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Invitée de RTL Matin ce mercredi 13 mai 2026, Marine Le Pen, qui attend de savoir si elle pourra se présenter, a précisé sa position en vue de cette décision judiciaire déterminante pour son avenir politique. "J'ai dit que, si la justice m'empêchait, je ne serais pas candidate. On ne va pas le répéter 200 fois, c'est lassant", a-t-elle soufflé.
En revanche, que compte faire la cheffe de file du RN en cas d'une peine avec sursis ? "Bien sûr que je serais candidate, j'utiliserais les moyens pour pouvoir continuer à me défendre", a-t-elle fait savoir au micro de Thomas Sotto.
En revanche, que compte faire la cheffe de file du RN en cas d'une peine avec sursis ? "Bien sûr que je serais candidate, j'utiliserais les moyens pour pouvoir continuer à me défendre", a-t-elle fait savoir au micro de Thomas Sotto.
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00:00Thomas Soto, RTL Matin.
00:03Elle est la chef des députés RN à l'Assemblée, peut-être candidate à la prochaine présidentielle si la justice
00:07ne l'en empêche pas le 7 juillet,
00:09date à laquelle on connaîtra le jugement dans l'affaire dite des assistants parlementaires du FN au Parlement européen.
00:14Marine Le Pen est donc l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Marine Le Pen.
00:17Bonjour.
00:18On va peut-être commencer par ça d'ailleurs. Est-ce que votre position reste la même ?
00:21Autrement dit, si vous êtes condamnée le 7 juillet, quelle que soit votre condamnation, vous ne serez pas candidate à
00:25la présidentielle.
00:26Non, je n'ai jamais dit ça. J'ai dit que si la justice m'empêchait de pouvoir être candidate
00:32ou de pouvoir faire campagne, je ne serais pas candidate.
00:35Donc si vous avez un brassier électronique, vous ne ferez pas campagne ?
00:37Oui, on ne va pas le répéter 200 fois.
00:39Juste pour clarifier.
00:40Non mais ça commence à lasser, c'est très clair.
00:42S'il y a une condamnation avec sursis, vous serez candidate par exemple ?
00:44Mais bien sûr que je serai candidate. J'utiliserai les moyens pour pouvoir continuer à me défendre.
00:51Bon, ceci étant éclairci, il reste à comprendre maintenant ce que pense, ce que veut vraiment l'ERN.
00:54Vous imaginez, j'imagine Marine Le Pen, la petite musique qui dit que Jordan Bardella et Marine Le Pen, c
01:00'est le même parti mais pas vraiment la même ligne.
01:02Alors j'ai une question toute simple à vous poser. Est-ce que vous êtes de droite ?
01:05Non, j'ai déjà répondu, je ne suis ni de droite ni de gauche.
01:08Jordan Bardella, lui, il est de droite ?
01:10Ben oui, quand on n'est ni de droite ni de gauche, on peut accueillir des gens de droite et
01:13des gens de gauche.
01:13Oui mais on ne fait pas forcément la même politique quand on est de droite ou de gauche.
01:17Avec Jordan Bardella, objectivement, on a déjà fait quelques campagnes ensemble, on a travaillé sur un certain nombre de projets.
01:22Et je crois savoir qu'on était parfaitement d'accord sur les projets que nous avons proposés aux Français.
01:28Édouard Philippe, lui, il a un doute. Édouard Philippe que vous aimeriez bien retrouver au deuxième tour de la présidentielle.
01:32Il a parlé de vous lors de son discours de dimanche dernier à Reims.
01:35Il y a deux RN, un libéral et un étatiste. Il est à la fois très à droite et très
01:38à gauche.
01:39C'est le nouvel en même temps.
01:42D'expert, pour le coup, nous on est au moins sûr d'une chose, c'est qu'Édouard Philippe, il
01:47est macroniste.
01:49Donc il a beau venir nous vendre aujourd'hui un positionnement à droite, il est macroniste.
01:54C'est du pur Macron.
01:56Ça a été du pur Macron hier, c'est du pur Macron aujourd'hui, ce sera du pur Macron demain.
02:00C'est un candidat qui vous fait peur, Édouard Philippe ?
02:02Non, mais j'ai peur de personne.
02:03Peur de personne ?
02:04Non.
