-2025-2026.pdf

Cours en vidéo classés par thèmes :
https://projet-eee.eu/cours-classes-par-themes/
E.E.E. sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/projeteee
Podcast du Projet EEE :
https://soundcloud.com/podcastprojeteee
https://www.deezer.com/fr/show/634442

Face aux défis climatiques urgents, comment pouvons-nous agir ensemble ? L'Ambassadrice de France en Norvège, Florence Robin, nous éclaire sur la nécessité d'une action internationale renforcée et d'un engagement citoyen sans précédent face à la crise climatique.

Rejoignez une réflexion essentielle sur la prise de conscience globale et les accords de Paris. Découvrez pourquoi, malgré les progrès réalisés en matière de décarbonation et d'énergies renouvelables, l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degrés est plus que jamais menacé par un contexte géopolitique complexe, la désinformation et les difficultés économiques.

Plongez au cœur des enjeux actuels : quelles réformes scolaires pour l'écologie ? Comment notre quotidien est-il déjà impacté par le changement climatique ? L’Ambassadrice souligne l'importance d'une information fiable et d'une vérité scientifique pour dialoguer et faire avancer les consciences. Apprenez comment chaque citoyen détient un pouvoir d'influence essentiel pour façonner un avenir durable.

#ChangementClimatique #ActionClimatique #EngagementCitoyen #COP21

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:13Bonjour à tous, bienvenue à tous ceux qui nous suivent sur notre plateforme de visioconférence
00:20pour cette matinée de réflexion proposée par madame Florence Robin,
00:25ambassadrice de France en Norvège, et qui porte sur l'action qu'il convient de mener face au changement climatique,
00:37toute la responsabilité internationale, mais également tout l'engagement citoyen des uns et des autres
00:44et requis pour agir ensemble. Nous sommes très heureux d'accueillir dans ce programme
00:50des élèves du lycée Charles de Gaulle de Pékin, du lycée de Novissade, du lycée également de Liberté de Bamako,
01:02sans oublier évidemment le lycée Grand Lebrun de Bordeaux, qui pour des problèmes techniques
01:07ne peut travailler avec nous que sur notre chaîne de diffusion Twitch.
01:14Je vous remercie, madame l'ambassadrice, de bien vouloir reprendre un peu l'essentiel de ce que vous avez exposé
01:20dans la première partie de ce programme, et nous poursuivons nos échanges très rapidement avec vous. Merci.
01:28Merci à vous, merci encore de m'avoir invitée à partager ces réflexions avec vous.
01:35Donc, mon propos essentiel, c'est évidemment de rappeler le contexte et l'histoire de la prise de conscience internationale
01:47de notre responsabilité vis-à-vis du changement climatique, avec un élément de plancheur qui, il y a 11 ans
01:54à Paris,
01:55lors de la COP21, l'adoption par la communauté internationale de ce qu'on appelle les accords de Paris,
02:02avec l'ambition, la mission de contenir le réchauffement climatique en dessous des 2 degrés à l'horizon 2100,
02:13et même avec un objectif de 1,5 degrés. La réalité, c'est qu'en 2025, l'ONU a reconnu
02:22que cette limite de 1,5 degrés,
02:26qui est liée exclusivement aux activités humaines, serait dépassée dans les prochaines années.
02:32Et donc, nous devions collectivement, au niveau international, être beaucoup plus ambitieux dans nos objectifs climatiques.
02:41Et la réalité, c'est que nous sommes dans un monde où les événements climatiques sont de plus en plus
02:49dangereux,
02:49de plus en plus extrêmes, de plus en plus nombreux, et pour autant que nous sentons un certain recul de
02:58ce qu'on a vu-là
02:59dans l'action climatique internationale, et du fait d'un contexte géopolitique qui est plutôt marqué par un certain désengagement,
03:12des guerres importantes qui, finalement, détournent l'attention, d'une certaine façon, par rapport à cette urgence,
03:20la désinformation, le climatiscepticisme, les difficultés économiques.
03:24Et donc, malgré les efforts qui ont été entrepris et qui ont déjà donné des résultats,
03:29et qui doivent nous donner confiance en l'agir, il y a véritablement urgence à reprendre une trajectoire pour atteindre
03:38nos objectifs.
03:40Et pour moi, toute cette multitude de facteurs, elle nous amène à une nécessité de maintenir,
03:48en particulier un engagement citoyen très fort, qui est nécessaire pour faire pression, d'une certaine façon,
03:55sur les responsables politiques, au niveau national, au niveau international,
04:03pour construire des actions concrètes qui puissent donner des résultats, des résultats d'acide.
04:10Voilà, donc c'est de cela dont je voulais vous parler.
04:14Je pense qu'il faut aussi avoir confiance, parce que nous avons déjà progressé.
04:20Il y a déjà de gros efforts de fait sur la décarbonation, sur le fait d'aller vers les énergies
04:25renouvelables,
04:27d'imaginer des nouvelles sources d'énergie, de croire au progrès scientifique.
04:32Mais je crois aussi qu'il y a des forces qui nous tirent vers le bas,
04:35et qu'il y a des soins de visage, une prise de conscience,
04:39du fait que chacun peut véritablement être un élément essentiel dans ce changement.
