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  • il y a 2 jours
Le 8.30 franceinfo de Gabriel Attal

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00:05Bonjour Gabriel Attal, bonjour Agathe Lambret, merci d'être avec nous sur France Info, bonjour Paul.
00:09Bonjour à tous, bonjour Paul.
00:11Vous avez été Premier ministre et des crises vous en avez connues, vous revenez sur votre expérience au gouvernement
00:17mais aussi sur votre parcours, votre vie personnelle dans votre livre en homme libre aux éditions de l'Observatoire.
00:23On va en parler mais d'abord la crise actuelle et cette étape supplémentaire pour la France,
00:29le porte-avions Charles de Gaulle qui se dirige vers le Golfe pour envoyer le signal selon l'Elysée
00:34que la coalition promue par Paris et Londres est prête et capable de sécuriser le détroit d'Hormuz.
00:39Gabriel Attal, est-ce qu'on peut continuer à dire que ce n'est pas notre guerre, que nous ne
00:44sommes pas en guerre ?
00:45Bien sûr puisque c'est la réalité. Je rappelle que cette opération a été décidée par le président Trump et
00:52les Etats-Unis.
00:53sans même informer la France et les Etats européens.
00:56Maintenant il est important que la France, avec d'autres pays européens,
01:00prenne des initiatives pour être en mesure de sécuriser le détroit d'Hormuz aussi vite que ce sera possible
01:05ce qui permettra évidemment de limiter les conséquences qu'on voit aujourd'hui, notamment sur l'économie mondiale.
01:11C'est-à-dire quoi sécuriser ? Est-ce qu'il faut tenter de libérer ?
01:13Est-ce que le porte-avions Charles de Gaulle doit tenter de libérer le détroit d'Hormuz ?
01:17Je crois que la coalition qui a été engagée, il y a une cinquantaine d'Etats autour de la France,
01:21autour du Royaume-Uni, prévoit d'être en situation de sécuriser le détroit d'Hormuz.
01:27Encore une fois, dès lors qu'il y aura une avancée dans les négociations qui ont lieu aujourd'hui
01:32entre les Etats-Unis et l'Iran.
01:34Et ça me semble être la bonne position à prendre.
01:36Justement, voilà, parce que la France essaye de peser diplomatiquement.
01:40Cette mission internationale, elle est initiée par la France, notamment avec le Royaume-Uni.
01:45Vous avez des désaccords avec le chef de l'État, vous en parlez dans votre livre et on y reviendra.
01:48Mais sur ce sujet, dans cette crise, vous estimez que le Président a eu la bonne position et le bon
01:56ton depuis le début ?
01:57Oui, et d'une manière générale sur les questions internationales, sur l'engagement européen,
02:02sur les combats que nous menons en Europe et plus globalement sur la place de la France dans le monde.
02:07Évidemment, je suis en soutien de l'action qui est celle du Président de la République.
02:10Pourtant, il y a quelques jours, quelques semaines, vous esquissiez une doctrine à l'international et vous disiez
02:17le droit international ne prime plus, c'est la force qui règne.
02:20Il faut donc s'adapter.
02:22Dans cette crise, depuis le début, Emmanuel Macron, lui, il appelle au respect du droit international.
02:26Ce n'est pas une faiblesse ?
02:28J'ai aussi entendu le Président de la République dire qu'il fallait un retour de la force, notamment de
02:33l'Europe,
02:33et que pour être libre, il faut être craint, que pour être craint, il faut être puissant.
02:39Je suis parfaitement en ligne avec à la fois cette lecture et je pense qu'il faut en tirer évidemment
02:43des conséquences
02:43au niveau français et au niveau européen pour être capable de peser davantage.
02:47La réalité, c'est vrai qu'aujourd'hui, vous avez des puissances qui bafouent le droit international
02:52sans qu'il puisse y avoir la moindre conséquence ou sans même qu'il y ait une forme d'incitation
02:57forte
02:58à respecter le droit international.
03:00Et ceux et celles qui passent leur temps à dénoncer les violations du droit international
03:03de manière, je trouve, un peu stérile, sans s'interroger sur la capacité que nous devons avoir
03:08à faire respecter nos valeurs à nouveau, je pense qu'à la fin finissent par affaiblir ces mêmes valeurs
03:12et le droit international lui-même.
03:13Donc il faut respecter le droit international, nous aussi ?
03:15J'ai toujours appelé à respecter le droit international, bien sûr, mais la question, encore une fois,
03:19n'est pas de savoir s'il faut ou pas le respecter.
03:20Le fait est qu'aujourd'hui, il n'est pas respecté par un certain nombre d'États
03:23et notamment un certain nombre de puissances.
03:25La question, c'est comment est-ce qu'on fait prévaloir à nouveau nos valeurs
03:28et le droit international, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
03:31Et oui, j'ai une forme de réalisme, de lucidité à le dire depuis de nombreux mois maintenant,
03:36si ce n'est plus, et je pense que c'est ça la vraie réflexion qu'on doit avoir.
03:39Vous avez utilisé le mot conséquence, à propos de conséquence,
03:42guerre en a sur le pouvoir d'achat défensé, vous savez que les prix du carburant ont flambé.
03:45Si vous étiez encore à Matignon, couriez-vous peut-être fait différemment de Sébastien Lecornu ?
03:50Dans une crise, dans toute crise, il faut à la fois une stratégie sur le long terme
03:54et une adaptation sur le court terme.
