00:00Moi je suis pour un audiovisuel public fort, qui fait des réformes bien entendu, ça doit se faire en permanence,
00:07qui participe à l'effort collectif de réduction des dépenses.
00:12Moi-même, quand j'étais directeur général avec Patrick De Carolis, président, on a fait des économies régulièrement.
00:21Là, les conclusions du rapporteur, je suis en désaccord avec lui.
00:25J'ai été auditionné l'avant-veille de la fin, c'était un peu pompeux, on avait fait venir, entre
00:32guillemets, c'était à cause de mon âge,
00:35les grandes figures de l'audiovisuel public.
00:39Mais il y avait Patrick De Carolis, Michel Cotta, Marc Tessier, moi-même, on était tous les quatre.
00:43On avait quand même le sentiment, enfin j'ai eu le sentiment que l'objectif de cette audition, c'était
00:48de nous faire dire du mal du service public.
00:50Et moi, je ne dirais jamais de mal du service public.
00:52Alors qu'il y ait des efforts à faire en termes de pluralisme, en termes d'ambition, des missions de
00:59service public.
00:59Restons sur le pluralisme, il n'y a que ça, restons sur le pluralisme.
01:02Oui, mais c'est très important l'ensemble, parce que moi je suis partisan,
01:06et ce qu'on a fait avec Patrick De Carolis pendant cinq ans,
01:10moi je suis partisan d'un audiovisuel public différent de ce que font les chaînes privées.
01:14C'est la définition que je préfère, c'est la télévision publique doit faire différemment ce que les autres font
01:21aussi,
01:21l'information, le sport, le cinéma, etc., la fiction,
01:24et doit faire ce que les autres ne font pas.
01:27Du théâtre, de l'opéra, des grandes adaptations littéraires, etc., etc., etc.
01:32Je pense que c'est ça.
01:34Moi, je suis à 100%, on est tous d'accord avec ça.
01:37Pourquoi vous dites qu'on ne sera pas d'accord ?
01:38Non, simplement, on a un problème, moi j'avais fait un jour dans une émission,
01:42c'est devant la commission, j'ai fait la liste des actionnaires.
01:47Il y a huit actionnaires à France Télévisions, je ne veux pas refaire la liste,
01:51ça prendrait deux minutes, ça serait inutile.
01:53Il n'y a pas que le ministère de la Culture ou que l'ARCOM,
01:56qui n'est pas actionnaire mais qui est chargé de la régulation,
01:59ou pas que l'Elysée, Matignon, la direction du budget, etc., etc.
02:03Et ils sont rarement d'accord entre eux et ils ne donnent pas de feuilles de route
02:09à l'audiovisuel public.
02:10Et ça, c'est par essence, ça fait très très longtemps.
02:13Donc c'est très difficile de piloter.
02:14Alors ça, c'est votre question sur le pluralisme.
02:18Le pluralisme, c'est, d'abord, je n'aime pas le bon neutralité,
02:21parce que vous n'êtes pas neutre, je ne suis pas neutre,
02:24je ne sais pas qui est neutre autour de cette table.
02:26Je ne considère pas être neutre.
02:27J'ai mes idées, mes convictions,
02:30qui sont parfois différentes, bien entendu différentes d'un sujet à l'autre,
02:34et même sur un même sujet d'un jour à l'autre, etc.
02:37Quand on commande Trump, on ne peut être neutre le matin
02:40et pas neutre l'après-midi.
02:41Bon, bref.
02:42Mais sur le pluralisme, il y a toujours des efforts à faire, toujours.
02:47Mais je pense qu'il y a un regard un peu biaisé sur un certain nombre de personnalités,
02:57ça, je ne veux pas en parler, ou d'éditorialistes.
03:00Par exemple, on critique des éditorialistes.
03:02Mais les éditorialistes, c'est fait, ma femme est éditorialiste.
03:05Pas seulement sur France Info, France Télévisions.
03:07Elle donne son avis.
03:09Et les éditorialistes, c'est fait pour donner leur avis.
03:11Puis après, il y a les journalistes, les reporters qui sont là pour donner les faits.
03:15Eh bien, l'éditorialiste donne son avis.
03:17C'est le fait.
03:18Moi, quand je vais de temps en temps à LCI pour parler de l'actualité politique,
03:22je donne mon avis.
03:24Alors, on peut le faire de manière musclée ou de manière soft.
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