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  • il y a 3 heures
Alain Bauer, auteur et professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, était l'invité de BFMTV ce lundi 11 mai. 

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Transcription
00:00L'invité du 20h30, c'est Alain Bauer. Bonsoir. Je vous laisse vous installer le temps de présenter deux de
00:06vos livres.
00:07« Chine, la revanche de l'Empire » aux éditions Fayard, on va le voir apparaître, et « Trump, le
00:13pouvoir des mots » aux éditions First.
00:15Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce soir, justement, puisqu'on parle du pouvoir des mots du langage Trump.
00:22Regardez ce qu'il a dit ce soir.
00:25Pour l'instant, le cessez-le-feu tient toujours ?
00:30Il est incroyablement faible, je dirais. Je dirais que c'est le plus faible en ce moment, après avoir lu
00:35cette saleté qu'ils nous ont envoyé.
00:37Je n'ai même pas fini de la lire. J'ai dit « Je ne vais pas perdre mon temps
00:41à lire ça. »
00:42Je dirais qu'il est au plus bas en ce moment. Il est sous assistance respiratoire.
00:46Eux comprennent. Ce sont toutes des personnes du milieu médical.
00:50Docteur Rose, être sous assistance respiratoire, ce n'est pas bon, vous êtes d'accord ?
00:54Je dirais que le cessez-le-feu est sous assistance respiratoire massive.
00:58Alain Bauer, le cessez-le-feu a 1% de chance de survie. Il est en train de nous dire
01:03quoi ? Qu'on va rebasculer dans la guerre ?
01:05Il s'est préparé à la guerre. Le Premier ministre Netanyahou a été très clair dans son entretien avec CBS,
01:10je crois, également.
01:13Mais on est dans ce processus de montagne russe, de manière assez récurrente.
01:22Et d'ailleurs, puisqu'on est dans le secteur médical, le président Trump, c'est un peu Doctor House, vous
01:26voyez, la série médicale,
01:28où on vous tue d'où soit avant d'essayer de vous sauver in fine dans les trois dernières minutes
01:31de l'émission,
01:32après avoir à peu près tout tenté dans tous les sens, sans avoir compris ce qu'était la nature de
01:38la maladie,
01:39ou en l'explorant, en fait, il y a un cobaye mondial qui est entre les mains du président Trump,
01:46mais aussi des Iraniens.
01:47Ils jouent le même jeu, dans les mêmes conditions, avec les mêmes mots, les mêmes règles.
01:52Au moins, de ce point de vue-là, on est entré entre poker menteur et échec menteur,
01:55mais tout le monde ment avec une détermination tout à fait remarquable.
02:00La question centrale étant à quel moment, et d'ailleurs, on le sent dans une décision
02:06que tente de prendre le président Trump sur le contrôle du prix du pétrole et du gaz aux États-Unis
02:13par le contrôle d'une taxe fédérale, ça ressemble un peu à ce qui s'est fait dans d'autres
02:17pays
02:18que la France dans l'Union européenne.
02:20C'est-à-dire qu'il a des pouvoirs qui lui sont propres pour sortir du prix mondial en le
02:26réduisant,
02:26parce qu'il est en train de comprendre qu'au bout de presque deux mois et demi de guerre
02:32et d'augmentation des tarifs du pétrole, là, il y a un enjeu qui ne pourrait pas se résoudre
02:36uniquement par le redécoupage électoral.
02:39Donc, il y a plusieurs mesures qui sont prises par Donald Trump en même temps.
02:42Celles qu'on voit, celles qu'on ne voit pas.
02:44Celles dont on parle, celles dont on ne parle pas.
02:46Celles qui nous intéressent et celles qui ne nous intéressent pas.
02:48celles qui ne nous intéressent pas, elles sont en général beaucoup plus importantes que les autres.
02:50– Et en l'état, pardon, qui est gagnant ?
02:52Vous disiez, ils jouent tous les deux le même jeu.
02:54– Les Iraniens.
02:54– Les Iraniens pour vous, les Iraniens sont gagnants.
02:56– L'Iran a le temps.
02:59Et donc, le temps est-ce que Donald Trump n'a pas.
03:03Les Israéliens, eux, ils sont dans une guerre éternelle.
03:05Donc, de toute façon, à un moment ou une autre, seuls ou avec d'autres.
03:08Et le réarmement israélien, les annonces de réarmement israélien,
03:12parce qu'eux, ils n'achètent pas du F-35.
03:14Ils achètent du F-35 qui refont à leur manière, avec des équipements que personne d'autre n'a.
03:19Le fait d'acheter deux nouveaux escadrons de F-35, deux nouveaux escadrons d'autres appareils,
03:26de moderniser massivement leur lutte anti-drone, parce que pour une fois,
03:29ils se sont fait avoir par le drone filaire, alors qu'ils ne l'ont pas vu arriver.
03:33En fait, les Ukrainiens sont en train de devenir les conseillers mondiaux de la lutte anti-drone
03:39et pour une partie des États du Golfe, mais aussi désormais pour les Israéliens
03:43qui étaient très prudents, parce qu'il y avait un accord de non-béligérance
03:47entre la Russie et Israël pendant très longtemps.
03:50On ne donnait pas à ses ennemis de quoi vous frapper.
03:55Et comme les Russes ont contourné l'obstacle avec l'Iran,
03:59les Israéliens sont en train de le contourner avec l'Ukraine.
04:02Donc en fait, ce conflit qu'on regarde en petite touche impressionniste,
04:07aujourd'hui, est en train de devenir un vrai conflit où tout est lié.
04:10Mais vous dites, alors quand même, pardon, c'est intéressant,
04:12vous dites en l'État, ce sont les Iraniens qui sont gagnants,
04:16puisque eux ont le temps. Est-ce qu'ils ont vraiment tant de temps que ça ?
04:19Je pensais qu'ils étaient étranglés économiquement à cause des blocus des ports d'Iran.
04:23Ils sont, mais ils ont été étranglés économiquement pendant une guerre
04:25qui a duré 10 ans avec l'Irak.
04:27Sauf le blocus d'Hormuz.
04:29Non, non, mais ce n'est pas vrai.
04:31La Caspienne a réglé cette question.
04:32Nous, nous, nous, il faut apprendre une carte de géographie.
04:35Vraiment, une bonne fois pour toutes.
