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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour ce Midi News Week-end est ensemble jusqu'à 13h.
00:05On va évidemment commencer nos débats dans un instant, mais d'abord le journal de Mathieu Devesse. Bonjour Mathieu.
00:10Bonjour Elodie et bonjour à tous à la une de l'actualité.
00:13Emmanuel Macron qui a promulgué la loi spéciale qui permet donc de pallier l'absence d'un budget pour 2026.
00:19Elle permet de financer provisoirement l'État avant la reprise en janvier des débats au Parlement autour de la loi de finances.
00:25La loi spéciale reconduit les impôts et les enveloppes alloués à l'État dans les conditions de 2025.
00:32En Ukraine, la capitale Kiev attaquait cette nuit.
00:35Des missiles et des drones russes ont tué une personne, 19 blessés également.
00:39Volodymyr Zelensky déclare que ces bombardements montrent que la Russie, je cite, ne veut pas mettre fin à la guerre.
00:45Alors qu'une rencontre est prévue demain en Floride entre Zelensky et Trump pour évoquer la question sensible des territoires.
00:51Enfin des images impressionnantes dans les Pyrénées-Orientales, touchées par des inondations comme ici à Estagel.
00:58Le département reste placé en vigilance orange pour pluie et inondation.
01:02Donc les pluies devraient toutefois baisser en intensité avec 5 à 10 mm par heure avant de cesser demain matin Elodie.
01:10Merci Mathieu, on se retrouve dans 30 minutes pour un prochain point complet sur l'actualité.
01:14Pour m'accompagner pendant cette heure de Midi News, j'accueille avec plaisir Virginie Mansous-Sombrouillet, bonjour.
01:19Vous êtes avocate Myriam Jabali-Larac, bonjour.
01:22Bonjour.
01:22Vous êtes professeure d'économie et présidente de l'association Regards Lissiens.
01:25Michel Fayette, bonjour.
01:26Bonjour.
01:27Analyste politique, on va commencer avec l'actualité d'hier.
01:31Vous l'avez sans doute suivi, ces trois femmes qui ont été agressées au couteau.
01:34Cela s'est passé dans le métro parisien et cela pose un certain nombre de questionnements,
01:39notamment sur les personnes en situation irrégulière sur le territoire, sur les troubles psychiatriques aussi.
01:43Mais d'abord, on va revenir sur les faits avec Sean Pousseau, Pauline Trevzner et Charlotte Diry.
01:49Au lendemain de Noël, une agression d'une rare violence.
01:53Les faits se sont déroulés vendredi après-midi peu après 16h.
01:57Un individu poignarde sa première victime sur la ligne 3 du métro parisien à la station Arrêt-Métier.
02:04L'homme se dirige ensuite vers la station République quelques minutes plus tard
02:08et agresse à nouveau une femme avant de changer de métro
02:11et de poignarder une dernière victime à la station Opéra.
02:15Il n'a donné aucune revendication ni politique ni religieuse.
02:21Le seul point en commun qu'il y avait dans cette affaire, c'est qu'il s'en est pris à des femmes.
02:26Son profil est tout aussi inquiétant.
02:28L'homme de 25 ans, de nationalité malienne, est en situation irrégulière sur le territoire national.
02:35Défavorablement connu des services de police pour des faits d'atteinte aux biens,
02:38de violences et d'agressions sexuelles dans les transports,
02:42il a déjà été condamné à plusieurs reprises.
02:44Sorti de prison cet été, l'individu a fait l'objet d'une OQTF et était sous mandat de recherche.
02:50C'est son casier qui a permis aux enquêteurs de le retrouver rapidement.
02:54Grâce aux caméras de surveillance présentes dans le métro
02:56et avec la géolocalisation de son téléphone,
02:59les policiers sont remontés jusqu'à son domicile.
03:02Il est 18h55 quand l'homme est interpellé chez lui à Sarcelles dans le Val-d'Oise.
03:07Il va être entendu par les enquêteurs, mais surtout il va être présenté à un psychiatre.
03:13Une enquête confiée au service de la Sûreté Régionale des Transports
03:16a été ouverte pour tentative d'homitié de volontaires et violences volontaires avec armes.
03:22Et j'accueille également Bernard Kwanadat. Bonjour.
03:24Bonjour Elodie.
03:25Président du cercle de réflexion Étienne Marcel.
03:28Je le disais, on va voir ensuite dans le détail notamment le profil de l'agresseur.
03:31Mais d'abord Bernard, une fois de plus, ce mode opératoire,
03:35visiblement quelqu'un atteint de troubles psychiatriques, nous dit-on,
03:38qui prend un couteau.
03:39Heureusement, ces trois victimes n'ont pas de pronostic vital engagé.
03:42Mais malheureusement, une fois de plus, on est passé non loin d'un drame.
03:45Oui, il y a une multiplication des actes de personnes irresponsables.
03:50C'est un problème juridique parce qu'effectivement,
03:52les responsabilités pénales font partie des conditions du Code pénal.
03:57Mais ça ne règle pas le problème des victimes.
03:59C'est-à-dire qu'aujourd'hui, lorsqu'on est dans les transports en commun,
04:03lorsqu'on est dans certains commerces, lorsqu'on est même sur des places publiques,
04:06il n'y a pas de sécurité.
04:08Et cette insécurité de personnes en situation de dépendance,
04:13soit liée à des troubles mentaux, soit à de la drogue, soit à des addictions,
04:18fait partie d'un risque que ne peuvent pas vivre les citoyens.
04:21Lorsque l'on est dans l'espace public, on attend de la sécurité.
04:23Et bien entendu, les femmes sont aujourd'hui en première ligne,
04:27mais il n'y a pas que les femmes, il y a les enfants,
04:29il y a toute personne qui aujourd'hui se situe dans l'espace public,
04:32que ce soit dans le métro, que ce soit dans l'ERR,
04:33que ce soit dans la SNCF, c'est-à-dire dans les trains.
04:36Ces endroits de proximité, qui sont des endroits clos,
04:40sont propices à des actes, comment dirais-je, d'irresponsables.
04:46Malheureusement, on ne peut pas mettre une personne et un policier derrière,
04:52dans chaque rame.
04:53C'est pour ça qu'il faut multiplier la vidéosurveillance
04:56avec reconnaissance faciale à travers l'intelligence artificielle.
04:59Et on va parler justement dans un instant du plan du ministre des Transports,
05:02Philippe Tabarro, pour améliorer un petit peu la sécurité dans les transports.
05:06Vous mentionnez les victimes.
05:07Et justement, je voulais qu'on en parle avec vous,
05:09Virginie Ben-Toussant-Brulé, parce qu'effectivement,
05:11pour ces victimes, comment on fait quand la personne est reconnue
05:15comme ayant des troubles psychiatriques ?
05:16Quels moyens ont les victimes d'être reconnues, un, comme victimes,
05:19mais surtout d'être indemnisées, si cela est nécessaire ?
05:21Oui, alors, au cas d'espèce, ça sera vraisemblablement nécessaire,
05:25car quand bien même le préjudice physique serait faible,
05:29le préjudice moral, psychologique, lui, est existant.
05:34Donc, il y aurait la possibilité d'engager la responsabilité de l'État.
05:38Et à ce moment-là, il faut réfléchir si on serait sur une responsabilité sans faute
05:42ou une responsabilité pour faute de l'État.
05:45Ce qui est intéressant dans la responsabilité sans faute,
05:48c'est que, comme son nom l'indique, on n'a pas à démontrer une carence,
05:53une inertie de l'État.
05:56Simplement, au cas d'espèce, le lien de causalité entre l'acte de cet individu
06:03et l'action publique est trop ténu.
06:06On n'est pas, comme dans le cas particulier, par exemple,
06:09de travaux publics qui auraient causé un dommage au riverain.
06:12Donc, on passerait sur la responsabilité pour faute.
06:15Ici, le dommage, pas de difficulté.
06:19Le lien de causalité, a priori, non plus.
06:22Simplement, il y aura la faute à démontrer.
06:24Et au cas d'un individu sous OQTF,
06:28et par ailleurs connu pour des faits graves,
06:33en l'occurrence, selon ma compréhension,
06:36de vols aggravés et d'agressions sexuelles,
06:38on pourrait faire un parallèle avec ce qui se passe
06:41quand des dommages sont commis par des détenus qui se sont évadés,
06:47où à ce moment-là, la faute lourde de l'État est un défaut de surveillance.
06:53Et ici, on pourrait tenter de démontrer, d'une part,
06:57qu'aucune mesure d'éloignement n'a été prise alors que c'était possible.
07:01Bon, voilà.
07:03Le deuxième critère, ça serait une inertie prolongée et injustifiée de l'administration.
