- il y a 11 heures
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.
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00:00:04Bonjour à tous et bienvenue dans le Midi BFM. Bonjour Roselyne. Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:00:08Il y a deux grands titres aujourd'hui dans le Midi BFM. D'abord une française testée positive à l
00:00:12'antavirus.
00:00:13Et de toute évidence, ça nous inquiète, vous êtes des centaines à nous poser des questions depuis tôt ce matin
00:00:19et nous y répondrons en détail dès 13h15.
00:00:21Parce que l'état de cette femme s'est dégradé dans la nuit, a dit la ministre de la Santé.
00:00:24Quatre autres passagers français de la croisière, rapatriés hier par avion, sont à l'isolement. Eux aussi à l'hôpital
00:00:30Bichat où on retrouvera Chloé Giraud.
00:00:32Alors c'est un virus qui est inquiété pour cause, mortel dans 30 à 50% des cas. Une réunion
00:00:36de crise est programmée cet après-midi à Matignon.
00:00:39A ce stade, le virus a fait au moins trois morts. Comment briser la chaîne de contamination ? C'est
00:00:43la question.
00:00:44Autre grand titre de l'actualité, la guerre et le spectre des frappes qui revient. Donald Trump juge le plan
00:00:49proposé par les Iraniens inacceptable.
00:00:52Benjamin Netanyahou dit que la guerre n'est pas finie, qu'il reste encore des matières nucléaires, de l'uranium
00:00:56à aller rechercher et à sortir d'Iran. Oui mais comment ?
00:00:59De leur côté, les Iraniens menacent. Tout déploiement militaire déclencherait une réponse décisive et immédiate de l'armée iranienne et
00:01:06ce, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi notamment du Charles de Gaulle pour se prépositionner dans
00:01:12la région.
00:01:12Et avec tout ça évidemment, le pétrole repart à la hausse. Et les nouvelles aides annoncées la semaine dernière par
00:01:17le Premier ministre, c'est pour qui ? C'est pour quand ?
00:01:20Nos dernières informations dans quelques minutes avec Sofiane.
00:01:22Une réunion de crise est donc programmée, Roselyne, cet après-midi, peu après 16h à Matignon sur l'antavirus parce
00:01:28qu'il y a un premier cas en France.
00:01:31Une femme qui se trouvait à bord de ce bateau de croisière, Londus, elle a donc été testée positive.
00:01:36Et elle est désormais soignée à l'hôpital Bichat à Paris. Tous les autres Français pour l'instant sont négatifs.
00:01:41Voilà ce que disait la ministre de la Santé ce matin, Stéphanie Riste.
00:01:45Dans les cinq Français, une des personnes pendant le voyage en avion a eu des symptômes. Elle s'est malheureusement
00:01:50dégradée cette nuit.
00:01:52Et je peux dire ce matin que les tests sont revenus positifs à l'antavirus. Donc il s'agit d
00:01:58'une patiente avec un antavirus qui est dans un endroit, un hôpital spécialisé en maladies infectieuses.
00:02:06Elle a des symptômes qui sont équivalents et qui peuvent ressembler à l'antavirus. Mais encore une fois, le diagnostic
00:02:13est confirmé par les tests PCR qui ont été réalisés chez cette personne.
00:02:17Voilà, et la ministre de la Santé dit que son état s'est dégradé. Chloé Giraud, vous êtes devant l
00:02:21'hôpital Bichat à Paris avec Marjorie Marcia. Quelles sont les dernières nouvelles ?
00:02:27Eh bien, elles ne sont pas très rassurantes en ce qui concerne cette femme contaminée par l'antavirus. On vient
00:02:33de l'entendre, son état s'est dégradé dans la nuit.
00:02:35Et d'ailleurs, ce matin, la ministre de la Santé n'a pas été en capacité de dire si oui
00:02:40ou non. Le pronostic vital de cette femme était engagé, indiquant que cela pouvait être le cas de cette personne.
00:02:46En ce qui concerne les quatre autres Français pris en charge ici à l'hôpital Bichat, ils sont placés à
00:02:51l'isolement strict. Mais pour le moment, aucun d'entre eux n'a présenté de symptômes.
00:02:56Et ils ont pour le moment été testés positifs. En revanche, ils vont rester ici finalement plus de temps que
00:03:02prévu.
00:03:03Ce qui était prévu initialement, c'est qu'ils soient pris en charge ici pendant 72 heures, le temps d
00:03:08'effectuer plusieurs batteries de tests et d'examens,
00:03:11avant d'éventuellement repartir chez eux pour poursuivre leur isolement. Finalement, ce matin, la ministre de la Santé a indiqué
00:03:17qu'ils resteraient ici au minimum 15 jours,
00:03:20soit la période durant laquelle, en général, les premiers symptômes apparaissent.
00:03:25Néanmoins, on sait que la période d'accubation peut aussi être beaucoup plus longue et aller jusqu'à six semaines.
00:03:29Et puis, il y a aussi 22 autres cas contacts français. Non pas des personnes qui étaient à bord de
00:03:35l'Andius, mais des personnes qui sont montées à bord de vol
00:03:38dans lesquelles une femme contaminée par l'antavirus et qui en est d'ailleurs décédée par la suite se trouvait.
00:03:44On sait que certaines de ces personnes ont déjà été identifiées et se trouvent à l'isolement.
00:03:49D'autres, en revanche, ne l'ont pas encore été. Les autorités les appellent donc à se signaler.
00:03:54Oui. Voilà, c'est bien le problème. Merci beaucoup, Chloé Giraud, sur des images de Marjorie Marcillac.
00:03:58Bonjour, docteur Damien Tomasso, médecin consultant du Midi BFM.
00:04:01Justement, qu'est-ce qu'on sait de ces cas contacts ? En fait, ils sont chez eux ?
00:04:05Exactement. Aujourd'hui, ils sont chez eux. Pour ce rappel, c'est un virus, effectivement, zoonique de base,
00:04:09qui touche, qui est transmis des animaux vers l'humain.
00:04:11Et il y a une seule souche aujourd'hui connue, qui est cette souche actuelle, l'ANDÉ, qui se transmet
00:04:16d'homme à homme.
00:04:17Donc, effectivement, on est plus vigilants et il faut, effectivement, chercher ces cas contacts,
00:04:21tous ceux qui ont pu être, à un moment donné, près de la patiente atteinte.
00:04:26Margot de Frouville, il y a un élément qui m'a interpellé dans les mots de la ministre de la
00:04:30Santé.
00:04:30Elle dit, nous demandons à 14 passagers qui se trouvaient à bord du vol Johannesburg-Amsterdam du 25 avril,
00:04:36il y a 15 jours, de se manifester.
00:04:38Mais, en fait, on a leur nom. Pourquoi ne sont-ils pas tracés ?
00:04:42Les compagnies aériennes ont mis du temps à transmettre tous les documents, visiblement,
00:04:47avec ces informations aux autorités françaises.
00:04:50Et jusqu'à ce matin, on avait 8 cas contacts qui étaient connus,
00:04:56qui étaient ceux qui avaient emprunté le vol entre Saint-Hélène et Johannesburg, le 25 avril,
00:05:01aux côtés de la néerlandaise de 69 ans, qui est décédée un peu plus tard,
00:05:05et qui n'a pas pu faire le vol suivant Johannesburg-Amsterdam,
00:05:08puisque son état de santé n'était pas compatible avec son maintien à bord.
00:05:12Et donc, elle a été débarquée avant le décollage.
00:05:14C'est donc ces 14 nouveaux Français, ou résidents, en fait, sur le sol français,
00:05:21qui sont appelés à se manifester auprès des autorités pour qu'on leur donne des consignes.
00:05:25On a leur nom, enfin, les compagnies ont les noms.
00:05:27Sur la liste des passagers, oui.
00:05:28Et ça fait 15 jours.
00:05:30Et c'est vrai que ça complique.
00:05:31Et on voit déjà que le débat fait rage entre les spécialistes,
00:05:35entre les partisans d'une ligne très stricte,
00:05:38où les cas contacts devraient être considérés et traités comme les cas symptomatiques,
00:05:43et ceux d'une ligne un peu plus laxiste, on va dire, avec un auto-isolement à domicile.
00:05:48Effectivement, docteur, il y a un nouveau décret qui a été publié ce matin,
00:05:50parce qu'on se demande si on n'a pas perdu trop de temps,
00:05:52et si effectivement l'histoire de l'auto-isolement, c'est vraiment bien sûr ?
00:05:55C'est toujours pareil, il faut que ce soit respecté.
00:05:58Donc le but de ce décret, c'est effectivement deux possibilités.
00:06:01Soit ceux qui sont en contact direct connu, donc ceux du bateau,
00:06:04qui effectivement doivent être à l'hôpital, surveillés à l'hôpital.
00:06:07Et donc on a vu que ça avait changé hier, c'était plutôt trois jours,
00:06:10puis sortis à domicile.
00:06:12Finalement, là, c'est 15 jours où on reste à l'hôpital.
00:06:14Surveillance, examen clinique régulier, sortis.
00:06:17Pour les autres qui seraient plus à distance,
00:06:19ce serait donc effectivement de l'isolement 42 jours,
00:06:21parce qu'on a vu que l'incubation, le temps entre le comptage avec la maladie
00:06:26et ce qu'elle devienne symptomatique, ça peut aller jusqu'à six semaines.
00:06:28Ces gens-là doivent rester à domicile, se signaler,
00:06:30et doivent avoir un examen clinique le plus tôt possible
00:06:32pour qu'on puisse vérifier les différents éléments cliniques.
00:06:35Docteur, 42 jours possibles d'incubation.
00:06:38Est-ce que l'on sait si l'on est contaminant
00:06:40dès le premier jour de la contamination ?
00:06:42Parce que 42 jours, c'est beaucoup.
00:06:44Et on est sans doute asymptomatique au départ.
00:06:46Est-ce qu'on est contaminant dès le début ?
00:06:47Ça, c'est toute la difficulté.
00:06:48Comme je le dis, c'est un des seuls dans cette famille de virus
00:06:52qui se transmet d'homme à homme.
00:06:53Donc c'est celui dont on a le moins de recul.
00:06:55Donc effectivement, période d'incubation,
00:06:57donc le délai souvent, c'est au moins une semaine avant d'être symptomatique.
00:07:00Donc on peut porter la maladie en étant asymptomatique.
00:07:03Aujourd'hui, le risque de contamination
00:07:07n'est pas encore prouvé sur cette période non symptomatique.
00:07:10Les cinq Français qui sont à l'isolement à Bichard
00:07:12sont des chambres à pression négative
00:07:15qui peuvent être employées notamment dans la maladie comme Ebola,
00:07:19fièvre hémorragique.
00:07:20Évidemment, ça fait peur d'imaginer une telle comparaison
00:07:22parce que le problème, c'est qu'on ne sait pas tout
00:07:23de ce virus, l'antavirus des Andes.
00:07:26Il n'y a pas de traitement curatif à l'heure où on parle,
00:07:28pas de vaccin et il est mortel dans au moins un tiers des cas.
00:07:33Zoé Lamarche.
00:07:36Les derniers passagers du MV Hondius doivent évacuer cet après-midi.
00:07:40Parmi les cinq Français rapatriés hier,
00:07:42un cas positif a été confirmé.
00:07:44Tous ont été placés en quarantaine à minima pour 15 jours
00:07:47et jusqu'à 42 au maximum.
00:07:50Ce premier cas d'antavirus sur le sol français
00:07:52pousse les autorités à adapter le protocole sanitaire.
00:07:55On prend des mesures drastiques de manière assumée,
00:07:58des mesures les plus dures de l'Union européenne
00:08:01avec un seul objectif.
00:08:03Et c'est le seul objectif de la ministre de la Santé,
00:08:05c'est le seul objectif du Premier ministre,
00:08:07c'est de protéger les Français.
00:08:08Quels symptômes doivent alerter ?
00:08:10Les premiers signes peuvent ressembler à une grippe
00:08:12et l'infection peut s'aggraver rapidement avec tout,
00:08:15essoufflement et difficultés respiratoires.
00:08:17Sur les 150 personnes à bord du bateau,
00:08:203 sont décédées des suites de l'infection.
00:08:22Ce virus présente un taux de mortalité estimé entre 30 et 60%.
00:08:26On est en train de découvrir une pathologie sévère,
00:08:30certes circonscrite,
00:08:31mais qu'on va apprendre en marchant sur ces antivirus,
00:08:36mais c'est quand même quelque chose de préoccupant.
00:08:38Comment se transmet le virus ?
00:08:39Via des rongeurs infectés,
00:08:41la contamination se fait surtout par inhalation de poussière
00:08:44ou d'aérosols contaminés par l'urine,
00:08:46la salive ou les excréments de ces animaux.
00:08:49Elle peut plus rarement se propager d'homme à homme
00:08:51lors d'un contact très étroit et prolongé
00:08:53avec une personne infectée.
00:08:54La période d'incubation peut s'étendre jusqu'à 6 semaines.
00:08:5722 cas contacts ont été identifiés en France.
00:09:01Vous voulez une photo du virus ?
00:09:02Eh bien, le voici.
00:09:03Ce virus, l'épidémiologique Antoine Flau, docteur,
00:09:07dit que l'antavirus des Andes est aussi grave que le virus Ebola
00:09:10car il est mortel.
00:09:12Entre 30 et 50% des cas pourraient être tout à fait précis.
00:09:15On doit s'inquiéter sérieusement ?
00:09:17En tout cas, il faut savoir qu'il y a quand même une grande partie
00:09:19de ce virus qui est peu symptomatique
00:09:21et qui effectivement crée, comme tous les virus,
00:09:23de la fièvre, des douleurs abdominales, des myalgies.
00:09:26Effectivement, dans ces virus, il y a deux formes graves.
00:09:29Une qui est plutôt fièvre hémorragique
00:09:30et donc ce n'est pas le cas de ce virus-là
00:09:32qui lui a plutôt une incidence au niveau respiratoire,
00:09:34une gêne respiratoire
00:09:35et donc une infection respiratoire
00:09:37et une gêne qui peut arriver et amener au décès.
00:09:40Donc oui, il faut être vigilant.
00:09:41Et donc le seul moyen, c'est effectivement rompre les nouveaux cas,
00:09:44donc vraiment casser la barrière et s'isoler
00:09:46si on a le moindre doute d'un contact.
00:09:47On sait que vous avez beaucoup de questions.
00:09:49N'hésitez pas à flasher le QR code
00:09:50pour que nous y répondions en direct.
00:09:53Vous flashez, vous interrogez
00:09:54et on posera vos questions à nos spécialistes.
00:09:57Le premier, ce sera à 12h40,
00:09:59le professeur Schwartz, virologue à l'Institut Pasteur.
00:10:02Et puis un rendez-vous exceptionnel à 13h30
00:10:04puisqu'Anaïs Legan, qui est experte
00:10:05à l'Organisation mondiale de la santé spécialisée
00:10:07dans les fièvres hémorragiques virales,
00:10:09sera avec nous.
00:10:10Elle coordonne en ce moment
00:10:11toutes les recommandations déployées autour de l'épidémie.
00:10:13Elle sera donc notre invitée dans 1h20 maintenant.
00:10:16L'autre grand titre évidemment,
00:10:18c'est la guerre.
00:10:1973ème jour au Moyen-Orient.
00:10:20On est à 48h maintenant
00:10:21de la visite de Donald Trump en Chine.
00:10:23Et toujours pas d'avancée officielle
00:10:25du côté des négociations, au contraire.
00:10:27Oui, Donald Trump effectivement
00:10:28n'a pas fait dans la dentelle
00:10:29quand les Iraniens ont envoyé
00:10:31leurs propositions inacceptables,
00:10:33a-t-il dit en lettres capitales.
00:10:34Mais au fait,
00:10:34quelles sont ces propositions iraniennes ?
00:10:36David Unal.
00:10:38C'est par un poste sur son réseau social
00:10:40que le président américain
00:10:42a rejeté la proposition des Iraniens.
00:10:44Je viens de lire la réponse
00:10:45des soi-disant représentants de l'Iran.
00:10:47Je ne l'apprécie pas,
00:10:49c'est totalement inacceptable.
00:10:51L'Iran proposait la fin des hostilités
00:10:52et l'ouverture progressive du détroit d'Hormuz
00:10:55en échange d'une levée du blocus américain
00:10:57en mer d'Arabie
00:10:58et des sanctions économiques.
00:10:59En particulier contre les ventes de pétrole,
00:11:04donc des positions très dures
00:11:05de la part de Téhéran.
00:11:06Selon le Wall Street Journal,
00:11:07l'Iran serait également prêt
00:11:09à diluer une partie de son uranium enrichi
00:11:11et envoyer le reste dans un pays tiers.
00:11:14Pour l'instant,
00:11:15ce n'est pas question
00:11:16que les États-Unis mettent la main
00:11:17sur ce qui constitue en quelque sorte
00:11:19leur trésor de guerre.
00:11:20C'est cet uranium enrichi.
00:11:22C'est une inversion du rapport de force.
00:11:23Les Iraniens estiment
00:11:24qu'ils n'ont pas perdu cette guerre
00:11:26et que ça leur donne les moyens
00:11:27de faire de la contre-proposition
00:11:29par rapport aux exigences américaines.
00:11:32Cette guerre n'est pas terminée,
00:11:33mais si vous voulez la terminer,
00:11:35il faut la terminer partout,
00:11:37y compris au Liban.
00:11:39Donald Trump, lui,
00:11:40estime que l'Iran
00:11:41n'est pas en position de force.
00:11:43Ils sont défaits militairement,
00:11:45mais dans leur esprit,
00:11:45peut-être qu'ils ne le savent pas.
00:11:49Ils n'ont plus de leaders.
00:11:50Ils sont morts.
00:11:52L'équipe A est partie,
00:11:53l'équipe B est partie
00:11:54et probablement l'équipe C.
00:11:57Côté iranien,
00:11:57le porte-parole
00:11:58de la Commission de sécurité nationale
00:12:00du Parlement,
00:12:01affirme que le pays
00:12:02est prêt à déclencher
00:12:03toute riposte militaire.
00:12:05Alors évidemment,
00:12:06le point clé reste le nucléaire.
00:12:07Selon Wall Street Journal,
00:12:08Téhéran serait prêt,
00:12:09je cite,
00:12:10à diluer une partie
00:12:11de son uranium enrichi
00:12:13et prêt aussi
00:12:14à envoyer le reste
00:12:15dans un pays tiers.
00:12:16Sauf que le nucléaire,
00:12:17ce fameux uranium enrichi,
00:12:19c'est l'obsession de Trump
00:12:21et aussi de Benyamin Netanyahou.
00:12:24Je pense que la guerre en Iran
00:12:27a permis de réaliser
00:12:28beaucoup de choses,
00:12:29mais elle n'est pas terminée
00:12:30car il reste des matières nucléaires
00:12:32et de l'uranium enrichi
00:12:33à retirer d'Iran.
00:12:34Il reste des sites
00:12:35d'enrichissement
00:12:36à démanteler.
00:12:37L'Iran soutient encore
00:12:38des groupes armés.
00:12:39Ils veulent encore
00:12:40produire des missiles balistiques.
00:12:42On en a dégradé
00:12:43une grande partie,
00:12:44mais tout est encore là
00:12:45et il reste du travail à faire.
00:12:48Alors, très concrètement
00:12:49et pas facilement,
00:12:50d'ailleurs, Patrick Sos,
00:12:51ce nucléaire,
00:12:52comment aller le chercher ?
00:12:54C'est compliqué
00:12:55parce qu'on le sait
00:12:56de façon un peu imagée,
00:12:59regarder des bonbonnes
00:13:01qui servent notamment
00:13:01à faire de la plongée sous-marine.
00:13:03Ça ressemble vraiment à ça.
00:13:04Vous multipliez par
00:13:05quelques dizaines,
00:13:06mais il y a cette idée
00:13:07donnée par les Iraniens.