04:36L'Iran, c'est un immense pays avec beaucoup de frontières,
04:39des tas de gens qui mentent effrontément,
04:41les Pakistanais d'un côté qui laissent passer des bateaux iraniens,
04:43et les Américains aussi, parce qu'ils ont besoin du Pakistan.
04:46La Caspienne qui est redevenue une espace d'exportation considérable de matériel.
04:51Non, non, tout ça, c'est des mensonges qu'on se raconte.
04:52Il y a les Israéliens qui ont bombardé un déport des Caspiennes.
04:55Et donc, la démonstration est qu'ils ne sont pas idiots,
05:00ils savent exactement ce qui se passe.
05:01Il faut qu'on reprenne une carte de géographie,
05:03vous en prenez une grande, vous la mettez non pas en microscope,
05:05mais en télescope, et le monde va vous apparaître.
05:07Mais vous nous dites qu'ils ne souffrent pas tant que ça.
05:10Le peuple iranien souffre énormément.
05:12Le régime iranien souffre beaucoup moins que ce que nous nous racontons,
05:16parce que nous aimons nous la raconter,
05:18en espérant qu'effectivement ça se termine.
05:20Quand les Iraniens disent, le Charles de Gaulle, pas trop près,
05:25les bâtiments britanniques, s'il en reste, pas trop près non plus,
05:28et que la France dit, ah ben non, non, pas trop près.
05:31On a bien compris le message.
05:32Ah ben alors justement, on va lire précisément ce que disent les Iraniens
05:36au sujet des Français et du Charles de Gaulle.
05:39Ce sont les mots du ministère des Affaires étrangères iranien.
05:42La présence de navires français et britanniques,
05:44ou de tout autre pays susceptible d'accompagner les actions illégales
05:48et contraires aux droits internationaux des Etats-Unis dans le droit d'Hormuz,
05:51heurtera à une réponse ferme et immédiate
05:53des forces armées de la République islamique d'Iran.
05:57Est-ce qu'ils sont capables de s'en prendre directement,
06:00les Iraniens, au porte-avions Charles de Gaulle ?
06:02Ils ont déjà essayé de s'en prendre à plusieurs porte-avions américains.
06:04Ça n'a pas bien réussi.
06:05Mais quand vous regardez ce que les Ukrainiens ont réussi à faire en mer noire
06:09contre la flotte russe avec des jetskis,
06:11des contacteurs de portes de garage,
06:13du C4 et un réseau Starlink,
06:16le problème, ce n'est pas d'envoyer un bateau moustique.
06:21Si vous en envoyez 80,
06:22vous envoyez 200 drones marins ou sous-marins comme un
06:26qui a été utilisé une fois, certes,
06:28mais une fois quand même à Haumann, etc.
06:30Vous pouvez dire qu'il y en a bien un qui va réussir à passer.
06:32Le destroyer Kohl à Aden,
06:34c'est un des premiers actes historiques
06:36de création de ce qu'on croit devoir appeler Al-Qaïda.
06:39Donc il ne faut pas croire que tous ces bâtiments sont invulnérables.
06:43Ils sont peu vulnérables, très protégés.
06:45Mais vous noterez que les bateaux américains,
06:47ils sont très très très loin des côtes iraniennes.
06:49Et quand ils passent, ils se font tirer dessus.
06:51Ils sont passés une fois, deux fois.
06:52Et puis ils se sont dit, en fait, ça ne marche pas si bien que ça.
06:55Mais ils iraient jusque-là, vous pensez,
06:57parce que c'est encore autre chose de s'en prendre à des alliés,
07:00à la France, dont le message d'ailleurs est très clair.
07:02C'est qu'on vient sécuriser le Détroit
07:04qu'une fois que la paix est installée.
07:05Oui, mais quand on dit, alors nous l'envoyons plus près,
07:09le message des Iraniens n'est pas trop près.
07:12Voilà.
07:12Et la réponse de la France, c'est pas trop près.
07:14Vous avez pu noter, d'ailleurs.
07:15Emmanuel Macron qui a réagi depuis le Kenya
07:17et qui prend quand même la menace au sérieux, Didier.
07:20Il a m'a raison.
07:20De toute manière, la France, depuis 1982,
07:22les Iraniens le savent parfaitement,
07:24et c'est pour ça qu'ils le font.
07:24On a un vrai problème à nommer de notre problème avec l'Iran.
07:28L'Iran n'aura aucun sujet à nous tirer dessus.
07:31Ils l'ont déjà fait.
07:33Ils ont fait au Dracar en 82 au Liban.
07:35Ils ont pris des otages en 83 au Liban.
07:37Ils ont fait 10 attentats à Paris dans la foulée,
07:40tout ça pour pouvoir obtenir le milliard de francs
07:43qu'on leur devait dans la question des affaires au rodif.
07:47C'est-à-dire qu'on avait prêté de l'argent au chat pour justement...
07:50Non, c'est l'inverse.
07:50Il nous a prêté de l'argent pour le sur-re-générateur Félix.
07:53Ils ont le surproté à Tricastin pour faire du nucléaire
07:57qu'on n'a pas remboursé.
07:58Donc les Iraniens nous ont fait une campagne.
08:00Et nous, à chaque fois, on a peur de le dire.
08:04Et on l'a vu ces derniers jours, de la même manière,
08:07on est très mous quand il s'agit de nos casques bleus tués au Liban,
08:12des bateaux qui passent dans le golfe de...
08:15Et les Iraniens le savent parfaitement,
08:16que le Charles de Gaulle n'ira pas se mettre dans le Détroit n'importe comment.
08:21Il restera, comme le font les Américains, à 700 kilomètres
08:23s'ils devaient se rapprocher du golfe.
08:25Et eux, ils savent parfaitement qu'on n'en a pas l'intention.
08:28Mais justement, ils en profitent pour le dire,
08:30puisqu'ils veulent dire qu'on est faible et que c'est eux qui sont forts.
08:32Donc plus on...
08:34Et comme nous, on n'ose pas appeler un chat un chat,
08:37lorsqu'il s'agit des Iraniens.
08:38Mais ça, ça remonte.
08:39C'était Mitterrand, Chirac, tous.
08:41Il n'y a pas un.
08:42Donc le traumatisme des attentats fait qu'aujourd'hui,
08:46on a cette peur qui nous empêche...
