- il y a 14 heures
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a tenu une conférence de presse concernant l'hantavirus et les conséquences en France, en présence notamment de plusieurs médecins. Ils sont revenus sur les mesures déjà prises, l'état de la connaissance du virus, ainsi que les modalités d'action pour agir contre la maladie.
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00:00Mesdames et Messieurs, merci de suivre aujourd'hui cette conférence de presse.
00:05Elle fait suite à la réunion organisée hier soir autour du Premier ministre,
00:10au cours de laquelle un point complet de la situation a été réalisé.
00:15J'ai souhaité que les Français disposent en toute transparence des mêmes informations
00:21que celles présentées au plus haut niveau de l'État.
00:23Cette conférence de presse a un objectif simple.
00:26Vous présentez l'état de la science sur l'antavirus, les principaux éléments chronologiques
00:33et un point de situation sur nos ressortissants et les cas contacts.
00:38Sont présents à mes côtés, je veux les en remercier, Yazdan Pana,
00:44Madame Caroline Sémail, Monsieur Xavier Lescure, Monsieur Antoine Flau et Monsieur Olivier Schwartz.
00:52Le foyer débute à bord du MV Hondius, parti d'Ushuaïa, le 1er avril avec 147 personnes.
01:02Plusieurs cas respiratoires sévères apparaissent en mer avec un premier décès le 11 avril.
01:09L'escale à Sainte-Hélène, entre le 22 et 24 avril.
01:14Dans les jours suivants, plusieurs cas graves sont signalés lors de déplacements internationaux
01:20et le antavirus des ondes est identifié.
01:24Le navire arrive finalement à Ténérife le 10 mai,
01:28permettant l'organisation des rapatriements des ressortissants de 23 nationalités.
01:34Dès l'identification du virus, le gouvernement agit immédiatement.
01:39Les 5 ressortissants français, encore à bord, ont été rapatriés
01:44dans le cadre d'une opération sanitaire sécurisée.
01:47A leur arrivée, ils ont été pris en charge dans des établissements hospitaliers de référence,
01:52placés en isolement dans des chambres à double flux
01:56et soumis à une surveillance médicale étroite.
01:59A ce stade, 4 d'entre eux vont bien et sont testés négatifs.
02:04Une patiente testée positive à l'antavirus présente en revanche une forme grave
02:11et est actuellement en réanimation dans un état grave.
02:15Je ne vous en dirai pas plus pour respecter son secret médical.
02:19Un travail très approfondi de traçage des personnes-contactes de malades évacués du bateau
02:25a également été conduit immédiatement.
02:288 ressortissants français ont été identifiés sur le vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg.
02:35Un second vol entre Johannesburg et Amsterdam transportait des Français
02:39avec un niveau de risque moindre dans la mesure où une malade était présente
02:44mais a été rapidement débarquée, ce qui a limité l'exposition des voyageurs.
02:49Au total, 22 cas contacts ont été identifiés en France.
02:54Ils ont tous été contactés, testés, hospitalisés ou en cours d'hospitalisation
03:00et font l'objet d'un suivi sanitaire rigoureux.
03:03Enfin, je veux être très clair, à ce stade, les cas positifs recensés
03:08sont exclusivement des croisiéristes présents à bord du MV ondius.
03:13Il n'y a pas d'élément en faveur d'une circulation diffuse du virus sur le territoire national.
03:19Je vais maintenant laisser la parole aux experts scientifiques pour les éléments scientifiques et médicaux
03:24et que je remercie encore une fois infiniment pour leur présence aujourd'hui à nos côtés.
03:30Je vous remercie.
03:31Merci beaucoup Madame la Ministre.
03:36Je vous donne ma place.
03:40Merci beaucoup Madame la Ministre.
03:46Bonjour à toutes et à tous.
03:49L'objectif, comme ça a été dit par Madame la Ministre, c'est qu'avec quelques experts scientifiques,
03:54on vous présente aujourd'hui l'état de la science, ce qu'on sait et ce qu'on ne sait
03:58pas.
04:01On a essayé d'avoir des experts qui couvrent différents domaines de la médecine
04:07pour essayer de vous donner un panorama, un peu de connaissances aujourd'hui.
04:14Donc on a Caroline Semaille qui est la directrice générale de santé publique France
04:18qui va nous parler de l'épidémie.
04:21Xavier Lescure qui est à la PHP et à l'INSEM
04:25qui va vous parler de prise en charge des patients et en général,
04:31l'histoire naturelle de la maladie, la transmission,
04:34qui va aussi vous dire deux mots des patients qui sont aujourd'hui,
04:38enfin le patient et les contacts qui sont à Bichard.
04:41Mais comme ça a été dit par Madame la Ministre, c'est très important.
04:45L'idée aujourd'hui, c'est vraiment de parler de la science,
04:47de ce qu'on sait et ne pas rentrer dans les cas individuels des personnes
04:51pour aussi des raisons de confidentialité, comme ça a été dit.
04:57Olivier Schwartz va, qui est de l'Institut Pasteur de Paris,
05:01qui est virologue, va vous parler de virus, des traitements et des vaccins
05:06en sachant que Xavier va couvrir aussi un peu les traitements.
05:11Et enfin, Antoine Flau, Université de Paris, cité,
05:17va essayer de prendre un peu de hauteur.
05:20Il nous a dit de zoomer un peu en arrière pour savoir,
05:23pour vous dire un peu qu'est-ce qu'il en pense globalement aujourd'hui
05:26en sachant qu'il est aussi épidémiologiste.
05:29Mais je pense que vous le connaissez très bien.
05:31Donc maintenant, on va commencer d'abord par Caroline Semay
05:36pour l'épidémiologie. Merci, Caroline.
05:43Merci. Merci, Madame la Ministre.
05:46Alors, je vais évoquer quatre points et mes collègues, bien entendu, vont compléter.
05:51Tout d'abord, l'historique des infections à antivirus andès.
05:55Vous savez que ce n'est pas une découverte récente.
05:57Olivier Schwartz reviendra sur la grande famille des antivirus.
06:01Et c'est effectivement un virus qui circule depuis plusieurs années
06:05en Argentine, au Chili et en Uruguay.
06:08Donc, ce virus a été découvert en Argentine en 1995.
06:12Jusqu'en 1996, on pensait que c'était surtout,
06:15enfin, c'était essentiellement une transmission zoonotique,
06:18c'est-à-dire une transmission des animaux aux hommes
06:21sans transmission interhumaine.
06:23Le réservoir est un rongeur et les personnes pouvaient se contaminer
06:28via l'inhalation de poussière ou d'aérosol contaminé
06:31qui était dû aux excretas des rongeurs.
06:35Puis, en 1996, en fait, il y a déjà eu une investigation
06:39où il y avait des cas diagnostiqués en antivirus
06:41qui ont permis, en fait, d'évoquer pour la première fois
06:44une transmission interhumaine
06:46puisque des professionnels de santé étaient contaminés.
06:49Mais c'est en 2019 aussi qu'on a eu, en fait,
06:53un nouveau cluster de 100 personnes
06:55et cela a permis, en fait, de documenter encore mieux
06:58une transmission interhumaine.
07:01Alors, il faut savoir qu'en Argentine,
07:03il y a quand même très souvent des cas
07:04à antivirus Andes.
07:06Globalement, chaque année, entre 100, 50 et 100 cas
07:10sont diagnostiqués, mais on peut effectivement observer
07:12que pour l'année 2026, le début de l'année 2026
07:15est déjà plus important que les années précédentes,
07:202025 et les autres années.
07:21Le deuxième point que je voudrais évoquer,
07:24c'est grâce, en fait, aux publications internationales,
07:26notamment de nos collègues argentins,
07:29on dispose d'informations essentielles
07:32qui sont pour la plupart sur la base, en fait,
07:34de l'investigation de clusters.
07:38Donc, ces investigations ont permis de montrer
07:40que la période d'inducupation était assez longue,
07:43de 9 à 40 jours,
07:45que la létalité était élevée, de 21 à 50%,
07:49et que l'évolution clinique était en deux temps.
07:52Mais je laisserai Xavier en parler plus longuement.
07:55Et on estime que la contamination peut survenir
07:5848 heures avant le début des signes.
08:01Évidemment, pour se contaminer,
08:03il faut des contacts proches, prolongés,
08:06comme on l'avait vu avec toutes les investigations de clusters
08:08qui montraient qu'à chaque fois,
08:10nous avions un contact proche entre les individus.
