- il y a 7 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on commence avec un extrait des grandes gueules ce matin sur RMC.
00:07En avez-vous marre de travailler pour les retraités ?
00:09Bonne nouvelle pour les actifs depuis hier.
00:11Vous avez arrêté de travailler pour financer les retraites.
00:14Du 1er janvier au 4 mai, toutes vos heures travaillées servent en fait à payer les retraites.
00:19Le poids des pensions sur les actifs n'a jamais été aussi important.
00:22Et c'est insoutenable pour Mourad Boudjellal, l'éditeur de bande dessinée DGG.
00:27Notre système de retraite est obsolète.
00:29Il a été conçu à une époque où le nombre de travailleurs était supérieur au nombre de retraités.
00:34Il est aujourd'hui obsolète.
00:35C'est une pyramide de Ponzi qui va exploser.
00:37Si on n'a pas des hommes politiques suffisamment courageux pour remettre ce système en question, en profondeur,
00:43pour l'atomiser et repartir sur d'autres bases, on ne s'en sortira pas.
00:47On peut mettre les rustines qu'on veut, le mal est fait, notre système de retraite est mort et on
00:52ne le ressuscitera pas.
00:53C'est ce que je pense.
00:54Moi je suis pour la retraite par capitalisation.
00:58Alors, est-ce que vous en avez marre de travailler pour les retraités ?
01:01Baptiste Desmontes, c'est vrai qu'on ne le savait pas que jusqu'au 4 mai, on travaillait pour payer
01:05les pensions de retraite.
01:05Moi j'ai une petite pensée pour les femmes actives.
01:08Vous savez, parce qu'on dit souvent, il y a un moment, un mois de l'année où les femmes
01:11gagnent moins que les hommes.
01:12C'est tous les mois de l'année même.
01:14Oui, tous les mois de l'année, donc du coup les femmes travaillent deux fois plus pour les retraités.
01:17C'est ça.
01:18Où il y a un problème, mais on le sait, il y a un problème de répartition, il y a
01:21un problème d'actifs, il n'y a pas assez d'actifs.
01:22On parlait tout à l'heure de la natalité.
01:24Est-ce que j'en ai marre de travailler pour les retraités ? Non.
01:27Honnêtement, je n'en ai pas marre de retravailler pour les retraités.
01:30C'est la question des grandes gueules ce matin.
01:31Mais je fais partie, et vous y compris, Estelle aussi, de ces gens qui pensent qu'effectivement, aujourd'hui, il
01:37y a un effort qui pèse.
01:39Et moi, je ne pense pas que à moi, je pense à la jeune génération qui arrive.
01:41Il y a un effort colossal à supporter par les actifs et les jeunes actifs qui sont challengés par l
01:47'IA, l'intelligence artificielle.
01:48Oui, effectivement, on va dans une direction qui est un peu pénible.
01:52Mais j'embrasse ma mère qui est retraitée et qui m'offre mes vacances cet été.
01:57Merci maman.
01:59Yael Mélule, ce chiffre, il est parlant.
02:02Et c'est vrai qu'il était un peu sous le tapis avant ce chiffre.
02:04On l'a appris il y a quelques heures.
02:07Est-ce que, quelque part, quand on voit ça, il faut qu'à un moment, le gouvernement et les politiques
02:12se disent qu'il y a vraiment un problème en France ?
02:14Alors peut-être qu'on n'a pas la solution.
02:15Mais qu'en tout cas, ce n'est pas possible, quand on est un jeune actif, de travailler du 1er
02:20janvier au 4 mai pour payer les pensions de retraite.
02:22Alors, ce n'est pas possible.
02:24De la même manière que ce n'est plus possible non plus,
02:27ce retraité bashing quotidien qui tend à stigmatiser les vieux, en fait, à fracturer encore plus la société.
02:40Moi, j'en ai marre, en fait.