00:13:08Déjà, une confirmation,
00:13:10c'est que ces quelques 450 kilos,
00:13:12ils ne donnent pas le chiffre,
00:13:13mais ça existe.
00:13:13Cet uranium enrichi,
00:13:15malgré la campagne
00:13:16de bombardement,
00:13:16tout cela existe
00:13:17et donc ils sont prêts
00:13:18à le déplacer,
00:13:19mais c'est là
00:13:19qu'on rentre déjà
00:13:20dans le dur
00:13:21de non-négociations,
00:13:23c'est qu'ils sont prêts
00:13:24à le donner à un pays tiers,
00:13:25grosso modo la Russie,
00:13:26mais ils veulent le reprendre
00:13:28si jamais ces négociations
00:13:30pouvaient capoter.
00:13:31Et c'est là
00:13:32qu'on sent vraiment
00:13:33tout le talent des Iraniens
00:13:35pour diluer,
00:13:37diluer ces négociations.
00:13:38Alors, diluer,
00:13:39c'est faire en sorte
00:13:40que cet uranium
00:13:41perde en enrichissement,
00:13:43mais moi je reste sur ma solution.
00:13:44Du coup, on n'en fait pas
00:13:44la même chose,
00:13:44c'est ça que ça veut dire.
00:13:45On n'en fait plus la même chose,
00:13:46mais moi je reste,
00:13:47ce n'est pas un jeu de mots
00:13:48sur la dilution diplomatique
00:13:50dans l'espace,
00:13:51mais aussi vraiment
00:13:51dans le temps,
00:13:52ils cherchent des garants,
00:13:53garants pour le nucléaire
00:13:54avec la Russie.
00:13:55Ils ont parlé aussi
00:13:56d'un garant
00:13:57dans les négociations diplomatiques
00:13:59qui serait la Chine.
00:14:00On va beaucoup
00:14:01en entendre parler
00:14:02cette semaine,
00:14:04mais ce qu'on comprend,
00:14:05c'est qu'on est passé
00:14:05des calendes grecques
00:14:06aux calendes perses,
00:14:07vraiment que tout ce qui a été
00:14:08détaillé,
00:14:09notamment par l'West Street Journal,
00:14:11montre que l'idée
00:14:12est d'abord
00:14:13d'arrêter la guerre,
00:14:14donc vraiment la menace
00:14:15américaine et israélienne
00:14:16sur l'Iran.
00:14:17Et ensuite,
00:14:18on se donne énormément
00:14:19de temps,
00:14:19mais finalement,
00:14:20comme d'habitude,
00:14:21les Iraniens,
00:14:21finalement,
00:14:22donnent encore l'impression
00:14:23qu'ils ont gagné la guerre
00:14:24ou en tout cas
00:14:25qu'ils ne l'ont pas perdue.
00:14:26Et puis pendant ce temps-là,
00:14:26on a la France et le Royaume-Uni
00:14:27qui s'activent
00:14:28pour mettre sur pied
00:14:29cette fameuse coalition internationale
00:14:31pour sécuriser le 2-3 d'Hormuz
00:14:33qui est toujours bloqué,
00:14:34mais ça,
00:14:34ce sera après
00:14:35le règlement du conflit.
00:14:36il y a d'ailleurs
00:14:36une nouvelle réunion
00:14:37prévue demain.
00:14:38Voilà,
00:14:38demain en visio,
00:14:39effectivement,
00:14:39avec les représentants
00:14:40d'une quarantaine de pays.
00:14:41Marie Gentry,
00:14:41vous êtes en duplex
00:14:42d'Abu Dhabi.
00:14:44Fort de ça,
00:14:45l'Iran a lancé
00:14:46une mise en garde
00:14:48très ferme
00:14:49à la France.
00:14:52Oui,
00:14:53mêlez-vous de vos affaires.
00:14:54C'est comme ça
00:14:54qu'on peut résumer
00:14:55ce que l'Iran dit
00:14:56à la France
00:14:57et au Royaume-Uni.
00:14:58Effectivement,
00:14:58la France et le Royaume-Uni
00:14:59veulent mettre en place
00:15:00cette coalition
00:15:01pour pouvoir sécuriser
00:15:02le détroit d'Hormuz,
00:15:03assurer le trafic maritime
00:15:04une fois que le conflit
00:15:06sera réglé.
00:15:07Selon les dernières informations
00:15:08dont on dispose,
00:15:09le porte-avions Charles de Gaulle
00:15:11est dans la mer Rouge
00:15:12pour se rendre
00:15:13vers le détroit d'Hormuz.
00:15:14Idem pour
00:15:15le destroyer britannique
00:15:17qui lui aussi
00:15:18veut s'approcher
00:15:18le plus possible
00:15:19du détroit d'Hormuz.
00:15:20Sauf que l'Iran
00:15:21ne voit pas du tout
00:15:23cela d'un bon oeil.
00:15:24Ce que Téhéran affirme
00:15:25en substance,
00:15:26c'est que ce sont
00:15:27les Iraniens
00:15:28qui gèrent le détroit d'Hormuz,
00:15:29qui assurent la sécurité
00:15:30dans le détroit d'Hormuz.
00:15:31Et ce,
00:15:32que ce soit
00:15:32en période de guerre
00:15:33ou en période de paix.
00:15:35Donc on se retrouve
00:15:36avec cette situation
00:15:36où Paris et Londres
00:15:38sont tous les deux
00:15:39invectivés,
00:15:40menacés même
00:15:40par l'Iran,
00:15:41alors que les deux pays
00:15:42voulaient vraiment
00:15:43se tenir loin de la guerre
00:15:45depuis le début du conflit,
00:15:46avec l'Iran
00:15:47qui clairement menace
00:15:48les Français
00:15:49et les Anglais
00:15:49en leur disant
00:15:50de ne surtout pas venir
00:15:51dans le détroit d'Hormuz.
00:15:52Sauf que,
00:15:52général Péistrandi,
00:15:53le chef de l'État
00:15:54était très clair,
00:15:54il n'est pas question
00:15:55d'un déploiement.
00:15:56On ne viendrait pas pour ça.
00:15:57Oui, il n'est pas question
00:15:58d'un déploiement
00:15:59dans le détroit d'Hormuz.
00:16:00Il est question
00:16:01d'une opération
00:16:02à l'issue
00:16:03d'un processus
00:16:04diplomatique
00:16:05pour assurer
00:16:06la sécurisation
00:16:07de la navigation
00:16:08vers le détroit d'Hormuz
00:16:09et le golfe
00:16:10arabo-persique.
00:16:11Donc,
00:16:11ce que racontent
00:16:12les Iraniens
00:16:12est totalement contraire
00:16:14à la réalité.
00:16:16La réalité
00:16:17qu'ils connaissent.
00:16:18Oui,
00:16:18qu'ils connaissent
00:16:18tout à fait.
00:16:19Donc en fait,
00:16:20la seule chose
00:16:21c'est qu'en fait,
00:16:22il veut aller avoir
00:16:23ce tête-à-tête
00:16:25exclusif
00:16:26avec les Etats-Unis
00:16:27et ce qui les gêne
00:16:29c'est qu'effectivement
00:16:30on exige
00:16:31la libération
00:16:32du détroit d'Hormuz
00:16:32pour la navigation
00:16:34et l'économie.
00:16:35Mais moi,
00:16:35je ne comprends pas
00:16:35pourquoi les Iraniens
00:16:36compte tenu de tout
00:16:37ce que vous venez de dire
00:16:38et du cadre fixé
00:16:40par le président
00:16:40de la République,
00:16:40pourquoi les Iraniens
00:16:41réagissent si fort
00:16:42à cette idée ?
00:16:42Parce que tout simplement
00:16:44et comme Patrick
00:16:45l'a dit clairement,
00:16:46ils ont l'impression
00:16:47qu'ils ont gagné la guerre,
00:16:48ils sont en position
00:16:49de force
00:16:50et que désormais
00:16:51ils appliquent
00:16:52leur ordre,
00:16:53l'ordre iranien
00:16:54dans le détroit d'Hormuz.
00:16:55Et si jamais
00:16:56cet ordre doit être négocié,
00:16:57ils ne vont pas négocier
00:16:59avec les Français
00:16:59et les Britanniques,
00:17:00ils vont négocier
00:17:00à la fois
00:17:02avec les Américains
00:17:03et comme la présidence
00:17:04de la République iranienne
00:17:05a dit,
00:17:06on négociera ça
00:17:07avec les pays du Golfe.
00:17:08Et cette alternance
00:17:09de coups de chaud,
00:17:10de coups de froid,
00:17:11on en a l'habitude
00:17:11maintenant depuis deux mois.
00:17:12À folle,
00:17:13les cours du pétrole,
00:17:14on en est où ce matin ?
00:17:15net rebond des cours du pétrole
00:17:17en ce début de semaine
00:17:17à 104 dollars le baril
00:17:19après ce nouvel échec
00:17:20des négociations ce week-end,
00:17:21un plus haut aussi,
00:17:22c'est la conséquence
00:17:23pour l'essence
00:17:24aux Etats-Unis
00:17:25depuis 2022
00:17:26à 4,50 dollars.
00:17:29Avant la guerre,
00:17:29c'était combien le galon ?
00:17:30On était à 2,9 dollars.
00:17:32Bon,
00:17:33et chez nous,
00:17:33évidemment,
00:17:33la progression se poursuit.
00:17:35Sans surprise.
00:17:35Sans surprise pour l'essence,
00:17:37mais petite baisse
00:17:38pour le diesel
00:17:38à 2,14 euros.
00:17:39Pourquoi ?
00:17:39C'est 6 centimes de moins.
00:17:40Il y avait une opération
00:17:41exceptionnelle.
00:17:42Merci qui ?
00:17:43Merci Total Energy.
00:17:44Finalement,
00:17:44c'est ce que les Français
00:17:45pourraient dire.
00:17:46Grâce à cela,
00:17:47on est à 2,14 euros
00:17:48le gazole
00:17:48en moyenne
00:17:49en France.
00:17:50Mais évidemment,
00:17:51ça va remonter.
00:17:52En attendant,
00:17:52la prochaine opération
00:17:53commerciale de Total Energy
00:17:54ce sera à partir de jeudi
00:17:56pour le pont de l'ascension.
00:17:57Maude Bréjou
00:17:57était ce matin
00:17:58l'invité de BFM.
00:17:59De toute évidence,
00:18:00le gouvernement regarde
00:18:01le midi BFM.
00:18:02Écoute les coups de gueule
00:18:03des uns et des autres.
00:18:04Nos calculs,
00:18:04tout simplement,
00:18:05parce qu'encore une fois,
00:18:05c'était factuel.
00:18:06Aucune des aides promises
00:18:08jusqu'à présent
00:18:08n'a été versée
00:18:09à qui que ce soit.
00:18:10Non,
00:18:10ça a été confirmé.
00:18:11De toute façon,
00:18:12la plateforme pour les agriculteurs
00:18:13a ouvert la semaine dernière.
00:18:14Fallait donc attendre
00:18:15une dizaine de jours
00:18:16pour le traitement du dossier.
00:18:17Il y a le jour férié
00:18:18qui se profile le jeudi.
00:18:19Bref,
00:18:20vous n'aurez rien
00:18:20avant lundi prochain.
00:18:21Ça, c'est sûr.
00:18:22Et pour les 3 millions
00:18:23de gros rouleurs modestes,
00:18:24là, il reste un bon mois
00:18:26entre l'ouverture
00:18:27de la plateforme
00:18:27et le traitement du dossier.
00:18:29On va y revenir.
00:18:30Les nouvelles aides annoncées
00:18:31la semaine dernière
00:18:32par le Premier ministre,
00:18:33vous vous en souvenez
00:18:33du petit message ?
00:18:34C'est pour qui et pour quand ?
00:18:38Votre rendez-vous avec Altarock,
00:18:40un acteur de référence
00:18:41du private equity
00:18:42pour les investisseurs privés.
00:18:44Altarock,
00:18:44private equity for generations.
00:18:46Votre rendez-vous
00:18:47avec Banque Populaire,
00:18:49à vos côtés
00:18:49pour prévoir votre avenir
00:18:50et protéger vos proches.
00:18:52Banque Populaire,
00:18:53la réussite est en vous.
00:18:54Il nous a bien dit ça.
00:18:55Fin de semaine dernière,
00:18:56le Premier ministre,
00:18:57il y aura de nouvelles annonces
00:18:59et surtout de nouvelles aides
00:19:00et de professions concernées.
00:19:02En début de semaine,
00:19:03là, on est lundi,
00:19:04sauf qu'à écouter
00:19:05Maude Bréjean,
00:19:06porte-parole du gouvernement
00:19:07ce matin sur BFM TV.
00:19:08Ce n'est pas pour aujourd'hui
00:19:09ni pour demain.
00:19:11Davantage de Français
00:19:13seront aidés
00:19:14dans les semaines à venir
00:19:15parce que la situation
00:19:16devient de plus en plus difficile.
00:19:18Elle est de plus en plus difficile
00:19:19parce qu'elle dure
00:19:20et donc de nouvelles annonces
00:19:21seront faites
00:19:22par le Premier ministre
00:19:24d'ici à une semaine.
00:19:25D'ici à une semaine ?
00:19:26Ah bah ça change tout.
00:19:27Parce que mercredi,
00:19:28c'est le début,
00:19:29le soir du pont de l'Ascension.
00:19:31Il y a quand même
00:19:31beaucoup de gens qui vont rouler.
00:19:32Qui vont, effectivement,
00:19:33qui vont juste profiter
00:19:34de Total Energy,
00:19:35et de la promotion.
00:19:36Mais en attendant,
00:19:36on décale encore
00:19:37parce que visiblement,
00:19:38les derniers arbitrages
00:19:39sur le nombre de professions
00:19:40qui seront concernées
00:19:42par cette aide ciblée,
00:19:43à nouveau,
00:19:43pas d'aide générale.
00:19:44Elle l'a bien redit ce matin.
00:19:45Mais les taxis,
00:19:46les VTC,
00:19:47les infirmières libérales,
00:19:48cette liste sera communiquée
00:19:49la semaine prochaine.
00:19:49Laurent,
00:19:50on avait aussi parlé du BTP.
00:19:51Alors là,
00:19:52ça serait quand,
00:19:52le versement de ces aides ?
00:19:54Vous faites comme moi,
00:19:55vous lisez ces deux pages-là.
00:19:56C'est quoi ça ?
00:19:57Et puis,
00:19:57si vous avez compris,
00:19:58on fait la demande.
00:19:59Décret ?
00:20:00C'est le décret
00:20:00qui est paru vendredi
00:20:02pour les aides au BTP.
00:20:04Et je vais vous dire
00:20:04en deux mots
00:20:05ce qu'il y a dedans.
00:20:05Et j'espère que pour les taxis
00:20:07ou pour les infirmières libérales,
00:20:08ce ne sera pas aussi compliqué
00:20:09que pour le BTP.
00:20:10Pourquoi c'est compliqué ?
00:20:11Parce que,
00:20:11je vais vous dire,
00:20:12ça partait très bien.
00:20:13C'est une aide
00:20:14de 20 centimes par litre
00:20:15qui concerne
00:20:16les entreprises du BTP
00:20:17de moins de 20 salariés
00:20:18et qui ne font pas
00:20:20plus de 50 millions d'euros
00:20:25550 000 entreprises,
00:20:26c'est-à-dire 98 % du secteur.
00:20:29Sauf que,
00:20:29et c'est là que ça se complique,
00:20:30les aides,
00:20:31elles ne concernent
00:20:32que le mois de mai,
00:20:33du 1er au 31 mai,
00:20:35c'est-à-dire rien pour mars
00:20:36et pour avril.
00:20:37C'est uniquement
00:20:38sur le gazole non routier,
00:20:39c'est-à-dire pour le carburant
00:20:40que vous mettez
00:20:41dans les engins de chantier
00:20:42mais pas dans les camions.
00:20:43Il ne faut avoir
00:20:44aucune dette fiscale
00:20:46ou sociale supérieure
00:20:47à 1 500 euros.
00:20:49Sinon,
00:20:49on ne vous les rembourse pas.
00:20:51Et là,
00:20:51Christophe et Rosine,
00:20:52si vous cochez
00:20:54tous les critères.
00:20:55C'est bon ?
00:20:56Alors là,
00:20:56c'est déjà pas mal.
00:20:57Sauf qu'à ce moment-là,
00:20:58l'aide ne pourra pas
00:20:59dépasser 4 000 euros.
00:21:00Il faudra aller faire
00:21:01une déclaration sur l'honneur
00:21:02sur la plateforme
00:21:03impôts.gouv.
00:21:04Juste ici,
00:21:05on se dit
00:21:05on peut y arriver.
00:21:06Sauf que,
00:21:07attendez,
00:21:07il va falloir que vous trouviez
00:21:09le récapitulatif
00:21:10de toutes les aides
00:21:11que vous avez reçues
00:21:12sur les trois années précédentes
00:21:13pour ne pas atteindre
00:21:14le plafond autorisé
00:21:15par l'Union européenne.
00:21:16Et il faudra évidemment
00:21:17que vous ayez
00:21:18toutes les factures de GNR
00:21:20que vous avez payées
00:21:20à la pompe.
00:21:23c'est fini.
00:21:24Là, je rentre dans les critères,
00:21:25j'ai tout rempli.
00:21:26Non, non.
00:21:27Parce que si vous avez touché
00:21:29plus de 600 euros d'aide
00:21:31et que votre excédent
00:21:33d'entreprise
00:21:34est de 98%
00:21:37égal ou supérieur
00:21:38à celui du mois de l'année...
00:21:39Non, mais c'est une blague, Laurent.
00:21:40Attendez, attendez.
00:21:41Vous savez ce qui se passe ?
00:21:42Vous rendez l'argent.
00:21:43Voilà.
00:21:44Donc, quand vous avez compris
00:21:45tout ça,
00:21:46vous vous dites
00:21:46waouh,
00:21:47je dois faire la demande
00:21:48entre début juin
00:21:49et début juillet,
00:21:51donc je ne toucherai
00:21:52sans doute pas l'argent
00:21:53avant la mi-juillet
00:21:54et surtout,
00:21:55je dois remplir
00:21:56tous ces critères.
00:21:57Vous l'avez sous les yeux.
00:21:58J'ai mis une petite heure
00:21:59pour la lire
00:22:00et tout comprendre.
00:22:01Bon, ben, je vous le rends.
00:22:03Parce que personne...
00:22:04Personne n'en veut.
00:22:05Personne ne va y aller.
00:22:05De toute façon,
00:22:06c'est pas budgété,
00:22:07donc en fait,
00:22:07c'est bien qu'on ne sait pas
00:22:08combien ça va nous coûter.
00:22:09Non, mais c'est le stagiaire
00:22:10à Bercy.
00:22:11Et puis, on n'a pas les sous.
00:22:12Ça, c'est le général Pellis.
00:22:13On lui laisse.
00:22:14C'était votre rendez-vous
00:22:18avec Altarock,
00:22:20un acteur de référence
00:22:20du private equity
00:22:21pour les investisseurs privés.
00:22:23Altarock,
00:22:24private equity for generations.
00:22:25C'était votre rendez-vous
00:22:26avec Banque Populaire,
00:22:28à vos côtés
00:22:28pour préparer sereinement
00:22:29votre retraite.
00:22:30Banque Populaire,
00:22:31la réussite est en vous.
00:22:34Restez avec nous,
00:22:35on reviendra dans un instant
00:22:35sur ce premier cas
00:22:37d'antavirus en France.
00:22:38Quel risque de contagion ?
00:22:40Quels sont les dangers aussi ?
00:22:42Est-ce que vraiment
00:22:42on est à l'aube
00:22:43d'une nouvelle épidémie ?
00:22:45On pose à toutes nos questions
00:22:46au professeur Schwartz
00:22:47de l'Institut Pasteur.
00:22:54Il est midi et venu.
00:22:55Bienvenue si vous nous rejoignez
00:22:56seulement dans le midi BFM
00:22:57inquiétude autour de l'antavirus.