03:56Et c'est le cas ou pas ?
03:57Sur le long terme, il y a des mesures qui ont été annoncées,
03:59qui viennent s'ajouter à des mesures qui avaient été engagées par les précédents gouvernements
04:02pour l'électrification de nos usages.
04:05On sait qu'à la fin, c'est ça la clé.
04:07Évidemment, on ne veut plus une situation où le pouvoir d'achat des Français,
04:10l'économie française, dépend de ce qui se passe dans le Golfe.
04:13On est encore trop dépendant aujourd'hui des énergies fossiles, d'où cette situation.
04:16Mais évidemment, ça va prendre du temps.
04:19Et aujourd'hui, les Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler,
04:21ils sont nombreux, qui font leur plein pour aller bosser ou pour utiliser leur voiture,
04:25ils voient les conséquences immédiates.
04:27Ils ne peuvent pas tous, tout d'un coup, changer de véhicule.
04:29Il y a un côté un peu hors-sol à afficher ça en premier objectif.
04:32Et donc, il faut de l'adaptation.
04:32C'est ça hors-gouvernement ?
04:33C'est parce qu'il y a encore du hors-sol ?
04:34Non, pas du tout.
04:34Il y aurait un côté hors-sol.
04:35Il y aurait un.
04:36Oui.
04:36Il y a même, quand j'en parle là, si on commence par la question de l'électrification,
04:40je me mets à la place des Français qui sont dans leur véhicule,
04:46cher, ils disent qu'il faut électrifier les usages.
04:48Ce n'est pas ça qui va me permettre de faire longtemps.
04:49Ça, c'est ce que dit le gouvernement qui propose un plan d'électrification.
04:52Mais il y a aussi eu des aides pour 3 millions de gros rouleurs.
04:54Bien sûr, je vous dis.
04:54C'est pour ça que je vous dis, si vous me laissez aller au bout,
04:56il faut le plan de long terme.
04:58Et ça, c'est ça, c'est l'électrification.
05:00Et ensuite, il faut de l'adaptation sur le court terme.
05:02Et là, le gouvernement a annoncé une aide temporaire, ciblée,
05:07pour des personnes qui utilisent leur véhicule pour aller travailler.
05:10Les gros rouleurs, notamment.
05:11Vous me dites, qu'est-ce que j'aurais fait différemment ?
05:14Bon, moi, j'avais proposé une autre solution technique,
05:18entre guillemets, mais qui n'est pas que technique,
05:19parce que je me méfie toujours.
05:20D'abord, les chèques.
05:22Je pense que les chèques, les aides...
05:24C'est le cas, c'est un chèque de 50 euros pour les gros rouleurs aujourd'hui.
05:27Et ensuite, je me méfie aussi des effets de seuil.
05:29Moi, je rencontre tous les jours des Français qui me disent
05:31je suis toujours au-dessus des seuils pour être aidé.
05:34Moi aussi, je galère.
05:34Au-dessous ?
05:35Moi aussi, au-dessus.
05:36Je suis toujours au-dessus pour être aidé.
05:39Je galère, ce n'est pas facile.
05:41Et pourtant, quand il y a des aides qui sont mises en place,
05:43moi, je suis toujours au-dessus du seuil.
05:44Je ne reçois jamais l'aide.
05:46Là, en l'occurrence, je crois que c'est 17 000 euros par an
05:48de revenus fiscals de référence.
05:49Vous avez des gens, beaucoup de gens...
05:51Qui sont mis de côté, qui sont laissés sur le côté.
05:53Alors, qu'est-ce que vous proposez ?
05:54Par exemple, moi, je pense que ce qu'il faut aider en priorité,
05:56c'est évidemment les personnes qui travaillent
05:58et qui ont besoin de leur véhicule pour travailler.
05:59Je donne un exemple.
06:00Une infirmière libérale en zone rurale,
06:02elle a besoin de sa voiture pour faire sa tournée.
06:04Elle a besoin de remplir son plein d'essence régulièrement
06:07pour pouvoir faire sa tournée.
06:08Quel que soit son revenu, vous dites,
06:14c'est rarement des métiers où vous gagnez des fortunes,
06:17ce qui est d'ailleurs un autre sujet.
06:18Mais en tout cas, pas d'effet de seuil.
06:20C'est pour ça que moi, par exemple,
06:21et c'est ce que j'avais porté quand j'étais ministre à Bercy
06:24au moment de la crise inflationniste liée à la guerre en Ukraine,
06:28agir sur le barème des indemnités kilométriques
06:32me semblait, me semble être une bonne piste.
06:34Maintenant, je vais vous dire,
06:35il y a une aide qui est mise en place par le gouvernement.
06:37Évidemment que je soutiens le fait que le gouvernement
06:39accompagne une partie des Français dans ce moment.
06:41Et il y a des annonces qui sont prévues en début de semaine prochaine.
06:43Vous dites à Sébastien Lecornu,
06:45reprends mon idée si vous tutoyez.
06:47Non, c'est parce que, encore une fois,
06:48je pense qu'il faut savoir s'adapter.
06:50C'est ce que je vous disais il y a un instant.
06:51C'est ce que fait le gouvernement,
06:51qui a annoncé qu'il fera évoluer ces dispositifs.
06:54Indépendamment d'ailleurs des personnes individuelles
06:56et de leurs voitures.
06:57Vous avez des secteurs économiques qui sont très frappés aussi.
06:59Je pense notamment aux pêcheurs,
07:01aux agriculteurs,
07:02au secteur du BTP.