02:04Alors si on prend un cas concret en cette période d'envolée folle des prix du carburant,
02:07vous êtes-vous favorable à une taxation exceptionnelle des super profits du groupe Total ?
02:10Là-dessus, on est d'accord.
02:11Elle serait normale, l'avez-vous dit.
02:13Jordan Bardella, lui, ce n'est pas la priorité.
02:15Donc quelle est la ligne, en fait, là-dessus ?
02:17Bon, c'est dommage qu'on ne parle pas du fond.
02:20La réalité, c'est qu'aujourd'hui, il y a un vote.
02:22La réalité, c'est qu'à l'Assemblée nationale, par le 49-3, son vote d'ailleurs,
02:27a été décidé en réalité un sur-impôt sur les sociétés,
02:31qui touche en fait toutes les sociétés qui ont un certain nombre de critères.
02:37Je le crois injuste.
02:39Nous, nous sommes pour une taxation des sur-profits.
02:41C'est-à-dire que lorsqu'une crise permet à une entreprise de générer des sur-bénéfices
02:48sans que ces sur-bénéfices soient liés à sa propre stratégie,
02:52ses propres qualités, ses propres choix économiques,
02:55alors, de manière transitoire,
02:58on l'avait défendu pour le Covid, pour la grande distribution,
03:01qui, comme vous le savez, avait bénéficié évidemment de bénéfices extraordinaires,
03:07puisque les petits commerces avaient été fermés administrativement,
03:10alors, on met en place, de manière temporaire,
03:13une taxation des sur-profits.
03:16Je trouve ça beaucoup plus juste que la situation actuelle.
03:20Donc, vous voterez, l'ERN votera la proposition sur l'ordre des socialistes
03:23sur la taxe de ces sur-profits ?
03:25Alors, rien n'est moins sûr, parce qu'en réalité,
03:28les socialistes, eux, ont une vision qui est un peu différente,
03:32et en tout cas, les critères qu'ils veulent mettre en œuvre
03:34sont des critères qui, en réalité,
03:37comment dire, sanctionnent les sociétés
03:39qui font des bénéfices grâce à leur propre qualité, propre.
03:45Vous voyez ?
03:46Ce qui n'est pas du tout le cas de notre proposition.
03:49Donc, on discutera de ça à l'Assemblée Nationale,
03:51mais leurs critères ne sont pas les nôtres.
03:52Et qu'est-ce que vous dites à Patrick Pouyanné,
03:54le patron de Total, qui dit que son groupe
03:55ne pourra pas maintenir le plafonnement des prix à la pompe
03:58s'il étale sur-taxe ?
04:00L'État déjà le sur-taxe.
04:02Ben non, s'il y a une taxe sur les super-profits,
04:04il y aura une taxe supplémentaire, c'est de ça qu'il parle.
04:06Ben non, parce que s'il y a une taxe sur les sur-profits,
04:10elle a vocation à remplacer, en réalité, la sur-taxe IS.
04:15Je pense qu'on a perdu la moitié des gens, mais c'est pas grave.
04:17Je pense pas, je pense pas, je pense pas.
04:18Est-ce que vous pensez qu'il faut une commission d'enquête parlementaire
04:20sur les marges des distributeurs ?
04:21Ça, c'est LR qui le demande, les députés.
04:23Oui, pourquoi pas ?
04:24Oui, vous êtes favorable à ça ?
04:24Ben, pourquoi pas, pourquoi pas ?
04:26On aura les chiffres, les derniers chiffres de l'inflation
04:28dans une heure maintenant, Marine Le Pen.
04:30Elle repart à la hausse, cette inflation, ça c'est une certitude.
04:32Est-ce que vous êtes favorable à un coup de pouce supplémentaire
04:34pour le SMIC, en plus du correctif automatique
04:37qui est lié à l'inflation ?
04:38Non, mais nous sommes toujours positionnés
04:40contre l'augmentation du SMIC,
04:42parce qu'en fait, c'est une trappe à bas salaire
04:43et nous avons proposé la possibilité pour les entreprises
04:47d'augmenter 10% l'intégralité des salaires de l'entreprise
04:51avec en contrepartie une forme de moratoire
04:55sur l'augmentation des charges afférentes.
04:58Nous pensons que ça permet aux entreprises, en réalité,
05:00de mesurer si elles ont la capacité de le faire.
