00:00Les personnes Roselyne sont actuellement confinées à bord d'un bateau de croisière.
00:04C'est ce paquebot, l'ambition, et vous le voyez, il est au milieu effectivement des quais de Bordeaux
00:09et il ne bougera pas tant qu'on n'aura pas eu le résultat d'analyse.
00:12Parce que, François Pitrel, il y a eu un décès à bord et il y a des soupçons d'une
00:17épidémie de gastro-entérite.
00:19Oui, il y a un décès d'une personne de 90 ans qui serait décédée, selon l'ARS, l'agence
00:24régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine,
00:26lors de l'escale du bateau à Brest et désormais ce bateau est à Bordeaux et depuis ce décès,
00:32il y a une cinquantaine de cas de vomissements, de diarrhées qui font penser à un syndrome de gastro-entérite.
00:39Et donc, la décision a été prise d'arrêter ce bateau à Bordeaux, de confiner les gens qui sont à
00:44bord
00:44et donc de tester toutes les personnes symptomatiques.
00:47On attend les résultats dans l'après-midi pour avoir la confirmation que c'est bien un norovirus, une sorte
00:53de gastro-entérite.
00:54Alors, il s'agit d'un bateau de la compagnie ambassadeur Cruise Line, donc partie d'Ecosse, le 6 mai,
01:00la faisce qu'à la Belfast, à Liverpool et à Brest, là où donc le patient est décédé.
01:04Je crois que vous avez eu l'agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine. Qu'est-ce qu'ils vous
01:08disent ?
01:08Alors, pour l'instant, le lien entre le décès de cette personne et le virus n'est pas établi.
01:15Et on ne savait pas encore me dire si le corps de cette personne était encore à bord,
01:20sachant que cette personne avait 90 ans. Est-ce que ce serait lié au virus ou est-ce que c
01:24'est une autre cause ?
01:25Ça, c'est encore inconnu à ce stade.
01:27Mais il y a par ailleurs cette cinquantaine de personnes qui ont fait état de symptômes.
01:311700 personnes, c'est les 1200 passagers et les 500 membres d'équipage.
01:34Ils sont isolés dans leur cabine.
01:36Et comme c'est une maladie extrêmement contagieuse,
01:38évidemment, on fait toutes les analyses nécessaires avant de les laisser repartir.
01:41Oui, parce que ces bateaux sont des endroits, et on l'a bien compris depuis quelques jours,
01:46où la contamination de tous les virus est extrêmement rapide,
01:49puisqu'on partage énormément d'espaces en commun.
01:52On appuie sur les mêmes poignées tout le temps.
01:53On est tout le temps dans les restaurants communs.
01:55Donc, ce sont vraiment des foyers extrêmement dangereux pour toutes les propagations de virus.
02:01Alors, la question est peut-être un peu difficile, François,
02:02mais d'expérience, lorsqu'il y a un cas de maladie comme la gastro à bord d'un bateau de
02:08croisière,
02:09est-ce qu'immédiatement, on confine ?
02:12Alors, ça arrive plusieurs fois par an.
02:15Il y a eu le cas il y a quelques jours dans les Caraïbes,
02:18pour la même suspicion de neurovirus.
02:22Pourquoi ?
02:23Parce qu'on veut éviter de contaminer la totalité de l'équipage et des passagers.
02:28Donc, on les met à l'isolement.
02:30Et ensuite, on veut éviter que ce virus aussi se propage dans la population des ports où on a...
02:35Justement, j'ai une pensée, moi, pour les Bordelais,
02:37parce qu'il est vraiment au milieu de la ville, là, ce paquebot.
02:40Personne n'en sort.
02:41Ce sont les médecins, les soignants qui viennent à bord faire les prélèvements.
02:45Exactement.
02:45Et des personnels soignants qui sont habitués et qui sont habilités avec des équipements
02:49qui permettent de se protéger.
02:49Avec toute la désinfection qui va avec.
02:51Un mot, Amiral Olagaraï, c'est une hantise pour les bateaux militaires,
02:55également, la présence d'un virus comme celui de la gastro dans un bateau.
02:59D'ailleurs, vous l'avez vécu, je crois.
03:00Oui, je l'ai vécu, tout à fait.
03:02Et donc, j'ai d'abord une pensée pour mes amis Bordelais.
03:05J'y ai passé 20 ans de ma vie, quand même.
03:08Donc, je connais bien cette ville-là et j'ai des amis.
03:10Mais néanmoins, il est vrai que ça peut mettre en danger l'état opérationnel,
03:15les capacités opérationnelles d'un bâtiment.
03:17Donc, c'est là qu'il faut mettre en exergue vraiment l'extraordinaire capacité
03:22du service de santé des armées, qui a été assez sévèrement diminué
03:27et frappé à la suite des dividendes de la paix,
03:31pour dire que maintenant, nous en avons besoin plus que jamais.
03:34Il faut non seulement des flottes opérationnelles,
03:35mais il faut aussi le soutien opérationnel.
03:37Et celui-là est prioritaire.
03:39Donc, moi, il m'est arrivé dans les années 84,
03:42où je commandais un bâtiment dans le détroit d'Orbos, justement,
03:44d'avoir été à la limite de faire déclarer ce bâtiment inapte opérationnellement,
03:48bien sûr, en relation avec l'amiral Alindien, qui était mon commandant à l'époque.
03:55Et nous avons reçu un soutien à terre, etc.,
03:58qui était beaucoup plus facile, beaucoup plus aisé,
03:59que celui dont peuvent disposer toutes ces flottes-là.
04:02Pas la flotte française, bien sûr,
04:04mais la surveillance doit être extrêmement étroite,
04:07car les conséquences peuvent être dramatiques.
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