08:48Alors je ne dis pas qu'il faut faire la guerre à l'Iran du tout,
08:50mais loin de là.
08:51Mais on n'ose même pas nommer les choses.
08:54Voilà.
08:55Et le problème qu'il y a, c'est qu'on a quand même déployé un porte-avions
08:58pour justement faire en sorte qu'une coalition,
09:02qui ne soit pas la coalition de la guerre,
09:03mais sur le droit international, se mette autour de nous.
09:06Si on n'est pas capable aujourd'hui quand même
09:08d'assumer un certain nombre de choses,
09:09évidemment, les gens, ils vont hésiter plus longtemps
09:12à venir dans la coalition.
09:12Un mot quand même.
09:13Le Charles de Gaulle qui a passé le détroit de Babel-Mandeb
09:17au sud du Yémen et qui poursuit,
09:20il n'ira pas jusqu'au détroit d'Hormuz,
09:21mais qui poursuit sa route.
09:23Non, en fait, il a été envoyé là
09:27pour des raisons simples.
09:28C'est ce qu'on appelle être à la poignée de l'éventail.
09:31Il n'est pas très loin de Djibouti
09:33où il peut être ravitaillé s'il y a besoin,
09:35où on peut faire des choses.
09:36Il est bien placé dans le détroit de Babel-Mandeb
09:38qui reste un endroit stratégique très important pour nous.
09:40Et il peut venir en appui.
09:41Il peut faire de là, du renseignement,
09:43de la coopération.
09:45En fait, l'idée, c'était de créer autour d'eux.
09:47Et il est à 48 heures, grosso modo,
09:50de Djibouti.
09:51Si on lui donne l'ordre d'y aller,
09:52ce qui ne va pas être le cas pour l'instant.
09:53Pour l'instant, il est très bien là où il est.
09:55Mais il est bien là où il est
09:57si on arrive à crédibiliser
09:59l'histoire de la coalition.
10:01C'est ça, le sujet.
10:02En attendant, les Iraniens ont réagi à nouveau ce soir.
10:05À l'instant, le président du Parlement iranien
10:07qui dit que toutes les options restent ouvertes.
10:09Est-ce qu'on peut l'avoir,
10:10cette citation du président du Parlement iranien,
10:13pour que j'ai les mots précis ?
10:15Nos forces armées sont prêtes à répondre
10:17de manière instructive à toute agression.
10:19Une stratégie erronée, des décisions erronées
10:21auront toujours un résultat erroné.
10:22Le monde entier l'a déjà compris.
10:24Nous sommes prêts pour toutes les options.
10:25Ils seront surpris.
10:27Quelles options leur restent-ils réellement ?
10:29Ce qu'ils sont en train de faire.
10:31La bataille moustique, la bataille asymétrique,
10:33la démonstration de leur capacité exceptionnelle
10:36en matière de nouveaux missiles,
10:38y compris des missiles qui ne sont pas uniquement
10:39des copies des Coréens du Nord,
10:42des livraisons chinoises dissimulées,
10:45des matériels russes envoyés par-ci, par-là,
10:50et des nouveaux produits.
10:51Y compris en assumant désormais clairement
10:54qu'ils avaient un site secret d'enrichissement nucléaire
10:57qui était fait pour créer une arme nucléaire
10:58et qui, après nous avoir dit que
11:00« mais non, jamais, tout ça a été une invention »,
11:02ils ont dit « bah oui, c'est vrai,
11:04on a un site secret et on était prêt à faire en sorte
11:07qu'on allait s'enrichir à 90 et faire une ogive nucléaire.
11:10Et alors ? »
11:12Et alors ?
11:12Voilà.
11:13On est dans une bataille qui est…
11:15Ils pensent…
11:16On verra à la fin,
11:17parce que les guerres, ça se termine toujours.
11:19On sait qui a gagné, mais seulement à la fin.
11:21Pendant, on ne sait jamais.
11:23À quel moment, ils diront que…
11:26Et pendant ce temps-là, les négociations continuent.
11:28Parce que pendant ce temps-là, tout le monde se parle.
11:31Elles sont un petit peu au point.
11:32Non, et la question du nucléaire…
11:33Non, non, non, non, non, ça c'est nous qui croyons ça.
11:35Vraiment, voilà.
11:36En tout cas, ça bloque sur le nucléaire ?
11:39Non, c'est pas sur le nucléaire.
11:40C'est le sujet, mais c'est pas sur le nucléaire que ça bloque.
11:42D'abord, il y a 10 tonnes, pas 440 kilos.
11:44Donc, il faut se le mettre une bonne fois dans la tête.
11:4610 tonnes.
11:47De 2 à 60.
11:48Alors, pardon, je m'arrête.
11:4910 tonnes de 2 à 60 % du rayon enrichi ?
11:52C'est 10 tonnes.
11:53Même quand il y en a 2, ça veut dire qu'il peut y en avoir 60.
11:55Quand on a commencé, on a commencé.
11:58Pour ça, il faut des centrifugeuses.
11:59Il n'y en a quasiment plus.
12:00C'est la bonne nouvelle.
12:01Même celles qui n'ont pas été détruites
12:03ont été tellement secouées qu'elles sont inopérantes.
12:06Deuxièmement, il y a un site qui n'a jamais été bombardé,
12:08la montagne de la Pioche.
12:09C'est le grand mystère de pourquoi ce site n'a pas été bombardé.
12:12Alors, nous, on le sait parce qu'il est imbombardable.
12:15C'est-à-dire qu'il y a un bombardable ?
12:16Il faut une arme nucléaire pour le détruire.
12:18Une arme nucléaire tactique, je précise.
12:20C'est pas la fin du monde, c'est pas Hiroshima.
12:22Mais ça, personne ne veut…
12:23Pour des raisons légitimes.
12:25Personne ne va pousser à utiliser ça.
12:26Mais c'est trop profond, c'est du granit, c'est très…
12:29Là, ce site n'a jamais été touché.
12:30Il y a peut-être encore des centaines de centrifugeuses
12:32et peut-être 440 kilos ou plus.
12:35Je précise que 440 kilos, c'est la dernière mesure prise par l'AIEA
12:40au moment où elle dit qu'ils sont prêts à la bascule.