00:23:00Avec par exemple cette question,
00:23:01les 22 cas contacts français,
00:23:03ils sont où ?
00:23:04Ils ont été identifiés.
00:23:05En revanche,
00:23:05est-ce que vraiment
00:23:06tous se sont signalés ?
00:23:08Quel isolement est prévu pour eux ?
00:23:10On verra comment ils sont pris en charge
00:23:11alors qu'un premier cas
00:23:12a été confirmé.
00:23:13Une femme rapatriée hier
00:23:15qui présentait des symptômes
00:23:16dès l'avion.
00:23:17Son état s'est dégradé dans la nuit.
00:23:18Alors justement,
00:23:19quels sont ces symptômes ?
00:23:19Comment évolue-t-il ?
00:23:20A quel point ce virus
00:23:21est-il dangereux et contagieux ?
00:23:23On parle d'un taux de mortalité
00:23:25oscillant entre 30 et 50 %.
00:23:27Le professeur Olivier Schwartz
00:23:29de l'Institut Pasteur
00:23:30sera avec nous
00:23:31dans le midi BFM
00:23:32dans une dizaine de minutes.
00:23:33La guerre au Moyen-Orient,
00:23:3573ème jour,
00:23:36sur fond de menaces
00:23:37des deux côtés
00:23:37et trois pétroliers
00:23:39qui sont sortis
00:23:40du détroit d'Hormuz.
00:23:41On retrouvera
00:23:42Marie Gentric
00:23:42en direct
00:23:43des Émirats Arabes Unis.
00:23:44Menace de Donald Trump
00:23:45qui juge totalement inacceptable
00:23:47la réponse de l'Iran
00:23:48aux propositions américaines.
00:23:50Ce n'est pas fini.
00:23:51Grand chéri,
00:23:51le premier ministre israélien
00:23:52Benjamin Netanyahou
00:23:53qui veut impérativement
00:23:55régler la question
00:23:56du nucléaire
00:23:57et s'il le faut
00:23:58par la force.
00:23:58Et notamment,
00:23:59ces 400 kg d'uranium enrichi,
00:24:01nous le récupérerons,
00:24:02dit Trump.
00:24:03Nous entrerons,
00:24:04nous le prendrons,
00:24:05dit Netanyahou.
00:24:05Mais comment,
00:24:06selon le président américain,
00:24:07il est surveillé en permanence,
00:24:09vous le verrez,
00:24:10par satellite ?
00:24:11L'affaire est donc prise
00:24:13très au sérieux.
00:24:14Peut-être,
00:24:15peut-être d'ailleurs
00:24:16un peu tardivement.
00:24:17A Matignon,
00:24:17poursuivre au plus près
00:24:18l'évolution de la situation
00:24:19sur le virus antivirus.
00:24:22C'est ce qu'a annoncé
00:24:22la porte-parole du gouvernement
00:24:23ce matin sur BFM TV.
00:24:25Réunion autour du Premier ministre
00:24:27peu après 16h.
00:24:27Alors qu'il y a désormais
00:24:28un cas avéré,
00:24:30au moins sur le sol français,
00:24:31une femme,
00:24:32une passagère
00:24:32de la fameuse croisière
00:24:33à bord du Hondus,
00:24:34un rapatrié hier.
00:24:35Chloé Giraud,
00:24:36on vous retrouve en direct
00:24:37de l'hôpital Bichat à Paris.
00:24:38C'est là qu'elle est prise en charge.
00:24:40Expliquez-nous comment.
00:24:44Effectivement,
00:24:44elle est prise en charge
00:24:45ici depuis hier,
00:24:47tout comme les quatre autres français
00:24:48qui se trouvaient
00:24:49à bord du Hondus.
00:24:50Ils sont placés
00:24:51à l'isolement strict
00:24:52dans des chambres
00:24:53avec des flux d'air
00:24:54pour éviter la contamination.
00:24:56et ils sont soumis
00:24:58à des tests
00:24:58de manière assez régulière.
00:25:00En ce qui concerne
00:25:01la femme
00:25:01qui a été testée positive,
00:25:03on sait que son état
00:25:04de santé
00:25:05s'est dégradé
00:25:06durant la nuit.
00:25:07Néanmoins,
00:25:07on ne sait pas,
00:25:08par exemple,
00:25:09si son pronostic vital
00:25:10est engagé.
00:25:11En ce qui concerne
00:25:12les quatre autres personnes,
00:25:14pour le moment,
00:25:14elles n'ont pas présenté
00:25:15de symptômes
00:25:16et n'ont pas été testées
00:25:17positives.
00:25:18Mais elles vont continuer
00:25:19à être testées
00:25:20pendant les prochains jours.
00:25:21A priori,
00:25:22pendant 15 jours minimum.
00:25:24C'était initialement 72 heures
00:25:27qui étaient prévues
00:25:28pour leur prise en charge
00:25:29ici à l'hôpital Bichat.
00:25:30La durée a donc été rallongée.
00:25:3315 jours,
00:25:33c'est la durée moyenne
00:25:35durant laquelle,
00:25:35en général,
00:25:36les premiers symptômes
00:25:37se font ressentir.
00:25:38Mais on sait que la période
00:25:39d'incubation peut aussi
00:25:40être beaucoup plus longue
00:25:42de six semaines.
00:25:43On verra donc
00:25:43si à l'issue de ces 15 jours,
00:25:45ils rentrent chez eux
00:25:46pour être placés
00:25:47en auto-isolement
00:25:48ou s'ils restent hospitalisés,
00:25:50pris en charge
00:25:50ici à l'hôpital Bichat.
00:25:52Un cas en France,
00:25:53un autre qui a été confirmé
00:25:55ce matin aux Etats-Unis,
00:25:56combien d'autres
00:25:57dans le monde ?
00:25:57L'OMS en a recensé
00:25:59six seulement pour l'instant
00:26:00dont trois mortels
00:26:01mais une gigantesque traque
00:26:02en fait des cas contacts
00:26:03est lancé
00:26:03car ce virus
00:26:04peut se transmettre
00:26:06entre humains.
00:26:06Il est mortel
00:26:07dans 30 à 50% des cas.
00:26:09Elle est à Morel.
00:26:11Parmi les cinq Français
00:26:12rapatriés hier à Paris,
00:26:15un cas désormais avéré
00:26:16dans ta virus.
00:26:17Une des personnes
00:26:18pendant le voyage en avion
00:26:19a eu des symptômes.
00:26:21Elle s'est malheureusement
00:26:21dégradée cette nuit
00:26:23et je peux dire ce matin
00:26:24que les tests
00:26:25sont revenus positifs
00:26:27à l'antavirus.
00:26:28Avec un Américain
00:26:29testé légèrement positif,
00:26:32cette Française
00:26:32rejoint donc la liste
00:26:33des cas confirmés
00:26:34d'antavirus.
00:26:35Ils sont huit.
00:26:37La première est décédée
00:26:38le 26 avril
00:26:39à Johannesburg.
00:26:40Les cas des deux autres
00:26:41personnes mortes
00:26:42à bord de la croisière
00:26:43n'ont pas été confirmés
00:26:45en laboratoire.
00:26:46Les autres malades
00:26:47sont placés
00:26:48en soins intensifs
00:26:49en Afrique du Sud
00:26:50ainsi qu'aux Pays-Bas
00:26:51et en Suisse.
00:26:52En Allemagne,
00:26:53une personne prise en charge
00:26:55est aujourd'hui
00:26:55négative à l'antavirus
00:26:57selon l'OMS.
00:26:58Pour éviter sa propagation,
00:27:00les pays traquent désormais
00:27:02les cas contacts.
00:27:03Ce matin,
00:27:04le gouvernement indique
00:27:05que 22 d'entre eux
00:27:06ont été identifiés
00:27:07en France.
00:27:08Ils ont voyagé
00:27:09plus ou moins proche
00:27:10d'une personne malade
00:27:11selon la ministre
00:27:12de la santé.
00:27:13Il y a eu un vol
00:27:14le 25 avril
00:27:16dans lequel il y avait
00:27:17huit Français
00:27:17dans lesquels
00:27:18la patiente a voyagé
00:27:19qui est ensuite décédée
00:27:21après.
00:27:22Dans le deuxième vol,
00:27:23Johannesburg-Amsterdam,
00:27:24la patiente n'a pas fait
00:27:26le voyage.
00:27:27Et dans ce deuxième vol,
00:27:29il y a 14 Français
00:27:31qui ont été
00:27:31là aussi identifiés.
00:27:34Ces Français ont reçu
00:27:35l'information
00:27:35de s'auto-isoler,
00:27:37précise la ministre.
00:27:38Un décret doit permettre
00:27:39de renforcer ces mesures.
00:27:42Vous devez avoir
00:27:43beaucoup de questions.
00:27:43On le comprend.
00:27:44Nous aussi,
00:27:45n'hésitez pas à flasher
00:27:46le QR code qui va s'afficher.
00:27:47Et nous les relayerons
00:27:48dans cinq minutes maintenant.
00:27:49Symptômes, contagiosité,
00:27:51risques d'épidémie ou pas,
00:27:52le professeur Schwartz
00:27:53de l'Institut Pasteur
00:27:54sera en direct avec nous
00:27:55et nous rassurera.
00:27:56On l'espère.
00:27:57Et page spéciale,
00:27:58effectivement,
00:27:58avec toutes vos questions
00:27:59tout à l'heure
00:27:59aux alentours de 13h15.
00:28:01La guerre au Moyen-Orient,
00:28:0373ème jour.
00:28:03On vient d'apprendre
00:28:04que plusieurs bateaux
00:28:06chargés de GNL
00:28:07avaient quitté le Qatar
00:28:09ces derniers jours
00:28:10pour la destination du Pakistan.
00:28:12On va retrouver en direct
00:28:13Marie Gentry
00:28:14avec Anthony Métro
00:28:15depuis les Émirats Arabes Unis.
00:28:17Expliquez-nous, Marie.
00:28:18En fait,
00:28:18ils sont passés
00:28:19transpondeurs coupés.
00:28:23Oui, exactement, Roselyne.
00:28:25C'est l'information
00:28:25qui est donnée par Reuters.
00:28:27Alors, visiblement,
00:28:28ces tankers sont passés
00:28:30pas forcément aujourd'hui.
00:28:31Ils ont pu passer
00:28:32au cours des derniers jours.
00:28:33Mais l'information
00:28:33nous parvient aujourd'hui.
00:28:35Et effectivement,
00:28:36selon l'agence de presse Reuters,
00:28:37s'ils ont réussi à passer,
00:28:39c'est parce qu'ils ont coupé
00:28:40leur transpondeur.
00:28:41En gros,
00:28:41c'est un petit peu
00:28:42comme s'ils devenaient invisibles
00:28:44au niveau des données
00:28:45qu'ils peuvent transmettre.
00:28:46C'est une information
00:28:47qui est importante
00:28:48parce que ça fait des jours
00:28:50maintenant que la situation
00:28:51est figée dans le détroit d'Hormuz.
00:28:53Avec Anthony Métro
00:28:54qui m'accompagne,
00:28:54on regarde Marine Trafic
00:28:56très régulièrement
00:28:57et il n'y a quasiment
00:28:58aucun mouvement.
00:28:59Sachant qu'un jour normal,
00:29:01un jour classique,
00:29:01avant la guerre,
00:29:02il y avait à peu près
00:29:03130 navires
00:29:04qui passaient
00:29:04dans le détroit d'Hormuz
00:29:05par jour.
00:29:06Et on a appris
00:29:07il y a quelques minutes,
00:29:09c'est la banque américaine
00:29:10Morgan Stanley
00:29:10qui donnait cette information,
00:29:12c'était une véritable course
00:29:13contre le temps
00:29:14pour tout ce qui concerne
00:29:15les marchés de l'énergie
00:29:16et que si la situation
00:29:17restait bloquée
00:29:18pendant encore des mois
00:29:20ou même simplement
00:29:20des semaines,
00:29:21eh bien les prix
00:29:22allaient vraiment
00:29:23beaucoup augmenter
00:29:24et qu'en gros
00:29:25la situation de statu quo,
00:29:27même s'il y a déjà
00:29:28une grosse augmentation
00:29:28des prix,
00:29:29n'allait pas pouvoir
00:29:29continuer indéfiniment
00:29:30et qu'on allait vraiment
00:29:31assister à une très
00:29:33très grosse explosion.
00:29:34Donc savoir
00:29:34que ces trois tankers
00:29:36effectivement ont réussi
00:29:37à passer en coupant
00:29:38leur transpondeur,
00:29:39c'est plutôt une bonne nouvelle
00:29:40du moins si on regarde
00:29:41la circulation
00:29:41dans le détroit d'Hormuz.
00:29:42Le dessous des cartes
00:29:44avec vous Adel Bakawan,
00:29:45si on comprend bien,
00:29:46des tankers
00:29:46donc chargés de GNL
00:29:47en provenance du Qatar
00:29:48à destination du Pakistan
00:29:50qui ont franchi
00:29:50les deux barrages iraniens
00:29:51et le barrage américain.
00:29:53Quelle est votre lecture ?
00:29:54Les double cusses,
00:29:55oui,
00:29:55parce que tout simplement
00:29:56le Qatar qui ne pouvait pas
00:29:57auparavant passer
00:29:59est considéré par les gardiens
00:30:01de la révolution islamique
00:30:02comme un allié stratégique
00:30:03des Etats-Unis,
00:30:04donc ça ne passe pas.
00:30:05Et ce qui a changé là,
00:30:08c'est que depuis une semaine,
00:30:09le premier ministre qatari
00:30:10se trouve à Washington,
00:30:12il a rencontré
00:30:13G. Divance,
00:30:13le vice-président,
00:30:14il a rencontré
00:30:15Marco Robiot,
00:30:16le secrétaire d'Etat
00:30:17et il a appelé
00:30:18directement les passes d'Anne.
00:30:20Il a joué un rôle
00:30:21très très positif
00:30:22aux yeux des Iraniens,
00:30:23c'est pourquoi désormais
00:30:24ces bateaux,
00:30:25ce sont des bateaux diplomatiques
00:30:28pour remercier le Qatar
00:30:30pour leur rôle positif
00:30:31dans la négociation.
00:30:32Et les Pakistanais aussi
00:30:33puisque le GNL
00:30:34est la destination
00:30:34des Pakistanais.
00:30:35Les navets qatari
00:30:36en destination du Pakistan,
00:30:38donc les deux pays
00:30:38qui jouent un rôle positif
00:30:39dans la négociation
00:30:40pour les Iraniens.
00:30:41Négociation toujours laborieuse,
00:30:43Donald Trump espérait
00:30:44trouver un accord
00:30:44avant sa visite
00:30:45à Pékin mercredi,
00:30:46mais il juge totalement
00:30:48inacceptable en capitale,
00:30:49comme à chaque fois
00:30:50qu'il n'est pas content,
00:30:51la réponse de l'Iran
00:30:52aux propositions américaines
00:30:53et puis il y a Israël
00:30:54qui pousse en plus
00:30:55à frapper de nouveau.
00:30:56Alors Naouf El-Kawafi,
00:30:57vous êtes en direct
00:30:58de Tel Aviv
00:30:58avec Laura Champion,
00:31:00Benyamin Netanyahou
00:31:01hier a eu des mots
00:31:01extrêmement forts,
00:31:03il a exprimé
00:31:03beaucoup de fermeté
00:31:04en disant en substance
00:31:04que la guerre n'était pas terminée,
00:31:10Absolument,
00:31:10ce qu'il faut comprendre
00:31:11c'est que Donald Trump
00:31:11et Benyamin Netanyahou
00:31:12ne partagent absolument pas
00:31:13la même position
00:31:14sur la suite de la guerre.
00:31:16Le premier souhaite privilégier
00:31:17les négociations,
00:31:18les pourparlers
00:31:19et de l'autre côté
00:31:19le premier ministre israélien
00:31:21plaide depuis plusieurs jours
00:31:22maintenant le martèle
00:31:23à plusieurs reprises
00:31:24pour une reprise des hostilités,
00:31:26une reprise de la guerre.
00:31:27Pour lui cette guerre
00:31:27elle n'est pas finie,
00:31:29bien au contraire
00:31:29il y a beaucoup de travail.
00:31:31C'est ce qu'il a expliqué hier
00:31:32dans un média américain,
00:31:33écoutez-le.
00:31:35Je pense que la guerre en Iran
00:31:38a permis de réaliser
00:31:39beaucoup de choses
00:31:40mais elle n'est pas terminée
00:31:41car il reste des matières nucléaires
00:31:43et de l'uranium enrichies
00:31:44à retirer d'Iran.
00:31:45Il reste des sites
00:31:46d'enrichissement à démanteler,
00:31:48l'Iran soutient encore
00:31:49des groupes armés.
00:31:50Ils veulent encore
00:31:51produire des missiles balistiques,
00:31:53on en a dégradé
00:31:54une grande partie
00:31:55mais tout est encore là
00:31:56et il reste du travail à faire.
00:32:00Oui mais pour reprendre
00:32:01les frappes contre l'Iran
00:32:02il faut l'accord des Américains,
00:32:04l'accord de Donald Trump
00:32:05et ça Benyamin Netanyahou
00:32:06l'a compris hier,
00:32:07il s'est entretenu
00:32:07avec son homologue américain
00:32:09au téléphone
00:32:10pendant plusieurs minutes.
00:32:11Il lui a d'ailleurs
00:32:11proposé un nouveau plan,
00:32:13un plan d'une à deux semaines
00:32:14de reprise de ces frappes
00:32:15en ciblant notamment
00:32:16plusieurs infrastructures stratégiques
00:32:18comme les infrastructures énergétiques,
00:32:19en ciblant également
00:32:20plusieurs haut gradés
00:32:21des gardiens de la révolution
00:32:23parce que pour le Premier ministre israélien,
00:32:25la seule manière
00:32:26de faire plier
00:32:26le régime iranien
00:32:28c'est en reprenant
00:32:29les hostilités,
00:32:30en reprenant la guerre.
00:32:31Naoufel,
00:32:32sur des images
00:32:32de Laura Champion,
00:32:33au cœur des discussions,
00:32:34on l'a bien compris,
00:32:35ces fameux 400 kilos
00:32:36d'uranium enrichi.
00:32:37L'Iran est prêt
00:32:38à en diluer une partie,
00:32:40à envoyer le reste
00:32:41dans un pays tiers,
00:32:41on pense évidemment
00:32:42à la Russie.
00:32:43Nous l'aurons
00:32:44quoi qu'il arrive,
00:32:45répond Trump.
00:32:46Oui mais comment ?
00:32:47Julien Gall.
00:32:48Donald Trump le répète,
00:32:50les États-Unis
00:32:51veulent mettre la main
00:32:52sur les réserves iraniennes
00:32:53d'uranium enrichi.
00:32:55Nous prendrons
00:32:56l'uranium enrichi
00:32:56de l'Iran
00:32:57à un moment donné.
00:32:58Si quelqu'un
00:32:58s'approche de l'endroit,
00:32:59nous le saurons
00:33:00et nous le ferons sauter.
00:33:03Côté israélien,
00:33:04Benyamin Netanyahou
00:33:05affirme que le conflit
00:33:06avec l'Iran
00:33:07ne sera pas terminé
00:33:08tant que la question
00:33:09du stock d'uranium
00:33:10ne sera pas résolue.
00:33:12Comment envisagez-vous
00:33:13l'évacuation
00:33:13de l'uranium enrichi
00:33:14d'Iran ?
00:33:16On y va
00:33:17et on le sort.
00:33:18Mais alors,
00:33:19une opération consistant
00:33:20à récupérer
00:33:21l'uranium iranien
00:33:22est-elle envisageable ?
00:33:23Selon ce spécialiste
00:33:24que nous avons interrogé
00:33:25il y a quelques jours,
00:33:27la manière militaire
00:33:28serait longue
00:33:28et très coûteuse.
