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Programme diffusé le 12/05/ 2026 sur la plateforme du Projet Europe, Éducation, École :
https://projet-eee.eu/diffusion-en-direct-564/

Dossier pédagogique : https://projet-eee.eu/wp-content/uploads/2026/04/eee.25-26_Engagement_citoyen_et_respnsabilite_face_changement_climatique_ROBINE_Florence.pdf

Agora européenne des lycées : programme 2025-2026 :
- https://projet-eee.eu/wp-content/uploads/2025/11/EEE_Programme_2025-2026_Calendrier.pdf
- https://projet-eee.eu/wp-content/uploads/2025/09/Projet_EEE_Une-agora-francophone-des_lycees-2025-2026.pdf

Cours en vidéo classés par thèmes :
https://projet-eee.eu/cours-classes-par-themes/
E.E.E. sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/projeteee
Podcast du Projet EEE :
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https://www.deezer.com/fr/show/634442

Plongez au cœur d'un échange international d'exception sur l'engagement citoyen et l'avenir de notre planète. La plateforme Europe Éducation École réunit des établissements des quatre coins du globe, de Pékin à Bamako, en passant par la Serbie et Bordeaux, pour une discussion essentielle sur le changement climatique.



Découvrez les perspectives uniques des élèves et enseignants confrontés aux réalités climatiques, de l'accès aux ressources dans le Sahel à la mobilisation pour le développement durable en Chine. Cet échange met en lumière l'importance de la réflexion et de l'action face aux enjeux mondiaux actuels, le tout sous le regard bienveillant de Madame Florence Robin, Ambassadrice de France en Norvège.



Explorez la portée symbolique d'une conversation menée par une femme d'engagement à haut niveau de responsabilité, qui inspire à construire un avenir où la science et l'ambition sont accessibles à tous, particulièrement aux jeunes filles. Un moment fort pour comprendre les défis de notre temps et l'importance de l'éducation dans la quête de la vérité.

#EngagementClimatique #ÉducationGlobale #ResponsabilitéInternationale

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:30Bonjour à tous, soyez les bienvenus sur la plateforme du projet Europe Éducation et École qui ce matin a l
00:38'honneur et un très grand plaisir d'accueillir Madame Florence Robin, ambassadrice de France en Norvège, notre précieux soutien depuis
00:47de très longues années.
00:50Et nous avons également le plaisir d'accueillir des établissements comme le lycée français Charles de Gaulle à Pékin, le
00:59lycée ou l'établissement Liberté de Bamako au Mali avec M. le proviseur Jean-Pierre Edjekra
01:09et notre collègue professeur de philosophie Benjamin Ouedraogo. Je remercie également Madame Anna Lazarevic, professeure au lycée franco-serbe, si
01:22j'ai bien compris, de Novistad, près de Belgrade, en Serbie.
01:27Je ne voudrais surtout pas oublier toutes les classes qui nous suivent sur Twitch, qui pour des raisons techniques ou
01:37géopolitiques ne peuvent pas se connecter à notre programme.
01:40Je n'oublie pas non plus les élèves du lycée Grand-Lebrun à Bordeaux qui sont avec nous, qui régleront
01:46leurs problèmes techniques sans doute très rapidement.
01:49Avant de donner la parole à Madame la Vesedrice pour l'exposer proprement dit, Madame Audrey Fouillard au lycée Charles
01:57de Gaulle, voulez-vous nous dire un petit mot pour ouvrir la séance de ce matin ?
02:04On voudrait vous voir devant la caméra, s'il vous plaît.
02:10Madame Audrey Fouillard, activez notre micro, la parole est à vous.
02:24En attendant que le problème se règle à Pékin, je me tourne vers M. le proviseur Jean-Pierre Edjekra.
02:34La parole est à vous.
02:36Plaisir de vous écouter.
02:38Activez votre micro.
02:40Voilà.
02:41Oui, donc, bonjour Madame la Vesedrice, bonjour chers collègues et chers élèves.
02:47Donc, le lycée Liberté participe sur Twitch malgré que nous sommes en enseignement à distance ce matin.
02:54Nous avons des élèves de première ou de terminale qui vont suivre de près l'intervention de Madame l'ambassadrice
03:02sur un sujet qui les concerne directement puisque nous sommes ici au Sahel avec une grande conscience et une quotidienneté
03:09de la problématique des enjeux climatiques, bien entendu, dans la vie des gens.
03:13Et surtout des jeunes qui évoluent dans un environnement chrysogène puisque ici, nous avons difficilement accès à l'énergie, à
03:20l'eau.
03:21Et donc, ce sujet concerne la population, concerne nos élèves et il est important qu'ils puissent avoir une dimension
03:31réflexive sur les enjeux thématiques qui sont des enjeux plutôt mondiaux.
03:37Et je vous remercie infiniment de nous avoir donné la possibilité de participer à ce moment d'échange et d
03:43'ouverture pour les élèves de l'établissement Liberté que je salue au passage.
03:49Merci. Madame Lazarevic, Novissad, je vous donne la parole. Le plaisir de vous écouter.
03:57Bonjour à toutes et à tous. Bonjour à Madame l'ambassadrice, chers collègues et chers élèves.
04:02C'est un grand plaisir d'être parmi vous aujourd'hui.
04:06Alors, on vient de Novissad dans le lycée franco-serbe qui a une longue et riche tradition dans l'enseignement
04:14du français de presque deux siècles en fait.
04:17Aujourd'hui, nous avons quatre classes bilingues franco-serbes labellisées avec une soixantaine d'élèves dans une école de 3000
04:28élèves à peu près.
04:30Et ça serait un grand plaisir d'échanger avec vous sur ces sujets d'actualité.
04:36Et je vous remercie encore une fois pour votre invitation.
04:41Merci à vous, chère Anna. Et je reviens vers Pékin. Madame Audrey Fouillard, s'il vous plaît, pourriez-vous activer
04:52votre micro et nous dire quelques mots ?
04:59Je suis en salle de réunion avec une vingtaine de collégiens autour de moi.
05:04Je suis très heureuse de prendre la parole en ce début d'échange consacré à l'engagement citoyen, la responsabilité
05:15internationale face au changement climatique.
05:21Je tiens vraiment à vous remercier d'avoir pensé à nous.
05:24On est très content d'être aux côtés des élèves de Bordeaux, de Bamako, de Serbie.
05:32Donc, on vient d'entendre la collègue.
05:35Donc, je tenais à signaler que les élèves qui sont là aujourd'hui à mes côtés, en fait, sont très
05:41engagés dans le cadre notamment d'une clean team
05:46et dans le cadre de la labellisation au développement durable de l'établissement.
05:53Je voulais vous dire aussi combien je suis personnellement sensible au fait que cet échange soit porté par vous, madame
06:02l'ambassadrice.
06:02D'abord parce que votre parcours d'ancienne rectrice et directrice générale de l'enseignement scolaire vous confère une connaissance
06:13fine des enjeux d'éducation.
06:16Et donc, c'est quelque chose qui était important pour moi.
06:22Et je voulais aussi dire que le fait que cette parole soit aujourd'hui celle d'une femme engagée à
06:27un haut niveau de responsabilité donne également à cet échange une forte portée symbolique.
06:34Voilà, sachez que je suis très attachée à la promotion des sciences auprès des jeunes filles au niveau de l
06:40'établissement.
06:42Et qu'à chaque fois que… Alors, voilà, les garçons sont derrière moi.
06:46Je suis plutôt du côté des garçons.
06:47Je ne veux surtout pas qu'ils se sentent mis à l'écart.
06:51Mais à chaque fois qu'effectivement, je peux permettre aux jeunes filles de se donner de l'ambition, c'est
06:57quelque chose qui est important pour moi.
06:59Donc, simplement, je voulais revenir sur le sujet.
07:02Donc, dans un contexte qui est marqué par l'urgence climatique, mais aussi par les tensions internationales et la circulation
07:07de la désinformation.
07:10Ce à quoi, nous, on est sensible de…
07:14Voilà, pour nous, c'est important d'enseigner tout ça à nos élèves.
07:22Voilà, c'était important qu'on puisse, nous aussi, même en étant loin de Pékin, participer à cet échange inter
07:31-établissement.
07:32Donc, je vous remercie vraiment encore une fois très sincèrement d'avoir pensé à nous.
07:37Voilà, vous dire que chez nous, il est quelle heure ? 16h30.
