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  • il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00C'est une interview, nous allons parler maintenant, une interview, un entretien autour de Kylian Mbappé
00:06dans le magazine Vanity Fair qui déclenche une tempête politique avec le Rassemblement National.
00:10Tout est parti de cette phrase de Kylian Mbappé, moi ça me touche, je sais ce que ça signifie
00:14et quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays lorsque des gens comme eux arrivent aux commandes.
00:20Là on se doute bien qu'il parle du Rassemblement National, du coup voilà la réponse de Jordan Bardella,
00:25président du dit parti et moi je sais ce qui arrive lorsque Kylian Mbappé quitte le Paris Saint-Germain,
00:31le club gagne la Ligue des champions et peut-être bientôt une deuxième fois.
00:35Et puis il y a eu Marine Le Pen ce matin aussi qui ne s'est pas privée de faire
00:40des petites remarques à Kylian Mbappé.
00:43Kylian Mbappé, moi quand il dit qu'on ne va pas gagner les élections ça me rassure
00:47parce qu'il est parti du PSG au Real Madrid en disant que c'était pour gagner la Ligue des
00:53champions.
00:53Bon entre temps le PSG a gagné la Ligue des champions.
00:56Donc somme toute quand il dit je ne veux pas que le RN gagne les élections ou le RN ne
00:59va pas gagner les élections,
01:01bah qu'il continue, moi ça me va bien.
01:03Alors ce n'est pas la première fois Alain Duhamel que Mbappé s'inquiète de l'arrivée possible au pouvoir
01:08du Rassemblement National
01:10puisqu'il avait réagi entre les deux tours des élections législatives et les dernières après la dissolution,
01:15il avait appelé à faire barrage aux extrêmes qu'il jugeait aux portes du pouvoir.
01:19Est-ce que Jordan Bardella et Marine Le Pen ont raison de lui répondre ?
01:24– Honnêtement c'est difficile qu'il se laisse marcher sur les pieds sans réagir.
01:28Bon, est-ce qu'il faut le faire sur un ton sérieux ou est-ce qu'il faut le faire
01:32un peu plus humoristiquement ?
01:34On peut en discuter mais il faut répondre évidemment dans ce cas-là.
01:37– Mais là il ne répond pas sur le fond, il se moque de lui.
01:40– Bon, il aurait pu dire qu'il perd même avec le Real Madrid.
01:45Mais qu'un sportif très connu qui est mythique pour un certain nombre de gens
01:52prenne des positions en politique, c'est pas la première fois,
01:56et en particulier en France d'ailleurs mais pas seulement,
01:58c'est pas la première fois que je vois ça.
02:00Les grands sportifs qui prennent des positions très politiques,
02:04pour ne prendre qu'un exemple, je ne sais pas si à votre génération ça vous dira encore quelque chose,
02:08mais en cyclisme, Coppi et Bartali, les deux plus grands champions mythiques de cyclisme italien,
02:16il y en a un qui était très à gauche et l'autre qui était très à droite,
02:19et dans les bagarres entre eux, l'Italie se coupait en deux à la fois
02:22parce qu'ils n'avaient pas du tout le même style comme cyclistes
02:25et parce qu'ils étaient aux antipodes politiquement.
02:28Et moi j'ai toujours connu par exemple des joueurs de tennis qui prenaient des positions.
02:32– Et ça ne vous choque pas qu'un joueur de football prenne des positions politiques ?
02:36– Capitaine de l'équipe de France aussi,
02:38donc là il représente tous les Français, le drapeau tricolore.
02:42– Oui c'est vrai, enfin pour moi c'est plutôt Deschamps qui représente,
02:46mais enfin chacun son point de vue.
02:48Bon, mais des champions prenant des positions très politiques,
02:52il y en a tout le temps, et il n'y en a pas d'un seul côté.
02:56C'est pour ça que je prenais l'exemple italien, Coppi et Bartali,
02:59parce que c'était chacun dans son camp.