04:47Je sais que c'est difficile de croire que chaque individu peut avoir une influence,
04:51quelque chose qui a l'air si monstrueux et qui nous dépasse,
04:55mais en réalité, c'est aussi ça la force du citoyen,
04:59c'est d'être capable d'influer sur la politique et de rappeler
05:04que nous ne vivons pas qu'à l'instant présent,
05:09nous savons aussi les proches dans le pays.
05:15Merci beaucoup Madame l'Ambassadrice.
05:18Nous sommes donc de nouveau attentifs aux questions des élèves,
05:23et je donne la parole en particulier au lycée français Charles de Gaulle de Pékin.
05:29Vous pouvez vous rapprocher du caméra, de votre micro,
05:34n'oubliez pas de l'activer, on vous écoute.
05:37Allez-y.
05:45Vous parlez du réchauffement climatique,
05:47et à notre échelle du CVC,
05:50donc le conseil,
05:55aujourd'hui, à cette réunion,
05:57participe le conseil de vie collégienne,
05:59et nous nous demandions,
06:01qu'est-ce que vous pourriez faire comme réforme à l'école pour l'écologie ?
06:09Peut-être une deuxième question, si vous voulez bien.
06:13Ah oui.
06:15Et pensez-vous que les réformes mises en place,
06:18en ce moment,
06:19aident réellement à lutter contre le réchauffement climatique ?
06:25Allez, allez, allez, on enchaîne, on enchaîne.
06:30Prenez votre feuille,
06:33et posez votre question.
06:38Allez, j'allais ici.
06:41Sinon, je vous reprendrai la parole tout à l'heure,
06:44ne vous inquiétez pas.
06:45Allez-y.
06:47Une autre question que...
06:57Dans votre vie quotidienne,
06:59comment pensez-vous que le réchauffement climatique vous a affecté ?
07:04Ce n'est pas drôle.
07:06Tenez-vous correctement.
07:09Merci.
07:11On vous redonnera la parole tout à l'heure.
07:13Merci beaucoup.
07:16Alors,
07:17je trouve que c'est une très bonne question
07:18de se dire qu'est-ce que je peux faire, moi,
07:21et qu'est-ce qu'on peut faire
07:22au niveau d'une école, d'un collège, d'un lycée ?
07:28D'abord, s'informer soi-même.
07:30Moi, ça me paraît la première des choses.
07:32Parce qu'avant, d'aller se projeter vers l'extérieur,
07:34il faut déjà s'informer suffisamment
07:37pour être capable, je le disais,
07:39de dialoguer, de répondre,
07:41y compris à des questions,
07:43y compris à des gens qui ne m'y croient pas,
07:45qui nous expliquent justement,
07:47enfin, qu'on est dans un système de croyance,
07:49c'est ma parole contre ta parole,
07:51où on a chacun le droit de croire ce qu'il veut,
07:53etc., etc.
07:54Donc, je pense qu'il y a des questions derrière
07:56qui sont des questions fondamentales
07:58sur ce qu'est la connaissance.
08:01C'est-à-dire, comment est-ce qu'on construit
08:03une vérité scientifique ?
08:04Qu'est-ce que c'est que connaître ?
08:06Ça veut dire quoi ?
08:06Alors, ça, l'école, c'est quand même le lieu
08:08où on apprend cela.
08:10Donc, je redis, ça me paraît extrêmement important.
08:13Après, à l'échelle d'un conseil de vie collégiale,
08:17à l'échelle d'une école, d'un collège,
08:21on peut travailler pour réfléchir aussi,
08:24par exemple, essayer de mesurer
08:27comment, qu'est-ce qu'on consomme comme énergie
08:30dans un collège ?
08:31Comment on utilise la gestion des déchets ?
08:34Par exemple, est-ce qu'on fait du compostage ?
08:37Est-ce qu'on réutilise les déchets
08:38de manière intelligente ?
08:41D'où vient la nourriture que l'on mange ?
08:43Sur cette question de circuit court,
08:45je veux dire, on peut, par exemple,
08:48regarder le coût en carbone
08:51de chaque chiffre de ses actions.
08:53Il y a des moyens à l'échelle scientifique
08:55pour estimer le coût en carbone
08:58de ce que vous êtes en train de manger
08:59et de ce que vous êtes en train de consommer,
09:01de ce que vous êtes et de ce que vous faites.
09:05Et donc, travailler sur les circuits courts,
09:07travailler vous-même sur ces choses-là,
09:10c'est quelque chose d'important.
09:11Alors, on va reparler du tri des déchets
09:13et des choses comme ça.
09:14Ça paraît anecdotique,
09:16mais c'est un signal important.
09:18La question du plastique.
09:20Vous renseignez, par exemple,
09:21sur le cycle du plastique.
09:23Il finit où le plastique ?
09:24Il finit, comme vous le savez,
09:27dans les terrains, dans le sol.
09:29Il finit dans les océans.
09:31Il finit dans l'estomac des poissons.
09:33Vous pouvez vous renseigner sur le fait
09:35qu'on en a dans le corps humain,
09:36les microplastiques, de manière énorme.
09:38Donc, est-ce qu'il n'y a pas une prise de conscience
09:40à faire là-dessus et une éducation ?
09:42Non seulement des élèves qui sont autour de vous,
09:45vous avez une responsabilité par rapport à ça,
09:48mais y compris dans vos familles.
09:49Moi, j'ai toujours été frappée de voir
09:51que souvent, les meilleurs éducateurs,
09:54c'est plutôt les enfants vers les parents
09:56que les parents vers les enfants.