12:42Mais ce qui est, pardon, je rebondis là-dessus,
12:44ce qui est quand même plutôt bien vu de la part des Iraniens,
12:46si la montagne de la Pioche est inatteignable,
12:48sauf à envoyer une bombe atomique.
12:50Quitte à faire un site inatteignable, autant choisir un
12:54dont la géographie permet de…
12:57Et puis le dernier qu'on ne connaissait pas,
12:59qui était Minjidai dans la banlieue de Téhéran,
13:01où là, il y avait des centrifugeuses nouvelles
13:04et, en tout cas, jamais détruites ou jamais secouées,
13:07entre guillemets, et le début de construction d'une ogive.
13:10Une ogive, c'est fait pour mettre une bombe.
13:12C'est pas très compliqué.
13:13Et celui-là a été bombardé par les Israéliens et les Américains
13:16de manière très précise.
13:17Les Iraniens disent « Ah oui, mais on en a encore un autre ».
13:20Alors, est-ce la montagne de la Pioche,
13:21qui n'est pas si secret que ça, même si c'est compliqué ?
13:24Est-ce un sixième site qu'on ne connaissait pas encore ?
13:26Je rappelle que Minjidai, personne ne savait que ça existait
13:28avant la guerre des 12 jours.
13:29Ce sont des renseignements issus du Mossad
13:33et de son infiltration qu'il a permis.
13:35Donc, en fait, on a toute une série de marques.
13:36Mais il y a des éléments d'accord.
13:38Il y a des éléments d'accord pour la dilution.
13:40Il y a des éléments d'accord pour le transfert.
13:42Alors, justement, là-dessus,
13:44c'est une information du Wall Street Journal.
13:46Les Iraniens proposeraient de diluer
13:48une partie de leur uranium hautement enrichi
13:50et de transférer le reste dans un pays tiers.
13:54Oui, qui est soit la Russie,
13:55parce que la Russie gère la centrale de Boucher depuis le début
13:58et s'est déjà proposé à plusieurs reprises
14:01d'être le pays tiers.
14:02Et ceci avait été accepté par la plupart des négociateurs
14:04du JCPO et dits accords de Vienne.
14:06Donc, les Américains pourraient dire
14:08« Ok, Vladimir Poutine, avec son affaire ! »
14:10C'est une victoire !
14:11Pardon, Didier ?
14:12À ce stade, ils n'ont pas répondu, mais c'est une option.
14:14C'est une option.
14:14C'est une option qui avait déjà été acceptée
14:16par l'administration Obama.
14:18Donald Trump a dit que c'est nous qui allons récupérer.
14:20Oui, oui.
14:21Mais s'il gagne quelque chose à la fin,
14:23il pourra dire que c'est une victoire
14:24grâce à son ami Vlad.
14:27Parce que c'est copain, quand même.
14:28Donc, il y a cette option, elle existe.
14:30Et puis, il y a la dernière option
14:32qui est l'intervention.
14:33Et c'est ce qui va se passer du 13 au 15,
14:34c'est l'intervention du président Xi.
14:36Parce que le président Xi,
14:37il a beaucoup d'armes en main.
14:39Il est dans un cadre d'un conflit majeur et mondial
14:44avec le président Trump.
14:45Il vient de perdre le contrôle de Panama.
14:47Il se rend compte qu'il n'a plus le contrôle
14:49du détroit de Malacca.
14:50Alors, Panama, ce n'est pas très grave.
14:52Il avait le contrôle de la gestion,
14:54mais il est en train de menacer très fortement
14:56les deux nouveaux opérateurs, dont Mersk,
14:59en leur disant, si vous reprenez la gestion,
15:01c'est un conflit majeur avec la République populaire de Chine.
15:04À votre place, je n'y mettrais pas les pieds.
15:05Donc, c'est une vraie menace stratégique
15:07entre un pays et une entreprise.
15:09Et puis, Malacca, c'est 80% de ses exportations.
15:12C'est-à-dire un enjeu majeur de survie
15:14pour le régime chinois d'un point de vue économique.
15:17Donc, il a quelques armes.
15:18Évidemment, là, il vient de récupérer
15:20le contrôle du soufre, si je comprends bien,
15:22en fermant le robinet, en plus des autres terres rares.
15:26Parce que la Chine a réussi à avoir
15:27une gestion complète du circuit des terres rares.
15:30Pas seulement les gisements,
15:32l'exploitation, la transformation,
15:33la distribution.
15:35Et donc, là, il y a une négociation au sommet
15:37qui est une négociation mondiale
15:38où tout va se rééquilibrer ou pas.
15:41Il y a trois jours où les deux empires,
15:45un déclinant, qu'est les États-Unis,
15:46et un réémergent,
15:48parce que ça ne date pas d'hier.
15:49La Chine, c'était quand même
15:50la plus grande puissance mondiale
15:52avant que les Anglais, les Français
15:53et quelques autres mettent fin à l'empire.
15:55Les États-Unis, empires déclinants.
15:56Oui.
15:58Ils n'ont pas gagné.
16:00Leur flotte, la moitié,
16:03n'arrive pas à naviguer.
16:04Quand les Chinois font deux porte-avions en six ans,
16:07les Américains en font un en douze.
16:08Et encore, la démonstration de puissance
16:10du 1er septembre,
16:12lors du défilé chinois,
16:14où on avait pas seulement des prototypes,
16:15mais des milliers d'équipements
16:17de dronisation, de laserisation, etc.
16:19Une note de l'armée de l'US Navy,
16:22fin de l'année, qui dit
16:23« Nous sommes égalés, voire dépassés
16:25par les Chinois. »
16:27Si les États-Unis n'arrivent pas
16:29à vaincre l'Iran,
16:32vous allez voir, à Taïwan,
16:33parce que c'est un autre sujet.
16:35Là, c'est une conquête chinoise
16:36d'un espace complexe.
16:38Mais on sent bien qu'il y a là
16:40une problématique.
16:40Les Chinois regardent tout,
16:42apprennent tout,
16:43ont compris les erreurs des Russes
16:44en Ukraine.
16:45Ils ne veulent pas refaire la même chose.
16:47Ils regardent les erreurs des Américains.
16:49Il faut se rappeler que les Iraniens,
16:51depuis 25 ans,
16:52ont préparé cette guerre.
16:53Ça fait 25 ans
16:54qu'ils ont préparé une guerre asymétrique
16:55en décentralisant totalement le pouvoir, etc.