07:41Mais qu'on est tous là autour de la table et prêts à vous écouter et prêts à échanger avec
07:46vous et à vous poser tout un tas de questions tout à l'heure quand ce sera possible.
07:51Voilà, je vous remercie.
07:54Merci à vous, Madame proviseur.
07:59Il nous reste maintenant à vous écouter, chère Madame ambassadrice.
08:07Votre parole est pour nous non seulement une richesse de réflexion, mais aussi, comment dirais-je, une source d'énergie
08:16morale
08:17pour pour poursuivre dans ce monde complexe, compliqué, mais ô combien passionnant,
08:22la recherche de ce que vous avez toujours indiqué dans nos programmes,
08:29du vrai, du scientifique, de l'authentique, du respect du monde dans lequel nous vivons
08:38et de la nature qui nous permet d'y survivre.
08:41Voilà, je m'abandonne donc le plaisir de vous écouter sur cette thématique d'urgence, d'action dans le monde
08:49dans lequel nous vivons,
08:50qui est à la fois politique et naturelle.
08:52Voilà.
08:53Et notre responsabilité est énorme là-dedans.
08:56Merci.
08:58Merci beaucoup.
09:00J'espère que vous m'entendez tous bien.
09:02Je veux d'abord vous dire mon immense plaisir d'être avec vous, de pouvoir échanger avec vous.
09:11Notre collègue à Pékin le rappelait, j'ai un parcours un petit peu particulier.
09:16Peut-être que si ça vous intéresse, on pourra en reparler.
09:18D'abord, je suis scientifique au départ, je suis physicienne.
09:22Je vous assure, je suis la seule au ministère des Affaires étrangères à avoir ce vaguement scientifique.
09:30J'ai été professeure pendant très longtemps, donc je viens effectivement du monde de l'éducation.
09:35Et ça fait maintenant un certain nombre d'années que je suis ambassadrice de France.
09:40J'ai d'abord été ambassadrice en Bulgarie et maintenant je suis ambassadrice de France en Norvège.
09:46Et si ça le devait, ça m'a encore plus effectivement poussée à m'impliquer sur ces questions de responsabilité
09:56face au changement climatique.
09:58J'en parlerai dans quelques instants parce que s'il y a bien un endroit de la planète avec le
10:04pourtour de l'Équateur
10:06qui est extrêmement frappé par le changement climatique, c'est bien aussi le Grand Nord et les Pônes.
10:13Donc j'ai intitulé mon exposé « Il y a urgence à agir » et en fait de travailler sur
10:22à la fois la responsabilité internationale,
10:24que je vois tous les jours dans mes responsabilités de l'ambassadeur,
10:30et sur l'engagement citoyen face à ces questions de changement climatique.
10:37Dans un monde qui est évidemment des événements climatiques de la sécheresse au cyclone,
10:43et ça a été rappelé par nos amis à Babacro, nous savons que ces questions de lutte contre le changement
10:51climatique
10:51exigent de plus en plus un engagement citoyen, et aussi de forts engagements internationaux et diplomatiques,
10:59et c'est de ça dont je voudrais vous parler.
11:02En gros, en trois points, rappelez peut-être que cette action climatique internationale,
11:08elle est née de la prise de responsabilité internationale, avec l'accord de Paris, de la COP 21,
11:16il y a maintenant 11 ans, qui a marqué une étape absolument essentielle.
11:23Simplement, nous vivons une époque qui est très particulière, parce que, comme je le disais,
11:2811 ans après les accords de Paris, nous sommes dans un contexte géopolitique qui est marqué par le retour des
11:36guerres,
11:36un petit peu partout, la désinformation, ça a été mentionné, les difficultés économiques,
11:42qui sont en train de nuire véritablement aux investissements indispensables sur cette question du changement climatique,
11:49et ça j'aimerais bien qu'on en parle tous ensemble.
11:52Et donc, face à tout cela, je crois qu'il y a une nécessité de maintenir un engagement,
11:57en particulier des citoyens, extrêmement fort, pour pousser encore plus les acteurs internationaux
12:03à prendre leurs responsabilités, et surtout à aboutir à des actions véritablement concrètes à l'échelle mondiale.
12:10Donc, c'est ces trois points-là sur lesquels je voudrais revenir.
12:14Donc, le premier, l'urgence à agir.
12:1811 ans après l'accord de Paris, nous avons une trajectoire qui n'atteint pas les objectifs que nous avions
12:26posés.
12:29C'est assez étonnant à dire, et quand on pense en particulier à ce que disait,
12:35le premier, le premier à Mbamakon, mais les chiffres sont là,
12:38c'est intéressant de voir que l'Europe est aujourd'hui la région du monde qui se réchauffe le plus
12:43rapidement,
12:44avec un réchauffement qui est environ deux fois supérieur à la moyenne mondiale.
12:51Et très clairement, si à l'échelle de l'année dernière, les émissions d'oxyde de carbone,
12:58de CO2, continuent à croître au rythme actuel,
13:04ce qu'on appelle souvent le budget carbone, c'est-à-dire la capacité,
13:08ce que la planète est capable de supporter,
13:11pour en particulier limiter la hausse des températures à 2 degrés,
13:15et bien ce budget-là, il sera complètement éclosé en 2046.
13:19Donc, ces questions, elles sont absolument d'actualité,
13:27et très clairement, même si les pays ont fait les efforts depuis les accords de Paris,
13:34on voit que sur les 113 parties de la COP,
13:40donc la COP, c'est la commission des partis en fait,
13:44qui ont exposé leurs projets,
13:48et bien les efforts qu'ils sont en train de produire
13:50permettraient une réduction d'environ simplement 12% des émissions de dioxyde de carbone
13:56d'ici 2035.
13:59C'est un progrès.
14:00Enfin, c'est tout à fait insuffisant au regard de l'objectif que l'on s'est posé.
14:06L'Union européenne s'est posé des objectifs extrêmement ambitieux,
14:11avec un effort de réduction qui doit être de plus de 50% d'ici 2035,
14:17mais là encore, ce qu'on constate,
14:21c'est qu'en comparant les politiques nationales à tous les scénarios
14:26qui ont été évalués, en particulier par le GIEC,
14:30vous savez, ce groupement international d'études du climat,
14:34le scénario intermédiaire que l'on a,
14:37à l'heure actuelle, il est plutôt sur une hausse des températures mondiales
14:40de 2,7 degrés d'ici 2100.
14:46Et par exemple en France,
14:48toutes les études que l'on mène sont plutôt vers 3 degrés
14:52d'augmentation des températures.
14:55Vous savez qu'on compare ça par rapport à l'ère pré-industrielle.
14:58C'est-à-dire qu'au moment où l'activité humaine a vraiment eu des impacts,
15:04a commencé à avoir des impacts extrêmement importants sur le climat.
15:08Donc en gros, si je résume,
15:10les politiques actuelles de la communauté internationale
15:13ne nous permettront pas de rester en dessous de la limite des 2 degrés
15:20qui avaient été fixés par l'accord de Paris.
15:23Et puis comme je sais que vous avez eu tout un cycle qui réfléchissait à ça,
15:28c'est important de dire un mot aussi sur l'impact des nouvelles technologies
15:34et en particulier de l'intelligence artificielle.
15:38Parce que c'est un point qui anime beaucoup à l'heure actuelle
15:42et beaucoup de pays, on voit cette course évidemment à la dominance,
15:50la domination même, je pourrais dire la prédominance
15:52de l'intelligence artificielle dans la technologie.
15:54C'est intéressant parce que c'est quelque chose dont on voit très clairement
15:58qu'elles peuvent être des facteurs d'aggravation du réchauffement climatique.
16:03Moi qui suis une scientifique, j'ai aussi tendance à regarder le côté positif
16:08et en me disant que ça peut aussi être un élément qui sert à la recherche scientifique.
16:13Simplement, on sait tous, à l'heure actuelle, on suit une tendance
16:17qui est vraiment haussière parce que l'expansion de l'intelligence artificielle
16:23augmente en particulier la demande des data centers,
16:27des centres de données qui demandent énormément d'énergie.
16:31Donc ça accélère le besoin mondial.
16:39Je génère plutôt davantage d'émissions de gaz à effet de serre.
16:45Ceci dit, intéressant de voir que l'intelligence artificielle
16:48peut aussi servir d'une certaine façon la recherche scientifique.
