00:00C'est une affaire où il y a un homme qui est tué dans son lit, alors que sa femme
00:03dort à côté de lui, il y a deux enfants dans la maison.
00:05Finalement, les policiers vont estimer qu'il n'y a pas pu y avoir d'intervention extérieure, alors que la
00:10femme a toujours dit
00:11« J'ai entendu un coup de feu, j'ai entendu « Merde, le coup est parti, tirons-nous, tirons
00:15-nous ».
00:15Elle ne sera pas crue et elle sera accusée, elle, du meurtre de son mari.
00:18Le conseil général à l'époque est désigné comme administrateur ad hoc, c'est-à-dire que quand les titulaires
00:24de l'autorité parentale sont concernés par l'affaire,
00:27on désigne pour les enfants mineurs un tiers qui va être chargé de les représenter.
00:32L'enfant du couple qu'on appelle Justin, et moi quand je rencontre ce petit, il a 12 ans.
00:35Et pour lui, évidemment, son père vient de mourir dans des conditions abominables et sa mère est en détention provisoire.
00:41Tu vois, je l'ai rencontré, il avait 12 ans. Cette affaire a été jugée à trois reprises et elle
00:45a toujours clamé son innocence, cette femme.
00:47Il y a un bouquin qui vient de sortir, qui a fait une étude exhaustive à la fois de pourquoi
00:54ça a à ce point dérapé, parce que ce n'est pas elle,
00:56et qui a trouvé de nouveaux éléments qui font que l'avocat de cette femme vient de déposer une requête
01:01en révision de son procès.
01:03Et je me dis que cet enfant, tu vois, je dis cet enfant parce qu'il avait 12 ans quand
01:07j'ai connu, il a 38 ans aujourd'hui.
01:10J'ai toujours une tendresse particulière pour lui parce que je me dis comment est-ce qu'on fait pour
01:14vivre une telle injustice pendant toute sa vie ?
01:17Merci.
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