- il y a 13 heures
Le 6 mai, la commission des affaires sociales et la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat organisaient conjointement une table ronde sur le sujet de la maladie de Lyme. Cinq spécialistes ont pris la parole. La docteure Alice Raffetin est revenue sur les avancées dans la prise en charge des patients atteints de maladies transmises par les tiques. L’ingénieur de recherche Jonas Durand a souligné le phénomène récent de prolifération des tiques dans les environnements en mutation. Laura Arnal, autrice atteinte de la maladie, a témoigné de son errance médicale et de la peur des patients. Le professeur Yazdanpanah a présenté les projets vaccinaux en cours de test. Enfin, la présidente de France Lyme a rappelé le manque de prise en charge des patients par le système de santé qu’elle juge “démuni”. Interrogés par les sénateurs sur le volet de la prévention, tous ont rappelé la nécessité de réaliser des actions de prévention visant à prévenir les piqûres de tiques et à faire adopter les bons comportements. Année de Production : 2025
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00:00:01Générique
00:00:10Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur Public Sénat pour un nouveau numéro de 100% Sénat,
00:00:14l'émission qui vous fait vivre les travaux de la Haute Assemblée.
00:00:17C'est le printemps, les balades en forêt se multiplient et il faut prendre des précautions
00:00:21contre les tiques qui peuvent transmettre la maladie de Lyme.
00:00:24Ces insectes se développent depuis plusieurs années en France avec le réchauffement climatique
00:00:29et ils font de la lutte contre la maladie de Lyme un enjeu de santé publique et de recherche médicale.
00:00:34Pour en parler, le Sénat a organisé une table ronde sur la lutte contre cette maladie.
00:00:39Messieurs les présidents, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs,
00:00:43tout d'abord un grand merci de nous réunir aujourd'hui pour discuter des maladies vectoriales transmises par l'éthique
00:00:48et plus particulièrement de la boréliose de Lyme qui touche 60 000 patients chaque année en France
00:00:53et qui est évidemment une préoccupation importante pour tous les experts et tous les représentants de patients
00:00:59réunis ici.
00:01:01Très rapidement, au début de ma carrière, j'ai été sensibilisée à la boréliose de Lyme,
00:01:05donc cette maladie transmise par la tique Ixodes due à une bactérie qui s'appelle Borrelia.
00:01:09J'ai été aussi sensibilisée à ces enjeux diagnostiques puisqu'il peut y avoir une forme cutanée
00:01:14qui est donc l'érythème migrant qui est une forme localisée, précoce et bénigne,
00:01:19mais aussi des formes disséminées qui, elles, vont davantage toucher le système neurologique ou articulaire.
00:01:24Ces formes sont plus sévères, leur diagnostic est beaucoup plus complexe,
00:01:28de par notamment leur ressemblance avec d'autres maladies,
00:01:30mais aussi de par la nécessité de faire davantage de tests diagnostiques.
00:01:34J'ai aussi été sensibilisée aux enjeux thérapeutiques de la maladie de Lyme
00:01:38avec l'antibiothérapie au centre du traitement,
00:01:41mais aussi à la prise en charge précoce de la douleur, de la fatigue et de la qualité de vie
00:01:46de nos patients
00:01:46afin de lutter le plus rapidement possible contre la persistance de symptômes
00:01:50parfois très invalidants pour nos patients, invalidants sur toutes les sphères,
00:01:54la sphère professionnelle avec parfois l'incapacité de travailler,
00:01:57les sphères personnelles, etc.
00:01:59Ces symptômes persistants s'appellent dans les dernières recommandations
00:02:01le Post-Treatment Lyme Disease Syndrome, PT-LDS,
00:02:04qui est un nom un petit peu grossier, que nous appellerons plutôt volontiers ici
00:02:07le syndrome Post-Lyme ou le Lyme long.
00:02:11J'ai été sensibilisée à tous ces enjeux, tout d'abord grâce aux patients
00:02:14et au contact des patients pris en soin au sein de notre hôpital,
00:02:16le centre hospitalier de Ville-Neuf-Saint-Georges, qui est un hôpital entouré de forêts
00:02:19et qui a eu une longue expérience de prise en soin de cette pathologie,
00:02:22mais aussi grâce aux travaux menés à l'Auto-Autorité de Santé depuis 2016,
00:02:26donc les précédentes recommandations, puis les dernières.
00:02:29C'est ainsi que nous avons pu mener et développer un parcours de soins dédié
00:02:33et centré sur les patients, avec le soutien de mon chef de service,
00:02:36Olivier Pathé, puis aujourd'hui maintenant, Pauline Caropaz, ici présente,
00:02:40et j'ai ainsi pu y dédier ma carrière.
00:02:42Vous m'avez demandé de présenter les évolutions depuis 2018,
00:02:46date de parution des premières recommandations HAS,
00:02:49donc compte tenu du temps imparti, j'évoquerai trois points.
00:02:51Tout d'abord, suite aux recommandations de 2018,
00:02:54il y a eu la création des centres de référence des maladies vectoriales à TIC,
00:02:57donc en 2019. C'était une décision politique qui témoignait
00:03:01de la prise de conscience générale d'un besoin d'amélioration
00:03:03du parcours de soins des patients, en replaçant au centre le patient,
00:03:08ainsi que sa situation médicale complexe, c'est-à-dire en rendant possible
00:03:11la personnalisation d'un parcours de soins,
00:03:14et surtout en essayant de rendre accessible à tous ce parcours de soins
00:03:17sur tout le territoire français.
00:03:19Ces organisations pluridisciplinaires permettent aux patients
00:03:21de rencontrer dans la même journée plusieurs spécialistes
00:03:23pour répondre à ces questions, pour avoir un diagnostic précis
00:03:27qui va suivre un processus diagnostic le plus précis possible,
00:03:30et surtout d'avoir ce temps dédié aux patients qui permet une écoute
00:03:33et au final d'avoir une décision médicale partagée avec nos patients,
00:03:37et tout ceci afin de diminuer leur errance médicale.
00:03:39Donc nous vous remercions pour la confiance accordée à notre système de soins
00:03:42et à ces professionnels de santé, puisque la création de ces centres de référence
00:03:46n'a été possible que par le vote de ce financement par notamment vous, les sénateurs.
00:03:52La création des CRMVT, donc des centres de référence,
00:03:55a aussi permis le développement de l'enseignement facultaire.
00:03:57Donc aujourd'hui, nous avons monté le premier enseignement facultaire,
00:04:00qui est né en 2019, qui est supporté par l'ensemble des centres de référence,
00:04:04mais aussi par l'Institut Passeur, l'INRAE et bien d'autres institutions françaises.
00:04:08Cela a aussi permis le développement de projets de recherche.
00:04:11En témoigne, il y a plus de 50 publications qui sont sorties des centres de référence depuis.
00:04:15Et aussi de développer la communication.
00:04:17Donc la communication, c'est un point fondamental.
00:04:19A la fois la communication envers nos pères, notamment les médecins généralistes,
00:04:22pour les aider à diagnostiquer mieux et plus précocement les malades de Lyme,
00:04:26et aussi communiquer envers le grand public.
00:04:28Donc nous avons mis en place une semaine de sensibilisation
00:04:30qui a lieu tous les ans au mois de mai, qui permet de toucher la France entière.
00:04:34Nous avons aussi mis en place une campagne nationale de sensibilisation avec Doctolib,
00:04:38qui a permis la vision de messages de prévention par plus de 26 millions de personnes en France.
00:04:43Et enfin, la création de ces centres de référence nous a permis,
00:04:47enfin vous, nous avez permis de créer un réseau français.
00:04:49Un réseau français avec ces cinq centres de référence,
00:04:51mais aussi en collaboration avec l'Institut Pasteur, l'ANSES,
00:04:55les écoles nationales vétérinaires, l'INRAE,
00:04:58les différents centres nationaux de référence, Borrelias, Rickettsia,
00:05:02la NRS MIE ici présente.
00:05:04Tout ceci a permis d'améliorer la prise en charge des patients,
00:05:07de monter des collaborations de recherche,
00:05:09et de participer à différents travaux d'expertise,
00:05:11à la fois sur la maladie de Lyme,
00:05:12mais aussi sur d'autres maladies transmises par les tiques,
00:05:14comme la fièvre hémorragique Rimé-Congo,
00:05:16ou l'encéphalite à tiques qui touche nos citoyens dans l'Est de la France.
00:05:22La création des centres de référence a permis aussi à la France d'être précurseur,
00:05:25puisqu'aujourd'hui, il n'y a que quatre pays européens
00:05:27où des parcours de soins pluridisciplinaires sont proposés.
00:05:30D'abord, il y a eu les Pays-Bas, puis la France, puis le Danemark,
00:05:33et maintenant la Roumanie.
00:05:34Ces centres pluridisciplinaires ont montré leur efficacité
00:05:37dans des études publiées, avec plus de milliers de patients
00:05:39qui ont montré la réduction du délai diagnostique des patients,
00:05:42l'augmentation de leur guérison,
00:05:43et surtout l'augmentation de la satisfaction du parcours de soins des patients.
00:05:47Ces structures nous sont aujourd'hui enviées,
00:05:49et nous vous remercions sincèrement pour tous nos patients.
00:05:51Enfin, le deuxième point qui a changé depuis 2018,
00:05:54c'est l'actualisation des recommandations HAS,
00:05:56avec en 2022 la publication d'un parcours de soins,
00:05:58qui a eu le consensus des sociétés savantes
00:06:02et des associations de patients.
00:06:03Puis en 2025, les recommandations de prise en charge
00:06:06de la maladie de Lyme et d'autres maladies vectorialatiques.
00:06:09Alors, que dire sur ces recommandations ?
00:06:10Je retiendrai deux points, et je serai à votre disposition
00:06:12pour répondre à probablement d'autres questions après.
00:06:15Les deux points que j'ai retenus, c'est que premièrement,
00:06:17ça a permis d'harmoniser les recommandations françaises
00:06:19avec l'ensemble des pays européens,
00:06:20si bien qu'aujourd'hui, un patient traité en France,
00:06:22en Allemagne, en Suisse ou en Suède
00:06:24aura le même traitement.
00:06:26D'autre part, cela a permis l'amélioration de la définition
00:06:29et surtout de la reconnaissance de ces fameux symptômes prolongés
00:06:32après le traitement d'une maladie de Lyme,
00:06:34et ce, grâce à une analyse critique de la littérature
00:06:37et grâce aux discussions qui ont été très riches
00:06:40et très constructives avec les représentants de patients.
00:06:44Et enfin, le dernier point qui a changé depuis 2018
00:06:46et qui est un point de taille,
00:06:47c'est le financement par l'État,
00:06:49et donc par vous encore, et nous vous remercions,
00:06:51d'une enveloppe dédiée à la recherche
00:06:53sur la boréleuse de Lyme de 10 millions d'euros.
00:06:56Ceci va permettre de démarrer deux cohortes nationales
00:06:59dès le mois de novembre 2026,
00:07:01avec la constitution notamment de biobanques
00:07:03qui permettront de répondre aux questions scientifiques actuelles,
00:07:06mais surtout aux questions scientifiques futures
00:07:08qui se poseront.
00:07:09Merci pour votre attention
00:07:10et je serai ravie de répondre à vos questions.
00:07:13Merci à vous.
00:07:14Je vais donner la parole à M. Jeannas Durand.
00:07:18Merci.
00:07:24Messieurs les présidents,
00:07:26mesdames les sénatrices,
00:07:27messieurs les sénateurs,
00:07:28au nom du collectif CITIC,
00:07:30nous tenons à vous remercier pour votre invitation
00:07:32à participer à cette table ronde
00:07:33sur cette problématique importante en France.
00:07:36Et donc je fais effectivement partie
00:07:38du programme de recherche participatif CITIC
00:07:41qui est coordonné par Pascal Fréclette
00:07:42qui est présente dans la salle avec moi
00:07:44et qui est porté conjointement par INRAE,
00:07:47l'Université de Lorraine, l'ANSES
00:07:48et le CPE de Nancy-Champleau.
00:07:51Mais revenons maintenant au sujet
00:07:52qui nous occupe aujourd'hui,
00:07:54l'éthique.
00:07:55Alors, j'ai décidé de faire une courte présentation
00:07:58rapidement du sujet.
00:07:59Bonjour tout le monde.
00:08:00Vous pouvez être rapprochés de nous.
00:08:03Oui, voilà.
00:08:04OK.
00:08:05Alors, les tiques, ce sont...
00:08:07Je pense que ça...
00:08:10Des acariens hématophages stricts,
00:08:11ils se nourrissent uniquement de sang.
00:08:13Il y a environ une quarantaine d'espèces de tiques en France,
00:08:16mais toutes ne piquent pas l'être humain.
00:08:17L'espèce qui pique le plus l'être humain en France
00:08:19s'appelle Ixodes ricinus
00:08:21et qui est aussi vectrice de la maladie de Lyme.
00:08:24Elle passe par trois stades de développement
00:08:26au cours de sa vie.
00:08:28Larve, nymphes et adultes
00:08:30et à chaque fois, elle doit prendre un repas de sang
00:08:31sur un animal, mammifère, oiseau ou reptile.
00:08:35Et si on s'intéresse à elle,
00:08:37c'est parce qu'elle peut être vectrice de bactéries,
00:08:39de parasites ou de virus
00:08:40qui peuvent être pathogènes pour l'animal et pour l'humain.
00:08:42C'est les fameuses maladies vectorelles à tiques.
00:08:44Heureusement, elles ne sont pas toutes infectées
00:08:46puisqu'elles doivent se nourrir sur un animal infecté
00:08:48pour se contaminer.
00:08:51Maintenant qu'on a ces informations,
00:08:52comment est-ce qu'on peut les utiliser
00:08:53pour définir le risque de développer une maladie vectorelle à tiques ?
00:08:56Le risque, c'est la résultante du danger
00:08:58fois l'exposition, fois la vulnérabilité.
00:09:00Dans notre cas, le danger,
00:09:02c'est la densité de tiques infectées actives.
00:09:04S'il y a beaucoup de tiques infectées actives à un endroit,
00:09:07il y a plus de risques.
00:09:09Et ça, ça va dépendre des espèces de tiques
00:09:10qui sont présentes
00:09:11puisqu'elles ne sont pas toutes porteuses des mêmes agents.
00:09:13Des stades de développement
00:09:15puisqu'à chaque repas sanguin,
00:09:16elles peuvent s'infecter.
00:09:17Et des hôtes sur lesquelles elles se nourrissent
00:09:19puisque tous les hôtes non plus ne sont pas infectées
00:09:20et ne transmettent pas les mêmes agents infectieux.
00:09:22La présence et la survie des hôtes et des tiques
00:09:24va dépendre de l'environnement
00:09:26et des conditions climatiques et météorologiques.
00:09:29Ensuite, il y a l'exposition
00:09:31qui est particulièrement importante,
00:09:32le contact avec les tiques infectées.
00:09:34Ça va aussi dépendre de l'environnement,
00:09:36des conditions climatiques et météorologiques
00:09:38et beaucoup des comportements humains.
00:09:41Enfin, on peut se faire piquer par une tique infectée
00:09:43sans être malade,
00:09:44sans développer une maladie.
00:09:45Et donc, il y a toute la question de vulnérabilité.
00:09:48Et ça, ça va dépendre de variations,
00:09:50encore une fois, interindividuelles,
00:09:52notamment au niveau du système immunitaire
00:09:54pour certains pathogènes transmis par les tiques
00:09:56ou au niveau de la durée de la piqûre
00:09:59puisque plus on retire une tique tôt,
00:10:01par exemple avec un tique tique,
00:10:02moins il y a de risques d'infection.
00:10:04Et donc, on le voit au niveau du risque,
00:10:06le risque fait vraiment appel
00:10:07à des composantes très différentes,
00:10:09des composantes liées à l'environnement,
00:10:10aux animaux et à l'humain.
00:10:12Et c'est pour ça que c'est un très bel exemple
00:10:13de problématique One Health et une seule santé
00:10:16sur lequel on a besoin de travailler
00:10:19conjointement ensemble
00:10:19au nom de différentes spécialités.
00:10:22Maintenant, qu'est-ce qui se passe justement
00:10:24au niveau des changements globaux
00:10:25qu'on a actuellement,
00:10:26changements climatiques, etc.,
00:10:28au niveau des tiques et des agents infectieux ?
00:10:30Eh bien, au niveau d'XS-Ricinus,
00:10:32ce qu'on a pu observer,
00:10:33c'est globalement,
00:10:34on va les trouver de plus en plus haut en altitude
00:10:36avec le réchauffement climatique.
00:10:37On a aussi un effet saisonnier
00:10:40avec des tiques qui sont actives
00:10:41plus tôt en début d'année
00:10:42et plus tard en fin d'année
00:10:43avec les hivers doux
00:10:44qu'on a de plus en plus au fil des années.
00:10:47Le rapport du GIEC de 2022
00:10:49avait aussi mis en avant
00:10:51des prévisions pour 2050
00:10:52avec une augmentation des risques d'infection
00:10:54pour Lyme au niveau européen.
00:10:56Après, c'est moins clair au niveau français.
00:10:59Et surtout, les études s'accordent
00:11:02pour dire que ce n'est pas seulement
00:11:04le climat qui est important,
00:11:05mais surtout les habitats
00:11:06et la dégradation possible des habitats,
00:11:08que ce soit pour les tiques,
00:11:09les hôtes et les humains.
00:11:11Et donc, tout ça, c'est sur les tiques,
00:11:12mais il y a un besoin de connaissance
00:11:14sur l'exposition humaine
00:11:15aux risques tiques en France
00:11:16et son évolution.
00:11:17Et c'est de là qu'est né ce programme CITIC,
00:11:19un programme national
00:11:20de sciences et recherches participatives
00:11:22pour comprendre l'écologie des tiques typiques,
00:11:25humains et animaux,
00:11:26et des agents pathogènes
00:11:27qu'elles transmettent
00:11:27afin d'améliorer la prévention.
00:11:29Pour y participer,
00:11:31les citoyens et sénateurs compris
00:11:33peuvent parler du programme,
00:11:36signaler quand ils se font piquer,
00:11:37eux ou leurs animaux de compagnie,
00:11:39envoyer les tiques piqueuses
00:11:40pour qu'elles soient stockées
00:11:41dans notre seule et unique
00:11:42ticothèque au laboratoire en France,
00:11:45venir au laboratoire
00:11:47pour participer à l'analyse des tiques,
00:11:48voire même co-construire
00:11:49à partir de ces résultats
00:11:50des discours de prévention
00:11:51adaptés à chaque situation.
00:11:53Et ça marche plutôt bien.
00:11:55On a donc depuis bientôt 10 ans
00:11:57plusieurs enseignements attirés
00:11:59concernant l'exposition humaine,
00:12:01notamment le fait
00:12:02que quasi un tiers
00:12:03des signes de piqûres,
00:12:03finalement,
00:12:04c'est dans un environnement familier.