08:14En termes de diagnostic,
08:16on a donc, on dispose en France d'une PCR
08:18et d'une sérologie qui est plutôt performante.
08:22Et j'en profite pour remercier le CNR des antivirus
08:25et tout particulièrement Virginie Sauvage
08:27qui a beaucoup travaillé dans les derniers jours.
08:31Alors, le troisième point que je voulais évoquer,
08:34donc on revient évidemment au foyer,
08:37au cluster dans le navire.
08:38Il s'agit en fait du cinquième cluster investigué.
08:42L'alerte a été donnée dès le 2 mai
08:44par les autorités des Pays-Bas
08:46et donc évidemment qui ont alerté aussi l'OMS.
08:50et le premier diagnostic du pathogène antivirus Andes
08:55a été donc identifié le 4 mai.
08:58Il y avait donc 147 passagers et équipages
09:01à bord de ce navire provenant de 27 pays.
09:05C'est vous dire comme la coordination internationale
09:08est absolument essentielle.
09:10Elle est faite sous l'égide de l'OMS.
09:14Alors aujourd'hui, combien de cas confirmés ?
09:16Nous en avons 11 au 12 mai
09:19pour lesquels on a une PCR positive.
09:22Il s'agit uniquement de passagers
09:25ou d'équipages du navire
09:27et qui sont évidemment considérés à haut risque,
09:31qui sont donc tous isolés pour une période
09:33jusqu'à 42 jours
09:36et ils ont tous été prélevés, bien entendu.
09:39Nous avons aussi considéré
09:41que les passagers qui étaient dans un vol
09:43et qui étaient exposés à une personne
09:45qui était un cas confirmé
09:47et qui est décédé dans la foule.
09:48Enfin, quelques jours après,
09:50on a considéré que les passagers des vols
09:52qui ont donc été exposés à ce cas
09:55étaient considérés aussi à risque
09:57et pour lesquels ils sont effectivement
09:58aujourd'hui hospitalisés.
10:01Vous savez que parmi les 11 cas,
10:02nous avons donc un cas français
10:04qui a été diagnostiqué très récemment.
10:08Juste peut-être le dernier point,
10:10on voit que les investigations sont très importantes
10:13pour mieux connaître l'évolution et cette pathologie.
10:17Aujourd'hui, il y a une investigation
10:18qui est conduite par l'OMS et le CDC
10:20sur le navire
10:22pour retracer un peu toute la chaîne de transmission.
10:27Et puis en France, bien entendu,
10:29nous menons aussi des investigations très importantes.
10:32Toutes les personnes exposées,
10:34que ce soit ceux qui ont été exposés dans le navire
10:36ou exposées au cours d'un vol,
10:39sont aujourd'hui interviewées
10:41avec un questionnaire très détaillé
10:43qui comprend aussi des questions communes
10:46à tous les pays
10:46plus des questions spécifiques à la France.
10:50Voilà.
10:50Et donc, il est très important
10:51que ces investigations qui sont faites en France,
10:54évidemment,
10:55on les partage avec tous les autres pays.
10:58Il y a très, très souvent
10:59des réunions au niveau européen,
11:01voire plus.
11:02Voilà.
11:02Je vous remercie.
11:03Merci beaucoup, Caroline.
11:05Alors, je ne vous ai pas dit,
11:05je suis désolé au départ.
11:07En fait, Xavier,
11:09allez juste au niveau de pupitres,
11:11comme ça, Caroline va pouvoir s'asseoir.
11:15En fait, on va enchaîner les présentations,
11:19cinq minutes,
11:20parce que parfois,
11:21vous avez des réponses à des questions
11:22dans votre présentation.
11:23Et à la fin,
11:25on a réservé une demi-heure pour les questions.
11:28L'autre chose que je voulais juste dire
11:30avant d'introduire Xavier,
11:31c'est que dans les données
11:32qu'a présentées Caroline Somaille,
11:35il y a quand même quelque chose
11:36qui est important.
11:37C'est que ça fait une semaine
11:39que tout ça environ se passe.
11:40Et vous avez vu des éléments qu'on a
11:42parce que c'est un virus
11:44qu'on connaît depuis 30 ans,
11:46même s'il y a encore des inconnus.
11:48Mais on n'est pas dans les situations
11:50de janvier 2020.
11:52Xavier va vous présenter
11:53la prise en charge.
11:55Merci beaucoup, Yazdan.
11:56Madame la ministre,
11:57mesdames et messieurs,
11:57je vais essayer de vous raconter
11:58l'histoire naturelle de ce virus
12:01qu'on ne connaît pas
12:01sous nos contrées.
12:03Andes est spécifiquement,
12:04comme son nom l'indique,
12:05sud-américain,
12:06dans une région très spécifique.
12:08Donc c'est une histoire
12:09qu'on connaît assez mal
12:10d'une maladie qui est négligée,
12:12qui est dite tropicale,
12:13qui survient dans des contrées
12:15reculées, souvent rurales.
12:17Je vais essayer de répondre
12:18à la question simple
12:19pour vous éclairer sur une chose
12:21qui est pour le moment,
12:22aujourd'hui, assez mal connue.
12:24Où est le réservoir ?
12:25Caroline vous l'a dit,
12:27c'est une maladie zoonotique,
12:28c'est-à-dire que le réservoir
12:30est animal,
12:31essentiellement des rongeurs,
12:33d'autres espèces animales,
12:35des poissons, des reptiles,
12:36mais l'homme s'infecte
12:38essentiellement par les rongeurs.
12:40Et on peut se faire infecter
12:42par une morsure de rats,
12:43mais la plupart du temps,
12:44les histoires montrent
12:45qu'on aérosolise des milieux,
12:48un environnement souillé
12:49par des urines de rats.
12:50Par exemple, si vous balayez
12:53votre cabanon de jardin
12:54souillé par des urines,
12:55il faut savoir que le virus
12:56reste vivant et infectant
12:59plusieurs semaines
13:00dans un milieu inerte.
13:02Donc vous balayez,
13:03vous aérosolisez de la poussière,
13:05vous inhalez
13:05et vous vous infectez
13:06par voie respiratoire.
13:08Le réservoir est purement animal
13:11et l'animal,
13:12les animaux,
13:13ne sont pas symptomatiques
13:14et ils peuvent vivre
13:15des semaines, des mois,
13:16des années avec le virus.
13:18Comment on s'infecte ?
13:19La plupart du temps,
13:20je vous l'ai dit,
13:21c'est par voie zoonotique
13:22d'animal à humain.
13:24Andes a une caractéristique,
13:26c'est qu'il y a
13:26une transmission possible,
13:28peu fréquente,
13:29peu efficace,
13:30d'humain à humain.
13:31On ne connaît pas exactement
13:33les modalités
13:33et les modes de transmission,
13:35c'est probablement
13:36par voie respiratoire
13:37ou par contact direct.
13:40Les épidémiologistes
13:41nous disent qu'il faut
13:43des contacts rapprochés
13:44et prolongés
13:46pour permettre une transmission
13:48qui, d'homme à homme,
13:49n'est pas très efficace.
13:51Comment ça marche
13:53sur le plan
13:54de la physiopathologie ?
13:55Comment cette maladie
13:55fonctionne
13:56avant de donner
13:58des signes cliniques ?
13:59En fait,
14:00c'est une maladie
14:00de ce qu'on appelle
14:01de l'endothélium,
14:02de la paroi des vaisseaux.
14:04Elle va léser
14:05la paroi des vaisseaux sanguins.
14:08Ça va s'exprimer
14:09sur la partie
14:11la plus fragile
14:11et la plus fine
14:12des vaisseaux
14:13qui sont ce qu'on appelle
14:14les capillaires sanguins,
14:16qui sont
14:17la partie terminale
14:19des vaisseaux,
14:19là où se font
14:20les échanges.
14:21Vaisseaux capillaires
14:22ou les échanges capillaires,
14:23c'est quand les vaisseaux
14:24sont si fins
14:25qu'ils ressemblent
14:25à des capillaires,
14:27à des cheveux
14:27ou à des cils.
14:29Ces échanges,
14:30on les trouve
14:31dans les reins
14:32pour la filtration
14:33du sang
14:34et on les trouve
14:35aussi dans les poumons
14:37pour l'oxygénation
14:39du sang.
