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  • il y a 10 heures
Le médecin généraliste Alexandre Fouquier d'Herouel a dressé un constat sur l'hantavirus en expliquant que les Français n'avaient pas à s'inquiéter à ce stade, mais qu'on ne dispose toutefois d'aucun vaccin ni de traitement spécifique pour ce virus. «Pour le moment il n'y a pas de vaccin, ni de traitement». 

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Transcription
00:00Et nous sommes en ligne avec le docteur Alexandre Fouquet-Derwell, bonjour, vous êtes médecin généraliste à Neuilly-sur-Seine
00:05et également à l'hôpital franco-britannique à Levallois.
00:08Les patients qui viennent vous voir pour autre chose, on l'imagine que le antavirus, qu'est-ce qu'ils
00:13vous disent ? Est-ce qu'ils sont inquiets ?
00:15Alors, il n'y a pas d'anxiété particulière parce qu'il n'y a pas de raison qu'il
00:19y ait d'anxiété particulière, mais effectivement il y a un petit peu d'inquiétude.
00:21C'est vrai que les souvenirs du début de l'épidémie de coronavirus avaient quand même été compliqués à l
00:29'époque.
00:30Rappelons-nous, il n'y avait pas de vaccin, il n'y avait pas de traitement, il n'y avait
00:33pas de test, il n'y avait pas de masque, c'était quand même compliqué.
00:36Et du coup, cet antavirus qui fait parler de lui en ce moment inquiète un petit peu les gens, les
00:43patients.
00:45Ce qui inquiète surtout, c'est la possibilité d'être contaminés, c'est surtout ça.
00:51Et qu'est-ce que vous leur répondez concrètement docteur ?
00:54Écoutez, j'essaie de les rassurer. Pour le moment, comme vous l'avez dit très justement, il n'y a
00:59pas d'épidémie en France.
01:00On a une patiente qui est malade et une vingtaine de cas contacts, donc il n'y a pas d
01:04'épidémie qui s'est développée en France.
01:06À l'heure actuelle, il n'y a aucune raison d'être inquiet pour l'antavirus.
01:09Il n'y a aucune raison d'être inquiet. C'est aussi une note que vous avez reçue.
01:15Tous les médecins, les pharmaciens ont reçu une lettre de la Direction Générale de la Santé.
01:20Le docteur Brigitte Millau nous le disait tout à l'heure.
01:23Concrètement, qu'est-ce qu'on vous demande ?
01:24Est-ce que, d'une certaine manière, la Direction de la Santé et donc les autorités publiques vous disent
01:31« Attention, gardez votre calme, surtout ne cédez pas à la panique.
01:34Pour ceux d'entre vous, médecins, pharmaciens qui seraient inquiets, il n'y a pas de raison, etc. »
01:38Est-ce qu'il y a aussi une forme, j'allais dire plus haut, de dire « Tout va bien,
01:42ne vous inquiétez pas, on gère ? »
01:44Je crois que la Direction Générale de la Santé n'a pas tellement à nous dire si on devrait être
01:48inquiets ou pas inquiets.
01:49Nous ne sommes pas inquiets pour le moment parce qu'il n'y a pas de raison d'être inquiet.
01:52Il n'y a pas de foyer épidémique en France.
01:55Après, on a quand même été en première ligne pour le coronavirus à une époque où les choses étaient compliquées.
02:01Rappelez-vous, on n'était pas équipés dans les cabinets, il n'y avait pas de blouse, il n'y
02:04avait pas de masque, on n'avait pas de test.
02:07On a été obligés de s'occuper des malades au début de l'épidémie.
02:13On l'a fait parce que c'est notre rôle, c'est la raison pour laquelle on fait ce métier.
02:18On n'a pas d'inquiétude particulière.
02:20Après, sur l'avenir, il y a un gros point d'interrogation, personne ne sait ce qui va se passer.
02:25Est-ce qu'on va réussir à endiguer l'épidémie, les quelques cas qui existent à l'heure actuelle ?
02:30C'est ce qu'on espère.
02:31Est-ce que les choses vont se compliquer par la suite ?
02:33C'est possible aussi, personne ne peut répondre à cette question pour le moment.
02:37Voilà, mais nous, on va gérer ça comme on l'a toujours fait.
02:41Oui, avec les moyens du bord et même quand il n'y avait pas suffisamment de masques, on essayait d
02:45'en trouver.
02:45Ou en tout cas, on faisait sans masque et on arrivait à avoir quand même des vaccins.
02:50Là, pour le coup, on est bien d'accord, il n'y a pas de vaccins pour le antivirus ?
02:54Pour le moment, il n'y a pas de vaccins, il n'y a pas de traitements.
02:56Donc, on est exactement dans la même configuration qu'on avait initialement avec le coronavirus.
03:02C'est-à-dire qu'on est face à un virus qu'on ne s'est pas traité.
03:06Eh bien, si vous recommencez, on recommencera.
03:08Mais encore une fois, on n'en est pas là.
03:10Donc, pas d'inquiétude.
03:12Pas d'inquiétude, même si, dernière question, docteur, pas d'inquiétude, même si la létalité du antivirus n'est pas
03:19du tout la même qu'avec le coronavirus.
03:22Parce que le coronavirus se transmettait, se transmettait de façon avec aussi des patients qui étaient totalement asymptomatiques.
03:28Là, la létalité est de 30 à 60 %, donc c'est terrible à dire, mais fatalement, ça se transmet
03:33moins.
03:35Tout à fait.
03:36Alors, il y a une petite question sur ce virus qui, visiblement, se développe à bas bruit en quelques semaines,
03:45avec une période d'inquiétude qui est très longue.
03:47Ça, ça peut être un motif d'inquiétude.
03:49Parce que c'est vrai que si les patients sont porteurs pendant très longtemps, avant de développer les premiers symptômes,
03:54ça peut être difficile de gérer les cas de contact.
03:56Bon, on va voir, on a une personne malade pour le moment, 20 personnes qui sont cas de contact sur
04:02le territoire français.
04:04Ce qu'il faut espérer, c'est que le virus ne se transmette pas trop vite.
04:12Et puis voilà, il faut croiser un petit peu les doigts.
04:15Encore une fois, c'est une question à laquelle personne n'a de réponse pour le moment.
04:19C'est les semaines à venir qui vont nous dire un petit peu comment réagir, bien sûr.
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