16:54Et je vois beaucoup de projets intéressants
16:56où en utilisant des traitements de données très importants
17:01que l'être humain à l'heure actuelle n'est pas tellement capable
17:03vraiment de digérer et d'utiliser,
17:08eh bien on pourrait peut-être améliorer par exemple
17:11l'efficacité de nos consommations de ressources
17:16et donc essayer de réfléchir de manière un peu plus approfondie
17:22à comment nous pourrions à la fois, avec des nouveaux matériaux,
17:27avec des innovations plus importantes,
17:29au contraire mieux lutter contre le réchauffement climatique.
17:32Donc on voit que tout ça, ça demande une vraie réflexion approfondie
17:37sur l'impact climatique et tout ce qu'on est en train de faire et d'inventer,
17:42en plus des réflexions qui sont à très court terme là-dessus,
17:46sur l'impact sur l'économie de l'intelligence artificielle
17:49ou sur les emplois.
17:50Ce sont vraiment une discussion dont on voit bien que nos citoyens
17:57sont vraiment intéressés par ces destines.
18:01Donc comme je le disais, la situation c'est celle d'une urgence
18:05dont les conséquences ne sont pas seulement dans les années à venir,
18:08mais elles ont déjà lieu maintenant.
18:11Je voudrais vous citer un exemple, deux exemples en fait,
18:14que je trouve extrêmement intéressants et importants.
18:19au Tuvalu, qui est un pays insulaire du Pacifique,
18:23la montée des eaux, elle menace l'existence même du pays
18:26et le gouvernement a signé avec l'Australie un accord
18:31qui va permettre aux citoyens de disposer de visas
18:35qu'on appelle de migration climatique
18:38et en signer un accord pour dire que même s'ils disparaissent,
18:43ils vont essayer de sauver l'État au-delà de la disparition du territoire.
18:48Et puis je voudrais vous parler quand même d'une région
18:50que je connais bien, qui est celle de l'Arctique,
18:52puisque la Norvège, c'est un pays d'Europe du Nord,
18:57c'est un pays qui possède aussi un territoire qui s'appelle le Svalbard,
19:01qui est extrêmement haut à l'échelle des dépôles,
19:07puisque ça monte jusqu'à 81 degrés de l'Atlique-Live-Nord.
19:11Vous voyez, le pôle Nord, c'est 90 degrés,
19:13donc c'est extrêmement proche du pôle Nord.
19:15C'est cet archipel qui accueille la ville
19:18habitée la plus proche du pôle Nord au monde.
19:22Eh bien, à l'heure actuelle,
19:25on est sur un réchauffement climatique
19:28qui est de l'ordre de 4 degrés en 30 ans.
19:31Je ne sais pas si vous avez bien entendu.
19:33Et à l'heure actuelle, ce qui se dit,
19:36c'est que le réchauffement climatique dans cet archipel
19:39est de l'ordre de 5 à 6 fois plus rapides
19:41que dans l'ensemble du monde.
19:42Donc, la fonte des glaciers s'accentue.
19:45On la voit visuellement.
19:46J'y suis allée, j'ai regardé les photos.
19:48J'y suis allée il y a deux ans, il y a trois ans, il y a un an.
19:51On le voit à l'œil nu.
19:53La calotte glaciaire, elle diminue.
19:57Et il y a en plus un phénomène d'amplification
20:01parce qu'au fur et à mesure que la glace fond au Pôle Nord,
20:07les terres ne sont plus blanches,
20:10elles ne sont plus recouvertes de glace,
20:11donc elles deviennent brunes.
20:13Qu'est-ce que ça implique ?
20:14Ça implique que de ce fait-là,
20:17ça réduit la capacité de réflexion
20:22des gaz à effet de serre
20:25et donc que ça accélère encore la fonte.
20:28Donc, il y a une espèce de dynamique négative
20:30qui se met en place.
20:32Et pour cela, les autorités
20:35essayent de mettre en place
20:37des actions climatiques assez ambitieuses
20:41de réduction des gaz à effet de serre.
20:44Donc, il y a une vraie prise de conscience
20:47de responsabilité nationale.
20:49Et pourquoi j'aime bien cet exemple ?
20:50Parce que ça montre bien toute l'ambiguïté
20:53dans lesquelles sont les gouvernements
20:55et les citoyens, si je te permets,
20:57parce qu'il y a un vrai paradoxe.
20:58Comme je le disais, la Norvège,
21:01c'est une victime importante
21:03de rechauffement climatique.
21:04C'est un acteur très important
21:06et ambitieux de la décarbonation.
21:08Et pour autant, c'est le premier producteur
21:12en Europe de gros carbures.
21:14Et actuellement, on est plutôt au stade
21:18où la Norvège a des projets de réouverture
21:21de nouveaux forages, y compris en Arctique,
21:24pour trouver des nouvelles sources de pétrole et de gaz
21:27pour répondre à la demande internationale.
21:32Donc, il n'y a pas tellement d'autres sujets
21:36que l'influence des citoyens
21:39pour essayer d'influencer ces politiques,
21:42finalement, nationales.
21:45Parce que le monde politique a sa propre trajectoire,
21:48mais les citoyens peuvent faire changer de trajectoire.
21:54Et c'est ça, le deuxième point que je voudrais aborder.
21:57Parce que face à la multiplicité des crises,
22:00je pense profondément que la lutte contre le réchauffement climatique
22:04exige un engagement mondial beaucoup plus fort et citoyen.
22:09Et je voudrais en cela parler de ce qui est en train de se passer dans le monde
22:13et qui est en train d'être un vrai bouleversement
22:16par rapport aux politiques de long terme
22:18que nous avons beaucoup essayé de pousser à l'ONU,
22:22dans les instances internationales, en Europe
22:25et dans le monde plus généralement.
22:29Évidemment, je pense surtout aux questions de sécurité
22:33et aux questions géopolitiques
22:36qui sont vraiment en train de bouleverser complètement le monde.
22:40La première des choses, ça a été clairement la guerre en Ukraine,
22:45qui a bouleversé les équilibres
22:47et qui a, par exemple, obligé les pays,
22:51beaucoup de pays, à repenser
22:53et de retourner à l'utilisation des énergies fossiles pour certains.
22:58Et puis, l'actuelle guerre en Iran,
23:01avec le blocage des Trois-Gromous,
23:04est en train aussi de complètement faire changer la géopolitique
23:10et la question de l'accès à l'utilisation aux énergies fossiles.
23:15Et en parallèle, on voit les pays du monde
23:19qui sont en train d'investir de plus en plus lourdement
23:22dans leurs forces armées, dans leurs industries de défense.
23:26Et comme il n'y a pas d'argent magique,
23:27comme on le dit souvent,
23:29finalement, d'utiliser des fonds
23:31qui avaient été destinés à d'autres politiques publiques.
23:35Juste un mot pour dire que les défenses
23:38dans le domaine de la sécurité et de la défense
23:40ont énormément augmenté.
23:43Vous le savez peut-être,
23:44on est en train, par exemple, à l'échelle de l'Europe,
23:47de négocier des mécanismes qui vont aller jusqu'à 800 milliards d'euros.
23:54Par exemple,
23:56la Commission européenne a proposé un budget
23:58de 140 milliards d'euros récemment.
24:01Donc voilà, on a une augmentation importante
24:03des moyens financiers vers le réarmement,
24:05avec un ralentissement économique,
24:08des difficultés d'approvisionnement,
24:10des crises énergétiques.
24:13Voilà, la lutte commerciale qui existe actuellement dans le monde.
24:18Tout ça fait que ça a un peu aggravé encore
24:20les conditions qui étaient déjà difficiles
24:23depuis la pandémie du Covid-19.
24:27Et donc, ce contexte international,
24:28il agit clairement en défaveur de l'action climatique,
24:32en déplaçant un peu le climatisme national,
24:34il faut le reconnaître,
24:35et en provoquant un repli sur soi.
24:39Alors, je ne veux pas être que négative,
24:41parce qu'il y a eu quelques bonnes nouvelles dans ce domaine.
24:45En particulier, je n'ose à peine le dire comme ça,
24:48vous ne me prenez pas sur le sens de mes mots.
24:50Mais depuis le blocage du détroit d'Ornouse
24:52et la difficulté d'approvisionnement en hydrocarbures,
24:58ça a encore accentué la prise de conscience
25:02de citoyens, en particulier en Europe,
25:06sur le fait qu'il fallait changer de mode de consommation.
25:10On voit une augmentation très importante
25:12des achats de véhicules électriques, par exemple,
25:16au détriment des voitures qui fonctionnent
25:18à l'essence et au diesel.