00:12:05La majeure partie,
00:12:06c'est en forêt,
00:12:07mais on peut se faire aussi
00:12:07piquer en jardin,
00:12:08voire à l'intérieur du domicile
00:12:09ou dans des parcs.
00:12:11Les personnes piquées en jardin,
00:12:12d'ailleurs,
00:12:12retirent leurs tiques plus tard
00:12:13que celles piquées en forêt,
00:12:15ce qui est un facteur de risque important.
00:12:17De même façon,
00:12:18au niveau global,
00:12:18en France,
00:12:19on a pu trouver
00:12:19que 27% des tiques
00:12:21étaient porteuses
00:12:22d'agents pathogènes
00:12:24parmi 18 espèces différentes.
00:12:27Et plus précisément,
00:12:29en jardin,
00:12:30les tiques qui ont piqué en jardin
00:12:31étaient plus infectées
00:12:32par l'agent responsable
00:12:33de la maladie de Lyme
00:12:34qu'en forêt.
00:12:35Et donc,
00:12:36tout ça,
00:12:36en fait,
00:12:37on s'en sert
00:12:37pour le partager
00:12:38sous forme de résultats,
00:12:39de cartographie
00:12:40avec les acteurs de la santé,
00:12:41les citoyens,
00:12:42les scientifiques
00:12:43pour que ça serve au maximum.
00:12:45Et on essaie
00:12:46de les utiliser aussi,
00:12:47de même,
00:12:47avec les citoyens
00:12:48et les acteurs de la santé
00:12:49pour essayer
00:12:49de co-construire ensemble
00:12:50de meilleures pratiques
00:12:51et messages de prévention
00:12:52qui soient adaptés
00:12:52à ces risques spécifiques
00:12:54par exemple dans les jardins.
00:12:55Et c'est pour ça
00:12:56que ce que nous cherchons
00:12:57à faire
00:12:58et dont nous allons pouvoir
00:12:59parler aujourd'hui,
00:13:00c'est de continuer
00:13:00à objectiver
00:13:01les risques liotiques,
00:13:02leur variation spatio-temporelle
00:13:04en France,
00:13:04toujours grâce aux citoyens,
00:13:06pour adapter au mieux
00:13:06la prévention
00:13:07et réduire ces risques.
00:13:09Merci pour votre attention.
00:13:13Merci.
00:13:13Je vais passer la parole
00:13:14à Mme Arnaldo.
00:13:19Merci beaucoup.
00:13:20Messieurs les présidents,
00:13:21Mesdames, Messieurs les sénateurs,
00:13:24Mesdames, Messieurs,
00:13:25je m'appelle Laura Arnal.
00:13:27Je suis ingénieure de formation.
00:13:30Je suis franco-allemande,
00:13:31originaire du Tarn-et-Garonne.
00:13:33J'ai travaillé dans des grands groupes
00:13:35avant d'être malade,
00:13:36très malade.
00:13:38Aujourd'hui,
00:13:39je suis patiente partenaire.
00:13:41Je suis aussi patiente formatrice
00:13:44au sein des universités
00:13:46de structures de soins.
00:13:47J'ai travaillé notamment
00:13:48auprès des hospices civils de Lyon.
00:13:50Je suis patiente co-chercheur
00:13:53dans des projets
00:13:54de l'Université de Bordeaux.
00:13:56Je suis administratrice
00:13:57de l'Institut français
00:13:58de l'expérience patient,
00:13:59l'IFEP.
00:14:00Et avec Mme Dumas,
00:14:02nous avons co-fondé
00:14:03le collectif Préface
00:14:04Patient,
00:14:05Ressources,
00:14:06Facilitateurs Europe.
00:14:08Enfin,
00:14:09je suis aussi entrepreneuse,
00:14:11fondatrice du programme
00:14:12Rebounce,
00:14:13qui développe en entreprise
00:14:14des réseaux
00:14:15de pair-accompagnement.
00:14:17Et dans ce cadre,
00:14:18je suis accompagnée
00:14:19par Lyon Startup.
00:14:21Je vais commencer
00:14:22par un signal
00:14:23très concret du terrain.
00:14:25Dans les semaines
00:14:26qui ont suivi
00:14:28la sortie de mon livre
00:14:29« J'ai surmonté
00:14:30la maladie de Lyme »
00:14:32en 2019,
00:14:33j'ai reçu plus
00:14:34de 600 messages.
00:14:36« Je suis comme vous,
00:14:38aidez-moi ».
00:14:39Et ces messages
00:14:40disent une chose
00:14:41très simple.
00:14:43les patients
00:14:44ne demandent pas seulement
00:14:45de l'information.
00:14:46Ils cherchent
00:14:47un point d'appui
00:14:48stable,
00:14:49humain,
00:14:50entre les consultations.
00:14:51Et c'est pour cela
00:14:53que je me suis formée
00:14:54en tant que patiente
00:14:54partenaire
00:14:55à l'Université des patients
00:14:57de la Sorbonne
00:14:58et aussi au cours
00:14:59sur les fondements
00:15:00du partenariat
00:15:01de l'Université de médecine
00:15:02de Montréal.
00:15:03Et aujourd'hui,
00:15:04j'accompagne
00:15:05des patients.
00:15:06Je veux être très claire
00:15:08sur mon rôle
00:15:08de patiente partenaire.
00:15:09« Je ne fais pas
00:15:11de diagnostic.
00:15:12Je ne prescris pas
00:15:13et je ne donne pas
00:15:15de conseil médical.
00:15:16Ce que je fais
00:15:17relève d'un accompagnement
00:15:19non médical.
00:15:20J'écoute
00:15:21le patient
00:15:22de manière structurée.
00:15:23J'aide à préparer
00:15:24les consultations,
00:15:25à clarifier son histoire,
00:15:27ses symptômes,
00:15:28les priorités.
00:15:28Je donne des repères
00:15:30pour mieux comprendre
00:15:31les informations
00:15:32et les traitements
00:15:33expliqués
00:15:33ou prescrits
00:15:34par les professionnels
00:15:35de santé.
00:15:36Et même souvent,
00:15:37j'explique comment
00:15:38fonctionnent
00:15:39les médicaments
00:15:40dans son corps,
00:15:41dans le nôtre.
00:15:42En résumé,
00:15:43en tant que patient partenaire,
00:15:44j'écoute,
00:15:45je structure,
00:15:46je rends compréhensible
00:15:47avec une perspective patient
00:15:49et j'oriente.
00:15:51Donc,
00:15:51ma posture
00:15:51est très claire.
00:15:53Elle n'est pas médicale,
00:15:54mais très complémentaire.
00:15:55Et cette fonction
00:15:57existe déjà
00:15:58dans plusieurs structures
00:15:59de soins en France
00:16:00accompagnées par les ARS
00:16:01ou des patients partenaires
00:16:03notamment en Nouvelle-Aquitaine
00:16:04ou des patients partenaires
00:16:05salariés
00:16:06participent
00:16:07de façon structurée
00:16:08à l'accompagnement
00:16:09de patients.
00:16:10Alors aujourd'hui,
00:16:11je voudrais partager
00:16:11avec vous trois points.
00:16:13Rapidement,
00:16:14la peur,
00:16:14la formation
00:16:15et une mesure
00:16:16directement activable.
00:16:19Donc,
00:16:19quand on parle
00:16:20de Lyme
00:16:20et des maladies
00:16:21vectorielles
00:16:22à TIC,
00:16:23on parle de diagnostics,
00:16:24de tests,
00:16:25de controverses.
00:16:26Mais sur le terrain,
00:16:28ce que je vois d'abord,
00:16:29c'est une réalité
00:16:30dont on parle très peu,
00:16:31la peur.
00:16:32La peur des patients d'abord.
00:16:34Ils ont peur
00:16:35de ne pas être crus,
00:16:36de rester dans l'errance,
00:16:38de perdre leur travail,
00:16:40leur autonomie,
00:16:41leur vie sociale.
00:16:43Mais d'un autre côté,
00:16:44il y a aussi la peur
00:16:45et la pression
00:16:46du côté des professionnels
00:16:47de santé.
00:16:48Celle d'ouvrir
00:16:49un espace de discussion
00:16:50sur un sujet
00:16:51très complexe
00:16:52et sensible,
00:16:53celle de répondre
00:16:54à des demandes
00:16:54très hétérogènes,
00:16:55tout en travaillant
00:16:57dans un système
00:16:57qui est déjà saturé
00:16:58avec peu de temps
00:16:59de clinique disponible.
00:17:01Et lorsque chacun
00:17:02avance avec ses peurs,
00:17:04on n'arrive plus bien
00:17:05à se parler sereinement,
00:17:06la relation se fragilise,
00:17:08le parcours s'enraye
00:17:09et la confiance est dégradée.
00:17:11Alors,
00:17:11la question,
00:17:11dès lors,
00:17:12n'est pas seulement
00:17:13comment mieux diagnostiquer,
00:17:14c'est aussi
00:17:15comment organiser
00:17:16un parcours
00:17:18qui permette
00:17:18un dialogue utile
00:17:20apaisé
00:17:20et sécurisé
00:17:21des deux côtés.
00:17:23Et comme vous le rappelez,
00:17:24monsieur le Président,
00:17:25cette tension
00:17:25est encore plus forte
00:17:26dans certains territoires
00:17:27où l'incidence
00:17:28est supérieure
00:17:29à la moyenne nationale.
00:17:31Alors,
00:17:32pour dépasser
00:17:32ce premier levier,
00:17:33la peur,
00:17:34il y a la formation.
00:17:35Le docteur Raftin
00:17:36vient d'en parler.
00:17:37Donc,
00:17:37la maladie de Lyme
00:17:38et les maladies
00:17:39vectorielles à tics,
00:17:40ces co-infections,
00:17:41doivent davantage exister
00:17:43en formation initiale
00:17:45des professionnels
00:17:46de santé.
00:17:47Mais si on est lucide,
00:17:48quelques heures
00:17:49au milieu
00:17:50de milliers
00:17:50ne suffiront pas
00:17:51si l'organisation
00:17:53des soins
00:17:54ne change pas.
00:17:55La formation initiale
00:17:56est nécessaire,
00:17:57mais elle ne suffit pas.
00:17:59Alors,
00:18:00aujourd'hui,
00:18:00il y a un levier
00:18:01plus opérationnel,
00:18:02c'est la formation continue,
00:18:03parce qu'elle s'adresse
00:18:04à des professionnels
00:18:05qui choisissent
00:18:06de se former
00:18:07et qui deviennent
00:18:07progressivement
00:18:08des véritables points
00:18:10d'appui
00:18:10sur les territoires
00:18:11pour les patients.
00:18:12Donc,
00:18:12elle a commencé,
00:18:13on le sait,
00:18:14mais surtout,
00:18:15il est nécessaire
00:18:16de former autrement,
00:18:18former en binôme,
00:18:20professionnel de santé
00:18:21et patient,
00:18:23patient qui a le vécu
00:18:25de la vie
00:18:25avec la maladie.
00:18:26Cela permet de croiser
00:18:27le savoir médical
00:18:28et le savoir expérientiel.
00:18:31Et ce type de partenariat,
00:18:33qui est déjà présent
00:18:34en France
00:18:34dans beaucoup de points,
00:18:36transforme profondément
00:18:38l'apprentissage.
00:18:39Il le rend concret,
00:18:40humain, utile
00:18:42et surtout plus directement
00:18:43mobilisable dans la pratique.
00:18:45Alors oui,
00:18:46il faut former,
00:18:47former en initial,
00:18:48former en continu
00:18:49et former ensemble.
00:18:51Et même avec
00:18:52une meilleure formation,
00:18:54une question reste entière.
00:18:56Comment recréer
00:18:57concrètement du lien,
00:18:58de la fluidité
00:18:59et de la confiance
00:19:00dans le parcours ?
00:19:01Et c'est là
00:19:02qu'intervient
00:19:02ma troisième idée
00:19:03que je voudrais vous partager,
00:19:05créer un point d'entrée
00:19:06structuré
00:19:07dans le parcours.
00:19:09Donc,
00:19:09c'est le troisième point,
00:19:11une mesure concrète
00:19:12directement activable.
00:19:13Aujourd'hui,
00:19:14il manque
00:19:15un endroit simple,
00:19:17lisible,
00:19:18où la complexité
00:19:19peut être accueillie
00:19:19et structurée
00:19:20et préparée
00:19:21avant d'arriver
00:19:22au temps médical.
00:19:23Donc,
00:19:23je propose une mesure
00:19:24très concrète.
00:19:25C'est créer
00:19:26dans les CRMVT
00:19:28ou en lien avec eux,
00:19:29un SAS
00:19:30d'accueil
00:19:31et de préparation
00:19:32de parcours
00:19:32porté par une petite équipe
00:19:34qui intègre
00:19:35un ou plusieurs patients partenaires,
00:19:38formés
00:19:38et salariés.
00:19:40Concrètement,
00:19:40cela change beaucoup de choses.
00:19:42Les patients
00:19:42savent où aller,
00:19:43les professionnels
00:19:44ne sont plus seuls
00:19:45face à la complexité
00:19:46et les consultations
00:19:48deviennent plus utiles,
00:19:49plus efficaces,
00:19:50plus apaisées.
00:19:51Et ce type de modèle
00:19:53commence déjà
00:19:53à exister.
00:19:54En Nouvelle-Aquitaine,
00:19:56un dispositif soutenu
00:19:57par l'ARS
00:19:58a expérimenté
00:19:59le salariat
00:20:00de patients partenaires
00:20:02dans des équipes
00:20:03d'oncologie.
00:20:04Les premiers résultats
00:20:05publiés
00:20:06sont très encourageants
00:20:07pour les parcours patients.
00:20:09Il existe également
00:20:10des travaux,
00:20:11notamment ceux
00:20:11du médecin
00:20:12Marie-Pascal Pommet
00:20:13qui montre
00:20:14combien,
00:20:15dans des situations complexes
00:20:16comme Lyme,
00:20:17le travail conjoint
00:20:18entre patients partenaires
00:20:20et professionnels
00:20:20peut améliorer
00:20:22la qualité du parcours
00:20:23et du discours.
00:20:24Donc,
00:20:25je termine
00:20:25avec ces trois idées.
00:20:27Derrière Lyme
00:20:28et les maladies vectorialatiques,
00:20:29il existe une peur
00:20:31des deux côtés,
00:20:32celle des patients,
00:20:34celle des professionnels.
00:20:35La formation
00:20:36est indispensable,
00:20:37en particulier
00:20:38lorsqu'elle associe
00:20:39professionnels de santé
00:20:40et patients engagés,
00:20:42patients partenaires.
00:20:43Et une mesure concrète
00:20:45qui est parfaitement
00:20:46dans l'air du temps,
00:20:47c'est de mettre en place
00:20:48un guichet structuré
00:20:50qui inclut
00:20:51des patients partenaires
00:20:52formés et salariés
00:20:53parce qu'au fond,
00:20:54il ne s'agit pas
00:20:55seulement de médecine,
00:20:57il s'agit aussi
00:20:58d'organisation,
00:20:59de confiance,
00:21:00de capacité
00:21:01à recréer du lien
00:21:02dans des parcours
00:21:03qui sont devenus
00:21:04complexes
00:21:04et cela répond
00:21:06à un besoin
00:21:07très réel du terrain.
00:21:09Je vous remercie.
00:21:11Merci à vous
00:21:12pour votre témoignage.
00:21:14Je vais donner
00:21:14la parole
00:21:15au professeur
00:21:15Yazdan Pana.
00:21:18Merci beaucoup,
00:21:19messieurs le président,
00:21:21mesdames les sénatrices,
00:21:22messieurs les sénateurs.
00:21:23Merci encore
00:21:23pour votre invitation.
00:21:27Donc,
00:21:28ça a été dit
00:21:30même si
00:21:32en France,
00:21:33c'est moins clair
00:21:33avec,
00:21:34comme vous l'avez dit,
00:21:35le réchauffement climatique,
00:21:37on a une augmentation
00:21:38de l'incidence
00:21:39ou de la fréquence
00:21:41des maladies
00:21:43victorielles
00:21:44à tiques.
00:21:46Deuxièmement,
00:21:47ça a été dit,
00:21:48il y a beaucoup
00:21:48d'inconnus
00:21:49autour de la prise
00:21:50en charge
00:21:51des patients
00:21:52atteints,
00:21:53d'une part,
00:21:54de maladies
00:21:55de Lyme
00:21:56et en général
00:21:57des maladies
00:21:58vectorielles
00:21:59à tiques.
00:21:59Alors,
00:22:00il y a un problème ?
00:22:02Non ?
00:22:03Excusez-moi.
00:22:04Et donc,
00:22:05quand il y a
00:22:06beaucoup
00:22:06de sujets
00:22:08finalement
00:22:09qui ne sont pas
00:22:10bien identifiés,
00:22:11c'est l'importance
00:22:12de la recherche.
00:22:15c'est la raison
00:22:16pour laquelle,
00:22:17et ça a été dit
00:22:17par les différents
00:22:18intervenants,
00:22:20les questions
00:22:20qu'on ne connaît pas
00:22:21autour de diagnostics,
00:22:23autour de traitements,
00:22:26autour parfois
00:22:26de l'histoire naturelle
00:22:28de la maladie,
00:22:29la raison pour laquelle
00:22:30c'est important
00:22:31vraiment
00:22:32que la recherche
00:22:34amène quelque chose
00:22:35autour
00:22:36de ces questions.
00:22:38Et en fait,
00:22:40c'était au début
00:22:41de COVID,
00:22:43je me rappelle même
00:22:44que c'était juste
00:22:45quasiment au mois
00:22:46de janvier
00:22:46où on a eu
00:22:47à l'INSERM
00:22:48une saisine
00:22:48pour s'occuper
00:22:50de ce problème.
00:22:51Alors,
00:22:51il y a eu COVID,
00:22:53donc ça a un peu
00:22:54retardé malheureusement
00:22:55les choses,
00:22:57mais on s'est mis
00:22:58autour de la table
00:22:59avec les institutions
00:23:01de recherche,
00:23:02l'ensemble
00:23:02des institutions
00:23:03de recherche,
00:23:03les patients,
00:23:05et ça c'est vraiment
00:23:06important.
00:23:06Moi, je viens
00:23:07du monde de VIH,
00:23:08certains d'entre vous
00:23:09le savent,
00:23:09on connaît l'importance
00:23:11de travailler
00:23:12dans la conception,
00:23:14la réalisation,
00:23:15la quantité,
00:23:16l'analyse des résultats
00:23:17avec les patients
00:23:18et du coup,
00:23:19on a mis l'ensemble
00:23:20des institutions
00:23:21autour de la table.
00:23:22C'est un sujet
00:23:23qui est très à la mode
00:23:24aujourd'hui,
00:23:24on parle de One Health,
00:23:25une seule santé,
00:23:26les maladies vectorielles
00:23:28à tic,
00:23:28c'est un vrai sujet,
00:23:30ça a été dit,
00:23:32une seule santé
00:23:33et on a mis
00:23:35aussi les institutions
00:23:36de recherche,
00:23:37ça a été dit,
00:23:38l'INRAE,
00:23:39l'ANSES autour
00:23:39de la table,
00:23:40notamment au cours
00:23:42de ce thématique-là.