14:40Et quand vous avez
14:40une lésion
14:41de cet endothélium,
14:42de cette paroi,
14:43soit vous avez
14:43une incidence rénale,
14:45maladie de l'ancien monde
14:46qu'on trouve
14:47en Asie ou en Europe,
14:48soit vous avez
14:49une maladie
14:49de l'endothélium
14:50au niveau pulmonaire
14:51et vous avez
14:52une atteinte pulmonaire,
14:54respiratoire et cardiaque,
14:56maladie du nouveau monde
14:57concernant Andes.
15:00Comment ça s'exprime
15:01sur le plan clinique ?
15:02Ça commence par s'exprimer
15:03par un grand silence
15:04qui est la phase
15:05d'incubation.
15:06La période
15:07entre la rencontre
15:09du virus
15:09avec votre organisme
15:11et les premiers
15:12signes cliniques.
15:14La particularité
15:15qui rend les choses
15:16un peu compliquées,
15:17c'est que,
15:18à l'échelle individuelle
15:19en tout cas,
15:20c'est que cette période
15:20d'incubation est longue.
15:22Caroline l'a dit,
15:23en moyenne
15:25de 2 à 3 semaines
15:26jusqu'à 6 semaines.
15:29Une fois que vous
15:30déclarez les symptômes,
15:31donc une fois
15:32qu'il y a une expression
15:33clinique,
15:33ça commence par une phase
15:34dite prodromale,
15:36c'est-à-dire que ce sont
15:36des signes cliniques
15:37assez banals,
15:39assez anodins
15:40qui peuvent passer
15:40inaperçus
15:41comme une grande fatigue,
15:43comme une patrate cri,
15:44comme une petite dépression,
15:46un coup de mou,
15:47des douleurs,
15:48des maux de tête.
15:49Et puis,
15:49au bout de 2-3 jours,
15:50vous avez une fièvre
15:51intense,
15:52quasi constante,
15:53et puis,
15:54soit dans l'ancien monde,
15:56une insuffisance rénale
15:57qui peut devenir
15:58hémorragique,
15:59soit une atteinte pulmonaire
16:01dans le Nouveau Monde,
16:02dont les Andes.
16:04C'est la particularité.
16:06Autant le délai
16:06d'incubation est long,
16:08autant l'expression
16:09de la maladie
16:09peut être très rapide.
16:10C'est une des caractéristiques
16:12de cette maladie.
16:13On a 2-3 jours
16:14de prodrome,
16:15de signes banals,
16:16et ensuite,
16:17il y a une dégradation
16:18rapide de la fonction
16:20respiratoire.
16:21En quelques jours,
16:22les patients passent
16:23passent de
16:23je suis fatigué
16:24à je suis en réanimation,
16:27intubé, ventilé,
16:28avec les techniques
16:29les plus invasives
16:31de réanimation.
16:32On ne connaît pas
16:33aujourd'hui
16:33les facteurs de risque
16:34de gravité de la maladie,
16:36contrairement au Covid,
16:37où on sait aujourd'hui
16:37que ce sont essentiellement
16:38des personnes fragiles.
16:40Ici,
16:41on a peu de données,
16:42mais on n'a pas d'éléments
16:44vraiment clairs
16:45pour considérer
16:46une population à risque.
16:49Est-ce que c'est souvent grave ?
16:50Caroline l'a dit,
16:51oui,
16:51ça fait partie des antivirus
16:53qui ont la mortalité
16:54la plus élevée,
16:55entre 35 et 40%,
16:56et parmi les virus
16:57du Nouveau Monde,
16:58la souche andine
16:59est parmi les plus létales.
17:01Est-ce qu'on a
17:02un traitement spécifique ?
17:04Non,
17:04pas de traitement antiviral
17:05approuvé,
17:06efficace.
17:07On fait uniquement
17:08des soins de support,
17:09on supplée
17:10aux insuffisances,
17:11à l'inflammation
17:12et aux dégâts
17:13engendrés par le virus.
17:15Comment on s'en protège ?
17:17De façon très simple,
17:19par la restriction physique,
17:20en face d'une maladie
17:22peu transmissible,
17:23le port du masque,
17:24le lavage des mains
17:26suffisent
17:26à faire une barrière
17:28vis-à-vis
17:29de la transmission.
17:31Aujourd'hui,
17:31en termes de prévention,
17:33par contre,
17:34nous n'avons aucun vaccin
17:35disponible,
17:36d'où la nécessité
17:37sur le traitement antiviral
17:39et sur les vaccins
17:40d'avoir une recherche
17:41efficace,
17:41rapide et coordonnée.
17:46Merci beaucoup,
17:47Xavier.
17:48Donc,
17:50après la partie clinique,
17:52on va passer au virus
17:56et Olivier va aller
17:57un peu plus loin
17:58dans le traitement
17:58et dans le vaccin.
18:01Donc,
18:01Olivier,
18:01je crois,
18:02c'est de l'Institut Pasteur.
18:03Merci,
18:04Yastan,
18:04Madame la Ministre.
18:05Bonjour à tous.
18:07Alors,
18:07mon exposé sera très court.
18:09Un petit mot
18:09sur l'Institut Pasteur
18:10et ensuite,
18:11je vous parlerai
18:12de ce qu'on sait
18:12sur le virus
18:13car ce n'est pas
18:14un nouveau virus
18:15comme cela a été dit,
18:17comme le coronavirus.
18:18Donc,
18:18on connaît déjà
18:19pas mal de choses.
18:20Alors,
18:20l'Institut Pasteur,
18:21comme vous le savez,
18:22c'est un centre de référence
18:23sur les recherches
18:24en maladies infectieuses
18:26et donc,
18:26bien sûr,
18:26là,
18:26nous sommes sur le pont.
18:28Nous collaborons
18:29avec Santé publique France,
18:31avec la PHP.
18:32Nous hébergeons
18:34le centre national
18:35de référence
18:35des antivirus.
18:36Donc,
18:36c'est là où sont faits
18:39les diagnostics
18:39mais aussi
18:40les séquençages,
18:41les surveillances
18:42épidémiologiques.
18:43Nous avons également
18:44la CIBU,
18:45c'est un centre,
18:47c'est une cellule
18:48d'intervention biologique
18:49d'urgence
18:50et là,
18:50nous pouvons isoler
18:51les virus
18:51pour les étudier
18:53et c'est ce qu'on a prévu
18:54de faire
18:54en collaboration
18:55avec Bichat.
18:57Et par ailleurs,
18:58nous faisons
18:58de la recherche
18:59plus fondamentale
19:00afin de comprendre
19:01les mécanismes
19:02de multiplication
19:02des virus.
19:03et dans le cas
19:04de ce virus
19:06Andes,
19:08par exemple,
19:09on sait pas mal
19:10de choses
19:10par des travaux
19:11faits à Pasteur
19:12mais faits également
19:13ailleurs.
19:14La structure
19:15du virus
19:16a été caractérisée.
19:17L'Institut Pasteur,
19:18c'est un petit virus
19:20dans sa composition.
19:22Il code...
19:24Ses séquences génétiques
19:26sont beaucoup plus
19:27courtes,
19:27par exemple,
19:28que le coronavirus.
19:30Donc,
19:30il est beaucoup plus simple,
19:31plus rustique,
19:33ce qui simplifie
19:34peut-être aussi
19:35les cibles
19:36potentielles antivirales.
19:38Le récepteur
19:38a été identifié,
19:39c'est une protéine
19:40qui s'appelle
19:41la protocadérine
19:42et donc,
19:43elle est exprimée,
19:44Xavier,
19:45par les cellules endothéniales,
19:47donc des cellules
19:48vasculaires.
19:49Eh bien,
19:49elle est exprimée
19:50sur ces cellules
19:51et donc,
19:52ça permet aux virus
19:53Andes
19:54et aux autres virus
19:56du nouveau monde,
19:57de la famille
19:57des antivirus,
19:58de rentrer dans ces cellules.
19:59Alors que les virus
20:00qui circulent actuellement
20:02en Europe,
20:03par exemple,
20:03n'utilisent pas
20:04le même récepteur
20:05et c'est pour ça
20:06qu'il y a des différences
20:07de pathologie.