25:21Alors, je parle surtout d'un pays, la Norvège,
25:23qui par exemple, on ne peut pas dire que vous le sachiez,
25:26sur la vente de véhicules neufs depuis des années et des années,
25:30on est à presque 95 % de véhicules qui sont vendus,
25:35qui sont totalement électriques.
25:38Et c'est d'autant plus intéressant que j'entends vous dire
25:41dans plein de pays,
25:43oui, mais d'accord, mais chez nous, par exemple,
25:46en hiver, ça ne peut pas fonctionner,
25:47les voitures avec des batteries,
25:49je suis désolée, mais moi, je les ai mis fonctionner
25:51dans le Grand Nord.
25:52Donc oui, si ça peut fonctionner dans le Grand Nord,
25:55ça doit pouvoir fonctionner à peu près partout.
25:57Donc, il y a eu cette prise de conscience.
25:59Même en France, il ne faut pas un pays
26:00très investi de ce point de vue.
26:02Depuis le début de l'année,
26:04on est plutôt autour de presque 35-40 %
26:07de véhicules vendus qui sont des véhicules électriques.
26:10Donc, il y a une vraie prise de conscience
26:11par rapport à ça,
26:12et c'est quand même assez intéressant.
26:15Donc, évidemment, ça va aussi avec le fait
26:19de limiter les dépendances.
26:21Et donc, de travailler un renforcement
26:23de ce qu'on appelle les souverainetés,
26:25parce que la France aime bien appeler
26:26l'autonomie stratégique dans certains secteurs importants.
26:29Et c'est une chose dont on pourra reparler.
26:32En tout cas, ce qui est important de comprendre,
26:34c'est que l'action climatique,
26:36elle nécessite des investissements à long terme
26:39qui vont impacter plusieurs générations.
26:45Et en fait, ça a des aspects positifs
26:48et des aspects négatifs,
26:49parce qu'on voit bien que du point de vue politique,
26:51c'est quelquefois difficile pour les politiques
26:53de se projeter au-delà des élections
26:55qui vont arriver la semaine prochaine
26:58et l'année prochaine,
26:59et donc de se projeter sur un temps long.
27:01Et quelquefois, ça a rendu à un retard
27:04des prises de responsabilité,
27:07parce que la décarbonation,
27:09c'est quelque chose de progressif,
27:11ça se planifie sur plusieurs décennies,
27:14ça demande beaucoup, beaucoup d'investissements,
27:18alors que les situations géopolitiques,
27:20elles demandent des actions rapides et d'ampleur.
27:23Et donc, il y a un vrai risque,
27:27comme je le disais,
27:28de détournement de l'attention
27:30de la communauté internationale
27:32et des questions climatiques
27:34en dépit d'une urgence.
27:35C'est pour ça que je compte sur vous,
27:37et que les questions d'éducation
27:38et de partage d'informations,
27:39elles sont tellement essentielles.
27:41Et puis, j'ai entendu
27:43l'apprentissage du lycée de Pékin le dire,
27:47à cela vient s'ajouter la désinformation
27:50et les attaques qui sont portées
27:52contre la science dans le monde.
27:57Et c'est en particulier nourri
28:00par la montée d'un certain nombre
28:02de courants climato-sceptiques
28:05qui prétendent que non,
28:07il n'y a pas de changement climatique
28:08ou bien que l'homme n'y ait pour rien.
28:10Et on entend ça à peu près
28:12dans des grandes capitales
28:14de grands pays du monde.
28:17Et ce discours-là,
28:20évidemment,
28:21il s'étend sur les réseaux sociaux,
28:25il s'étend dans des tables
28:26de mouvements ou de cercles parallèles.
28:29Et évidemment,
28:29c'est un facteur de risque supplémentaire
28:32pour étouffer la parole
28:34de ceux qui essayent,
28:35au contraire,
28:36de motiver les institutions
28:38internationales et nationales
28:40à lutter.
28:41Donc, tout ça,
28:42ce sont vraiment des points
28:44très importants.
28:45Il y a des coupes budgétaires
28:49qui sont en cours
28:51contre des programmes scientifiques
28:53de recherche,
28:54d'observation de la Terre,
28:56en particulier aux États-Unis,
28:58des discours politiques
29:00contre le GIEC,
29:02contre les scientifiques
29:03qui travaillent
29:04aux études
29:08objectives
29:09à partir de faits
29:11sur le changement climatique.
29:13Je dois dire
29:15que le retrait
29:16des États-Unis
29:16de l'accord de Paris
29:18nous pose
29:19un problème majeur,
29:20et en particulier
29:22sur la crédibilité
29:24de nos pays,
29:25des pays d'Europe
29:27dont je fais partie,
29:29lorsqu'elle veut s'adresser
29:30au Sud
29:31pour être crédible
29:33sur notre vraie volonté
29:35de travailler là-dessus.
29:38Et donc,
29:40le fait de se battre
29:41pour qu'un discours scientifique,
29:43argumenté,
29:45soit vraiment considéré
29:46dans son rôle
29:48d'information légitime,
29:50en particulier lorsqu'ils travaillent,
29:52parce que les scientifiques
29:53veulent travailler
29:54auprès des décideurs politiques.
29:56Ça, c'est vraiment important.
29:58Et je pense que,
29:59de ce point de vue,
30:02oui,
30:03il y a une vraie responsabilité
30:06à allier à la fois
30:09l'engagement citoyen
30:11et l'importance centrale
30:14que l'on donne
30:15à la recherche scientifique.
30:17Voilà.
30:18Donc, je pense que
30:19l'information scientifique,
30:20comprendre comment
30:21la science fonctionne
30:23à partir de faits,
30:25à partir de raisonnements
30:26logiques prouvés
30:28que l'on peut discuter,
30:29qui peuvent être reproduits
30:31partout dans le monde,
30:33le partage des connaissances,
30:34le fait que les données scientifiques,
30:36elles doivent être
30:37largement partagées,
30:39indépendamment des pays
30:40où elles sont produites,
30:42etc.
30:42C'est vraiment des éléments
30:43très importants.
30:45Ici, par exemple,
30:46en Norvège,
30:47on travaille beaucoup
30:48avec tous les pays
30:49du cercle arctique.
30:51Malheureusement,
30:52depuis la guerre en Ukraine,
30:53on ne peut plus travailler
30:54avec les Russes.
30:56Les scientifiques ne peuvent plus
30:57avoir accès
30:58aux données russes
31:02sur qu'est-ce qui se passe
31:03dans l'océan arctique,
31:05qu'est-ce que la température monte,
31:06baisse la salinité
31:07du courant marin,
31:09la question de la population
31:11aussi des poissons
31:12pour savoir
31:13que les renouvellements,
31:14parce que la question
31:15de la biodiversité aussi,
31:16même,
31:16est très, très importante.
31:18Et cette perte de données,
31:20elle est catastrophique.
31:22Voilà.
31:23Donc,
31:23la capacité
31:24à échanger
31:25avec tous les pays
31:26du monde
31:27de manière objective
31:28sur les données scientifiques,
31:30c'est vraiment quelque chose
31:31de très bonnement.
31:36Finalement,
31:38le point
31:38sur lequel je voudrais,
31:41le dernier point
31:41que je voudrais demander
31:42très rapidement,
31:43c'est que
31:44cette prise de responsabilité,
31:47elle doit aboutir
31:48à des initiatives
31:50d'envergure.
31:52Je le redis,
31:53traditionnellement,
31:54le scientifique
31:55joue ce rôle
31:56d'informateur
31:57auprès des décideurs politiques
31:59et dans plein de domaines.
32:02Je pense au climat,
32:04mais je pense aussi
32:05à ce que l'ONU
32:06vient d'installer
32:07cette année
32:07sur l'intelligence artificielle.
32:09Il y a une vraie question
32:09sur la gouvernance.
32:11C'est un peu hors de mon sujet,
32:12mais je sais que c'est
32:13des problèmes
32:13qui peuvent vous intéresser.
32:15Donc,
32:15il y a une vraie réflexion
32:17de l'ONU
32:17sur la gouvernance mondiale
32:18de l'intelligence artificielle.
32:21Et là,
32:21au mois de janvier
32:22de cette année,
32:23a été installé
32:25un groupe scientifique
32:27indépendant
32:28d'experts
32:29qui viennent à peu près
32:30du monde entier
32:30et qui sont reconnus
32:31et qui siègent
32:32à titre personnel,
32:33c'est-à-dire pas mandatés
32:34par leur gouvernement,
32:35pour justement apporter
32:38des connaissances
32:38sur
32:39qu'est-ce qui est
32:40en train de se passer,
32:43les développements,
32:44les risques,
32:45etc.