07:09Et le troisième critère, ça serait un défaut de surveillance.
07:13Simplement, au cas d'espèce, si on revient à ce cas-là,
07:15le défaut de surveillance, il me semble que cet individu était sous mandat de recherche.
07:19Exactement.
07:20Donc, ce qui a aussi certainement expliqué la rapidité de son arrestation
07:25entre la vidéoprotection, la géolocalisation de son véhicule,
07:29mais entre les deux, un fichier,
07:31un fichier qui contenait nécessairement son numéro de mobile,
07:35son opérateur de télécom et son adresse de domicile.
07:41Donc, c'est vrai que sur la partie défaut de surveillance,
07:44ça risque d'être un petit peu compliqué.
07:46Sur l'inertie prolongée et injustifiée de l'administration,
07:54il semble que ce ne soit pas le cas non plus,
07:56puisqu'il avait été mis en crasse pour la période légale des fameux 90 jours.
08:02Donc, il nous resterait l'absence de mesures d'éloignement alors que c'était possible.
08:06Et il nous semble, en tout cas de ce qui ressort,
08:08que cet individu est de nationalité malienne et que le gouvernement malien
08:16n'a pas délivré un laissé-passer consulaire.
08:20Et donc, peut-être que la solution, cette fois-ci, ne serait pas juridique,
08:23mais politique et ne nécessiterait pas de modifier la loi,
08:27mais peut-être de faire comme l'administration Trump,
08:29c'est-à-dire une forme de chantage.
08:32Si vous ne délivrez pas les laissés-passer consulaires,
08:36alors nous augmenterons les taxes vis-à-vis des produits,
08:39notamment miniers, par exemple, de votre pays.
08:42Oui, alors effectivement, on est loin des mesures de l'administration Trump
08:46quand nous, on n'a pas les laissés-passer consulaires.
08:48Je voudrais qu'on regarde justement ce dont je parlais,
08:50ce plan de Philippe Tabarro, ministre des Transports,
08:53et d'Aurore Berger, ministre chargé de l'égalité femmes-hommes,
08:56qui essaye de faire qu'il y ait un peu plus de sécurité dans les transports,
08:59notamment pour les femmes.
09:01Le ministre Tabarro qui explique qu'il y aura bientôt plus de protection,
09:04puisque les agents de sûreté RATP comme SNCF
09:07pourront désormais saisir des objets dangereux,
09:10procéder à des palpations, intervenir sur les parvis des gares
09:12et être équipés d'armes non létales.
09:15Plus de dissuasion avec le port des caméras piétons pour les agents de contrôle
09:19et plus de sanctions avec un juge qui pourra désormais interdire
09:22un individu condamné pour un crime ou certains délits
09:25d'emprunter les transports publics.
09:27Myriam Jabali-Larac, on voit que le ministre des Transports
09:30a envie qu'on ait un peu plus de sécurité,
09:34notamment dans les métros,
09:35mais on se dit, comme le disait Bernard Conadat tout à l'heure,
09:38on ne pourra pas mettre un policier derrière chaque femme
09:41ou chaque homme d'ailleurs qui prend le métro.
09:43Vaut mieux tard que jamais.
09:44Oui, bien sûr.
09:44Les chiffres sont quand même effarants.
09:466% de violences sexuelles en plus depuis 2023,
09:49plus 86% depuis 2016.
09:527 femmes sur 10 déclarent avoir été victimes de violences sexistes ou sexuelles
09:58et c'est que la face émergente de l'iceberg parce que beaucoup d'agressions
10:02ne sont pas déclarées.
10:04Alors, on ne peut pas dire que c'est une accumulation de faits divers
10:07parce que là, pour le coup, c'est un signal fort
10:08et ça demande une réponse encore plus forte que celle qui est donnée ici.
10:12C'est toujours le même mécanisme.
10:14Il y a cette logique de dominance,
10:19en fait, masculine j'allais dire,
10:20mais en tout cas de dominance qui se structure par un refus du rejet,
10:24un refus de se contrôler immédiatement
10:26et cette impunité derrière peut-être juridique ou judiciaire,
10:29on ne l'a pas vue.
10:30Et ça ne peut pas continuer comme ça
10:31parce qu'en plus, les femmes sont en première ligne.
10:34Ce sont les premières victimes de cette logique et de ces structures.
10:37Oui, 8 femmes sur 10 disent avoir peur de prendre les transports,
10:40en tout cas de se sentir en insécurité quand même.
10:42C'est un chiffre qui n'est pas anodin.
10:44On va continuer sur ce débat.
10:45On va regarder un peu plus précisément justement le profil de cet agresseur.
10:50On rappelle qu'il a été interpellé assez rapidement à son domicile à Sarcelles.
10:53Les détails avec Charlotte Diry.
10:56C'est un récidiviste.
10:58L'homme qui a poignardé trois femmes dans le métro parisien hier
11:01n'en est pas à son coup d'essai.
11:04Défavorablement connu des services de police,
11:06il avait déjà été condamné à plusieurs reprises.
11:09Il est connu pour des affaires de vol violence, de vol à l'arrache
11:12et d'agression sexuelle aussi dans les transports.
11:16Donc on a un individu qui a un profil violent
11:19et pouvant s'en prendre aux femmes de façon extrêmement violente
11:25car une agression sexuelle, en effet, comme vous le savez,
11:28c'est un acte immonde et inqualifiable.
11:33Âgé de 25 ans, l'individu de nationalité malienne
11:37était également sous mandat de recherche au moment des faits.
11:41Libéré en juillet 2025, eu égard à sa situation administrative,
11:45il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français
11:48et a été placé en centre de rétention administrative.
11:52L'éloignement n'ayant pu aboutir dans le délai légal des 90 jours,
11:57faute d'obtention d'un laissé-passer consulaire
11:59en l'absence de titre d'identité valide.
12:01Il a été libéré avec assignation à résidence.
12:04Après cette nouvelle attaque au couteau,
12:06le ministre de l'Intérieur a assuré via un communiqué
12:08que sa priorité restait d'éloigner les étrangers
12:11en situation irrégulière, auteurs de troubles à l'ordre public.
12:16Je voudrais qu'on regarde, justement, pour continuer
12:18sur la dernière phrase de ce sujet, ce que promet le ministre de l'Intérieur,
12:20regarder ce que promettait déjà Emmanuel Macron en 2017,
12:25toutes celles et ceux étant étrangers en situation irrégulière
12:28qui commettent un acte délictueux, quels qu'ils soient,
12:31seront expulsés.
12:33Michel Fayad, on dirait que les promesses n'engagent que ceux qui les croient,
12:36mais on est huit ans après cette déclaration du président de la République
12:40et malheureusement, une fois de plus, on a un individu
12:43qui n'aurait pas dû être sur notre sol,
12:44qui était connu des services de police
12:46et qui était dans la nature et qui a été poignardé trois femmes hier soir.
12:50Bien sûr, et en plus, on ne le dit pas,
12:51mais sur les trois stations, il y a à peu près 15 minutes
12:54entre la République et Opéra.
12:56Et pendant 15 minutes, il ne s'est rien passé,
12:59personne ne l'a attrapé, personne n'est intervenu.
13:02C'est assez surprenant quand même.
13:04Après, c'est vrai que la police a rapidement agi
13:06après qu'il soit sorti de ce métro.
13:09Mais là, quand même, les 15 minutes durant,
13:11moi, ça m'interroge.
13:12Ensuite, oui, assignation à résidence
13:15pour quelqu'un qui est appelé à quitter le territoire,
13:18non, il est censé être expulsé.
13:20Il est censé être à résidence chez lui, du coup.
13:21Exactement, au Mali.
13:23Oui, c'est ça.
13:23Et puis, pour Emmanuel Macron,
13:26ça fait huit ans qu'on attend qu'il applique ce qu'il promet et qu'il dit.
13:34La réalité, c'est qu'en fait, il parle et il ne fait rien.
13:38Et quand il met quelqu'un au ministère de l'Intérieur qui veut agir,
13:41il met quelqu'un au ministère de la Justice qui ne veut pas agir.
13:44Et quand il met quelqu'un qui veut agir au ministère de la Justice,
13:47il met l'inverse au ministère de l'Intérieur.
13:48Donc, en réalité, il faut mettre deux personnes qui veulent agir dans le même sens
13:53pour que les choses puissent enfin se décanter.
13:56Et on avait une chance d'avoir à la fois Bruno Retailleau et Gérald Darmanin,
14:01même s'ils n'ont pas tout fait bien.
14:03Mais en tout cas, il y avait une volonté de part de deux.
14:04Oui, il y avait un axe commun.