09:57C'est les enfants à l'heure actuelle,
09:59les jeunes qui éduquent les vieux,
10:01c'est pas le contraire.
10:02Vous voyez ce que je veux dire ?
10:03Et donc, oui, vous pouvez avoir un vrai impact
10:06de sensibilisation.
10:10Est-ce que les réformes actuelles,
10:13elles travaillent, elles produisent des effets ?
10:16C'est justement parce que c'est long à venir
10:19que quelquefois, les gens n'ont pas tellement envie
10:21de s'y pencher, en particulier les politiques,
10:23en disant « Ouais, c'est bien gentil,
10:24on en verra des réformes en disant
10:26dans 15 ans, moi je suis tout là ».
10:27Mais justement, il faut avoir cette conviction,
10:29et c'est vous qui pouvez le dire en disant
10:31« Oui, mais c'est l'impact qui va être sur nous,
10:33la jeunesse, pas sur les gens
10:35qui ont à l'heure actuelle 50 ou 60 ans,
10:37qui ne verront pas ce qui se passe
10:41en 2060, en 2070 ou en 2100 ».
10:44Et donc, il faut avoir beaucoup de…
10:48Oui, il faut être fort et obstiné,
10:51il faut être même un peu lutté
10:53pour travailler sur le long terme
10:56sur ces sujets.
11:00Merci beaucoup.
11:02Je prends également une question
11:05qui nous vient des élèves du lycée Grand-Lebrun
11:08à Bordeaux, par Tchatt.
11:11Ils se demandent s'il est possible
11:13d'allier l'intelligence artificielle
11:17et la transition énergétique,
11:22ou bien y a-t-il une espèce
11:24d'incompatibilité entre les deux ?
11:29Comment répondre à ces élèves ?
11:33C'est une super question.
11:34C'est une question qui me passionne,
11:37qui est compliquée,
11:37qui n'est pas assez spécialiste
11:39pour vous parler du tout en détail,
11:41mais j'essaye de lire beaucoup sur ce sujet.
11:43Et pour tout me dire,
11:46actuellement, je fais partie d'un jury,
11:50d'un prix d'une grande fondation en France
11:56qui, justement, veut travailler sur intelligence artificielle
12:01et lutte contre le changement climatique
12:04et sauvegarde de l'environnement.
12:06Parce que c'est un sujet qui me passionne complètement.
12:08C'est un sujet compliqué, je vous le dis,
12:11dans un premier temps,
12:11on voit plutôt les effets destructeurs
12:13de l'intelligence artificielle
12:15avec la prolifération des data centers partout.
12:18Moi, je le vois en particulier dans les périodes du Nord.
12:22Vous avez bien compris pourquoi,
12:23parce qu'en fait,
12:25quand vous traitez des données
12:27avec des grands centres de calcul,
12:30ça chauffe, ça produit de la chaleur.
12:32Donc, il faut refroidir les centres de calcul.
12:36Et donc, si vous êtes dans un pays du Sud
12:39où la température est déjà élevée,
12:41il faut déjà refroidir.
12:43Voilà, ça devient très compliqué,
12:45alors que dans les pays du Grand Nord
12:46où il fait moins 20 degrés en hiver,
12:50évidemment, c'est plus facile.
12:51Et pour autant, comme je vous le disais,
12:53ça demande une énergie folle.
12:55À l'heure actuelle,
12:56il va nous falloir une centrale nucléaire
12:59par l'impassateur,
13:00tel qu'on est parti.
13:01Et donc, évidemment, ça va être compliqué,
13:03parce que ça va manger de l'électricité,
13:05et l'électricité, on n'a pas tant que ça.
13:08Et si vous produisez de l'électricité
13:10à partir du charbon ou du pétrole,
13:14vous avez tout perdu.
13:16Donc, c'est une vraie question.
13:17Pour autant, ce que je vois,
13:21c'est qu'il y a des gens
13:22qui sont en train vraiment de se pencher
13:23sur la manière dont l'intelligence artificielle,
13:28couplée avec des calculateurs
13:31beaucoup plus performants,
13:32je pense en particulier
13:33à tout le développement
13:35de ce qu'on appelle les ordinateurs quantiques,
13:37je ne sais pas si ça vous intéresse,
13:38mais c'est quelque chose d'assez extraordinaire,
13:41va nous permettre d'explorer
13:44des scénarios de manière tellement plus rapide
13:51par rapport à ce que l'être humain,
13:52à l'heure actuelle, avec ses moyens,
13:53est capable de faire.
13:54Et donc, peut-être d'envisager d'autres solutions,
13:57de travailler sur des matériaux
13:58auxquels on n'avait pas pensé,
14:00qu'on peut construire de manière
14:01beaucoup plus écologique.
14:03On aura peut-être moins besoin
14:05des terres rares,
14:06on est obligé d'exporter sur toute la planète
14:09par transport maritime.
14:12Voilà, donc l'aide de l'intelligence artificielle
14:14pour le développement technologique,
14:16pour la recherche,
14:17peut être quelque chose de très positif.
14:20Mais on est dans un équilibre difficile à trouver
14:22et à l'heure actuelle, très clairement,
14:24c'est plutôt défavorable,
14:27c'est plutôt défavorable à l'environnement
14:29que favorable.
14:30Et ça peut changer.
14:31Pour ça, il faut aussi une vraie volonté.
14:34Merci.
14:35J'ai encore une double question
14:36qui me provient probablement de Bordeaux,
14:39via Tchatt.