32:45Le domaine du humain,
32:47c'est pareil.
32:49Les recommandations
32:50des scientifiques
32:51sont transmises
32:51aux dirigeants.
32:53Et l'idée,
32:54c'est d'apporter
32:54à la fois des connaissances,
32:55mais aussi des projections,
32:56des scénarios.
32:58Ce qui est assez complexe,
32:59évidemment,
33:00à faire sur les évolutions
33:01à venir,
33:01et surtout sur les conséquences
33:03futures d'un certain nombre
33:04de décisions
33:05qui sont prises
33:05maintenant.
33:08Et par la suite,
33:10il faut transformer ça
33:11en action,
33:12il faut transformer ça
33:13en politique.
33:15Et le problème
33:16des politiques,
33:17que ce soit au niveau national
33:19ou au niveau international,
33:20c'est comment est-ce
33:22qu'on fait face
33:23aux citoyens
33:25pour leur faire
33:26accepter
33:27les conséquences
33:28de ces politiques.
33:29Et ça,
33:29ça dépend vraiment,
33:31je pense,
33:32de la participation citoyenne
33:34à tout ce processus
33:35pour en renforcer
33:36la légitimité,
33:38pour comprendre
33:38qu'il y a un ancrage
33:40scientifique
33:41de tout ça.
33:43Voilà,
33:44comme je le disais,
33:49cette centralité
33:50du discours scientifique,
33:51elle est mise à mal
33:52par la désinformation,
33:55par les discours
33:56qui sont opposés
33:57à la science
33:58et qui peuvent mettre
34:00à mal aussi
34:00les consensus
34:02scientifiques.
34:03Par exemple,
34:04on entend beaucoup dire
34:05« Ok,
34:05il y a un peu
34:05de réchauffement climatique,
34:06mais vous savez,
34:07c'est cyclique,
34:08c'est toujours arrivé
34:09et ce n'est pas dû à l'homme. »
34:11Et donc,
34:11tout ça,
34:12ça induit
34:14une incapacité
34:15à travailler
34:16à l'échelle internationale.
34:17C'est-à-dire qu'il y a
34:18un gouvernement
34:19qui veut bien faire des choses,
34:20mais celui d'à côté,
34:21il a peur de son opinion publique,
34:23donc il ne veut pas le faire.
34:24Donc,
34:24ça aboutit
34:25à une certaine
34:26fragmentation de l'action.
34:27Or,
34:28en fait,
34:29ce qui se passe
34:30dans un pays
34:31a des conséquences
34:32sur tous les autres.
34:34Par exemple,
34:35justement,
34:36les Norvégiens,
34:36ils aiment bien dire
34:37que ce qui se passe
34:42au pôle,
34:43ça ne reste pas
34:44dans les pôles.
34:45Ça a une conséquence aussi
34:46sur ce qui va se passer
34:47au Mali,
34:48par exemple.
34:49Parce que la grande machine
34:51du climat,
34:52elle se passe
34:53au niveau international,
34:54au niveau mondial.
34:55Et donc,
34:56en fait,
34:57je crois qu'il y a
34:58une vraie urgence
35:01de ce point de vue-là
35:02effectivement
35:03à travailler.
35:04Et ce que je voudrais aussi,
35:05c'est essayer
35:06de vous donner confiance
35:07en disant que,
35:08à l'heure actuelle,
35:08c'est possible.
35:10On a, par exemple,
35:12avec des politiques
35:12qui ont été menées
35:13en France,
35:14réussi à baisser
35:15les émissions de gaz
35:16à effet de serre
35:17de 3%
35:18entre 1990
35:20et 2023.
35:23Et dans l'industrie
35:25énergétique,
35:26elle est de plus
35:26de 50%
35:27cette baisse-là.
35:28Donc,
35:29l'action européenne,
35:30elle va venir
35:31à une baisse
35:31de plus de 50%
35:33en 2030.
35:34Donc,
35:34les efforts
35:35qui sont constitutifs
35:36à la cause
35:37de Paris
35:38ont vraiment
35:39permis
35:40de limiter
35:42pas suffisamment,
35:44mais ça fonctionne.
35:46Simplement,
35:46il faut encore
35:47accélérer
35:48nos efforts.
35:49Et ça,
35:49ça peut se faire
35:50qu'avec la coopération
35:52internationale
35:52qui se disait
35:53dans le domaine
35:53de la recherche,
35:56et puis,
35:57en particulier,
35:59sur les nouvelles
36:00formes d'énergie.
36:01Alors,
36:01c'est une chose
36:01que je voudrais juste
36:02passer deux minutes
36:04à parler de ce sujet.
36:06Très important
36:07de voir que
36:08les centres internationaux
36:10qui travaillent ensemble
36:10sur la recherche,
36:12je pense par exemple
36:13à la recherche nucléaire
36:14avec le domaine
36:17de la fusion,
36:18c'est un champ
36:19de sources d'énergie
36:21incroyable,
36:22on n'en est pas encore,
36:23mais justement
36:24avec l'aide
36:25de l'intelligence artificielle,
36:27on progresse
36:27à une vitesse
36:28que je n'aurais jamais
36:29prue possible
36:30il y a encore
36:30quelques années.
36:32Il y a évidemment
36:32tout le travail
36:33sur les énergies
36:33renouvelables,
36:34sur l'éolien
36:35offshore,
36:36il y a aussi
36:39tout ce à quoi
36:40on travaille,
36:40si ça vous intéresse,
36:41je pourrais nous en parler,
36:42sur le stockage
36:43et la capture du carbone.
36:44C'est-à-dire,
36:45si on n'arrive pas
36:46à diminuer suffisamment
36:47les gaz à effet de serre
36:48et le CO2 qui est émis,
36:50est-ce qu'on peut capter
36:51le CO2
36:52et l'enfouir
36:54quelque part ?
36:55C'est ce qu'on fait
36:56ici en Norvège
36:57et c'est un travail
36:59super intéressant.
37:00Et puis,
37:02il y a aussi
37:03tout le travail
37:03sur la protection
37:05des milieux marins.
37:07L'année dernière,
37:08en juin 2025,
37:09c'est réuni à Nice,
37:11dans le sud de la France,
37:13la troisième conférence
37:14des Nations Unies
37:15sur les océans
37:16et il y a eu
37:18un vrai travail
37:19sur comment préserver
37:21les océans.
37:22Enfin,
37:24la compréhension
37:25du fait
37:25qu'en réalité,
37:26il n'existe
37:27qu'un seul océan
37:28sur la Terre.
37:30Tous les océans
37:31sont connectés
37:32et participent
37:33de manière essentielle,
37:34primordiale
37:35à la machine du climat.
37:38Et donc,
37:38on a eu
37:39un accord
37:40très intéressant
37:41sur la Haute-Maine
37:43pour essayer
37:44de protéger
37:44des espaces
37:45qui sont situés
37:46en Haute-Mer.
37:47Pourquoi ?
37:47Parce que la Haute-Mer,
37:48elle n'appartient
37:49à personne,
37:49elle n'appartient
37:50à tout le monde.
37:50Et quand elle n'appartient
37:51à tout le monde,
37:52ça veut dire
37:52que personne ne s'en occupe.
37:53Le voisin
37:54n'a qu'à s'en occuper,
37:55évidemment.
37:56Et donc,
37:56en fait,
37:57un vrai travail
37:58sur est-ce qu'on peut
37:59réaliser des études
38:01sur l'impact environnemental
38:02sur la Haute-Mer
38:04des activités humaines,
38:06regarder aussi
38:07la biodiversité
38:09et transformer
38:10des technologies
38:10vers des pays
38:11en développement
38:12pour les aider aussi
38:13à prendre leur part
38:14parce que ce qu'ils font
38:15est aussi très important.
38:16Donc,
38:17ce traité-là
38:17sur la Haute-Mer,
38:19il est aujourd'hui,
38:20il a été ratifié
38:22par 74 pays.
38:25Il y a eu 74 ratifications,
38:27il y a 145 États
38:28qui vont s'en occuper.
38:30Et donc,
38:31il y a un vrai travail
38:33de mobilisation
38:33à faire.
38:35La Chine ne l'a pas encore signée,
38:37les États-Unis
38:38ne l'ont pas encore signée.
38:39Donc,
38:40il y a des grands pays
38:41sur lesquels
38:41avec qui nous travaillons
38:43pour qu'on arrive
38:44à se mobiliser
38:45sur cette question.