05:03Le problème de l'augmentation du SMIC,
05:05c'est que les entreprises se voient imposer
05:08une charge supplémentaire
05:10au moment où beaucoup d'entre elles
05:11sont dans une situation extrêmement difficile.
05:15Et puis, encore une fois,
05:16l'axe du Rassemblement National,
05:20nous ferons des propositions évidemment sur les salaires,
05:23parce que les salaires sont trop bas en France
05:24lors de la campagne présidentielle,
05:25mais notre axe depuis maintenant des années,
05:28c'est la baisse des dépenses contraintes.
05:29Vous voyez qu'il y a le salaire,
05:32le salaire qui n'augmente pas d'un côté,
05:33mais il y a les dépenses qui, elles,
05:35augmentent considérablement.
05:36Or, sur ces dépenses qui augmentent considérablement,
05:38nous avons fait toute une série de propositions,
05:41dont la principale qui, évidemment,
05:43nous occupe aujourd'hui
05:44et que nous avons faite depuis bien longtemps,
05:46c'est de passer la TVA de 20 à 5,5
05:50sur les dépenses énergétiques.
05:52C'est-à-dire pas seulement d'ailleurs le carburant,
05:54le gaz, l'électricité, le fuel,
05:56parce que nous considérons que l'énergie
05:58est un bien de première énergie.
05:59Et certains disent qu'avec cette mesure-là,
06:00vous aidez ceux qui en ont besoin, bien sûr,
06:02mais aussi ceux qui n'en ont pas besoin.
06:03Cette mesure-là n'est pas juste.
06:05Non, mais écoutez, moi,
06:07je considère que c'est un bien de première nécessité
06:08pour tout le monde.
06:10Donc, on ne va pas commencer à demander
06:12à la pompe aux gens de venir
06:14avec leur déclaration d'impôt.
06:15Il faut aussi arrêter avec cette dinguerie socialiste
06:19que nous subissons depuis des années
06:20et qui fait qu'au fur et à mesure du temps,
06:23l'ensemble de l'effort qui est demandé
06:25pèse en réalité sur les classes moyennes.
06:28Vous voyez, c'est ça la difficulté dans notre pays.
06:30Tout pèse aujourd'hui sur les classes moyennes.
06:32Moi, je ne vais pas demander aux Français
06:33de venir avec leur déclaration d'impôt à la pompe
06:35pour savoir s'ils peuvent bénéficier de la TVA 5.5
06:37ou s'ils ne peuvent pas bénéficier de la TVA 5.5.
06:40Tout le monde aura la TVA 5.5
06:42sur les dépenses énergétiques
06:43et croyez-moi, on s'en portera beaucoup mieux.
06:45Il y a une donnée qui s'imposera à tous les candidats,
06:48les candidates à la présidentielle,
06:50c'est que les caisses sont vides
06:50et avec le poids écrasant de la dette,
06:52ça va réduire les marges de manœuvre
06:53de celui ou de celle qui poussera les...
06:55Je ne vous le fais pas dire.
06:56... de l'Élysée l'année prochaine.
06:57Il faudra une nouvelle fois s'attaquer à la question des retraites.
06:59Est-ce que le RN restera sur un retour de la retraite
07:01à 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé tôt ?
07:04Est-ce que ça, ça reste d'actualité
07:05dans le contexte économique qu'on connaît ?
07:07Oui, oui, ça reste d'actualité
07:08dans le contexte économique qu'on connaît.
07:10C'est une retraite qui en réalité
07:12est une réforme qui est progressive
07:16dont je crois tous les Français pourront bénéficier
07:18mais qui permet d'être beaucoup plus juste
07:20puisque ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans
07:25pourront partir avant ceux
07:26qui ont commencé à travailler après 20 ans.
07:30Mais ce que je veux dire, c'est que...
07:32Il faut avoir le courage de dire
07:33qu'il faudra travailler plus longtemps à dire que Cioti
07:35il n'est pas d'accord avec vous.
07:37Moi, c'est très intéressant qu'on parle de ça
07:39parce qu'on dit que les Français ne travaillent pas assez.
07:41Alors, les Français ne travaillent pas assez
07:42donc on les culpabilise ensemble
07:43ne travaillent pas assez dans la semaine,
07:45dans la journée, dans la vie, etc.
07:48Non, la réalité, c'est qu'il n'y a pas assez de gens
07:51qui travaillent, de manière générale.
07:53Or, nous importons des chômeurs massivement.