00:23:46Ensuite,
00:23:47grâce à vous,
00:23:48parce qu'il y a eu un,
00:23:49comme ça a été dit,
00:23:50un financement
00:23:52de Parlement
00:23:53de 10 millions d'euros
00:23:54à l'INSEM
00:23:55pour pouvoir
00:23:56mettre en place
00:23:57la recherche.
00:23:58Et ça,
00:23:59c'était très important,
00:24:00on vous remercie
00:24:02pour ça,
00:24:03parce qu'on avait,
00:24:04on s'était réunis
00:24:05beaucoup avant,
00:24:06mais il manquait
00:24:07les financements
00:24:07et c'est vous
00:24:08qui avez apporté,
00:24:09donc il faut le dire.
00:24:11Les équipes étaient
00:24:12en place,
00:24:14on a fait aussi
00:24:15une cartographie
00:24:17de ce qui est fait
00:24:17en France,
00:24:18mais aussi à l'étranger
00:24:19en termes de recherche.
00:24:21Pour essayer,
00:24:22la COVID nous a appris ça,
00:24:24un,
00:24:25ne pas doublonner,
00:24:27et deux,
00:24:28la recherche
00:24:29n'est pas répondre
00:24:30à des questions
00:24:31dans un temps court.
00:24:32Il faut de la recherche
00:24:33ambitieux
00:24:34pour essayer
00:24:35dans un temps long,
00:24:36même si parfois
00:24:38les patients,
00:24:39à juste titre,
00:24:41veulent qu'on aille vite.
00:24:42Si vraiment
00:24:43on veut répondre,
00:24:46la recherche,
00:24:47malheureusement,
00:24:48c'est dans un temps long.
00:24:50Et du coup,
00:24:51l'idée,
00:24:52ça a été dit
00:24:53par Alice
00:24:53et je pense
00:24:54que Christelle
00:24:55va leur redire,
00:24:56on a mis en place
00:24:57ces cohortes
00:24:59de manière,
00:24:59en réfléchissant
00:25:00tous ensemble,
00:25:01on n'était pas toujours
00:25:02d'accord ensemble,
00:25:03mais on s'est mis d'accord
00:25:04pour essayer,
00:25:05avec ce financement,
00:25:06mettre en place
00:25:07des cohortes de patients.
00:25:09Des cohortes de patients,
00:25:11en fait,
00:25:13l'idée,
00:25:13c'était de mettre
00:25:14en place
00:25:15deux cohortes de patients.
00:25:16Une cohorte de patients
00:25:17pour vraiment essayer
00:25:18de mieux comprendre
00:25:19l'histoire naturelle
00:25:20de la maladie,
00:25:21ne pas se focaliser
00:25:23sur l'âme
00:25:24mais les maladies
00:25:24vectorielles de tiques.
00:25:25Dès qu'un patient
00:25:26est piqué par une tique,
00:25:28de le suivre
00:25:29et voir ce qui se passe,
00:25:31et aussi suivre
00:25:32quelqu'un
00:25:33qui n'est pas
00:25:33piqué par l'éthique
00:25:34pour savoir
00:25:35ce qui se passe,
00:25:35pour pouvoir
00:25:36avoir un comparateur.
00:25:38Mais aussi,
00:25:39et ça,
00:25:39par exemple,
00:25:40je le dis,
00:25:41c'est vraiment
00:25:42quelque chose
00:25:42que les patients
00:25:43nous ont amené
00:25:43en disant,
00:25:44écoutez,
00:25:44il y a aussi
00:25:45des patients
00:25:45qui souffrent.
00:25:46Il faut aussi
00:25:47une cohorte
00:25:48autour des patients
00:25:48qui souffrent.
00:25:49Alors, moi non plus,
00:25:50je n'aime pas du tout
00:25:50le mot PT-LDS
00:25:51parce que je,
00:25:52voilà,
00:25:53c'est post-traitement
00:25:54Lyme disease
00:25:54mais le Lyme long.
00:25:56Donc ça,
00:25:57c'est la deuxième cohorte
00:25:58qu'on a mis en place
00:25:59pour répondre
00:26:01à des questions
00:26:03qui sont assez simples.
00:26:05C'est quoi
00:26:05l'histoire naturelle
00:26:07de la maladie ?
00:26:08C'est quoi
00:26:08la physiopathologie ?
00:26:10Si on veut
00:26:10un traitement efficace,
00:26:12on a le traitement
00:26:13pour la phase aiguë.
00:26:14On ne connaît pas bien
00:26:15les traitements
00:26:16dans la phase longue
00:26:17pour les patients
00:26:18qui continuent
00:26:18à avoir des symptômes.
00:26:21Essayez de mieux comprendre
00:26:22la qualité de vie
00:26:24des patients.
00:26:25Essayez d'avoir
00:26:26des meilleurs tests diagnostiques
00:26:28et essayez aussi,
00:26:30très important,
00:26:31de jouer sur la prévention.
00:26:33Donc tout ça,
00:26:34ça a démarré.
00:26:36La cohorte
00:26:37n'a pas encore démarré,
00:26:38mais il l'a dit
00:26:39en novembre.
00:26:40Mais toute la partie,
00:26:41vous savez,
00:26:43réglementaire,
00:26:43on a fait évaluer
00:26:44les projets
00:26:45par des experts internationaux
00:26:47pour être sûr
00:26:48que tout le monde
00:26:48est d'accord
00:26:49sur le projet,
00:26:50sur votre financement.
00:26:51on a eu des retours,
00:26:53ils ont corrigé
00:26:55et les projets
00:26:56vont démarrer.
00:26:57Donc,
00:26:59c'est vraiment
00:27:00une chance
00:27:01et on vous remercie
00:27:02et c'est important,
00:27:04je pense aussi,
00:27:04pouvoir suivre ça.
00:27:07Le maladie de Lyme
00:27:08et maladie vectorielle
00:27:09attique,
00:27:10ça c'est important
00:27:10de dire
00:27:11et juste,
00:27:12parce que vous avez demandé
00:27:13aussi que j'ai dit
00:27:14un mot sur le vaccin
00:27:17et je vais finir
00:27:19avec le vaccin
00:27:19et après un autre sujet.
00:27:22Effectivement,
00:27:23il y a beaucoup de gens,
00:27:24ça a été dit,
00:27:28qui souffrent
00:27:29des maladies vectorialatiques.
00:27:30Donc,
00:27:31il y a des vaccins,
00:27:32il y a les habituels,
00:27:33Pfizer,
00:27:34Valneva,
00:27:36Moderna,
00:27:37il y a des vaccins
00:27:38qui sont plus ou moins avancés.
00:27:40On n'a pas vraiment
00:27:41de vaccins efficaces.
00:27:42Le vaccin de Pfizer
00:27:45semble ne pas être efficace.
00:27:49mais mes collègues
00:27:52peuvent aussi,
00:27:53au moment des discussions,
00:27:54vous apporter d'autres éléments.
00:27:55Moderna a un vaccin
00:27:57qui est en phase précoce.
00:27:59Les équipes françaises aussi,
00:28:01Pasteur notamment,
00:28:03d'une part,
00:28:04et d'autre part,
00:28:06l'ANSES et l'INRAE
00:28:07aussi ont des candidats vaccins.
00:28:10Donc,
00:28:10c'est une thématique
00:28:11importante qu'on suit.
00:28:12Et je voulais juste,
00:28:14pour terminer,
00:28:16vous dire que nous,
00:28:17en tant que l'Institut de recherche,
00:28:20INSERM,
00:28:21ANRS,
00:28:21maladies infectieuses et émergences,
00:28:23on pense que cette problématique
00:28:25de maladies post-infectieuses,
00:28:29c'est une problématique
00:28:30plus large que le Lyme
00:28:32et les maladies vectorialatiques.
00:28:34Vous avez probablement
00:28:37beaucoup entendu parler
00:28:38de Covid long.
00:28:40C'est à peu près la même chose.
00:28:42Et c'est des thématiques
00:28:44sur lesquelles on ne comprend pas.
00:28:46Donc,
00:28:47notre idée,
00:28:47c'est d'essayer de prendre
00:28:49encore plus de hauteur,
00:28:50sans diluer,
00:28:51parce que ça,
00:28:51c'est important,
00:28:52et ça,
00:28:53les patients nous disent souvent,
00:28:55essayer vraiment,
00:28:56en termes de recherche,
00:28:57regarder l'ensemble
00:28:58des maladies infectieuses,
00:29:00post-infectieuses.
00:29:01Et d'ailleurs,
00:29:01la Commission européenne
00:29:02a lancé un appel à projet
00:29:04sur cette thématique.
00:29:06On a essayé d'orienter
00:29:07et fédérer les équipes françaises
00:29:09sur cette thématique.
00:29:10Ils viennent de soumettre
00:29:12les résultats.
00:29:13Je pense que c'est au mois d'août.
00:29:14Voilà ce que je voulais vous dire
00:29:16en prenant la casquette,
00:29:17bien sûr,
00:29:18recherche.
00:29:19Bonjour à tous,
00:29:20messieurs les présidents,
00:29:22mesdames,
00:29:23messieurs les sénateurs,
00:29:24sénatrices.
00:29:24Je reconnais des visages
00:29:26parce qu'on était déjà là
00:29:28en 2018,
00:29:28notamment avec la sénatrice
00:29:30Douano.
00:29:30Et vous allez voir
00:29:32que je vais faire
00:29:32une présentation
00:29:33qui n'est pas forcément simple
00:29:37du point de vue des patients,
00:29:38parce que pour les patients,
00:29:38ça reste aujourd'hui
00:29:39très compliqué.
00:29:40Par contre,
00:29:41vous allez comprendre
00:29:41petit à petit
00:29:42qu'il y a quand même
00:29:42une chose qui a avancé,
00:29:43c'est que les personnes
00:29:44qui sont autour
00:29:44de cette table ronde
00:29:45aujourd'hui,
00:29:46on se parle,
00:29:47on travaille ensemble,
00:29:48on a beaucoup de pain
00:29:49sur la planche,
00:29:49vous allez le voir,
00:29:50mais on a besoin de vous,
00:29:52on a besoin de moyens,
00:29:54d'organisation pour avancer.
00:29:56Pour vous dire rapidement
00:29:57ce qui s'est passé
00:29:58pour les patients,
00:29:59en 2025,
00:30:00on a deux avancées majeures.
00:30:01on a reconnu
00:30:02le Lyme Long,
00:30:05le groupe de travail
00:30:06qui a été mené
00:30:07par Alice Raftin
00:30:08à l'HAS,
00:30:09et on a lancé
00:30:09un programme de recherche.
00:30:10C'est deux choses
00:30:11qui pour les patients
00:30:12sont importantes
00:30:13parce que ça fait des années
00:30:14qu'on attendait ça.
00:30:15Donc c'est extrêmement important
00:30:16et ça a changé
00:30:17forcément notre façon
00:30:19de coopérer
00:30:20et de dialoguer
00:30:21avec tout le monde.
00:30:22Mais,
00:30:23parce qu'il y a un mais,
00:30:24il y a 6 à 20%
00:30:25des patients
00:30:26qui évoluent en forme longue,
00:30:27vous faites piquer,
00:30:28vous avez quand même
00:30:286 à 20% des gens
00:30:29qui malgré un traitement
00:30:30vont évoluer en forme longue
00:30:32et il n'y a pas
00:30:33de traitement validé
00:30:33dans ces recommandations.
00:30:35Et il y a un parcours
00:30:35de soins aujourd'hui
00:30:36qui est insuffisant
00:30:37en capacité d'accueil,
00:30:38en diagnostic,
00:30:39en traitement.
00:30:39Donc en gros,
00:30:40on a reconnu la maladie
00:30:42mais on n'a pas
00:30:44la prise en charge
00:30:44pour l'instant,
00:30:45ça ne suit pas.
00:30:46Il y a,
00:30:47alors voilà,
00:30:48on évalue le parcours de soins,
00:30:49ça c'est bien,
00:30:49c'est en cours.
00:30:50Il y a tout un tas
00:30:51de dispositifs menés par Citi
00:30:52qui sont extrêmement intéressants.
00:30:54Le concept d'une seule santé,
00:30:54c'est vraiment quelque chose
00:30:55qui va être important
00:30:57dans la suite.
00:30:57La collaboration,
00:30:58je viens d'en parler,
00:31:00elle est essentielle
00:31:00parce que c'est comme ça
00:31:01qu'on va avancer.
00:31:02Une fois qu'on a fait émerger
00:31:03le problème,
00:31:03maintenant on va pouvoir
00:31:04y répondre ensemble.
00:31:06Et ce qui est très important,
00:31:07c'est ce que disait
00:31:08le professeur Yazdan Pana
00:31:09juste avant,
00:31:10nous ce qui est très important
00:31:11c'est qu'on voit émerger
00:31:12ces syndromes post-infectieux
00:31:13et ces infections chroniques,
00:31:15en fait des conditions chroniques
00:31:17comme on dit aux Etats-Unis
00:31:18où il n'y a pas
00:31:18que la maladie de Lyme,
00:31:19il y a le Covid long,
00:31:20il y a ces syndromes
00:31:20de fatigue chronique.
00:31:21En fait on a un peu
00:31:22la même chose,
00:31:22ça s'exprime différemment
00:31:23mais on voit qu'après
00:31:24une infection,
00:31:25on a un certain nombre
00:31:27de patients qui continuent
00:31:27d'être malades.
00:31:29Pour les chiffres,
00:31:29on en a parlé tout à l'heure
00:31:31avec Alice,
00:31:3250 000 cas,
00:31:3360 000 cas,
00:31:33c'est un peu compliqué
00:31:34d'avoir des chiffres
00:31:35parce qu'il n'y a pas
00:31:36de chiffre de prévalence,
00:31:38c'est-à-dire que ça
00:31:39c'est un chiffre d'incidence,
00:31:40on sait combien de personnes
00:31:41à peu près développent
00:31:42une maladie au stade aigu,
00:31:44mais on ne sait pas du tout
00:31:44combien de malades
00:31:45de ce Lyme long
00:31:46et ça c'est un souci.
00:31:48Donc nous on essaye
00:31:48de faire des projections,
00:31:49on se dit
00:31:50s'il y a 6 à 20% de ces gens piqués
00:31:52qui développent un Lyme long,
00:31:55ça fait environ 4 à 10 000
00:31:56nouveaux cas par an
00:31:57de Lyme long,
00:31:58attention,
00:31:59donc de gens
00:31:59avec des symptômes qui durent.
00:32:01Si on met ça depuis 15 ans,
00:32:02vous atteignez à peu près
00:32:03150 000 personnes
00:32:04parce que malheureusement
00:32:05c'est des gens
00:32:05qui ne guérissent pas beaucoup.
00:32:07Il y a 25% des gens,
00:32:09ça a été dit aussi tout à l'heure
00:32:10par Alice,
00:32:10qui perdent leur emploi,
00:32:11ça c'est un sondage
00:32:12qu'on a fait,
00:32:12c'est énorme,
00:32:13ça veut dire que vous rendez compte
00:32:14tous ces gens
00:32:14qui ne participent plus
00:32:15à la vie citoyenne,
00:32:16mais on n'a pas
00:32:17de prévalence officielle
00:32:19et ça c'est un problème
00:32:20de santé publique
00:32:21du coup qui est sous-estimé.
00:32:24Il y a un parcours de soins
00:32:25qui existe,
00:32:26qui est porté en particulier
00:32:28par Alice
00:32:28et par un certain nombre
00:32:29d'autres médecins.
00:32:30Il y a 5 CRMVT en France,
00:32:32c'est le niveau 3 du parcours,
00:32:33il y a une soixantaine
00:32:33de centres de compétences,
00:32:35mais c'est peu connu,
00:32:37les généralistes
00:32:37ne sont pas beaucoup informés
00:32:38du niveau 2 et du niveau 3,
00:32:40les urgences non plus,
00:32:41quand vous allez aux urgences
00:32:42avec des formes neurologiques,
00:32:43des choses comme ça,
00:32:44c'est compliqué,
00:32:45ils ont des moyens
00:32:46qui sont insuffisants
00:32:47pour nous,
00:32:48ils touchent chacun,
00:32:49pour les CRMVT,
00:32:50300 000 euros par an,
00:32:52ils sont 5,
00:32:52c'est rien,
00:32:53quand vous voyez
00:32:53l'afflux de patients
00:32:54qu'ils ont en face
00:32:55et il n'y a aucun financement
00:32:56pour les 60 centres.
00:32:57Donc autant vous dire
00:32:59que par rapport
00:33:00à 150 000 personnes
00:33:01en face
00:33:01qui potentiellement
00:33:02peuvent arriver
00:33:03dans ce parcours,
00:33:04c'est trop peu.
00:33:06Il y a une difficulté d'accès,
00:33:07nous aujourd'hui
00:33:08dans nos sondages,
00:33:0845% des patients
00:33:10n'ont pas de rendez-vous
00:33:10dans ce parcours de soins
00:33:11malgré des démarches.
00:33:12Alors ils ne font peut-être
00:33:13pas les bonnes démarches,
00:33:14mais ils ne sont pas
00:33:14forcément accompagnés
00:33:15et en tout cas ils n'y arrivent pas.
00:33:17Il n'y a que 29%
00:33:18qui se disent améliorés.
00:33:20Forcément,
00:33:20il n'y a pas de thérapeutique,
00:33:21rappelons-le.
00:33:22Donc c'est quand même compliqué
00:33:23de recevoir des patients
00:33:23lourdement atteints
00:33:24sans thérapeutique.
00:33:26Il y a même un sentiment
00:33:27de maltraitance institutionnelle
00:33:28parce que les gens,
00:33:30comme le disait,
00:33:30rappelait Laura tout à l'heure
00:33:31avec qui on fait ce travail,
00:33:33quand on n'a pas les moyens
00:33:34de soigner d'un côté
00:33:35et de l'autre côté
00:33:35beaucoup de souffrance,
00:33:36il y a un moment
00:33:36où c'est compliqué de se parler,
00:33:38c'est compliqué d'avoir
00:33:38une relation qui se passe bien.
00:33:40Et aussi,
00:33:40les explorations diagnostiques
00:33:42ne sont pas suffisantes
00:33:42pour 62% d'entre eux.
00:33:44Ça veut dire qu'ils considèrent
00:33:44qu'on n'a pas fait
00:33:45peut-être tous les examens
00:33:46qu'on aurait pu faire
00:33:47et 50% disent
00:33:48qu'ils n'ont pas de suivi
00:33:49après leur passage en centre.