02:41Je veux dire, on a un gouvernement, enfin, des gouvernements qui sont là depuis huit ans.
02:49Je veux dire, on n'apprend pas aujourd'hui qu'il y a un problème avec les retraites.
02:53On le sait quand même depuis plusieurs années.
02:55Il n'y a absolument aucune solution qui a été trouvée.
03:00On est à un an de la présidentielle.
03:03Ce n'est certainement pas maintenant qu'on va faire de grosses réformes.
03:05C'est sûr.
03:07Mais on peut préparer l'opinion publique.
03:09On peut préparer l'opinion publique.
03:11On peut surtout attendre les candidats de voir leurs propositions.
03:16Mais moi, j'en ai marre qu'on tape sur les retraités, en fait.
03:18J'en ai marre.
03:20Mais là, ce n'est pas taper sur les retraités.
03:21C'est dire la vérité aux Français.
03:23Oui, d'accord.
03:24Tu le savais, toi ?
03:25C'est un fait ?
03:25Non, moi, je ne le savais pas non plus.
03:26Non, je ne le savais pas du tout.
03:27Je ne savais pas.
03:28Donc, c'est pas mal, quand même, d'informer.
03:30Là, personne ne tape sur les retraités.
03:31Là où il y a la raison, c'est que ça stigmatise les retraités.
03:35Je le vois dans les messages.
03:37Vous êtes nombreux à dire, nous, on n'y est pour rien.
03:39On a bossé.
03:39Mais personne n'a dit qu'ils étaient pour quelque chose.
03:40C'est important de le répéter.
03:42Voilà.
03:43Benjamin Marr.
03:43Non, mais bien évidemment qu'on ne fait pas de la parano
03:46quand on parle de cette stigmatisation des retraités.
03:49Bien évidemment que c'est une manière...
03:51Vous savez, à l'ère du macronisme, on a fait ça en permanence.
03:54On s'est bouffé les uns les autres.
03:56Les salariés du privé contre les fonctionnaires.
03:58Les retraités contre les actifs.
04:00Les jeunes contre les vieux.
04:01Enfin, c'est un climat délétère.
04:03Et les responsables sont multiples.
04:05Mais clairement, il est hors de question de stigmatiser les retraités.
04:08D'abord, ils ont bossé toute leur vie.
04:10Ils ont travaillé.
04:12Donc, voilà.
04:13Ils ont une retraite.
04:14Moi, je ne nous souhaite que la même chose.
04:17Qu'on bénéficie de la même chose.
04:19Mais on ne l'aura pas, Benjamin.
04:19Oui.
04:20Ben, attendez.
04:21Dans le passage, M. Boudjellal, il termine en disant
04:24« Moi, je suis pour la retraite par capitalisation. »
04:27Tout à fait.
04:27Tu m'étonnes, Yvonne.
04:28Parce que c'est ça le débat derrière.
04:30C'est de remplacer la retraite par répartition par la retraite par capitalisation.
04:34Moi, je connais les chiffres parce que la question des retraites, à la CGT, on la traite.
04:37Le budget des retraites, effectivement, il est considérable.
04:40C'est 380 milliards par an à peu près.
04:42Laissez-moi vous dire qu'il y a un certain nombre de boîtes du privé qui regardent le magot en
04:46salivant.
04:46Parce que si vous passez à la retraite par capitalisation, c'est eux qui, justement, saisissent le magot.
04:52Donc, il y a des solutions.
04:54Il y en a.
04:55Les solutions, les économistes en ont fait.
04:57Les syndicats en ont fait.
04:59Il y a la possibilité d'ouvrir à cotisation, par exemple, la participation, l'intéressement, l'égalité salariale femme-homme.
05:05Il y a des tas de trucs.
05:06Il y a des pistes.
05:07Et en face, vous avez des gens qui mettent des sens interdits partout parce que ce qu'ils veulent, c
05:13'est la retraite par capitalisation.