07:04Et donc, c'est important de pouvoir adapter nos dispositifs.
07:06Aujourd'hui, les caisses sont vides.
07:07Gabriel Attal,
07:08donc le gouvernement n'a pas les moyens d'aider tout le monde.
07:11En tout cas, c'est ce qu'il dit.
07:12La gauche propose de taxer Total,
07:14dont le bénéfice a bondi au premier trimestre.
07:17Stop au Total Bashing,
07:18s'est agacé le Premier ministre.
07:20Est-ce que vous aussi, en tant que Premier ministre,
07:22vous auriez volé au secours de Total ?
07:24D'abord, c'est important de rappeler que Total paye des impôts en France,
07:27plusieurs milliards d'euros.
07:28Qu'ils en payent même un impôt exceptionnel cette année,
07:31puisque vous savez qu'il y a une surtaxe d'impôt sur les sociétés
07:33qui a été votée dans le budget.
07:35Mais ils ont aussi fait des profits exceptionnels,
07:37plus 51%, presque 5 milliards de bénéfices exceptionnels.
07:40Ensuite, quand vous avez des profits
07:41qui sont liés à une situation de crise
07:43qui pénalise les Français,
07:44là, je pense que dans ces situations,
07:46il doit y avoir des mesures de solidarité.
07:48J'étais...
07:49Lesquelles, par exemple ?
07:49Je vous donne quelques exemples.
07:51Quand j'étais à Bercy,
07:52au moment de la crise de l'inflation en Ukraine,
07:54on avait pris une mesure
07:55qui touchait un certain nombre d'entreprises
07:57qui, grâce à l'inflation,
07:59avaient fait des profits.
08:00Et on allait récupérer une partie de ces profits.
08:02Autre exemple,
08:03là aussi, quand j'étais au gouvernement,
08:05après la crise du Covid,
08:06on sait qu'il y a certains secteurs,
08:07notamment les laboratoires d'analyse médicale,
08:09qui ont fait énormément de profits
08:11financés par la Sécurité sociale
08:12avec les tests Covid.
08:14On avait pris une mesure
08:15pour aller récupérer une partie de ces profits.
08:16Donc, il faut regarder les choses froidement.
08:18Avec Total.
08:18Maintenant, aujourd'hui,
08:19que fait Total ?
08:20Il plafonne les prix à la pompe
08:22pour les Français.
08:23Donc, moi, je préfère...
08:25Mon objectif,
08:26ce n'est pas que les entreprises payent plus,
08:27c'est que les Français payent moins.
08:28Et dès lors qu'il y a ces mesures
08:30qui sont mises en place de plafonnement,
08:31et je pense qu'ils doivent pouvoir,
08:33en plus, en faire évoluer certaines,
08:35notamment sur le diesel.
08:36Je crois que ça a été annoncé
08:36pour les week-ends du pont de mai.
08:38Ça me semble être la bonne ligne.
08:39Et je pense que les Français
08:40qui nous écoutent,
08:40ils préfèrent se dire
08:42« Quand je vais à la pompe,
08:43chez Total ou ailleurs,
08:45il y a un plafonnement
08:46et je paye moins cher
08:46que ce que je devrais payer
08:47sans plafonnement »,
08:48plutôt qu'ils se disent
08:49« Mon plein d'essence est plus cher,
08:51mais Total va être taxé. »
08:52Je ne suis pas sûr
08:52qu'ils verraient tout de suite
08:53l'impact dans leur quotidien
08:55d'une taxe sur Total.
08:56Gabriel Attal,
08:58on le disait tout à l'heure,
08:58vous publiez « En hommes libres »
09:00aux éditions de l'Observatoire.
09:01On va en parler en détail
09:02dans un instant après le fil info.
09:04Mais d'abord,
09:04est-ce que c'est un passage obligé
09:06de raconter sa vie
09:08quand on vise l'Élysée ?
09:10Beaucoup de Français
09:11ont envie de savoir
09:12qui sont les hommes
09:14derrière les hommes politiques
09:15ou les femmes
09:15derrière les femmes politiques.
09:17Par ailleurs,
09:18je pense que c'est important
09:18quand vous vous engagez
09:20en politique
09:22d'expliquer comment
09:23vous vous êtes construit
09:24aussi personnellement
09:24et comment est-ce que
09:25vous avez fait le choix
09:26de vous engager politiquement.
09:27Pourquoi est-ce que les combats
09:27que vous menez aujourd'hui
09:30sont liés à des événements personnels
09:32que vous avez pu traverser ?
09:33Donc oui,
09:34et puis par ailleurs,
09:35et ça vous le savez très bien
09:36en tant que journaliste,
09:37quand vous n'en parlez pas vous-même,
09:39en général,
09:39d'autres en parlent
09:40à votre place dans la presse.
09:42Donc c'est important aussi
09:43évidemment de pouvoir
09:44en parler soi-même.
09:45On va rentrer dans le détail
09:46de ce livre dans un instant,
09:47mais pour l'instant,
09:48il est 8h43
09:49et c'est l'info en une minute
09:50avec Maureen Sunia.
09:51Vont-ils décrocher
09:52une deuxième étoile ?
09:53Le PSG se qualifie
09:54pour la finale
09:54de la Ligue des champions
09:55de football.
09:56Ce sera le 30 mai prochain
09:57face à Arsenal.