00:33:52Aujourd'hui,
00:33:53évidemment,
00:33:53c'est un modèle
00:33:54qui n'est pas adapté
00:33:55aux pathologies chroniques complexes
00:33:57puisqu'on partait
00:33:58d'une maladie aiguë
00:33:58et que c'est seulement en 2025
00:34:00qu'on se dit finalement
00:34:01que ça existe la forme longue
00:34:02vraiment
00:34:02et maintenant il faut
00:34:03qu'on s'en occupe.
00:34:04Donc il y a beaucoup
00:34:05de choses à faire là-dedans.
00:34:07Il y a peu de pluridisciplinarité,
00:34:09c'est surtout sur l'infectiologie
00:34:10et les formes neurologiques,
00:34:12nous ce qu'on observe
00:34:12au niveau des patients,
00:34:13c'est qu'elles sont sous-évaluées
00:34:14et pourtant courantes.
00:34:15Il y a beaucoup
00:34:16de déficits moteurs,
00:34:17vous m'avez vu arriver
00:34:18avec une canne,
00:34:19vous le comprenez,
00:34:20qui sont peu accompagnées
00:34:21et évaluées.
00:34:22En fait,
00:34:22il n'y a rien de prévu
00:34:23quand vous avez des paralysies.
00:34:25Donc le modèle,
00:34:25il n'est pas très adapté
00:34:27au suivi au long cours,
00:34:28aux soins de support,
00:34:29à des consultations régulières
00:34:30parce qu'il n'est pas dimensionné
00:34:32pour ça.
00:34:33L'enjeu One Health
00:34:34dont vous parlez,
00:34:36Jonas Durand,
00:34:36c'est essentiel.
00:34:37Je ne vais pas revenir
00:34:38sur l'expansion des tiques.
00:34:39Moi, je voudrais vous parler
00:34:40rapidement des toxiques
00:34:41environnementaux.
00:34:43Nous, en tant que patients,
00:34:44on voit bien que
00:34:45l'alimentation qu'on a
00:34:47n'est pas bonne
00:34:47parce que quand on commence
00:34:48à mieux s'alimenter,
00:34:49on va un petit peu mieux.
00:34:50On voit bien que
00:34:51quand on se prémunit
00:34:53un petit peu
00:34:54des toxiques environnementaux,
00:34:55on peut déjà aller
00:34:55un peu mieux aussi.
00:34:57Donc on se dit quand même
00:34:57qu'il y a des facteurs
00:34:58qui favorisent l'inflammation,
00:35:00qui favorisent des terrains
00:35:01qui sont plus vulnérables
00:35:02aux formes longues
00:35:03et c'est tout l'objet
00:35:03des recherches
00:35:04qu'ils vont faire.
00:35:05Pourquoi ces 6 à 20 %
00:35:06tombent malades ?
00:35:07Est-ce qu'ils sont plus vulnérables
00:35:08à ces facteurs environnementaux
00:35:10que les autres ?
00:35:10Mais enfin, quand même,
00:35:11ça nous touche tous.
00:35:12Et aujourd'hui,
00:35:12on a une approche
00:35:13qui est encore très cloisonnée.
00:35:14Il n'y a pas beaucoup
00:35:15de vétérinaires
00:35:16dans la réflexion
00:35:17et dans la recherche
00:35:18en santé humaine.
00:35:19Et pourtant,
00:35:19quand on les interroge,
00:35:20ils ont plein de choses à dire,
00:35:21notamment sur toutes
00:35:22les co-infections
00:35:23dont souffrent aussi
00:35:24les animaux familiers.
00:35:26Plan d'action.
00:35:28Pour finir,
00:35:28nous, comment on voit les choses ?
00:35:30Sur la recherche,
00:35:31il faut aller plus fort,
00:35:32plus vite.
00:35:34Et je regarde à nouveau
00:35:35le sénateur Longeau,
00:35:36la sénatrice Douaneau,
00:35:37parce que tous les ans,
00:35:39ils ont proposé des amendements
00:35:40pour qu'on arrive
00:35:41sur ces 10 millions.
00:35:42Et nous, on sait
00:35:42combien de temps
00:35:44ils y ont passé
00:35:44et d'énergie.
00:35:46Et aujourd'hui,
00:35:47il faut continuer l'effort.
00:35:48C'est-à-dire qu'il faut faire ça
00:35:50le temps qu'on arrive
00:35:51à avoir un vrai programme
00:35:52de recherche.
00:35:5310 millions,
00:35:54on ne fait pas grand-chose avec.
00:35:55Il faut qu'il y ait
00:35:56un budget annuel
00:35:57qui soit donné
00:35:57jusqu'à ce qu'on ait
00:35:58lancé les choses correctement
00:36:00pour qu'on ait pu comprendre
00:36:02pourquoi tous ces gens-là
00:36:03sont malades,
00:36:03pourquoi ils basculent
00:36:04en limelon
00:36:04et surtout trouver
00:36:05des thérapeutiques.
00:36:06Donc aujourd'hui,
00:36:07il n'y a pas de solution
00:36:08pour les patients.
00:36:09On a de plus en plus
00:36:09de connaissances
00:36:10sur ces syndromes
00:36:11post-infectieux.
00:36:13Mais nous,
00:36:13ce qu'on appelle aujourd'hui,
00:36:15c'est la recherche
00:36:16translationnelle.
00:36:16Alors c'est quoi ?
00:36:17C'est tout cet ensemble
00:36:18de connaissances
00:36:18qu'on a acquis,
00:36:19c'est d'en faire bénéficier
00:36:20les patients,
00:36:21c'est-à-dire d'arriver
00:36:22à décloisonner la réflexion
00:36:23et de faire en sorte
00:36:24qu'on puisse tester
00:36:25des solutions concrètes
00:36:26qui soulagent les patients.
00:36:28Des antiparasitaires
00:36:29qui améliorent
00:36:29beaucoup de gens.
00:36:30On en a parlé plusieurs fois,
00:36:32notamment avec Alice.
00:36:33On va travailler la question
00:36:34sur la micro-circulation
00:36:35sanguine cérébrale.
00:36:36Il y a des choses à faire.
00:36:37Il n'y a pas que les antibiotiques
00:36:38dans les traitements
00:36:39et il faut absolument
00:36:40qu'on avance là-dessus.
00:36:41Il faut renforcer
00:36:42et réorganiser
00:36:43ce parcours de soins
00:36:44parce qu'il faut
00:36:45qu'ils aient
00:36:46un vrai plateau de soins.
00:36:47Quand j'entends,
00:36:47quand je discute avec eux,
00:36:49que l'accès à l'imagerie,
00:36:50c'est difficile,
00:36:51que l'accès aux neurologues,
00:36:52c'est difficile,
00:36:52alors on sait l'état
00:36:53de notre système de santé.
00:36:54On n'est pas innocents,
00:36:56on le sait parfaitement,
00:36:57mais quand même,
00:36:58il y a des parcours de soins
00:36:59qui s'en sortent mieux.
00:36:59Le nôtre,
00:37:00il est vraiment démuni.
00:37:01Rien que le mot Lyme
00:37:03ferme des portes très souvent.
00:37:04Il faut que ça,
00:37:04ça change.
00:37:05Il faut renforcer
00:37:06le financement de ces centres
00:37:07et il faut financer
00:37:08les centres de compétences
00:37:10parce que ce n'est pas normal
00:37:11d'avoir une consultation Lyme
00:37:12où il y a zéro euro.
00:37:14Je ne vois pas très bien
00:37:14ce qu'on peut faire.
00:37:15Moi, j'ai dirigé
00:37:15des centres de soins
00:37:16dans le passé.
00:37:17Il faut des sous
00:37:19pour avoir un parcours de soins.
00:37:21Et puis, il faut peut-être
00:37:21faire des réseaux de soins
00:37:22via l'hôpital.
00:37:23On l'a fait dans le passé,
00:37:24dans l'alcool,
00:37:25dans d'autres pathologies.
00:37:26Il faut qu'il y ait
00:37:26des réseaux de soins
00:37:27qui se mettent en route
00:37:28pour que du médecin généraliste,
00:37:30des urgences,
00:37:30jusque dans les centres
00:37:31de référence et hôpitaux,
00:37:33qu'on puisse avoir
00:37:33des correspondances
00:37:34sur cette situation.
00:37:35Et puis, ouvrir explicitement
00:37:37des soins de support
00:37:38à la maladie de Lyme.
00:37:39On a rencontré
00:37:39il n'y a pas longtemps
00:37:40à l'ACNAM
00:37:40avec Alice Raftin,
00:37:42la responsable du sport
00:37:43et santé.
00:37:44La maladie de Lyme
00:37:44n'est pas nommée dedans.
00:37:47Il faut qu'on nomme
00:37:48dans tous les dispositifs
00:37:49qu'on puisse mettre
00:37:50des Lyme longs dedans.
00:37:51Comme ça, ça va ouvrir
00:37:52les portes pour les patients.
00:37:54Former les médecins,
00:37:54je ne vais pas y revenir,
00:37:55tu en as déjà parlé, Laura.
00:37:56Il faut développer
00:37:57des nouveaux tests,
00:37:58des biomarqueurs,
00:37:58ainsi de suite.
00:37:59Et puis, il faut faire
00:37:59un dépistage élargi
00:38:00de tous ces syndromes
00:38:01post-infectieux
00:38:02puisqu'on est bien d'accord
00:38:03avec le professeur Yazdanpana.
00:38:05Il faut étudier
00:38:06la solution globale.
00:38:07Et puis, une dernière chose,
00:38:09Laura en a déjà parlé.
00:38:10Nous, aujourd'hui,
00:38:11on a développé une compétence,
00:38:13une expertise à France Lyme
00:38:14parce qu'on est
00:38:17un nombre incroyable
00:38:18de patients qui nous écrivent
00:38:19qui sont complètement démunis.
00:38:21On souhaite opérer
00:38:22un service, justement,
00:38:23qui pourrait s'appeler
00:38:24Lyme Info Service
00:38:25et il faut qu'il soit financé.
00:38:26Nous, on peut apporter
00:38:27de l'expertise,
00:38:28mais on ne peut aucunement
00:38:29de manière bénévole
00:38:30faire ce fameux guichet
00:38:31qui soit une porte d'entrée
00:38:33pour les patients
00:38:33où on puisse informer,
00:38:35écouter, orienter les patients,
00:38:37s'appuyer sur des patients partenaires,
00:38:39sur des professionnels,
00:38:40qu'il y ait une porte d'entrée.
00:38:41Aujourd'hui, vous avez
00:38:42maladies rares Info Service,
00:38:43vous avez tabac Info Service.
00:38:45Sur le Lyme long,
00:38:46étant donné la misère du système,
00:38:49il faut peut-être
00:38:50qu'on commence
00:38:50par faire un guichet
00:38:51de ce type-là
00:38:52qui permettra
00:38:53d'y voir plus clair,
00:38:54d'avoir une prévalence,
00:38:55d'avoir des chiffres
00:38:56et de pouvoir
00:38:57peu à peu, justement,
00:38:59réorganiser
00:38:59ce parcours de soins derrière.
00:39:01Donc nous, aujourd'hui,
00:39:02on a ces compétences,
00:39:04mais on n'a aucun moyen
00:39:05pour faire ça.
00:39:06Une des possibilités,
00:39:08ça peut être
00:39:08de donner des moyens
00:39:09pour qu'on puisse
00:39:10mettre en place des patients.
00:39:12Et puis, faire de la prévention
00:39:14grand public,
00:39:15on va en faire aussi
00:39:16via Amélie,
00:39:17et ainsi de suite.
00:39:17Il faut que le grand public
00:39:21sache aussi
00:39:21ce qu'il faut faire.
00:39:23Voilà.
00:39:24Je vous remercie.
00:39:27Bien.
00:39:28Merci pour vos témoignages.
00:39:30Donc on va donner la parole
00:39:33à nos collègues.
00:39:34La première demande
00:39:36pour la commission
00:39:36d'aménagement du territoire
00:39:37émane de Stéphane Demi,
00:39:40à qui je donne la parole.
00:39:42Merci, monsieur le président,
00:39:44et merci aux intervenants
00:39:46pour leurs exposés respectifs
00:39:48et pédagogiques
00:39:49sur un sujet
00:39:50particulièrement compliqué.
00:39:51La maladie de Lyme
00:39:52n'est pas une maladie rare,
00:39:54c'est une réalité quotidienne,
00:39:56on l'a bien entendu,
00:39:57une réalité silencieuse
00:39:58et en progression.
00:40:00Chaque année,
00:40:00en France,
00:40:01plus de 30 000 personnes
00:40:02sont touchées
00:40:03avec des estimations
00:40:04allant jusqu'à 50 000 infections,
00:40:06comme vous l'avez évoqué,
00:40:07madame Dumas.
00:40:08Mais ce qui doit nous alerter,
00:40:10ce n'est pas seulement
00:40:10à l'ampleur du phénomène,
00:40:12c'est plutôt
00:40:12la dynamique d'accélération.
00:40:14Dans le cadre
00:40:15de responsabilités parallèles,
00:40:17j'alerte régulièrement
00:40:18sur la progression
00:40:19des maladies vectorielles
00:40:20liées au réchauffement climatique.
00:40:22La dengue,
00:40:22maladie de Lyme
00:40:24et paludisme,
00:40:25un sujet qui me touche beaucoup
00:40:26et qui m'a beaucoup touché,
00:40:28si j'ose dire.
00:40:29Ces pathologies,
00:40:30autrefois circonstrites
00:40:31à certaines zones du globe,
00:40:32gagnent du terrain
00:40:32et concernent désormais
00:40:34directement nos territoires.
00:40:36Si cette évolution sanitaire
00:40:38est galopante,
00:40:39ce n'est pas le cas
00:40:40de l'information,
00:40:41ce n'est pas le cas
00:40:41de la sensibilisation
00:40:42et ce n'est pas le cas
00:40:43de la prévention.
00:40:45À peine 40 % des Français
00:40:47se sentent correctement sensibilisés
00:40:49sur ces sujets.
00:40:50et j'en viens
00:40:50à mes deux questions.
00:40:51Ma première question
00:40:52est pour Mme Dumas.
00:40:53Que proposez-vous concrètement
00:40:55pour que la communication
00:40:58et la prévention
00:40:59soient renforcées
00:41:01sur le territoire national
00:41:02à propos de ces sujets ?
00:41:03Et une deuxième question
00:41:04pour le professeur
00:41:05Yazdan Pana.
00:41:06Avez-vous modélisé,
00:41:08professeur,
00:41:08la corrélation
00:41:10ou plus modestement
00:41:11la relation
00:41:12entre le réchauffement climatique
00:41:14et l'évolution
00:41:14de la pathologie de Lyme ?
00:41:18Merci beaucoup.
00:41:20Donc, de mon côté,
00:41:21je vais donner la parole
00:41:21à Florence Lassarade.
00:41:24Merci, M. le Président.
00:41:26Merci à tous les intervenants
00:41:28de nous avoir à nouveau rappelé
00:41:31les enjeux de la maladie de Lyme,
00:41:34qui est une maladie longue.
00:41:35Mais finalement,
00:41:36ce que vous n'avez pas dit,
00:41:38c'est que le problème principal
00:41:41et le nœud difficile à dénouer,
00:41:44c'est la difficulté de diagnostic,
00:41:46c'est un diagnostic de probabilité
00:41:48et la biologie
00:41:49n'est pas toujours positive.
00:41:52C'est ce qui complique vraiment
00:41:53pour le médecin.
00:41:54Moi, j'étais pédiatre,
00:41:55donc c'est vrai que parfois,
00:41:56on évoque également
00:41:57chez l'enfant ce diagnostic.
00:42:00On enlève des dizaines de tics
00:42:02quand on est médecin,
00:42:03on est sollicité beaucoup là-dessus.
00:42:06Mais en fait, le problème,
00:42:07c'est l'ambiguïté diagnostique
00:42:09et c'est vrai que penser à la maladie
00:42:13longtemps après,
00:42:15moi, je vis dans une zone forestière
00:42:17et les piqûres de tics,
00:42:18c'est tous les jours,
00:42:20en plus en été, bien sûr.
00:42:22Et donc, comment on fait
00:42:24pour affiner le diagnostic ?
00:42:25Est-ce que la recherche s'attache
00:42:29à affiner ce diagnostic ?
00:42:30Deuxièmement,
00:42:31quelle est la part de la maladie de Lyme
00:42:34dans les maladies vectorielles
00:42:37transmises par les tics ?
00:42:40Enfin, moi, je rentre de Suède,
00:42:42là où j'ai une partie de ma famille.
00:42:44La vaccination de l'encéphalite à tics
00:42:46est généralisée.
00:42:49Je pense que c'est une des maladies
00:42:50les plus graves transmises par les tics.
00:42:53Est-ce qu'on peut envisager en France,
00:42:55selon l'évolution de la maladie,
00:42:57de le faire ?
00:42:58Et dernière chose, professeur,
00:43:01est-ce qu'on va vous voir bientôt
00:43:03sur le Andavirus au Sénat ?
00:43:07On sait combien la crise sanitaire précédente
00:43:11nous avait alarmés dès le 26 février.
00:43:13Et le temps que tout le monde se mette au courant,
00:43:18on avait perdu vraiment beaucoup de temps.
00:43:20Merci beaucoup.
00:43:22Merci.
00:43:23Je vais donner la parole à Jean Bassi.
00:43:28Merci, Président.
00:43:29Merci, Mesdames et Messieurs,
00:43:30pour vos exposés et vos explications.
00:43:34et j'aimerais avoir des explications complémentaires.
00:43:37Je vais vous poser des questions de Béotien.
00:43:41La première question, c'est que vous nous avez dit
00:43:43qu'il y avait plusieurs types de tics
00:43:45et que pas tous ces tics n'étaient porteurs
00:43:48de cette maladie.
00:43:50Donc, je suppose que pour le commun des mortels,
00:43:53il doit y avoir beaucoup de difficultés
00:43:54à faire la distinction entre ceux qui sont dangereux
00:43:57et ceux qui le sont moins.
00:43:58Ça, c'est la première question.
00:43:59La deuxième question, vous nous avez expliqué
00:44:03que la majorité des maladies étaient dues
00:44:07avec des tics de jardin.
00:44:12Comment est-ce que ces tics sont infectés ?
00:44:15Est-ce que c'est le contact avec nos animaux domestiques ?
00:44:20Est-ce qu'ils sont des porteurs sains
00:44:22ou est-ce que la maladie évolue chez eux aussi ?
00:44:27Merci.
00:44:28Je donne maintenant la parole à Elisabeth Douaneau,
00:44:31notre rapporteur générale.
00:44:32Merci, monsieur.
00:44:33Le micro.
00:44:34Le président.
00:44:35Merci, en fait.
00:44:37Ça ne tient pas.
00:44:39Merci aux deux présidents qui ont organisé
00:44:42cette table ronde qui était attendue
00:44:45par nos deux commissions.
00:44:46Je veux remercier les intervenants
00:44:48qui nous ont donné un ensemble d'informations
00:44:52qui sont importantes parce qu'on peut toujours se dire
00:44:54mais à quoi sert finalement de faire une table ronde
00:44:57si on n'a pas des effets concrets derrière.