14:05Et c'est dommage qu'on ait encore une fois cassé cela.
14:10Et je pense qu'en fait, la vraie solution, on en revient à la même chose,
14:14c'est la fermeture des frontières.
14:16Et tant qu'on n'a pas fermé nos frontières, ce genre d'événements continuera à arriver.
14:20Là, aujourd'hui, c'est le couteau.
14:21Demain, se pète une arme à feu.
14:22Et puis, vu le nombre d'armes qui viennent d'Ukraine et qui sont appelées à augmenter,
14:27il faut vraiment fermer les frontières.
14:29Et ça, Emmanuel Macron ne le fera jamais.
14:31Et j'ai une autre promesse d'Emmanuel Macron, cette fois en 2019.
14:35Mon objectif, c'est de sortir tous les gens qui n'ont rien à faire là.
14:39Combien ? 100%.
14:40Alors, Bernard Conadat, c'était peut-être un peu ambitieux.
14:43Je prolonge ce que disait Michel à l'instant.
14:45On se rappelle de Bruno Retailleau qui voulait que la durée possible de rétention dans un CRA
14:49ne soit plus de 90 jours, mais de 210 jours.
14:52Et que répond le Conseil constitutionnel ?
14:54C'est disproportionné.
14:56On parlera dans un instant de justice des mineurs.
14:58Le Conseil constitutionnel a rendu un certain nombre de décisions.
15:01qui sont complètement à contre-courant de ce qu'on vit et de ce que pensent les Français.
15:06Moi, je crois que les politiques sont sincères.
15:08Je vais vous faire bondir.
15:10Non, non, mais quand Macron dit ça en 2017, il y croit sincèrement.
15:14Le problème, c'est que derrière, il n'y a pas de mesures qui font qu'on modifie le système des OQTF.
15:19C'est ça le problème.
15:20Tous les jours, tous les jours, je pense à Philippines.
15:25Personne n'a oublié Philippines.
15:26Non.
15:27Donc, au bois de Boulogne.
15:29Tous les jours, il y a des problèmes liés aux OQTF.
15:32Ce n'est pas la décision politique qui est en jeu.
15:35C'est tout simplement qu'est-ce qu'on fait pour faire en sorte qu'il n'y ait plus de problème avec les OQTF.
15:40Est-ce qu'on continue à avoir cette politique du montant où montent les muscles et on dit on va faire ceci, on va faire cela.
15:47Et finalement, derrière, il n'y a pas de réponse diplomatique liée à la réponse pénale.
15:52Parce que c'est lié à ça aussi.
15:54Est-ce qu'on est d'accord pour mettre en face de la réponse pénale une réponse diplomatique ?
16:00Sinon, c'est le moulin.
16:01Ce n'est même pas une passoire.
16:02C'est un moulin.
16:03Et donc, les victimes sont là, que ce soit dans le métro, que ce soit le soir, que ce soit dans les bois,
16:08que ce soit tout simplement dans l'espace public.
16:10Il faut une vraie réponse diplomatique à une réponse pénale qui n'est peut-être pas la fermeture des frontières.
16:16Moi, je ne suis pas trop favorable à ça.
16:18Mais la réorganisation de nos relations diplomatiques avec des publics qui n'ont plus rien à faire sur le territoire français.
16:25Le jour où on dira, comme dans d'autres pays, vous avez commis des crimes, des délits,
16:31vous avez porté atteinte à l'image de la France, vous retournez chez vous et ça ne prend pas une seconde.
16:37Ça, ce sera encore faut-il qu'il y ait une volonté diplomatique.
16:41Moi, j'ai l'impression, en tant que citoyen et observateur, c'est qu'il y a une parole publique,
16:47il n'y a pas de parole diplomatique qui suit derrière avec des effets.
16:50Et donc, s'il n'y a pas de parole diplomatique, il n'y a forcément pas de réponse pénale à la hauteur
16:57parce que les juges appliquent la loi, y compris le Conseil constitutionnel, qui respecte en droit.
17:02Et tant que nous n'aurons pas ces deux pieds juridiques qui seront extrêmement forts avec une volonté forte,
17:10ça fait partie d'une politique de la Méditerranée.
17:13Sarkozy avait essayé de lancer avec son UPM de réunir les pays de la Méditerranée pour avoir une union.
17:19Tout cela a explosé avec François Hollande.
17:22Malheureusement, il faut revenir à une organisation diplomatique et pénale pour ce type d'actes.
17:27L'Assemblée nationale admet 700 000 OQTF sur le sol français.
17:32Le JDD parle de plus d'un million d'OQTF sur le sol français.
17:36Et en fait, moi, je pense qu'en réalité, ce qu'on doit faire, c'est peut-être imiter ce que les Britanniques ont voulu faire il y a quelques années
17:42et les Italiens sont en train de faire aujourd'hui, c'est-à-dire négocier avec un pays pour qu'il accueille, lui, les OQTF.
17:48Par exemple, la Grande-Bretagne avait négocié cela avec le Rwanda.
17:51L'Italie l'a fait avec l'Albanie et l'a appliqué.
17:53L'Angleterre ne l'a pas appliqué, mais l'Italie l'a fait.
17:57Donc, envoyer une partie de nos OQTF sur place, et vu l'argent qu'on donne à ces pays-là, ce serait la moindre des choses,
18:04et bien, ils s'occuperaient eux-mêmes de gérer le retour de ces OQTF,
18:09sachant que je pense que des OQTF maliens qui se retrouveraient au Burkina, par exemple,
18:14j'ai un exemple, ça serait peut-être décourageant pour eux de venir sur le sol français.
18:19Oui, de savoir qu'ils ne devront pas rester.
18:20Oui.
18:20Le dernier mot, oui.
18:22Mais en fait, j'allais dire ce que disait mon voisin, c'est-à-dire qu'il y a une volonté politique, effectivement,
18:27et la Grande-Bretagne s'est heurtée également à la Commission des droits, c'est pénal, des droits européens,
18:32parce qu'on lui avait refusé, et c'est pareil pour la durée.
18:35Mais l'Italie l'a fait.
18:36L'Italie l'a fait, mais le Royaume-Uni, elle s'est heurtée.
18:39Alors, c'est la CDAH, ou la Commission des droits de l'homme international,
18:43et effectivement, il y a une durée à laquelle on ne peut pas dépasser.
18:46Donc, même s'il y a une vraie volonté française, on est soumis quand même aux droits européens, aux droits internationaux.
18:53Et c'est, je suis une ineptie totale.
18:55La Grande-Bretagne avait parlé de remise en cause de sa souveraineté sur sa décision, en fait, de gérer son flux migratoire.
19:01Oui, ce qui peut se comprendre.
19:03Évidemment, pour terminer là-dessus, je voudrais qu'on parle de ces cas psychiatriques, de ces déséquilibrés,
19:08parfois, comme on les appelle Virginie Bensous-Saint-Brulé, c'est vrai que ce n'est pas la première fois qu'on a un acte de ce type
19:14où on nous dit que c'est une personne irresponsable qui peut se comprendre.
19:17Mais on a l'impression qu'aujourd'hui, la psychiatrie est vraiment le parent pauvre de la justice.
19:21C'est-à-dire que si ces personnes, et lui, on l'a déjà vu, il a un parcours, c'est un récidiviste,
19:26mais ces troubles psychiatriques ne sont ni soignés, ni suivis.
19:29Et c'est quand même inquiétant de se dire qu'on a autant de déséquilibrés, pour reprendre le terme, dans nos rues,
19:34qui peuvent sévir à tout instant.
19:35Oui, je vous confirme qu'en maison d'arrêt, tout du moins, ça peut être différent dans le cas des établissements pour peine.
19:43Donc, une fois qu'on est condamné et à des longues peines, mais en maison d'arrêt,
19:47donc plutôt au moment où on est en détention provisoire, entre son arrestation et son procès,
19:52et à ce moment-là, dans ces établissements, tout ce qui va être soins, et notamment soins psychiatriques, sont défaillants.
20:01Donc, pour peu que la personne ressorte avant son procès, parce que compte tenu de l'engorgement des tribunaux,
20:09le délai à nouveau légal proportionné dans lequel il aurait dû être jugé dépassé,
20:16donc ce fameux délai d'un an qui peut être reconduit, on se retrouve à l'extérieur avec des personnes dangereuses pour elles-mêmes et pour les autres.
20:25Ensuite, au cas de cet individu, tout va dépendre de la position des experts.
20:30Il pourrait y avoir, peut-être finalement au moment du passage à l'acte, aucun trouble qui sera détecté.
