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  • il y a 5 minutes
Michel Onfray revient sur les débordements après le match du PSG, mercredi soir. Il critique le fait que ces prétendues manifestations de joie sont souvent l'occasion de détruire la ville. «Il ne faut pas que ces fêtes soient l'occasion de détruire la République».

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Transcription
00:00Paris est tellement cadenassé qu'il n'y a rien qui bouge.
00:02Vous avez effectivement fait la réponse.
00:04Si ça s'est bien passé, c'est juste parce qu'il y avait une décision du fait que ça
00:08se passe bien.
00:09C'est pourquoi je vous dis qu'il y a parfois une tolérance,
00:12une force avec les faibles et une faiblesse avec les forts,
00:14que certains ont déblindé devant eux quand ils veulent se manifester
00:17et que d'autres ont la visite un peu plus loin du ministre qui s'en vient voir si tout
00:21se passe bien.
00:22Donc ce n'est pas exactement la même chose.
00:24Mais de fait, il ne faut pas que les prétendus faits soient des occasions de détruire ce qui fait la
00:32République.
00:32C'est-à-dire que jadis, il y a eu la fête de la Fédération, un an après le 14
00:35juillet 1789,
00:36c'était normalement ça, la date de naissance de la Révolution française,
00:39pas seulement la prise de la Bastille en 1989,
00:41mais la possibilité, aussi bien pour le roi que pour les révolutionnaires,
00:45de se retrouver à une même fête, sans se détruire.
00:47C'est pourquoi il y a si peu de choses sur la fête de la Fédération pendant la Révolution française.
00:51Mais ça, c'est la vraie fête.
00:52C'est la possibilité pour tout le monde de se retrouver,
00:54et pas seulement des fêtes identitaires.
00:56Il y a des fêtes identitaires où parfois on se dit peut-être
00:59que certains ont choisi le cochon pour être sûr que d'autres ne s'y trouvent pas,
01:02et puis d'autres ont choisi le pétard pour être sûr que d'autres ne s'y trouvent pas non
01:04plus,
01:04ou le drapeau palestiniste, ou ce genre de choses.
01:06Et je dis palestiniste et pas palestinien.
01:09Donc il faut penser ce genre de fête et voir si vraiment on n'a pas autre chose à proposer
01:13que des fêtes qui détruisent, que des fêtes qui ravagent,
01:16que des fêtes qui coûtent cher d'ailleurs aux contribuables,
01:18parce que toutes les destructions sont payées par le contribuable.
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