16:59La chance que les Américains ont,
17:00c'est que le président Xi
17:01vient de faire la plus grande purge
17:03de l'histoire de l'armée populaire de libération.
17:05Déjà, il en faisait régulièrement.
17:07Là, il a purgé
17:08ceux qui ont déjà remplacé
17:09ceux qui l'avaient purgé avant.
17:10Il y a une crise de confiance terrible
17:13à l'intérieur de l'armée populaire de libération.
17:15C'est la chance des Américains
17:17pour que l'affaire taïwanaise
17:18ne se déclenche pas brutalement.
17:19Car si elle se déclenchait demain,
17:22les États-Unis et les Américains
17:23n'auraient pas les moyens d'intervenir.
17:25Ils n'auraient pas les moyens.
17:26Ils ne sont pas capables de faire
17:28non pas deux conflits
17:29comme on le croyait avant,
17:30ils ne sont pas capables d'en faire un.
17:31Donc, c'est un Donald Trump
17:33très affaibli
17:34qu'il va rencontrer...
17:35Non, totalement, parce qu'il a des atouts.
17:37Malacca, Panama,
17:39il a récupéré un certain nombre d'atouts.
17:41Il s'est reconstruit.
17:43Il a remis des cartes dans son jeu.
17:44Venezuela aussi.
17:45Venezuela, bien sûr.
17:46Mais c'était du pétrole lourd.
17:48Le pétrole iranien,
17:49les raffineries chinoises sont formatées
17:52pour le pétrole iranien.
17:53Elles sont formatées pour.
17:54On ne peut pas mettre autre chose.
17:56Et là, il a un argument majeur.
17:58Sauf que nos amis pakistanais,
18:00armés par les Chinois,
18:02armés par les Chinois,
18:03laissent passer des bateaux
18:05qui viennent du dernier port iranien
18:06sur la côte
18:07et qui passent de l'autre côté
18:09au premier port pakistanais
18:10et qui deviennent brutalement pakistanais.
18:11Et que les Américains laissent passer
18:12parce qu'ils ont besoin des Pakistanais,
18:14leurs meilleurs ennemis amis.
18:16Alors, qu'est-ce qu'il peut lui dire
18:17dans 48 heures ?
18:19Qu'est-ce qu'il va chercher à obtenir ?
18:21Est-ce que, justement,
18:22sur le dossier du nucléaire,
18:24la Chine peut avoir une influence ?
18:25Alors, la Chine a une influence
18:26très forte sur l'Iran.
18:27On l'a vu.
18:27D'ailleurs, le visite
18:28du ministre des Affaires étrangères,
18:30d'habitude, c'était plutôt Moscou.
18:32Le passage à Pékin
18:33était assez inattendu.
18:35Ali Larijani avait pris des contacts
18:37avec les Chinois,
18:37qui étaient l'homme vraiment
18:38de la négociation
18:39avant qu'ils se fassent éliminer in fine.
18:41Ce qui était probablement
18:42la plus grosse erreur stratégique
18:44de cette guerre,
18:44c'est-à-dire d'éliminer le seul
18:45qui était capable de représenter
18:47tous les clans du pouvoir iranien.
18:49Parce qu'aujourd'hui,
18:50il y a eu un coup d'État
18:51interne en Iran.
18:53C'est le cercle Habib
18:54qui a pris le pouvoir.
18:56Ce n'est plus une monarchie.
18:57Iran, c'est fini.
18:59C'est les anciens gardiens
19:00de la révolution,
19:01de la guerre iran-Irak,
19:02d'un petit club très fermé
19:04et qui a pris le contrôle,
19:06y compris le président du Parlement,
19:07visiblement,
19:08en a fait partie également.
19:10Donc, on sent bien
19:11la reconstitution du pouvoir.
19:12Et là, le pouvoir,
19:13vous avez des radicaux,
19:14des ultra-radicaux
19:14et des ultra-ultra-radicaux.
19:16Mais les Chinois, eux,
19:17ont ce pouvoir
19:18parce qu'eux pèsent au Pakistan.
19:21Ils pèsent sur les Russes.
19:23Donc, ils pèsent aussi
19:23sur la Caspienne.
19:24Leurs relations avec les Turcs
19:25ne sont pas si mauvaises que ça,
19:26contrairement à ce qu'on pouvait imaginer.
19:28Il y a une espèce
19:29de reconfiguration mondiale
19:31sur laquelle le président Xi
19:32pourrait dire
19:33« je vais être le faiseur de paix ».
19:35Et d'ailleurs,
19:36ça l'intéresse
19:36d'être le faiseur de paix.
19:37Faseur de paix
19:38tout en fournissant
19:39des composantes essentielles
19:40pour fabriquer des missiles iraniens.
19:41Du perclorate de sodium
19:42pour faire du pro-pergol.
19:43Mais ça fait des dizaines d'années.
19:46Parce que pour peser sur l'Iran,
19:47il faut montrer
19:47qu'on est amis de l'Iran.
19:49Mais ce n'est pas un peu paradoxal, ça ?
19:50Non.
19:51Ça s'appelle la réelle politique.
19:52Parce qu'ils ont aussi besoin d'autre chose.
19:53Ils ont besoin comme les...
19:54Enfin, de la même manière
19:55que les Iraniens ont besoin...
19:55Ils ont besoin du pétrole aussi.
19:56Voilà.
19:56Ils ont 90% de leur pétrole,
19:58comme vous le disiez Alain.
19:59Et ils sont sous...
20:00Eux, ce dont ils ont peur
20:02et le problème qu'ils ont aujourd'hui,
20:03c'est ce qu'on appelle
20:03les sanctions secondaires.
20:05C'est à raffiner ce pétrole-là.
20:07Les entreprises chinoises
20:08sont touchées par les menaces
20:11de sanctions secondaires américaines.
20:12Et donc, s'ils vont négocier, c'est ça.
20:14C'est la levée des sanctions secondaires
20:15sur la question du raffinage de pétrole
20:17en échange de...
20:18De la même manière que les Iraniens
20:20négocient le retour de leurs avoirs
20:24en échange d'un cadre de négociation
20:26sur le nucléaire.
20:28Donc, rencontre cruciale
20:29avec la Chine qui potentiellement
20:31détient les clés de ce qu'on fait.