07:56Quand je vous dis massivement, c'est massivement.
07:58Il y a 500 000 personnes qui rentrent légalement
08:00dans notre pays chaque année
08:01il n'y en a que 15% qui travaillent
08:03donc ça pose un problème déjà.
08:04Et il y a trop d'inactifs chez les jeunes
08:07et chez les personnes âgées
08:09parce que beaucoup de sociétés
08:10les mettent à la porte à partir de 50 ou de 55 ans.
08:14Donc, nous, ce que nous voulons
08:15c'est d'abord nous attacher à faire travailler les jeunes.
08:18Le premier emploi réel, effectif
08:21en moyenne dans notre pays, c'est 27 ans.
08:2427 ans.
08:25C'est un record dans l'Union Européenne.
08:28Donc, il faut inciter les jeunes
08:29à entrer sur le marché du travail plus tôt
08:31parce que des jeunes qui rentrent plus tôt
08:33sur le marché du travail, ce sont des cotisants
08:35et notamment des cotisants
08:37à notre système de retraite
08:38puisque c'est un système de retraite
08:40par répartition.
08:41Des économies, on peut en faire
08:42sur l'audiovisuel public.
08:43C'est ce que préconise le rapport à l'oncle.
08:45On peut en faire sur beaucoup de choses.
08:47J'imagine.
08:47Est-ce que vous êtes toujours favorable
08:48à la privatisation de France Télévisions ?
08:50Tout à fait.
08:50Total ?
08:51Toutes les chaînes ?
08:52Non, il y aura quelques exceptions.
08:55On va garder un média outre-mer
08:57parce que nous considérons que c'est important.
08:59Il faut garder un média
09:01qui permette d'être la voix de la France
09:03dans le monde.
09:04Mais on peut aussi privatiser
09:06avec un cahier des charges.
09:07Par exemple, pour les chaînes régionales,
09:10on peut très bien rendre en disant
09:12nous souhaitons que vous rachetiez
09:16effectivement ce réseau de chaînes
09:18mais que vous conserviez le caractère local
09:22de proximité de l'information que vous livrez.
09:24Et Radio France, vous privatisez aussi ?
09:26Mais oui, oui.
09:27Tout ?
09:28Oui, sauf peut-être à garder,
09:30comme je vous l'ai dit,
09:31une radio qui soit la voix de la France
09:33dans le monde.
09:35Voilà.
09:36Et d'ailleurs, on peut très bien associer
09:38dans les propositions de vente
09:40que nous ferons,
09:42une radio avec une chaîne
09:43ou deux radios avec une chaîne.
09:45Enfin, tout ça est parfaitement vrai.
09:46Et ça serait un chantier prioritaire ?
09:47Quelque chose que vous ferez
09:48dès que vous arriverez ?
09:49On verra plus tard.
09:50Non, mais il y a beaucoup d'autres priorités
09:52quand les gens n'arrivent pas
09:53à boucler les fins de mois.
09:54Quand il n'y a plus rien dans le frigidaire,
09:56quand ils renoncent à prendre leur voiture,
09:58quand ils renoncent à sortir dans la rue
10:00à certaines heures de la journée
10:03parce que l'insécurité devient galopante.
10:06Voilà.
10:08Mais on peut très bien mener
10:10un certain nombre de chantiers
10:11de manière parallèle.
10:13Il y a évidemment un ministre
10:14qui sera chargé de travailler sur ce sujet.
10:16La crise liée à l'antavirus,
10:18pour vous, le gouvernement
10:18qui est clairement passé
10:19en mode gestion de crise,
10:21a-t-il bien réagi ?
10:22Ah oui.
10:23En tout cas, je pense qu'il a eu raison
10:25de ne pas...
10:27de renoncer au choix
10:28de l'autoconfinement
10:29qui me paraît quand même
10:30relativement dangereux
10:32dans le cas...
10:33Les cas contacts sont confinés
10:34à l'hôpital.
10:35Voilà.
10:35Dans le cas de cet antavirus
10:37dont le taux de mortalité
10:38est tout de même
10:40incroyablement important.
10:42Mais voilà,
10:52je...
10:52Il y a un vrai souci.
10:56Le gouvernement y répond.
10:57Bon, très bien.