20:42Et là, à nouveau, les images de vidéoprotection, puisqu'elles vont être conservées,
20:46elles ne vont pas s'effacer automatiquement dans le système, elles vont être conservées le temps du procès.
20:51On va bien pouvoir voir la façon dont il a réagi avant, pendant, puisqu'effectivement, on parle d'un quart d'heure.
20:58Donc c'est peut-être plus compliqué sur un quart d'heure d'arriver à démontrer qu'au moment du passage à l'acte,
21:04on avait perdu tout discernement.
21:09Et ensuite, si quand même son discernement est atteint, on pourrait être dans l'entre-deux,
21:16c'est-à-dire qu'il n'est pas totalement aboli et que donc la personne est responsable pénalement malgré tout.
21:23Il n'en reste pas moins qu'en prison, mais comme dans la vie à l'extérieur, il y a, comme on le dit souvent,
21:31la psychiatrie et le parent pauvre de la médecine, et d'autant plus sur les jeunes, on en parlera peut-être,
21:38et sur les plus jeunes où la pédopsychiatrie, à ce moment-là, est encore plus en déshérence.
21:43– Effectivement, on va ouvrir un chapitre aussi sur les mineurs,
21:46mais juste avant, je vous signale que CNews vous propose une émission spéciale à 14h
21:51avec Olivier Benkemoun sur l'insécurité dans les transports.
21:55On regarde justement ensemble un extrait de ce documentaire.
21:57Marcel, une mère de famille d'une quarantaine d'années d'origine brésilienne,
22:02se rend chaque jour à son travail dans la capitale en RER.
22:06Il ne lui était jamais rien arrivé jusqu'à ce matin-là, à 9h30, lorsqu'un homme s'est assis à côté d'elle.
22:12– Et lui, il commençait à s'approcher, mais je pensais que c'est parce que les gens partaient.
22:20Et du coup, je n'ai pas fait très attention, et j'ai juste senti qu'il est très mauvais.
22:26Il est senti vraiment très mauvais.
22:29L'homme se rapproche de plus en plus.
22:31Marcel sent que la situation n'est pas normale.
22:33– Et je m'ai tournée, je commençais à me coincer vers de plus en plus de la fenêtre,
22:38parce que je me dis que c'est bizarre qu'il s'approche autant.
22:42– Et ce n'est qu'une fois que le wagon a commencé à se vider,
22:44que l'agresseur va commettre des actes ignobles,
22:46dont la mère de famille a encore du mal à parler, 6 mois après les faits.
22:50– C'est là qu'il est mis coincé les jambes,
22:52qu'il s'approchait de moi, qu'il s'est projeté plus pour moi,
22:57qu'il s'est masturbé, qu'il est jacolé sur moi.
23:02Il s'est élevé, j'étais là, il met son sexe devant ma visage,
23:07mais carrément devant ma visage.
23:09J'ai à peine ou quelques centimètres pour les toucher.
23:14Et c'est le moment que le train s'est arrêté et qu'il est parti en courant.
23:20C'est là que je réalisais que j'avais partout,
23:24parce que voilà, et je courais, et je commençais à clier, clier, clier.
23:29– Voilà pour un extrait, je vous rappelle donc de ce documentaire
23:32et de cette émission spéciale sur l'insécurité dans les transports,
23:36à partir de 14h, présenté par Olié Ben Kémoun avec ses invités.
23:41On va parler maintenant effectivement de la violence,
23:42ultra-violence même chez les mineurs,
23:44avec un guet-apens qui aurait pu coûter la vie à un jeune.
23:48Il a été agressé au couteau par trois adolescents
23:50alors qu'il se rendait à un rendez-vous pour vendre un pull qu'il avait mis sur Internet.
23:55Les agresseurs particulièrement jeunes étaient âgés à peine d'une quinzaine d'années.
23:59Le récit de Godéry Bay.
24:00– Il voulait simplement vendre son pull sur Internet.
24:05Un jeune homme de 17 ans trouve un acheteur pour son pull au vert
24:08mis en ligne sur un célèbre site marchand.
24:10Selon le Figaro, le rendez-vous pour la transaction est donné à Rosé dans la banlieue nantaise.
24:15Mais c'est un guet-apens.
24:16Deux jeunes font irruption et tentent de lui voler le pull.
24:19Le vendeur résiste et l'un des assaillants lui assène trois coups de couteau avant de prendre la fuite.
24:23Les ravisseurs emportent le pull et les effets personnels du jeune homme,
24:27ses clés et sa carte d'identité.
24:28Les agresseurs interpellés dans l'après-midi par la brigade anticriminelle sont très jeunes,
24:34entre 14 et 15 ans.
24:35– On a affaire à une jeunesse, une partie de la jeunesse qui est en roue libre totalement,
24:41qui se sentent surpuissantes parce qu'il n'y a pas de frein, il n'y a plus d'autorité.
24:46Les jeunes d'aujourd'hui, les jeunes mineurs d'aujourd'hui,
24:49ne sont plus ceux d'il y a 40, 50 ans.
24:53Le pull est retrouvé suite aux perquisitions menées par la police
24:57après la mise en garde à vue des mineurs, mais aucune trace du couteau.
25:00Dans un second temps, un troisième individu est arrêté et tous reconnaissent les faits.
25:05L'auteur du coup de couteau a été déféré jeudi devant le juge pour enfants,
25:09mais ses deux complices ont été remis en liberté,
25:12en attendant de comparaître à une date ultérieure devant la juridiction des mineurs.
25:17La victime, quant à elle, a été prise en charge par les secours et transportée au CHU de Nantes.
25:21Légèrement blessée à la jambe et à l'homoplate,
25:24le jeune homme s'est vu prescrire cinq jours d'incapacité totale de travail.
25:29Myriam Jabali-Larac, ce qu'on voit malheureusement dans un certain nombre de faits comme celui-ci,
25:34c'est la jeunesse des auteurs et la préparation,
25:38l'idée de se dire on va coincer quelqu'un, on va l'appâter, on va l'agresser.
25:42Et on voit qu'aujourd'hui, ces mineurs sont non seulement extrêmement dangereux,
25:46mais extrêmement préparés, ils réagissent comme des adultes délinquants
25:49qui ont déjà une carrière, un parcours de délinquants derrière eux.
25:53Oui, alors ce que je voudrais dire, c'est que le nombre de violences chez les mineurs a diminué,
25:59228 000 aujourd'hui contre 274 000 en 2016,
26:03mais le caractère violent et ultra-violent des actes, eux, a augmenté et doublé depuis 2017.
26:10Et c'est finalement la banalisation de la violence, mais on le voit aussi dans nos écoles,
26:15avec les rixes entre jeunes.
26:18Et c'est le signe en fait d'un malaise profond social de notre société.
26:23Cette extrême violence, cette ultra-violence chez les jeunes est un fléau pour le coup,
26:29parce que tout est lié, alors de là à parler d'ensauvagement,
26:31parce que le terme d'ensauvagement est aujourd'hui galvaudé,
26:34parce que c'est un mot valise, c'est un peu idéologique, c'est une réponse à tout.
26:36Par contre, effectivement, oui, l'extrême violence est à interroger,
26:41c'est symptomatique de la société, et il faut y trouver une solution,
26:45et il faut que les pouvoirs publics soient à la hauteur, en fait, de la situation aujourd'hui.
26:50Et puis être à la hauteur, Bernard Kwanada, une fois de plus,
26:52quand on a essayé, je parle notamment de Gabriel Attal,
26:55de réformer la justice des mineurs en se disant
26:58l'excuse de minorité devient une exception,
27:00en se disant qu'il ne faut pas un temps si long
27:03entre le moment de l'acte commis et la réponse pénale.
27:06On nous explique, le Conseil constitutionnel, en l'occurrence,
27:09nous explique que ces jeunes, il faut plutôt les éduquer,
27:11plutôt que les sanctionner.
27:13Une fois de plus, une décision qui ne semble pas vraiment en adéquation
27:16avec ce qu'on constate sur le terrain.
27:17Non, parce que la loi n'a pas évolué depuis 40 ans,
27:20mais les faits ont évolué.
27:22Moi, quand j'ai fait mon droit il y a 40 ans,
27:23j'avais un professeur de droit pénal qui s'appelle Jacques Cléotet,
27:25qui était une sommité,
27:26et on n'avait pas tous ces cas de mineurs.
27:29Ça n'existait pas, ou très peu, c'était très très rare.
27:31Aujourd'hui, c'est multiplié, pourquoi ?
27:33Parce que les mafias, les clans, les groupes de voyous
27:39ont bien compris que lorsqu'on est mineur,
27:42on a des peines minorées,
27:44voire pas du tout du peine,
27:45avec de l'accompagnement et la volonté politique.
