00:03On retrouve Jean Dabour pour la chronique Perspective. Bonsoir Jean.
00:06Bonsoir Jean-Philippe.
00:07On va revenir évidemment sur les périodes de consultation que la STQ a tenues cette semaine
00:12du côté de Saint-Simeon-Rivière-du-Loup hier soir à Kakuna. Bon, est-ce qu'on peut appeler ça
00:15une consultation premièrement?
00:17Non, on appelle ça une provocation. Ils sont venus nous provoquer, la STQ qui envoie une bande
00:21de juniors répondre à des questions alors qu'ils n'ont pas vraiment la réponse. C'est un exercice
00:26improvisé. On est venus souffler sur les braises de l'indignation loupeur-ivoise. Honnêtement,
00:32moi, je suis sans voix. Ça a au moins donné l'occasion à des gens comme Gilles Lortie,
00:36Marc Morin, le porteur de la pétition, la PDG de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du
00:41-Loup,
00:42un citoyen de chez nous qui connaît le maritime, Christian Pomerleau. Au moins, ces gens-là
00:46ont pu s'exprimer à travers cet exercice improvisé, coin de table et bidon, provocateur.
00:51Quand même, on apprend que, bon, écoute, là, ils font référence à des enjeux. Là,
00:56tout à coup, on apprend que là, écoute, l'enjeu avec les Premières Nations, c'est important.
01:01On dit qu'on veut informer le public. On parle de développement économique, mais dans la présentation,
01:07on apprend que le dragage s'est terminé au quai à la pointe de Rivière-du-Loup. Il y a
01:12d'autres entreprises
01:12qui dépendent de ça. On le savait. Personne n'en avait vraiment pris conscience.
01:16Mais ça n'avait pas été dit officiellement.
01:17Ça n'avait pas été dit officiellement. Alors là, on s'en va, on avance dans un dossier.
01:22Honnêtement, je comprends le maire de Rivière-du-Loup qui ne s'est pas prêté à cette mascarade-là.
01:26Je sais qu'il les a rencontrés, mais c'est désolant. Et ça me fait redire que, premièrement,
01:32la STQ, tu sais, je vais faire un rapprochement. Ça relève du même ministère que la Société
01:36d'assurance auto du Québec. Ça clique, ça dit quelque chose. C'est un conseil d'administration
01:42qui ne semble pas gérer correctement les données publiques. Il y a quelqu'un qui disait,
01:47j'entendais quelqu'un dire récemment, bien écoute, là où on est rendu, de toute façon,
01:51la décision est prise. L'argent dépensé à venir jusqu'à maintenant n'est rien comparativement
01:55à l'argent qui va devoir être investi à quelqu'un. On s'entend, là. Sur le plan
01:58des finances publiques, l'enjeu demeure. Alors, on n'a toujours pas de réponse. C'est un exercice
02:04qui s'est tenu ici. Dans quel contexte? Pourquoi exactement, après leur départ, on peut encore
02:09se poser la question? C'est désolant. C'est désolant. Et moi, je pense que viendra le jour
02:14où quelqu'un va demander une enquête sur la gestion de la STQ de façon générale
02:17et particulièrement dans ce dossier-là. Là, on fait référence à des groupes. On fait
02:21référence aux Premières Nations. Il y a un paquet de gens qui ont été consultés.
02:25Au-delà de la liste des personnes et des organisations qui ont été consultées, quel est
02:29le contenu de ces consultations-là? Alors, ils nous ont donné l'occasion, ces gens-là,
02:33de réfléchir. Ça remet en perspective la méfiance qu'on doit entretenir à l'égard
02:38de la Société des traversiers du Québec. Et moi, je persiste à dire, ça fait quelques
02:42mois que je le dis, que le gouvernement abolisse cette affaire-là, abolisse le concept d'administration
02:48et intègre les activités de la société à l'intérieur du ministère. Est-ce que ça
02:52peut être mieux? Je ne le sais pas. Est-ce que ça peut être pire? Ça, c'est sûr que
02:55non.
02:56Merci, Jean.
02:57Bonne semaine.
02:58Bonne semaine.
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