05:14Donc, on va mener un débat de fonds.
05:16Une dose.
05:16Personne ne veut l'entièreté de la retraite par capitalisation.
05:20Aucun candidat, aujourd'hui, ne veut ça.
05:22Bien sûr.
05:22Pourquoi ?
05:22Parce qu'en réalité, bien évidemment, personne ne va se pointer en disant retraite par capitalisation.
05:27Par contre, introduire de la capitalisation.
05:29Et comme ça, ensuite, ça gangrène et ça s'étend de plus en plus.
05:33Il y aura un débat de fonds.
05:34Vous savez quoi ?
05:34Je vais vous dire une chose pour conclure mon propos.
05:35Les Français sont très attachés à leur système de retraite.
05:38C'est pour ça qu'ils le défendent.
05:40Et tous ceux qui voudront mener la bataille idéologique, je leur souhaite bien du courage.
05:43Parce que les trois dernières années qui ont suivi, elles ont montré que l'attachement des Français aux retraites, c
05:48'est quelque chose de solide.
05:48Il y a un éléphant au milieu de la pièce qu'on n'a pas abordé.
05:51C'est l'âge.
05:52Parce qu'on ne parle que de capitalisation, de partition, de montant des retraites.
05:55Il y a eu une réforme des retraites portée par Elisabeth Borne à l'époque et suspendue ensuite par Sébastien
06:00Lecornu qui ne doit sa survie politique qu'à la suspension de cette réforme
06:04qui permettait de faire un peu moins pesé sur les actifs.
06:07On est revenu en arrière.
06:08C'est ça qui va être le cas.
06:09On ne va pas forcément parler de capitalisation.
06:11On va parler âge de départ.
06:12Attention, c'est une suspension.
06:14Les 64 ans, ils reviennent dès la présidentielle.
06:16En attendant les résultats.
06:19En attendant, effectivement.
06:21Ça va être 64, 65, 65.
06:23Il y aura, quel que soit le candidat ou la candidate qui sera élue, il y aura une réforme, qu
06:27'elle soit dans un sens ou dans un autre.
06:28Mais de toute façon, il y aura forcément une réforme.
06:30Il va y avoir un sacré débat sur la question pendant les présidentielles là-dessus.
06:33Ce sera d'ailleurs certainement le débat phare de la présidentielle.
06:36Ce sera les retraites et leur financement.
06:38Les Gégés ce matin sur RMC, faut-il réduire le nombre de chaînes sur le service public ?
06:43Après six mois de polémique, le rapport à l'oncle a été publié ce matin avec 70 préconisations pour réduire
06:49le budget de la télé publique.
06:51Et pour Laura Vartou-Martinez, la sophrologue des Gégés, la bonne solution, ce serait de fusionner des chaînes, donc d
06:56'en supprimer.
06:59Factuellement, c'est une entreprise qui est en déficit.
07:01Une entreprise qui est en déficit.
07:03Je crois que c'est à plus de 81 millions de déficit là.
07:06On doit faire des coupes budgétaires.
07:09Si on veut préserver le service public pour lequel je suis, si on veut le garder, on est obligé de
07:13faire des coupes budgétaires.
07:14Ensuite, je suis pour...
07:16Est-ce qu'il faut faire un milliard ? Parce que la question est concrète.
07:18Est-ce qu'il faut un milliard d'économies, fusionner des chaînes ?
07:21Après, moi je ne sais pas combien il faut.
07:23Maintenant, est-ce que oui, il y a des chaînes qui peuvent fusionner la réponse ?
07:26Et oui. Est-ce qu'il y a des services qui peuvent fusionner la réponse ?
07:29Et oui. Est-ce que tout est nécessaire ?
07:30Donc c'est plutôt d'accord avec Charles Lalonde qu'il vaut réduire la voie du...
07:33Et je suis aussi pour des appels d'offres publics et qu'on sache pourquoi on prend tel prestataire plutôt
07:38que l'autre.