00:33:29Il faut un commando
00:33:31d'hommes d'action,
00:33:33il faut des hélicoptères armés,
00:33:36des avions de chasse
00:33:38qui contrôlent
00:33:39tout le pourtour
00:33:40un peu éloigné
00:33:42et si possible,
00:33:44un dôme de protection
00:33:46antimissile.
00:33:48Donald Trump
00:33:49évoque également
00:33:49la surveillance
00:33:50de l'uranium
00:33:51à travers les satellites,
00:33:52les véhicules iraniens
00:33:53qui transportent
00:33:54de l'uranium
00:33:55peuvent être suivis
00:33:56en temps réel
00:33:56depuis l'espace.
00:33:57D'après les médias américains,
00:33:59les questions liées
00:34:00au nucléaire
00:34:01pourraient être négociées
00:34:02d'ici le prochain mois.
00:34:03L'Iran pourrait alors
00:34:04proposer de diluer
00:34:06une partie de son uranium
00:34:07enrichi
00:34:08et de transférer le reste
00:34:09vers un pays tiers.
00:34:10Voilà, et nous revrons
00:34:11évidemment ce dossier
00:34:13très chaud,
00:34:14très épineux
00:34:14dans le courant
00:34:15du midi BFM
00:34:16parce qu'évidemment
00:34:17rien n'est réglé
00:34:18et Trump doit aller
00:34:19à Pékin dans 48 heures.
00:34:21Il espérait aller à Pékin
00:34:22après que la négociation
00:34:24de paix a un peu avancé.
00:34:25Ce n'est évidemment
00:34:25pas le cas.
00:34:26Autre grand titre,
00:34:27donc premier cas
00:34:28d'antavirus en France,
00:34:29Roselyne,
00:34:30une vingtaine de cas
00:34:31à contact
00:34:31et vous êtes très nombreux
00:34:33à nous poser
00:34:33beaucoup, beaucoup
00:34:34de questions
00:34:35autour de ce mystérieux virus
00:34:36que l'on découvre
00:34:37d'ailleurs
00:34:37à cette occasion.
00:34:38Voilà, est-ce qu'il y a
00:34:39un risque d'épidémie,
00:34:40de confinement
00:34:41comme au moment du Covid ?
00:34:42C'est vrai que ça nous rappelle
00:34:43forcément la pandémie mondiale
00:34:44mais est-ce vraiment comparable ?
00:34:46On va en parler
00:34:46avec l'invité du midi BFM.
00:34:47Bonjour, professeur Schwartz,
00:34:49Olivier Schwartz,
00:34:50virologue,
00:34:50responsable de l'unité
00:34:51virus et immunité
00:34:52à l'Institut Pasteur.
00:34:53Déjà, cet antavirus,
00:34:55quels sont les symptômes ?
00:34:57Alors, avant de parler
00:34:59des symptômes,
00:35:00on peut parler
00:35:00du virus lui-même.
00:35:02On n'est pas du tout
00:35:03dans le cas du Covid
00:35:05puisque là,
00:35:05on a affaire
00:35:06à une famille de virus
00:35:07qui est déjà connue
00:35:09Il y a presque 50 membres
00:35:11différents de virus
00:35:12dans cette famille
00:35:13qui sont classifiés
00:35:14en deux groupes.
00:35:15Le groupe dit
00:35:16des virus de l'Ancien Monde
00:35:18qu'on trouve en Europe
00:35:20et également en Asie
00:35:21et qui cause plutôt
00:35:23des fièvres hémorragiques
00:35:24avec parfois
00:35:25des syndromes rénaux
00:35:26qui est létal
00:35:28dans environ 15% des cas.
00:35:31Et il y a le deuxième groupe
00:35:32qui nous concerne aujourd'hui
00:35:34qui est le groupe
00:35:35des antavirus du Nouveau Monde
00:35:38Il y a donc le virus
00:35:40qui s'appelle
00:35:40le virus des Andes
00:35:42mais il y a d'autres virus
00:35:42il y en a même un
00:35:43qui s'appelle
00:35:43le virus synombré
00:35:45sans nom
00:35:46parce qu'il est
00:35:47peu caractérisé encore.
00:35:50Et donc,
00:35:50le virus qui circule
00:35:52qui a été détecté
00:35:53là à bord du bateau
00:35:55est un virus
00:35:56qui cause potentiellement
00:35:58des syndromes
00:35:59cardio-pulmonaires
00:36:00et qui a un taux
00:36:01de létalité
00:36:02plus important
00:36:03comme vous le savez
00:36:04environ 40 à 50%.
00:36:07Et à l'Institut Pasteur
00:36:09on travaille
00:36:10depuis plusieurs années
00:36:12sur cette famille de virus
00:36:13et on travaille
00:36:14en collaboration
00:36:15bien sûr
00:36:15avec les autorités sanitaires
00:36:19et avec la PHP
00:36:21par exemple.
00:36:22Et on héberge
00:36:24il est important de savoir
00:36:25qu'on héberge
00:36:25le Centre National
00:36:26de Référence
00:36:27des Antavirus
00:36:28et donc c'est-à-dire
00:36:29que nous sommes capables
00:36:30de faire les diagnostics
00:36:32et de rechercher
00:36:34le virus.
00:36:35Donc on confirme
00:36:37la nature du virus
00:36:38et on peut également
00:36:40faire des surveillances
00:36:41épidémiologiques
00:36:42et c'est ce qui est fait
00:36:43et c'est ce qui va être fait
00:36:45certainement
00:36:45dans les jours à venir.
00:36:46Alors taux de létalité
00:36:48Professeur Schwarz
00:36:48entre 30 et 50%.
00:36:49Alors vous imaginez
00:36:50évidemment que ça inquiète
00:36:51beaucoup tous ceux
00:36:52qui nous regardent
00:36:53et nous aussi forcément.
00:36:54La période d'incubation
00:36:56est de 42 jours
00:36:57si je ne me trompe pas.
00:36:59Est-ce que le patient
00:37:00contaminé
00:37:01peut-être lui-même
00:37:02peut lui-même
00:37:03contaminer d'autres patients
00:37:05dès le premier jour
00:37:06de sa contamination ?
00:37:08Alors pour l'instant
00:37:09donc la durée
00:37:10de contamination
00:37:11est effectivement
00:37:12décrite
00:37:13comme étant assez longue
00:37:14jusqu'à 45
00:37:16ou 50 jours
00:37:17et ce qui a été décrit
00:37:18jusqu'à présent
00:37:19les études épidémiologiques
00:37:20et Arnaud Fontanet
00:37:22en parlait ce matin
00:37:24semble indiquer
00:37:25que le patient
00:37:26ne sera infectieux
00:37:29que lorsqu'il aura
00:37:30des signes cliniques
00:37:31et ça c'est très important
00:37:32à la différence
00:37:33par exemple
00:37:34du coronavirus
00:37:34qui les personnes infectées
00:37:37pouvaient être contaminées
00:37:39même avant
00:37:40l'apparition des symptômes
00:37:41et donc d'un point de vue
00:37:43surveillance
00:37:44c'est plus simple
00:37:45entre guillemets
00:37:46lorsque on sait
00:37:47qu'une personne
00:37:48sera infectieuse
00:37:49lorsqu'elle va avoir
00:37:50des signes cliniques.
00:37:51Le problème
00:37:52c'est la durée
00:37:52d'incubation
00:37:53effectivement
00:37:53qui peut être très longue
00:37:54probablement
00:37:55le virus
00:37:56doit se multiplier
00:37:57plus lentement
00:37:59doit atteindre
00:38:00certains tissus
00:38:01pour être
00:38:02plus
00:38:03pour exercer
00:38:04ces signes cliniques
00:38:05et ce qu'on sait
00:38:06par exemple
00:38:07en culture
00:38:07et même
00:38:09dans des études
00:38:10chez des patients
00:38:11ou dans des modèles
00:38:12animaux
00:38:13c'est que le virus
00:38:14a un tropisme
00:38:15c'est-à-dire
00:38:15va infecter
00:38:16plutôt les cellules
00:38:17de la microvasculature
00:38:20donc les cellules
00:38:20qui s'appellent endothéliales
00:38:22donc qui forment
00:38:22les vaisseaux sanguins
00:38:23et c'est probablement
00:38:24cette infection
00:38:25qui va provoquer
00:38:26des fuites
00:38:27et les syndromes
00:38:29hémorragiques
00:38:29qui ont pu être observés
00:38:30parce qu'en fait
00:38:31on ne sait pas
00:38:31le soigner
00:38:32ce virus
00:38:33alors pour l'instant
00:38:35il y a
00:38:36des traitements
00:38:37dits symptomatiques
00:38:38qui sont disponibles
00:38:39mais il n'y a pas encore
00:38:40d'antiviraux
00:38:43spécifiques
00:38:44du virus
00:38:44il y a des
00:38:45essais
00:38:46qui ont été faits
00:38:47mais qui
00:38:48avec par exemple
00:38:49des molécules
00:38:50telles la ribavirine
00:38:51mais qui n'ont pas
00:38:52été validées encore
00:38:53parce que c'est quand même
00:38:55des virus
00:38:55qui circulent très peu
00:38:56le nombre de cas
00:38:58de virus
00:38:59Andes
00:38:59le virus des Andes
00:39:01dont on parle
00:39:02c'est quelques centaines
00:39:03de cas par an
00:39:03donc il y a des études
00:39:05préliminaires
00:39:06qui ont été faites
00:39:07mais pas d'essais cliniques
00:39:08à grande échelle
00:39:10ou qui ont permis
00:39:10de démontrer
00:39:11une efficacité
00:39:12il y a également
00:39:13à l'Institut Pasteur
00:39:14par exemple
00:39:15une équipe
00:39:16qui a pu
00:39:17développer
00:39:18des anticorps
00:39:19monoclonaux
00:39:19et donc ça
00:39:20c'est un outil
00:39:21potentiellement
00:39:22thérapeutique
00:39:22intéressant
00:39:23mais là
00:39:23on est vraiment
00:39:24encore dans
00:39:25une période
00:39:26d'essais pré-cliniques
00:39:28donc on est loin
00:39:30d'une commercialisation
00:39:31de ce genre de produit
00:39:33Professeur
00:39:33il y a une vingtaine
00:39:34de cas contacts français
00:39:35vous dites quoi
00:39:36vous que ces cas contacts français
00:39:37il faut qu'ils soient
00:39:38isolés
00:39:38chez eux
00:39:39auto-isolement
00:39:41ou bien
00:39:41à l'hôpital
00:39:43alors donc
00:39:45ce genre de décision
00:39:46doit être prise
00:39:48par les autorités
00:39:48de santé publique
00:39:49et moi ce que j'ai entendu
00:39:50c'est que la recommandation
00:39:53en tout cas
00:39:54pour les personnes
00:39:55à l'heure actuelle
00:39:56qui ont été
00:39:57confirmées
00:39:58ou qui sont
00:39:59signalées
00:39:59comme étant des cas
00:40:00contacts proches
00:40:01ça a été
00:40:02qu'elles puissent
00:40:05être sous observation
00:40:07pendant quelques semaines
00:40:08chez elles
00:40:08chez elles
00:40:09vous pensez que c'est
00:40:10on sait comment on est
00:40:12les uns et les autres
00:40:12on est chez soi
00:40:13on n'a pas trop de symptômes
00:40:14on peut sortir
00:40:15et on n'est pas tout seul
00:40:16et pas tout seul
00:40:16ça vous paraît être
00:40:17suffisamment rigoureux
00:40:19alors donc là
00:40:20ce sont des décisions
00:40:21encore une fois
00:40:22de santé publique
00:40:22je suis virologiste
00:40:24et donc les spécialistes
00:40:25vont affiner
00:40:26leurs préconisations
00:40:29il y a eu une réunion
00:40:30par exemple
00:40:31avec l'ANRS
00:40:32cet après-midi
00:40:33où les aspects
00:40:35virologiques
00:40:36épidémiologiques
00:40:38pathologiques
00:40:38de traitement éventuel
00:40:39vont être détaillés
00:40:41et puis il va y avoir
00:40:42des décisions
00:40:43de santé publique
00:40:44ou des recommandations
00:40:45qui vont être
00:40:48émises par les autorités
00:40:49vous disiez
00:40:50professeur
00:40:50pas de symptômes
00:40:51pas de contagion
00:40:52mais justement
00:40:52comment est-ce qu'on se contamine
00:40:53on parle de contact rapproché
00:40:55ça veut dire quoi
00:40:55ça veut dire se parler
00:40:56ça veut dire vivre ensemble
00:40:58être dans la même pièce
00:41:01alors ce qu'on sait
00:41:02de la contamination
00:41:03et de la transmission
00:41:05d'abord parmi tous
00:41:06les antivirus connus
00:41:08le virus des Andes
00:41:10est le seul
00:41:10jusqu'à présent
00:41:11qui a effectivement
00:41:12été décrit
00:41:13comme pouvant être
00:41:15transmis
00:41:16entre humains
00:41:17donc il y a des cas
00:41:17de transmission
00:41:18interhumaine
00:41:19qui ont déjà été décrites
00:41:20les études épidémiologiques
00:41:23ont pu montrer
00:41:23que les cas
00:41:25généralement
00:41:26sont
00:41:27rassemblés
00:41:28ce sont des personnes
00:41:29proches
00:41:29qui vivent
00:41:30au sein d'un même foyer
00:41:31il y a eu
00:41:31un cas célèbre
00:41:33où un anniversaire
00:41:36a provoqué
00:41:37plusieurs contaminations
00:41:38avec des personnes
00:41:39qui étaient dans la même pièce
00:41:41et vraiment
00:41:42très proches
00:41:43donc à la différence
00:41:44du coronavirus
00:41:46où là on pense
00:41:47qu'il y a des transmissions
00:41:49enfin ça a été démontré
00:41:50qu'il y a une transmission
00:41:51par aérosol
00:41:52c'est-à-dire que le virus
00:41:53peut se propager
00:41:54sur des distances
00:41:55plus grandes
00:41:55là il est probable
00:41:56qu'il faut un contact
00:41:59très proche
00:42:00entre humains
00:42:01pour qu'il y ait
00:42:03contamination
00:42:03Contact physique ?
00:42:06C'est pas décrit
00:42:08de cette façon
00:42:09c'est peut-être
00:42:10contact
00:42:10par gouttelette
00:42:12par salive
00:42:14c'est plutôt
00:42:16décrit
00:42:16de cette façon
00:42:17Oui
00:42:17Professeur
00:42:18alors vous êtes
00:42:18vous suivez ça évidemment
00:42:20au jour le jour
00:42:20pardon de vous poser
00:42:21aussi directement la question
00:42:22mais
00:42:23compte tenu de tout
00:42:24ce qu'on a vécu
00:42:25pendant le Covid
00:42:26compte tenu de tout
00:42:27ce qu'on sait
00:42:28aujourd'hui
00:42:28sur cet antivirus
00:42:29des Andes
00:42:30est-ce que vous êtes inquiet ?
00:42:32Eh bien
00:42:33ce qu'on sait
00:42:34jusqu'à présent
00:42:37eh bien
00:42:37c'est que ce n'est pas
00:42:39un nouveau virus
00:42:39ça c'est important
00:42:40donc on connaît
00:42:41déjà beaucoup de choses
00:42:42et les études
00:42:43épidémiologiques
00:42:44précédentes
00:42:44montrent
00:42:45que c'est un virus
00:42:46somme toute
00:42:46qui ne provoque
00:42:48que quelques centaines
00:42:49de cas
00:42:50par an
00:42:51donc
00:42:52pour l'instant
00:42:53c'est trop tôt
00:42:54pour être inquiet
00:42:55il faut être vigilant
00:42:56on peut pas
00:42:57on va voir
00:42:57comment la situation
00:42:58va évoluer
00:42:59si les cas contacts
00:43:01et les personnes infectées
00:43:02sont correctement
00:43:04identifiées
00:43:05et traitées
00:43:07la situation
00:43:08devrait être sous contrôle
00:43:10et si ce nombre
00:43:11n'augmente pas
00:43:12merci beaucoup professeur
00:43:13d'avoir été en direct
00:43:14avec nous
00:43:15on y reviendra
00:43:15dans un instant
00:43:15on suivra aussi
00:43:16ce qui se passe
00:43:16du côté du Moyen-Orient
00:43:18la guerre n'est pas finie
00:43:27pile 13h
00:43:28bienvenue si vous nous rejoignez
00:43:29et bienvenue évidemment
00:43:30dans le midi BFM
00:43:31le 13h live
00:43:32à Abu Dhabi
00:43:32d'abord Roselyne
00:43:33tout ça sur fond
00:43:34de négociation
00:43:35on va voir ça
00:43:35dans un instant
00:43:36qui patine
00:43:37entre les américains
00:43:37et les iraniens
00:43:38Ormuz toujours bloqué
00:43:39mais il y a quand même
00:43:40du mouvement
00:43:41les iraniens
00:43:42ont laissé passer
00:43:42trois pétroliers
00:43:43ce week-end
00:43:44Marie Gentry
00:43:45qu'on vous retrouve
00:43:46avec Anthony Métro
00:43:47on surveille un autre navire
00:43:49cette fois
00:43:50avec du gaz à bord
00:43:54voilà Roselyne
00:43:56alors je vais essayer
00:43:56de bien différencier les deux
00:43:58parce qu'il y a
00:43:59plusieurs informations
00:43:59première information
00:44:01effectivement
00:44:01au cours des derniers jours
00:44:03trois pétroliers
00:44:05ont réussi
00:44:06à traverser
00:44:07le détroit d'Ormuz
00:44:08c'est Reuters
00:44:08qui donne cette information
00:44:09il y a quelques minutes
00:44:10si ces pétroliers
00:44:12ont réussi à passer
00:44:13c'est parce qu'ils ont coupé
00:44:14leur transpondeur
00:44:15en gros
00:44:16ils ont empêché
00:44:17les iraniens
00:44:18de pouvoir voir
00:44:19leur position géographique
00:44:20selon les estimations
00:44:21au total
00:44:22ces trois pétroliers
00:44:24transportent
00:44:256 millions
00:44:26de barils
00:44:27de pétrole
00:44:27donc c'est quand même
00:44:28une belle quantité
00:44:29première information
00:44:30la deuxième information
00:44:32effectivement
00:44:32c'est que l'on surveille
00:44:33un bateau
00:44:34qui lui transporte
00:44:35du GNL
00:44:36du gaz naturel liquéfié
00:44:37qui se trouve
00:44:38actuellement
00:44:38dans le détroit d'Ormuz
00:44:40sachant qu'il y a
00:44:41quelques jours
00:44:42c'était ce week-end
00:44:42un bateau
00:44:43qui lui transportait
00:44:44du GNL
00:44:45a réussi à traverser
00:44:46le détroit d'Ormuz
00:44:46parce qu'il partait
00:44:47du Qatar
00:44:48pour se diriger
00:44:49jusqu'au Pakistan
00:44:50et l'information
00:44:51que l'on avait
00:44:51c'était que l'Iran
00:44:52acceptait qu'il passe
00:44:53afin d'envoyer
00:44:54un message de confiance
00:44:55parce qu'on sait
00:44:55que le Pakistan
00:44:56et le Qatar
00:44:57jouent tous les deux
00:44:57un gros rôle
00:44:58dans les négociations
00:44:59entre les Etats-Unis
00:45:00et l'Iran
00:45:00donc ce que l'on peut se dire
00:45:01pour ce bateau
00:45:02qui se trouve actuellement
00:45:03dans le détroit d'Ormuz
00:45:04c'est que peut-être
00:45:05il a l'accord de l'Iran
00:45:06parce que l'Iran
00:45:06là aussi
00:45:07veut renforcer
00:45:08la confiance
00:45:09dans ces négociations
00:45:10qui on le sait
00:45:10sont très compliquées
00:45:11avec les Etats-Unis
00:45:12Marie-Jean Tric
00:45:13donc à Abu Dhabi
00:45:14sur des images
00:45:14d'Anthony Métro
00:45:15c'est vrai qu'il y a une échéance
00:45:16pour Donald Trump
00:45:17c'est son voyage en Chine
00:45:18son voyage en Chine
00:45:19c'est dans 48 heures
00:45:20et on voit bien
00:45:21que les négociations
00:45:22elles tournent en rond
00:45:23et pour cause
00:45:24il a jugé hier
00:45:25le président américain
00:45:27inacceptables
00:45:27les propositions
00:45:28des américains
00:45:29il est 7 heures
00:45:29aux Etats-Unis
00:45:30où nous attend
00:45:31Samy Sfaxi
00:45:31le 13h live
00:45:32effectivement en direct
00:45:33de Washington
00:45:33Samy le président
00:45:34visiblement très mécontent
00:45:36de la réponse
00:45:37des Iraniens
00:45:37à ces propositions
00:45:40Oui les premières
00:45:41une de presse
00:45:42commencent à tomber
00:45:43et ça reflète
00:45:44exactement ce que vous disiez
00:45:45à l'instant
00:45:45Donald Trump
00:45:46qui a changé radicalement
00:45:48de ton
00:45:48les Iraniens
00:45:49ne riront plus très longtemps
00:45:50voilà ce qu'il a écrit
00:45:51hier sur son réseau social
00:45:53Donald Trump
00:45:54en expliquant finalement
00:45:56que la négociation
00:45:57se passait moins bien
00:45:58que prévu
00:45:59alors que ces derniers jours
00:46:00il disait
00:46:01que les discussions
00:46:01étaient très positives
00:46:02il va même
00:46:03jusqu'à menacer
00:46:04par de nouvelles frappes
00:46:06probables dans les prochains jours
00:46:07ou les prochaines semaines
00:46:08la question centrale
00:46:09c'est évidemment
00:46:10celle de l'uranium
00:46:11enrichi
00:46:12hors de question
00:46:12pour les Iraniens
00:46:13de la laisser
00:46:14aux mains des Américains
00:46:15et d'ailleurs
00:46:16dans l'entourage
00:46:17de Donald Trump
00:46:17on commence à
00:46:18eh bien sommer
00:46:19le président
00:46:20de passer à l'axe
00:46:21l'Insegram
00:46:22vous savez ce sénateur
00:46:23républicain
00:46:24très influent
00:46:24on dit que c'est l'homme
00:46:25qui murmure
00:46:26à l'oreille de Donald Trump
00:46:27eh bien lui
00:46:27a posté un long message
00:46:28sur X
00:46:29en expliquant que désormais
00:46:30il fallait que Trump
00:46:31passe à l'action
00:46:32que l'ère de la diplomatie
00:46:33était bel et bien terminée
00:46:34qui bloque Adel Bakawan
00:46:37qu'est-ce qui bloque ?