14:41Voici la première question.
14:43Les pays riches devraient-ils payer davantage
14:46pour les dégâts climatiques causés aux pays pauvres,
14:51d'une part et d'autre part,
14:54qui portent la plus grande responsabilité
14:56dans la crise climatique ?
14:58Deux points ?
14:59Les gouvernements ?
15:01Les entreprises ?
15:02Ou les citoyens que nous sommes ?
15:08De vraies bonnes questions difficiles.
15:12Oui, évidemment,
15:15il faut une solidarité internationale.
15:17Je veux dire,
15:17les pays du Grand Sud,
15:19du Sud global,
15:20n'ont absolument pas les moyens,
15:23à l'heure actuelle,
15:24de se lancer dans des énergies décarbonées
15:28qui sont encore peu rentables,
15:31qui coûtent cher en termes d'investissement.
15:34L'éolien offshore,
15:35c'est quelque chose de très intéressant,
15:36mais ça coûte très cher.
15:37Il faut aller installer des plateformes en haute mer,
15:42il faut avoir les technologies,
15:43l'entretien, etc. pour le faire.
15:45Le stockage du carbone,
15:46ça demande aussi des investissements compliqués,
15:50alors qu'installer des centrales à charbon,
15:52ça, la technologie,
15:53elle est tenue plus près d'attente,
15:54et ça coûte beaucoup moins cher.
15:55Donc, si on veut aider les pays
15:58à poursuivre leur développement,
15:59ils ont le droit absolu de le faire,
16:03il faut les aider à le faire
16:04de la manière la plus écologique aussi,
16:06et ça, ça demande effectivement
16:09de la solidarité internationale.
16:13Donc, je dirais que les Nations Unies travaillent,
16:17il y a des fonds pour ça,
16:18il y a des fonds d'aide au développement
16:20de la part de la plupart des pays européens.
16:24Voilà, le président de la République
16:28est en Afrique, en France,
16:30est en Afrique en ce moment,
16:32pour justement aussi travailler
16:33aux relations entre la France et l'Afrique,
16:37l'Europe et l'Afrique.
16:38Pour autant, comme je vous le disais,
16:40on vit dans une époque de difficultés économiques,
16:44et donc, il y a moins d'argent
16:46qu'il y en avait encore il y a quelques années.
16:49Ça commence à se raréfier.
16:51Donc, il faut maintenir la pression là-dessus,
16:53parce qu'on a une responsabilité
16:56à aider les pays du sud global
16:58en leur permettant de se développer,
17:00mais il ne faut pas qu'ils aggravent
17:01la pollution mondiale, ça c'est clair.
17:03Alors, la responsabilité,
17:04je ne sais pas si c'est une bonne question
17:06de se poser la question
17:07en termes de responsabilité,
17:08parce qu'en gros,
17:09ce n'est pas une question de culpabilité,
17:11on va dire.
17:12Alors, de responsabilité,
17:13au sens,
17:15sur quoi est-ce qu'on peut appuyer
17:16le plus rapidement
17:17pour que ça ait des effets ?
17:21L'exposé que j'essayais
17:23de présenter devant vous,
17:24c'était justement
17:25qu'on ne peut pas y arriver
17:26si on n'a pas ces trois facteurs
17:28que vous avez mentionnés
17:29en même temps.
17:31C'est-à-dire, évidemment,
17:32il faut travailler
17:33du point de vue local
17:34sur les industries,
17:36les plus polluantes,
17:38c'est clair.
17:40Et puis aussi, voilà.
17:41Donc, c'est un petit peu ce que je veux.
17:43Mais ça ne suffit pas,
17:44parce que ça demande
17:46des gros investissements,
17:47ça demande de l'aide publique,
17:49parce que les industries,
17:50elles, elles sont là
17:51pour être rentables
17:52et elles ne vont pas le faire
17:53comme ça pour le plaisir.
17:54Donc, il faut qu'il y ait
17:55du soutien et des subventions
17:57de l'État,
17:59donc du politique.
18:00Et pour que ça soit accepté,
18:03cet argent,
18:04il vient des citoyens.
18:05Donc, il faut que les citoyens,
18:06ils acceptent aussi
18:07qu'une partie de l'argent
18:10qu'ils mettent
18:11à destination de la communauté
18:13soit utilisée pour ça.
18:15Il faut qu'ils acceptent
18:16de comprendre que,
18:17dans un premier temps,
18:19peut-être que c'est un petit peu
18:19plus cher d'acheter
18:20une voiture électrique,
18:21mais que c'est bien
18:22pour la planète.
18:23Et puis qu'après,
18:25ça coûte moins cher finalement
18:26que le pétrole
18:28qu'on est en train de payer
18:30à prix d'or,
18:31compte tenu de la crise
18:33des Trois-Dormouzes.
18:34Donc, vous voyez,
18:35tout ça, ça va ensemble.
18:37Il ne peut pas y avoir
18:37un seul de ces leviers
18:42qui soit actionné
18:43et qui résolvent le problème
18:45à lui tout seul.
18:47C'est pour ça que j'essayais
18:48d'appeler à cette prise de conscience.
18:52Voilà, il faut du progrès technologique,
18:55il faut du travail sur le terrain,
18:58il faut de l'encadrement politique.
18:59Et pour que les politiques
19:00se sentent suffisamment rassurés
19:03pour lancer ce genre de projet
19:06et pour y mettre de l'argent,
19:08il faut qu'il y ait du soutien
19:09des citoyens,
19:10il faut qu'il y ait du soutien
19:11démocratique par rapport à ça.