07:41Alors, Baptiste Desmonciers, est-ce que vous pensez qu'il faut réduire le nombre de chaînes sur le service public
07:47?
07:47Peut-être avoir moins de chaînes et plus de qualité ?
07:49Il faut... La qualité, elle est là.
07:51Je pense qu'il y a des coupes.
07:52Oui, clairement, il y a des coupes budgétaires.
07:54De toute manière, c'est un peu l'idée de ce rapport.
07:56C'est de voir qu'il y a de la gestion qu'on peut un peu, on va dire, optimiser.
08:00Mais je pense que quand Charles Lalonde...
08:02Mais vous êtes patron de France Télé, vous supprimez quoi ?
08:04Certainement pas France 5.
08:05Je fusionne certainement pas France 5 et France 2, ce serait complètement idiot.
08:08En revanche, France 4, il y a peut-être des réflexions à avoir.
08:11C'est une chaîne qui, aujourd'hui, avait une identité jeunesse, on ne l'a plus trop.
08:14Elle a eu une identité sport, un peu, sur les décrochages au moment de Roland-Garros, etc.
08:19Oui, t'as un petit match sur France 4.
08:20Oui, il y a un petit point, quand même, peut-être, à aller...
08:23Après, il y a aussi une autre réalité.
08:25Je veux dire, le service public, il est magnifique en France,
08:26parce que, justement, quand vous êtes à l'hôpital à Saint-Denis de la Réunion,
08:30vous avez le même service public hospitalier qu'à Paris, en théorie.
08:34Et pour l'information, c'est la même chose.
08:35Donc, à un moment donné, à la Réunion, on n'en a rien à foutre
08:38que le périphérique parisien soit bouché.
08:40Ils ont une actualité, une information.
08:42Donc, il ne faut pas...
08:43Ça, c'est France haut.
08:43Ça, c'est France haut.
08:44Non, mais c'est aussi ici, les régions, les France 3, territoriaux, etc.
08:48C'est fondamental.
08:49En revanche, est-ce qu'il n'y a pas une optimisation à faire entre la radio régionale ici et
08:55la télé ?
08:57Je ne vais pas me faire des copains, mais peut-être qu'ici, oui, il y a quelque chose.
09:00Surtout pas retirer la qualité de l'info en région,
09:03parce que tous les Français ont le droit à la même qualité et à une info qui leur pourrait être
09:07pas.
09:07Mais la faire peut-être un peu moins chère.
09:08Il y a peut-être un peu trop de moyens techniques, quoi.
09:10Il y a peut-être des optimisations, effectivement, de moyens techniques à faire, etc.
09:13Mais voilà.
09:15Nous, ici, sur ce plateau, pour ceux qui nous écoutent en radio,
09:19on a un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept.
09:22On a sept caméras.
09:23Et en fait, on a un seul cadreur qui gère ce qu'on appelle la grue, c'est-à-dire
09:29la caméra.
09:29Huit caméras, me souffle-t-on dans l'oreille.
09:31Huit caméras, pardon, j'ai mal compté.
09:33On a huit caméras et un seul cadreur.
09:34Si vous allez sur France Info, c'est pareil.
09:35France Info, c'est kiff-kiff.
09:36Mais si vous allez sur France 3 régions, on n'est pas tout à fait sur ce chiffre-là.
09:40Mais moi, je pense que c'est surtout, en fait, pardon, ce que le rapport à l'oncle a mis
09:43en évidence,
09:44c'est qu'il y a des problèmes de gestion au sein de l'entreprise.
09:48Et ce n'est pas que la faute aux caméramans.
09:52Mais non, mais ce n'est pas la faute des caméramans.
09:53Personne n'a dit ça.
09:55Le coût, pardon, le coût de France Télévisions, c'est aussi de la mauvaise gestion dans les étages.