03:01– C'est quand même pas une bonne nouvelle pour vous, Julien Audoul,
03:04que l'un des plus grands joueurs du football français soit devenu votre adversaire.
03:10C'est compliqué quand même parce qu'il a de l'influence,
03:12il est suivi par des millions et des millions de gens.
03:16– Oui, il est suivi par des millions de gens qui savent faire la part des choses
03:20entre le sportif, le citoyen, entre le footballeur qu'ils vont aduler
03:25et qui j'espère aura de très bons résultats avec l'équipe de France
03:29lors de la prochaine Coupe du Monde,
03:31et puis les idées qui ne sont pas partagées par 13 millions de Français.
03:35Moi ce qui me dérange, c'est que Kylian Mbappé a un poste important,
03:39il est capitaine de l'équipe de France, capitaine de l'équipe de France,
03:43pas de l'équipe de la Nouvelle France.
03:45C'est-à-dire qu'on ne trie pas les Français en fonction de leur opinion,
03:49en fonction de leur couleur, en fonction de leur confession.
03:52L'équipe de France, elle rassemble tous les Français,
03:55quelles que soient leurs opinions.
03:57Parmi les électeurs du Rassemblement national,
03:59beaucoup soutiennent l'équipe de France,
04:01et j'espère, et moi j'interpelle quand même
04:04le président de la Fédération française de football,
04:06M. Diallo, qui est un homme éminemment responsable et respectable.
04:12Je dis que ces messages-là sont totalement contre-productifs.
04:15– Vous lui demandez de recadrer Mbappé ?
04:17– Et participe à la division du pays.
04:18– Vous lui demandez de recadrer Mbappé ?
04:20– Je lui demande effectivement à ce que le capitaine de l'équipe de France
04:23ne divise pas les Français,
04:25ne jette pas l'anathème sur un certain nombre de nos compatriotes.
04:28Quand il dit des gens comme eux, c'est extrêmement méprisant.
04:31– La dente-vain-dite-faire, ce n'est pas le capitaine de l'équipe de France.
04:33– Bien sûr, mais il est toujours…
04:35– Citoyen.
04:35– Citoyen ?
04:36– On va s'interprimer sur un point.
04:39En tant que citoyen,
04:41Kylian Mbappé, évidemment, a les idées qu'il souhaite.
04:43Il prend…
04:44– Il a le droit peut-être de les exprimer, quand même.
04:45– Il a le droit peut-être de les exprimer,
04:47mais il est capitaine de l'équipe de France.
04:49Je rappelle que…
04:50– Donc il a deux voies de réserve, selon vous,
04:51parce qu'il est capitaine de l'équipe de France ?
04:52– Bien sûr, mais particulièrement dans cette période.
04:54Le sport, c'est fait pour rassembler,
04:56c'est fait pour unir les Français.
04:58J'espère qu'on ne va pas en arriver devant les stades
05:01à demander l'orientation politique des spectateurs et des supporters.
05:04Il faut rassembler,
05:06et je considère que les messages de dire les gens comme eux…
05:09D'ailleurs, je m'interroge sur le fond.
05:11Ça veut dire quoi, en fait ?
05:12Je sais ce que ça veut dire quand des gens comme eux arrivent au pouvoir.
05:15Est-ce qu'ils pourraient étayer ?
05:16Quels arguments il a ?
05:18On n'a jamais été au pouvoir, déjà, premièrement.
05:20Il ne connaît pas le Rassemblement national,
05:22sinon les préjugés, les caricatures qu'il en a.
05:24Il a le droit de ne pas aimer le Rassemblement national,
05:26mais d'être méprisant et dénigrant vis-à-vis de ses électeurs,
05:31de ses cadres et de 13 millions de Français,
05:33c'est extrêmement navrant.
05:34Marion Edalo, journaliste sport, bonsoir.
05:37Mais en même temps, notre attaquant,
05:40il assume d'être dans la société.