00:46:38ce n'est pas le fond
00:46:39dans le fond
00:46:39les Iraniens ont répondu
00:46:41à Donald Trump
00:46:41mais c'est la méthode
00:46:42c'est que les Iraniens
00:46:44souhaitent d'abord
00:46:45arrêter la guerre
00:46:46ouvrir le détroit d'Hormoz
00:46:48et ensuite négocier
00:46:50négocier le programme atomique
00:46:51et tout ce qui va avec
00:46:52mais
00:46:53Donald Trump
00:46:54n'est pas content
00:46:54Donald Trump
00:46:55vous d'abord négocier
00:46:56le programme atomique
00:46:57et ensuite
00:46:57arrêter la guerre
00:46:58et ouvrir le détroit d'Hormoz
00:47:00et puis il y a Israël
00:47:01qui pousse à frapper
00:47:02de nouveau
00:47:02le 13h live
00:47:03en direct de Tel Aviv
00:47:04Naoufel Al-Kawafi
00:47:05avec Laura Champion
00:47:06pour Benyamin Netanyahou
00:47:07Naoufel
00:47:08la guerre
00:47:08n'est pas finie
00:47:09pourquoi ?
00:47:13parce que pour lui
00:47:13ces négociations
00:47:14n'aboutiront à rien
00:47:16pour lui
00:47:16la seule manière
00:47:17de retirer
00:47:17cet uranium enrichi
00:47:19la seule manière
00:47:19de faire plier
00:47:20le régime iranien
00:47:21c'est de reprendre
00:47:21les frappes
00:47:22reprendre les hostilités
00:47:23et c'est un point de désaccord
00:47:24avec Donald Trump
00:47:25qui vous le savez
00:47:26privilégie plutôt
00:47:27ces dernières heures
00:47:28les négociations
00:47:29contrairement à Benyamin Netanyahou
00:47:30mais le premier ministre israélien
00:47:32sait très bien
00:47:33que s'il veut reprendre
00:47:34ces hostilités
00:47:35reprendre la guerre
00:47:36il lui faut l'accord
00:47:36l'aval des américains
00:47:38il tente en ce moment même
00:47:39tant bien que mal
00:47:40de convaincre son homologue américain
00:47:42il y a eu un entretien téléphonique
00:47:43d'ailleurs hier
00:47:44entre les deux dirigeants
00:47:45un entretien assez rapide
00:47:46où le premier ministre israélien
00:47:48lui a proposé d'ailleurs
00:47:49un nouveau plan
00:47:50un plan de reprise
00:47:50des frappes
00:47:51d'une à deux semaines
00:47:52en visant spécifiquement
00:47:53des infrastructures énergétiques
00:47:55mais également en ciblant
00:47:56plusieurs hauts responsables
00:47:57au gradé
00:47:58des gardiens de la révolution
00:48:00parce que pour Benyamin Netanyahou
00:48:01ces négociations
00:48:02n'aboutiront à rien
00:48:03il le martèle
00:48:03depuis plusieurs reprises
00:48:04il faut reprendre
00:48:06cette guerre
00:48:06il faut reprendre ce conflit
00:48:07c'est la seule manière
00:48:08selon lui
00:48:09de mettre à genoux
00:48:10le régime iranien
00:48:12Naoufal El-Kawafi
00:48:13sur des images
00:48:13de Laura Champion
00:48:14alors qu'Israël continue
00:48:15à mener son autre guerre
00:48:16du côté du Liban
00:48:17avec de nouveau
00:48:18des frappes ce matin
00:48:19dans le sud du pays
00:48:20restez avec nous
00:48:21nous revenons dans quelques instants
00:48:21voilà ce sont des images
00:48:22en direct
00:48:23donc de la frontière
00:48:24du sud Liban
00:48:25la guerre sur le sud Liban
00:48:26et bien
00:48:26elle se poursuit
00:48:27toutes vos questions
00:48:28sur le antivirus
00:48:29dans quelques instants
00:48:30à la fois sur le virus
00:48:31sur la gestion de la crise
00:48:32sur le bateau
00:48:33sur la prévention
00:48:34également
00:48:35nous revenons dans quelques instants
00:48:36restez avec nous tout de suite
00:48:44Une réunion de crise
00:48:45est programmée à 16h
00:48:46peu après 16h
00:48:47à l'hôtel de Matignon
00:48:48autour du antivirus
00:48:50vous êtes des centaines
00:48:51à nous poser des questions
00:48:53grâce au QR code
00:48:54qui va s'afficher
00:48:55sur votre écran
00:48:55on va essayer d'en prendre
00:48:56le plus possible
00:48:57on rappelle quand même
00:48:57qu'une française
00:48:58qui faisait partie
00:48:59de la croisière
00:48:59dont on parle depuis des semaines
00:49:00maintenant
00:49:01a été testée positive
00:49:02et qu'il y a 22 cas
00:49:02contacts français
00:49:03alors on va poser
00:49:04toutes vos questions
00:49:05les relayer auprès du professeur
00:49:06Pierre Tadevin
00:49:06chef du service des maladies infectieuses
00:49:08au CHU de Rennes
00:49:09bonjour
00:49:09merci d'être avec nous professeur
00:49:10on a également
00:49:11Damien Topasso
00:49:12notre consultant santé
00:49:13et Margot de Frouville
00:49:14chef du service santé
00:49:15qui sont en plateau avec nous
00:49:16on va commencer professeur
00:49:17si vous le voulez bien
00:49:18avec la question d'Aurore
00:49:19ce virus
00:49:20est-ce que c'est un virus respiratoire
00:49:22comme le Covid ?
00:49:24alors c'est un virus
00:49:25qui donne surtout
00:49:26des maladies respiratoires
00:49:27mais qui est beaucoup moins
00:49:27transmissible que le Covid
00:49:28il y a très peu
00:49:29de transmissions inter-humaines
00:49:30avec tous les antivirus
00:49:31qu'on connaît jusqu'ici
00:49:33les gens qui meurent
00:49:34de ce virus professeur
00:49:36il meurt de quoi ?
00:49:38le plus souvent
00:49:39c'est vraiment
00:49:39la détresse respiratoire
00:49:40c'est l'attaque des poumons
00:49:42et il peut aussi y avoir
00:49:43un état de choc
00:49:44c'est-à-dire que la tension artérielle
00:49:45s'effondre
00:49:46et le coeur n'arrive plus
00:49:47à faire face
00:49:48question maintenant
00:49:49sur la contagion d'Umberto
00:49:50est-ce que c'est
00:49:51dès le début de l'incubation
00:49:52ou bien c'est à partir
00:49:54des premiers symptômes
00:49:55que l'on devient contagieux ?
00:49:57alors c'est pas
00:49:58dès le début de l'incubation
00:49:59ça c'est sûr
00:50:00parce qu'il faut un certain temps
00:50:01pour que le virus
00:50:02s'installe et se multiplie
00:50:04on est un peu surpris
00:50:05par le nombre de cas
00:50:06dans cette épidémie
00:50:07donc il est possible
00:50:08que ce soit un petit peu
00:50:09avant l'apparition des symptômes
00:50:10peut-être un ou deux jours
00:50:11avant l'apparition des symptômes
00:50:12que la contagiosité
00:50:14démarrerait
00:50:14et c'est ce qui justifie
00:50:15le fait que les contacts
00:50:17même non symptomatiques
00:50:18sont gardés
00:50:19à l'hôpital
00:50:20actuellement
00:50:20alors question à Damien Tomasso
00:50:22qui est avec nous
00:50:22sur le plateau du Midi BFM
00:50:24pourquoi ?
00:50:24question de Marcel
00:50:25pourquoi ne pas isoler
00:50:2642 jours sans hésiter
00:50:28tous les cas contacts connus
00:50:29compte tenu de la durée
00:50:30d'incubation
00:50:31et fait-on quelque chose
00:50:32c'est à la suite de sa question
00:50:33dans les aéroports ?
00:50:35on vient d'y répondre en partie
00:50:37effectivement
00:50:37comme pendant un moment
00:50:38on peut être asymptomatique
00:50:40et non contagieux
00:50:41c'est vrai que c'est une vraie question
00:50:42de est-ce qu'il faut
00:50:43mettre à l'hôpital
00:50:45des gens qui ne seront jamais
00:50:47porteurs de la maladie
00:50:48et qui n'auront jamais
00:50:48aucune contagiosité
00:50:49c'est vrai que normalement
00:50:50on a envie de se dire
00:50:51que si on a un contrôle strict
00:50:52sur eux
00:50:53et qu'ils sont à domicile
00:50:54qu'on les surveille bien
00:50:55qu'on a des contacts réguliers avec
00:50:56ça suffit
00:50:57on n'a pas envie de mettre
00:50:58tout le monde à l'hôpital
00:50:59et des gens qui n'auront jamais
00:51:01aucun symptôme
00:51:02et pas la maladie
00:51:03Margot
00:51:03question de Frédéric
00:51:04sur la façon dont on peut se soigner
00:51:05est-ce qu'il existe
00:51:06un traitement efficace
00:51:07contre ce virus ?
00:51:08il n'existe pas
00:51:08de traitement antiviral spécifique
00:51:11en revanche
00:51:11les médecins savent
00:51:12prendre en charge
00:51:14cet antivirus
00:51:15à souche des ondes
00:51:16et ça va consister
00:51:17à un traitement symptomatique
00:51:18donc par exemple
00:51:19de l'oxygène
00:51:20de la ventilation mécanique
00:51:22ou bien traiter
00:51:23des troubles de coagulation
00:51:25s'il y en a
00:51:26ou bien des troubles rénaux
00:51:27mais c'est vraiment
00:51:27au cas par cas
00:51:28Professeur Tadevin
00:51:29il y a une question
00:51:30qui revient souvent
00:51:31c'est celle de Marie-Vonne
00:51:32comment se transmet
00:51:33exactement ce virus
00:51:34sur les objets
00:51:36par inhalation
00:51:37et quelles précautions
00:51:38doit-on prendre ?
00:51:40la transmission
00:51:41la plus habituelle
00:51:42c'est vraiment
00:51:42au contact des rongeurs
00:51:44et notamment
00:51:44des éjections de rongeurs
00:51:46et c'est par inhalation
00:51:47c'est on respire
00:51:47à côté d'un endroit
00:51:48qui a été contaminé
00:51:49par un rongeur
00:51:50et après la transmission
00:51:51interhumaine
00:51:51qui est vraiment très rare
00:51:52jusqu'ici très peu décrite
00:51:54essentiellement dans des gens
00:51:55vraiment très proches
00:51:56souvent le compagnon
00:51:57ou la compagne
00:51:57de quelqu'un
00:51:58qui aurait été contaminé
00:51:59par un rongeur
00:51:59c'est plutôt par voie respiratoire
00:52:01et c'est par des contacts
00:52:02étroits et prolongés
00:52:04mais pardon
00:52:04il y a beaucoup de gens
00:52:05qui ont des petites souris
00:52:06à la maison
00:52:07qui soit dans la maison
00:52:08soit domestiques
00:52:09c'est une vraie question
00:52:09c'est Bruno qui a acheté
00:52:10une souris pour son fils
00:52:11en animalerie
00:52:12est-ce qu'il y a un risque
00:52:13professeur ?
00:52:15ah non alors en fait
00:52:16ces antivirus
00:52:16ils ont des répartitions
00:52:17géographiques
00:52:18qui sont vraiment bien connues
00:52:19et l'antavirus
00:52:20qui nous préoccupe
00:52:21c'est un antavirus
00:52:22qui s'appelle du Nouveau Monde
00:52:23et dont le réservoir
00:52:24c'est vraiment en Argentine
00:52:25on a un peu d'antavirus
00:52:27en France
00:52:27mais pas du tout
00:52:28de ce niveau de gravité
00:52:29et qui donne d'ailleurs
00:52:30pas tellement de signes respiratoires
00:52:31alors sur la gestion
00:52:32de la crise professeur
00:52:34le gouvernement
00:52:35a décidé de ne pas
00:52:37isoler tout le monde
00:52:38comme on l'a dit
00:52:39est-ce qu'il ne faudrait pas
00:52:40le faire ?
00:52:40c'est une question de Cécile
00:52:43c'est vraiment difficile
00:52:45il ne faut d'ailleurs pas
00:52:46que chacun donne
00:52:47son avis personnel
00:52:48mais quand je parle
00:52:49des cas contacts par exemple
00:52:50évidemment pas tout le monde
00:52:51mais les cas contacts
00:52:52a priori non
00:52:53vraiment de ce qu'on connaît
00:52:55de la contagiosité
00:52:55si on arrive à repérer
00:52:56suffisamment
00:52:57les gens qui vont devenir malades
00:52:59et à les isoler
00:53:00à ce moment-là
00:53:01on aura vraiment fait
00:53:01l'essentiel
00:53:02après c'est une épidémie
00:53:03qu'on découvre
00:53:04ça fait quand même
00:53:05beaucoup de cas
00:53:07qui justifient
00:53:08les précautions
00:53:09qui sont prises
00:53:09et ça montre
00:53:10qu'il y a eu
00:53:11une transmission
00:53:11interhumaine
00:53:12très certaine
00:53:12les gens se sont contaminés
00:53:13de manière interhumaine
00:53:15sur le bateau de croisière
00:53:16donc ça explique
00:53:17qu'on fasse plus
00:53:18justement
00:53:19dans l'histoire des virus
00:53:20le franchissement
00:53:22de la barrière d'espèce
00:53:23c'est une notion
00:53:25qui est assez
00:53:26enfin pas assez
00:53:27mais qui peut être
00:53:28récurrente
00:53:29ça vous inquiète ça ?
00:53:32En tout cas
00:53:33ça incite vraiment
00:53:34à être très prudent
00:53:35et je pense
00:53:35que c'est pour ça
00:53:36que les experts
00:53:37vont proposer
00:53:38des recommandations
00:53:39qui vont être claires
00:53:39et qu'il faudra suivre
00:53:40et qui seront sans doute
00:53:41plus larges
00:53:42que ce qu'on fait d'habitude
00:53:42ils vont être plus prudents
00:53:43que ce qui a été fait d'habitude
00:53:45et c'est pour ça aussi
00:53:45que vous allez voir
00:53:46les pays ne vont probablement
00:53:47pas tous faire pareil
00:53:49Est-ce qu'il peut y avoir
00:53:49des personnes malades
00:53:51qui l'ignorent ?
00:53:52Question de Mohamed
00:53:56D'abord malade
00:53:57ça voudrait dire
00:53:58qu'on ait des symptômes
00:53:59donc ils vont se rendre compte
00:54:00qu'ils ont des symptômes
00:54:01et puis par ailleurs
00:54:02pour l'instant
00:54:03c'est que des gens
00:54:04qui ont participé
00:54:05à cette croisière
00:54:06qui sont considérés
00:54:07comme des contacts
00:54:08et puis ceux
00:54:08qui ont pris l'avion
00:54:10avec des gens
00:54:10qui étaient malades
00:54:11mais c'est quand même
00:54:11pas des gens
00:54:12de tous les jours
00:54:13en France
00:54:13Donc je tousse
00:54:14j'ai de la fièvre
00:54:15pas de panique
00:54:16si je ne reviens pas
00:54:17du bateau
00:54:17c'est bon
00:54:19Exactement
00:54:20Il y a une chose
00:54:21qui m'a interpellé
00:54:21dans votre avant-dernière réponse
00:54:23c'est que vous avez dit
00:54:23il y a un risque
00:54:24que tous les pays
00:54:24ne répondent pas
00:54:25de la même façon
00:54:26il faudrait une réponse
00:54:27européenne ?
00:54:29On a une organisation européenne
00:54:31qui fait très bien
00:54:32et qui a émis
00:54:33ses recommandations
00:54:34et qui a fait
00:54:35quelque chose
00:54:35d'un peu gradué
00:54:36en fonction du niveau
00:54:37d'exposition
00:54:38et eux recommandent
00:54:40plutôt de garder
00:54:41à l'hôpital
00:54:41les contacts asymptomatiques
00:54:43si le niveau
00:54:43d'exposition est fort
00:54:44donc par exemple
00:54:45ceux qui ont participé
00:54:45à la croisière
00:54:46et par contre
00:54:48d'informer
00:54:48les autres contacts
00:54:49en leur précisant
00:54:51de nous informer
00:54:52dès qu'ils ont des symptômes
00:54:53et là on les mettrait
00:54:54en isolement
00:54:55mais pas tout le monde
00:54:56tous les contacts asymptomatiques
00:54:58qui seraient isolés
00:54:59avec ces recommandations-là
00:55:01mais ce qui va changer
00:55:02c'est qu'au fil des jours
00:55:03vous voyez
00:55:03il y a de nouveaux cas
00:55:04qui sont annoncés aujourd'hui
00:55:06par exemple
00:55:06le cas américain
00:55:07et le cas français
00:55:07donc on découvre
00:55:08en même temps
00:55:09comment s'est propagée
00:55:10cette épidémie
00:55:11et c'est ça qui
00:55:12peut-être
00:55:13pourrait amener
00:55:14à ajuster un peu
00:55:15les recommandations
00:55:15du départ
00:55:16Justement
00:55:17question de Laurent Neumann
00:55:17Oui une question de Béotien
00:55:19s'il y a un risque
00:55:20de contamination
00:55:21pourquoi a-t-on sorti
00:55:22tous ces passagers
00:55:23du bateau ?