20:33Elle détient la clé
20:35de la porte de sortie principale
20:37du conflit.
20:38D'ailleurs, je raconte comment
20:39depuis Deng Xiaoping, dans le livre,
20:41la construction du pouvoir chinois
20:43a été d'abord économique,
20:45puis politique et enfin militaire.
20:47Quand la Chine dit
20:48je vais tripler mon nombre d'armes nucléaires,
20:50elle n'en a pas besoin.
20:51Pourquoi le fait-elle ?
20:52Pour montrer que désormais,
20:53elle peut être non pas un acteur passif,
20:55puis un acteur neutre.
20:56Elle veut être un acteur actif du conflit.
20:58Quand elle tient à bout de bras
21:00le régime russe
21:02en prenant le contrôle
21:03d'une partie essentielle
21:05des actifs économiques de la Russie,
21:06le FSB lui-même
21:07et le SVR,
21:08les deux services de renseignement,
21:09je ne me permettrai pas
21:11d'aller sur les terres
21:11de la Marade ici présents,
21:14mais font des notes
21:15de plus en plus inquiètes
21:16sur la prise de contrôle chinois
21:19sur des pans entiers
21:20de l'économie russe
21:22et des territoires.
21:24par la démultiplication
21:25des zones de passage,
21:26des zones frontières,
21:27des réseaux d'oléoducs,
21:29de gazoducs,
21:29de routes,
21:31d'aéroports,
21:32d'infrastructures
21:32entre la Russie et la Chine
21:34amènent très exactement
21:35ce que Staline avait prévu
21:36en disant
21:37notre principal ennemi,
21:38ce n'est pas l'Amérique,
21:39ce n'est pas l'Occident,
21:40c'est la Chine
21:40et il faudrait les nucléariser
21:41les premiers,
21:42je cite.
21:42Donc,
21:43on verra,
21:44on verra si Xi Jinping
21:46parvient à peser
21:47sur le conflit
21:48et trouver une issue.
21:50En l'état quand même,
21:51on a quand même l'impression,
21:52on avait Donald Trump
21:53en début d'émission
21:54qui disait
21:55le cessez-le-feu
21:56tient à 1%,
21:58il est sous assistance respiratoire
22:00et on a
22:01Benjamin Netanyahou
22:03très belliqueux
22:06qui lui dit
22:07il y a encore
22:08beaucoup de travail à faire
22:09et on le sent,
22:10il espère que la guerre
22:11et les frappes vont reprendre.
22:12On écoute le premier ministre israélien.
22:14Je pense que la guerre en Iran
22:17a permis de réaliser
22:18beaucoup de choses
22:19mais elle n'est pas terminée
22:20car il reste des matières nucléaires
22:22et de l'uranium enrichi
22:23à retirer d'Iran.
22:24Il reste des sites
22:25d'enrichissement à démanteler,
22:27l'Iran soutient encore
22:28des groupes armés.
22:29Ils veulent encore
22:30produire des missiles balistiques,
22:32on en a dégradé
22:33une grande partie
22:33mais tout est encore là
22:35et il reste du travail à faire.
22:39Est-ce qu'il peut y avoir
22:41à nouveau
22:42des frappes
22:43voire
22:44une opération terrestre
22:46pour aller chercher
22:47directement
22:47l'uranium enrichi ?
22:49On a entendu
22:51alors je ne sais plus
22:51j'ai un doute
22:52est-ce que c'est
22:52Benjamin Netanyahou
22:53ou est-ce que c'est
22:53Donald Trump dire
22:55pour l'uranium enrichi
22:57vous entrez
22:58puis vous le retirez ?
22:59En fait Netanyahou a dit
23:01qu'il a parlé
23:01avec le président Trump
23:02et que le président Trump
23:04lui a dit
23:05et donc en fait
23:06il se renvoie
23:08la balle
23:09mais en tout cas
23:10l'idée d'une opération
23:11commando
23:11pour aller directement
23:13chercher l'uranium enrichi
23:15elle est sur la table ?
23:16Alors un
23:17nul ne sait où il est
23:18deux
23:18nul ne sait si tout y est
23:20au même endroit
23:21et trois
23:22ça se transporte
23:24si on veut le faire
23:25dans une glacière
23:26certes un peu grande
23:27mais on n'est pas obligé
23:28d'avoir un camion
23:29de 38 tonnes
23:30avec une remorque
23:31donc personne n'en sait rien
23:33personne ne sait
23:33où est ça
23:35les Iraniens ont donné
23:36au moins quatre versions
23:37différentes
23:37il est enterré
23:38c'est pas grave
23:40on ne peut pas y accéder
23:41mais on peut faire un effort
23:42on pourrait le transférer
23:44la question était
23:45donc si vous pouvez le transférer
23:46vous savez où il est
23:47et ainsi de suite
23:48je veux dire
23:48tout le monde ment
23:49effrontément dans cette affaire
23:50et donc il n'y a pas
23:52aujourd'hui d'indication
23:53de la concentration
23:55de tout le stock
23:56d'uranium
23:57enrichi à 60%
23:58ou que ce soit
23:59deuxièmement
24:00même si cette question
24:01était résolue
24:02chez 440 kilos
24:03il resterait encore
24:059,6 tonnes
24:07d'uranium enrichissable
24:10je ne sais pas
24:10si c'est français
24:12et donc ça ne résoudrait pas
24:14totalement la question
24:14donc c'est à la fois
24:15l'uranium enrichi
24:17le moratoire de 10 ans
24:18ou 20 ans
24:19ou 12 ans
24:20ou 5 ans
24:20les Etats-Unis
24:21qui demandent un moratoire
24:22de 20 ans
24:22les Iraniens
24:23qui ne sont pas d'accord
24:24qui souhaitent 5 ans
24:25oui mais donc
24:26il y a une négo
24:27il y a une négociation
24:28sur tout
24:29et elle continue
24:30vous savez les Iraniens
24:31sont arrivés à Oman
24:32pour la première négociation
24:33avec une équipe de négociation
24:34de 71 personnes
24:35ils n'ont pas joué
24:37aux cartes
24:38ils ont négocié
24:40et donc tout le monde
24:41continue à négocier
24:42sur les
24:42il y a 6 points
24:43sur 14 négociables
24:45aujourd'hui
24:46assez facilement
24:47la levée des sanctions
24:48la restitution de
24:49etc
24:49il y a 4 points
24:51où le président Trump
24:53se laisserait assez aller
24:54y compris sur le péage
24:56s'il est partagé
24:57voilà
24:58et puis il y a 4 points
24:59qui sont extrêmement durs
25:01dont essentiellement
25:02tout ce qui concerne
25:03le nucléaire
25:03et les missiles
25:05donc les négociations
25:07se poursuivent
25:07et en même temps
25:09on sent que potentiellement
25:10les frappes peuvent reprendre
25:11ça fait partie
25:12de la négociation
25:12la frappe fait partie
25:13de la négociation
25:14c'est pas la frappe
25:15ou la négociation
25:15c'est la frappe
25:16fait partie de la négociation
25:17la négociation fait partie
25:18de la frappe
25:19c'est pas séparé
25:20c'est la même chose
25:21mais vous sentez pas vous
25:24qu'il est prêt à y aller
25:25qu'il est prêt à y retourner ?