38:46Voilà,
38:47je vais conclure ici
38:48pour vous laisser après
38:49beaucoup de temps
38:50pour échanger.
38:52En fait,
38:52il y a peut-être
38:54une phrase
38:54que je voudrais dire,
38:55c'est qu'il ne faut pas
38:56confondre l'urgence
38:58d'agir
38:59et agir dans l'urgence.
39:01Il y a une urgence absolue.
39:03Maintenant,
39:04ça ne veut pas dire
39:04qu'il faut agir
39:05n'importe quand
39:05et n'importe comment
39:07dans la précipitation.
39:08Je voudrais prendre
39:09un exemple
39:10qui, moi,
39:10m'a beaucoup frappée.
39:11Vous savez,
39:12en 2011,
39:13après le tsunami
39:14au Japon
39:15qui a déclenché
39:15la catastrophe
39:16de Fukushima,
39:18il y a eu
39:19des réactions
39:20épidermiques
39:21et immédiates
39:21assez catastrophiques.
39:23Je pense à l'Allemagne
39:24qui a décidé
39:24d'avoir donné
39:25son programme
39:27nucléaire civil
39:27qui s'est retourné
39:29vers le central
39:30à charbon.
39:31La conséquence,
39:32elle est très claire,
39:33c'est qu'on a
39:36en Allemagne
39:37à l'heure actuelle
39:39un taux d'émission
39:40de gaz à effet de serre
39:42et des CO2
39:43qui est hallucinant.
39:46Voilà.
39:47Et donc,
39:47à l'heure actuelle,
39:48il est très difficile
39:50pour des politiques allemands
39:52de se présenter
39:52en disant
39:53« Oui,
39:54je suis pro-nucléaire »
39:55parce que ça résonne
39:56très mal
39:57dans les oreilles
39:59des citoyens.
39:59Et donc,
40:00parce qu'on n'explique pas,
40:01parce qu'on n'explique pas
40:02qu'il y a une vraie différence
40:03entre nucléaire civil
40:05et nucléaire,
40:06le nucléaire,
40:07les nucléaires,
40:08et que d'autre part,
40:09on est capable
40:09de développer
40:12à l'heure actuelle
40:13des nouvelles technologies
40:14qui sont très importantes
40:16et très intéressantes.
40:17J'ai même problème
40:17à l'heure actuelle
40:18pour expliquer
40:19la question
40:20de l'enfouissement du CO2
40:21qui fait très peur
40:23à certains
40:23parce qu'on n'écoute pas
40:25les scientifiques
40:25et qu'on ne prend pas
40:26la peine de s'informer.
40:27Donc voilà.
40:28Moi, je compte sur vous
40:29parce que je pense
40:30qu'il est de votre devoir
40:33de dire
40:33et de montrer
40:34ce qui est important
40:35pour vous
40:36et de faire aussi
40:38sentir l'urgence
40:39d'agir
40:39pour le climat
40:41sur le long terme
40:42avec une stratégie claire
40:44qui soit ancrée
40:46dans des faits
40:48de la raison,
40:49de la science
40:51et de la démocratie,
40:54du discours ensemble,
40:55du dialogue.
40:56Voilà ce que je voulais vous dire
40:58et j'attends avec impatience
40:59de pouvoir échanger avec vous.
41:00Merci beaucoup.
41:03Merci beaucoup
41:05madame l'ambassadrice.
41:06madame l'ambassadrice.
41:07Si vous voulez bien,
41:09nous allons nous organiser
41:10en deux temps.
41:11La première partie,
41:12nous nous donnons
41:13une dizaine,
41:14quinzaine de minutes
41:15encore pour prendre
41:17des questions
41:17dans chaque établissement.
41:19Puis après une brève pause,
41:21je me permettrai
41:23de vous suggérer
41:24de reprendre
41:25un petit peu
41:25votre exposé
41:26de la première partie
41:28et d'entendre
41:29d'autres questions.
41:30Voilà.
41:31Donc,
41:32est-ce que
41:34à Novissade,
41:35par exemple,
41:39il y a des questions ?
41:40Si vous pouviez
41:41le grouper en une fois,
41:43je vous donne
41:43la parole maintenant.
41:46Allez-y.
41:49Activez votre micro
41:51si vous voulez.
41:53Allez.
41:54Voilà.
41:54On vous écoute.
42:10Bonjour à toutes et à tous.
42:12Bonjour madame l'ambassadrice.
42:15Puisque vous habitez
42:16en Norvège,
42:18est-ce que vous avez remarqué
42:19quelque chose
42:21dans la manière
42:22dont la Norvège
42:24lutte contre
42:25le changement
42:27climatique
42:28qu'on peut aussi
42:30appliquer
42:31autant
42:33comme des citoyens
42:36de Serbie
42:37ou de France.
42:45Bonjour.
42:47C'est bon ?
42:48Quel moment
42:50vous fise
42:50de la diplomatie
42:51climatique
42:52aujourd'hui ?
42:55Est-ce que vous pouvez
42:56reprendre
42:56votre question
42:58s'il vous plaît
42:58parce qu'on n'a pas
43:00bien entendu ?
43:01Selon vous,
43:03quel est le
43:04grand défi
43:05de la diplomatie
43:07climatique
43:08aujourd'hui ?
43:09Parfait.
43:10Merci.
43:11Mon question
43:12est de quelle
43:13école
43:14joue-t-elle
43:15aujourd'hui
43:15dans la formation
43:16d'une citoyenneté
43:18européenne
43:19engagée ?
43:23Voilà.
43:24OK.
43:25Merci pour
43:25les questions
43:26de Novissade.
43:27Madame
43:28l'Ambassadrice,
43:28voulez-vous les reprendre
43:30à votre façon ?
43:32Avec plaisir.
43:33Avec plaisir.
43:33Merci beaucoup.
43:34Ça me fait vraiment
43:34un grand plaisir
43:35d'échanger
43:36avec vous.
43:37Merci.
43:37Merci, Paula.
43:38Je pense que c'est
43:39des questions
43:40tout à fait
43:41importantes.
43:43Alors,
43:44sur qu'est-ce
43:45qu'on peut
43:45transférer
43:45de l'exemple
43:49nord-égiens ?
43:53En fait,
43:57le fait qu'ils
43:58essayent un petit peu
43:59de regarder
44:00toutes les possibilités
44:03de travailler
44:05sur cette question-là,
44:08sauf peut-être
44:08le nucléaire,
44:09parce que je le
44:09recroche un peu
44:10sur lequel je travaille,
44:11mais sinon,
44:13à la fois,
44:14comme je le disais,
44:15d'essayer de diminuer
44:18les gaz à effet de serre
44:20et donc le réchauffement
44:21climatique
44:21en travaillant
44:23sur des énergies
44:25renouvelables,
44:27très clairement,
44:28comme je le disais,
44:29l'éolien,
44:31mais aussi l'hydrogène,
44:34par exemple,
44:36travailler sur
44:37et puis,
44:38et puis aussi,
44:39comme je le disais,
44:40comme je le disais,
44:40l'enfouissement,
44:42le captage du CO2
44:43à la sortie des usines.
44:45Par exemple,
44:45j'ai visité
44:48des centres,
44:49vous savez,
44:49qui brûlent
44:52tous les déchets.
44:53Tout ce que vous jetez
44:54à la poubelle,
44:54à un moment donné,
44:56il faut bien en faire
44:56quelque chose.
44:57Donc,
44:57il y a des grands incinérateurs
44:59qui brûlent
44:59toutes les déchets.
45:00quand vous les brûlez,
45:02vous avez vraiment
45:03beaucoup d'émissions
45:04de gaz à effet de serre
45:06à la sortie.
45:07Maintenant,
45:07on veille des dispositifs
45:08qui,
45:09directement à l'usine,
45:11captent le CO2,
45:12le liquéfi,
45:13le stock,
45:14et après,
45:15on cherche les endroits
45:16pour le stocker.
45:17C'est vraiment
45:19quelque chose d'intéressant
45:20et par exemple,
45:20on a transféré
45:21en France,
45:22à l'heure actuelle,
45:24dans le nord de la France,
45:25surtout que les industries
45:27qui font du ciment,
45:28parce que là aussi,
45:29c'est des industries
45:30très polluantes
45:31et c'est des industries
45:32où on pourra faire
45:33ce qu'on veut
45:33quand on fabrique du ciment
45:35ou quand on brûle
45:35des déchets,
45:36de toute façon,
45:37on produira du CO2
45:38et les êtres humains
45:40ne vont pas s'arrêter
45:40de produire des déchets
45:42et ne vont pas s'arrêter
45:43de construire.