00:44:59Ça a des effets concrets de faire des tables rondes
00:45:01parce que les premières que nous avions faites au Sénat,
00:45:04elles ont aussi d'une part amélioré la connaissance de chacun ici.
00:45:09D'autre part, ça a été un appui pour insister auprès des gouvernements successifs
00:45:13pour justement améliorer ou en tout cas financer les politiques nationales.
00:45:20et donc je voudrais vous remercier.
00:45:23Je connais Christelle depuis longtemps et je connais votre livre que j'avais lu
00:45:28et qui m'avait vraiment beaucoup émue à l'époque parmi d'autres
00:45:32mais le vôtre était particulièrement prenant en termes d'émotion.
00:45:37Donc merci à vous.
00:45:38Je pense qu'effectivement, ce couplage patient-professionnel de santé,
00:45:42il est au cœur du sujet.
00:45:45Vous avez dit les uns et les autres qu'il fallait aller plus vite.
00:45:51Je dirais surtout l'idée de ne pas perdre de temps.
00:45:55C'est surtout ça parce qu'aller vite quelquefois, ce n'est pas bon non plus.
00:45:59Ce qu'il y a, c'est ne pas perdre de temps.
00:46:02Et le meilleur exemple qu'on ait eu, c'est la gestion du Covid
00:46:05où là, on a senti qu'il y avait une urgence
00:46:09et tous les chercheurs, tous les moyens ont été mis pour essayer de trouver des réponses.
00:46:15Là, je dis qu'il faut aussi avoir cette même urgence pour cette maladie de Lyme
00:46:21et toutes les maladies vectorialatiques
00:46:23parce qu'on voit bien qu'avec le réchauffement climatique,
00:46:26ça va malheureusement occuper aussi une partie de nos préoccupations.
00:46:29Donc, je vous remercie de tout ce que vous avez dit
00:46:32et qui ont permis aussi de voir où on en était.
00:46:35Je voudrais aussi insister sur le fait que toutes les sénatrices,
00:46:38tous les sénateurs nous ont suivis à chaque fois que nous avons porté des amendements
00:46:42pour améliorer le montant des investissements pour la recherche.
00:46:47Tous, sans exception, toutes et tous.
00:46:49Ensuite, je voudrais dire aussi l'implication du président de l'Inserm
00:46:53que j'ai rencontré à différentes reprises
00:46:56et qui m'a toujours dit, même si les montants ne sont pas suffisamment élevés
00:46:59par rapport à votre regard de parlementaire,
00:47:02sachez qu'on y met des moyens
00:47:06et que si nous avons besoin de moyens pour justement des recherches supplémentaires,
00:47:10nous les trouverons.
00:47:11Donc, ça, c'est vrai, il m'a rassuré sur ce point-là.
00:47:15Quelques éléments.
00:47:16Sur l'état des lieux épidémiologiques, je remercie le docteur et le professeur
00:47:20qui sont intervenus là-dessus.
00:47:23Sur le plan Lyme, tout simplement, je voudrais savoir,
00:47:25le plan Lyme, il en est où ?
00:47:28Il a été reconduit, celui de 2016, enfin, ou pas ?
00:47:32Voilà, il y a une espèce de nébuleuse là.
00:47:35Donc, premièrement, sur ces réseaux de soins,
00:47:38sur le Lyme Info Service qui pourraient être des réponses
00:47:41parce que le plan alcool, ça pose une stratégie,
00:47:45ça pose un plan.
00:47:47Et là, plan Lyme, voilà, il faut absolument redynamiser cet élément-là.
00:47:53Sur les diagnostics et la prise en charge,
00:47:55là, j'appuie la demande de ma collègue, Florence Assarade.
00:47:59Sur la prévention et la santé environnementale,
00:48:01ça, c'est vraiment une politique qui doit être aussi insufflée
00:48:05par la Commission de l'aménagement du territoire.
00:48:09Je pense que ça a vraiment du lien.
00:48:11Je voulais savoir, moi, sur un plan personnel,
00:48:13parce que nous avons reçu des laboratoires sur les vaccins.
00:48:17Effectivement, en Suède, il y a un vaccin,
00:48:18mais ça n'intervient que sur une partie des infections.
00:48:22Est-ce que vous avez confiance dans la recherche ?
00:48:24Est-ce qu'on y met suffisamment aussi d'accompagnement
00:48:26pour les laboratoires pour qu'ils cherchent,
00:48:28comme on l'a fait pour la Covid ?
00:48:30Donc ça, c'est important pour moi de savoir.
00:48:32Et puis, je pense qu'il y aura de toute façon
00:48:35une approche interministérielle à avoir.
00:48:37Comme là, vous voyez, c'est intercommission.
00:48:39Il faut absolument que sur le plan national,
00:48:42il y ait aussi une inflexion.
00:48:44Donc, merci de vos témoignages
00:48:46et merci de travailler sur ces sujets en permanence,
00:48:49si je puis dire.
00:48:51Merci. Je vais donner la parole à Martha de Sidraque.
00:48:54Merci beaucoup aux deux présidents
00:48:55d'avoir organisé ces tables rondes ce matin.
00:48:58Je suis membre de la commission
00:48:59aménagement du territoire et développement durable.
00:49:01Donc, j'avoue que je n'ai absolument
00:49:02et je ne revendiais qu'aucune compétence
00:49:04sur la connaissance de la maladie du Lyme.
00:49:06Et je suis très heureuse de vous entendre tous
00:49:08parce que vous apportez à nos réflexions
00:49:11des éléments importants.
00:49:13Alors, j'avais une question
00:49:14parce que c'est vrai qu'on parle du soin,
00:49:17on parle de ce que l'on doit faire
00:49:19vis-à-vis des patients.
00:49:20Je voulais vous poser une question
00:49:21un petit peu sur l'amont,
00:49:23c'est-à-dire la prévention.
00:49:25Et donc, vous comprenez bien
00:49:26quel est le lien,
00:49:28parce que vous l'avez évoqué vous-même
00:49:29dans vos propos,
00:49:31une seule santé, environnement,
00:49:32santé animale et bien évidemment humaine.
00:49:37En tant que, par exemple, élus locaux,
00:49:39quand on est dans des environnements forestiers,
00:49:42des environnements ruraux,
00:49:44à quoi doit-on faire attention ?
00:49:46Y a-t-il des préventions vis-à-vis
00:49:48de nos populations respectives
00:49:49que l'on peut porter collectivement aussi
00:49:51pour dire, en telle saison,
00:49:54en telle période,
00:49:56faites attention, portez des bottes.
00:49:57Enfin, j'en sais rien,
00:49:58je n'ai vraiment aucune compétence
00:50:00en la matière.
00:50:01En revanche, je connais dans mon environnement
00:50:03des personnes atteintes de cette maladie
00:50:05et qui en souffrent effectivement.
00:50:06Donc, que pouvez-vous, vous, aujourd'hui,
00:50:09avec vos compétences,
00:50:10partager avec nous en matière de prévention,
00:50:13non pas évidemment curative,
00:50:16puisque quand on est dans le curatif,
00:50:18on n'est plus dans la prévention,
00:50:19mais en termes de messages simples,
00:50:22audibles pour les enfants.
00:50:23Madame Lassarade a évoqué le sujet pédiatrique
00:50:26et vis-à-vis, plus largement,
00:50:28de toutes nos populations,
00:50:29y compris de nos agents
00:50:32qui s'occupent de nos espaces verts,
00:50:34qui s'occupent de notre environnement.
00:50:35Qu'est-ce qu'on peut porter
00:50:37comme message collectivement ?
00:50:38Je vous remercie.
00:50:39Merci, Martha.
00:50:40Comme tu l'as dit au début,
00:50:42je n'y connais pas grand-chose,
00:50:42mais heureusement que tu n'y connais pas grand-chose,
00:50:44parce que ta question est importante
00:50:45de donner l'information.
00:50:47Donner l'information.
00:50:48Et moi, dans mon département,
00:50:49c'est là-dessus que j'essaie de me battre
00:50:50pour effectivement,
00:50:51non pas faire peur
00:50:52à un touriste qui va venir
00:50:54se promener dans nos forêts,
00:50:55qui va venir se promener dans nos sentiers,
00:50:57mais simplement donner l'information.
00:50:59Parce que j'ai quelques exemples
00:51:01de jeunes qui sont malades
00:51:03de la maladie de Lyme
00:51:04et qui, effectivement,
00:51:05n'avaient pas la prévention
00:51:06et n'ont pas suivi
00:51:08ce qui leur aurait pu être fait
00:51:09pour éviter aujourd'hui
00:51:10qu'ils soient dans la situation
00:51:11dans laquelle...
00:51:12Et c'est une très bonne question.
00:51:14Maintenant, je donne la parole
00:51:15à Anne Chouris.
00:51:18Oui, merci, M. le Président.
00:51:20Et merci, M. le Président.
00:51:23Merci, M. le Président.
00:51:23Merci, M. le Président.
00:51:23Merci, M. le Président.
00:51:25Il y a une question
00:51:26que je me pose,
00:51:27c'est...
00:51:28Enfin, j'étais pas là
00:51:29complètement au début,
00:51:30mais est-ce que...
00:51:31On n'a pas employé
00:51:32le mot zoonose
00:51:34dans vos interventions
00:51:36et est-ce qu'il ne faudrait pas
00:51:38élargir...
00:51:38Vous avez parlé de One Health,
00:51:40vous avez parlé d'une seule santé
00:51:41et de santé environnementale.
00:51:43Est-ce qu'il ne se réagirait pas
00:51:44d'avoir un plan
00:51:44sur les zoonoses ?
00:51:46On entend en ce moment
00:51:47ce qui s'est passé sur le bateau.
00:51:50On voit bien
00:51:51qu'avec la mondialisation,
00:51:53avec toute cette question-là,
00:51:54il y a quelque chose
00:51:55qui se passe
00:51:57qui est plus large
00:51:59que la question d'éthique.
00:52:00Vous parliez
00:52:01des Covid longs,
00:52:04enfin, toute cette question-là.
00:52:06Est-ce qu'il ne faudrait pas
00:52:06avoir un plan national
00:52:09stratégique sur les zoonoses
00:52:10et même,
00:52:11non seulement national,
00:52:12mais européen ?
00:52:14Est-ce que ça existe ?
00:52:14Est-ce que c'est pensé ?
00:52:15Est-ce que vous le souhaiteriez ?
00:52:17Et de manière corrélée,
00:52:20est-ce que vous ne pensez pas
00:52:21que ça devrait se faire ?
00:52:22Moi, je repense
00:52:23aux questions de prévention
00:52:25aussi avec les patients.
00:52:26Est-ce que l'avenir
00:52:27n'est pas aussi,
00:52:28en ayant une expertise,
00:52:30partagée pour avancer
00:52:31sur ce thème-là ?
00:52:33Merci.
00:52:38Maintenant, la parole
00:52:39à Laurence Müller-Brun.
00:52:43Merci, M. le Président.
00:52:45À mon tour de vous remercier
00:52:46pour l'organisation
00:52:47de cette table ronde.
00:52:49Alors moi,
00:52:49je suis sénatrice du Barin,
00:52:51donc en frontière
00:52:53avec un pays
00:52:55fortement touché
00:52:56par les maladies
00:52:57tiques vectorielles.
00:52:59Et donc,
00:53:00je suis conseillère départementale
00:53:02et je fais partie
00:53:02d'un groupe de travail
00:53:03avec mon binôme
00:53:05qui a réuni
00:53:08donc des victimes
00:53:09et des chercheurs
00:53:12sur les façons
00:53:13de traiter
00:53:14et d'appréhender
00:53:15et surtout
00:53:16la prévention.
00:53:17Alors,
00:53:18plusieurs choses.
00:53:19Au niveau
00:53:20des départements,
00:53:22c'est vrai
00:53:22que nous sommes
00:53:22en compétence
00:53:23de tout ce qui est
00:53:24plans départementaux,
00:53:25des itinéraires
00:53:26de promenades
00:53:27et de randonnées.
00:53:28Et ils nous assemblent.
00:53:29Et aussi,
00:53:30nous sommes en compétence
00:53:31sur les sports
00:53:32de pleine nature.
00:53:33Et il nous a semblé
00:53:35que c'était un moyen
00:53:36d'entrer en matière
00:53:38et de donner
00:53:40au département
00:53:41vraiment des moyens
00:53:43pour la prévention,
00:53:45panneaux,
00:53:46informations,
00:53:47etc.
00:53:47par ces deux compétences
00:53:48de sport de nature
00:53:50puisqu'il y a les jardins
00:53:51mais il y a aussi la forêt
00:53:52et puis il y a plein d'endroits
00:53:53où les tiques sont présents.
00:53:55Et s'il y avait,
00:53:57on aurait un rôle
00:53:58de coordinateur
00:53:59en tant que département.
00:54:01Nous avons travaillé aussi
00:54:02sur la formation
00:54:03des médecins,
00:54:04ce que vous avez évoqué.
00:54:05Et les CPTS
00:54:09nous semblaient aussi
00:54:11un intermédiaire
00:54:12très intéressant
00:54:13puisque nous en avons
00:54:14partout
00:54:15et les départements
00:54:17sont en relation
00:54:18avec les CPTS.
00:54:19Donc voilà,
00:54:20je vous livre
00:54:21ce que nous faisons.
00:54:22Nous travaillons aussi
00:54:23avec l'Ordre des médecins
00:54:25et l'ARS
00:54:25et nous avons
00:54:27l'idée
00:54:28de,
00:54:29nous avons aussi
00:54:30au niveau du département
00:54:31des laboratoires vétérinaires
00:54:33et on trouvait
00:54:34pendant la période Covid
00:54:35ils ont été chargés
00:54:36de,
00:54:37ils s'occupent normalement
00:54:38que des animaux
00:54:39mais pendant la période Covid
00:54:41notre laboratoire
00:54:42a aussi eu
00:54:43l'autorisation
00:54:43de travailler
00:54:44sur
00:54:45les infections Covid
00:54:47humaines.
00:54:48Donc pourquoi pas
00:54:49y penser
00:54:49pour Lyme.
00:54:51Au-delà de ça,
00:54:52donc je vous précisais
00:54:53qu'on est en transfrontalier
00:54:54donc notre groupe
00:54:55de travail
00:54:56est aussi
00:54:57bien sûr
00:54:58sensibilisé
00:54:59par ce qui se passe
00:54:59en Allemagne
00:55:00et nous avons
00:55:01un véritable problème
00:55:02et je vous pose
00:55:03la question
00:55:03c'est sur
00:55:04la validité
00:55:06des tests
00:55:07et plusieurs intervenants
00:55:09l'ont évoqué
00:55:10il y a
00:55:11différents tests
00:55:12et en Allemagne
00:55:13en Suisse
00:55:14on a d'autres tests
00:55:15et nous
00:55:15nous avons
00:55:16beaucoup de patients
00:55:16qui passent
00:55:17la frontière.