09:58Hier, les Parisiens
09:59ont fait match nul
10:00contre le Bayern
10:01et des violences
10:02ont éclaté
10:02en marge de l'événement
10:03en région parisienne.
10:05Le ministre de l'Intérieur
10:06annonce 127 interpellations
10:08dans l'agglomération,
10:0911 blessés,
10:10dont un grave
10:11et 23 policiers
10:12légèrement blessés.
10:13Il est hors de question
10:14de lever
10:14la moindre sanction.
10:16tant qu'Hormuz reste bloqué,
10:17affirme ce matin
10:18le chef de la diplomatie française.
10:20La tension est toujours
10:21importante dans le Détroit,
10:22mais Donald Trump,
10:23le président américain,
10:24affirme que des discussions
10:25ont lieu
10:26et qu'il est très possible
10:27d'arriver à un accord
10:28avec l'Iran.
10:29Certains passagers malades
10:30ont commencé
10:31à être évacués par avion.
10:32Les autres vont pouvoir
10:33débarquer aux Canaries
10:34en Espagne
10:35dans les prochains jours.
10:36Des personnes touchées
10:37par un antivirus
10:38qui se trouvent
10:39à bord du navire
10:40MV Hondus.
10:41Ce n'est pas du lait infantile
10:42contaminé
10:43qui a provoqué
10:44la mort d'un bébé
10:45à Angers
10:45en décembre dernier.
10:46Le parquet a privilégié
10:47l'hypothèse
10:47d'une asphyxie.
10:48La maman est endormie
10:50cette nuit-là
10:50dans le même lit
10:51que son nourrisson.
10:55France Info
10:57Le 830 France Info
11:00Agathe Lambret
11:00Paul Larouturou
11:02Avec Gabriel Attal
11:03ancien Premier ministre
11:04secrétaire général
11:05du parti Renaissance
11:06vous publiez
11:07En Homme Libre
11:08aux éditions de l'Observatoire
11:09dont on parle tout de suite Paul.
11:10Exactement
11:10un livre qui revient
11:11notamment sur l'origine
11:12de votre rupture politique
11:13à tous les deux
11:14à savoir la dissolution
11:15à l'époque
11:15ce soir-là.
11:17Vous entendez une rumeur
11:18vous n'arrivez pas à y croire
11:19donc vous décidez
11:20évidemment en tant que Premier ministre
11:21d'en parler
11:21au Président de la République
11:22pour en avoir le cœur net
11:24et là
11:24racontez-nous sa réaction
11:26c'est physique.
11:26Qu'est-ce qui se passe ?
11:27D'abord
11:28moi je rencontre
11:28beaucoup de Français
11:29depuis presque deux ans
11:30que j'ai quitté le gouvernement
11:31et combien de fois
11:33les Français sur le terrain
11:34m'ont dit
11:34mais on ne comprend pas
11:35la dissolution
11:36comment c'est arrivé
11:36comment c'est possible
11:37que le Président
11:38puisse prendre cette décision
11:39sans même en informer
11:41le Premier ministre
11:41voire en lui cachant
11:43une forme d'envie
11:44de savoir
11:44ce qui s'était passé
11:45et c'est vrai que je raconte
11:46c'est une des parties
11:47de ce livre
11:47un peu ce que les Français
11:49ne voient jamais
11:50dans les médias
11:50c'est-à-dire ce qui se passe
11:51derrière les portes
11:52dans les coulisses
11:52dans les réunions
11:54un peu secrètes
11:54et comment est-ce que
11:55finalement cette dissolution
11:56est arrivée
11:57qu'est-ce qui s'est passé avant
11:57qu'est-ce qui s'est passé
11:58le soir même
11:59et qu'est-ce qui s'est passé
12:00ensuite.
12:01Vous racontez que vous faites tout
12:02pour essayer d'avoir l'information
12:03et quand vous confrontez
12:04le Président
12:04quand vous lui dites
12:05
12:07Racontez-nous
12:08Il faut lire le livre
12:09en cours de moi
12:10Vous venez en parler
12:11à la radio
12:11donc parlez-en à la radio
12:12Il y a eu une page
12:12sur le sujet
12:13mais effectivement
12:14il y a eu un choix
12:20de manière factuelle
12:21avec les différentes réunions
12:22qui se sont tenues
12:23et ce qui s'est passé
12:24dans les jours qui ont précédé
12:25Vous écrivez qu'il lève
12:25les yeux au ciel
12:26et qu'il vous fait
12:28Oui absolument
12:28c'est ce que je raconte
12:29c'est ce qui s'est passé
12:31et encore une fois
12:32je raconte aussi
12:32des échanges qu'on a pu avoir
12:33avant, après aussi
12:35une fois que cette décision
12:36a été prise
12:37et où il était pour moi
12:39question de sauver les meubles
12:41de permettre évidemment
12:42à nos députés
12:43d'être réélus
12:43d'empêcher que la France Insoumise
12:45ou le Rassemblement National
12:47puissent remporter
12:47ces élections législatives
12:49il faut se souvenir
12:49qu'au lendemain
12:50de la dissolution
12:51les sondeurs
12:52les commentateurs
12:52les observateurs
12:54pariaient tous
12:54et annonçaient tous
12:55la victoire du Rassemblement National
12:56Jordan Bardella à Matignon
12:57et on a fait une campagne
13:00d'abord courte
13:01puisque malheureusement
13:01on n'avait pas beaucoup de temps
13:02mais extrêmement intense
13:03avec nos candidats
13:04et on a réussi à l'empêcher
