00:00C'est devenu ça, cette gauche-là, interdire, interdire, interdire, interdire et interdire, interdire, interdire encore et interdire encore, interdire
00:06les salons de livres, interdire les gens qui... etc.
00:10On est tous les deux dans la même ville, je le crois, de temps en temps, avec sa trottinette dans
00:13le train quand il rentre de Paris.
00:14Et donc, il ne connaît pas quand, ou alors si vraiment il veut du sanitaire, ce qu'il nous dit,
00:18en gros, ce n'est pas politique, c'est juste le sanitaire.
00:20Il est du calvadeur, c'est pas...
00:21Si c'est sanitaire, alors, moi j'habite dans un endroit où tous les jeudis soirs, samedis soirs, etc., je
00:27vois passer des jeunes ivres morts.
00:29qui grimpent sur des voitures, qui hurlent jusqu'à une heure du matin, et il y a quand une fête
00:34des étudiants ?
00:35Alors, je ne sais pas pour l'interdiction de ça, entendons-nous bien, je dis juste que l'argumentaire de
00:39ce monsieur ne tient pas,
00:40que les jeunes puissent continuer à vivre comme ils vivent, la vie qu'ils veulent, etc.
00:44Il y a un carnaval des étudiants où il y a des étudiants ivres morts, où il y a des
00:48comas éthiliques,
00:49où les trottoirs sont remplis de vomis, d'urine, d'alcool, etc.
00:53Et ça, c'est...
00:54Ben, là, on n'interdit pas.
00:56Alors, si vraiment, il veut être un père la pudeur et, en grand hygiéniste, interdire l'alcool,
01:01à ce moment-là, il y a une rue à Caen qui s'appelle la rue...
01:03Je ne vais pas dire laquelle, mais il est baptisé la rue de la Soif.
01:07Alors, on ferme la rue de la Soif, qui est une rue piétonne, où il y a effectivement à peu
01:10près 100 mètres de bistrots,
01:12où les jeunes picolent.
01:13Mais au fond, c'est une détestation du peuple, c'est ça ?
01:14Mais il le dit très précisément, vous dites, mais prétendu populaire, c'est fait prétendu populaire.
01:18Mais qui est-il, ce monsieur, pour nous dire ce qui est le peuple et ce qui n'est pas
01:21le peuple ?
01:21Et il estime que s'il y a effectivement des gens qui boivent un peu trop, et oui, les jeunes
01:25boivent beaucoup,
01:26et en fin de semaine, ils ont envie de boire un coup, c'est leur affaire.
01:29Ce n'est pas la mienne, moi, je ne vais pas interdire ce genre de choses, je ne vais pas
01:32non plus les juger.
01:33Je dis juste qu'on ne peut pas se prétendre un défenseur de l'hygiène publique,
01:37de lutte contre l'alcoolisme, en disant, fermons ces banquets qui sont prétendument populaires.
01:43Mais c'est quoi prétendument populaires ?
01:44Des gens qui mangent du cochon, qui boivent du vin,
01:47et qui peut-être ont bu un coup de trop à 3h du matau, 2h quand ça se termine,
01:52et qui sont dans les rues, ça peut exister.
01:54Moi, je ne vais pas interdire le festival des étudiants,
01:56je ne vais pas demander à ce qu'on ferme les rues dans lesquelles les étudiants boivent,
02:00ça fait partie de la vie, l'alcool, et on peut accepter que des gens puissent être alcoolisés.
02:03Avec modération.
02:05Mais la loi nous oblige à le dire.
02:06Oui, mais on ne peut pas empêcher que des gens, je pense que les socialistes doivent boire aussi,
02:10et parfois au-delà de toute modération.
02:12On a connu, et on en connaît encore, des gens qui à la France insoumise,
02:15on lève le coup de pas mal, et on sait qu'à la buvette de l'Assemblée nationale,
02:19il y a des alcooliques notoires, il y a aussi des drogués notoires.
02:21Dans tous les partis, oui.
02:22Oui, c'est pourquoi il faut arrêter de stigmatiser le canon français, c'est ça le problème.
02:26C'est-à-dire, si vous voulez interdire, parce que ces gens-là ne veulent que ça,
02:29interdire, dites, ça nous gêne qu'il y ait des fêtes qui nous échappent,
02:32plutôt que de traiter le peuple d'alcoolique, c'est ça qui se trouve.
02:35Le peuple est alcoolique, il faut donc fermer ces choses-là.
02:38Sous-titrage Société Radio-Canada
02:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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