20:09Donc,
20:11la structure
20:11des mécanismes d'entrée,
20:13donc il y a des protéines
20:14d'enveloppe,
20:15c'est comme la spicule
20:16de coronavirus,
20:16ont été caractérisées
20:18et ça a mené
20:19à l'identification
20:20d'anticorps monoclonaux.
20:23ça a été fait
20:23par l'équipe
20:24de Pablo Guardado
20:25à l'Institut Pasteur
20:26qui se fixent
20:28sur le virus
20:29comme les anticorps
20:30monoclonaux
20:30qui ont été décrits
20:31pour le coronavirus
20:32et qui ont un potentiel
20:33neutralisant.
20:35Donc ça,
20:35c'est très intéressant.
20:36On est en phase
20:37préclinique,
20:38il n'y a pas eu
20:38d'essai clinique
20:39mais les réactifs
20:41sont là
20:41et peuvent être poussés
20:42vers la clinique
20:43si besoin
20:44et l'avantage
20:45des anticorps
20:46monoclonaux,
20:47c'est qu'on sait
20:47bien les utiliser
20:49en clinique.
20:50Alors,
20:51ça a été mentionné
20:52par Xavier,
20:53par Yazdan également,
20:55il n'y a pas
20:55de traitement
20:56antiviral spécifique
20:57mais il y a
20:59des articles
21:00qui ont montré
21:01dans des,
21:01non pas chez des humains
21:03mais dans des cultures
21:04cellulaires
21:04qu'il y a des drogues,
21:05des molécules
21:06qui peuvent être
21:07repositionnées,
21:08l'aribavirine,
21:09le favipiravir,
21:10il y a d'autres molécules
21:12mais avec des efficacités
21:16moindres
21:16que lorsqu'elles sont dirigées
21:18contre d'autres virus
21:19donc ce n'est pas clair
21:20encore si ces molécules
21:21vont avoir un effet
21:22bénéfique chez les patients
21:24d'autant plus
21:25que ce genre de traitement
21:25il faut le donner
21:26tôt au cours
21:27de l'infection
21:27avant qu'il y ait
21:28une charge virale
21:29importante,
21:30avant qu'il y ait
21:31une inflammation
21:32des vaisseaux
21:33et tous les dégâts
21:35dont a parlé Xavier.
21:37Alors,
21:37un mot pour finir
21:38sur les vaccins.
21:40Il n'y a pas
21:41actuellement
21:41de vaccins disponibles
21:43contre le virus
21:44des Andes,
21:44le Andes virus.
21:46Il y a un vaccin
21:46qui est disponible
21:47en Corée et en Chine
21:48contre une autre
21:49espèce d'antavirus
21:51qui est un vaccin
21:52inactivé
21:52mais qui fonctionne
21:54très peu,
21:55qui est peu efficace
21:56et qui a priori
21:56ne devrait pas marcher
21:57contre Andes
21:58puisqu'on sait
21:59qu'il génère
22:00chez les personnes
22:01qui l'ont reçu
22:01des taux d'anticorps
22:02qui ne sont probablement
22:03pas assez suffisants
22:04pour neutraliser
22:05le virus.
22:06Mais il y a d'autres projets
22:07en phase clinique
22:09et pré-clinique.
22:10Je pense par exemple
22:11à des vaccins
22:12à base d'ARN.
22:13On les connaît bien
22:14et là,
22:15c'est évident
22:16qu'on pourrait
22:18éventuellement
22:18aller vite,
22:20d'autant plus
22:21que la structure
22:22de la glycoprotéine
22:25d'enveloppe
22:25est connue
22:25et donc ça,
22:26c'est une étape importante
22:27pour dessiner
22:28le candidat ARN.
22:31Il y a beaucoup de choses
22:32qui sont faites
22:32dans ce domaine.
22:34Voilà,
22:35je vais m'arrêter là.
22:36Merci beaucoup,
22:37Olivier.
22:38Alors,
22:38je voulais juste,
22:38avant de passer
22:39la parole à Antoine,
22:41deux choses.
22:41premièrement,
22:42ce que Xavier
22:43a présenté,
22:45remercier
22:45les soignants
22:48à l'hôpital Bichat,
22:49ailleurs,
22:50qui depuis ce week-end
22:51travaillent
22:52avec beaucoup de cœur,
22:54beaucoup d'efficacité
22:55et beaucoup d'expertise.
22:57Les remercier
22:58pour tout ce qu'ils donnent.
23:00Deuxièmement,
23:01vous avez vu
23:02dans les deux présentations,
23:04il y a quand même,
23:04même s'il y a des choses
23:05qu'on sait,
23:06il y a des inconnus,
23:06donc vous dire quand même,
23:07on a lancé
23:09des projets
23:10de recherche
23:13et ça,
23:14c'est important.
23:15On reviendra,
23:16si vous voulez,
23:17au moment des questions.
23:20L'idée,
23:20c'est de mieux coordonner,
23:22donc au niveau
23:22de la NRS
23:23et l'INSEM,
23:24en articulation
23:26avec
23:27la ministère chargée
23:28de Santé,
23:29de Recherche
23:30et le gouvernement,
23:32d'essayer
23:32d'organiser
23:33sur les questions
23:34qu'on ne connaît pas
23:35et en articulation
23:37forte
23:37avec l'Europe,
23:40ça c'est vraiment important
23:40pour essayer
23:41de coordonner les choses
23:42et aussi avec
23:43l'OMS
23:44et c'est important
23:45de rappeler
23:46mais on pourra
23:46revenir là-dessus
23:47si vous le souhaitez.
23:49Et donc,
23:49merci beaucoup Antoine.
23:52Madame la ministre,
23:54mes chers collègues,
23:56mesdames, messieurs,
23:57je trouve que la situation
23:58est assez exceptionnelle
24:01et assez inédite.
24:02alors le fait
24:04que dix jours
24:05après la notification
24:06à l'Organisation
24:08mondiale de la santé,
24:09on se retrouve
24:09dans cette salle
24:10avec autant
24:11d'affluence,
24:12de préoccupations,
24:13d'intérêts,
24:15pourquoi ?
24:16Pourquoi elle est inédite ?
24:17Parce que
24:18de mémoire
24:19de chercheurs,
24:21je n'ai pas
24:22retrouvé
24:23d'autres émergences
24:24épidémiques
24:25dans cette situation
24:26très particulière
24:27qui se trouve
24:28dans un bateau
24:29confiné,
24:30dénombrable.
24:31elle est inédite
24:32parce qu'elle est
24:34particulièrement
24:35une fenêtre
24:36d'opportunité
24:36aujourd'hui même,
24:38en ce moment même.
24:39Et c'est peut-être
24:40pour cela
24:40que vous êtes là
24:41et c'est peut-être
24:42pour cela aussi
24:42que les autorités
24:44sanitaires
24:45de différents pays,
24:46de notre pays,
24:47prennent des décisions
24:49très fortes
24:50à un moment donné
24:52où on peut intervenir
24:54parce qu'on pense
24:55qu'on peut
24:55complètement
24:57bloquer
24:57un phénomène émergent
24:58dont on ignore
25:00totalement
25:00la façon
25:01dont ils pourraient
25:02évoluer
25:03par la suite.
25:04Pourquoi
25:05cet inédit ?
25:05Parce qu'on connaît,
25:06on a connu
25:07des émergences
25:08épidémiques,
25:09on a connu
25:09le VIH,
25:11on a connu
25:12Ebola,
25:13on a connu
25:14le chikungunya,
25:15Zika,
25:17toutes ces émergences
25:18épidémiques,
25:18on a connu
25:19le Covid,
25:20toutes ces émergences
25:20épidémiques
25:21partent
25:21de grandes métropoles,
25:24partent
25:26d'endroits
25:27très reculés
25:28mais où
25:29très clairement
25:31les infrastructures
25:31sanitaires
25:32de veille
25:33ne sont pas
25:34présentes,
25:35où la circulation
25:36a déjà
25:38beaucoup évolué,
25:39parfois de façon
25:40un peu cachée.
25:41Le SRAS,
25:41ce n'est pas parti
25:43d'un immeuble
25:43de Hong Kong,
25:44c'est parti,
25:45on le sait maintenant,
25:47de Chine,
25:48de façon cachée.
25:49Ça a provoqué
25:50d'ailleurs des remous
25:51par la suite,
25:52y compris même
25:52la démission
25:53d'un ministre de la Santé
25:55en Chine à l'époque,
25:56en 2002-2003
25:57où on est.