13:05je raconte tout ça dans le livre
13:07je raconte évidemment
13:08beaucoup d'autres choses
13:09Oui et on va en reparler
13:10mais juste sur la dissolution
13:11et sur cette personnalité
13:12d'Emmanuel Macron quand même
13:13vous racontez que le jour J
13:15alors que la décision
13:16est déjà prise
13:17que certains sont informés
13:18et vous dites que même
13:19certains journalistes
13:20se targuent d'être informés
13:21avant le Premier Ministre
13:22il faut attendre 18h30
13:23donc 2h30
13:24avant l'annonce
13:25de la dissolution
13:26pour que le secrétaire général
13:28de l'Elysée
13:28appelle votre directeur de cabinet
13:30l'informe
13:31que le Président va dissoudre
13:32et il lui dit
13:33n'en parle pas
13:34à Gabriel
13:36et votre directeur de cabinet
13:37bien sûr que si je vais lui en parler
13:39oui parce que d'abord
13:40au terme de nos institutions
13:42et de la Constitution
13:43c'est le Président de la République
13:44qui doit consulter
13:45le Premier Ministre
13:46sur ce choix
13:47mais effectivement
13:48et il ne l'a pas fait
13:48ce qu'on voit dans ce livre
13:50ce que je raconte
13:51dans ce livre
13:52c'est que cette décision
13:53m'a été annoncée quasiment
13:54au même moment
13:55qu'aux Français
13:56en fait quelques minutes
13:57avant
13:57une heure avant
13:59mais ça a été le cas
14:00pour beaucoup de monde
14:01voilà
14:01mais qu'est-ce que ça dit
14:02du Président ça ?
14:03ça vous savez
14:04je laisse chacun
14:05se faire son avis
14:06et son opinion
14:07mais en regardant le livre
14:08on se demande
14:08si vous pensez
14:09que c'est un cachotier
14:10ou carrément un menteur
14:11j'ai fait le choix
14:12de ne pas avoir
14:12de propos définitifs
14:14dans ce livre
14:15en revanche
14:16je raconte tout
14:16sur ce sujet là
14:17et en fait
14:18chaque lecteur
14:19peut se faire son opinion
14:20sur la question
14:21mais quelle est la vôtre ?
14:22encore une fois
14:23c'est le lecteur
14:24de se faire leur opinion
14:25vous vous dites
14:25vous faites le portrait
14:26pardon d'un Président
14:27qui a le mensonge facile
14:28parce que vous racontez aussi
14:30qu'il vous demande
14:31expressément
14:31de ne pas vous impliquer
14:32dans la campagne
14:33des Européennes
14:34il vous le dit
14:34ne t'implique pas
14:35avant de déplorer
14:37votre manque d'investissement
14:38pareil quand vous lui dites
14:40on propose
14:40de débattre
14:41avec Jordan Bardella
14:42il vous conseille
14:44de refuser
14:44de débattre
14:45et après
14:47selon ce que vous comprenez
14:48il prétend
14:49que vous vous êtes défilé
14:50c'est quoi ?
14:51c'est de la duplicité ?
14:52au-delà de la dissolution
14:54je raconte effectivement
14:55mon expérience
14:56à Matignon
14:56et mes échanges
14:58à l'époque
14:58avec le Président
14:59je raconte aussi
15:00ce qui s'est passé
15:00dans les différents ministères
15:01que j'ai occupés
15:02et effectivement
15:03il y a une forme
15:04probablement d'incompréhension
15:06entre nous
15:06pour le dire
15:08comme ça
15:08qui fait que
15:10sur ces sujets
15:11effectivement
15:12les choses n'étaient pas
15:13très claires
15:13voilà
15:14maintenant
15:15l'important c'est
15:15d'aller de l'avant
15:16pourquoi vous êtes aussi dur
15:17dans votre livre
15:18et aussi gentil
15:19à la radio
15:19je ne suis pas une question
15:21de dur
15:21je suis factuel
15:22je raconte les choses
15:23telles qu'elles se sont passées
15:23vous racontez une forme
15:24de duplicité
15:24je raconte les choses
15:26telles qu'elles se sont passées
15:27c'est-à-dire que je dis
15:28les échanges que nous avions
15:29la situation du pays
15:30à ce moment-là
15:31les choix que je voulais faire
15:33ce que je proposais de faire
15:34ce qui m'était répondu
15:35en face
15:36à l'époque
15:36et c'est vrai
15:37qu'il y avait
15:38une forme
15:39d'incompréhension
15:41sur à la fois
15:41des choses qui m'étaient dites
15:42et en même temps
15:43des choses qui étaient dites
15:44différemment ailleurs
15:45est-ce que ce livre
15:45c'est pour acter la rupture
15:47pour dire
15:48je ne suis pas macroniste
15:49non encore une fois
15:50il y a plusieurs objectifs
15:51avec ce livre
15:52d'abord je veux raconter
15:53pourquoi est-ce que
15:54je me suis engagé en politique
15:55est-ce que vous êtes macroniste
15:56est-ce que vous définissez
15:57encore comme macroniste
15:58moi je ne me suis jamais défini
15:58par rapport à des personnes
15:59je me définis par rapport
16:00à des valeurs
16:01à une époque Emmanuel Macron
16:02ça ne vous dérangeait pas
16:03qu'on dise que vous vous ressembliez
16:04vous surjouez
16:05j'ai toujours assumé
16:06cet engagement que j'ai eu
16:07aux côtés du président
16:08de la république
