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  • il y a 3 mois
Chaque année, du 1er décembre au 1er mars, distributeurs et industriels mènent des négociations, parfois brutales, qui déterminent in fine les prix en rayon des produits (hors marques propres des distributeurs). Sauf que cette année, avec le début du conflit au Moyen-Orient, les prix ont augmenté à cause des coûts de fabrication des matières premières.

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Transcription
00:00Et ils se retrouvent justement aujourd'hui pour discuter des prix en rayon, Emmanuel.
00:04Absolument, les négociations commerciales, vous savez c'est cette grande messe entre les distributeurs et leurs fournisseurs,
00:10notamment de produits agroalimentaires, ça se termine chaque année le 1er mars, ça dure plusieurs semaines,
00:16sur des accords d'augmentation de prix pour l'année à venir.
00:20Or, ces négociations de 2026 qui se sont conclues le 1er mars, elles se sont déroulées dans un monde sans
00:26inflation.
00:27D'ailleurs, elles avaient débouché sur une augmentation quasi nulle des prix, on était à plus 0,05% en
00:34moyenne, donc quasiment rien.
00:35Mais évidemment, la guerre en Iran a changé la donne, hausse des prix des carburants, hausse de la logistique, hausse
00:41des emballages.
00:42Tout ça a déjà augmenté les coûts de production des industriels et des agriculteurs de 3 à 5%.
00:48Or, certains du coup perdent de l'argent, c'est-à-dire que ces augmentations qui ne paraissent pas très
00:53grandes,
00:53eh bien, elles ont mangé toutes les marges, elles risquent d'inciter beaucoup de producteurs à renoncer à semer et
01:00à produire,
01:01parce qu'au-delà de la hausse des coûts d'approvisionnement, ce qui inquiète surtout, c'est soit la flambée
01:06des prix des engrais,
01:07soit carrément la pénurie d'engrais.
01:08Et sans engrais, pas question de se lancer dans la production pour des récoltes à l'été 2026.
01:15Donc, est-ce qu'on va rouvrir les négociations commerciales ?
01:17Alors, les négociations, elles avaient été rouvertes, vraiment, officiellement au moment de la guerre en Ukraine en 2023,
01:22mais la flambée des prix était 3 à 4 fois plus forte qu'aujourd'hui, donc pas de réouverture générale
01:27des négociations.
01:30Pour autant, les prix vont quand même augmenter dans les rayons, parce qu'avec les lois EGALIM,
01:33on sanctuarise le coût de la matière première agricole, donc par exemple le lait dans les yaourts ou le blé
01:38dans les pâtes,
01:39et bien si les coûts augmentent, ça, ce sera répercuté.
01:43Et puis la loi dite d'escrozaille de 2003 permet des renégociations automatiques quand les coûts de production varient fortement.
01:50Alors évidemment, ce ne sera pas une partie de plaisir, ces renégociations,
01:53mais ce qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est que refuser un peu plus d'inflation aujourd
01:56'hui,
01:57c'est prendre le risque de beaucoup plus d'inflation à la rentrée.
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