27:47Là, on voit, deux sont déjà ressortis.
27:49Donc, dans la mesure où on n'a droit à rien,
27:51ça c'est Beccaria, qui était un philosophe pénaliste,
27:54qui disait qu'il faut savoir entre la peine
27:57et l'application de cette peine.
27:59Si on n'applique pas, comment dirais-je, une sanction à la peine,
28:02tout simplement, forcément, ça encourage les auteurs.
28:06Aujourd'hui, il y a un vrai trou juridique
28:08dans cette politique pénale des mineurs,
28:12et malheureusement, il n'y a pas de texte fondateur
28:15qui permet de revoir.
28:16Alors, il y a des volontés politiques,
28:18on a eu Bruno Retailleau, Najar Lamannin,
28:20et d'autres qui vont dans ce domaine-là,
28:22mais institutionnellement, juridiquement et pénalement,
28:26ça n'évolue pas.
28:27Et c'est bien ça, aujourd'hui, la difficulté,
28:30puisque les mafias et les jeunes utilisent
28:32cette excuse de minorité pour pouvoir faire
28:35le maximum de cris.
28:37Hier, c'était à Colombes,
28:38l'agression par deux mineurs de 13 et 14 ans
28:41d'un commerçant de taxiphones.
28:46C'était à Marseille, il y a deux, trois ou quatre mois,
28:49l'assassinat d'un chauffeur de VTC
28:52par un mineur de 14 ans.
28:54Donc, vous voyez, c'est tous les jours,
28:56parce qu'il y a ce trou juridique,
28:58il faut une volonté politique.
28:59Mais pour une volonté politique, Élodie,
29:01il faut tout simplement une majorité au Parlement.
29:03Oui, effectivement, ça aide.
29:05On va marquer une pause dans ce Midi News Week-end.
29:07On reviendra sur ce thème avec les invités
29:09qui n'ont pas encore eu l'occasion de s'exprimer.
29:12On parlera aussi de cette fameuse taxe émeute
29:14mise en place par les sénateurs.
29:16Restez avec nous, à tout de suite.
29:17De retour pour la deuxième partie de Midi News Week-end.
29:23On reprend le fil de nos débats dans un instant,
29:25mais d'abord le rappel de l'actualité
29:26avec Mathieu Devezre.
29:27Bonjour, Mathieu.
29:28Bonjour, Élodie.
29:28Bonjour à tous.
29:29À la une, les agriculteurs qui bloquent encore
29:31quelques routes en Occitanie.
29:33Le barrage de Carbone, c'est au sud de Toulouse,
29:36reste en place.
29:37Et sur ces images, vous voyez,
29:38des bennes ont été vidées devant la préfecture du Gers.
29:40Les agriculteurs protestent contre la gestion gouvernementale
29:44de la dermatose bovine et certains souhaitent repartir
29:47encore plus fort au mois de janvier.
29:50Le conducteur qui a refusé d'obtempérer dans les Vosges
29:52est toujours en fuite.
29:53Il a percuté volontairement deux gendarmes.
29:56C'était jeudi.
29:57Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte.
29:59Près de 25 000 refus d'obtempérer ont eu lieu l'année dernière,
30:03soit un toutes les 20 minutes, plus 9% en un an.
30:06Enfin, le nouveau congé de naissance verra le jour.
30:09En juillet, ce congé supplémentaire d'un à deux mois par an
30:12devait initialement entrer en vigueur dès le 1er janvier 2026.
30:16Mais le gouvernement évoque les difficultés de mise en œuvre
30:19pour les employeurs.
30:20Le montant d'indemnisation doit encore être fixé.
30:23Élodie, par décret.
30:24Merci beaucoup, Mathieu Devez.
30:27Je voudrais qu'on prolonge un petit peu nos discussions
30:28sur ce qu'on disait avant la pause sur ce guet-apens
30:32où trois jeunes de 15 ans ont donc pris à partie
30:35un autre adolescent, Michel Fayad.
30:37Effectivement, il y a une décorrélation totale
30:39entre la violence chez ces jeunes,
30:42qui sont aussi malheureusement une proie facile,
30:44comme le disait Bernard, pour les mafias,
30:46pour le trafic de drogue,
30:47et les réponses qu'on apporte à la fin en termes de sanctions,
30:49mais aussi tout simplement pour faire que ces jeunes
30:51ne sombrent pas dans la délinquance des 13 ans
30:53avec un parcours de récidive assez évident,
30:55malheureusement pour eux.
30:56Oui, mais il faudrait quand même parler aussi
30:58de la responsabilité des parents.
30:59Parce que les parents, parfois, sont complices.
31:04Parce qu'on a vu dans certains cas,
31:06au moment des émeutes, à la suite de la mort de Noël,
31:10où les parents rentraient piller les magasins
31:13avec les enfants.
31:14On en a vu d'autres, par contre,
31:16qui mettaient leur enfant dans le coffre
31:17pour les engueuler.
31:18Comme quoi, ça peut marcher.
31:20Et il y a en fait le porte-monnaie de ces parents
31:24pour leur mettre vraiment la responsabilité.
31:26Est-ce que nous dire qu'ils ne peuvent pas s'occuper des enfants,
31:29c'est un peu trop facile, à mon sens.
31:31Parce que chacun, en fait, chaque parent,
31:35s'il le souhaite et en a la force, je parle morale,
31:38peut se faire respecter par ses parents et par ses enfants.
31:42Et donc, je pense qu'il faut vraiment toucher au porte-monnaie
31:46si on veut vraiment essayer de limiter le nombre.
31:48Après, bien sûr, ce que vous avez dit,
31:50c'est-à-dire ensuite le suivi de ces enfants.
31:53Moi, je veux bien, il n'y a pas de problème.
31:54Mais je pense que les deux doivent aller en parallèle.
31:55On va prendre du début.
31:57Justement, Virginie Ben-Soussant-Brulé,
31:58on dit souvent qu'il faudrait davantage les sanctionner.
32:01Le Conseil constitutionnel dit que c'est mieux de les éduquer.
32:03Mais est-ce qu'aujourd'hui, pour un jeune, par exemple,
32:05qui commet un premier fait de délinquance,
32:07est-ce qu'on a des services qui ont véritablement
32:09les moyens de prendre en charge ces jeunes ?
32:12C'est-à-dire pas forcément de les sanctionner,
32:13mais de faire un réel suivi
32:15et de les remettre dans le droit chemin ?
32:17Ou est-ce qu'aujourd'hui, on n'y est pas encore ?
32:18Très intéressante votre question, Élodie.
32:21Elle a tout son intérêt depuis la réforme de la justice pénale,
32:24entre ce qu'on appelle l'audience de culpabilité,
32:28celle lors de laquelle on va juger
32:30si le mineur est coupable ou non,
32:32et le délai de 6 à 9 mois
32:34avant ce qu'on appelle l'audience de sanction,
32:36où la sanction individualisée sera prononcée.
32:42Et avant l'audience de culpabilité,
32:44et pendant cette période de 6 à 9 mois,
32:46il y a un organisme qu'on appelle
32:48la protection judiciaire de la jeunesse,
32:51la PJJ,
32:53qui a énormément de responsabilités
32:56parce qu'elle intervient à la fois pour les enfants
32:59ou adolescents qui sont en conflit avec la loi
33:01et pour les enfants et adolescents qui sont en danger.
33:04Et ce sont des éducateurs motivés, spécialisés, investis,
33:09et il est clair et net qu'ils n'ont pas suffisamment de moyens.
33:13Et c'est là où le bas blesse, en fait,
33:15entre avoir un rationnel derrière la justice pénale des mineurs
33:21que, sincèrement, moi, je partage en tant qu'avocate,
33:25mais derrière ne pas mettre les moyens sur la psychiatrie,
33:28par exemple, on en parlait avant,
33:30pour les jeunes et sur aider la PJJ,
33:33là, il y a une incohérence
33:35qui fait qu'on en arrive aussi à ces événements dramatiques.
33:42On va changer maintenant de sujet,
33:44quoi qu'ils sont finalement un peu liés
33:45avec cette fameuse surprime ou taxe émeute.
33:48Ce sont les sénateurs qui ont adopté une prime de 5%
33:51sur les contrats d'assurance
33:52pour couvrir les dégâts qui sont causés
33:54par les émeutes urbaines.
33:56C'est un moyen de renflouer un petit peu les caisses des assureurs,
33:58mais forcément qui irrite un petit peu les Français.
34:01On voit les explications de Kylian Salé.
34:02Pas encore adopté et déjà décrié,
34:07le Sénat a donné son feu vert
34:08à une prime de 5% sur tous les contrats d'assurance.