19:16Merci beaucoup.
19:17Je corrige un petit peu l'information.
19:20Les questions auxquelles
19:20vous avez répondu
19:21viennent très probablement
19:23de l'établissement Liberté,
19:25de Bamako,
19:26qui en a toute une série encore.
19:29Ça me fait très plaisir
19:30et vraiment,
19:31je salue tous les élèves.
19:32Je veux leur dire
19:33que je les admire beaucoup,
19:35ils sont courageux,
19:36ils ont de la chance
19:37d'avoir une belle équipe
19:38au lycée que je connais bien
19:40et que j'apprécie énormément
19:42et que je pense beaucoup à eux.
19:45Merci, madame la maçadrice.
19:46Nous sommes tous de cœur avec eux.
19:48et si c'est encore possible,
19:53je prends une dernière question
19:55de Bamako,
19:56parce que, évidemment,
19:57les élèves…
19:58Est-ce que je viens de voir
20:02passer un message de Pékin
20:05disant qu'ils doivent s'en dâner ?
20:06Je voudrais remercier infiniment
20:08de leur présence
20:09et de leurs questions
20:11et leur souhaiter bon courage
20:13pour leur action dans leur collège.
20:15Je suis sûre qu'ils vont faire des merveilles.
20:17Merci d'avoir été là.
20:19Et je remercie tout particulièrement
20:22madame Audrey Couillard
20:24qui a vraiment mobilisé
20:27toutes les énergies locales
20:30pour cette participation.
20:31C'est une promesse
20:34pour un bel avenir,
20:34de toute façon.
20:35Je retiens encore
20:37une petite question
20:38qui nous vient de Bamako.
20:41En quoi le changement climatique
20:43aggrave-t-il les inégalités
20:46entre les pays riches
20:47et les pays pauvres ?
20:50Oui.
20:51Merci de le dire
20:52parce que je pense que ça aussi,
20:54il faut que ça soit dit clairement,
20:55absolument.
20:57Les effets sont dévastateurs
20:59sur les pays les plus pauvres
21:01parce que
21:03ce n'est pas si facile que ça
21:04de se protéger.
21:06Je veux dire,
21:07comment ils sont faits
21:08pour avoir des habitations
21:09qui consomment moins d'énergie,
21:15pour avoir un accès à l'eau,
21:18etc.
21:19Et donc,
21:19c'est les besoins primaires,
21:21premiers,
21:22qui sont vraiment directement
21:24impactés par le changement climatique.
21:27Alors que dans les pays riches,
21:30les effets,
21:31ils tardent un petit peu plus
21:33à se faire valoir
21:34parce qu'on est mieux capable
21:35de se protéger.
21:36Donc,
21:37c'est pour ça qu'on doit avoir
21:38une solidarité
21:40à l'international
21:42et cette prise de conscience.
21:44Donc,
21:45honnêtement,
21:45je voudrais vous dire
21:46qu'il y a quand même
21:47des tas de gens dans le monde
21:47qui en sont absolument conscients
21:49et merci aussi
21:49aux scientifiques
21:50qui rappellent
21:52cela très,
21:53très constamment.
21:54Merci à tous ceux
21:55qui sont très actifs
21:57pour les questions
21:58de climat,
21:59pour rappeler ces faits-là.
22:02on ne s'en sortira pas
22:03si on ne s'informe pas
22:06de tout ce qui est en train
22:07de se passer dans le monde
22:08et si on n'est pas conscient
22:10de cette responsabilité.
22:12Je reviens à une des questions
22:13qui avait été posée avant.
22:14Il faut qu'on arrive tous
22:15à comprendre
22:16que ce qui se passe à Bamako
22:18a une influence
22:19sur ce qui se passe
22:21dans le Grand Nord
22:22et que ce qui se passe
22:25au Pôle
22:26a une influence
22:27sur ce qui se passe
22:28dans le reste du monde.
22:29et nous sommes une seule humanité,
22:32il n'y a qu'une seule Terre,
22:33je le rappelle,
22:34il n'y a pas de plan B,
22:35on n'a qu'une seule planète
22:36pour l'instant
22:37et donc c'est vraiment
22:38tous ensemble
22:40qu'il faut une prise de conscience,
22:42des actions
22:43et de la pression
22:45pour qu'on mette
22:48toute l'énergie
22:50à regarder lucidement
22:52la situation
22:52et à prendre
22:53les actions du Saint-Pauve.
22:55Merci beaucoup.
22:56Est-ce qu'un novicide
22:59il y a des questions ?
23:01Je me tourne
23:02vers Mme Lazaric
23:03et ses élèves.
23:05Ça nous ferait plaisir
23:07de vous entendre.
23:08Prenez la parole
23:08si vous voulez
23:10mais n'oubliez pas
23:11d'activer votre micro.
23:18Non seulement pour des questions
23:19mais aussi pour ce que vous pensez
23:20vous-même.
23:21Quelle est votre analyse ?
23:23Comment vous voyez les choses ?
23:28Est-ce que vous vous sentez concerné
23:29par ces questions ?
23:30Vous avez l'impression
23:31que vous pouvez agir
23:32et de quoi vous avez besoin
23:34pour mieux agir ?
23:35Moi aussi j'ai envie
23:36de vous poser des questions.