16:09toujours assumé
16:10et j'assume évidemment
16:11ce qui a été réussi
16:12les échecs
16:13j'assume tout
16:14maintenant moi je me suis défini
16:15toujours par rapport à des valeurs
16:16je suis pour la liberté d'entreprendre
16:17je suis pro-européen
16:18je suis intransigeant
16:20sur les questions de sécurité
16:21d'autorité
16:21et je suis progressiste
16:23sur les questions sociales
16:23et climatiques
16:24du coup quelle est votre différence
16:25avec le président
16:26est-ce que vous avez une phrase
16:26pour convaincre un électeur
16:27qui se dit ce matin
16:28en écoutant France Info
16:29en fait Attal
16:29c'est juste Macron au plus jeune
16:30vous savez moi
16:31encore une fois
16:32il ne faut pas se définir
16:32par rapport à des personnes
16:33on a des différences
16:34avec le président
16:35je viens de citer par exemple
16:36les valeurs
16:37et la ligne politique
16:42régalienne
16:42c'est-à-dire les questions
16:43de sécurité
16:43d'autorité
16:44de justice
16:44de laïcité
16:46j'ai toujours montré
16:47que ces questions-là
16:47étaient pour moi aussi importantes
16:48que les questions économiques
16:50et que le reste
16:51des enjeux qu'on a
16:52ça c'est vrai que vous avez insisté
16:53sur ce sujet
16:54le régalien
16:55dans votre livre
16:55vous envoyez des clins d'oeil
16:56à la droite et à la gauche
16:57mais justement sur la ligne
16:59il y a des choses
16:59qui sont un peu plus floues
17:01vous racontez par exemple
17:02dans ce livre
17:02que vous avez suggéré
17:03à Emmanuel Macron
17:04d'organiser un référendum
17:05sur l'immigration
17:06au moment où la défaite
17:07aux européennes
17:08ne faisait plus de doute
17:09donc comme solution
17:10vous disiez
17:10on va consulter les français
17:11sur l'immigration
17:12pourtant quand les républicains
17:14ont voulu organiser
17:15un tel référendum
17:16vous vous avez dit
17:16que ce n'était pas constitutionnel
17:18et vous avez tout fait
17:18pour le faire savoir
17:19alors est-ce qu'il y a deux
17:20Gabriel Attal
17:21celui qui se raconte
17:22dans le livre
17:22comme il l'entend
17:23et celui à l'exercice du pouvoir
17:25qui décide autrement
17:26moi ce que je crois
17:27c'est qu'on doit mieux partager
17:28le pouvoir en France
17:29notamment avec les français
17:30et je suis favorable
17:30à ce qu'il y ait davantage
17:31de référendums
17:32et effectivement
17:32ce que je raconte dans le livre
17:33c'est que j'ai proposé
17:35au président de la république
17:35qu'on puisse annoncer
17:36en amont
17:37qui aurait désormais
17:38à la fin de chaque année
17:39une série de référendums
17:40pour interroger les français
17:41qu'on en annoncerait
17:42les thèmes à l'avance
17:43mais que
17:44pour ce qui est de la question
17:45posée aux français
17:46des projets qu'on leur soumettrait
17:47on les travaillerait
17:48avec les partenaires sociaux
17:49et avec les forces politiques
17:50ce qui est assez différent
17:51de ce qu'avaient annoncé
17:52les républicains
17:53évidemment les travailler
17:54pour que ça réponde
17:55à une attente des français
17:56de se positionner
17:57sur un sujet qui les concerne
17:58et ensuite
17:59pour que ce soit faisable
18:00y compris vis-à-vis
18:01de notre constitution
18:02tout ça dans un plan
18:03encore une fois
18:04organisé sur plusieurs années
18:05avec différents thèmes
18:05je proposais qu'il y ait
18:06un référendum sur l'immigration
18:08mais aussi sur les institutions
18:10sur l'éducation
18:11pour que les français
18:12puissent se positionner
18:12et je crois d'une manière générale
18:13c'est aussi une réflexion
18:14que j'ai dans ce livre
18:15on doit mieux partager
18:16le pouvoir en France
18:17évidemment avec les français
18:18via les référendums
18:19mais aussi avec les collectivités
18:21territoriales
18:21avec les partenaires sociaux
18:22Monsieur l'ancien Premier ministre
18:24il y a une autre ancienne
18:25Premier ministre
18:26Elisabeth Borne
18:27qui était jusqu'à présent
18:27membre de la direction
18:28de votre parti de Renaissance
18:29et qui a claqué la portière
18:31sur France Inter
18:31avec ce message pour vous
18:33je ne me retrouve pas
18:34complètement dans la ligne
18:36j'ai décidé
18:37de démissionner
18:39du Conseil National
18:40de Renaissance
18:41de me mettre
18:43en retrait
18:44du bureau exécutif
18:46je ne vais pas
18:46ouvrir
18:47vous voyez
18:48des critiques
18:48sur Gabriel Attal
18:50je suis convaincu
18:51qu'on peut protéger
18:53notre pays
18:53dans le respect
18:54du droit international
18:55que ce n'est pas
18:56une faiblesse
18:57elle n'est pas d'accord
18:58avec votre ligne politique
18:59elle dit en creux
19:00que vous la jouez un peu solo
19:01comment vous le vivez ?