45:44Donc,
45:44il n'y a aucun moyen
45:47de moins polluer,
45:48sauf à capter ces gaz
45:50et en faire quelque chose avec.
45:52Quand je dis les stocker,
45:53il y a aussi,
45:53par exemple,
45:54le fait que,
45:55par des processus chimiques,
45:57on peut utiliser ce CO2
45:59pour faire du métal,
46:00donc pour faire du biogaz
46:01qui peut être réutilisé
46:03pour autre chose
46:03ou pour faire des engrais.
46:05Donc,
46:06la question de l'utilisation
46:07de ces gaz à effet de serre,
46:09c'est aussi quelque chose
46:10de très intéressant.
46:11Donc,
46:11je pense que là,
46:12il y a vraiment
46:12des nouvelles industries
46:15qui peuvent être
46:15mis en œuvre.
46:18Donc,
46:19ça,
46:19c'était pour parler
46:19sur la première question.
46:21Le plus grand défi
46:22de la diplomatie climatique,
46:24c'est la désinformation
46:27et le scepticisme
46:29vis-à-vis de la science
46:30et le discours
46:31de certains politiques
46:32contre la science
46:33à l'heure actuelle.
46:35Si vous voulez,
46:36quand dans certains pays,
46:37je n'aimerais pas,
46:38vous suivez mon regard,
46:39on n'a plus le droit
46:40de parler
46:41des changements climatiques,
46:43parce que ça n'existe pas,
46:44c'est compliqué quoi.
46:45Comment on fait pour lutter
46:46si on ne peut pas en parler ?
46:48Donc,
46:49le défi vis-à-vis de la science,
46:51au lieu de reconnaître les faits
46:52et d'essayer
46:52de trouver les solutions,
46:55c'est ce qui est
46:56le plus difficile.
46:57Et quant au rôle de l'école,
46:59alors,
46:59moi,
46:59je suis convaincue,
47:00et c'est pour ça
47:00que je vous parle,
47:02que c'est absolument essentiel.
47:04D'abord,
47:04parce qu'il faut essayer,
47:06parce que ça,
47:07je le redis,
47:09il faut essayer
47:10de comprendre
47:11les phénomènes,
47:12il faut comprendre,
47:12il faut s'instruire,
47:13mais il faut aussi apprendre
47:15à apprendre toute sa vie.
47:16Ce que je veux dire par là,
47:17c'est que le monde
47:17est en train de changer
47:18tellement vite,
47:19les connaissances,
47:20elles évoluent tellement,
47:21c'est sûr qu'il y a
47:21des nouvelles technologies
47:22qui vont arriver
47:23dans 10 ans,
47:24dans 20 ans,
47:24moi,
47:25je ne serai plus là
47:25pour les voir,
47:26mais vous,
47:26vous serez aux manettes,
47:28que pour l'instant,
47:28on ne connaît pas.
47:29Mais dans 10 ans,
47:30dans 20 ans,
47:31vous ne serez plus à l'école.
47:32Simplement,
47:33si à l'école,
47:33vous avez appris
47:35qu'on peut s'informer
47:36toute sa vie
47:36et qu'on est suffisamment,
47:38on peut être suffisamment
47:39intelligent
47:40pour être capable
47:42d'apprendre
47:42même des choses
47:42qu'on ne connaît pas encore,
47:44on peut apprendre
47:44toute sa vie,
47:45je pense que vous aurez
47:46fait un pas énorme.
47:48Et ça,
47:48pour moi,
47:49c'est quelque chose
47:50d'absolument essentiel.
47:51Ça veut dire apprendre
47:52à réfléchir par soi-même,
47:53apprendre à s'informer
47:55de manière intelligente
47:56en ne croyant pas
47:57n'importe quoi,
47:58mais en recoupant les frais,
47:59en comprenant
48:00comment ils ont travaillé,
48:01se construire.
48:02Je pense que c'est ça.
48:03Et il n'y a que l'école
48:04pour faire ça.
48:05Je suis convaincu.
48:06Et aussi apprendre à parler,
48:08apprendre à discuter,
48:09apprendre à échanger
48:10avec des gens
48:11qui ne sont pas d'accord
48:12avec vous
48:12pour tenter
48:13de les convaincre.
48:18Merci beaucoup,
48:19Madame l'Ambassadrice.
48:21Je me tourne
48:22vers Benjamin Ouadraogo,
48:25s'il vous plaît,
48:26professeur de philosophie
48:27au lycée Liberté
48:28à Bamako.
48:30Est-ce que tu pourrais
48:31recadrer juste
48:32un petit peu ton image,
48:33cher Benjamin,
48:34et activer
48:35ton micro
48:36pour donner
48:38ton point de vue
48:39sur le sujet
48:39ou éventuellement
48:40rapporter
48:41des interrogations
48:42de tes élèves
48:43avec lesquelles
48:44tu as été en contact
48:46téléphonique
48:47depuis un bon moment ?
48:51Bonjour à tous.
48:52Merci,
48:52Madame l'Ambassadrice.
48:53C'est toujours très éclairant
48:55que vous nous donnez
48:56comme information.
48:57Ça fait la deuxième fois
48:57que je vous écoute.
48:59Et franchement,
49:01je vous avoue
49:01que vous m'avez fait
49:02changer beaucoup d'avis,
49:03beaucoup de points de vue
49:05sur justement
49:06cette approche.
49:07J'étais très, très, très sceptique,
49:09mais en vous écoutant,
49:10je me dis,
49:11il reste encore des portes
49:12qu'on peut actionner
49:14pour justement
49:15pour que ça fonctionne.
49:17Moi, ma question
49:17est de savoir
49:18est-ce qu'une coordination
49:21vraiment européenne
49:22sur la question
49:24du climat
49:26est possible ?
49:27Je pose la question
49:28parce que je vois
49:29que chacun joue
49:32sa partition
49:33de son côté
49:34et je ne vois pas
49:35très bien
49:36au niveau de l'Europe
49:38cette concertation commune,
49:43cette décision
49:43de prise commune.
49:45j'en veux pour preuve
49:46de ce qui se passe
49:47par exemple
49:48quand la France
49:48décide de réintroduire
49:52certains produits
49:53qu'on a jugé
49:54justement
49:56cancérigène,
49:57en magie
49:58contre le climat.
49:59Et puis,
50:00voilà,
50:01l'Europe,
50:01j'ai comme l'impression
50:02que l'Europe ne dit rien,
50:03l'Europe dit
50:03« bon, chacun fait
50:04comme il le sent ».
50:05Et moi,
50:06ça, ça m'embête un peu.
50:07C'est vrai que la Norvège
50:08a été quand même
50:09un pays
50:10qui nous donne
50:10beaucoup de leçons,
50:13de très bonnes leçons
50:14sur justement
50:14cette question du climat.
50:17Moi,
50:18j'aimerais savoir,
50:18ma question,
50:19c'est savoir
50:20est-ce qu'il y aura
50:21un jour
50:21cette concertation
50:23où,
50:24pour une fois,
50:25on appliquera
50:26les règles,
50:27les lois,
50:28voilà,
50:29et pour éviter
50:30d'être à chaque fois
50:32comme le cas
50:33de la France,
50:34à rappeler
50:35par un coup de bâton
50:36par l'Europe
50:37en disant
50:37« on ne respecte pas
50:38certaines règles ».
50:39Voilà.
50:41J'attends toujours
50:42des questions
50:43de mes élèves,
50:43je suis en contact
50:44avec eux
50:45par pronote,
50:49la difficulté
50:49étant liée
50:50à la distance
50:51qui nous sépare.
50:52Dès que j'ai des questions,
50:54je n'hésiterai pas
50:54à demander la parole.
50:56Il faut savoir
50:57que mes élèves
50:58sont connectés
50:59par Teach
50:59parce que beaucoup
51:01font la spécialité
51:02SES
51:02et en SES,
51:04justement,
51:05le chapitre 9,
51:06je suis allé voir
51:07le programme,
51:08le chapitre 9
51:08de SES,
51:09c'est l'économité sociale,
51:11mais ça prend aussi
51:11le climat,
51:12les enjeux du climat.
51:13Merci.
51:16Merci beaucoup
51:17et c'est toujours
51:18un plaisir
51:18de discuter
51:19avec vous.