00:55:24A priori
00:55:24ils étaient dans un bateau
00:55:26donc confinés
00:55:27on aurait pu attendre
00:55:28ces 42 jours
00:55:30de période d'incubation
00:55:31quitte à faire
00:55:32veut dire
00:55:33un navire militaire
00:55:34un bateau hôpital
00:55:35sur zone
00:55:36pour pouvoir
00:55:37les faire traiter
00:55:38par des médecins
00:55:38pourquoi les sortir
00:55:39de ce bateau ?
00:55:41Du point de vue humain
00:55:42c'était impossible
00:55:43parce qu'il faut
00:55:43vous mettre à la place
00:55:44des gens qui sont
00:55:45sur le bateau
00:55:45la majeure partie
00:55:47des croisiéristes
00:55:48ne sont pas infectés
00:55:49il ne faut pas penser
00:55:50vu la transmission
00:55:51intérieure humaine
00:55:51peut-être qu'il y a
00:55:5290% qui ne sont pas infectés
00:55:54et ça voudrait dire
00:55:55les condamnés
00:55:55si on les laisse
00:55:57confinés tous ensemble
00:55:58avec en plus
00:55:58des moyens médicaux
00:55:59limités
00:56:00pour soigner
00:56:02ça voulait dire
00:56:03un peu
00:56:03ça voulait dire
00:56:04condamner quasiment
00:56:05tout l'équipage
00:56:06et tous les passagers
00:56:07alors qu'en sortant
00:56:08tout le monde du bateau
00:56:09et en les prenant
00:56:10en soin
00:56:10comme on va faire
00:56:11dans les différents pays
00:56:12on va probablement
00:56:13pouvoir rester
00:56:14dans les 90%
00:56:16ou même plus
00:56:16qui ne vont pas
00:56:17attraper ce virus
00:56:18on va les prendre en charge
00:56:20est-ce que justement
00:56:20on a été trop lent
00:56:21on a quand même
00:56:22laissé certains passagers
00:56:23débarquer pour des escales
00:56:24d'autres prendre l'avion
00:56:25même une femme
00:56:26qui est décédée
00:56:27donc qui était gravement
00:56:28atteinte avec des symptômes
00:56:29est-ce qu'on a perdu du temps ?
00:56:31alors on n'a pas
00:56:33tout le détail
00:56:33de l'apparition des symptômes
00:56:35etc
00:56:35on a l'impression
00:56:36qu'au moment de l'escale
00:56:37à Sainte-Hélène
00:56:38il y avait quand même
00:56:38beaucoup moins
00:56:39d'informations
00:56:41et c'était beaucoup moins
00:56:42préoccupant à ce moment-là
00:56:43pour un virus qui on le rappelle
00:56:44n'est pas du tout réputé
00:56:45pour sa transmission
00:56:46inter-humaine
00:56:47donc c'est toujours facile
00:56:49de refaire le match
00:56:50à posteriori
00:56:51maintenant il faut faire
00:56:52beaucoup
00:56:53quand les passagers
00:56:54sont débarqués
00:56:55à Sainte-Hélène
00:56:56c'était beaucoup
00:56:56moins évident
00:56:58question de Sonia
00:56:59à présent
00:56:59est-ce qu'il faudrait
00:57:01reporter le masque
00:57:02dans les transports
00:57:03dès qu'il y a foule
00:57:04est-ce qu'il faudrait
00:57:05des contrôles
00:57:06dans les aéroports ?
00:57:09pour l'instant
00:57:09on n'a vraiment
00:57:10aucune indication
00:57:11qu'il y ait de la transmission
00:57:12en dehors du contexte
00:57:13très particulier
00:57:14de cette croisière
00:57:15donc c'est quelque chose
00:57:17qu'on ferait
00:57:18si on avait des infos
00:57:19comme quoi le virus
00:57:20est sorti de ce contexte-là
00:57:21mais il y a vraiment
00:57:22très très peu de raisons
00:57:23que ça arrive
00:57:23la société européenne
00:57:25qui surveille tout ça
00:57:26considère que le risque
00:57:27qu'il y ait une épidémie
00:57:27qui s'installe
00:57:29au niveau européen
00:57:30par exemple
00:57:30est très très faible
00:57:32si on essaye
00:57:33de faire la synthèse
00:57:34de tout ce qu'on sait
00:57:35aujourd'hui
00:57:35sur cette maladie
00:57:36professeur
00:57:37est-ce qu'il y a des choses
00:57:38qui vous inquiètent ?
00:57:40le nombre de cas
00:57:41c'est la chose
00:57:42peut-être la plus inquiétante
00:57:44dans cette histoire
00:57:44la gravité de la maladie
00:57:45on la connaissait déjà
00:57:46c'est 30 à 50%
00:57:48de mortalité
00:57:49y compris quand les gens
00:57:50sont plutôt solides
00:57:51et sans maladie sous-jacente
00:57:52on arrivera peut-être
00:57:53à baisser
00:57:54parce que la réanimation
00:57:55a fait quand même
00:57:55des grands progrès
00:57:56donc ça c'est pas une surprise
00:57:58le fait qu'il ait pu y avoir
00:57:5910 cas
00:57:59à partir d'une source commune
00:58:01qui était ce bateau de croisière
00:58:03c'est la partie
00:58:03qui me semble
00:58:04la plus inquiétante
00:58:05et puis donc
00:58:06en filigrane de tout ça
00:58:07le franchissement
00:58:07de la barrière d'espèce
00:58:08puisqu'il faut bien rappeler
00:58:09que tout part
00:58:10d'un rongeur
00:58:12oui
00:58:12mais ça c'était déjà connu
00:58:13en fait
00:58:14les cas humains
00:58:15dans ta virus
00:58:15depuis tout le temps
00:58:16ont été des franchissements
00:58:18de barrières
00:58:18mais qui ont été ponctuels
00:58:19ça ne s'est pas
00:58:20ça n'a pas été suivi
00:58:21d'une transmission interhumaine
00:58:23dans la grande majorité
00:58:24des cas
00:58:24tandis que là
00:58:25le fait qu'il y ait 10 cas
00:58:27inquiète un peu
00:58:27je le reconnais
00:58:28est-ce que la science
00:58:29travaille sur
00:58:31des maladies finalement
00:58:32assez rares
00:58:33on l'a bien vu
00:58:35comme l'antavirus
00:58:36il y a des chercheurs
00:58:37qui planchent
00:58:38sur cette problématique ?
00:58:40oui oui
00:58:41et de très bon niveau
00:58:42il y a des belles publications
00:58:44il y a eu des épidémies
00:58:45aux Etats-Unis
00:58:46à plusieurs reprises
00:58:47à partir de rongeurs
00:58:48sans transmission interhumaine
00:58:49d'un cousin
00:58:50du hondès virus
00:58:51qui nous préoccupe actuellement
00:58:52donc la science
00:58:53n'est pas inactive là-dessus
00:58:54mais comme c'est plutôt rare
00:58:57le grand public
00:58:58n'en a pas beaucoup entendu
00:58:58parler jusqu'ici
00:59:00merci beaucoup professeur
00:59:01j'imagine d'un mot
00:59:02dans les cabinets
00:59:03on vous pose aussi la question
00:59:04oui oui ça commence
00:59:05les gens s'inquiètent
00:59:06les gens s'inquiètent
00:59:07et on va les rassurer
00:59:08rassurez-nous
00:59:09vous restez avec nous
00:59:10dans un instant
00:59:10on reviendra justement
00:59:11sur ce premier cas
00:59:12qui a été détecté en France
00:59:13cette femme
00:59:13comment est-elle prise en charge
00:59:14comment aussi fait-on
00:59:15pour repérer
00:59:16traquer tous les cas contacts
00:59:18et eux
00:59:19va-t-on les isoler
00:59:20ou pas
00:59:20dans quelles conditions
00:59:21toutes les réponses
00:59:22dans un instant
00:59:28nous allons reparler
00:59:29de la situation
00:59:30au Moyen-Orient
00:59:31dans quelques minutes
00:59:31parce que ça bouge
00:59:32dans le détroit d'Hormuz
00:59:33mais d'abord
00:59:34cette réunion de crise
00:59:35Roselyne programmée
00:59:36cet après-midi
00:59:37à Matignon
00:59:37sur l'antavirus
00:59:38puisqu'il y a un premier cas
00:59:39en France
00:59:40dans un instant
00:59:40nous allons accueillir
00:59:41une invitée exceptionnelle
00:59:42Anaïs Legand
00:59:43bonjour
00:59:44vous êtes experte
00:59:45à l'organisation mondiale
00:59:46de la santé
00:59:47spécialisée dans les fièvres
00:59:48hémorragiques virales
00:59:49et vous coordonnez
00:59:50en ce moment même
00:59:51les recommandations
00:59:52déployées autour de l'épidémie
00:59:53mais d'abord
00:59:53on va aller à l'hôpital Bichat
00:59:55à Paris
00:59:55puisque c'est là
00:59:56qu'est soigné
00:59:56ce premier cas français
00:59:58il y a 4 autres patients
00:59:59rapatriés
01:00:00qui pour l'instant
01:00:00sont négatifs
01:00:02Chloé Giraud
01:00:02comment sont-ils tous
01:00:03pris en charge ?
01:00:06ils sont pris en charge
01:00:08ici à l'hôpital Bichat
01:00:10tous placés
01:00:11à l'isolement strict
01:00:12dans des chambres
01:00:14avec des flux d'air
01:00:15pour éviter
01:00:16toute contamination
01:00:17et ils sont soumis
01:00:18régulièrement
01:00:19à des tests
01:00:20pour vérifier
01:00:21s'ils sont
01:00:22positifs ou non
01:00:23en ce qui concerne
01:00:24la femme
01:00:25qui est donc pour le moment
01:00:26le seul cas
01:00:27avéré
01:00:27confirmé
01:00:28d'antavirus
01:00:29sur le territoire français
01:00:31on sait que son état
01:00:31s'est dégradé
01:00:33on ne sait pas jusqu'à quel point
01:00:34si par exemple
01:00:34son pronostic vital
01:00:36est engagé
01:00:36en revanche
01:00:37pour les 4 autres français
01:00:38pour le moment
01:00:39pas de symptômes
01:00:40pas de tests
01:00:41positifs
01:00:42mais ils vont rester
01:00:43ici à l'hôpital
01:00:44Bichat
01:00:45pris en charge
01:00:45pour finalement
01:00:46une durée plus longue
01:00:47que ce qui était
01:00:48initialement prévu
01:00:4972 heures
01:00:50nous avait-on dit
01:00:51au départ
01:00:52avec un éventuel
01:00:53retour à domicile
01:00:54pour un auto-isolement
01:00:56finalement
01:00:56ils vont rester ici
01:00:57au minimum
01:00:5715 jours
01:00:58où ils vont
01:00:59être testés
01:01:00où on va
01:01:01surveiller
01:01:02l'arrivée
01:01:03d'éventuels symptômes
01:01:04on verra par la suite
01:01:05s'ils sont donc
01:01:06placés en auto-isolement
01:01:08et puis il y a aussi
01:01:08ces autres français
01:01:09sous surveillance
01:01:1022 autres
01:01:11cas contact
01:01:12non pas des passagers
01:01:13du navire onduce
01:01:14mais des passagers
01:01:15de vol
01:01:16au cours desquels
01:01:17se trouvait là aussi
01:01:19une passagère
01:01:20elle du navire onduce
01:01:21contaminée par l'antavirus
01:01:22qui en est d'ailleurs
01:01:23décédée par la suite
01:01:24ces 22 français
01:01:25ont été identifiés
01:01:27la plupart d'entre eux
01:01:28nous dit on
01:01:29sont déjà à l'isolement
01:01:31et pour les autres
01:01:31et bien
01:01:32les autorités
01:01:33les invitent
01:01:34justement à se signaler
01:01:35pour que les mesures
01:01:36nécessaires soient mises en place
01:01:37Anaïs Legand
01:01:38on a de très très
01:01:39nombreuses questions
01:01:40de nos téléspectateurs
01:01:41et ces questions
01:01:42évidemment
01:01:42elles traduisent
01:01:43une inquiétude réelle
01:01:45d'abord est-ce que
01:01:46tous les malades potentiels
01:01:47ont été identifiés
01:01:49et localisés
01:01:50à l'heure où l'on parle
01:01:52bonjour d'abord
01:01:53et merci pour l'invitation
01:01:55je comprends qu'il y a
01:01:56beaucoup d'incertitudes
01:01:57et d'inquiétudes
01:01:59les malades
01:02:00les malades dont on parle
01:02:01donc c'est des gens
01:02:01qui ont des symptômes
01:02:03et c'est bien pour ça
01:02:04qu'on met en place
01:02:05ce suivi des contacts
01:02:05pour s'assurer
01:02:07que toutes les personnes
01:02:08qui auraient pu être exposées
01:02:09puissent être prises en charge
01:02:11dès le début
01:02:11des symptômes
01:02:12donc ces personnes
01:02:14ce suivi est en cours
01:02:16et vous le voyez
01:02:17fonctionne
01:02:17vu qu'une française
01:02:19a été confirmée positive
01:02:21et ces contacts
01:02:22vont être suivis
01:02:23tout au long
01:02:23de leur période
01:02:24d'incubation
01:02:25pour s'assurer
01:02:26s'ils développent
01:02:27ou non
01:02:27les symptômes
01:02:29de la maladie
01:02:29mais on est à combien
01:02:30de malades
01:02:31dans le monde
01:02:33pour l'instant
01:02:33de cas confirmés
01:02:35on est actuellement
01:02:36à 9
01:02:37mais on s'attend
01:02:38enfin on est à 9
01:02:39on est à 9 confirmés
01:02:40et 2 cas probables
01:02:41les cas probables
01:02:42ça veut dire
01:02:42qu'on n'a pas encore
01:02:43eu les résultats
01:02:44de laboratoire
01:02:45et ça inclut
01:02:46le premier cas
01:02:47qui est malheureusement
01:02:48décédé
01:02:49et l'autre cas
01:02:50ça inclut un patient
01:02:51qui est actuellement
01:02:51sur une île
01:02:53de l'océan
01:02:54atlantique
01:02:55Tristan d'Acuna
01:02:56qui est prise en charge
01:02:58par nos collègues
01:02:59anglais
01:03:01ça c'est ce qu'on a
01:03:02actuellement
01:03:03de confirmer
01:03:04après
01:03:05parmi toutes les personnes
01:03:07qui sont des contacts
01:03:09à risque
01:03:10on fait le suivi
01:03:11tous les jours
01:03:12pour savoir
01:03:12si ces personnes là
01:03:14développent des symptômes
01:03:15et les tester
01:03:16le plus rapidement possible
01:03:17pour vérifier leur statut
01:03:18donc pour l'instant
01:03:19je le répète
01:03:20nous sommes à 9 cas
01:03:21dont 7 confirmés
01:03:23est-ce que vous redoutez
01:03:24compte tenu du délai
01:03:25d'incubation
01:03:26que de nouveaux cas
01:03:27apparaissent
01:03:28dans les jours
01:03:28ou les semaines
01:03:29qui viennent
01:03:30Oui
01:03:30alors on ne le redoute pas
01:03:32on pense que c'est
01:03:32effectivement possible
01:03:33juste pour rappeler
01:03:34ce que c'est
01:03:35qu'une période d'incubation
01:03:36parce que peut-être
01:03:37c'est là
01:03:37où ça bloque un petit peu
01:03:39la période d'incubation
01:03:40c'est le temps
01:03:41qu'on a
01:03:42entre le moment
01:03:43où la personne
01:03:44est infectée
01:03:45par le virus
01:03:46le moment où le virus
01:03:47ou la bactérie
01:03:48rentre dans le corps
01:03:49de cette personne
01:03:49et le moment
01:03:50où la personne
01:03:51va développer des symptômes
01:03:52et pour ce virus
01:03:54en particulier
01:03:54la période d'incubation
01:03:56peut varier
01:03:56entre une semaine
01:03:58et six semaines
01:03:59donc pour vous
01:04:00pour répondre
01:04:01exactement à votre question
01:04:02il faudra attendre
01:04:03que toutes les personnes
01:04:04qui ont pu être exposées
01:04:06ou étaient en contact
01:04:07avec des cas confirmés
01:04:10arrivent jusqu'au bout
01:04:11de leur période
01:04:11d'incubation
01:04:12Est-ce que la contagiosité
01:04:14d'après les premiers retours
01:04:16que vous avez
01:04:16se fait vraiment
01:04:18à proximité
01:04:19très rapprochée
01:04:20ou est-ce que
01:04:21dans une pièce
01:04:21dans un avion
01:04:23dans un bateau
01:04:24on en a la preuve
01:04:24on peut être contaminé
01:04:26Alors
01:04:27il faut bien rappeler
01:04:28la spécificité
01:04:30d'un bateau
01:04:30on est dans un environnement
01:04:32confiné
01:04:32comme vous le disiez
01:04:33sur la base
01:04:35des informations
01:04:35que l'on a
01:04:36actuellement
01:04:37dans le cadre
01:04:38de cette épidémie
01:04:39et des épidémies
01:04:40antérieures
01:04:41oui
01:04:42on pense qu'il faut
01:04:43un contact
01:04:43prolongé
01:04:44dans un espace
01:04:45confiné
01:04:46si vous prenez
01:04:47si vous prenez l'exemple
01:04:47d'un avion
01:04:47typiquement
01:04:48on va prendre
01:04:49les passagers
01:04:50qui seront
01:04:51sur les deux rangées
01:04:52de devant
01:04:53et de derrière
01:04:54par rapport
01:04:55et évidemment
01:04:55à côté
01:04:56de la personne
01:04:57qui était malade
01:04:58encore une fois
01:04:59on parle d'une personne
01:04:59qui doit être malade
01:05:01ces passagers-là
01:05:02seront considérés
01:05:03comme contact
01:05:04à haut risque
01:05:05Parce qu'ils lui auront
01:05:06parlé ?
01:05:07Parce qu'ils l'auront
01:05:07touché ?
01:05:09Parce qu'ils auront
01:05:10pu avoir
01:05:11effectivement
01:05:11une interaction
01:05:12prolongée
01:05:13en lui parlant
01:05:13ou potentiellement
01:05:15en touchant
01:05:16une surface
01:05:17qui pourrait être
01:05:19contaminée
01:05:19par exemple
01:05:22Question de Margot
01:05:23de Fouville
01:05:23Bonjour Anaïs Legand
01:05:24il y a aussi
01:05:2514 nouveaux cas
01:05:26contacts
01:05:27qui étaient
01:05:27dans le vol
01:05:28entre Johannesburg
01:05:30et Amsterdam
01:05:31alors même
01:05:32que la passagère
01:05:33néerlandaise
01:05:34a été débarquée
01:05:35avant le décollage
01:05:37Tout à fait
01:05:38et ça montre
01:05:39à quel point
01:05:39les autorités nationales
01:05:41prennent la situation
01:05:42très au sérieux
01:05:43Ce qui est important
01:05:44de savoir
01:05:45c'est
01:05:45et je ne sais pas
01:05:47si c'était
01:05:47sur Vendtrentaine
01:05:48ou d'autres
01:05:49des collègues
01:05:51expliquaient
01:05:52très justement
01:05:52que
01:05:53ce qui se passe
01:05:55pour l'identification
01:05:56des contacts
01:05:56on va lister
01:05:57tous les passagers
01:05:58qui étaient dans l'avion
01:05:59et on va vérifier
01:06:01le risque
01:06:01d'exposition
01:06:02que ces personnes
01:06:03ont pu avoir
01:06:04pour déterminer
01:06:05si c'est des contacts
01:06:06à haut risque
01:06:07ou des contacts
01:06:08à faible risque
01:06:09Mais est-ce qu'on n'a
01:06:09quand même pas
01:06:10beaucoup perdu de temps
01:06:11sachant que la première victime
01:06:13le patient zéro
01:06:15est décédé le 15 avril
01:06:19Il est effectivement décédé
01:06:21le 11 avril
01:06:22et encore une fois
01:06:23je tiens à rappeler
01:06:23que les infections
01:06:25à antivirus
01:06:26restent rares
01:06:27et sur le bateau
01:06:28cette cause
01:06:29n'avait pas été suspectée
01:06:32à ce moment-là
01:06:33c'est quand on a eu
01:06:35un deuxième patient
01:06:38où les tests
01:06:40ont été effectués
01:06:42où on a eu la réponse
01:06:43donc le 2 mai
01:06:45aujourd'hui
01:06:46on est le 11 mai
01:06:47ça peut paraître
01:06:48très long
01:06:49mais je pense
01:06:49que l'ensemble
01:06:50des mesures
01:06:50ont été prises
01:06:51à partir du moment
01:06:52où on a eu la confirmation
01:06:54du virus responsable
01:06:55de cette infection
01:06:56Le protocole sanitaire
01:06:58a été bâti
01:06:59lorsqu'il n'y avait
01:07:00aucun passager
01:07:03symptomatique
01:07:03à bord
01:07:04et là on voit
01:07:05que la situation
01:07:05a énormément évolué
01:07:07depuis hier soir
01:07:07est-ce qu'on doit
01:07:08revoir ce protocole
01:07:10notamment
01:07:11l'auto-isolement
01:07:12qui était initialement
01:07:13prévu à domicile
01:07:14et le prévoir
01:07:15comme le permet
01:07:16le décret
01:07:17publié ce matin
01:07:18également
01:07:19dans un établissement
01:07:19hospitalier ?