05:42Il dit, ce n'est pas parce que je suis riche, célèbre et un grand joueur
05:46que je n'ai pas une opinion et que je ne peux pas l'exprimer,
05:49alors qu'il assume.
05:50D'ailleurs, souvenez-vous, il était intervenu après la mort du jeune Naël.
05:53Il avait réagi sur son compte X.
05:56Là, c'est la deuxième fois qu'il fait part d'un engagement politique
05:59en disant, en gros, il faut faire barrage au RN.
06:02C'est la troisième fois.
06:03Vous oubliez une chose, c'est les législatives de 2024,
06:06où il a dit qu'on ne peut pas laisser le pouvoir à des gens comme eux,
06:10en conférence de presse, suivi de Marcus Thuram.
06:13Ce n'est pas la première fois,
06:14mais le problème, c'est que c'est la première fois dans le football,
06:16réellement, qu'on voit ça.
06:17On avait vu ça un petit peu avec Lilian Thuram,
06:19mais aujourd'hui, les joueurs de foot, par les réseaux sociaux,
06:23se permettent beaucoup plus de choses qu'autrefois.
06:25Ils sont poussés par leur communauté ?
06:26Je pense qu'ils sont poussés par leur égo.
06:29Je pense qu'autrefois, on jouait beaucoup plus pour le collectif,
06:32et c'est le cas d'ailleurs de beaucoup d'équipes dans le monde,
06:35et c'est toujours le cas,
06:36mais Kylian Mbappé, effectivement, est un petit peu prétentieux
06:39et pense que son avis est intéressant et intéresse tout le monde.
06:43Moi, je pense que c'est un petit peu un jeune présomptueux,
06:46et que oui, il est citoyen,
06:48mais pourquoi son avis serait plus intéressant que le vôtre, par exemple ?
06:52– Il a plus d'influence que moi, sauf que dans un moment…
06:55– Mbappé, c'est une des personnalités les plus connues au monde.
06:59– Donc il a la prétention de penser, en plus, que les Français vont le suivre.
07:03– Non, non.
07:04– Ah bah alors…
07:05– Vous pensez qu'il pense qu'il est leader d'opinion, qu'il va donc…
07:07– Je pense qu'il influence, oui, je pense que c'est ce qu'il pense.
07:11– Non, pas du tout.
07:12D'abord, je trouve tout à fait normal qu'il exprime son point de vue.
07:15Il aurait exprimé son point de vue à propos de n'importe quelle autre partie.
07:18J'aurais pensé la même chose.
07:20S'il disait, moi, je ne veux pas d'Edouard Filipe, je trouve que c'est…
07:23– Sauf que ce n'est pas possible.
07:25– Attendez, je n'ai pas fini.
07:26– Non, mais je vais vous dire, parce que le gars…
07:27– Non, mais on respecte la règle sportive.
07:31– Je respecte, c'est Alain qui a la balle.
07:34Et voilà, le gardien de but.
07:35– Voilà, ce n'est pas deuxième service, c'est premier service.
07:39– Bon, c'est, je veux dire, qu'un grand sportif
07:43qui exprime un sentiment politique, dans un sens ou dans un autre, franchement…
07:48– Vous croyez qu'il pourrait dire, moi, j'aime beaucoup Jordan Bardella, par exemple ?
07:52– Non, mais je me rappelle, alors, vous êtes trop jeunes peut-être,
07:58mais je me rappelle des joueurs de l'équipe de France, par exemple,
08:02à l'époque où c'était Reims qui fournissait l'ossature de l'équipe de France de football.
08:07– Épôt que Raymond Coppa.
08:07– Bon, voilà.
08:08– Voilà, il y avait des sensibilités politiques qui s'exprimaient,
08:12qui n'étaient d'ailleurs pas les mêmes, entre les joueurs, mais qui s'exprimaient.
08:16Et l'idée de dire qu'un grand joueur ou un capitaine, etc.,
08:20a des sentiments politiques, dans un sens ou dans un autre, je veux dire…
08:23– Oui, mais la société n'est plus la même, quand même, la société n'est plus la même.
