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  • il y a 7 semaines

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00:03C'est le moment de la chronique Perspective avec Jean D'Amour. Bonsoir Jean.
00:06Bonsoir Jean-Philippe.
00:07On va revenir évidemment sur la mobilisation importante qui a lieu lundi soir du côté Témiscoua-Tabasque
00:11sur le lac pour l'avenir des soins de santé. Encore une fois, on le voit en région, les gens
00:15doivent se mobiliser. Dans la même région, même si ce genre d'exercice-là existe à peu près partout,
00:20mais si on prend le comté Rivière-du-Loup-Témiscoua-Tabasque, en quelques semaines, si tu additionnes
00:25le transcontinental avec l'urgence de Poué-des-Gamots, il y avait 400 et quelques personnes. Trois pistoles,
00:30on m'a rapporté, les médias ont rapporté 800. Même chose du côté de Témiscoua-Tabasque
00:35sur le lac. Si je calcule bien, c'est 2 000 personnes qui, dans trois événements différents,
00:39se sont déplacées pour dénoncer une situation, pour ne pas perdre des acquis. C'est pas rien.
00:44Le service obstétrique à Témiscoua-Tabasque sur le lac, c'est pas banal. Même chose du côté
00:49des urgences et à Trois-Pistoles et à Poué-des-Gamots. Le fond de l'air, il y a quelque
00:53chose à l'intérieur
00:54de ça qui fait qu'on se pose des questions. Si tu additionnes ça d'autres secteurs d'activité,
00:59puis là, on ne parle pas de manifestations traditionnelles organisées par la FTQ ou la CSN,
01:03ça c'est un classique. Tous les députés et tous les gouvernements ont vécu ça. Là,
01:06c'est un nouveau phénomène. C'est des prises en main citoyennes. Je regarde du côté des
01:11acériculteurs qui demandent le respect d'une entente de principe pour l'augmentation de leur niveau
01:16d'entaille. Tu regardes les sieurs qui sont aussi sur le rapide. Quand tu additionnes tout ça,
01:21il y a quelque chose qui ne va pas. Moi, c'est quelqu'un qui aspire à la vie politique.
01:25Mardi
01:25dernier que j'ai rencontré, qui me répond que sa raison de faire de la politique, c'est tout ça.
01:30Il
01:30y a comme un mécontentement. Bon, la personne veut probablement capitaliser là-dessus. C'est
01:35peut-être pas la meilleure raison de faire de la politique. Mais au-delà de ça, au-delà des
01:39considérations partisanes, ça envoie un drôle de signal. Les gens rencontrent la ministre et les gens,
01:44sur le coup, sont contents. Mais deux ou trois jours plus tard, ils se grattent la tête en disant,
01:48« Elle voulait dire quoi? Elle va revenir pourquoi? Est-ce que l'urgence est maintenue? »
01:52Vois-tu, il y a comme, je dirais, pas un bris de confiance, mais le niveau de confiance est un
01:58peu
01:58ébranlé. Il y avait une image forte aussi, bon, la chaîne humaine autour de l'hôpital, les gens qui
02:02veulent garder leur service. Puis aussi, bien, on sent que le Téminiscorteur réclame un peu ce qui est
02:06déjà arrivé dans le Camorra, ce que vous avez pensé, mais une direction locale. Parce qu'évidemment,
02:09on sent que quand la direction de Tarimouski et même maintenant avec Santé Québec ailleurs,
02:14au Québec, c'est difficile de savoir exactement qui décide.
02:16Je te donne mon opinion là-dessus. Et honnêtement, là, je vais envoyer la rondelle dans mon propre but,
02:21là, parce que ça remonte à l'époque où on était là aussi en politique. Le fait d'éloigner les
02:26directions des établissements, là, honnêtement, quelques années plus tard, est-ce que c'était la bonne chose à faire?
02:34Alors, les gens se tournent vers le 6. Il y a comme un appétit qui n'est pas comblé de
02:38ce côté-là sur le plan de l'information.
02:40Ça, c'est une chose. La deuxième chose, bien, il y a Santé Québec, qui est une organisation un peu
02:44mystérieuse,
02:45un peu mythique. Alors, les gens sont inquiets à travers tout ça. Puis d'autres allaient jusqu'à dire récemment,
02:52bien, écoute, Rivière-du-Loup, est-ce qu'on se prend en main? Est-ce que nous aussi, on se
02:55doit d'être vigilants?
02:57Alors, il y a quelque chose de pas sain et de pas normal là-dedans. J'espère que ça va
03:00se régler. C'est sûr qu'il y a un contexte
03:02électoral aussi qui entre en ligne de compte. Mais en même temps, moi, j'ai vécu pas une égamoucle de
03:07très près, là.
03:08J'ai vu les autres aller. C'est même pas un enjeu politique. Les gens disent, écoute, comme citoyens, on
03:13est inquiets.
03:14On veut pas perdre des acquis. Puis les gens se mobilisent. Quand tu dis, là, en santé, là, on parle
03:19de 2 000 personnes
03:20issus de familles. Donc, l'effet multiplicateur à tous niveaux. Il y a de quoi se gratter la tête, là,
03:26lorsqu'on est un gouvernement, lorsqu'on est député dans un comté. Mon propos n'est pas partisan.
03:31C'est... On n'a pas inventé ça. Ce sont des faits, Jean-Philippe. Ces mobilisations, on les a vécues.
03:35Puis l'image était forte. Je l'ai vu, les images de votre bulletin de nouvelles.
03:39Tu sais, la chaîne humaine autour d'un hôpital. Les gens qui se posent des questions actuellement,
03:43c'est non seulement sain, c'est légitime et c'est la chose à faire.
03:46Merci, Jean. Bonne semaine. Bonne semaine.
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