09:59On peut moderniser, on peut mieux gérer.
10:02Évidemment qu'il ne s'agit pas de gérer des caméramans, mais peut-être les faire bosser sur d'autres
10:06choses.
10:06Et moi, je ferais des économies pour augmenter la qualité des produits
10:10et faire des séries, des documentaires qui se vendent à l'étranger sur les plateformes.
10:14Yael Mélule, il y a trop de chaînes ou pas sur le service public ?
10:16Non, je...
10:18Vous regardez France 4 ?
10:19Non, je ne regarde pas France 4.
10:21Mais moi, je suis très attachée au service public, vraiment.
10:23Mais en réalité, le rapport à l'oncle, il vient juste confirmer ce qu'avait déjà dit la Cour des
10:30comptes.
10:30Voilà, qui avait déjà alerté sur une situation extrêmement critique,
10:34avec des déficits cumulés, des salaires parfois qui sont trop élevés.
10:40Alors moi, je ne peux pas répondre à cette question.
10:43Moi, je...
10:45Alors déjà, il faudrait peut-être lire, il fait 500 pages, je crois, le rapport.
10:49400.
10:49Voilà, donc c'est juste énorme le travail qui a été fait.
10:52Quand tu le passes à Tchadjpiti, il te résume.
10:55Oui, c'est vrai, je vais faire ça.
10:57Enfin, en même temps, encore une fois, la Cour des comptes avait déjà beaucoup travaillé sur le sujet.
11:01Il faut, évidemment, qu'il faut écrémé, mais je n'ai pas...
11:05Mais on peut être attachée au service public.
11:07Moi, je suis très attachée, vraiment.
11:08Et se dire qu'il y a des économies à faire.
11:09Je veux dire, c'est pas un public, en fait.
11:11Absolument, absolument.
11:11Je veux dire, on peut aimer ses enfants et parfois leur dire que ce qu'ils font, ce n'est
11:14pas bien.
11:14Je suis d'accord, mais ils ont déjà commencé, preuve en est pour le festival de Cannes,
11:18où ils ne vont plus au Martinez.
11:20Vous êtes attachée au service public.
11:21Est-ce que vous étiez attachée au fait que la patronne Delphine Ernotte aille au Martinez ?
11:23Ah non, mais certainement pas.
11:25Non, non, il y a eu des abus.
11:26Attendez, c'est la patronne, pardon.
11:27Enfin, on ne va pas la faire descendre au Formule 1 non plus.
11:29Moi, évidemment que ça choque tout le monde, mais vous n'allez pas faire...
11:31Non, non, arrête, je n'ai pas déconné.
11:32On est sérieux, vous n'allez pas la faire descendre au Formule 1.
11:34Et pour revenir sur cette histoire-là, ce n'est pas pour les défendre.
11:36Mais en gros, c'est un échange d'un vendu publicitaire contre un truc.
11:40Ça n'a pas coûté un euro aux contribuables.
11:41Et Delphine Ernotte, pardon, qui pilote 9 salariés, vous n'allez pas la faire descendre au Formule 1.
11:45Ça me semblerait aberrant parce que sinon, vous allez avoir...
11:48On a toujours dit ça.
11:49Dans les entreprises publiques, les talents, je ne dis pas que c'en est une, se font aspirer par le
11:53privé.
11:54Et après, on est là, on ne les paye pas assez.
11:55Non, non, mais il ne s'agissait pas plus de Delphine Ernotte, manifestement, pour le festival de Cannes.
12:00C'était toutes les équipes, donc bon.
12:03Benjamin Amard, on laisse comme ça ou quand même on fait quelques petites coupes budgétaires ?
12:07Bon, déjà, je pense que le rapport à l'oncle, il a quand même aussi souffert de tout le climat
12:13de communication autour,
12:14d'une certaine frénésie, voire pire.
12:19Donc ça, ça ne favorise pas une application sereine.