08:26– J'ai remarqué qu'elle avait un peu changé.
08:27– Voilà, un peu changé.
08:27– Mais ça ne signifie pas forcément que quelqu'un qui a des convictions,
08:32sous prétexte qu'il est connu, ne puisse pas les exprimer.
08:34– Non, je répète, je dis ça dans ce sens-là, je le dirais tout à fait dans un autre.
08:40– Bien sûr.
08:41– Si Yannick Noah disait « moi je suis centriste », je dirais « lui »
08:45– Mais lui, il s'était engagé pour ses égales royales.
08:47– Je sais bien, il avait menacé de quitter la France, si jamais…
08:50– Ah ben, ça, les sportifs, quelquefois, exagèrent un peu dans l'ordre.
08:53– Julien Audoul, vous dites que ça ne serait pas possible qu'un autre joueur dise…
08:57– Ce que dit Alain Duhamel n'est pas possible, et on a eu l'exemple avec Lucas Chevalier,
09:02le gardien de l'équipe de France, qui a eu le malheur de liker une vidéo appelant
09:08à voter contre les filles et soutenant le Rassemblement National.
09:11Ça a fait un tollé, il a été obligé…
09:13– Je suis certain et d'autres…
09:14– Non, non, non, ça a fait un tollé…
09:16– Ça a fait un tollé dans le monde du foot, ça c'est sûr.
09:18– Ça c'est sûr.
09:19– Kylian Mbappé et d'autres peuvent, en conférence de presse, avec le logo de l'équipe
09:23de France, officiellement prendre position contre le Rassemblement National, ça ne choque
09:28personne, ça ne choque pas les instances du Fou.
09:29– Ça veut dire qu'il y a des combats plus faciles que d'autres ?
09:31– Oui, il y a deux poids, deux mesures, aujourd'hui il y a une bien-pensance politique
09:36au sein du football aussi, et effectivement il y a des audiences, il y a des clientèles,
09:42il y a des communautés à qui on a envie de faire plaisir, et Kylian Mbappé se dit
09:47qu'aller contre le Rassemblement National finalement lui apportera le soutien de ceux
09:53qui sont à son chevet sur les réseaux.
09:54– D'une part il est peut-être tout simplement sincère, il n'est pas forcément hyper calculateur,
09:59je n'en sais rien, je ne le connais pas personnellement, mais bon.
10:02Et d'autre part alors, des champions de différents sports qui prennent des positions politiques
10:09à des moments, moi je me rappelle des grands champions par exemple, aux grandes heures
10:14des énormes, qui n'existent plus maintenant, des énormes rassemblements politiques gaullistes,
10:20vous aviez des champions qui étaient au premier rang du public, et qui n'étaient pas là en se cachant,
10:27qui étaient là en disant, mais moi le gaullisme, et bien c'est moi.
10:31Bon, on ne pleurait pas dans ce cas-là.
10:33– Le problème depuis quelques années, c'est que Kylian Mbappé donne son avis évidemment
10:40sur la mort de Naël, il ne donne pas son avis sur la mort d'autres Français,
10:44ça ne l'intéresse pas outre mesure.
10:46Là il sort d'une saison difficile au Real Madrid, il va dans un mois représenter l'équipe de France,
10:54donc ça veut dire déjà qu'il explique qu'il ne représentera pas 30% de l'électorat.
10:59C'est quand même un sujet, je veux dire, je ne vois pas quand même quelqu'un qui vote RN
11:02se dire après,
11:03ah ben moi j'adore Kylian, ça veut dire aussi…
11:06– Moi si, on peut dire, je déteste ce qu'il dit sur le plan politique, je ne suis pas
11:10du tout d'accord,
11:11mais il a franchement marqué un bon but.
11:12– Et l'applaudir ensuite si on est champion du monde.
11:14– Oui mais un peu de pudeur en politique, c'est toujours pas mal, surtout avec la période que l
11:19'on vit.