34:11Cette prime financerait un fonds d'anonymisation
34:13dans lequel il serait possible de puiser en cas d'émeute.
34:16Pour Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro,
34:19c'est une taxe déguisée.
34:20Faute de taxes Zuckman,
34:22une taxe casseur.
34:23Il s'agit de faire payer à l'ensemble des citoyens
34:26qui contribuent déjà à l'ordre public
34:27par leurs impôts,
34:28le coût des dégradations.
34:30Tu casses, tu répares,
34:31tel était le slogan de Gabriel Attal.
34:33En vérité, avec cette nouvelle taxe,
34:35les racailles casses et les Français casques.
34:37La prime de 5% serait ajoutée
34:39à tous les contrats d'assurance,
34:41ceux des particuliers,
34:42des entreprises ou des collectivités.
34:44Concrètement,
34:45si vous payez votre assurance logement
34:47200 euros par an,
34:48avec les 5% supplémentaires,
34:50vous payeriez 210 euros à l'année.
34:52Ce fonds est semblable à se créer
34:54pour les attentats terroristes
34:55ou les catastrophes naturelles.
34:56Pour Alexandre Devecchio,
34:58c'est un signe de faiblesse
34:59de la part du gouvernement.
35:01Le message envoyé par l'État
35:02est qu'il ne peut rien
35:03contre l'ensauvagement
35:04et que nous allons devoir
35:05nous y habituer
35:05comme il va falloir vivre
35:07avec les conséquences
35:07du réchauffement climatique.
35:09À travers cette mesure,
35:10il banalise les émeutes
35:11et se résigne à les voir
35:12se multiplier
35:13dans les années à venir.
35:14Cette prime de 5%
35:15reste pour l'instant
35:16en suspens,
35:17faute de budget pour 2026.
35:19Après son adoption au Sénat,
35:21elle doit être une nouvelle fois
35:22votée à l'Assemblée nationale.
35:23On se rappelle de l'époque
35:27où juste après les émeutes,
35:29Gabriel Attal disait
35:29« tu casses, tu répares »
35:30et c'était vanté l'idée
35:31qu'il fallait responsabiliser
35:33les délinquants d'ailleurs
35:33comme leur famille
35:35quand ils étaient potentiellement mineurs.
35:37Mais on voit que 2 ans après,
35:39les émeutiers ont cassé
35:41et on va demander aux Français,
35:43ceux qui n'ont absolument rien fait
35:44et qui ont subi d'ailleurs
35:45parfois les dommages des émeutes,
35:46de payer l'addition.
35:47Les casseurs ont cassé
35:50mais ils n'ont pas payé.
35:51Et finalement,
35:52ce n'est pas une taxe émeute,
35:53c'est une facture émeute.
35:542023, c'est un milliard
35:55pour les assurances,
35:56c'est les collectivités locales,
35:58c'est l'État qui paye
35:58donc finalement c'est nous
35:59qui...
36:00C'est la double peine
36:01parce qu'à la fois
36:02on en est victime
36:02et à la fois,
36:04derrière,
36:04on doit payer.
36:06Je ne comprends pas
36:07pourquoi ce serait
36:08encore une fois
36:09à nous de payer.
36:09Je veux bien,
36:10certains diront
36:12« oui, mais les casseurs
36:13ils n'ont pas les moyens,
36:14il y a un problème
36:14de solvabilité,
36:15il y a un problème
36:17comment je récupère ? »
36:18Il faut trouver une solution.
36:20Les pouvoirs publics
36:20sont payés pour ça
36:21et à eux de ne pas
36:23nous faire une nouvelle fois
36:25payer la facture
36:26parce qu'on en est victime.
36:27Le 31 décembre va arriver
36:28et on va surveiller sa voiture
36:30parce que tous les ans,
36:32il y a environ 10 à 12 000,
36:33les derniers chiffres en 2023,
36:35voitures brûlées,
36:36des bâtiments,
36:37des écoles,
36:37des mairies,
36:38on ne s'en sort plus
36:39et justement,
36:40on parlait d'impunité
36:41ou de signal fort à envoyer.
36:43À un moment,
36:43il faut que le slogan
36:45de Gabriel Attal,
36:46c'est un des slogans
36:46les plus parlants
36:47se transforme en loi,
36:50en fait,
36:50en tout cas en solution.
36:52En fait,
36:53il suffirait qu'une ou deux fois
36:54ça fonctionne,
36:55ça envoie le signal
36:56et puis après,
36:57en fait,
36:57ça donne une vraie...
36:59Oui, c'est un cercle vertueux.
37:00C'est ça, complètement.
37:02Mais là,
37:02ça reste une parole morte
37:03et puis c'est souvent le cas
37:04avec,
37:06alors je ne vais pas dire
37:06la justice,
37:07avec une avocate en face,
37:09mais en tout cas,
37:10si on ne va pas jusqu'au bout
37:12et qu'on ne voit pas
37:12les effets,
37:14c'est comme un enfant,
37:15il a fait une bêtise,
37:16s'il n'est pas puni derrière,
37:17il recommencera.
37:19Et en fait,
37:20nos jeunes,
37:21même à l'école,
37:21même les moins jeunes
37:22aujourd'hui,
37:23ce n'est pas anodin
37:25si les homjacking,
37:26les refus d'obtempérer,
37:28les casses
37:28et l'ultra-violence
37:29se produit aujourd'hui
37:30chez les plus jeunes,
37:32chez les mineurs.
37:33C'est qu'à un moment,
37:33on a une défaillance
37:34dans la société,
37:36au niveau de la justice,
37:37au niveau de l'éducation.
37:37On ne met jamais
37:38de stop à ce parcours.
37:40Et on ne met jamais
37:40de véritable punition,
37:43mais en tout cas,
37:43sanction visible par tous.
37:45Je voudrais qu'on écoute
37:46ce que disait Alexandre Devecchio,
37:48journaliste
37:48et qui est l'auteur
37:48d'une tribune dans Le Figaro,
37:50justement,
37:51sur cette surprime.
37:52Écoutez,
37:53on continue de débattre
37:53juste après.
37:55C'est une taxe émeute
37:56pour faire payer
37:58à l'ensemble
37:59des Français
37:59ce qu'ont fait
38:02les casseurs,
38:03notamment pendant
38:04les émeutes
38:05de 2023,
38:06après la mort de Naël.
38:08Il se trouve que les dégâts,
38:09plus d'un milliard,
38:10on le rappelle,
38:11avaient été couverts
38:12par les compagnies d'assurance,
38:14mais que beaucoup
38:14de compagnies d'assurance
38:16ne veulent plus
38:16couvrir les dégâts,
38:18assurer les dégâts.
38:20Et donc,
38:21il va y avoir
38:22une taxe
38:23sur toutes les assurances,
38:24aussi bien pour les particuliers
38:25que pour les entreprises,
38:27de 5% environ
38:28des assurances
38:31pour abonder un fonds
38:32qui servira
38:33en cas
38:34de nouvelles émeutes.
38:36Donc,
38:36on est très loin
38:36de ce qu'avait dit
38:37l'ancien Premier ministre
38:39Gabriel Attal,
38:40tu casses,
38:41tu répars,
38:41c'est plutôt
38:42les racailles casses,
38:43les Français casques.
38:44Effectivement,
38:45on aime beaucoup
38:46cette formule
38:46d'Alexandre Devecchio,
38:47mais Bernard Conadat,
38:48il y a donc des Français
38:48qui, par exemple,
38:50après les émeutes,
38:51n'ont pas forcément
38:52pu mettre leur enfant
38:53à l'école
38:53parce qu'il a fallu
38:54évidemment refaire des travaux,
38:56n'ont pas pu les emmener
38:56à la médiathèque.
38:57Certains avaient leur hôtel
38:58de ville
38:59qui était totalement barricadé.
39:01Donc,
39:01ils ont payé,
39:01comme le disait Myriam
39:02à l'instant,
39:03une première fois
39:03par ces émeutes
39:04et là,
39:05on leur demande,
39:06en plus,
39:06après avoir subi
39:07tous les dommages
39:08liés à cette période,
39:10de payer pour les casseurs.
39:12La logique,
39:13elle est dure à comprendre.
39:14C'est un problème juridique
39:14qui est d'indemnisation
39:15des contrats d'abord.
39:16C'est-à-dire que
39:17dans beaucoup de contrats,
39:18le risque émeute
39:19n'était pas garanti.
39:20Donc,
39:20il y avait un problème juridique.
