00:00Mais écoutez, c'est vrai que cette commission d'enquête, elle a été suivie par les Français. Moi, j'avais
00:03le choix de la transparence.
00:05On m'avait demandé, certains élus à gauche, que la commission d'enquête soit organisée à huis clos. Je l
00:09'ai refusé.
00:10Ça m'avait lu des critiques parce que je pensais que les Français devaient pouvoir suivre cette commission d'enquête.
00:15Je n'ai pas toujours partagé la méthode du rapporteur. Je pense que l'hypermédiatisation, l'utilisation massive des réseaux
00:21sociaux
00:21n'a pas toujours permis d'avoir des échanges et des auditions qui soient toujours très dignes et très sereins.
00:26Moi, mon rôle était compliqué. Je trouve un équilibre entre la liberté du rapporteur, la capacité de la commission d
00:32'enquête d'aller à son terme,
00:34l'équilibre entre les questions et les investigations qui devaient être menées, mais éviter que ça ne se transforme en
00:39tribunal politique.
00:40Vous voyez, quand Pascal Praud avait été auditionné lors de la commission d'enquête TNT, déjà l'inquisition politique ne
00:45me plaisait pas beaucoup.
00:46Parce que j'ai toujours pensé que les députés n'étaient pas des procureurs et qu'on devait poser des
00:51questions,
00:52on devait faire la transparence, mais on ne devait pas transformer les commissions d'enquête,
00:56et ce n'est pas simplement d'ailleurs celles-ci, elles sont toutes en train de devenir parfois,
01:00et je le regrette, des lieux un peu de la politique spectacle et un peu de l'inquisition politique.
01:06Il faut faire attention, parce que c'est important ces commissions d'enquête,
01:08elles permettent de mettre en lumière des dysfonctionnements, des manquements, et on va en parler,
01:12puisqu'elle a permis cette commission d'enquête aussi d'en établir dans le service public audiovisuel.
01:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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