25:58Donc on est
25:58dans une situation
25:59inédite
26:00parce que là,
26:00ça part dans un bateau.
26:01Ça part dans un bateau
26:03où il y a 147 personnes.
26:05On peut aussi
26:07arriver à dénombrer
26:08toutes les personnes
26:09contacts aujourd'hui
26:10qui ont eu un contact
26:11avec une personne infectieuse.
26:13On sait que
26:14pour les Français,
26:15c'est 5 personnes
26:16plus 8
26:17plus 14.
26:19On ne connaît pas
26:20d'autres situations
26:21où l'on pourrait
26:22intervenir
26:23de façon
26:25ferme,
26:25claire,
26:27humaine
26:29et efficace.
26:30On a cette chance,
26:31on a cette opportunité.
26:32Si on la perdait,
26:33on la regretterait
26:34énormément.
26:35Donc je pense
26:36que ça,
26:36c'est la première chose.
26:37La deuxième chose
26:38que je voudrais dire,
26:39c'est qu'il faut faire
26:40attention aux idées reçues.
26:41Et quand je dis
26:42attention aux idées reçues,
26:43je voudrais parler
26:44d'abord de nous,
26:45les scientifiques,
26:46et ensuite de vous,
26:47les journalistes,
26:48et d'une façon plus générale,
26:49du public.
26:50Nous,
26:51les scientifiques,
26:52ça a été très bien dit,
26:54et le terme a même
26:55été prononcé par Xavier,
26:57par Xavier Lescure,
26:59maladie tropicale négligée.
27:00On a affaire
27:01à une maladie tropicale négligée.
27:03L'idée reçue
27:04qui est facile pour nous,
27:06c'est de se dire,
27:06mais ça fait 30 ans
27:07qu'on le connaît,
27:07ce virus,
27:09on sait,
27:09on connaît
27:10le taux de reproduction,
27:11on connaît la létalité,
27:13on connaît
27:13la durée d'incubation.
27:15Non.
27:15Je pense qu'il faut
27:16qu'on se dise
27:17non.
27:18Bien sûr,
27:19on a des toutes premières estimations.
27:21Vous savez,
27:21la science marche
27:22par la réfutation.
27:24Est-ce qu'il y a
27:24d'autres études
27:25qui vont montrer
27:26que l'incubation,
27:28ce n'est pas 6,
27:29c'est un peu plus,
27:30ou au contraire,
27:31oui,
27:31ça peut être 6,
27:32mais c'est anecdotique,
27:33c'est 3 ou 4.
27:34On le saura peut-être
27:35avec cet épisode.
27:37Aujourd'hui,
27:38prenons les choses
27:38avec beaucoup de précaution.
27:41C'est pareil
27:42pour la létalité.
27:43La létalité d'Ebola,
27:45on dit,
27:46elle est de 25 à 70%.
27:47Grande fourchette.
27:49Aujourd'hui encore,
27:50on dit ça.
27:50Pourquoi ?
27:51Parce qu'il est vrai
27:52que la létalité
27:53est de 70%
27:53si vous êtes
27:54dans un endroit
27:56très pauvre,
27:58très démuni
27:59en infrastructures sanitaires.
28:03Pour cette maladie,
28:04le virus des Andes,
28:06on dit,
28:07dans la publication
28:08qu'a citée Caroline Semay,
28:1032%.
28:11Oui,
28:1332%.
28:13Dans un village
28:14très reculé
28:15de la Cordillère des Andes,
28:16où je ne suis pas certain
28:18qu'il y ait le niveau
28:20de technicité
28:22de l'hôpital Bichat
28:24ou de l'hôpital militaire
28:25de Madrid.
28:26On sera d'accord.
28:28Donc,
28:28est-ce que la mortalité,
28:29la létalité
28:30restera de 30%,
28:31de 40%
28:32ou est-ce qu'elle sera
28:33inférieure
28:34parce qu'on va mettre
28:35tous les moyens en œuvre ?
28:37Voilà.
28:37Pour Ebola,
28:38à chaque fois
28:38qu'un patient
28:39a été transféré
28:40d'Afrique
28:42en Europe
28:43ou aux Etats-Unis,
28:45lorsqu'il était transféré
28:46à temps,
28:47c'est-à-dire
28:47vraiment au début
28:48de ses symptômes,
28:49il a toujours été sauvé.
28:50La létalité
28:51était nulle.
28:52Donc,
28:53je ne dis pas
28:53que la létalité
28:54ici est nulle,
28:54mais je dis
28:55qu'on a affaire
28:55à un virus
28:56extrêmement dangereux,
28:57extrêmement sévère,
28:59c'est certain,
28:59avec une létalité,
29:00on va dire,
29:01presque spontanée
29:02de 30 à 50%.
29:04Maintenant,
29:05on doit aussi
29:06faire attention
29:07à ces idées reçues.
29:08Et puis,
29:09pour les journalistes,
29:10les idées reçues
29:11qui viennent vite,
29:12c'est les comparaisons
29:13faciles,
29:14comparaisons rapides.
29:16Est-ce que ce n'est pas
29:16le Covid ?
29:18Ben non,
29:18ce n'est pas le Covid.
29:20Pourquoi ?
29:20Parce que le Covid
29:21était déjà
29:22dû à un virus
29:23totalement inconnu
29:24quand il a émergé.
29:25Il n'avait pas
29:2530 ans d'âge,
29:26il n'avait pas
29:26assez publication,
29:27il n'avait pas
29:28des vaccins déjà
29:29en cours de développement.
29:31Il y avait,
29:32dans le Covid,
29:32plus de 50%
29:33de formes asymptomatiques.
29:36gare aux idées reçues.
29:37Je ne sais pas du tout
29:38avec le virus des Andes
29:39s'il y a quelques
29:40formes asymptomatiques.
29:41Je pense qu'on ne le sait
29:42pas totalement aujourd'hui.
29:44Mais probablement,
29:46ce que l'on en sait
29:47de la littérature,
29:48c'est que ces formes
29:48sont très limitées,
29:49très différentes.
29:50Ce n'est pas du tout pareil
29:51quand un virus
29:52a une expression clinique
29:53très bruyante,
29:54très sévère,
29:55qu'on peut le détecter
29:57parce que 100%
29:58des patients
29:58semblent avoir de la fièvre
30:00et qui n'est peut-être
30:01pas contagieux
30:02en dehors
30:03de ces périodes symptomatiques,
30:04encore un point
30:05d'interrogation,
30:07ce n'est pas du tout pareil
30:07que s'il y a plus
30:08de 50%
30:09des contaminations
30:10qui se disséminent
30:11et qui se propagent
30:12à bas bruit
30:13sous les radars
30:13de tout le monde
30:14dans la nature
30:15avant qu'on n'identifie
30:16que c'est un problème
30:17de santé publique.
30:20Voilà.
30:21Il y a peut-être
30:21d'ailleurs d'autres
30:23comparaisons
30:23qui ne seront certainement
30:24pas adaptées non plus,
30:26transposables non plus.
30:28Ebola,
30:29ce n'est pas
30:30le même type
30:30de transmissibilité
30:31de toute façon
30:32mais c'est aussi
30:32très sévère,
30:33ça ressemble.
30:34Le SRAS,
30:35c'est aussi très sévère,
30:36ça a été très sévère
30:37et ça passait
30:39sous les portiques
30:40et c'était détecté,
30:41je veux dire,
30:42ce n'était pas
30:42quelque chose
30:42qui passait
30:44sous les radars.
30:45Le SRAS
30:46est assez intéressant.
30:47Ce n'est jamais
30:47devenu une pandémie,
30:48pas plus qu'Ebola
30:49mais c'est peut-être
30:51des cas de figure
30:52intéressants.
30:53Voilà,
30:53j'en aurais terminé
30:54là pour le moment.
30:57On se retrouve
30:58dans Punchline
30:59sur CNews,
30:59on reprend
31:00cette conférence
31:01de presse
31:02relative à l'épidémie
31:03d'antavirus,
31:04on écoute
31:04un question-réponse
31:05avec les journalistes
31:06et les spécialistes
31:07médicaux
31:07qui sont sur le plateau.