39:22On l'a vu
39:22avec la première vague
39:24des Gilets jaunes
39:25où il y a eu
39:26beaucoup de conflits
39:27entre France Assureur
39:29et les restaurateurs
39:30et beaucoup de magasins,
39:31notamment de commerçants,
39:32qui se sont aperçus
39:34que leur contrat
39:35comprenait
39:36le risque catastrophe
39:37indurelle
39:38mais que le risque émeute
39:39n'était pas compris.
39:41C'est rassurant.
39:41Ça veut dire qu'à un moment,
39:42on n'avait pas besoin
39:42de prévoir ce qui est émeute.
39:43Il y a eu de grandes polémiques
39:45et d'ailleurs,
39:46Bruno Le Maire
39:46est intervenu
39:47pour demander aux assureurs
39:48de payer malgré le fait
39:49qu'il n'y avait pas
39:50ce type de garantie.
39:52Depuis,
39:53il y a une multiplication
39:54de vandalisme,
39:57d'incendies,
39:58de mouvements populaires.
40:00On l'a vu
40:00avec les émeutes de 2023
40:01et depuis.
40:02Il y a aussi
40:03une difficulté
40:04pour les assureurs
40:05parce qu'il y a
40:06ce qu'on appelle
40:06des règles prudentielles.
40:08Quand vous donnez
40:08une prime,
40:10plutôt un particulier,
40:12une entreprise,
40:12quand vous payez une prime,
40:13il doit y avoir
40:14une garantie financière
40:15derrière.
40:15C'est-à-dire que
40:16si vous mettez 100 euros,
40:17l'assureur doit garantir
40:19100 euros demain,
40:20voire plus,
40:21tout simplement
40:21pour payer les dommages.
40:24Et puis,
40:24il y a quand même
40:25cette incompréhension,
40:26il faut le redire,
40:27des Français,
40:28c'est que ce sont eux,
40:30c'est-à-dire tout le monde,
40:30la solidarité nationale
40:31parce que quand vous payez
40:32une assurance,
40:33il y a le système
40:33de solidarité,
40:35un peu comme
40:36pour la retraite,
40:38c'est-à-dire que vous payez
40:38une assurance
40:39et d'autres payent
40:39aussi pour vous.
40:41Et aujourd'hui,
40:42certains ne comprennent pas,
40:43alors que ce sont
40:44tout simplement
40:44des Français
40:45qui sont respectueux
40:47des lois,
40:47qu'ils doivent payer
40:48une prime supplémentaire
40:49de 5%
40:50alors qu'on a déjà
40:51augmenté
40:52au début 2025
40:53de 12 à 20%
40:54la taxe
40:55sur les catastrophes
40:56naturelles.
40:56Il y a un risque
40:57aujourd'hui
40:57pour les assureurs
40:58de ne pas pouvoir payer
40:59ni pour les,
41:01ce qu'on appelle
41:02les réassureurs,
41:03c'est-à-dire ceux
41:03qui garantissent
41:04les assureurs.
41:04C'est un peu technique
41:05mais ça prouve
41:05que derrière,
41:07il y a de l'argent
41:07qu'il faut mettre
41:09en face des dégradations,
41:10il y a trop de dégradations
41:11pour pouvoir garantir
41:13les risques.
41:13C'est pour cela
41:14qu'il y a un désarroi
41:16d'un certain nombre
41:17d'entrepreneurs
41:20et aussi de maires
41:21parce que les assureurs
41:23ne veulent plus
41:23les garantir.
41:24Je voudrais qu'on regarde,
41:25je vous donne la parole
41:26dans deux minutes,
41:27juste la réaction
41:28de David Lissnard,
41:28le président de l'association
41:29des maires de France,
41:30maire de Cannes
41:31et également
41:32le président de Nouvelle Énergie
41:33qui s'est exprimé
41:33sur les réseaux sociaux
41:34et pendant ce temps-là,
41:35nombre d'émetiers
41:36perçoivent toujours des aides.
41:38La France continue
41:38de marcher sur la tête,
41:39le pays subventionne
41:40la délinquance
41:40et sanctionne l'honnêteté.
41:42Pardon Myriam,
41:42je vous ai coupé
41:43pour montrer ça tout de suite
41:43mais vous vouliez réagir ?
41:44Parce qu'en fait,
41:45ça c'est le corollaire,
41:46on parle des assurances,
41:47on parle de remboursement,
41:48on parle de failles
41:49mais le vrai problème,
41:51c'est cette violence urbaine en fait.
41:52Dans quelle société,
41:53quand on est content
41:54ou mécontent,
41:55on va casser le bien public ?
41:57On va casser finalement
41:58nos impôts
41:59et quelquefois,
42:00c'est même le salaire
42:00ou les impôts
42:01de leurs parents
42:02qui sont des symboles
42:03du vivre ensemble,
42:05c'est des symboles
42:05de la démocratie,
42:06c'est des symboles aussi
42:07d'éducation
42:08et on est en train
42:09de se poser des questions
42:10sur des assurances,
42:11sur du remboursement,
42:12sur du payement.
42:12Parce qu'avec ce texte,
42:13on normalise la dégradation.
42:15On peut dire que c'est normal
42:16et ce n'est pas normal.
42:18Justement,
42:18c'est bien pour ça
42:19qu'on est là pour le dire.
42:20Virginie Bensoussant Brûlé,
42:21vous vouliez intervenir ?
42:22Oui, juste,
42:23moi je vais me placer
42:24à nouveau du côté des victimes.
42:26Bien sûr.
42:26En l'occurrence,
42:27ici les victimes,
42:27les petits commerçants
42:28qui sont les principales victimes
42:32aussi des émeutes
42:33et des mouvements populaires
42:34parce que le nom
42:37de la surprime,
42:38c'est émeutes
42:39et mouvements populaires.
42:40Donc ça veut dire
42:41la colère des agriculteurs,
42:43ça veut dire
42:44les gilets jaunes.
42:45Donc elle est plus globale
42:46et c'est eux
42:47qui vont subir
42:48les incendies,
42:49les vitres cassées,
42:51les pillages.
42:52Et souvent,
42:53ils n'étaient pas,
42:54comme vous l'avez très bien dit,
42:55couverts par leur assureur
42:57ou mal couverts.
42:59Et donc,
43:00pour beaucoup d'entre eux,
43:00ils n'ont pas pu rouvrir
43:02après ce type d'événement.
43:05Et donc,
43:06ce système-là,
43:06il est pensé
43:07également avant tout
43:09pour eux
43:09et il existe
43:10dans différents pays.
43:12Au Canada,
43:12c'est exactement la même chose.
43:14en Allemagne aussi.
43:15En revanche,
43:16en Angleterre,
43:17c'est différent
43:17puisque là,
43:18effectivement,
43:19c'est l'État
43:20qui va payer
43:21tout de suite,
43:22en tout cas,
43:23qui va indemniser
43:24sans passer
43:24par l'assurance privée.
43:26Mais finalement,
43:27c'est le contribuable
43:28qui paye.
43:29Et donc,
43:30ici,
43:31c'est un mécanisme
43:32de solidarité nationale,
43:34ce qui n'empêche pas
43:35de pouvoir critiquer
43:36peut-être le manque
43:37d'anticipation
43:39de ces émeutes
43:40et mouvements populaires
43:42et l'absence
43:43de sanctions rapides
43:44contre les auteurs.
43:46Mais il me semble
43:47que ce n'est pas
43:49nécessairement
43:50une mauvaise chose
43:51quand on se place
43:52à nouveau
43:52du côté
43:53des petits commerçants
43:55qui sont souvent
43:57ceux qui le subissent
43:58le plus.
43:59Oui,
43:59des victimes.
44:01Michel Ferret,
44:01ce qui est incroyable,
44:02c'est qu'on a donc
44:03par exemple maintenant
44:04le risque
44:04de catastrophes naturelles.
44:05On ne peut pas faire
44:06grand-chose
44:06contre une catastrophe
44:07naturelle.
44:08Peut-être qu'on peut
44:08revoir un peu
44:09les stratégies d'urbanisme.
44:11Mais en tout cas,
44:11c'est quelque chose
44:12qui nous échappe.
44:12Mais aujourd'hui,
44:13les émeutes,
44:13c'est comme une catastrophe
44:14naturelle.
44:15Ça va arriver,
44:16on ne sait pas quand
44:17et donc on ne peut
44:18rien faire.
44:18Pour moi,
44:19c'est inacceptable
44:19parce qu'en fait,
44:20quand on apprend
44:21la philosophie politique,
44:22on apprend Hobbes,
44:23Locke,
44:24Rousseau.
44:25Et quand on apprend
44:26cela,
44:26on apprend que le peuple
44:27qui détient la souveraineté
44:29l'abandonne au profit
44:31de l'État
44:31qui lui,
44:32en échange,
44:33assure la sécurité
44:34de ce peuple.