11:19Moi je pense qu'Ousmane Dembélé, qui est ballon d'or, qui ne dit rien,
11:23eh bien il est beaucoup plus rassembleur, parce qu'il parle de football.
11:26– Oui mais peut-être qu'il manque de courage, peut-être M. Mbappé là il s'expose.
11:29– Ou peut-être qu'il a plus d'éducation.
11:30– Oui mais là Mbappé il prend quand même un petit risque.
11:33– Est-ce que ça peut le fâcher avec ses sponsors, Kylian Mbappé ou pas ?
11:36– Je ne suis pas sûre avec les sponsors, ça le fâche avec une partie des Français.
11:39Et même d'ailleurs des Français de gauche, qui vont dire, mais on s'en fiche de ton avis.
11:43– Je suis pas sûr que ça empêche les gens de dormir.
11:46– Non, ça ne les empêche pas de dormir, mais ça les empêche peut-être de l'aimer.
11:49– Je pense que ce qui les intéresse, c'est quand il est en forme, qu'il marque un but.
11:54– Ah ben oui.
11:55– Son point de vue politique, il l'exprime, ben voilà.
11:59– Il a dit l'intérêt de l'exprimer.
12:00– Du coup, il a intérêt à réussir sa Coupe du Monde.
12:02Là, ça lui-même a eu une pression sur la Coupe du Monde.
12:05Les supporters français, une partie, le racontent pas.
12:07– Bien sûr, mais moi je pose un peu le problème à l'envers,
12:09c'est-à-dire que la question, à mes yeux, je ne dis pas que,
12:13je ne suis pas journaliste sportif, bien que j'aime beaucoup le sport,
12:17mais qui prennent des positions, elles peuvent être tout à fait erronées.
12:24Quels aient des impacts politiques considérables ?
12:27Je n'y crois pas du tout, je n'ai jamais vu…
12:30Bon, je reviens à l'équipe de Reims, on voyait bien où était leur sensibilité.
12:34– Parce qu'il n'y a pas sortant à vouloir s'afficher avec des joueurs,
12:37des sportifs, si ça n'a aucune influence.
12:39Pourquoi Emmanuel Macron était sur la pelouse,
12:41à embrasser, pour consoler, bapper, le soir de la finale perdue contre l'Argentine ?
12:46– Mais vous, est-ce que vous posez le problème à l'envers,
12:48et comme vous êtes très malin, vous le faites exprès,
12:50la question n'est pas de savoir si un sportif a raison ou non d'avoir un point de vue
12:55politique,
12:56en revanche la question de savoir si un politique a raison ou non
12:59d'essayer d'embrigader un champion populaire, bah oui, ça…
13:02– Julien Oudoul, pardon, mais il ne faut pas vous étonner des footballeurs,
13:06puisque vous passez votre temps avec le Rassemblement National
13:08à pointer du doigt les banlieues,
13:10à parler, de dire il faut arrêter avec l'immigration.
13:13Tous ces sportifs, ils viennent pour beaucoup aujourd'hui dans les clubs de foot,
13:17des banlieues, ils sont issus de l'immigration,
13:19donc il ne faut pas vous attendre à ce qu'ils vous fassent des brassés de fleurs quand même,
13:22donc avec votre parti.
13:24– On ne pointe pas les banlieues,
13:25on pointe la violence dans certaines banlieues,
13:28et on pointe effectivement les conséquences de l'immigration anarchique.
13:32Ça n'a rien à voir avec l'équipe de France,
13:34et ça n'a rien à voir avec le football français, il faut être très clair.