12:24Bon, bien évidemment, je n'ai aucun souci là-dessus à ce qu'il y a, quand on passe au
12:29crible, des dysfonctionnements.
12:31Bien évidemment, il y a des choses qui ont été dites sur un certain nombre de dépenses fastueuses ou de
12:37dépenses inutiles.
12:38Il est évident que là-dessus, il y a du travail à faire et il y a une amélioration de
12:42la gestion.
12:43Surtout qu'on est à une époque où l'argent public est précieux et on demande quand même une utilisation
12:48parcimonieuse.
12:49Donc ce serait étonnant de ne pas pointer ça.
12:53Voilà. Maintenant, moi, je suis tout à fait opposé à des fusions de chaînes.
12:57Moi, je regarde beaucoup le service public. Je ne regarde pas France 4, d'accord ?
13:00Mais personne ne regarde France 4, donc à un moment...
13:03Je ne veux pas vous mettre un coup de vieux, mais c'est pour les enfants, c'est les dessins
13:06animés.
13:07Excusez-moi, mais ils n'ont pas d'autres chaînes de dessins animés.
13:11Je ne suis pas sûr qu'il y a un budget de 20 centaines de millions d'euros.
13:13Mais oui, mais ça, plus ça, plus ça !
13:15C'est ce que j'allais dire.
13:16Mais si personne ne la regarde, cette chaîne...
13:17Ce n'est pas la chaîne la plus coûteuse et effectivement, elle est consacrée aux jeunes.
13:21Elle devait être supprimée. Finalement, elle a survécu, je crois, au moment du Covid.
13:24Elle devait être supprimée. Et puis, entre-temps, Canal Plus s'est retirée de la TNT.
13:28Donc France 4 a récupéré le Canal 4.
13:30C'est un peu...
13:33Si je peux juste finir mon promo, s'il te plaît, en l'occurrence, derrière, il y a quand même
13:40un bashing du service public.
13:42Oui.
13:43Moi, c'est ça qui me gonfle.
13:44Il y a un truc de matraquage sur un certain nombre de médias du service public en lui...
13:51Alors, il a des... On peut lui faire des reproches, mais en l'accusant toujours des mêmes choses.
13:56Et j'ai un peu l'impression que le rapport...
13:58De dépenser trop avec l'argent des contribuables.
14:01Bah oui, par contre, excusez-moi...
14:02Non mais, alors, qu'on... Encore une fois, la gestion, l'approche comptable, l'approche budgétaire, oui.
14:08Maintenant, je vous dis, il y a quand même derrière tout un courant idéologique qui s'acharne sur le service
14:12public.
14:13Et moi, ça, j'y suis opposé.
14:15Apolline Matin, ce matin sur RMC.
14:17Faut-il interdire les fermes géantes ?
14:20Tiens, on est encore en train d'interdire.
14:21Dans le Pas-de-Calais, les riverains sont en conflit avec un éleveur
14:24qui souhaite construire deux poulaillers de 400 mètres carrés, regroupant près de 9000 volailles.
14:29Et ça, ça fait du bruit.
14:29Oui, la ministre de l'Agriculture a dénoncé hier sur Twitter la caricature et l'individualisme des riverains.
14:35Notre journaliste Amélie Courtès est rendue à Saint-Aubin où le projet fait polémique.
14:39D'un côté de la route, la maison de Philippe, de l'autre plusieurs hectares de champs.
14:44Début avril, un panneau de permis de construire a fait son apparition.
14:47Je suis tombé de haut parce que pour moi, c'était pas constructible en face.
14:50C'est une zone agricole.
14:51Zone sur laquelle un agriculteur veut élever en plein air plus de 8000 volailles.
14:55On n'est pas contre le poulailler, au contraire, c'est un poulailler de la Belle Rouge, donc des poulets
14:58de qualité.
14:59On aime bien manger des poulets, mais bon, la zone n'est pas été bien choisie.