00:55:19Il y a une autre façon
00:55:20de détecter
00:55:21la maladie
00:55:22athique vectorielle
00:55:24en Allemagne
00:55:25et il y a
00:55:26beaucoup plus de cas
00:55:27les gens
00:55:27passent le test
00:55:29en France
00:55:29ils ne sont pas positifs
00:55:31ils passent le test
00:55:32en Allemagne
00:55:32ils sont positifs
00:55:33je ne parlerai pas
00:55:34des noms
00:55:34des laboratoires
00:55:35mais je vous poserai
00:55:36la question
00:55:36quels laboratoires
00:55:37en France
00:55:39ont les meilleurs tests
00:55:40et quand on
00:55:41passe les tests
00:55:42des Européens
00:55:44donc pratiqués
00:55:44dans des pays
00:55:45limitrophes
00:55:46en France
00:55:46ils sont très coûteux
00:55:47ils ne sont pas pris
00:55:48en charge
00:55:49par la sécurité sociale
00:55:50donc question
00:55:52comment harmoniser
00:55:53et en tenir compte
00:55:56le hasard veut
00:55:57que la semaine dernière
00:55:58notre groupe de travail
00:55:59a été reçu
00:56:00par le député
00:56:00Vincent Descœurs
00:56:02à l'Assemblée nationale
00:56:03qui est en charge
00:56:05donc d'un groupe
00:56:06de travail
00:56:07sur ces maladies
00:56:08athiques vectorielles
00:56:09il se base
00:56:10il y a donc
00:56:10un rapport
00:56:11de 2021
00:56:13et avec
00:56:1424 recommandations
00:56:16de la Haute Autorité
00:56:17de Santé
00:56:18et je les ai là
00:56:20les 24 recommandations
00:56:21elles sont intéressantes
00:56:22donc vraiment
00:56:23on a besoin
00:56:25de décisions
00:56:26nationales
00:56:27pour pouvoir
00:56:27moi je dirais
00:56:28au niveau
00:56:29de nos départements
00:56:30déjà fortement
00:56:31aller vers la prévention
00:56:33et puis au niveau
00:56:34de la prise
00:56:36en charge
00:56:37des patients
00:56:38il faudrait
00:56:39absolument
00:56:40qu'il y ait une uniformisation
00:56:42des tests
00:56:43et s'orienter
00:56:45vers des tests
00:56:45qui sont
00:56:47beaucoup plus sensibles
00:56:48parce qu'on laisse
00:56:49de côté
00:56:49beaucoup de malades
00:56:50moi j'en ai
00:56:51vous savez
00:56:53dans la plaine
00:56:55et la vallée
00:56:56Rénane
00:56:56on est très très touchés
00:56:57nous avons tous
00:56:58dans nos communes
00:56:59des gens très malades
00:57:00et des laboratoires
00:57:02de référence
00:57:02qui sont débordés
00:57:03comme vous l'avez dit
00:57:04voilà
00:57:04je vous remercie
00:57:05des questions
00:57:07mais si vous pouviez
00:57:07nous aider
00:57:08à faire travailler
00:57:09et à avoir
00:57:10des
00:57:13je l'ai bien entendu
00:57:14des moyens
00:57:15pour les départements
00:57:17qui seraient certainement
00:57:18un relais intéressant
00:57:19merci beaucoup
00:57:20et enfin
00:57:21je donne la parole
00:57:22à Cathy
00:57:23à poursoupoulis
00:57:25merci président
00:57:26donc il y a
00:57:27il y a déjà
00:57:27beaucoup de choses
00:57:28qui ont été dites
00:57:29que je partage
00:57:30moi je vais être rapide
00:57:33je pense que
00:57:35l'on manque d'informations
00:57:37lorsque l'on a été piqué
00:57:38également
00:57:39parce que
00:57:40lorsque l'on retrouve
00:57:42une tique sur soi
00:57:43on l'enlève
00:57:45et puis on ne va pas
00:57:46finalement
00:57:47consulter
00:57:48parfois
00:57:49tout de suite
00:57:49le médecin
00:57:50parce qu'on se dit
00:57:51que finalement
00:57:52voilà
00:57:53ça ne va pas être
00:57:54un problème
00:57:55donc on enlève
00:57:57la tique
00:57:57et puis un mois
00:57:59après
00:57:59apparaissent
00:58:00les premières
00:58:01auréoles
00:58:02rouges
00:58:02vous consultez
00:58:04le médecin
00:58:04on vous dit
00:58:05que c'est un érythème
00:58:06parce que finalement
00:58:07vous ne vous souvenez pas
00:58:08parfois
00:58:09y compris
00:58:09que vous avez été
00:58:10piqué par une tique
00:58:12et
00:58:12s'ensuit
00:58:13ensuite
00:58:16un traitement
00:58:17qui n'est pas
00:58:17donc adapté
00:58:20il y a
00:58:21la prise de sang
00:58:22il faut reconsulter
00:58:24on reconsulte
00:58:24et puis on explique
00:58:25que là
00:58:26finalement
00:58:27il y avait cette tique
00:58:28par laquelle
00:58:29nous avions été piqués
00:58:30et
00:58:31on vous fait
00:58:32la prise de sang
00:58:32etc
00:58:33donc je pense
00:58:34qu'il faudrait
00:58:35à mon sens
00:58:36est-ce que vous pensez
00:58:38qu'une fois piqués
00:58:39les gens sont informés
00:58:40qu'il faut aller
00:58:41chez le médecin
00:58:42parce que
00:58:44je pense que
00:58:46quelle que soit
00:58:49la piqûre
00:58:50je pense qu'il faut
00:58:50de toute façon
00:58:51consulter
00:58:52est-ce que vous pensez
00:58:54qu'il y a assez
00:58:54d'informations
00:58:56données
00:58:57sur ce fait
00:59:00finalement
00:59:00est-ce que vous pensez
00:59:02parce qu'on a
00:59:03dans nos communes
00:59:04de nombreux employés
00:59:05communaux
00:59:05qui sont aussi
00:59:08du matin au soir
00:59:10dans les jardins
00:59:12de nos villes
00:59:13dans les parcs
00:59:14et j'ai bien entendu
00:59:15que vous disiez
00:59:16que les tiques
00:59:17les plus infectées
00:59:18étaient dans les jardins
00:59:19finalement
00:59:23est-ce que vous pensez
00:59:24que les mers
00:59:25sont assez
00:59:26avertis
00:59:28et sont assez
00:59:29prévenus
00:59:29sur finalement
00:59:31est-ce qu'il y a
00:59:31une prévention
00:59:32qui est faite
00:59:32auprès
00:59:33de nos personnels
00:59:35communaux
00:59:35je vous remercie
00:59:38bien merci
00:59:39merci
00:59:39on va donner
00:59:40la parole
00:59:41à nos intervenants
00:59:42vous prendrez la parole
00:59:42comme vous le souhaitez
00:59:43par rapport aux questions
00:59:44qui vous avez été posées
00:59:46ta question est très intéressante
00:59:47parce que
00:59:48moi je le disais
00:59:49si
00:59:50la première fois
00:59:51qu'on m'en a parlé
00:59:52et je le dis
00:59:53d'ailleurs
00:59:54dans le dossier
00:59:55sur public sénat
00:59:57parce que
00:59:57je n'ai pas honte
00:59:58de dire
00:59:58quand je ne connais pas
00:59:59quelque chose
01:00:01la première personne
01:00:02qui m'en a parlé
01:00:02c'était en 2014
01:00:04qui m'a dit
01:00:04si tu deviens sénateur
01:00:05tu t'occuperas de ce sujet
01:00:06j'ai dit
01:00:06mais c'est quoi ce sujet
01:00:08c'est quoi
01:00:09tu me parles de quoi
01:00:10je ne sais pas
01:00:10de quoi tu me parles
01:00:12et donc c'est là
01:00:12qu'il m'a expliqué
01:00:13et je pense qu'effectivement
01:00:14alors ça a évolué
01:00:15depuis quand même
01:00:16parce qu'effectivement
01:00:17malheureusement ça évolue
01:00:18parce que ça évolue
01:00:18avec l'éthique aussi
01:00:19mais ça a évolué
01:00:21mais je pense que c'est aussi
01:00:22comme la question
01:00:25et j'espère
01:00:26je remercie Philippe
01:00:27d'avoir bien voulu
01:00:29organiser cette rencontre
01:00:32pour effectivement
01:00:33sensibiliser
01:00:33et donner l'information
01:00:35et quand j'ai été
01:00:37vraiment évoqué
01:00:38sur ce sujet
01:00:38il y a peu de temps
01:00:41j'ai voulu
01:00:41qu'il y ait une chaîne
01:00:42de télévision
01:00:43qui reprenne le sujet
01:00:44pas pour moi
01:00:46parce que
01:00:47ma carrière politique
01:00:48est derrière moi
01:00:48mais simplement
01:00:49pour qu'on sensibilise
01:00:50les gens
01:00:51parce qu'effectivement
01:00:52on n'a pas la sensibilité
01:00:53et j'ai une
01:00:55une patiente
01:00:56dans mon département
01:00:57qui a 25 ans
01:00:58elle a été piquée
01:00:59il y a 20 ans
01:01:01bon
01:01:02une hortirélatique
01:01:02pas de problème
01:01:03tout va bien
01:01:04puis ça s'est déclenché
01:01:0510 ans après
01:01:06quand elle était au collège
01:01:07où tous les après-midi
01:01:08elle s'endormait
01:01:10elle ne savait pas pourquoi
01:01:11je ne se rappelais plus
01:01:12et je pense qu'effectivement
01:01:13il faut qu'on donne
01:01:14l'information
01:01:16toujours cette information
01:01:17sans faire peur
01:01:18mais il faut qu'on la
01:01:19il faut effectivement
01:01:20qu'on la donne
01:01:20et je pense que
01:01:21cette table ronde
01:01:21nous permettra effectivement
01:01:23donner de l'information
01:01:24alors mesdames
01:01:25messieurs
01:01:27qui commence
01:01:33je vais commencer
01:01:34peut-être sur la prévention
01:01:35je crois que la patiente
01:01:35dont vous parlez
01:01:36c'est Sénateur Longeau
01:01:37et dans la salle
01:01:37elle m'accompagne aujourd'hui
01:01:39et c'est chouette
01:01:40qu'elle soit ici
01:01:41parce que justement
01:01:42elle va très bien aujourd'hui
01:01:43elle a envie de voir
01:01:45ce qui se passe
01:01:45pour la suite
01:01:46sur la
01:01:47vous avez posé une question
01:01:48sur la communication
01:01:49et la prévention
01:01:50et vous l'avez dit
01:01:51de plusieurs manières
01:01:52comme je vous le disais
01:01:53dans l'association
01:01:54on a depuis 2008
01:01:56acquis une certaine expérience
01:01:57sur le sujet
01:01:58donc on a pas mal d'idées
01:02:00aujourd'hui
01:02:01on fait déjà
01:02:01quelques campagnes
01:02:03de
01:02:05on met en place
01:02:06des panneaux
01:02:06de prévention
01:02:07dans les forêts
01:02:08avec des ARS
01:02:09et on le fait
01:02:10alors sur notre temps bénévole
01:02:12sachez-le
01:02:12les ARS
01:02:14nous financent
01:02:15donc non pas le fonctionnement
01:02:16de l'assaut
01:02:17mais financent
01:02:17cette mise en place
01:02:18de panneaux
01:02:19on a la technique
01:02:20on sait exactement
01:02:21comment faire
01:02:22là il suffit
01:02:23que quelque part
01:02:23le mot d'ordre
01:02:24soit donné un peu
01:02:24dans toutes les ARS
01:02:25et nous on peut dédier
01:02:26après derrière
01:02:27des moyens
01:02:28pour le faire
01:02:29on a la technique
01:02:30et ça
01:02:30non pas pour terroriser
01:02:32tous les gens
01:02:33moi je vais toujours
01:02:34dans mon jardin
01:02:35je vais toujours en forêt
01:02:36même si je suis malade
01:02:36mais il faut quand même
01:02:37que les gens soient
01:02:38prévenus de ce qu'il faut faire
01:02:39donc ça c'est une première chose
01:02:40c'est quelque chose
01:02:41qui existe
01:02:42et qui peut être développé
01:02:43ensuite vous avez parlé
01:02:44des maires
01:02:45et effectivement
01:02:46moi j'ai rencontré déjà
01:02:47des responsables
01:02:48de l'association
01:02:49des maires ruraux
01:02:50je pense que c'est vraiment
01:02:51un organisme
01:02:52qui peut être sollicité
01:02:53par rapport à ça
01:02:54là on manque un peu de moyens
01:02:56et il faut qu'on soit accompagné
01:02:57pour ce faire
01:02:58parce que c'est beaucoup de travail
01:02:59pour aller les sensibiliser
01:03:01faire des conférences
01:03:01de prévention
01:03:02on en fait aussi
01:03:03on a tout un système
01:03:04de conférences
01:03:04mais la tâche est lourde
01:03:06vous voyez
01:03:07on a vraiment besoin d'aide
01:03:08mais l'association
01:03:08des maires ruraux
01:03:09paraît aussi une bonne idée
01:03:12nous avons également
01:03:14alors nous avons
01:03:15nous développé
01:03:16des stands
01:03:17en France
01:03:17avec nos bénévoles
01:03:18on fait des stands
01:03:19dans les foires aux plantes
01:03:21les fêtes de l'agriculture
01:03:24ainsi de suite
01:03:25mais on a besoin aussi
01:03:25d'aide
01:03:26pour ce faire
01:03:29il y a eu une campagne
01:03:31sur Doctolib
01:03:32on va en refaire une aussi
01:03:33qui va redémarrer
01:03:34ça c'est quand même
01:03:35la meilleure façon aussi
01:03:35de prévenir
01:03:36tous les assurés
01:03:37tous les assurés sociaux
01:03:39on a rencontré aussi
01:03:40il n'y a pas longtemps
01:03:41avec Alice Raftin
01:03:42l'ACNAM
01:03:43alors pourquoi l'ACNAM
01:03:44parce que nous
01:03:44on travaille de temps en temps
01:03:45avec eux
01:03:47ils sont sensibilisés
01:03:48à la problématique de Lyme
01:03:49et nous on cherchait
01:03:49les patients
01:03:50en fait avec l'ACNAM
01:03:51l'idée c'était de dire
01:03:51ça coûte cher au pays
01:03:53ça coûte beaucoup aux patients
01:03:55ils sont où ces patients
01:03:56ils sont combien
01:03:57ils en sont dans quel état
01:03:59et quel est le coût
01:04:00pour la France
01:04:01parce que c'est vrai
01:04:01quand on demande des moyens
01:04:03en fait les moyens
01:04:03ils sont de l'autre côté
01:04:05dilués dans un système
01:04:06et du coup on a
01:04:07ce lien
01:04:09tout à fait intéressant
01:04:10et riche avec l'ACNAM
01:04:11et c'est vrai que
01:04:12du coup j'en ai profité
01:04:13on est allé ensemble
01:04:14avec Alice
01:04:15les rencontrer
01:04:16parce que
01:04:17il y a une possibilité
01:04:18aussi de faire de la prévention
01:04:19sur Amélie
01:04:19qui va toucher aussi
01:04:20tout le monde
01:04:21et si on le fait ensemble
01:04:23de même
01:04:23on pourra aussi
01:04:24inclure après des patients
01:04:26dans les cohortes
01:04:27de l'INSERM
01:04:28qui ont besoin
01:04:28parce que vous dites
01:04:29qu'est-ce qu'on fait
01:04:30si on se fait piquer
01:04:30alors déjà c'est dur
01:04:31mais si en plus
01:04:32il faut savoir
01:04:32qu'on va se faire inclure
01:04:33dans une cohorte
01:04:34vous voyez là
01:04:35il faut qu'on
01:04:36faut qu'on fasse
01:04:37un petit peu plus
01:04:37de communication
01:04:38donc il y a
01:04:39toutes ces possibilités là
01:04:40il y a
01:04:40le Lime Info Service
01:04:42dont on parle
01:04:42je pense que c'est
01:04:43vraiment une urgence
01:04:44et on est là
01:04:45on est prêt à mettre en oeuvre
01:04:46mais on a besoin d'aide
01:04:47et ensuite
01:04:49il y a
01:04:50trois choses
01:04:51dont j'ai parlé
01:04:51tout à l'heure
01:04:52deux choses dont j'ai parlé
01:04:52j'en rajoute une
01:04:54l'alimentation
01:04:55aujourd'hui
01:04:55on mange très mal
01:04:56dans notre pays
01:04:57mais vraiment très mal
01:04:58le pays de la gastronomie
01:04:59en fait on est aussi malade
01:05:01de ce qu'on mange
01:05:01on est malade
01:05:02de ce qu'on respire
01:05:03des différents toxiques
01:05:04qu'on a aussi bien
01:05:05à l'intérieur
01:05:05qu'à l'extérieur
01:05:06et on est malade
01:05:07du stress
01:05:08et moi je crois
01:05:09que dans les grandes
01:05:10campagnes de prévention
01:05:12certes il va y avoir
01:05:13le vaccin
01:05:13certes il va y avoir
01:05:14des thérapeutiques
01:05:14mais il va falloir
01:05:15quand même qu'on travaille
01:05:16sur notre écologie personnelle
01:05:17parce qu'on voit bien
01:05:18que les malades de Lyme
01:05:19qui sont lourdement atteints
01:05:20qui n'ont pas de thérapeutique
01:05:22quand ils agissent
01:05:23sur ces trois choses là
01:05:23ils vont déjà
01:05:24un petit peu mieux
01:05:25donc ça nous indique
01:05:26quand même
01:05:27par l'expérience des patients
01:05:28qu'il y a des choses
01:05:29à faire sur ce sujet
01:05:30voilà
01:05:30c'est déjà des pistes
01:05:31un petit peu
01:05:32sur la prévention
01:05:33et la communication
01:05:37je prends la suite
01:05:38de Christelle
01:05:39pour vous faire
01:05:40un retour terrain
01:05:42moi j'ai vu une différence
01:05:43depuis ces dernières années
01:05:45on me demande
01:05:45de plus en plus
01:05:46j'ai été piqué
01:05:47par une tique
01:05:48que faire
01:05:48par mail
01:05:49par téléphone
01:05:50donc les gens
01:05:51la campagne de prévention
01:05:53commence aussi
01:05:54un petit peu à marcher
01:05:55et il faut s'en féliciter
01:05:56les gens sont
01:05:56de plus en plus
01:05:57sensibles à ça
01:05:58sur la prévention
01:05:59il y a quelque chose
01:06:00qu'on oublie toujours
01:06:01il y a une étude
01:06:02qui a montré
01:06:03que si on met
01:06:04ses vêtements
01:06:04en rentrant
01:06:05d'une sortie
01:06:066 minutes
01:06:07dans une machine
01:06:09à sécher
01:06:09c'est très simple
01:06:10ou à la machine
01:06:11à laver à 60 degrés
01:06:12en fait ça tue les tiques
01:06:14donc c'est un facteur
01:06:15de prévention
01:06:15et un petit clin d'oeil
01:06:16aux Etats-Unis
01:06:17il y a quelques années
01:06:19ils disaient
01:06:19au moment de Noël
01:06:20attention réchauffement
01:06:21climatique
01:06:22faites attention
01:06:23à vos sapins de Noël
01:06:24donc vous imaginez
01:06:25ce que ça veut dire
01:06:26on pouvait intégrer
01:06:27des tiques
01:06:27dans les salons
01:06:29avec ça
01:06:30donc il y avait
01:06:31toute cette prévention
01:06:32et pour finir
01:06:33le troisième point
01:06:34c'est de l'expérience patient
01:06:37en France
01:06:38les patients me disent tous
01:06:39je montre un test étranger
01:06:41à un médecin
01:06:41il m'explique
01:06:42que ce n'est pas valable
01:06:43il ne veut pas le voir
01:06:46deuxièmement
01:06:47on a l'impression
01:06:48qu'on est réduit
01:06:49à un morceau de papier
01:06:50résultat d'examen
01:06:52et en fait
01:06:53on a peu parlé
01:06:55et dans les questions
01:06:55c'est peu sorti
01:06:56et le docteur
01:06:58Raffin
01:06:58ne dira pas le contraire
01:06:59il y a l'analyse clinique
01:07:01qui mettent énormément
01:07:02en avant
01:07:02dans tout ce qui parle
01:07:05et pour ma part
01:07:07j'ai vu 69 médecins
01:07:08avant d'avoir un diagnostic
01:07:09j'étais négative
01:07:11au test
01:07:11mais en fait
01:07:12ils ne cherchaient pas
01:07:14l'éco-infection
01:07:15qui correspondait
01:07:16donc ces
01:07:17zoonoses
01:07:18ces autres maladies
01:07:19psychiatriques
01:07:20donc là
01:07:21il y a vraiment
01:07:21un point
01:07:22hyper important
01:07:23à suivre
01:07:25je vais continuer
01:07:26sur la prévention
01:07:27parce que
01:07:28nous aussi
01:07:28on en fait
01:07:29énormément
01:07:30au niveau national
01:07:30et pour rebondir
01:07:33sur les points
01:07:33qui ont été mis en avant
01:07:34alors
01:07:36comme on l'a vu
01:07:37en fait
01:07:37c'est la problématique
01:07:38Lyme
01:07:39et la problématique
01:07:39TIC au sens large
01:07:40c'est une problématique
01:07:41complexe
01:07:41qui ne va pas toucher
01:07:42en plus
01:07:43effectivement
01:07:44les personnes
01:07:44de la même façon
01:07:45on peut dire
01:07:46aux gens qui se promènent
01:07:48de rester au milieu
01:07:48du chemin
01:07:49mais on ne va pas le dire
01:07:49à un agent
01:07:51des espaces verts
01:07:52ou à un forestier
01:07:53et donc c'est pour ça
01:07:54que nous justement
01:07:55on a mis en place
01:07:56d'ailleurs
01:07:56des formations
01:07:57pour co-construire
01:07:59et s'adapter