13:38– Ah si, parce que beaucoup viennent de cette immigration,
13:40d'ailleurs, Zinedine Zidane est issue de l'immigration,
13:43– Oui, Yuri Djorkev était issue de l'immigration, effectivement,
13:47et d'autres, mais la différence,
13:51c'est qu'aucun capitaine de l'équipe de France par le passé
13:56n'avait pris de telles positions politiques,
13:58et on a l'impression que Kylian Mbappé devient de plus en plus
14:01un militant anti-RN,
14:03qui s'essère de sa notoriété et de son statut,
14:05il peut rendre son brassard,
14:07il n'est pas obligé de jouer pour l'équipe de France aussi,
14:09il peut se contenter d'être multimillionnaire au Real Madrid
14:12et de continuer les saisons blanches,
14:14il peut continuer à faire ça,
14:15mais quand on a la responsabilité d'incarner l'équipe de France,
14:19de porter l'équipe de France,
14:21et donc de rassembler les Français autour des compétitions,
14:23notamment de la Coupe du Monde,
14:24il faut savoir être neutre,
14:26et ne pas exprimer un point politique qui va diviser.
14:28– C'est une élection qui va être sûrement très clivée.
14:31– Elle l'est déjà.
14:32– Deux camps, elle l'est déjà.
14:34Contre-gauche, la France insoumise et le Rassemblement national.
14:37– Elle est multiclivée, mais elle l'est déjà.
14:40– Est-ce qu'on va avoir justement des positionnements d'artistes
14:43si jamais le Rassemblement national se rapproche de l'Elysée,
14:46d'équipe et autres ?
14:47– On l'a déjà.
14:48– Mais peut-être plus fort encore.
14:49– C'est évident qu'il y en aura,
14:51et de même c'est évident qu'il y aura des artistes,
14:53des chanteurs célèbres, etc.,
14:55des chanteuses qui prendront des positions.
14:57On a toujours connu ça.
14:59Mais vous vous rappelez l'époque où Yves Montand
15:01et Simone Signoret, si vous en avez le souvenir,
15:05qui étaient quand même très populaires tous les deux,
15:07soutenaient le Parti communiste.
15:09– La question est-ce que c'est une influence ?
15:10– Est-ce que c'est une influence ?
15:11– Ça termine souvent mal.
15:12– Non, mais je crois que ça n'a aucune influence.
15:13– Jurisprudence Faudel, ça se termine souvent mal.
15:16– Non, je crois que ça n'a aucune influence.
15:18– Ça peut même provoquer parfois l'effet inverse.
15:20– De l'agacement, absolument.
15:22Je me rappelle quand Simone Signoret et Yves Montand
15:25allaient à Moscou, par exemple,
15:26et que l'humanité mettait ça à la une,
15:30ça devenait un phénomène, etc.
15:33Les gens qui aimaient bien le chanteur
15:35ou qui aimaient bien la comédienne…
15:36– Aller les voir au cinéma quand même.
15:38– Aller les voir au cinéma,
15:39mais ne tenaient aucun compte de leur position politique.
15:41– Le problème réellement,
15:43c'est qu'ils puissent penser que ça intéresse quelqu'un.
15:45Moi, c'est ça qui m'impressionne.
15:46C'est-à-dire qu'ils influencent sur des marques,
15:52sur des vêtements.
15:54Mais bien sûr, maintenant, de savoir qu'il n'aime pas le RN,
15:58déjà, il n'avait pas vraiment besoin de le dire.
16:00Moi, je pense que dans la majorité des cas,
16:03souvent, pardon, cher Julien Aoudoud,
16:05beaucoup de sportifs ne sont pas très RN en général.
16:11Mais justement, je prenais l'exemple d'Ousmane Dembélé,
16:13mais je pourrais prendre l'exemple de pratiquement toute l'équipe de France.
16:15On ne connaît pas l'avis d'Adrien Rabiot,
16:18on ne connaissait pas l'avis autrefois d'Antoine Griezmann.
16:20– En quoi Griezmann avait répondu à cette question
16:21en disant que ce n'était pas à lui de dire ?
16:24– Mais il avait raison.
16:25Je pense qu'à un moment, il faut rester à ce qu'on sait faire,
16:27c'est-à-dire marquer des buts,
16:28et c'est déjà assez difficile.
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