25:27ah si bien sûr
25:27mais parce qu'ils se sont mis d'accord
25:29sur les points de frappe
25:31leurs conseillers militaires
25:33et du renseignement
25:35travaillent régulièrement
25:36ah la guerre
25:36c'est une affaire
25:37de stratégie et de tactique
25:39d'opérations possibles
25:41et potentielles
25:42de risques
25:42pris ou pas pris
25:45voilà
25:45quand ils détruis
25:46des vedettes moustiques
25:48il sait ce qu'il fait
25:49quand il y a des tirs
25:50de représailles
25:52il sait ce qu'il fait
25:53quand il y a un port
25:54de la Caspienne
25:56qui est frappé
25:56c'est un message personnel
25:58quand il y a un immeuble
25:59qui est frappé
25:59nul ne sait pourquoi
26:00à Oman
26:01ville qui n'a jamais été frappée
26:02c'est un message personnel
26:04il faut juste savoir
26:04qui était dans l'immeuble
26:05en question
26:06le jour où il a été frappé
26:07il y a même pour les russes
26:07la même chose
26:08il y avait un centre culturel
26:10à Téhéran
26:10qui était touché
26:12voilà
26:12donc ça fait partie
26:13des messages personnels
26:14tout le monde s'envoie
26:15des courriers
26:15et alors les frappes
26:16ce serait quoi
26:17s'ils frappaient ?
26:18ils ont une liste
26:19à la fois une liste
26:20de sites
26:21dont ils pensent
26:22qu'ils pourraient être aussi
26:23des sites nucléaires
26:24il y a beaucoup d'Iraniens
26:25qui donnent beaucoup
26:25de renseignements
26:26sur des gardiens
26:27de la révolution
26:27des Basidji
26:28etc.
26:29qui permettent
26:29des éliminations ciblées
26:30dont on parle assez peu
26:31mais qui continuent
26:33de la même manière
26:33qu'on parle très peu
26:34des exécutions sommaires
26:36qui continuent
26:37avec les gens
26:37qui avaient tenté
26:38de renverser le régime
26:39en janvier
26:40c'est-à-dire
26:40une révolution populaire
26:42partie trop tôt
26:43et en tout cas
26:44tellement tôt
26:45que personne l'avait vu venir
26:46un espion
26:47ou pseudo-espion
26:48pseudo-espion
26:50marche très bien
26:51mais il y a des jeunes gens
26:52qui ont été assassinés
26:54parce que c'est des assassinats
26:55politiques
26:55clairement
26:56par le régime
26:57par dizaines
26:59depuis
27:01la pause
27:02et malgré tout
27:03le renversement du régime
27:05on a le sentiment
27:06que c'est un
27:08alors c'était certes
27:09l'objectif fixé
27:10par Benjamin Netanyahou
27:11mais c'est vain
27:11mais c'est la différence
27:13entre Benjamin Netanyahou
27:14et Donald Trump
27:15Donald Trump voulait
27:16le désarmement de l'Iran
27:18Benjamin Netanyahou
27:19voulait l'effondrement
27:20de l'Iran
27:20c'est pas le même politique
27:22vous avez la moitié
27:23qui fait à peu près
27:24la même chose
27:24au début
27:25c'est exactement
27:28symétrique
27:28mais à la fin
27:29c'est pas tout à fait
27:29tout à fait pareil
27:31on apprend là
27:31depuis quelques jours
27:33parce qu'on ne comprenait pas
27:34pourquoi les Kurdes
27:35n'étaient pas partis
27:36alors il y avait une version
27:37qui expliquait que les Kurdes
27:38ne s'étaient pas révoltés
27:39pour créer une zone
27:41de turbulence
27:42dans le nord
27:45ouest
27:45est
27:46non nord-est
27:47alors ouest ouest
27:48non ouest
27:50merci
27:51de l'Iran
27:52et là on apprend
27:53qu'en fait
27:53Donald Trump
27:54n'a pas donné le feu vert
27:55à la révolte
27:55alors que contrairement
27:56à ce que tout le monde racontait
27:57ils avaient été effectivement
27:58armés pour le faire
28:00quand le successeur
28:01enfin l'héritier du chat
28:02dit
28:03on était prêt à se révolter
28:04mais c'était pas le bon moment
28:05c'est qu'il y a eu
28:06une discussion
28:07sur la possibilité
28:09que cette révolte fonctionne
28:10et que ça se termine pas
28:11comme la baie des cochons
28:12à Cuba
28:12c'est-à-dire un désastre militaire
28:14on sent bien
28:15qu'il y a toute une série
28:17d'options qui sont sur la table
28:18et qu'en fonction
28:19risque opportunité
28:20comme toujours
28:21il y a des choix
28:22qui sont faits
28:23ou pas faits
28:24ce qui va être très intéressant
28:25je crois
28:25c'est que
28:26l'arrivée du troisième
28:29joueur dans cette affaire
28:30avec un joueur majeur
28:31Xi Jinping
28:32est en train de changer
28:33la nature
28:34du conflit
28:35en l'élargissant
28:37à un autre joueur
28:40et à un maître du jeu
28:41alors je ne sais pas
28:42si le go menteur existe
28:43le poker menteur
28:45et les échecs menteurs
28:46en plus
28:47Xi Jinping
28:47c'est à la fois plus subtil
28:49et plus brutal
28:49on sent bien
28:51à la fois la manière
28:52dont les choses sont enrobées
28:53et dont la décision
28:53peut être extrêmement définitive
28:55notamment dans les purges
28:56actuelles
28:56dans l'armée populaire
28:57libération
28:57il se passe quelque chose
28:59dans cette fameuse rencontre
29:01du 13 au 15
29:03et les chinois d'ailleurs
29:03sont très inquiets
29:05parce qu'ils ne savent pas
29:06comment prendre Donald Trump
29:07pour eux