01:07:59aux réalités du terrain
01:08:00et de la même manière
01:08:01que se prévenir
01:08:03dans le jardin
01:08:03c'est pas la même chose
01:08:04que se prévenir en forêt
01:08:05parce que
01:08:05dans le jardin
01:08:06ce qu'on a discuté
01:08:07avec les gens
01:08:08leur dire de se couvrir
01:08:09de la tête aux pieds
01:08:09c'est pas possible
01:08:10c'est pas acceptable
01:08:11et donc
01:08:12il faut
01:08:14aussi penser
01:08:14que prévention
01:08:15et risque
01:08:16il faut l'adapter
01:08:17à cette complexité
01:08:18du terrain
01:08:18à cette complexité
01:08:19aussi au niveau territorial
01:08:21le risque
01:08:21n'est pas le même
01:08:22dans le nord de la France
01:08:23que dans le sud
01:08:24c'est pas les mêmes
01:08:24forcément agents pathogènes
01:08:26non plus
01:08:26et donc ça c'est important
01:08:27de la prendre en compte
01:08:29et c'est pour ça
01:08:30qu'en fait
01:08:30nous notre fonctionnement
01:08:32il se base beaucoup
01:08:33en fait sur des relais
01:08:34territoriaux
01:08:35on travaille beaucoup
01:08:36avec des associations
01:08:37alors beaucoup
01:08:37d'associations
01:08:38d'éducation
01:08:39à l'environnement
01:08:39aussi
01:08:40parce que comme on l'a vu
01:08:41c'est un problème
01:08:42effectivement
01:08:44d'aménagement
01:08:44du territoire
01:08:45c'est pour ça
01:08:46que c'est très intéressant
01:08:47pour moi aussi
01:08:47que ces deux commissions
01:08:49se soient mises ensemble
01:08:50pour organiser
01:08:50cette table ronde
01:08:52et en fait
01:08:53parce que
01:08:54les campagnes
01:08:55c'est bien
01:08:56on participe
01:08:56nous aussi
01:08:57on essaie de faire
01:08:57chaque année
01:08:58au moins un communiqué
01:08:59de presse
01:09:00sur résultat
01:09:00pour mettre en avant
01:09:01et rappeler aux gens
01:09:02à la fois sur l'éthique
01:09:04et de signaler
01:09:07mais on voit
01:09:08que c'est pas suffisant
01:09:09il faut être présent
01:09:09toute l'année
01:09:10une campagne
01:09:10ça marche sur un instant T
01:09:11après les gens
01:09:12où ils oublient
01:09:13notamment
01:09:13nous on a pu montrer
01:09:14en grand test
01:09:15en analysant l'éthique
01:09:16qu'on voit une différence
01:09:18entre le début
01:09:19du printemps
01:09:20le début de l'activité
01:09:21d'éthique
01:09:21au mois de mars-avril
01:09:23et le pic d'activité
01:09:24mai-juin
01:09:24où il y a les campagnes
01:09:25mai-juin
01:09:26les gens y pensent
01:09:27beaucoup plus
01:09:28et il y a une différence
01:09:28significative
01:09:29à chercher des tiques
01:09:30et les retirent plus tôt
01:09:31alors qu'au début
01:09:32de l'année
01:09:32où ça commence
01:09:33mais on n'en parle pas
01:09:34parce que la campagne
01:09:35on la fait toujours
01:09:36au même moment
01:09:37les gens n'y pensent pas
01:09:39et se soumettent au risque
01:09:40et donc c'est pour ça
01:09:41je pense qu'il faut
01:09:42continuer aussi
01:09:43avec ce côté
01:09:44des acteurs divers
01:09:45qui sont présents
01:09:46sur différents territoires
01:09:47nous on a fait
01:09:48des fêtes de la musique
01:09:49aussi
01:09:49y compris
01:09:49des endroits
01:09:51où on ne nous attend pas
01:09:52parce que ça
01:09:53c'est particulièrement important
01:09:55et au niveau
01:09:56de la prévention
01:09:57d'ailleurs
01:09:58récemment
01:09:59on a fait
01:09:59des ateliers
01:10:01avec des professionnels
01:10:02de l'environnement
01:10:03et une chose
01:10:03qui est sorti
01:10:04de cette co-construction
01:10:05qui pourrait être
01:10:06très simple
01:10:06à mettre en place
01:10:07et que je peux confirmer
01:10:09moi en tant que jeune papa
01:10:10c'est dans le carnet de santé
01:10:13maintenant
01:10:13il y a plein
01:10:14c'est super
01:10:14il y a plein de choses
01:10:15sur la prévention
01:10:17les vaccins
01:10:18la nourriture
01:10:19il pourrait y avoir
01:10:20un petit encadré
01:10:21sur le risque tique
01:10:22avec une case spécifique
01:10:25pour écrire
01:10:27dedans
01:10:28les signes de piqûres
01:10:29au cours de l'enfance
01:10:30parce que comme on l'a vu
01:10:31comme vous avez cité
01:10:32comme exemple
01:10:32on peut se faire piquer
01:10:34pendant l'enfance
01:10:34avoir totalement oublié
01:10:35parce qu'à 5 ans
01:10:36on ne va pas se rappeler
01:10:39et en fait
01:10:39c'est important
01:10:40pour le suivi
01:10:41et c'est d'ailleurs
01:10:42comme ça aussi
01:10:42que fonctionne
01:10:43l'application
01:10:44signalementique
01:10:45si vous signalez dessus
01:10:46vous avez accès
01:10:47à votre journal de piqûres
01:10:48c'est d'ailleurs pour ça
01:10:48que c'est reconnu
01:10:49dans le parcours des soins
01:10:50par la haute autorité de santé
01:10:52vous pouvez accéder
01:10:53justement
01:10:53à vos piqûres
01:10:54à quel endroit
01:10:55ils étaient
01:10:55y compris sur vos enfants
01:10:56c'est reconnu
01:10:58par les médecins
01:10:58et en plus de ça
01:10:59pendant un mois
01:11:00vous avez toutes les semaines
01:11:01un rappel
01:11:02une notification
01:11:02qui vous dit
01:11:04justement
01:11:04en cas de symptôme anormal
01:11:07allez consulter un médecin
01:11:09donc ça
01:11:10ce sont des moyens
01:11:11de prévention
01:11:11qui existent
01:11:12ou qui peuvent être mis en place
01:11:13et je veux juste aussi finir
01:11:16par ce que Laura a dit
01:11:19sur ce qui se passe
01:11:20aux Etats-Unis
01:11:20et tout ça
01:11:20il faut aussi lutter
01:11:21contre certaines idées reçues
01:11:23et notamment
01:11:24que les Etats-Unis
01:11:25c'est pas le même du tout
01:11:27écosystème que chez nous
01:11:28c'est pas la même problématique
01:11:30nous il y a eu des alertes
01:11:31tiques dans les sapins
01:11:32aussi en France
01:11:33et en Suisse
01:11:35qui n'existent pas
01:11:36ça n'est jamais arrivé
01:11:39et ça n'est pas possible
01:11:40dans la façon
01:11:41on t'y récolte
01:11:44parce que les tiques
01:11:44on ne va pas les retrouver
01:11:45dans les arbres
01:11:46et beaucoup moins
01:11:47dans les conifères
01:11:48que chez les feuillus
01:11:49par chez nous
01:11:49et au niveau
01:11:51de la machine à laver
01:11:53du sèche-linge
01:11:53on a fait une petite expérience
01:11:54au laboratoire
01:11:56alors qu'on est en retard
01:11:58on n'a pas encore
01:11:59pu la publier
01:12:00mais sur les sèches-linges
01:12:02qu'on a chez nous
01:12:02il nous fallait 60 minutes
01:12:04de sèche-linge
01:12:05pour obtenir
01:12:07pour tuer les tiques
01:12:08en 6 minutes
01:12:08on mettait les tiques
01:12:10dans les blouses
01:12:11et c'était pas suffisant
01:12:13donc c'est pour ça
01:12:13en fait qu'il y a besoin
01:12:15moi c'est vrai
01:12:16que je représente
01:12:17un peu
01:12:17l'aspect
01:12:19autre
01:12:19du côté
01:12:22du côté maladie
01:12:24je suis en plan
01:12:25d'accord
01:12:25il y a besoin
01:12:25de beaucoup de recherches
01:12:26j'ai beaucoup d'argent
01:12:27on a beaucoup de choses
01:12:28à faire sur l'aspect
01:12:29maladie
01:12:29traitement
01:12:31diagnostic
01:12:31et les soins
01:12:32mais on a encore
01:12:33beaucoup de choses
01:12:33à apprendre
01:12:34sur l'exposition humaine
01:12:36sur l'écologie d'éthique
01:12:37pour améliorer la prévention
01:12:38et des choses
01:12:39qui sont nécessaires
01:12:39parce que ça peut être
01:12:40appliqué pratiquement
01:12:43et servir aux gens
01:12:43puisqu'on peut être
01:12:45malade de Lyme
01:12:46et avoir une deuxième infection
01:12:48ça ne nous protège pas
01:12:49pour la vie
01:12:49et donc c'est pour ça
01:12:50que c'est important
01:12:51de toute façon
01:12:51pour tout le monde
01:12:52de se protéger
01:12:55et pour finir
01:12:56peut-être
01:12:57dans le côté prévention
01:12:58après on pourra parler
01:12:59des autres points
01:13:01mais je laisserai
01:13:01les autres parler
01:13:02pour les sénateurs
01:13:04qui veulent ici
01:13:06à la fin
01:13:06on a ramené
01:13:07des tics en tube
01:13:09on a ramené
01:13:10des tirs tics
01:13:11et des kits de collecte
01:13:12parce que justement
01:13:13aussi une des choses
01:13:14c'est avant de les voir
01:13:16souvent les gens
01:13:16ne savent pas ce que c'est
01:13:17ne savent pas
01:13:17à quoi ça ressemble
01:13:18et c'est pour ça
01:13:19qu'il y a besoin
01:13:20de communiquer dessus
01:13:21pas d'une manière
01:13:21anxiogène
01:13:22comme on l'a dit
01:13:22et je pense même
01:13:23par différents types
01:13:25de médias
01:13:26par exemple
01:13:27nous là en ce moment
01:13:28on travaille
01:13:29c'est la photo
01:13:30que j'ai montrée
01:13:30à la fin
01:13:30avec la tic viking
01:13:33sur des messages
01:13:34de prévention
01:13:34des vidéos de prévention
01:13:35qui soient sur un ton
01:13:36un peu décalé
01:13:37qui puissent être repris
01:13:38par les réseaux
01:13:39notamment les jeunes
01:13:39où on voit
01:13:40qu'on a du mal
01:13:41à les toucher
01:13:42sur ces problématiques là
01:13:43et donc je pense
01:13:44qu'il faut cette diversité
01:13:45il faut maintenir
01:13:46cette diversité d'action
01:13:47au niveau de la prévention
01:13:48merci
01:13:53merci pour toutes vos questions
01:13:54nombreuses questions
01:13:55très riches
01:13:56alors je vais rebondir
01:13:57sur ce que disait Laura
01:13:58effectivement un patient
01:13:59n'est ni un papier
01:14:00ni un résultat
01:14:01d'examen biologique
01:14:02et ça c'est absolument fondamental
01:14:04et c'est aussi
01:14:04ce qui a apporté peut-être
01:14:05les dernières recommandations
01:14:06non pas que ce n'était pas fait avant
01:14:08mais probablement que nous aussi
01:14:09en tant que médecins
01:14:10on avait besoin
01:14:11de mieux communiquer
01:14:12sur la façon
01:14:13dont on diagnostique
01:14:13ces pathologies
01:14:14qui en effet
01:14:15ne repose pas uniquement
01:14:16sur un test diagnostique
01:14:17et donc pour diagnostiquer
01:14:18une maladie de Lyme
01:14:19et j'ai envie de dire
01:14:19toute autre maladie à tic
01:14:21il s'agit d'un trépied
01:14:22donc un c'est la piqûre
01:14:24cette fameuse piqûre de tic
01:14:25et je rebondis
01:14:26sur le carnet de santé
01:14:27n'hésitez pas à noter
01:14:29dans un carnet de santé
01:14:30une éventuelle piqûre de tic
01:14:31pour que ça soit
01:14:31en mémoire quelque part
01:14:32ou dans un document médical
01:14:34ou le signaler
01:14:35à votre médecin
01:14:35même si vous ne consultez pas
01:14:37mais juste que ça soit noté
01:14:38quelque part
01:14:38pour le retrouver
01:14:39pour y penser
01:14:39donc un il y a
01:14:40cette piqûre de tic
01:14:42deuxièmement
01:14:42il y a la chronologie
01:14:43les symptômes apparaissent
01:14:45en général
01:14:45dans les six mois
01:14:46qui suivent la piqûre de tic
01:14:48et donc s'il ne se passerait
01:14:49au bout de six mois
01:14:49en général
01:14:50c'est qu'on n'est pas tombé malade
01:14:51puisque toutes les tics
01:14:52ne sont pas porteuses
01:14:53et qu'elles ne transmettront pas
01:14:54forcément une maladie
01:14:55puisque la plupart des patients
01:14:56et heureusement
01:14:57vont s'en défendre
01:14:58mais
01:15:00si on dit que ça se développe
01:15:01dans les six mois
01:15:02ça ne veut pas dire
01:15:02que le diagnostic
01:15:03est fait dans les six mois
01:15:04et c'est là
01:15:05où on arrive
01:15:06sur le diagnostic complexe
01:15:07notamment des formes neurologiques
01:15:09où il faut absolument
01:15:10mettre en regard
01:15:11cette piqûre de tic
01:15:12l'apparition des premiers symptômes
01:15:14qui en France
01:15:14contrairement aux Etats-Unis
01:15:16et ça je rebondis dessus
01:15:17la maladie de Lyme
01:15:17aux Etats-Unis
01:15:18ne ressemble pas du tout
01:15:19à la maladie de Lyme européenne
01:15:20si bien que même
01:15:21il y a un plaidoyer
01:15:22en ce moment
01:15:22de beaucoup de centres de référence
01:15:24pour ne plus dire
01:15:25borreliose de Lyme
01:15:26et borreliose européenne
01:15:27parce que nous avons
01:15:28effectivement la caractéristique
01:15:29que ça soit une maladie
01:15:30un peu sournoise
01:15:31qui apparaisse plutôt lentement
01:15:32et pas brutalement
01:15:34avec des pics de fièvre à 40
01:15:35comme aux Etats-Unis
01:15:36donc chez nous
01:15:36c'est vrai que le diagnostic
01:15:37même clinique
01:15:38des formes disséminées
01:15:40pas forcément de l'érythème
01:15:41dont vous parliez
01:15:42mais en tout cas
01:15:42les formes disséminées
01:15:43et un petit peu plus compliquées
01:15:44donc l'exposition éthique
01:15:46les formes cliniques
01:15:47et effectivement
01:15:48cette fameuse sérologie
01:15:49alors la sérologie
01:15:50elle a quand même
01:15:51des performances
01:15:52à 98% de sensibilité
01:15:53et de spécificité
01:15:54le tout
01:15:55donc c'est un très bon test
01:15:57aujourd'hui il y a
01:15:57trois tests sérologiques
01:15:58indirects qui existent
01:15:59il y a le français
01:16:00l'allemand et l'italien
01:16:01ce sont les meilleurs tests
01:16:02qui existent aujourd'hui
01:16:02sur le marché
01:16:03aujourd'hui en France
01:16:04il y a eu un gros travail
01:16:05notamment de l'ANSM
01:16:06pour tester tous les tests
01:16:08et donc ces résultats
01:16:09sont issus du rapport à NSM
01:16:10qui a été publié
01:16:11il y a déjà quelques années
01:16:12et aujourd'hui
01:16:13la plupart des laboratoires
01:16:14français sur le territoire
01:16:15sont équipés
01:16:16de ces tests diagnostiques
01:16:17qui sont performants
01:16:18en revanche
01:16:19le problème d'une sérologie
01:16:21c'est qu'il ne vous dit pas
01:16:22si votre patient est malade
01:16:23un test sérologique
01:16:24vous dit juste
01:16:25mon patient a fait des anticorps
01:16:26parce qu'un jour
01:16:27il a rencontré
01:16:27la bactérie Borrelia
01:16:28et c'est bien là la différence
01:16:30c'est que
01:16:30on va vraiment
01:16:33l'objectif
01:16:33c'est effectivement
01:16:34de traiter un patient
01:16:35qui a des signes cliniques
01:16:36évocateurs
01:16:37et des symptômes
01:16:38et donc la complexité
01:16:39du diagnostic
01:16:39c'est d'avoir ce trépied réuni
01:16:41qui va confirmer
01:16:41la maladie de Lyme
01:16:43parfois on n'arrive pas
01:16:44à confirmer parfaitement
01:16:45mais le doute bénéficiant
01:16:46aux patients
01:16:46on peut faire effectivement
01:16:47une antibiotérapie d'épreuve
01:16:48qui parfois améliore
01:16:49grandement les patients
01:16:50et nous permet
01:16:51rétrospectivement
01:16:51de confirmer le diagnostic
01:16:53aujourd'hui
01:16:53il n'y a pas que
01:16:54les tests indirects
01:16:55qui existent
01:16:55ça on va dire
01:16:56que les tests indirects
01:16:57ça nous permet
01:16:58de faire le diagnostic
01:16:58dans la grande majorité
01:16:59des cas
01:17:00mais néanmoins
01:17:01effectivement
01:17:01il y a tous ces cas complexes
01:17:02dont vous parlez
01:17:03vous avez été touché
01:17:04et certainement sensibilisé
01:17:05interpellé par ces patients
01:17:06et je pense que vous aussi
01:17:08vous avez malheureusement
01:17:09traversé ces grandes
01:17:11errances médicales
01:17:11qui évidemment
01:17:12sont l'objectif
01:17:13de nous tous ici réunis
01:17:14où il y a quand même
01:17:15un consensus
01:17:15pour évidemment
01:17:16réduire cette errance médicale
01:17:18et donc il y a des tests
01:17:18directs avec la PCR
01:17:19où on va diagnostiquer
01:17:21directement la présence
01:17:22de l'ADN
01:17:23de la bactérie
01:17:23on va la détecter
01:17:24et donc la PCR
01:17:25marche très bien
01:17:26dans la peau
01:17:27dans le liquide articulaire
01:17:30donc elle est faite
01:17:31enfin nous on la fait
01:17:31systématiquement
01:17:32et il y a aussi
01:17:33des nouveaux tests
01:17:33qui s'appellent
01:17:34notamment un nouveau test
01:17:35pour les neuroborélioses
01:17:36qui s'appelle le CXL13
01:17:37qui est disponible en France
01:17:38depuis déjà plusieurs années
01:17:40mais qui n'est pas disponible
01:17:41partout
01:17:41donc c'est vrai
01:17:41qu'il faut savoir envoyer
01:17:43les échantillons
01:17:44en bon laboratoire
01:17:45et le problème
01:17:46c'est comme tous les tests
01:17:47c'est qu'il faut que le test
01:17:47soit bien calibré
01:17:48pour qu'il soit performant
01:17:49donc aujourd'hui
01:17:50ceux qui le font
01:17:51de façon hyper fiable
01:17:52c'est le CNR Borrelia
01:17:53de Strasbourg
01:17:54et donc nous je sais
01:17:55par exemple
01:17:55qu'on leur envoie tout
01:17:56parce qu'on sait
01:17:57que le rendement du résultat
01:17:58sera performant
01:18:00et donc ça c'est très important
01:18:01sur les tests
01:18:02après bien sûr
01:18:04pour développer
01:18:05de nouveaux outils
01:18:06notamment avec
01:18:07tous les formidables progrès
01:18:09qui ont été faits
01:18:10en génomique
01:18:10et on espère
01:18:12dans les années futures
01:18:13et probablement
01:18:14d'ailleurs assez proches
01:18:15que de nouveaux tests
01:18:16vont émerger
01:18:17et permettre de faire
01:18:17des diagnostics plus rapides
01:18:18et peut-être
01:18:20notamment chez des patients
01:18:21qui sont un peu plus difficiles
01:18:22à diagnostiquer
01:18:24les cohortes
01:18:25dont a parlé
01:18:25le professeur Yazdampana
01:18:26vont avoir
01:18:27un grand pan là-dessus
01:18:29pour justement
01:18:30mettre au cœur
01:18:31de la recherche
01:18:31ces outils
01:18:32pour avoir des réponses
01:18:33vraiment là
01:18:34dans les années
01:18:34qui vont venir
01:18:36donc j'espère
01:18:37on va dire presque
01:18:38immédiatement
01:18:39ça sera parmi probablement
01:18:40les premiers résultats
01:18:42enfin ce que je voulais
01:18:43aussi dire
01:18:45sur les tests
01:18:46parce que vous avez
01:18:46beaucoup parlé
01:18:47de l'Allemagne
01:18:47de la Suisse
01:18:48sachez que les tests
01:18:49en France
01:18:50en Allemagne
01:18:50ou en Suisse
01:18:50les tests validés
01:18:51et recommandés
01:18:52sont exactement les mêmes
01:18:53et ça il y a vraiment
01:18:53eu un effort
01:18:54pour que tous les tests
01:18:56soient testés
01:18:57il y a même eu
01:18:57des échanges
01:18:58d'échantillons
01:18:58il y a régulièrement
01:18:59des échanges d'échantillons
01:19:00d'un centre de référence
01:19:01à l'autre
01:19:01pour tester
01:19:02la validité des tests
01:19:03etc.