23:42Madame Lazari,
23:43qu'est-ce que vous nous entendez ?
23:47Oui, j'attends mes élèves
23:51pour donner des commentaires.
23:53Alors, je tourne la caméra
23:55vers eux.
23:59Pas de questions ?
24:02Un commentaire.
24:03Est-ce que tu peux me dire
24:04ce que tu penses
24:05de tout ce que j'ai dit ?
24:07Est-ce que tu te sens impliqué
24:08par rapport à ça ?
24:09Est-ce que tu as l'impression
24:09que ta génération
24:11peut faire quelque chose ?
24:12Qu'est-ce que tu voudrais
24:13que l'on fasse ?
24:14Qu'est-ce que tu demandes
24:15de soigner ?
24:16À mon avis,
24:18vous avez bien
24:21bien plu à nos questions
24:23et bien expliqué
24:25des choses
24:26qu'on a peut-être déjà su
24:28à peu près.
24:30C'est une thématique
24:32qui n'est pas très nouvelle,
24:34le changement climatique
24:35et on est tous bien
24:38informés de ça déjà.
24:40Mais cette conférence,
24:44qu'on peut l'appeler,
24:46c'est très utile
24:47et très intéressant
24:49pour avoir une opportunité
24:52de savoir quelque chose
24:54des actualités dans le monde
24:56et aussi avec un seul.
24:59Merci, en tout cas.
25:00C'est une vraie chance pour nous
25:02de pouvoir dialoguer ici avec vous.
25:06Merci, chers élèves.
25:07Je me tourne vers
25:09Benjamin Ouedraogo.
25:10Souhaites-tu
25:12ajouter un commentaire,
25:14s'il te plaît ?
25:15Parce que je reçois
25:16une foule de questions
25:18de Bamako.
25:19Mais que faites-vous ?
25:21Comment contenir
25:23votre énergie là-bas ?
25:25C'est incroyable.
25:26Je ne peux pas les donner toutes.
25:28Alors,
25:29à tâcher, Benjamin.
25:31J'étais en train
25:32d'écrire à mes élèves.
25:33Je dis,
25:33écoutez,
25:34ce qu'on peut faire,
25:35c'est que je recueille
25:36les questions
25:36et puis je transmettrai
25:38à madame l'ambassadrice
25:39et elle essaiera
25:40de nous répondre.
25:43Je dirais,
25:44écoutez,
25:45depuis un moment,
25:46on est devenu
25:46très résilients
25:48au Mali.
25:50Et on garde espoir.
25:51On garde espoir.
25:52On a la foi.
25:54Et dans ce que nous faisons,
25:56on a la foi à nos élèves.
25:57La preuve,
25:58c'est que ce matin,
25:58ce sont les vœux de bonheur.
26:00Parce que 10h15,
26:02c'est un peu tôt.
26:04Surtout qu'ils ne sont pas
26:04en classe.
26:05Donc,
26:06c'est difficile.
26:06Il faut sortir du lit.
26:07Il faut se connecter.
26:10Je suis quand même
26:11assez fier d'eux
26:12pour ce travail-là.
26:14Et moi,
26:15franchement,
26:16je dirais tout simplement
26:17qu'il faut que
26:19ces types de rencontres
26:20perdurent
26:21parce que c'est le seul moyen
26:22qui nous reste
26:23pour conscientiser
26:25les jeunes
26:27et aussi les anciens.
26:29Parce que je me rends compte
26:29que peut-être que maintenant,
26:31en fait,
26:31il y a une inversion
26:32des valeurs.
26:34J'ai comme l'impression
26:35que nos jeunes,
26:36ils sont plus attentifs
26:38à ces questions.
26:41Je le vois bien
26:42même dans mon lycée
26:42avec les éco-délégués
26:44qui font des réunions
26:45et qui essaient
26:45de mettre les choses en place.
26:46Ce n'est pas facile
26:47parce que les gens
26:47ont pris des habitudes
26:48et on ne s'en défaît pas facilement.
26:51Des habitudes,
26:52par exemple,
26:52des élèves,
26:54de jeter un papier
26:55par terre comme ça
26:56sans s'en rendre compte
26:56et puis quand on leur dit
26:57« ah oui, c'est vrai »,
26:59pourtant dans l'établissement,
27:00il y a des poubelles partout,
27:02il y a le tri sélectif et tout,
27:04mais il faut petit à petit
27:05amener ça
27:06à ce que les élèves
27:09prennent conscience.
27:10Je crois que
27:12j'ai toujours cette idée-là
27:14qui me revient à chaque fois
27:16et je le dis souvent
27:17à mes élèves.
27:19vous connaissez justement
27:22la théorie du colibri,
27:23chacun fait sa petite part
27:25et c'est cette petite part-là
27:26qui va devenir
27:27une grande part
27:28pour tout le monde.
27:29Et moi, je pense
27:30qu'à Bamako,
27:31c'est ce que nous faisons,
27:31nous essayons aussi
27:32d'apporter
27:33dans ce travail-là,
27:35dans cette vision,
27:37justement,
27:37cette idée
27:38de travailler.
27:40Moi, j'ai un souvenir,
27:41alors je vous donne
27:41une anecdote,
27:42j'ai un souvenir,
27:43quelque chose
27:43que j'ai rencontré à Bamako
27:45quand je suis arrivé.
27:46Quand je me suis arrivé,
27:48deux jours après,
27:49il y a eu une grande pluie
27:51qui a duré
27:52pratiquement 48 heures
27:53et il y a eu
27:54des inondations.