01:07:21Alors encore une fois
01:07:22la situation
01:07:22a beaucoup changé
01:07:24je pense que
01:07:26maintenant que
01:07:27les passagers
01:07:28sont rapatriés
01:07:29au fur et à mesure
01:07:30dans leur pays
01:07:31ça crée beaucoup
01:07:32beaucoup de questions
01:07:33et je le comprends
01:07:34tout à fait
01:07:35encore une fois
01:07:36comme je le répète
01:07:36la période d'incubation
01:07:38est longue
01:07:38donc ce n'est pas
01:07:40surprenant
01:07:41qu'il y ait encore
01:07:42quelques cas
01:07:43qui puissent être détectés
01:07:44parmi les passagers
01:07:46Mais Anaïs Legand
01:07:47un passager
01:07:48quelqu'un contrôlé
01:07:49qui a des symptômes
01:07:51doit être auto-isolé
01:07:52chez lui
01:07:52pour l'OMS
01:07:53ou doit être hospitalisé
01:07:54en milieu clos
01:07:55Pour l'OMS
01:07:57les deux solutions
01:07:59sont possibles
01:08:00avec
01:08:01attention
01:08:01l'importance
01:08:04que le suivi
01:08:05de la personne
01:08:06qui est isolée
01:08:08puisse être fait
01:08:09par une équipe médicale
01:08:11et que la personne
01:08:12là où elle réside
01:08:13puisse avoir
01:08:14une chambre dédiée
01:08:16accès à ses toilettes
01:08:17donc ça encore une fois
01:08:18c'est aux pays
01:08:19aux autorités nationales
01:08:21de décider
01:08:22de décider
01:08:23quels sont
01:08:23les arrangements
01:08:26les mieux adaptés
01:08:27à leur santé
01:08:27Oui mais quelle est
01:08:28votre recommandation
01:08:28à l'Organisation Mondiale
01:08:29de la Santé ?
01:08:31Exactement
01:08:32celle que je viens
01:08:32de vous dire
01:08:32c'est que l'OMS
01:08:34recommande
01:08:34soit une quarantaine
01:08:38soit l'un soit l'autre
01:08:39encore une fois
01:08:40si la quarantaine
01:08:42a lieu
01:08:42à la maison
01:08:43de la personne
01:08:44ou ailleurs
01:08:45qu'un centre de santé
01:08:48par exemple
01:08:48que cette personne
01:08:50puisse être isolée
01:08:51au sein de son foyer
01:08:54À côté de ça
01:08:55on a quand même
01:08:55la ministre de la Santé
01:08:56qui nous parlait ce matin
01:08:57de l'équipement
01:08:58mis en place à Bichat
01:08:59pour les cas qui sont négatifs
01:09:00avec le système
01:09:01comparé à celui
01:09:02qu'on utilisait pour Ebola
01:09:03des flux d'air
01:09:04pour éviter toute contamination
01:09:05chez soi
01:09:06on en est quand même
01:09:06très très loin
01:09:08Oui alors il faut
01:09:09faire un petit peu attention
01:09:12actuellement
01:09:12je pense que
01:09:13toutes ces mesures
01:09:14elles sont mises en place
01:09:15suivant le principe
01:09:16de précaution
01:09:19pour éviter
01:09:20tout débordement
01:09:23Pour l'instant
01:09:24sur la base
01:09:24des informations
01:09:25qu'on a
01:09:26et les pays
01:09:27sont complètement libres
01:09:28de mettre en place
01:09:29des mesures
01:09:30plus strictes
01:09:32la quarantaine
01:09:34à la maison
01:09:34encore une fois
01:09:35en suivant
01:09:36les recommandations
01:09:36qui sont très clairement
01:09:37indiquées
01:09:38dans les recommandations
01:09:39de l'OMS
01:09:40qui sont publiques
01:09:40sur notre site
01:09:42internet
01:09:43sont considérées
01:09:45sur la base
01:09:45des preuves actuelles
01:09:47comme suffisantes
01:09:49et ces recommandations
01:09:50seront bien évidemment
01:09:51adaptées
01:09:51en fonction
01:09:53des nouvelles
01:09:54informations
01:09:55que l'on pourra obtenir
01:09:56Une question du docteur
01:09:57Damien Thomasot
01:09:58Oui là on sait
01:09:59actuellement
01:09:59on a du mal à savoir
01:10:00quand est-ce qu'on devient
01:10:01contagieux
01:10:02sur cette période
01:10:04asymptomatique
01:10:04ou en tout cas
01:10:05de contamination
01:10:06est-ce qu'on ne pourrait
01:10:07pas tester
01:10:08tous les cas contacts
01:10:10présumés
01:10:10de manière systématique
01:10:12déjà pour avoir
01:10:12une idée
01:10:13à l'instant T
01:10:14de leur positivité
01:10:16ou non
01:10:16et puis après
01:10:17bien sûr
01:10:17les retester
01:10:18au moment
01:10:18de possibles
01:10:20symptômes
01:10:21Alors
01:10:22pour le moment
01:10:23on n'a pas d'évidence
01:10:25qui nous montre
01:10:26que ce soit utile
01:10:27il faut bien savoir
01:10:27que les tests
01:10:28dont on parle
01:10:28il s'agit
01:10:29d'une PCR
01:10:31qui doit être
01:10:32faite dans le sang
01:10:34si on veut avoir
01:10:35une approche
01:10:36absolument zéro risque
01:10:37alors ces personnes là
01:10:39devraient être testées
01:10:39tous les jours
01:10:40c'est pas parce qu'aujourd'hui
01:10:41vous avez une PCR négative
01:10:42que demain
01:10:43vous n'aurez pas
01:10:43des symptômes
01:10:45L'autre aspect
01:10:46par rapport
01:10:47à la contagiosité
01:10:48si on a
01:10:48des bonnes
01:10:49des bonnes évidences
01:10:51dans la littérature
01:10:52qui nous montrent
01:10:52que les personnes
01:10:53sont les plus à risque
01:10:55de transmettre
01:10:56au tout début
01:10:57du moment de la maladie
01:10:58et c'est bien pour ça
01:10:59qu'on insiste
01:11:00sur l'importance
01:11:01de cette quarantaine
01:11:03et d'un suivi médical
01:11:05de ces personnes
01:11:05parce que parfois
01:11:06les symptômes
01:11:07peuvent être difficiles
01:11:07à reconnaître
01:11:08C'est ça
01:11:09donc au début
01:11:09de la maladie
01:11:10lorsque les patients
01:11:10sont asymptomatiques
01:11:11ils transmettent
01:11:12c'est ce que vous dites
01:11:13Non
01:11:13pas du tout
01:11:15Au début de la maladie
01:11:16maladie c'est compris
01:11:17comme la personne
01:11:18a des symptômes
01:11:19Ça marche
01:11:20Ça peut être des symptômes
01:11:21comme un malaise
01:11:22une fièvre
01:11:23un état de fatigue
01:11:24généralisé
01:11:25ça c'est des symptômes
01:11:26et c'est à partir
01:11:28de ce moment là
01:11:29où en tout cas
01:11:30on a documenté
01:11:31dans les épidémies précédentes
01:11:32que le risque
01:11:33de transmission
01:11:35commençait à être élevé
01:11:36Une toute dernière question
01:11:37alors qu'on voit
01:11:38les images en direct
01:11:39de Ténérife
01:11:41une toute dernière question
01:11:41qu'on pose d'ailleurs
01:11:42à tous nos interlocuteurs
01:11:43depuis le début
01:11:44du midi BFM
01:11:46Qu'est-ce qui vous étonne
01:11:47dans cette histoire
01:11:48et qu'est-ce qui vous inquiète ?
01:11:50Alors qu'est-ce qui m'étonne ?
01:11:52Je ne sais pas
01:11:52si quelque chose m'étonne
01:11:53je pense que
01:11:55en tout cas
01:11:55si vous me demandez
01:11:57à quoi
01:11:58je ne m'attendais pas
01:11:59il y a dix jours en arrière
01:12:00c'est qu'on est effectivement
01:12:02un antivirus
01:12:03documenté
01:12:03sur un bateau de croisière
01:12:05ça c'est quand même
01:12:06très très inhabituel
01:12:08c'est la première fois
01:12:09Je tiens à rappeler
01:12:11que ces virus
01:12:12circulent
01:12:13dans différentes parties
01:12:15des Amériques
01:12:16avec entre 50 et 100 cas
01:12:19confirmés chaque année
01:12:20en Argentine par exemple
01:12:21c'est quelque chose
01:12:23qui est évidemment possible
01:12:23mais ce n'est pas quelque chose
01:12:24que je considérais
01:12:25personnellement
01:12:26comme probable
01:12:28Une chose peut-être
01:12:29je tiens à saluer
01:12:31l'ensemble
01:12:32des autorités sanitaires
01:12:36nationales
01:12:37avec lesquelles
01:12:37nous sommes en contact
01:12:41depuis cette grosse semaine
01:12:43non-stop
01:12:44pour s'assurer
01:12:45de la prise en charge
01:12:46la plus adéquate possible
01:12:48pour l'ensemble
01:12:49des passagers
01:12:49et des membres
01:12:50de l'équipage
01:12:50et face à tout
01:12:54cet intérêt
01:12:57Merci beaucoup
01:12:58en tout cas
01:12:58Anaïs Legand
01:12:59d'avoir été en direct
01:12:59avec nous
01:13:00et donc cette réunion
01:13:01de crise
01:13:01en fin d'après-midi
01:13:0216h15 à Matignon
01:13:03autour du Premier ministre
01:13:04pour faire un point
01:13:05sur la situation
01:13:05le nombre de cas
01:13:06un confirmé pour l'instant
01:13:08et les cas contacts aussi
01:13:09est-ce que vraiment
01:13:09on les a tous retrouvés
01:13:10va-t-on les confiner
01:13:11chez eux
01:13:11ou bien à l'hôpital
01:13:12ça pourrait évoluer
01:13:13voilà l'autre grand dossier
01:13:14évidemment conseil
01:13:15nous ramène à la guerre
01:13:17au Moyen-Orient
01:13:18avec donc la réponse
01:13:19de Donald Trump
01:13:20aux propositions iraniennes
01:13:22il dit en substance
01:13:23que ces propositions
01:13:24sont inacceptables
01:13:26alors tout ça va donner quoi
01:13:27et bien nous verrons
01:13:28ça dans les jours qui viennent
01:13:30d'autant que Trump
01:13:30a un rendez-vous très important
01:13:31vous le savez
01:13:32c'est dans 48 heures
01:13:33son voyage à Pékin
01:13:34il comptait bien arriver
01:13:35chez le président Xi Jinping
01:13:37avec évidemment
01:13:38des éléments
01:13:40alors les négociations
01:13:40ça patine
01:13:41mais du côté du Golfe
01:13:43ça bouge
01:13:44Marie Gentry
01:13:44qu'en direct
01:13:45des Émirats Arabes Unis
01:13:46avec Anthony Métro
01:13:47on a vu des pétroliers
01:13:49passer ce week-end
01:13:50et puis on surveille
01:13:51d'autres navires
01:13:52qui pourraient réussir
01:13:54à passer
01:13:54avec l'aval
01:13:55donc des Iraniens
01:13:56et des Américains
01:14:00On surveille effectivement
01:14:01ce qui se passe
01:14:02dans le détroit d'Hormuz
01:14:03avec plusieurs informations
01:14:04qui nous parviennent
01:14:05première information
01:14:06selon l'agence de presse Reuters
01:14:07trois pétroliers
01:14:09ont réussi à traverser
01:14:10le détroit d'Hormuz
01:14:11au cours des derniers jours
01:14:12des pétroliers
01:14:14qui transportaient chacun
01:14:152 millions de barils de pétrole
01:14:18ils ont réussi à passer
01:14:19en coupant leur transpondeur
01:14:21c'est à dire que l'Iran
01:14:22ne pouvait pas voir
01:14:23leur position géographique
01:14:24ça c'est une première information
01:14:25l'autre information maintenant
01:14:27et bien c'est qu'un navire
01:14:29qui transporte du GNL
01:14:31c'est du gaz naturel liquéfié
01:14:32se trouve actuellement
01:14:34dans le détroit d'Hormuz
01:14:35c'est un navire singapourien
01:14:36qui est parti du Qatar
01:14:38qui se rend jusqu'au Pakistan
01:14:39et on voit sur le site
01:14:41Marine Trafic
01:14:42qu'Anthony Métro
01:14:42qui m'accompagne
01:14:43se scrute de près
01:14:44à minute par minute
01:14:45on voit que ce navire
01:14:46est actuellement à l'arrêt
01:14:48alors va-t-il réussir
01:14:50ou non
01:14:50à traverser le détroit
01:14:52on va voir comment ça se passe
01:14:53au cours des prochaines heures
01:14:54en tout cas
01:14:55ce week-end
01:14:56un autre navire
01:14:57qui transportait du GNL
01:14:58et qui faisait pareil
01:14:59le même trajet
01:14:59avec Qatar-Pakistan
01:15:00lui a réussi à passer
01:15:02c'était une forme
01:15:03de bonne volonté
01:15:04que l'Iran voulait montrer
01:15:05parce qu'on sait
01:15:06que le Qatar et le Pakistan
01:15:07ont un rôle important
01:15:08dans les négociations
01:15:09avec les Etats-Unis
01:15:09donc l'Iran a voulu
01:15:10laisser passer ce navire
01:15:11une façon de montrer
01:15:13comme je le disais
01:15:13sa bonne volonté
01:15:14Bonjour Amiral Jacques Mallard
01:15:16merci d'être avec nous
01:15:17ancien commandant
01:15:17de la force aéronautique
01:15:19aéromaritime
01:15:19de réaction rapide
01:15:21comment vous voyez ça
01:15:22parce qu'effectivement
01:15:23ils auraient les moyens militaires
01:15:24de bloquer tout le monde
01:15:24donc c'est un acte volontaire
01:15:26un geste de bonne volonté ?
01:15:28Oui très probablement
01:15:30Bonjour à tous
01:15:32la zone est suffisamment étroite
01:15:34et suffisamment serrée
01:15:35pour que ce déni d'accès
01:15:37qui répond au blocus américain
01:15:39soit relativement hermétique
01:15:42couper son transpondeur
01:15:43c'est une possibilité
01:15:44mais les radars
01:15:46et les patrouilles
01:15:46de bateaux ou d'avions
01:15:48permettent quand même
01:15:48d'avoir une situation
01:15:49assez précise
01:15:50donc si les Iraniens
01:15:52laissent passer un bateau
01:15:54ils en ont bien conscience
01:15:55et c'est très probablement
01:15:56un signe, un geste
01:15:58alors que les négociations
01:16:00continuent
01:16:00Est-ce que vous dites en fait
01:16:02c'est un non-dit
01:16:03dans cette négociation
01:16:04que l'on dit compliqué en fait ?
01:16:06Très probablement
01:16:07il y a énormément d'enjeux
01:16:10derrière donc effectivement
01:16:11l'approvisionnement
01:16:13en hydrocarbures
01:16:14non seulement du Pakistan
01:16:16de l'Inde
01:16:16mais de tout l'extrême-orient
01:16:19derrière
01:16:19les Iraniens ne voudront pas
01:16:21perdre la face
01:16:22et les Américains
01:16:23comme vous le signaliez
01:16:24voudraient avoir un gage
01:16:26pour arriver de manière
01:16:29renforcée dans leurs discussions
01:16:31qu'ils vont avoir
01:16:31avec les Chinois
01:16:32Ces destinations
01:16:33elles sont importantes
01:16:34Adel Bakawan
01:16:34c'est un geste diplomatique
01:16:36aussi vers le Pakistan
01:16:37vers l'Asie en général
01:16:38C'est un vrai geste diplomatique
01:16:40de la part des gardiens
01:16:41de la révolution islamique
01:16:42qui souhaitent désormais
01:16:44avec leur nouvelle stratégie
01:16:46concernant les pays du Golfe
01:16:48normaliser leurs relations
01:16:50avec les Qataris
01:16:51et les Saoudiens
01:16:52pour pouvoir isoler
01:16:53les Émirats Arabes Unis
01:16:55lourdement frappés
01:16:56par eux-mêmes
01:16:57Samis Faxi
01:16:58vous êtes en direct
01:16:59de Washington
01:17:00alors à Washington
01:17:01on a donc appris
01:17:02il y a quelques heures
01:17:03que le président américain
01:17:04avait jugé inacceptable
01:17:05l'ultime
01:17:05les ultimes propositions
01:17:07pas ultimes d'ailleurs
01:17:07en tous les cas
01:17:08les propositions
01:17:08de l'Iran
01:17:10est-ce que chez vous
01:17:11les Américains
01:17:12pensent que
01:17:13Trump
01:17:13va relancer la guerre ?