19:03vous savez j'ai beaucoup
19:03de respect pour Elisabeth Borne
19:04qui a été une Première ministre
19:06courageuse
19:07j'ai d'ailleurs
19:07avant d'être moi-même
19:08Premier ministre
19:08été ministre plusieurs fois
19:10dans ses gouvernements
19:11donc ne comptez pas sur moi
19:13pour dire du mal
19:14ou pour critiquer
19:15elle a fait le choix
19:16il y a de nombreux mois
19:17maintenant
19:17de se mettre en retrait
19:18des instances du parti
19:20de la vie quotidienne
19:21du parti
19:22elle fait le choix
19:22aujourd'hui
19:23de créer
19:23sa propre structure
19:25c'est son droit
19:26circuler il n'y a rien à voir
19:27c'est ce que vous dites
19:27aujourd'hui
19:28parce qu'il y a des anciens
19:29ministres
19:29le Parisien a révélé
19:30qu'Éric Dupond-Moretti
19:31Elisabeth Buzyn
19:32Nicole Belloubet
19:33ont décidé de le suivre
19:34dans son aventure
19:36c'est-à-dire que tout le monde
19:37n'adhère pas à votre projet
19:38mais pour la plupart d'entre eux
19:39ils ne sont pas membres
19:40de Renaissance
19:40c'est des personnes
19:41qui ont été ministres
19:42il y a un certain temps
19:43qui n'étaient pas engagées
19:44dans le parti Renaissance
19:45et qui ont fait ce choix-là
19:47mais encore une fois
19:48on est en démocratie
19:49chacun fait ses choix
19:50moi je n'ai pas à les commenter
19:51l'important c'est de travailler
19:53dans la mission qui est la mienne
19:54je suis à la tête
19:54de ce parti Renaissance
19:56je travaille avec nos adhérents
19:57depuis maintenant
19:57plus d'un an
19:59notamment sur le projet politique
20:01qu'on propose aux Français
20:02on est un parti qui est jeune
20:04mais qui ces dernières années
20:05objectivement
20:05n'avait pas fait beaucoup de travail
20:06sur les idées
20:07et c'est la priorité
20:09que j'ai fixée il y a un an
20:10on a fait une série
20:10de conventions thématiques
20:11on a présenté des propositions
20:13sur les questions de sécurité
20:14d'autorité
20:14de climat
20:15d'économie
20:16de retraite
20:16d'ailleurs je le dis
20:17pour ceux qui nous écoutent
20:18tout est disponible
20:19sur notre site
20:19parti-renaissance.fr
20:21il y a des centaines de propositions
20:22qu'on a formulées
20:24on va continuer à le faire
20:24c'est ça qui m'importe
20:25puisqu'on est dans les anciens
20:26premiers ministres du président
20:27de la république
20:28Emmanuel Macron
20:28je vous sors la carte
20:30Edouard Philippe
20:30est-il vrai que vous avez
20:31passé un pacte avec lui
20:32et que seul l'un d'entre vous
20:33sera candidat
20:34au premier tour
20:35de l'élection présidentielle ?
20:36D'abord on se parle
20:37souvent avec Edouard Philippe
20:39heureusement d'ailleurs
20:39on a gouverné ensemble
20:40le pays
20:41dans la même majorité
20:42entre 2017 et 2024
20:44ensuite je crois
20:44qu'on a tous les deux à coeur
20:46d'empêcher un second tour
20:48qui serait terrible
20:48pour les Français
20:49entre la France Insoumise
20:50et le Rassemblement National
20:51et qu'on a ensuite
20:52une conviction en partage
20:54c'est qu'il faut
20:54une vraie campagne
20:55et que dans une vraie campagne
20:57vous avez plusieurs candidats
20:58parfois même
20:58sur un espace politique
20:59qui est proche
21:00qui présente un projet
21:01qui cherche à convaincre
21:02les Français
21:02et que si jamais
21:03au début de l'année 2027
21:05il y a un risque avéré
21:06de deuxième tour
21:06entre LFI et le RN
21:08il faudra à ce moment-là
21:09seulement en cas de risque avéré
21:10de second tour
21:11LFI et RN
21:12comment vous faites
21:13avant une présidentielle
21:14alors que les sondages
21:15ne sont pas fiables
21:17absolument
21:18personne ne peut prédire
21:19le résultat du premier tour
21:20pour être certain
21:21que le duel
21:21ce sera LFI et RN
21:22si vous êtes quelques points
21:23Gabriel Attal
21:25et Edouard Philippe
21:26derrière Jean-Luc Mélenchon
21:27vous faites comment ?