29:08c'est un mystère absolu
29:09dans quel sens
29:10c'est un mystère absolu
29:12ce n'est pas un politicien habituel
29:14ce n'est pas un diplomate habituel
29:15ce n'est pas un chef d'état habituel
29:17vous allez dire
29:18personne ne sait trop
29:18comment le prendre
29:19si
29:19certains si
29:21je ne sais pas
29:21le président finlandais
29:23visiblement
29:23connaît la martingale
29:25mais le golfe
29:25je ne sais pas
29:26si c'est très répandu
29:27chez Xi Jinping
29:28Poutine apparemment
29:29c'est très très bien manié
29:30oui mais depuis très très longtemps
29:31voilà
29:32là c'est différent
29:33pour Xi Jinping
29:35mais il y a cette difficulté
29:36on va dire
29:37avec Narendra Modi
29:38à quel point
29:38les amours peuvent être fugaces
29:40quand les taxes arrivent
29:41il y a plein de sujets
29:42mais Xi Jinping
29:43la grande inquiétude des chinois
29:45c'est comment on va prendre Trump
29:47et en fait
29:47la grande décision
29:48qui a été prise
29:49c'est le plus simple
29:50c'est de le laisser parler
29:52c'est de le laisser parler
29:55et derrière
29:58attraper une opportunité
29:59donc c'est beaucoup moins
30:02guindé que
30:03je parle
30:04tu parles
30:04je parle
30:05tu parles
30:05je parle
30:05tu parles
30:06mon premier adjoint
30:07mon deuxième adjoint
30:07en fait
30:08ils vont le laisser
30:09déblatérer
30:10et réagir derrière
30:12et essayer de saisir
30:13une opportunité
30:14quelle est leur priorité absolue ?
30:16rétablir la circulation
30:18dans le Détroit
30:18parce que c'est en train
30:20d'étouffer leur économie
30:21mais surtout l'économie
30:22de tous les pays asiatiques
30:23et là pour eux
30:23c'est un enjeu régional
30:25hémisphérique
30:25la Chine elle vit
30:26avec une carte
30:27je la mets dans le livre
30:28d'ailleurs
30:28la carte de la Chine
30:29depuis 2013
30:30elle est verticale
30:32nous nous vivons
30:33dans un monde horizontal
30:34eux dans un monde vertical
30:35ça change tout
30:37les Américains sont en train
30:38de faire la même chose
30:38en disant
30:39du Groenland
30:40enfin de l'Alaska
30:41au Groenland
30:42nous vivons aussi
30:42la verticalité
30:43et donc la reprise
30:44du contrôle
30:45de toute l'Amérique du Sud
30:46morceau par morceau
30:47y compris le Brésil
30:47qui est son objectif
30:48de fin d'année
30:49il a regagné
30:50morceau par morceau
30:51tout ce que la gauche
30:53avait gagné
30:54dans les pays
30:55le Chili
30:55l'Argentine
30:56s'est déjà fait
30:57les dernières élections
30:58et par le scrutin
30:59il est en train
31:01d'étouffer Cuba
31:01ça sera son prochain
31:03trophée
31:04ça sera son prochain
31:05trophée
31:05réellement
31:06ah oui bien sûr
31:07qu'est-ce qu'il va y faire
31:08ça n'a aucune espèce
31:09d'importance
31:09c'est symbolique
31:11l'Iran c'est symbolique
31:12parce que la prise
31:12de contrôle de l'ambassade
31:13en 79
31:14la plus grande humiliation
31:16américaine
31:16après le Vietnam
31:17là Cuba c'est symbolique
31:19c'est la plus grande
31:20humiliation
31:20parce que c'est la baie
31:21des cochons
31:21il faut bien comprendre
31:23qu'il y a une pensée
31:24qui reste là
31:27qui est présente
31:28chez Donald Trump
31:29comme la représentation
31:30de l'Amérique
31:30qui ne se laissera plus
31:31jamais humiliée
31:32pour ne plus être humilié
31:33il faut régler le compte
31:34des humiliations précédentes
31:35et il est en train
31:36d'être humilié en Iran
31:37là ?
31:38pas encore
31:39là pour l'instant
31:40il est dans la phase
31:41entre deux
31:41est-ce qu'il va y arriver
31:43est-ce qu'il ne va pas y arriver
31:44son problème c'est de dire
31:45à quel point j'ai gagné
31:46alors il l'a déjà dit
31:4612 fois tout en expliquant
31:48que ce n'est pas totalement
31:49totalement totalement gagné
31:50parce qu'il reste encore
31:51des petits trucs à faire
31:52mais le moment
31:52où il dira
31:53c'est fini
31:54alors ça sera fini
31:55et là il faudra
31:56qu'il gère
31:56l'état de
31:58est-ce qu'il aura plus
31:59de jetons
31:59à la fin de la partie
32:00qu'il n'en avait au début
32:01ce qui n'est pas encore le cas
32:03malgré beaucoup
32:04de destruction
32:04d'élimination
32:05y compris des éléments
32:06considérables
32:07des routes de la soie
32:08de Xi Jinping
32:09notamment le grand pont
32:10qui avait été bombardé
32:11personne ne comprenait pourquoi
32:12c'est un élément majeur
32:13des routes de la soie
32:14qui permettait
32:15d'élargir
32:16le corridor de distribution
32:17et l'influence chinoise
32:18donc on retrouve toujours
32:19à un moment ou à un autre
32:20Pékin dans le jeu
32:21merci beaucoup
32:22merci Alain Bauer
32:23je rappelle vos deux livres
32:25deux de vos livres plutôt
32:26Chine la revanche de l'Empire
32:28aux éditions Fayard
32:29et Trump le pouvoir des mots
32:31aux éditions First
32:31merci beaucoup d'être passé nous voir
32:33merci à vous
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