31:08des anticorps
31:09contre les antivirus
31:11et il y a quelques pourcents
31:12de personnes
31:13qui ont des anticorps
31:14donc ce n'est pas
31:15nécessairement
31:15contre le virus
31:16des Andes
31:16puisque c'est une famille
31:17où il y a plus de 50
31:20virus différents
31:21dans cette famille
31:23donc le virus
31:24peut-être circule
31:25à bas bruit
31:26et des personnes
31:26peuvent faire
31:27des formes modérées
31:29qui correspondent
31:30aux symptômes
31:30décrits par Xavier
31:32dans la phase
31:33prodromale.
31:35C'est vrai que
31:36les études
31:36de séroprévalence
31:37montent des chiffres
31:37très très faibles
31:38pour cette souche-là
31:40donc si ça circule
31:41de façon asymptomatique
31:42c'est vraiment très faible
31:43et c'est vrai
31:44que ça circule
31:45dans une région
31:45où les moyens
31:46de détection
31:46ne sont pas très faciles
31:49et donc vous pouvez
31:50faire une forme
31:52qui ne va pas
31:53vous emmener en réanimation
31:54et du moment
31:54qu'on est un peu fatigué
31:56et qu'on a
31:57des problèmes respiratoires
31:58on ne va pas forcément
31:59aller chez le médecin
31:59on n'aura pas de test
32:00spécifique
32:01on n'aura pas de détection
32:02et donc il faut
32:04c'est ce qu'on disait
32:04tout à l'heure
32:05les maladies négligées
32:06c'est sûr qu'il faut
32:07les mettre en lumière
32:08avec les accès
32:09et de prise en charge
32:11et de détection
32:13et de façon générale
32:15les infections
32:16ont toutes
32:17une part
32:18plus ou moins importante
32:19de formes
32:20possibles
32:20c'est-à-dire
32:21peu symptomatiques
32:22voire asymptomatiques
32:23ou qui passent
32:24sous les radars
32:25en fonction de l'acuité
32:26de ces radars
32:26est-ce que maintenant
32:27donc ça on ne sait pas
32:28très bien
32:28mais on pense que oui
32:29c'est faible
32:30aujourd'hui
32:31est-ce que c'est transmissible
32:32probablement pas
32:33puisque ce qu'on sait
32:35du virus Andin
32:35c'est que c'est quand même
32:36des petits foyers épidémiques
32:37qui s'arrêtent très vite
32:39une fois qu'on a mis
32:40en place des mesures
32:41de barrières universelles
32:43masques
32:43lavage des mains
32:44restrictions physiques
32:45c'est pas un virus
32:47qui va circuler
32:48qui va galoper
32:49c'est quand même
32:50très rarement
32:52et très difficilement
32:53transmis par voie
32:54interhumaine
32:56alors sur les projets
32:57de recherche
32:57vous avez vu
32:58malgré tout
33:00et ça a été dit
33:01par madame la ministre
33:02il y a quand même
33:02des choses qu'on ne sait pas
33:04donc l'importance
33:04de la recherche
33:06premier sujet
33:07et juste sur la méthode
33:09pour vous dire
33:09qu'on a
33:11au niveau de la NRS
33:12on a organisé
33:12une réunion
33:13avec beaucoup de chercheurs
33:14hier
33:14pour essayer de réfléchir
33:15ensemble
33:15définir les priorités
33:17il y a eu une réunion
33:19dimanche
33:20au niveau européen
33:21il y a eu une réunion
33:22hier au niveau MS
33:23donc on essaye de faire
33:24de manière coordonnée
33:25ensemble
33:25la première question
33:27de recherche
33:27c'est autour des contacts
33:28ça veut dire
33:29qu'on a essayé
33:30de mettre en place
33:31une cohorte
33:32de patients en contact
33:33au niveau international
33:35peu que la France
33:36pour essayer de faire
33:37des prélèvements
33:38justement
33:39chez ces personnes là
33:40et de voir
33:41si les personnes
33:45extraitent le virus
33:46quand ils sont
33:48asymptomatiques
33:49combien de jours
33:50avant
33:50parce que c'est des questions
33:51qui sont extrêmement
33:52importantes
33:53pour ensuite
33:55laisser le décideur
33:56pour les actions
33:57de santé publique
33:59à mettre en place
34:01là on a dit
34:02compte tenu
34:02de certains
34:03nombre d'incertitudes
34:04ce qui a été mis
34:06en place
34:07c'est
34:07justement
34:08parce qu'on
34:09ne connait pas tout
34:09et avec le temps
34:11on espère connaître
34:12et il y a un protocole
34:14déjà
34:14qui circule
34:16ça fait neuf jours
34:17c'est un protocole
34:18qui est un protocole
34:19fait par les espagnols
34:20qui est au niveau
34:21de l'OMS
34:22sur lequel on adhère
34:23et on partage
34:24et on met en place
34:25c'est la même chose
34:26pour les cas
34:27et donc pour avancer
34:30l'autre sujet
34:31c'est
34:32chez ces personnes
34:33qui sont en contact
34:35quand il devient
34:36viremique
34:37de mettre en place
34:37très rapidement
34:39un traitement
34:39il y a un candidat
34:41traitement
34:42qui s'appelle
34:43le Favipiravir
34:44on ne sait pas
34:45si ça marche
34:45c'est un candidat
34:47en tout cas
34:48c'est un médicament
34:49japonais
34:51et qu'on va
34:53probablement
34:54évaluer
34:55et là aussi
34:56au niveau
34:57européen
34:58et ça
34:59ça prendra un peu
34:59plus de temps
35:00parce que ce n'est pas
35:01qu'un suivi
35:01c'est donner des médicaments
35:03donc il faut
35:03mais là
35:04le ministère de la santé
35:04nous aide justement
35:05pour essayer
35:06d'aller plus vite
35:07sur le plan
35:09réglementaire
35:10en essayant
35:11de suivre
35:11les différentes étapes
35:12enfin
35:13il faut tester
35:15des molécules
35:16in vitro
35:17ça veut dire
35:17pour être sûr
35:18qu'avant
35:19d'utiliser
35:20chez l'homme
35:20pour être sûr
35:21donc ça aussi
35:21on est en train
35:22de faire
35:22Olivier vous a dit
35:24un institut Pasteur
35:25à un candidat
35:26anticormonoclonal
35:27ça aussi
35:28on va essayer
35:28de pousser
35:29améliorer
35:30et on est aussi
35:32notamment
35:32avec
35:34l'INSEM
35:35France Vaccin
35:35et les différents
35:36instituts Pasteur
35:37en train
35:37de réfléchir
35:39aussi
35:39à différentes actions
35:40au niveau
35:41de vaccins
35:41même si
35:42ça a été dit
35:43il n'y a pas
35:43de vaccins
35:44très avancés
35:45alors les vaccins
35:46ARN
35:46on est en contact
35:47autour de ça
35:48voilà
35:49et pardon
35:50je n'avais pas répondu
35:50à une partie
35:51de la question
35:52qui a été posée
35:53sur l'état
35:54est-il prêt
35:55donc une réponse
35:56sur les stocks
35:58stratégiques
35:59vous savez que
35:59nous reconstituons
36:01la quantité
36:02de stocks
36:03nécessaires
36:04je parle
36:04des masques
36:05suite au
36:07Covid
36:07nous sommes
36:07sur la trajectoire
36:08prévue
36:09de reconstitution
36:10des stocks
36:11de masques
36:12donc nous n'avons pas
36:13d'inquiétude
36:14sur le sujet
36:15sur les places
36:16d'hospitalisation
36:17nous n'avons eu
36:18aucune difficulté
36:19à trouver
36:20les places
36:20pour les
36:21pour les
36:22pour les cas
36:23identifiés
36:24qui je le rappelle
36:25sont dans des chambres
36:26particulières
36:27c'est là
36:28où on met
36:28les patients
36:29les plus
36:29à risque
36:30de contagiosité
36:31puisqu'il y a des systèmes
36:32d'air
36:34que je vous laisserai
36:34peut-être
36:35expliquer
36:36mais qui évitent
36:37la propagation
36:38d'un virus
36:40et avec des professionnels
36:41formés
36:42et c'est l'occasion
36:43pour moi
36:43de saluer
36:44leur engagement
36:46Bonjour
36:47Hugo Capeli
36:48pour BFMTV