10:58Moi, ce que j'ai trouvé un peu inquiétant,
10:59si vous voulez,
11:00c'est qu'en réalité,
11:00on a l'impression
11:01qu'on ne prévoit jamais rien.
11:02On est toujours en train de subir.
11:04Après la guerre en Ukraine,
11:05on n'a rien prévu.
11:07On n'a pas prévu, par exemple,
11:10la problématique de nos capacités de raffinage.
11:12On n'a pas prévu
11:13la problématique de la fabrication des engrais.
11:15On a même fermé, d'ailleurs, Grand Puy.
11:18On n'a pas prévu les réserves de gaz.
11:21Elles sont à 35%.
11:21Elles étaient à 50% l'année dernière.
11:24Et là, c'est pareil.
11:24J'entends Mme Rist dire
11:26que nous sommes en train
11:27de reconstituer les stocks de masques.
11:30Non, mais c'est une plaisanterie.
11:31Je veux dire, j'espère...
11:32Je ne veux pas lui jeter la pierre,
11:33mais j'espère que j'ai mal compris
11:34ou qu'elle s'est mal exprimée.
11:36Ça veut dire que depuis le Covid,
11:38c'est-à-dire depuis 4 ou 5 ans,
11:40nous n'avons pas reconstitué
11:41les stocks de masques.
11:44Marine Le Pen,
11:44notre porte-avion nucléaire,
11:45le Charles de Gaulle,
11:46est en route pour participer
11:47à une éventuelle
11:48aujourd'hui très hypothétique
11:48mission de sécurisation
11:49du détroit d'Hormuz.
11:50On parlait de la situation
11:51en Iran avec François Langlais.
11:52Est-ce que c'est notre rôle ?
11:54Si vous étiez au pouvoir,
11:55est-ce que vous auriez pris
11:55cette décision ?
11:57Pour l'instant,
11:58le Charles de Gaulle
11:59ne participe à pas grand-chose.
12:01Il y est...
12:02Il se met en position de pouvoir.
12:03C'est un élément de puissance.
12:05Mais en réalité,
12:06ce n'est pas le Charles de Gaulle
12:07qui peut sécuriser
12:09le détroit d'Hormuz.
12:10On sait bien que le détroit d'Hormuz
12:11sera ouvert ou fermé
12:14en fonction des négociations
12:15qui actuellement sont en cours
12:17entre Donald Trump,
12:19entre les Etats-Unis et l'Iran.
12:20Peut-être d'ailleurs
12:21à l'issue de la visite
12:23de Donald Trump
12:23avec le coup de pouce
12:26de la Chine.
12:26Tout ça se passe un peu
12:27sans nous, non ?
12:28La Chine, l'Iran...
12:28Complètement.
12:30Non mais complètement.
12:31Mais ça pose d'ailleurs
12:31un problème.
12:32Parce qu'en réalité,
12:32on s'aperçoit
12:33que l'Union européenne
12:37ne s'est pas intéressée
12:40notamment à toutes
12:41ces voies maritimes
12:42qui sont absolument essentielles
12:44dans le monde
12:45commerçant
12:46que nous connaissons.
12:47Et peut-être
12:48faut-il que la France
12:50retrouve une vision
12:52thalassocratique
12:53parce qu'elle est
12:54une grande nation maritime.
12:55En tout cas,
12:55c'est notre projet
12:56en s'appuyant bien sûr
12:57sur nos forces navales
12:58mais en s'appuyant aussi
12:59sur nos outre-mer.
13:00Vous savez qu'au Rennes,
13:01il y en a beaucoup
13:01qui disent que vous pourriez
13:02être la ministre des Affaires étrangères
13:03si vous n'êtes pas candidate.
13:05C'est quelque chose
13:05qui pourrait vous intéresser ?
13:06de leur propre avenir
13:09et puis je vais m'occuper
13:09du mien, d'accord ?
13:10C'est votre groupe
13:11qui dit ça, c'est pas...
13:11Oui, oui, oui.
13:13Bien sûr.
13:14C'est oui ou c'est non ?
13:15Il y a toujours des conseilleurs,
13:16des gens qui imaginent pour vous,
13:18donc qu'ils imaginent pour eux
13:19et qu'ils me laissent imaginer
13:20pour moi-même.
13:21Ça pourrait vous intéresser
13:21ou pas ?
13:23Non, je l'ai dit.
13:25Résidente ou rien.