21:28encore une fois
21:28vous savez
21:29vous voyez des dynamiques
21:31qui arrivent
21:32avant l'élection présidentielle
21:33mais ce qui rendra
21:36un rassemblement impérieux
21:37c'est si effectivement
21:38il y a un risque
21:39de deuxième tour
21:39entre LFI et le RN
21:40moi je ne veux pas ça
21:41pour la France
21:41je pense que ce serait
21:42catastrophique
21:43pour le pays
21:44pour son économie
21:45pour
21:46y compris le climat
21:47dans le pays
21:47vous savez
21:48c'est beaucoup de violence
21:49des deux côtés
21:49et donc
21:50il faut l'empêcher
21:52c'est pour ça
21:52que j'ai proposé
21:53qu'il y ait
21:54un comité de liaison
21:55une instance
21:55qui réunisse
21:56des représentants
21:57d'Edouard Philippe
21:58des représentants
21:58de mon parti
21:59on a tous les deux
22:00accepté cette idée-là
22:01qui se réunissent
22:01qui discutent
22:02qui échangent
22:02on comprenne bien
22:03ce matin
22:03le moins bien placé
22:04dans les sondages
22:05se retirera
22:05s'il y a un risque
22:06Rassemblement National
22:07LFI
22:07ça c'est précisément
22:08ce qui est discuté
22:09dans ce comité de liaison
22:10qu'on a mis en place
22:10il travaille sur le calendrier
22:12il travaille sur les conditions
22:14dans lesquelles
22:14ce rassemblement serait
22:16absolument nécessaire
22:16et il travaille effectivement
22:18sur ce qui se passerait
22:19dans ce cas-là
22:19est-ce que c'est les sondages
22:21est-ce que c'est une primaire
22:21tout ça est en train
22:22vous n'êtes pas
22:23complètement fermé
22:24à la primaire
22:24David Lissner
22:25qui était à votre place
22:26hier
22:26un homme de droite
22:27il disait
22:28s'il y a une primaire
22:28il faudrait demander
22:29à Gabriel Attal
22:29s'il participe
22:30à la primaire de la droite
22:30ou à la primaire de la gauche
22:31moi j'assume effectivement
22:33de travailler
22:34et de vouloir travailler
22:35avec des personnes
22:36issues de la gauche républicaine
22:37et des personnes
22:38issues de la droite républicaine
22:39je pense que
22:39les défis qu'on a face à nous
22:41sur la révolution
22:42de l'intelligence artificielle
22:43sur le dérèglement climatique
22:44sur le retour de la guerre
22:45en Europe
22:46et sur la guerre commerciale
22:48avec les droits de douane
22:49justifient évidemment
22:50qu'on travaille avec des personnes
22:51qui viennent d'horizons politiques
22:52donc c'est la rupture
22:53et la continuité
22:54avec le macronisme
22:54moi j'ai toujours
22:55assumé le dépassement politique
22:56je crois au dépassement politique
22:58en revanche
22:58je pense que le
22:59en même temps
22:59notamment sur les questions
23:01de sécurité
23:01de justice
23:02d'immigration
23:03de laïcité
23:03d'autorité
23:04je pense que le
23:05en même temps
23:05sur les questions régaliennes
23:06ça ne marche pas
23:07et qu'il faut plus de clarté
23:08de fermeté sur ce sujet
23:09je crois que je l'ai toujours
23:10incarné dans les différentes fonctions
23:11qui étaient les miennes
23:12en même temps
23:13ce ne marche pas
23:14ceux qui nous écoutent
23:14à l'Elysée
23:14vous savez que c'est l'heure
23:20de la question
23:21qui ce matin
23:22la question qui contrôle
23:23les réseaux sociaux
23:24il y a un député renaissance
23:25dont le nom est Paul Midy
23:25qui a déposé une proposition
23:27de loi
23:27pour obliger TikTok
23:28X Facebook et Instagram
23:29à respecter les mêmes règles
23:31de temps de parole
23:31des personnalités politiques
23:32pendant les périodes électorales
23:34que nous
23:34les médias audiovisuels
23:36alors je précise
23:36que vous n'avez pas repris
23:37ce texte
23:38ni par votre groupe
23:38ni par le gouvernement
23:39mais qu'est-ce que vous pensez
23:40sur le fond
23:41de cette initiative ?
23:42D'abord c'est un très bon député
23:44Paul Midy
23:45qui est spécialiste
23:45des questions numériques
23:46d'innovation
23:47y compris de réseaux sociaux
23:49et il fait émerger
23:50un vrai débat
23:50et une vraie question
23:51vous en tant que radio
23:52les télévisions
23:53il y a une règle
23:56une loi
23:56qui vous oblige
23:57à respecter
23:58des temps de parole
23:58c'est-à-dire que
23:59vous ne pouvez pas diffuser
24:00un seul parti
24:02toute la journée
24:03sur vos antennes
24:04vous devez avoir
24:05un pluralisme
24:05et ce qu'il dit
24:07à travers ce texte
24:07le débat qui fait émerger
24:08c'est qu'effectivement
24:09les réseaux sociaux
24:10qui diffusent aussi
24:11des contenus
24:11eux n'ont aucune obligation
24:14et n'ont aucun respect
24:16à avoir
24:16du pluralisme
24:17c'est vrai c'est un bon débat
24:18mais c'est inapplicable
24:19Gabriel Attal
24:20écoutez
24:20il va défendre son texte
24:21on va voir
24:22comment est-ce qu'il le défend
24:23mais en tout cas
24:24je pense que c'est un débat
24:25important à avoir
24:26voilà
24:26et c'est vrai
24:28qu'on est dans une société
24:29désormais où
24:29je ne sais pas vous faire injure
24:31que de dire ça
24:31une grande partie des français
24:33s'informe désormais
24:34à travers les réseaux sociaux
24:35dans les réseaux de France Info
24:36d'ailleurs
24:37exactement
24:37même s'ils sont encore nombreux
24:38à écouter la radio
24:39et à regarder les réseaux
24:40de France Info
24:40mais voilà
24:41ça fait émerger un vrai sujet
24:42qui est un sujet démocratique
24:43merci on a débordé
24:44au coloriage
24:45comme ont dit
24:46certains à votre propos
24:47dans les off
24:48merci Gabriel Attal
24:49merci Paul
24:49on se retrouve tout de suite
24:51pour les informer
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