36:49une question
36:50justement
36:51dans la foulée
36:52de ce que vous venez
36:52d'évoquer
36:53sur les centres
36:54est-ce qu'on peut avoir
36:55des précisions
36:56sur les centres hospitaliers
36:57finalement
36:58qui sont concernés
36:58par la réception
36:59de ces cas
37:01contacts
37:01et combien est-ce
37:02qu'il y aura
37:02de cas maximum
37:03dans chaque centre
37:04et puis
37:06dans la foulée
37:06une autre question
37:07également
37:07sur les enfants
37:08est-ce que les enfants
37:10sont plus à risque
37:10face à cet antivirus
37:12est-ce qu'on peut être
37:12des précisions
37:13sur l'âge des enfants
37:14qui pourraient être
37:15cas contacts
37:16merci beaucoup
37:18Pardon
37:19une autre question
37:20Marion Gauthier
37:21pour RMC
37:21une autre question
37:22simplement sur les tests
37:23est-ce que les 22
37:25cas contacts
37:26ont été testés
37:27est-ce qu'on a
37:28les résultats
37:29et sinon
37:30quand est-ce qu'on les aura
37:31sur les hospitalisations
37:33est-ce que
37:33les patients
37:34vont rester 42 jours
37:36à l'hôpital
37:36comment ça va se passer
37:37exactement
37:38leur séjour à l'hôpital
37:39et je voulais simplement
37:40vous demander aussi
37:40une confirmation
37:42si vous avez
37:43puisque Nice ce matin
37:44nous apprend
37:44qu'il y a une suspicion
37:46d'un cas d'antavirus
37:47dans les Alpes-Maritimes
37:49une jeune femme
37:49qui serait hospitalisée
37:50à Marseille
37:51voilà
37:54bonjour
37:55Magali Boissin
37:56pour France 2
37:57France Info
37:59je reviens
37:59sur la question
38:00des masques
38:02vous avez répondu
38:03sur les stocks stratégiques
38:04je suis ici
38:04bonjour
38:06la cour des comptes
38:07plus précisément
38:07j'aimerais avoir les chiffres
38:08la cour des comptes
38:09parlait l'année dernière
38:10d'un stock stratégique
38:10de 2,1 milliards
38:12de masques
38:12ce qui était conséquent
38:13mais de 700 millions
38:14qui étaient déjà périmés
38:16est-ce que ces stocks
38:17ont été reconstitués
38:18est-ce que ces masques
38:19périmés ont été écartés
38:22et petite précision
38:23pour ceux qui s'en souviennent
38:24est-ce que les masques
38:25chirurgicaux
38:26c'est une question scientifique
38:26ont suffi
38:27en Argentine
38:28suffisent à bloquer
38:30la transfusion
38:30ou est-ce qu'il faut
38:31du FFP2
38:33ou le sait-on
38:35ensuite
38:35autre question scientifique
38:37vous parlez
38:37donc d'isolement
38:38pour les 22 cas contacts
38:39combien
38:40ne sont pas encore hospitalisés
38:42et sont-ils
38:42localisés en France
38:43ou à l'étranger
38:45et est-ce que
38:46tout leur isolement
38:48se fera à l'hôpital
38:49et combien de temps
38:50est-ce qu'on parle
38:51de semaines
38:52j'imagine au moins
38:53les 6 semaines d'incubation
38:54ou est-ce qu'on parle
38:55de peut-être
38:56plus longtemps que ça
38:58alors je vais
39:00répondre sur mes parties
39:01et je vous laisserai
39:02peut-être
39:02les enfants à risque
39:03et sur la question
39:04technique des masques
39:06sur les endroits
39:07où sont actuellement
39:08hospitalisés
39:09et où sont en cours
39:10d'être hospitalisés
39:11c'est pour ça
39:11que je ne donnerai pas
39:12un chiffre précis
39:12parce qu'ils sont en chemin
39:14donc je ne sais pas
39:15s'ils sont
39:15comme je suis avec vous
39:17je ne sais pas
39:18s'ils sont déjà
39:18arrivés
39:20ils sont tous
39:22hospitalisés
39:22dans des centres
39:23de référence
39:24je l'ai dit
39:24avec des chambres
39:26particulières
39:27à flux d'air
39:28et surtout
39:29aussi des professionnels
39:31qui connaissent
39:34ces maladies
39:35et la prise en charge
39:36pour ne pas éviter
39:37enfin pour bien
39:38prendre en charge
39:39des patients
39:39à risque
39:41infectieux
39:41mais là aussi
39:42peut-être que
39:44Xavier
39:44tu pourras nous en parler
39:47sur les 22 cas contacts
39:50on devrait avoir
39:51les résultats
39:52des tests
39:53ils vont tous
39:54être testés
39:55pour ceux qui ne le sont
39:56pas déjà
39:57il faut compter
39:58à peu près 24 heures
39:59pour avoir
40:00les résultats
40:01des tests
40:02donc dans les jours
40:03qui viennent
40:03on aura tous les tests
40:04des 22 cas
40:07sur la durée
40:08de l'isolement
40:09nous avons
40:11j'ai pu m'exprimer
40:12déjà
40:13sur le sujet
40:14ils seront hospitalisés
40:15au minimum
40:1615 jours
40:17vous savez
40:18que
40:18l'incubation
40:20comme cela a été bien
40:21expliqué
40:22est longue
40:22donc nous avons pris
40:24des décrets
40:25des mesures
40:26qui nous permettent
40:27si les gens
40:28d'ailleurs
40:28les gens
40:29ne sont pas
40:31en désaccord
40:32avec leur hospitalisation
40:34à ce jour
40:35mais en tout cas
40:36on a pris
40:37les devants
40:38pour être
40:38en toute précaution
40:40si on a besoin
40:41de les hospitaliser
40:42ou de les laisser
40:43en isolement
40:44le temps
40:45de l'incubation
40:46on est plutôt
40:46sur cette orientation
40:48mais on laisse aussi
40:49les données
40:49de la science
40:50évoluer
40:50en tout cas
40:51dans les 14 jours
40:52en tout cas
40:53pour 14 jours
40:54ils sont hospitalisés
40:55et nous adapterons
40:57et c'est normal
40:58nous devons
40:58évoluer
40:59avec l'évolution
41:00aussi
41:01des connaissances
41:02je n'ai pas
41:04connaissance
41:04de cas
41:05dans
41:06où est-ce que
41:07vous avez dit
41:07dans le sud
41:08de la France
41:09je n'ai pas
41:10et encore une fois
41:11si je n'ai pas
41:12connaissance
41:12c'est qu'en tout cas
41:14il n'est pas
41:14validé du tout
41:15sinon je le saurais
41:18sur les stocks
41:19je le redis
41:19on est sur la trajectoire
41:21prévue
41:23de reconstitution
41:24des stocks
41:25de masques
41:29qui ont été posées
41:31et bon peut-être
41:33que
41:33tout d'abord
41:34peut-être
41:35les chambres
41:37et
41:38les enfants
41:39est-ce que
41:40c'est plus
41:40sévère
41:41merci beaucoup
41:42alors je vais essayer
41:43de vous expliquer
41:44rapidement ce que c'est
41:45qu'un établissement
41:45de santé de référence
41:46avec des chambres
41:47adaptées
41:48à ce risque
41:49d'infection
41:50hautement contagieuse
41:51hautement pathogène
41:53en gros
41:53ce sont des chambres
41:55qui ont un traitement
41:56d'air
41:57ultra sécurisé
41:58avec des pressions
41:59négatives
42:00qui
42:00vont empêcher
42:02et vont faire
42:03diminuer
42:03très significativement
42:05à la transmission
42:06aérienne
42:07puisque l'air
42:07est filtré
42:08et en pression
42:09hautement négative
42:10chaque chambre
42:11a un sas d'entrée
42:12et un sas de sortie
42:14ce qui sécurise
42:15le parcours
42:15des personnels
42:17pour les mettre
42:19en haute sûreté
42:20un ESR
42:21c'est une équipe
42:23multidisciplinaire
42:24il y a des soignants
42:26il y a des
42:30microbiologistes
42:32pluriprofessionnels
42:32il y a des médecins
42:34il y a des infirmières
42:35toute cette équipe
42:36il y a des infectiologues
42:37il y a des virologues
42:38il y a des urgentistes
42:39il y a des réanimateurs
42:40il y a des spécialistes
42:42de la prévention
42:43de l'infection
42:43c'est vraiment