01:19:03et donc les recommandations
01:19:04européennes aujourd'hui
01:19:05sont parfaitement harmonieuses
01:19:07en revanche
01:19:07il y a des tests
01:19:08qui sont proposés
01:19:09qui sont de faible qualité
01:19:10c'est à dire que les études
01:19:11ont montré des rendements
01:19:13qui sont bien inférieurs
01:19:14aux tests que j'ai cités avant
01:19:15et qui n'ont pas été retenus
01:19:17donc voilà
01:19:18le CXL13 par exemple
01:19:19c'est quelque chose
01:19:19qui était à l'état de recherche
01:19:21il y a 10 ans
01:19:21qui maintenant a été validé
01:19:22l'interféron
01:19:23par exemple
01:19:26l'Ellispot
01:19:26par exemple
01:19:27qui a encore fait
01:19:29malheureusement
01:19:29a des rendements
01:19:29bien plus faibles
01:19:30que la sérologie
01:19:31c'est la raison
01:19:32pour laquelle
01:19:32le choix a été
01:19:34de ne pas le rembourser
01:19:35et ce n'est pas validé
01:19:36mais ni en France
01:19:37ni en Allemagne
01:19:37ni en Suisse
01:19:38etc.
01:19:39en revanche
01:19:39les laboratoires
01:19:40peuvent le proposer
01:19:40s'ils le veulent
01:19:41mais ça ne sera pas remboursé
01:19:42ça sera très cher
01:19:43et ce n'est pas non plus
01:19:43remboursé en Allemagne
01:19:44et en Suisse
01:19:45et dans d'autres pays
01:19:46et je souligne aussi
01:19:47quand même autre chose
01:19:47c'est qu'en France
01:19:48on a quand même
01:19:48la sécurité sociale
01:19:49qui permet à nos patients
01:19:50d'avoir quand même
01:19:51tous ces tests accessibles
01:19:53et remboursés
01:19:53et c'est quand même
01:19:54une énorme chance
01:19:55donc même si on peut mieux faire
01:19:56et qu'on attend
01:19:57ces nouveaux tests génomiques
01:19:58qui eux seront probablement
01:19:59très performants
01:20:01aujourd'hui
01:20:01on peut quand même
01:20:02avoir un diagnostic
01:20:04voilà en France
01:20:05avec
01:20:05enfin sur des
01:20:06sur quand même
01:20:07un trépied
01:20:07qui marche bien
01:20:09après
01:20:10donc ça c'est la première chose
01:20:11la deuxième chose
01:20:13il y en avait
01:20:13beaucoup de questions
01:20:15on parlait
01:20:16donc de la vaccination
01:20:17donc la vaccination
01:20:18contre l'encéphalitatique
01:20:19elle est effectivement
01:20:21c'est une question
01:20:22de grand intérêt
01:20:23il y a des travaux
01:20:24en cours
01:20:24pour travailler
01:20:25sur des nouvelles
01:20:26recommandations vaccinales
01:20:27qui seront probablement
01:20:28proposées aux français
01:20:29et donc voilà
01:20:30ces discussions sont en cours
01:20:31et on est bien d'accord
01:20:32que c'est absolument fondamental
01:20:33que cette vaccination
01:20:34qui attention
01:20:35ne protège pas contre Lyme
01:20:36parce que ça
01:20:37ça va être aussi
01:20:38un objet de communication
01:20:40très important
01:20:40de dire que ça protège
01:20:41contre l'encéphalitatique
01:20:42mais pas contre Lyme
01:20:43il ne faudra pas confondre les deux
01:20:45parce qu'il y a aussi
01:20:46comme l'a dit le professeur
01:20:47Yon Spana
01:20:47le vaccin Lyme
01:20:49qui va arriver
01:20:49d'ici 2027
01:20:50qui a entre guillemets
01:20:53qui a 70% d'efficacité
01:20:55mais dans les
01:20:56alors la publication officielle
01:20:57n'est pas encore publiée
01:20:59donc ce ne sont que des résultats
01:21:01annoncés dans les médias
01:21:02donc là encore
01:21:03je m'exprime avec beaucoup
01:21:03de prudence
01:21:04mais dans ce qui a été annoncé
01:21:07la significativité statistique
01:21:08n'est pas atteinte
01:21:09donc on attend vraiment
01:21:11avec beaucoup d'impatience
01:21:12la fin de l'année
01:21:12pour savoir comment
01:21:14que penser de ce vaccin
01:21:15et comment le positionner
01:21:17parce qu'on pourrait aussi se dire
01:21:18que 70%
01:21:19ce n'est peut-être pas suffisant
01:21:21mais ce n'est peut-être pas rien
01:21:22non plus
01:21:22si on n'a rien
01:21:23si on n'a rien d'autre
01:21:24donc tout ça
01:21:26ce sera vraiment à rediscuter
01:21:27quand on aura l'ensemble
01:21:28des éléments
01:21:28pour y faire face
01:21:30et répondre à ces questions
01:21:31et enfin vous avez parlé
01:21:33donc de l'Europe
01:21:34des zoonoses
01:21:34alors sur les zoonoses
01:21:36effectivement
01:21:36donc en France
01:21:37il y a un groupe
01:21:37qui est la société
01:21:38de pathologie infectieuse
01:21:40de langue française
01:21:40qui s'appelle le groupe
01:21:41SPILF émergence
01:21:42dans lequel les zoonoses
01:21:43sont vraiment l'objet
01:21:44de nos discussions
01:21:45tous les mois
01:21:45il y a une réunion
01:21:46pendant plusieurs heures
01:21:47pour scruter toutes les émergences
01:21:49dans tous les pays du monde
01:21:50dont en France
01:21:51et proposer des actions immédiates
01:21:52si besoin
01:21:53il y a aussi
01:21:54au conseil de santé publique
01:21:55des travaux
01:21:56il y a aussi à l'ANSES
01:21:57puisque les zoonoses
01:21:59sont vraiment un sujet
01:21:59one else
01:22:00donc à l'ANSES
01:22:01un groupe
01:22:01qui travaille vraiment
01:22:02sur les vecteurs
01:22:03et qui regroupe
01:22:04beaucoup de spécialités
01:22:05donc des spécialistes
01:22:06des insectes
01:22:06des acariens
01:22:07des médecins
01:22:08des vétérinaires
01:22:08etc
01:22:09qui se réunit aussi
01:22:10tous les deux mois
01:22:12à peu près
01:22:13et il y a aujourd'hui
01:22:14une initiative européenne
01:22:15pour essayer de fédérer
01:22:16tous les groupes
01:22:17de travail
01:22:17sur le sujet
01:22:19one else
01:22:19et en lien avec les zoonoses
01:22:21par ailleurs
01:22:22il y a un groupe
01:22:22de recherche européen
01:22:23qui s'appelle
01:22:23Lexbor
01:22:24qui dépend de la société
01:22:26de maladies infectieuses
01:22:26européennes
01:22:27qui est vraiment
01:22:28un groupe de travail
01:22:29sur les maladies
01:22:29transmises par les tiques
01:22:30et les autres maladies
01:22:32et la maladie de Lyme
01:22:33dont j'ai la chance
01:22:34de faire partie
01:22:35au comité exécutif
01:22:36et ce groupe
01:22:36produit des travaux
01:22:37de recherche
01:22:38des avis
01:22:39on cherche aussi
01:22:40à harmoniser
01:22:40justement les recommandations
01:22:41à harmoniser
01:22:42les fameux tests diagnostiques
01:22:43donc ça c'est vraiment
01:22:44l'objet de travaux
01:22:45de recherche
01:22:45vraiment pan-européens
01:22:47qui sont extrêmement
01:22:48importants
01:22:48et qui sont menés
01:22:49dans ce groupe
01:22:50et ce groupe
01:22:51a aussi créé
01:22:52une conférence
01:22:53qui s'appelle
01:22:54l'ITIBIDI
01:22:54qui a eu lieu
01:22:54pour la première fois
01:22:55à Paris l'année dernière
01:22:56et qui a été organisée
01:22:57par les centres
01:22:57de référence français
01:22:58et l'objectif
01:22:59c'est de réunir
01:23:00tous les ans
01:23:01ou tous les deux ans
01:23:01l'ensemble des centres
01:23:02de référence européens
01:23:03pour déjà partager
01:23:05la façon aussi de faire
01:23:07c'est-à-dire qu'on partage
01:23:08aussi des cas cliniques
01:23:09qu'on va travailler
01:23:09tous ensemble
01:23:10on partage évidemment
01:23:11les travaux de recherche
01:23:12et l'idée c'est d'initier
01:23:13des collaborations
01:23:14pour la suite
01:23:19Alors merci beaucoup
01:23:20donc en fait
01:23:22je vais essayer
01:23:23de répondre
01:23:23aux questions
01:23:24qui n'ont pas été répondues
01:23:27en essayant de partir
01:23:28de plus général
01:23:29au plus spécifique
01:23:30et pour l'antenne virus
01:23:31j'ai besoin
01:23:32de l'autorisation
01:23:33du président
01:23:34parce que c'est hors sujet
01:23:35mais
01:23:37alors en fait
01:23:39la première chose
01:23:39c'était
01:23:40ce que vous avez dit
01:23:41ne pas perdre le temps
01:23:42ne pas aller vite
01:23:43mais on est complètement
01:23:44d'accord
01:23:45l'idée simplement
01:23:47c'est vraiment
01:23:48d'être ambitieux
01:23:52on a commencé
01:23:53je crois en 2017
01:23:54vous voyez
01:23:55ça fait 10 ans
01:23:56on a eu les moyens
01:23:57en 2023
01:23:59le temps de recherche
01:24:00est long
01:24:01et chaque fois
01:24:02on veut faire vite
01:24:03mais par contre
01:24:04vous avez raison
01:24:04ne pas perdre du temps
01:24:05et je pense que c'est
01:24:06très important
01:24:07sur la question
01:24:08de madame
01:24:09j'ai risque
01:24:09on a eu l'occasion
01:24:11de travailler ensemble
01:24:11sur l'épidémie
01:24:12de Mpox
01:24:13dans d'autres fonctions
01:24:15que je salue
01:24:17vous avez raison
01:24:18comme l'a dit Alice
01:24:20en fait 75%
01:24:22des maladies infectieuses
01:24:23émergentes
01:24:24c'est les zoonoses
01:24:26et ça
01:24:27on le sait
01:24:28trois quarts
01:24:29c'est des zoonoses
01:24:30c'est vrai que vous avez
01:24:31j'étais en train
01:24:32de réfléchir
01:24:32quand vous avez dit ça
01:24:33vous avez raison
01:24:34peut-être que
01:24:35on en parle
01:24:37tout le temps
01:24:37mais peut-être
01:24:39qu'on n'identifie
01:24:40pas ça
01:24:40comme cet angle
01:24:41d'attaque
01:24:42un peu
01:24:42qui peut aussi
01:24:44en termes de communication
01:24:45et en termes
01:24:47d'approche
01:24:48être
01:24:49peut-être
01:24:50plus palpable
01:24:51on parle beaucoup
01:24:52de One Health
01:24:53malheureusement
01:24:53moi je considère
01:24:54qu'on a l'impression
01:24:55que le One Health
01:24:56c'est juste l'animal
01:24:57et l'environnement
01:24:58et c'est pas l'homme
01:24:58du tout
01:24:59alors je comprends
01:25:00parfois je suis perdu
01:25:01parce qu'on a même
01:25:04tout ce qui est
01:25:04à la santé humaine
01:25:05est perdu dans le One Health
01:25:06alors que l'idée
01:25:07c'est que ce soit
01:25:08un continuum
01:25:08que les trois écosystèmes
01:25:10soient ensemble
01:25:11mais effectivement
01:25:12c'est quelque chose
01:25:13qu'on va retenir
01:25:14parce que je pense
01:25:15que c'est peut-être
01:25:15une approche intéressante
01:25:18sur l'Europe
01:25:18alors ça a été dit
01:25:19l'uniformisation
01:25:20l'homogénéisation
01:25:22je pense que c'est
01:25:23vraiment important
01:25:24ça a été un peu dit
01:25:25c'est de ne pas avoir
01:25:28en Allemagne
01:25:28et en France
01:25:29des choses différentes
01:25:30au moment de Covid
01:25:31on l'a vu
01:25:32les gens étaient
01:25:33complètement perdus
01:25:34sur ce qui se passait
01:25:35en fonction des pays
01:25:37etc
01:25:38et je pense que
01:25:39c'est vraiment important
01:25:40pour essayer aussi
01:25:42d'améliorer
01:25:43l'acceptabilité
01:25:44on a beaucoup parlé
01:25:45de la prévention
01:25:47nous au niveau
01:25:48de la recherche
01:25:49on travaille aussi
01:25:50sur comment il faut
01:25:52présenter la prévention
01:25:55il y a aussi
01:25:56avec les réseaux sociaux
01:25:57beaucoup de choses
01:25:58autour de ça
01:25:59il y a la NRS
01:26:00maintenant un groupe
01:26:01infodémie
01:26:02où il y a
01:26:03des gens de sciences politiques
01:26:04de l'ENS
01:26:05de CNRS
01:26:07qui travaillent ensemble
01:26:09avec
01:26:09il y a même des journalistes
01:26:10pour savoir
01:26:10comment communiquer
01:26:11sur ces sujets là
01:26:12et un des projets cohortes
01:26:14il y a
01:26:16une thématique prévention
01:26:17c'est aussi pour savoir
01:26:18comment présenter
01:26:19et je pense que
01:26:20ça fait partie aussi
01:26:21de la recherche
01:26:22c'est pas si simple
01:26:23que ça
01:26:24dans notre écosystème
01:26:26aujourd'hui
01:26:26avec l'intelligence artificielle
01:26:29les échos
01:26:30etc
01:26:30de savoir comment faire
01:26:32et je pense que
01:26:32nous non plus
01:26:34on a besoin
01:26:35que les chercheurs
01:26:36nous apportent
01:26:37alors la part de Lyme
01:26:39dans les MBT
01:26:40effectivement
01:26:41c'est important
01:26:42je ne sais pas
01:26:44si
01:26:44ça c'est plutôt pour toi
01:26:46oui
01:26:46donc nous par exemple
01:26:47sur ce que je vous ai présenté
01:26:49sur les tiques piqueuses
01:26:50d'humains en France
01:26:50on a analysé plus de 2000
01:26:5327,7%
01:26:54c'était un pathogène
01:26:55pour l'homme
01:26:55et la moitié
01:26:56à peu près
01:26:56c'était de l'ordre
01:26:58de 15%
01:26:59qui était porteuse
01:27:00de Borrelia
01:27:00donc la bactérie
01:27:02responsable
01:27:02de la maladie de Lyme
01:27:04donc voilà
01:27:05une petite idée
01:27:07et nous on n'a pas
01:27:07recherché les virus
01:27:08c'était parasites
01:27:09et bactéries uniquement
01:27:10alors
01:27:11et c'était un des objectifs
01:27:13aussi de la cohorte
01:27:14c'est que quand ça pique
01:27:15de chercher
01:27:18finalement
01:27:18quel est le pathogène
01:27:19qui est sur le tique
01:27:20et qui est à l'origine
01:27:22donc ça c'est très important
01:27:23mais c'est vrai
01:27:24qu'il ne faut pas oublier
01:27:24ne pas mélanger
01:27:25avec l'encéphalite à tique
01:27:28il y a aussi
01:27:28d'autres maladies
01:27:30la fibre boutonneuse
01:27:31méditerranée
01:27:32ce qu'on parle beaucoup
01:27:33il n'y a pas de cas humain
01:27:35c'est la fibre hémorragique
01:27:36de crime Congo
01:27:37vous savez
01:27:38on les a trouvés
01:27:39sur les tiques
01:27:40notamment
01:27:41dans le sud
01:27:42de la France
01:27:43et ça c'est
01:27:45le réchauffement climatique
01:27:46donc c'est un ensemble
01:27:47ça revenait un peu
01:27:48à ce que vous disiez
01:27:49reprendre un peu
01:27:50les choses
01:27:51dans leur globalité
01:27:54le vaccin
01:27:55dont on a parlé
01:27:56il y a souvent
01:27:57une confusion
01:27:58encéphalite à tique
01:27:59le vaccin de Pfizer
01:28:01on l'a dit
01:28:03on attend la publication
01:28:04parce qu'il y a
01:28:05beaucoup de choses
01:28:06qui circulent
01:28:07mais en tout cas
01:28:08ce qui est intéressant
01:28:09sur le vaccin
01:28:10c'est que les industriels
01:28:11ont compris
01:28:12qu'il y avait un besoin
01:28:13et je pense que ça
01:28:14c'est intéressant
01:28:15voilà
01:28:16vous avez pu suivre
01:28:17la table ronde
01:28:17organisée au Sénat
01:28:18sur la lutte
01:28:19contre la maladie de Lyme
01:28:20c'est la fin de cette émission
01:28:22merci de l'avoir suivi
01:28:23continuez à suivre
01:28:23l'actualité politique
01:28:24et parlementaire
01:28:25sur notre site internet
01:28:26publicsénat.fr
01:28:27je vous souhaite
01:28:28une très bonne journée
01:28:29sur notre antenne
01:28:29et je vous souhaite
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