13:26Je ne cherche pas,
13:28encore une fois,
13:29une place où que ce soit.
13:30Vivre ensemble,
13:31se comprendre, s'accepter,
13:32c'est pas simple Marine Le Pen
13:33et il y en a un
13:33qui ne votera pas pour vous,
13:34il l'a redit à Vanity Fair,
13:35c'est Kylian Mbappé.
13:36Je sais ce que ça signifie
13:37et quelles conséquences
13:38cela peut avoir pour mon pays
13:39lorsque des gens comme eux,
13:40il parle de vous,
13:41arrivent aux commandes.
13:42Qu'est-ce que vous lui répondez ?
13:45Kylian Mbappé,
13:47moi quand il dit
13:47qu'on ne va pas gagner les élections,
13:48ça me rassure
13:49parce qu'il est parti du PSG
13:53au Real Madrid
13:54en disant que c'était
13:55pour gagner la Ligue des Champions.
13:56Bon, entre-temps,
13:57le PSG a gagné la Ligue des Champions.
13:58Donc, somme toute,
13:59quand il dit
13:59je ne veux pas que le RN
14:00gagne les élections
14:01ou le RN ne va pas gagner les élections,
14:03qu'il continue.
14:04Moi, ça me va bien.
14:05Il peut rester capitaine
14:06de l'équipe de France ?
14:06Est-ce qu'un capitaine
14:07de l'équipe de France de foot
14:08peut prendre des positions politiques
14:09comme ça ?
14:09Écoutez,
14:11il peut prendre ses positions.
14:12Je crois que franchement,
14:13les gens qui aiment le foot
14:16sont quand même assez libres
14:18pour savoir
14:18pour qui ils veulent voter
14:21sans être influencés
14:24par Mbappé.
14:25Vous savez,
14:25Marie Le Pen,
14:26quand on veut entrer à l'Elysée,
14:26il y a un certain nombre
14:27d'exercices imposés.
14:28Il faut se livrer humainement
14:29ce que vient de faire
14:30Gabriel Attal
14:31qui a parlé de son parcours,
14:32la disparition de son père,
14:33son harcèlement,
14:34son amour avec Stéphane,
14:35ses journées.
14:36Ça vous a touché ?
14:36Vous l'avez lu ce livre ou pas ?
14:38Je l'ai commencé.
14:39mais si vous voulez,
14:42l'exercice imposé
14:43est consistant à...
14:45Encore une fois,
14:46chaque personne a ses blessures
14:48et je l'ai dit,
14:50ce n'est pas une histoire
14:50de classe sociale,
14:51ce n'est pas une histoire
14:54de...
14:54Voilà.
14:55Mais point trop n'en faut,
14:57le côté cosette.
14:58Côté cosette,
14:59point trop n'en faut.
14:59Est-ce que Jordan Bardella
15:00qui a choisi la...
15:01Cosette qui allait tous les matins
15:02chercher de l'eau
15:03à l'école alsacienne,
15:04si vous voulez,
15:04bon, il y a un moment...
15:07Voilà.
15:07On n'a pas besoin
15:08de s'en créer, quoi.
15:09Et Jordan Bardella
15:10qui a choisi la romance
15:11sur papier glacé
15:11avec sa fiancée
15:12dans le Paris Match,
15:13vous l'auriez fait,
15:13vous, ça, ou pas ?
15:14Non, mais il n'a pas choisi
15:15une romance sur Paris Match,
15:16pardon.
15:17Il est tombé amoureux
15:18d'une jeune fille.
15:19Il a le droit
15:19ou il n'a pas le droit ?
15:20Il faut qu'il demande
15:21l'autorisation à qui,
15:22en fait,
15:22pour tomber amoureux
15:23d'une jeune fille ?
15:24Je ne juge pas la romance.
15:26L'amour est enfant de Bohème
15:27qui n'a jamais, jamais
15:29connu de loi.
15:29Bon, Carmen,
15:30il vous l'a présenté,
15:31sa princesse, ou pas ?
15:32Pas encore.
15:33Pas encore ?
15:33Vous avez hâte ?
15:34J'ai hâte.
15:35Je la rencontrerai
15:36avec grand plaisir.
15:37Vous la voyez à l'Élysée ?
15:38Oh, écoutez...
15:42Stop Closer.
15:43Stop Closer.
15:44Merci Marine Le Pen
15:45d'être venu sur la...
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