42:45une équipe
42:45qui est
42:46très diversifiée
42:47qui est formée
42:49et qui est entraînée
42:50perpétuellement
42:51au risque épidémique
42:53et qui est
42:54en lien direct
42:55avec la direction
42:56pour que
42:56tout
42:57en termes
42:58organisationnels
42:59soit le plus fluide
43:00possible
43:00il y a
43:0118 ESR
43:02en France
43:036 ESR nationaux
43:066 ESR nationaux
43:08hexagonaux
43:09et 6 ESR
43:115 ESR
43:13pardon
43:13en outre-mer
43:15et donc
43:15les régions
43:16et les départements
43:17et les territoires
43:18ultra-marins
43:20sont aussi équipés
43:21sur ce niveau
43:22de sécurité
43:22ces ESR
43:24sont animés
43:25par une coordination
43:26opérationnelle
43:26qui s'appelle
43:27la CORREB
43:27dont je suis responsable
43:28et cette CORREB
43:30est en lien direct
43:31avec le centre
43:32de crise sanitaire
43:33la direction générale
43:34de la santé
43:34et travaille
43:35en articulation
43:36extrêmement fluide
43:37avec SPF
43:38avec les CNR
43:39et avec la NRS
43:41pour que la présence
43:41de charges
43:42soit optimisée
43:43avec des équipes
43:44entraînées
43:44et sécurisées
43:45et que la recherche
43:46soit faite
43:47au lit
43:48des premiers malades
43:49pour les enfants
43:51aujourd'hui
43:52les études
43:53sont rares
43:53mais
43:54comme je vous disais
43:55tout à l'heure
43:56en termes de pronostics
43:57chez les enfants
43:58c'était la question
44:00est-ce que c'est plus grave
44:02c'est la même clinique
44:04les collègues
44:04argentins
44:05chiliens
44:06expliquent que
44:07c'est la même maladie
44:08c'est la même
44:08fisiopathologie
44:09et malheureusement
44:10c'est la même mortalité
44:11mais il y a très
44:12peu de cas
44:13et donc c'est dur
44:14d'avoir
44:16des statistiques
44:17extrêmement fiables
44:17mais je laisse
44:18peut-être compléter
44:19Carole
44:20Olivier
44:21peut-être si on revient
44:26on a dit
44:27qu'effectivement
44:27l'investigation
44:27des clusters
44:28permettait d'apporter
44:29énormément d'informations
44:31il y avait un grand cluster
44:33dont j'ai parlé
44:33à peu près une centaine
44:34de personnes
44:35qui étaient
44:36dans une grande fête
44:38où il y a eu
44:38un certain nombre de cas
44:39et on s'aperçoit
44:41qu'avant
44:41la mise en place
44:43de mesures barrières
44:44il y avait effectivement
44:45un patient infecté
44:47qui en infectait
44:48plus de deux
44:48mais dès que
44:50les mesures barrières
44:51ont été mises en place
44:52rien que la distanciation sociale
44:54on était passé
44:55de plus de deux
44:562,12
44:58à 0,62
44:59donc on voit bien
45:00l'importance
45:01effectivement
45:01de mettre en place
45:02des mesures barrières
45:03et notamment
45:03la distanciation sociale
45:05et là
45:05les personnes exposées
45:08étaient tous
45:08munies
45:09de FFP2
45:11je voudrais juste rajouter
45:13un petit point
45:13sur la question
45:14qui concerne
45:15la détection
45:16d'autres cas
45:17d'antavirus
45:17il ne faut pas oublier
45:18que chaque année
45:20en France
45:21il y a 100 cas
45:22qui sont diagnostiqués
45:23ce ne sont pas
45:24les mêmes antavirus
45:26là
45:26c'est l'antavirus
45:27en dès
45:27du Nouveau Monde
45:28et il y a
45:29d'autres antavirus
45:30qui circulent
45:31en France
45:31il y en a un
45:32qui s'appelle
45:32Pumala
45:33par exemple
45:34qui est un des plus fréquents
45:35et qui est moins pathogène
45:36heureusement
45:36donc peut-être
45:37là je n'ai pas d'infos
45:38mais peut-être
45:39qu'il s'agit
45:39d'un cas comme ça
45:40s'il y en a 100 par an
45:41il y en a un
45:42tous les 3 jours
45:43a priori
45:45et un autre élément
45:47pour compléter
45:47ce qui a été dit
45:49je vous ai expliqué
45:50ce que c'est
45:50qu'un établissement
45:51de santé de référence
45:52et par principe
45:53de précaution
45:54devant les inconnus
45:55qui persistent
45:56le maximum
45:57de précaution
45:58a été mis en place
45:58et je trouve ça
45:59parfaitement cohérent
46:02ce qu'il faut savoir aussi
46:03c'est que les collègues
46:04sud-américains
46:04nous expliquent
46:05et c'est ce que
46:06Caroline Olivier
46:07vous a dit
46:08sur le papier
46:09la transmissibilité
46:10est faible
46:11et en pratique
46:13si on se déporte
46:14si on va en Amérique latine
46:16avec le virus Andin
46:17on n'a pas besoin
46:18de toutes ces précautions
46:19mais il y a une inconnue
46:20qui sera réglée
46:21dans quelques jours
46:21c'est le séquençage
46:23complet du virus
46:25il n'est pas impossible
46:26qu'on soit en face
46:28d'un variant
46:29qui est muté
46:30avec des mutations
46:31qui puissent toucher
46:32une augmentation
46:32de la capacité
46:33de transmissibilité
46:34tant qu'on n'a pas
46:35ce séquençage
46:36complet du virus
46:38et qu'on ne l'a pas
46:38matché
46:39avec le virus Andin
46:41historique
46:41et qu'on n'est pas sûr
46:42qu'il y ait
46:42une cohérence
46:44une concordance totale
46:45on est obligé
46:46de prendre
46:47des mesures
46:48de précaution
46:49maximalistes
46:49une fois qu'on aura
46:51cette information
46:51on va pouvoir dégrader
46:52les mesures de prévention
46:55dont on pense
46:55que les mesures simples
46:57et universelles
46:58suffisent
46:59peut-être
47:00sur le masque
47:01je ne sais pas
47:01si tu veux
47:01Antoine
47:06sur le masque
47:07ce que l'on a
47:08les leçons du
47:09covid
47:10là-dessus
47:10donc d'agents
47:11infectieux respiratoires
47:12qui sont exacts
47:14aussi pour la grippe
47:14c'est que le masque
47:15FFP2
47:16est plus efficace
47:18pour prévenir
47:19l'infection
47:19et la transmission
47:20que le masque
47:21chirurgical
47:22les deux
47:23sont efficaces
47:24pour prévenir
47:25l'infection
47:25donc voilà
47:27on a
47:28une gradation
47:30en termes
47:30de probabilité
47:31d'infection
47:32on a dit
47:33qu'il faut que
47:34j'avance
47:34juste
47:34il y a une question
47:36qu'on n'a pas répondu
47:36c'est la durée
47:37d'isolement
47:38juste parce que
47:40en fait
47:42une des raisons
47:43aussi
47:43d'hospitaliser
47:44ces patients
47:45Xavier l'a dit
47:46quand la maladie
47:47s'est éclare
47:47ça va vite
47:48c'est les avoir
47:49à l'hôpital
47:50c'est important
47:51c'est aussi
47:52pour le patient
47:53et je pense
47:54que c'est important
47:54de le dire
47:55deuxième chose
47:56c'est que
47:57quand même
47:58la durée moyenne
48:00c'est
48:01deux à trois semaines
48:02d'incupation
48:03les six semaines
48:04c'est
48:05plus rare
48:06et ça nous permet
48:08aussi
48:09d'ici là
48:10d'avoir d'autres informations
48:12il y a des gens
48:12qui sont suivis
48:13plus ou moins
48:13donc avoir plus
48:15donc il y a des choses
48:16je pense que
48:17Xavier l'a dit
48:17la séquence
48:18c'est extrêmement important
48:19donc
48:20il n'est pas possible
48:21toujours
48:22aujourd'hui
48:23de dire
48:23on va faire absolument ça
48:25avec le temps
48:26on peut
48:27adapter
48:28aux connaissances
48:29je pense que c'est
48:30très important
48:31voilà
48:32alors
48:32ça y est
48:33j'arrête
48:33parce que
48:34donc maintenant
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