01:17:17En tout cas
01:17:18ce qui est sûr
01:17:19c'est que l'entourage
01:17:20d'abord de Donald Trump
01:17:21une partie de l'entourage
01:17:22le souhaite
01:17:23à l'image
01:17:23du sénateur républicain
01:17:25très influent
01:17:26l'Instagram
01:17:27qui fait partie
01:17:28de ceux qui sont
01:17:29très interventionnistes
01:17:30ici aux Etats-Unis
01:17:31pousse le président américain
01:17:33à aller en tout cas
01:17:34vers une escalade
01:17:35il l'a expliqué
01:17:36dans un message
01:17:37posté sur les réseaux
01:17:38en disant
01:17:39qu'il fallait que
01:17:39Donald Trump
01:17:40passe un cap
01:17:41et que le temps
01:17:41de la diplomatie
01:17:42était terminé
01:17:42vous me posez
01:17:43la question des Américains
01:17:44vous savez
01:17:45les Américains
01:17:45ils ne veulent pas
01:17:46de cette guerre
01:17:46ils sont seulement
01:17:4730% à peu près
01:17:49à soutenir Donald Trump
01:17:51dans cette démarche
01:17:52le prix de l'essence
01:17:52a explosé
01:17:53et ici
01:17:53quand on discute
01:17:55avec eux
01:17:55ils voient que
01:17:56le coût de la vie
01:17:57explose aux Etats-Unis
01:17:58à Washington
01:17:59mais aussi ailleurs
01:18:00et ils ne veulent pas
01:18:01de cette guerre
01:18:02donc ils pensent
01:18:03très certainement
01:18:04que repartir dans un conflit
01:18:05et repartir dans une escalade
01:18:06ne ferait qu'empierrer
01:18:08les choses
01:18:09les Américains
01:18:10avec leurs alliés israéliens
01:18:11on va aller retrouver
01:18:12Naoufel El-Kawafi
01:18:13en direct
01:18:13de Tel Aviv
01:18:14parce que les Israéliens
01:18:15pour eux
01:18:16Naoufel
01:18:16la guerre n'est pas finie
01:18:18il manque le sujet essentiel
01:18:20du nucléaire
01:18:21l'uranium
01:18:21et ils pensent
01:18:22qu'ils peuvent aller le chercher
01:18:25oui ça fait plusieurs jours
01:18:26que le Premier ministre israélien
01:18:28le martèle pour lui
01:18:29et bien il faut reprendre
01:18:30les hostilités
01:18:31la seule manière
01:18:32de retirer cet uranium enrichi
01:18:33et bien c'est de reprendre
01:18:34les frappes
01:18:35reprendre cette guerre
01:18:37mais pour cela
01:18:38ils ont besoin absolument
01:18:39de l'accord
01:18:39de l'aval des Américains
01:18:41sauf que le problème
01:18:42c'est que Donald Trump
01:18:42n'est pas forcément
01:18:43sur la même longueur d'onde
01:18:44que son homologue israélien
01:18:46pour lui
01:18:46il souhaite privilégier
01:18:47en tout cas
01:18:48ces derniers jours
01:18:49les négociations
01:18:50donc Benyamin Netanyahou
01:18:51tente de convaincre
01:18:52Donald Trump
01:18:53ces dernières heures
01:18:54hier par exemple
01:18:55les deux dirigeants
01:18:56se sont entretenus
01:18:56par téléphone
01:18:57où Benyamin Netanyahou
01:18:58lui a proposé
01:19:00soumis
01:19:00un nouveau plan
01:19:01de reprise des frappes
01:19:02un plan d'une à deux semaines
01:19:03pour cibler notamment
01:19:04plusieurs infrastructures stratégiques
01:19:06notamment des infrastructures énergétiques
01:19:08cibler également
01:19:09plusieurs hauts responsables
01:19:11des gardiens de la révolution
01:19:12parce que pour le premier ministre israélien
01:19:14la seule manière
01:19:15de faire plier l'Iran
01:19:17de mettre à genoux son régime
01:19:19et bien c'est de reprendre
01:19:20cette guerre
01:19:21de reprendre les hostilités
01:19:22c'est la raison pour laquelle
01:19:23il plaide en faveur
01:19:24de cette possibilité
01:19:25notamment auprès
01:19:26de son allié américain
01:19:27et bien on va écouter
01:19:28Benyamin Netanyahou
01:19:32je pense que la guerre en Iran
01:19:34a permis de réaliser
01:19:35beaucoup de choses
01:19:36mais elle n'est pas terminée
01:19:37car il reste des matières nucléaires
01:19:39et de l'uranium enrichi
01:19:40à retirer d'Iran
01:19:41il reste des sites
01:19:42d'enrichissement
01:19:43à démanteler
01:19:44l'Iran soutient encore
01:19:45des groupes armés
01:19:45ils veulent encore
01:19:47produire des missiles balistiques
01:19:48on en a dégradé
01:19:49une grande partie
01:19:50mais tout est encore là
01:19:52et il reste du travail à faire
01:19:53et sur l'uranium
01:19:56il dit
01:19:56on entre
01:19:57on repart avec
01:19:58sauf que l'eau varinale
01:19:59c'est pas aussi simple que ça
01:19:59à l'écouter c'est facile
01:20:00oui mais rappelez-vous
01:20:02on en a parlé
01:20:02c'était à peu près
01:20:03la même chose
01:20:03qu'avait annoncé
01:20:04Donald Trump
01:20:05sur cette offensive terrestre
01:20:07avec ses forces spéciales
01:20:09qui devaient arriver
01:20:10pour récupérer
01:20:11cette poudre blanche
01:20:13rappelez-vous
01:20:13au beau milieu des montagnes
01:20:15pour situer
01:20:15pour les spectateurs
01:20:17souterraines
01:20:17là où il y a eu
01:20:18plusieurs bombardements
01:20:19donc c'est objectivement
01:20:20très compliqué
01:20:21très long
01:20:21et même très dangereux
01:20:22puisque on ne sait pas
01:20:23dans quel état se trouvent
01:20:24ces stocks
01:20:25pour nos téléspectateurs
01:20:26rappelez ce que ça veut dire
01:20:27frapper, endiguer, obiterrer
01:20:30le programme nucléaire iranien
01:20:32dès 2010
01:20:32les israéliens
01:20:33ont fait des offensives
01:20:35sur des frappes
01:20:35des stabilisations
01:20:36notamment cyberattaques
01:20:38sur les centrifugeuses
01:20:39un millier avait été bloqué
01:20:41on continue
01:20:42assassinat de scientifiques
01:20:44on continue
01:20:45vous savez
01:20:45ils étaient les premiers
01:20:46à être contre le programme
01:20:47enfin le JCPO
01:20:48ce fameux accord
01:20:49et ensuite plusieurs frappes
01:20:51ça ne fonctionne
01:20:52ne fonctionne pas
01:20:52le vrai problème
01:20:53c'est que tant que le régime
01:20:55actuel continue à dire
01:20:56mort à Israël
01:20:58disparition de l'état d'Israël
01:20:59mort aux israéliens
01:21:00on n'aura pas de solution
01:21:01qui pourra
01:21:02entre guillemets
01:21:02rassurer la partie israélienne
01:21:04mais si la partie israélienne
01:21:05continue à dire
01:21:06que c'est par les bombes
01:21:07qu'on règle un programme politique
01:21:08on n'y arrivera pas non plus
01:21:09Adel Bakawan
01:21:10si Benyamin Netanyahou
01:21:12dit
01:21:12si si on peut aller chercher
01:21:13le nucléaire iranien
01:21:14par la force
01:21:15il est bien conscient
01:21:16que ce n'est pas aussi simple
01:21:17que ça
01:21:17quel est le dessous
01:21:18des cartes
01:21:19de cette déclaration
01:21:21Déjà il y a la communication
01:21:22bien évidemment
01:21:24la communication
01:21:24il tente à rentabiliser
01:21:26sur cette rupture
01:21:28relative
01:21:29j'ai dit bien relative
01:21:30parce que la rupture
01:21:31n'est pas totale
01:21:31entre Donald Trump
01:21:32et la république islamique
01:21:34on a bien vu
01:21:36sa réponse
01:21:37il n'est absolument pas content
01:21:38la diplomatie
01:21:39est toujours là
01:21:40mais je pense
01:21:41personnellement
01:21:42il est peu probable
01:21:43que
01:21:43encore une fois
01:21:45le premier ministère israélien
01:21:46puisse convaincre
01:21:47Donald Trump
01:21:48pour aller vers cette guerre
01:21:49parce que cette guerre
01:21:50coûtera très très cher
01:21:51Surtout est-ce faisable
01:21:52ces opérations
01:21:53jusqu'à aller récupérer
01:21:53l'uranium
01:21:54Amiral on est loin de la mer
01:21:55on le disait
01:21:55on est au coeur des montagnes
01:21:56mais ça vous paraît envisageable
01:21:58le risque n'est pas trop important ?
01:22:01Non vous l'avez très bien décrit
01:22:03c'est une opération
01:22:04non seulement hasardeuse
01:22:05parce que très en profondeur
01:22:09qui vise des infrastructures
01:22:11qui sont probablement endommagées
01:22:12voire à moitié détruites
01:22:14et qui en plus
01:22:14vise à récupérer du matériel
01:22:16qui est quand même
01:22:18légèrement dangereux
01:22:18en lui-même
01:22:19donc c'est très hasardeux
01:22:21comme opération
01:22:21ça ne me semble pas envisageable
01:22:23dans la mesure où en plus
01:22:24la quantité à récupérer
01:22:25est phénoménale
01:22:27donc ça me paraît
01:22:29assez difficile
01:22:30d'aller récupérer
01:22:31ces caisses d'uranium
01:22:33comme décrit
01:22:34par les américains
01:22:36Donc opération impossible
01:22:37les américains
01:22:38qui ne veulent pas
01:22:38d'un retour de la guerre
01:22:39Benjamin Netanyahou
01:22:40qui lui au contraire
01:22:41est très ferme
01:22:42on apprend
01:22:42c'était au début
01:22:43de notre discussion
01:22:43que trois pétroliers
01:22:44qui par ailleurs
01:22:45avait réussi à traverser
01:22:46le détroit d'Hormoz
01:22:47donc il y a des signes
01:22:48à la fois positifs
01:22:50et négatifs
01:22:51qui va prendre le pas
01:22:52qu'est-ce qui va prendre le pas
01:22:53la négociation
01:22:55sachant que Donald Trump
01:22:56va dans 48 heures
01:22:58à Pékin
01:22:58et qu'il espérait
01:22:59aller voir les chinois
01:23:00avec un bout d'accord
01:23:02Oui
01:23:02et sachant que
01:23:03cette visite
01:23:04elle était déjà prévue
01:23:05au mois de mars
01:23:06et qu'il va arriver
01:23:08à Pékin
01:23:08en situation
01:23:09plus faible
01:23:10que lorsqu'il le comptait
01:23:12s'y rendre
01:23:12il y a maintenant
01:23:13quasiment deux mois
01:23:14ce sera extrêmement difficile
01:23:16au-delà
01:23:16enlevons vraiment
01:23:17le vernis
01:23:19des déclarations
01:23:19de Donald Trump
01:23:20qui dit
01:23:20je vais à Pékin
01:23:21pour faire pression
01:23:22sur Xi Jinping
01:23:22je pense qu'on rigole
01:23:24un peu
01:23:24c'est bien l'inverse
01:23:26qui va sans doute
01:23:29se réaliser
01:23:30notamment parce qu'on parle
01:23:31vraiment des deux titans
01:23:32qui eux
01:23:33comptent se faire la guerre
01:23:34très bientôt
01:23:35de façon commerciale
01:23:36c'est déjà le cas
01:23:37mais peut-être même
01:23:38de façon militaire
01:23:39il suffit de voir
01:23:40les déplacements
01:23:41des marines chinoises
01:23:43et américaines
01:23:44dans cette zone
01:23:45de l'Indo-Pacifique
01:23:47et donc c'est vraiment
01:23:48à Pékin
01:23:48que ça va se passer
01:23:49on dit beaucoup
01:23:50et on lit beaucoup
01:23:50Pékin doit faire pression
01:23:52sur Téhéran
01:23:53mais Pékin va sans doute
01:23:54faire pression
01:23:54sur les deux
01:23:55pour arriver
01:23:56à son propre intérêt
01:23:57qui est d'abord
01:23:58le déblocage d'Hormuz
01:23:59pour sa propre énergie
01:24:01justement Hormuz
01:24:02on y retourne en direct
01:24:03avec Marie Gentry
01:24:04qui est en tonit
01:24:05Métraux
01:24:05on surveillait
01:24:06Marie vous nous en parliez
01:24:07ce navire chargé
01:24:08de GNL
01:24:09du gaz naturel
01:24:10liquéfié
01:24:10qui va peut-être
01:24:11pas passer finalement
01:24:15Oui effectivement
01:24:16Roselyne
01:24:16c'est vrai que
01:24:17ça s'annonce
01:24:17un petit peu compliqué
01:24:18pourquoi est-ce que
01:24:19je dis ça ?
01:24:20Eh bien parce qu'avec
01:24:20Anthony Métraux
01:24:21qui m'accompagne
01:24:22on vient de voir
01:24:22sur le site
01:24:23Marine Trafic
01:24:24que ce navire
01:24:26chargé de GNL
01:24:26a fait demi-tour
01:24:28et est désormais
01:24:29à l'arrêt
01:24:29donc si on reprend
01:24:30les choses depuis le début
01:24:31il est parti du Qatar
01:24:32il se dirigeait
01:24:32vers le Pakistan
01:24:33il est dans le détroit
01:24:34d'Hormuz
01:24:35mais là visiblement
01:24:36eh bien il fait
01:24:37demi-tour
01:24:38pourquoi ?
01:24:39Eh bien possiblement
01:24:40peut-être
01:24:40parce que l'Iran
01:24:41ne veut pas
01:24:42le laisser passer
01:24:43c'est vrai qu'on pouvait
01:24:44se demander
01:24:44s'il allait réussir
01:24:45à passer ou pas
01:24:46parce que ce week-end
01:24:47eh bien un autre navire
01:24:49qui faisait exactement
01:24:49le même trajet
01:24:50avec Qatar-Pakistan
01:24:51et qui transportait
01:24:51du GNL
01:24:52avait réussi
01:24:53à traverser
01:24:54le détroit d'Hormuz
01:24:54et l'explication
01:24:55c'était que l'Iran
01:24:56avait accepté
01:24:57de le laisser passer
01:24:57comme signe
01:24:58de bonne volonté
01:24:59notamment parce que
01:25:00le Qatar et le Pakistan
01:25:01participent aux négociations
01:25:02entre Téhéran
01:25:03et Washington
01:25:04mais là visiblement
01:25:04ce n'est pas le même son de cloche
01:25:05puisque ce navire
01:25:07semble être en train
01:25:07de faire demi-tour
01:25:08Patrick, qu'est-ce qu'on a
01:25:09le détail précis
01:25:10du plan iranien
01:25:11ou de la contre-proposition iranienne ?
01:25:13J'en ai quelques lignes
01:25:13vous allez me dire
01:25:14si je me trompe
01:25:15les Iraniens souhaitent
01:25:16la fin de la guerre
01:25:17sur tous les fronts
01:25:17en particulier au Liban
01:25:18et sur la garantie
01:25:19de sécurité
01:25:20de la navigation maritime
01:25:21Téhéran demande
01:25:22comme première étape
01:25:22la garantie
01:25:23d'une fin définitive
01:25:23des attaques
01:25:25américano-israéliennes
01:25:25en Iran et au Liban
01:25:26puis s'ouvriront
01:25:28selon les Iraniens
01:25:29les discussions
01:25:29sur les autres points
01:25:30dont celle du nucléaire
01:25:31qui fait évidemment figure
01:25:33parmi les points d'achoppement
01:25:35avec les Etats-Unis
01:25:36il n'est pas si inacceptable
01:25:38que ça
01:25:38ce plan iranien ?
01:25:39Il est très iranien
01:25:41c'est-à-dire d'abord
01:25:42il y a des demandes
01:25:43qui sont extrêmement maximalistes
01:25:44vous avez commencé
01:25:45par ça Christophe
01:25:46avec vraiment
01:25:46l'arrêt de la guerre
01:25:47l'idée que peut-être
01:25:49un jour
01:25:50on pourra se lancer
01:25:51dans des négociations
01:25:52comme ils le font
01:25:53depuis 25 ans
01:25:54sur le nucléaire
01:25:55et puis
01:25:56l'espèce de hochet
01:25:58et le semblant
01:25:59d'ouverture
01:25:59notamment sur cette dilution
01:26:01possible
01:26:01d'une partie
01:26:02de l'uranium
01:26:03et peut-être
01:26:04comme en dispersion
01:26:05en tout cas
01:26:06le déport
01:26:07d'une partie
01:26:08de l'uranium
01:26:08l'envoyer à l'étranger
01:26:10en Russie
01:26:11mais en disant
01:26:12on pourra le reprendre
01:26:13quand on veut
01:26:13ce qui semble
01:26:13quasiment aussi aberrant
01:26:15qu'une opération
01:26:16commando
01:26:16pour aller le chercher
01:26:17donc on est vraiment
01:26:18dans de la diplomatie
01:26:19iranienne
01:26:20à son plus
01:26:21la plus purement chimique
01:26:23vraiment
01:26:23c'est-à-dire
01:26:24on est prêt à négocier
01:26:26c'est pas nous
01:26:26qui avons initié
01:26:27cette guerre
01:26:29mais en revanche
01:26:30à partir du moment
01:26:31où les américains
01:26:32doivent quitter
01:26:32la région
01:26:33ils doivent aussi
01:26:34demander à leurs alliés
01:26:35israéliens
01:26:36d'en terminer
01:26:36avec leur guerre
01:26:37pour rester dans
01:26:37les réactions chimiques
01:26:38diluer l'uranium
01:26:39en envoyer une partie
01:26:40à l'étranger
01:26:40c'est pas la solution
01:26:41Lova ?
01:26:41non c'est pas ça
01:26:42c'est que c'était déjà
01:26:43dans le cas du JCPOA
01:26:44c'est des choses
01:26:44qu'ils avaient déjà acceptées
01:26:45donc c'est pas un effort
01:26:46particulier
01:26:47le vrai sujet
01:26:48et je pense que le vrai point
01:26:49c'est le manque de confiance
01:26:50quand ils demandent
01:26:51de pouvoir récupérer
01:26:52effectivement leur stock
01:26:53si les américains
01:26:54se retirent
01:26:55comme ils l'ont fait
01:26:56en 2018
01:26:57avec les sanctions
01:26:58et tout ce que ça leur a coûté
01:26:59aussi sur plan militaire
01:27:00donc il y a cette question-là
01:27:02et ça
01:27:02ça me paraît
01:27:03techniquement
01:27:05complexe
01:27:05mais pas inenvisageable
01:27:07l'autre point important
01:27:08c'est qu'ils maintiennent
01:27:09et ça c'était pas le cas
01:27:10dans le JCPOA
01:27:11c'était ma crainte
01:27:11rappelez-vous
01:27:12j'avais dit ce JCPOA
01:27:13moins qu'on pouvait avoir
01:27:14c'est le fait
01:27:15qu'ils maintiennent
01:27:16leurs capacités industrielles
01:27:17et de production
01:27:17ça par contre
01:27:18c'est devenu sanctuarisé
01:27:20donc ils deviennent
01:27:21là
01:27:21un état du seuil
01:27:23chose que le JCPOA
01:27:25empêchait
01:27:25et dernier point
01:27:26c'est qu'ils passent
01:27:27de l'état sous sanction
01:27:28à l'état
01:27:29à la puissance régionale
01:27:31qui est capable
01:27:32d'asphyxier le monde
01:27:33en gardant
01:27:33leur tour de main
01:27:35dans le cadre
01:27:35du détroit d'Hormuz
01:27:36ça c'est vraiment
01:27:37les deux points importants
01:27:38de cet accord
01:27:39proposé par la partie iranienne
01:27:40Merci à tous
01:27:41quelques heures dans la guerre
01:27:43les trois informations
01:27:44essentielles
01:27:44de ces dernières heures
01:27:45d'ailleurs pas seulement
01:27:46dans la guerre
01:27:46mais dans l'actualité du monde
01:27:479 cas dont 7 confirmés
01:27:49d'antavirus
01:27:50c'est un chiffre
01:27:51donné par la responsable
01:27:52de l'OMS
01:27:53alors qu'un premier cas français
01:27:54est donc officiellement
01:27:55déclaré
01:27:56une femme qui est à l'hôpital
01:27:57Bichat de Paris
01:27:59Voilà
01:27:59à l'isolement
01:28:00il n'y a pas de traitement
01:28:01on le rappelle
01:28:01contre cette maladie
01:28:024 autres patients
01:28:0322 cas contacts
01:28:04qui eux sont surveillés
01:28:05chez eux
01:28:06et une réunion de crise
01:28:06en fin d'après-midi
01:28:07autour du Premier ministre
01:28:08Et puis dans le détroit
01:28:09d'Hormuz
01:28:10ça bouge donc
01:28:10avec 5 navires
01:28:12dont des pétroliers
01:28:13deux pétroliers
01:28:14chargés de brutes
01:28:15qui sont passés
01:28:16ainsi qu'un bateau
01:28:17en provenance du Qatar
01:28:19chargé lui de GML
01:28:20L'édition spéciale se poursuit
01:28:22tout de suite sur BFM TV
01:28:23avec Pauline Simonnet
01:28:24ce sera juste après la météo
01:28:25A demain
01:28:25au revoir
01:28:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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