44:35Donc en fait,
44:35on est en train
44:36de remettre en cause
44:36le principe même
44:38de l'existence de l'État,
44:39c'est-à-dire
44:39ses fonctions régaliennes
44:41de protection,
44:41de sécurité du peuple.
44:43Et donc,
44:44ce n'est pas normal
44:45que ce soit au peuple
44:46de casquer encore plus
44:47alors que l'État
44:48est défaillant
44:49quant à la sécurité.
44:49Et il y a une dernière chose
44:50que je voudrais dire,
44:51c'est que lorsque
44:52le gouvernement
44:54du Front Populaire
44:55en 1939
44:56était tombé,
44:57les dépenses publiques
44:58représentaient 26%
44:59du PIB français.
45:01Aujourd'hui,
45:01nos dépenses publiques
45:02représentent 57%
45:04de notre PIB.
45:05En réalité,
45:06notre socialisme d'État
45:07s'est accentué
45:08à un niveau exceptionnel
45:10et avec ça,
45:11avec 57%
45:12du PIB
45:13qui va dans
45:14nos dépenses publiques,
45:15on trouve le moyen
45:16de dire aux gens
45:17même sur les fonctions
45:18réglées,
45:18on n'a pas les moyens.
45:19Ça ne va pas.
45:20Et en plus,
45:20on ne vous assure pas
45:21la sécurité
45:21ni dans le métro
45:22ni par rapport
45:24aux petits commerçants
45:24lors des émeutes urbaines.
45:26Ça ne va pas en fait.
45:27Ah non,
45:28ça ne va pas.
45:28Effectivement,
45:29les Français commencent
45:29à comprendre
45:30qui payent les honnêtes gens
45:31comme disait Bruno Rotaillot
45:32qui payent pour ceux
45:33qui cassent.
45:34Pour les quelques minutes
45:34qui nous restent,
45:35je voudrais qu'on revienne
45:36sur le sondage
45:36du Odoxa Blackbone
45:38pour le Figaro
45:39sur les personnalités
45:40marquantes
45:41de l'année 2025.
45:43On va d'abord voir
45:43le résultat global
45:45de ce sondage.
45:46C'est Donald Trump
45:47qui arrive en premier.
45:49Il est suivi par
45:49Volodymyr Zelensky,
45:50Vladimir Poutine,
45:51le pape Lyon XIV
45:51et Emmanuel Macron.
45:53C'est intéressant aussi
45:54de voir dans le détail
45:55parti par parti
45:57parce qu'on se rend compte
45:58qu'hormis du côté
45:59de chez Renaissance,
46:01tous les partis
46:03mettent Donald Trump
46:04en premier.
46:05On le voit
46:05pour la France Insoumise,
46:06pour le Parti Socialiste,
46:07pour Donald Trump.
46:09On le voit également
46:09pour les Républicains
46:10et pour le Rassemblement National.
46:13Bernard Kwanadad,
46:13on voit que
46:14Donald Trump arrive
46:15à faire parler de lui.
46:16On imagine par exemple
46:17que l'électeur Insoumis
46:18n'a pas répondu
46:19Donald Trump
46:20pour la même raison
46:20que l'électeur du RN,
46:22mais c'est véritablement
46:24la personnalité
46:24qui a marqué 2025.
46:26Tout parti confondu.
46:27Donald Trump
46:28est une personnalité
46:28extrêmement contrastée
46:30mais qui est un leader
46:31et qui est non seulement
46:32un leader dans son pays,
46:33qui est un leader
46:34à l'international.
46:35Il a imposé
46:36contre vent et marée,
46:38contre l'Europe,
46:39contre un certain nombre
46:40de pays,
46:42une vision politique.
46:43Alors, bien entendu,
46:44cette vision politique,
46:45elle nous blesse
46:46parce qu'elle est parfois
46:47contre nous en France.
46:48Aujourd'hui,
46:48on voit bien
46:49qu'on en paye
46:50les pots cassés.
46:51Mais c'est la personnalité
46:52qui a marqué l'année
46:53parce qu'on a une émergence
46:56d'un leader.
46:56C'est un deuxième mandat.
46:57Il revient plus fort
46:58alors qu'il a été
46:59extrêmement contesté
47:00pendant son premier mandat.
47:01Il a réussi néanmoins
47:02aujourd'hui à revenir.
47:04Et puis,
47:05il apparaît
47:06comme une nouvelle personnalité
47:09dans un monde
47:09extrêmement déstructuré
47:11alors que lui-même
47:12a des difficultés
47:13à avoir une vision claire.
47:15C'est-à-dire qu'on voit bien
47:16qu'il gère au jour le jour
47:17un certain nombre d'événements
47:18et qu'on met en matière
47:19internationale et militaire
47:20un certain nombre
47:21d'interventions militaires
47:23qu'il a soutenues
47:24ou qu'il a effectuées
47:25pour garantir
47:26un certain nombre
47:27de paix
47:29ou en tout cas
47:29d'événements
47:30qui sont refaits
47:31de sa politique.
47:33C'est une personnalité
47:34qui marque
47:35et qui marquera encore.
47:36On a eu la même chose
47:38avec Obama
47:39lorsqu'il était arrivé
47:40ou Donald Reagan.
47:42Donc, vous voyez,
47:42il y a une alternance
47:43et on voit bien
47:44que chez nous,
47:44malheureusement,
47:45il n'y a pas aujourd'hui
47:47de leader charismatique
47:49qui a exercé
47:50le pouvoir
47:51qui peut être
47:53à la hauteur
47:53de ce type d'événements
47:55et c'est bien pour cela
47:56qu'il plaît
47:56à beaucoup de personnes
47:57y compris à ceux
47:58qui ne l'aiment pas.
47:59Oui, Michel Fayette,
48:00c'est un peu le principe
48:00de Donald Trump.
48:01L'important,
48:02c'est qu'on parle de lui
48:03et de se faire remarquer
48:04mais ce qui,
48:04pour le coup,
48:05fonctionne parce qu'on imagine
48:06que dans les personnes
48:07qui le citent,
48:08il y a des personnes
48:08qui l'adorent, peut-être
48:09qui estiment
48:11qu'il mène la bonne politique
48:12tout comme il y a aussi
48:12des gens qui ne l'aiment pas
48:13du tout
48:14et qui sont en confrontation
48:14mais tous se mettent d'accord
48:16sur le fait
48:16qu'il marque
48:17et qu'on soit d'accord
48:18ou pas avec ses propos,
48:19c'est des propos visiblement
48:20que les Français
48:21ont retenus cette année.
48:22Absolument,
48:22en fait,
48:23il a l'avantage
48:24d'avoir des positions
48:26affirmées,
48:27d'agir
48:28et donc les gens
48:29se positionnent pour
48:30ou contre ce qu'il dit
48:31et ce qu'il fait.
48:32Et avant,
48:34vous parliez
48:34d'Emmanuel Macron
48:35qui disait
48:35et qui ne faisait pas.
48:36typiquement Donald Trump
48:39lui
48:39et d'ailleurs Poutine aussi
48:41qui est haut aussi
48:42dans le classement
48:43et donc
48:44qu'on soit d'accord
48:45ou pas d'accord
48:45avec eux,
48:46ils ont cet avantage
48:47et ils ont en fait
48:48ce leadership
48:48et ce respect
48:49qu'on les aime
48:50ou qu'on les déteste
48:51et donc
48:52c'est assez dommage
48:53qu'en France
48:54on n'ait pas
48:54la même chose
48:55et je rappelle
48:56une dernière chose
48:57sur le côté
48:57un peu narcissique
48:58c'est qu'Emmanuel Macron
48:59avait à la base
49:01appelé son parti
49:01En Marche
49:02les mêmes initiales
49:03que son nom.
49:03Oui
49:04et qui s'appelle
49:05depuis Renaissance
49:06ou Ensemble pour la République
49:07à l'Assemblée
49:07on sent que le flambeau
49:08est en train
49:09d'être passé
49:10on arrive au terme
49:10de cette émission
49:11merci beaucoup
49:12à tous les quatre
49:13d'avoir été mes invités
49:15tout de suite sur CNews
49:16vous retrouvez
49:16Laurence Ferrari
49:17et Michel Onfray
49:18pour Face à Onfray
49:19et je vous rappelle
49:20à 14h
49:20cette émission spéciale
49:22présentée par Olivier Benke-Moun
49:23Transport en commun
49:25l'insécurité
49:26sans arrêt
49:27un documentaire
49:28suivi d'un débat
49:29passez une bonne journée
49:30sur CNews
49:31moi je vous retrouve
49:31à 17h
49:32pour Punchline
49:32à tout à l'heure
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