27:56Et j'ai remarqué
27:58quelque chose,
27:58quand la pluie a cessé,
28:00mais tout le monde
28:00sait de notre travail
28:01à tout nettoyer,
28:02nettoyer les canibaux,
28:03ramasser tout,
28:04remettre tout en place
28:04et la pluie continuait.
28:06Et ça, je me suis dit,
28:07voilà,
28:08ça, c'est un moyen
28:08de dire,
28:09voilà,
28:09nous nous sommes touchés
28:10par justement
28:13les problématiques
28:14climatiques,
28:14mais en même temps,
28:15nous sommes capables
28:16aussi de réagir.
28:17Et je crois que
28:18ce travail que vous faites,
28:20que nous faisons tous
28:21en tant qu'enseignants,
28:22c'est donner aux élèves
28:23cette envie
28:24de toujours continuer
28:25ce combat-là,
28:26qui n'est pas gagné d'avance.
28:27Merci, madame l'ambassadrice,
28:29pour vos mots.
28:30Ça me va droit au cœur
28:31et je pense que mes élèves aussi.
28:33Merci beaucoup.
28:34Et je suis à votre disposition
28:35pour continuer
28:36de la manière
28:37que vous voudrez
28:38la discussion.
28:39Vous pouvez toujours
28:40compter sur moi,
28:42évidemment.
28:43et je partage
28:44totalement
28:44votre remarque.
28:47Je pense que
28:48c'est effectivement
28:49cette jeune génération
28:50qui va nous pousser
28:51et qui va,
28:52j'espère,
28:53secouer un petit peu
28:54tout le monde.
28:54Et voilà,
28:55c'est là-dessus
28:56que je fonde aussi
28:57tous mes espoirs.
28:59Je sais que votre agenda
29:01est très chargé.
29:02Est-ce que vous pourriez
29:03nous accorder encore
29:04une minute ou deux
29:05pour une dernière question
29:06qui vient justement
29:09du lycée Liberté à Babaco
29:11et qui s'adresse
29:12à la scientifique
29:13que vous êtes ?
29:15Je vous en prie.
29:16En un mot,
29:19que pensez-vous
29:20du développement
29:21de la fusion nucléaire
29:23comme une nouvelle source
29:24d'énergie,
29:25notamment avec le projet
29:27ITER en France ?
29:29Non,
29:30mes CDF sont incroyables.
29:31C'est une question
29:34extraordinaire.
29:35Alors,
29:35moi,
29:35quand j'étais jeune étudiant,
29:37ça remonte
29:38à très longtemps.
29:40J'ai beaucoup
29:41et j'ai étudié
29:43la physique fondamentale,
29:44donc évidemment
29:45la physique nucléaire.
29:48et on était tous
29:49persuadés,
29:50on était passionnés
29:51par la question
29:51de la fusion
29:52et franchement,
29:53on s'était persuadés
29:54que dix ans ou vingt ans
29:55après,
29:55on aurait trouvé
29:57la solution magique
29:58parce que la fusion nucléaire,
30:00c'est une énergie
30:02quasiment gratuite
30:04et infinie.
30:05Infini.
30:06La fusion nucléaire,
30:07c'est ce qui se passe
30:08au cœur
30:08de l'immense réacteur
30:10qui est le soleil.
30:11Donc,
30:11c'est des choses
30:12de très différentes
30:13de la fission.
30:13On n'a pas besoin
30:13d'un gros atome d'uranium
30:15qu'on va scinder
30:17et qui va produire
30:18de l'énergie,
30:18c'est au contraire
30:19en réunissant
30:22des atomes
30:23que l'on va produire
30:24cette énergie.
30:25Enfin bon,
30:26voilà,
30:26vous verrez
30:27avec des propositions.
30:28Donc moi,
30:28je crois que c'est
30:29quelque chose
30:29d'extraordinaire.
30:32Ça fait des années
30:33qu'on attend.
30:34Ce que je suis en train
30:35de lire,
30:37c'est que justement,
30:38grâce à l'intelligence
30:39artificielle,
30:40on a fait
30:41ces derniers temps
30:43des progrès
30:44à une vitesse
30:45incroyable.
30:46On a gagné
30:46en quelques mois
30:47des années
30:48et des années
30:49de recherche.
30:51Donc je pense
30:52que ça va venir.
30:52Je ne sais pas,
30:53moi je ne pense pas
30:54que je verrai
30:54mon vivant,
30:55je n'en sais rien,
30:56j'y crois un peu moins.
30:57Mais je pense
30:58que dans les décennies
31:01qui vont venir,
31:02ça va devenir
31:03de plus en plus possible
31:04et que ça changera
31:05définitivement
31:06la face du monde
31:07dans le bon sens.
31:08J'espère que les hommes
31:09en feront
31:10un bon usage
31:11mais ça devrait
31:13permettre peut-être
31:14justement
31:16de permettre
31:17à tous les êtres humains
31:18de cette planète
31:18d'avoir un accès
31:20à de l'énergie
31:21abondante
31:22et pas chère.
31:23Ça reste encore
31:24pour l'instant
31:24une utopie
31:26mais ce qui est important
31:27c'est qu'on laisse
31:28aux scientifiques
31:29les moyens
31:30de travailler
31:31sur ces sujets-là
31:32même si on sait
31:33que ça ne va pas
31:34aboutir demain matin.