51:20C'est une vraie
51:21bonne question
51:22qui est compliquée
51:23parce que
51:25l'Europe,
51:26c'est un continent
51:27qui est assez
51:29fragmenté
51:29d'une certaine façon.
51:30Je veux dire,
51:31quand il faut se mettre
51:32d'accord
51:32à 27 pays,
51:34vous imaginez,
51:35ce n'est pas forcément ça.
51:36Pour autant,
51:37je pense qu'il y a
51:38une vraie prise de conscience
51:40que les conséquences
51:43économiques,
51:44politiques,
51:45je veux dire,
51:47sont essentielles.
51:49On est des plus en plus,
51:50je le disais au début,
51:51mais oui,
51:52les inondations,
51:54les épisodes climatiques
51:56de plus en plus difficiles,
51:58ce n'est pas que ailleurs.
51:59ça commence à toucher
52:01véritablement l'Europe
52:02avec des essais
52:03un peu dévastateurs.
52:04Donc,
52:05la prise de conscience,
52:06elle est là.
52:07Maintenant,
52:08on est dans un processus
52:10démocratique
52:11qui est compliqué
52:11parce qu'il n'y a pas
52:12un pays
52:12qui peut imposer
52:13sa loi aux autres
52:14et qu'il y a des domaines
52:16et chacun,
52:17effectivement,
52:17fait un peu
52:18ce qu'il veut
52:19chez lui.
52:20Pour autant,
52:21je trouve que ça progresse.
52:22Il y a des politiques communes
52:24qui sont mises en place.
52:25Il y a de l'argent
52:28qui est mis aussi
52:29sur la table
52:30par la Commission européenne
52:32pour aider
52:33les entreprises
52:34à faire des efforts
52:36sur la décarbonation.
52:38Il y a des aides publiques
52:39pour ça,
52:40par exemple,
52:41pour construire
52:41des industries
52:43de production
52:44de batteries électriques.
52:46Il y a une aide.
52:47Il y a aussi
52:47des réglementations
52:48qui, d'ailleurs,
52:49ne plaisent pas forcément
52:50à tous les citoyens.
52:51Donc,
52:51ça pose un problème politique
52:52aux dirigeants
52:53sur le fait
52:54qu'on va
52:56diminuer
52:56de manière
52:57très, très forte
52:58le nombre
52:59de véhicules
53:02qui fonctionnent
53:04au pétrole,
53:06donc aux hydrocarbures
53:07à partir de 2030.
53:09Et ça bouge beaucoup.
53:10Il y a de l'argent
53:10qui ne se passe pas
53:11en temps.
53:12Donc, voilà.
53:12Il y a cet effort
53:14de réglementation.
53:16Mais c'est un travail
53:17permanent.
53:18C'est un travail
53:19de conviction permanent.
53:21Et comme je vous le disais,
53:22il faut que les politiques
53:24se sentent suffisamment forts
53:25et ont suffisamment
53:26d'arguments
53:26pour ensuite aller
53:27devant leurs citoyens
53:29en disant
53:30« Oui,
53:31on est d'accord
53:32et on va appliquer
53:34des normes
53:35qui nous sont maintenant
53:36imposées par l'Europe. »
53:37Parce que c'est assez facile
53:38d'expliquer
53:40que ce n'est pas moi,
53:40c'est les autres.
53:41C'est l'Europe
53:42qui nous impose des choses,
53:43mais moi,
53:43je ne suis pas d'accord
53:44et je voudrais
53:44qu'on passe autrement
53:45de ne pas prendre
53:46ce responsable.
53:48Voilà,
53:48je trouve que ça progresse,
53:50mais ça ne progressera
53:52que s'il y a aussi
53:53un revirement
53:54dans l'opinion publique
53:55et une prise de conscience
53:56qui finalement
53:57pousse les dirigeants
53:59de chaque pays
54:00à aller vers cette direction.
54:05Merci beaucoup,
54:06madame l'ambassadrice.
54:07Je reçois un instant
54:08via tchat
54:09une question justement
54:11d'un élève
54:12du lycée
54:13Liberté à Bamako
54:17qui vous demande
54:18pourquoi l'Afrique
54:20est-elle si touchée
54:22par ce phénomène
54:23du changement climatique
54:26alors qu'elle pollue
54:27beaucoup moins
54:28que d'autres continents ?
54:31Super question.
54:32Vraiment,
54:32merci de la poser
54:33et c'est ce genre
54:35de question-là
54:36que les citoyens
54:37doivent poser
54:37et doivent poser
54:39au monde entier.
54:41L'Afrique est déjà
54:42dans une situation
54:43climatique difficile
54:44au départ
54:45de sécheresse,
54:46un climat compliqué,
54:48etc.
54:49Et en fait,
54:53le climat de l'Afrique
54:54il dépend
54:55de ce qui se passe
54:55partout ailleurs.
54:56Donc ce n'est pas
54:57elle qui pollue le plus
54:58effectivement
54:59de ce point de vue-là
55:00ou du moins
55:01elle a commencé
55:02plus tard que les autres
55:03à polluer.
55:04Elle a aussi beaucoup
55:04parce qu'en réalité
55:07en Afrique
55:07il y a beaucoup
55:08des industries
55:09qui sont présentes
55:10à l'heure actuelle
55:10et qui sont
55:11heureusement
55:12en train de monter
55:13ne sont pas
55:14les industries
55:15les moins polluantes
55:17comme l'Afrique
55:18a commencé
55:19beaucoup plus tard
55:19elle en a moins.
55:22Mais si vous voulez
55:23les conséquences
55:25de la pollution
55:26de l'air industrielle
55:28qui a commencé
55:30finalement
55:31au milieu
55:32du 19e siècle
55:33essentiellement
55:34en Europe
55:35et dans les pays
55:37du Ouest
55:38on en voit
55:39des conséquences
55:39maintenant
55:40et ça rejaillit
55:42sur ce que je vous disais
55:42sur les effets
55:43à long terme
55:44donc on paye
55:45les conséquences
55:46de toute l'action
55:47humaine
55:47depuis le début
55:48de l'air industriel
55:49donc maintenant
55:51c'est ça
55:51la réalité
55:52et quand par exemple
55:54je vous disais
55:55tout à l'heure
55:55que ce qui se passe
55:57dans le Grand Nord
55:58a des conséquences
55:59immédiates
56:00ce qui se passe
56:00en Afrique
56:01oui
56:01parce que la machine
56:02du climat
56:03c'est vraiment
56:05une machine
56:05qui tourne
56:06à l'échelle
56:07de la planète
56:08tout entière
56:10alors la fonte
56:12je le disais
56:13la fonte des glaces
56:15au pôle
56:17elle augmente
56:19le réchauffement
56:19elle est due
56:21au réchauffement climatique
56:22mais elle augmente
56:22encore plus rapidement
56:23le réchauffement climatique
56:25elle injecte
56:26de l'eau douce
56:27dans l'océan
56:28Arctique
56:29elle change
56:30la salinité
56:31de l'océan Arctique
56:32du coup
56:33les courants marins
56:34sont en train
56:35de bouger
56:36et accentuent encore
56:38les phénomènes
56:39El Minio
56:40ou les phénomènes
56:41de cyclone
56:42etc.
56:43dans le reste du monde
56:44donc nous ne sommes pas
56:46indépendants
56:47du point de vue climatique
56:47les uns des autres
56:48c'est pour ça
56:49qu'il faut qu'il y ait
56:49cette prise de conscience
56:50à l'échelle planétaire
56:52de notre responsabilité
56:54individuelle
56:57Merci beaucoup
56:58Madame l'ambassadrice
56:59pour des raisons techniques
57:01nous sommes obligés
57:03de faire une brève coupure
57:04de 2-3 minutes
57:05et nous poursuivrons
57:08donc à la fois
57:10votre réflexion
57:12mais également
57:13les questions
57:14que poseront
57:14les autres établissements
57:16à partir de 11h20
57:18à peu près
57:19Je vous remercie beaucoup
57:21pour votre contribution
57:24aux élèves
57:26pour leurs questions
57:27et je vous signale
57:29que tout cela
57:29sera disponible
57:30bientôt
57:31en différé
57:31en vidéo
57:32et en podcast
57:33je ne manquerai pas
57:34de vous en informer
57:36sur le site
57:36du projet
57:37Europe Éducation École
57:38Merci
57:39à tout à l'heure
57:40nous nous reconnectons
57:42dans 2-3 minutes
57:43Merci à tous
57:57Merci à tous
58:00Merci à tous
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