31:35Voilà,
31:36c'est la foi
31:37dans la science
31:39dans ce qu'elle a
31:39de meilleur
31:40laisser les scientifiques
31:41travailler
31:41faites leur confiance
31:43et ensuite
31:45regarder ça
31:46avec un regard citoyen
31:48pour comprendre
31:48ce qui est bon
31:49et mettre de côté
31:50ce qui ne va pas
31:51dans le bon sens.
31:53Mais oui,
31:53je pense qu'il va se passer
31:55des choses très intéressantes
31:56de ce qu'on dit là.
32:01Merci infiniment
32:01Madame Ambassadrice
32:04pour cette matinée
32:07exceptionnellement riche
32:09qui suscite
32:10des réactions
32:11extraordinairement
32:13pertinentes
32:13des élèves
32:14aussi bien
32:15à Bamako
32:15à Pékin
32:16à Novisade
32:18à Bordeaux
32:19et sans doute
32:20ailleurs
32:20quand ils nous suivent
32:21sur Twitch.
32:22Je tenais
32:23à vous dire
32:25notre très vive
32:26reconnaissance
32:27pour avoir accepté
32:30notre invitation.
32:31C'est un honneur
32:32pour nous
32:32de vous entendre
32:34de nous laisser
32:35instruire par votre
32:36expérience,
32:36par votre science
32:37également
32:38et je remercie
32:40par la même occasion
32:42aussi
32:42tous les collègues
32:43qui sont derrière
32:44les classes
32:45Madame Lazarevic,
32:47Benjamin Audrey
32:47Aogo,
32:49Didier Wolf
32:50Fugel à Bordeaux
32:51et je n'oublierai
32:53je ne voudrais
32:54oublier personne
32:55en particulier
32:56Jean-Luc Gaffard
32:57qui grâce
32:58à son obstination
33:00technologique
33:00nous permet
33:02de communiquer
33:03de passer outre
33:04toutes sortes
33:05d'obstacles
33:05non seulement
33:08administratifs
33:08ou politiques
33:09mais aussi technologiques
33:10ça n'arrête pas
33:11de bouger
33:12et parfois
33:12on nous met
33:13des bâtons
33:13dans les roues
33:14pour des raisons
33:15qui nous dépassent
33:16un peu
33:17surtout quand
33:18ça se passe
33:18dans certains endroits
33:20du monde.
33:21Monsieur M. Rétri
33:22si vous me permettez
33:23un dernier mot
33:24je voudrais moi aussi
33:25vraiment saluer
33:26les collègues
33:27enseignants
33:29c'est un métier
33:31que j'ai adoré faire
33:32et pour lequel
33:33je suis encore
33:34vraiment
33:36totalement admirative
33:37du travail
33:37que font
33:38les professeurs
33:39et parfois
33:39dans des environnements
33:40bien difficiles
33:41donc je les salue tous
33:43et puis un petit mot particulier
33:45pour les élèves
33:46de l'OBISSA
33:47que je n'ai pas salué
33:48particulièrement
33:49mais les Balkans
33:50c'est une région
33:51que j'ai appris
33:51à découvrir
33:52et qui est très chère
33:53à mon cœur
33:54donc merci
33:56d'avoir été là
33:56merci
33:57de parler
33:58de parler français
34:00et ça a été un plaisir
34:01de vous rencontrer
34:02je ne redis pas
34:03à Damalco
34:05le plaisir
34:05que j'ai de travailler
34:07avec vous
34:08vous savez
34:08vous pouvez porter
34:09sur moi
34:09n'importe quand
34:10et puis
34:10M. Michel Eski
34:12et toute l'équipe
34:14du projet
34:14Europe Éducation École
34:16avec qui j'ai le plaisir
34:17je n'arrive pas
34:18à me rappeler
34:19depuis combien d'années
34:20nous travaillons ensemble
34:23mais c'est pour moi
34:24toujours un immense plaisir
34:26donc merci à tous
34:28et à toutes
34:29bonne chance
34:29et il faut que nous
34:33comptions
34:34sur nous
34:35sur notre énergie
34:35et surtout
34:36sur l'énergie
34:36de nos élèves
34:37pour que tout ça
34:38avance dans le bon sens
34:39merci encore
34:40merci infiniment
34:41tous ces échanges
34:44ces réflexions
34:45seront disponibles
34:46donc en vidéo
34:48en différé
34:49d'ici quelques jours
34:50mais également
34:51en podcast
34:51et je remercie au passage
34:53tous les collègues
34:54qui contribuent
34:55à la publication
34:55de nos documents
34:57je n'oublie pas
34:58M. le proviseur
34:59Etjekra
35:00et puis j'adresse
35:02des remerciements
35:03très très très sincères
35:04pour sa présence
35:05ce matin avec nous
35:08voilà
35:08très bonne journée
35:09à tous
35:09et restons
35:11confiants
35:12l'avenir
35:13c'est notre affaire
35:14merci Mme la Brasse
35:16merci
35:16ça fait plus de 20 ans
35:18que nous travaillons ensemble
35:20on commence en 2006
35:21c'était hier matin
35:24merci à Jean-Luc
35:26également
35:26pour sa présence
35:28à la régie
35:29et à tous les élèves
35:30qui ont participé
35:31à ce programme
35:32à bientôt
35:33pour la suite
35:34au revoir
35:37au revoir
35:38au revoir
Commentaires

Recommandations