15:03Surtout qu'on n'a pas été prévenus.
15:04Lui et plusieurs habitants ont distribué des tracts.
15:07Pour dire non au poulailler, Marie-Christine vit cinq maisons plus longues.
15:11On se dit, mon Dieu, les odeurs, les nuisibles, les mouches, les rats, la pollution de l'air, les nuisances
15:17sonores,
15:18parce qu'il y a des camions qui viennent apporter à manger.
15:21L'éleveur de 29 ans tente, lui, de les rassurer.
15:24Les camions, par exemple, ce ne sera que deux à trois passages par mois.
15:27Il est soutenu par le comité avicole des Hauts-de-France.
15:30On a besoin de poulets. Un poulet sur deux est importé.
15:33Philippe Desséry en est le président.
15:34Là, on a un jeune éleveur. C'est une production locale.
15:36C'est un abattoir local. C'est un couvoir local. Tout est local.
15:40Des poulets, notamment destinés à alimenter les cantines, les commerces des environs.
15:44Et non, on n'en veut pas.
15:45C'est désolant, conclut-il.
15:48Baptiste Desmontiers, on peut comprendre, évidemment, les riverains,
15:51ce n'est pas très agréable d'avoir des bruits de poules toute la journée,
15:55des odeurs de poules aussi, mais en même temps,
15:57ça nous permet de manger du poulet français.
15:59Vous vous souvenez dans E1717, là, quand ils allument la...
16:01Ça fait du bruit.
16:02En fait, le problème, c'est ça. C'est que d'un côté, hier, on en parlait,
16:05Master Poulet. Master Poulet, ça cartonne.
16:07La première viande, protéine, viande,
16:09mangée en France, consommée en France, c'est le poulet.
16:11Et le problème, c'est qu'on importe massivement
16:12des poulets qui sont peut-être encore moins bons que les nôtres.
16:15Et surtout, qui ne sont pas produits sur le territoire français.
16:17Donc, on a un problème. D'un côté, on n'arrive pas à faire assez.
16:20D'un autre côté, je me mets à la place de ces gens.
16:22Voilà. Mais c'est toujours pareil.
16:23On veut trouver des solutions, mais il ne faut pas que ça soit à côté de chez moi.
16:25Donc, d'un côté, je suis mon fier en balance et j'ai envie de dire
16:27à ces gens, je peux comprendre.
16:30Pas de bol. Pas de bol.
16:31Mais d'un autre côté, qu'est-ce qu'on fait ? On fait quoi ? On continue à acheter
16:33du poulet dégueulasse qui vient
16:35de pays comme le Brésil ?
16:38Je ne sais pas.
16:39Je sens qu'elle est très énervée. Qu'est-ce qu'il y a hier ?
16:40Non, je ne les comprends pas, ces gens. Il y a un jeune éleveur
16:44français qui vient
16:45ouvrir une ferme pour faire des poulets français.
16:48Ils ne sont pas contents.
16:49Ils s'en vont. Voilà, c'est tout.
16:50Ça fait beaucoup de bruit, Riel.
16:51Oui, ça fait peut-être beaucoup de bruit.
16:53Tu vas à la campagne pour avoir du fil. Non, c'est peut-être 9000 poules.
16:56On est à la campagne, en fait.
16:57Mais c'est 9000 poules, Riel.
16:59Je veux dire...
17:01Elles sont 9000.
17:01Oui, ils s'en vont. Ou sinon, ils vont manger des poulets ukrainiens.
17:05C'est tout.
17:06Qu'est-ce que je vous dise ?
17:08Qu'ils bouffent de l'Ukrainien,
17:10c'est moins cher, c'est dégueulasse.
17:12Si c'était ta mère, Riel,
17:14il y avait une ferme de poulets.
17:17Non, non.
17:17Ma mère, il n'y a pas...
17:19À partir du moment où tu es à la campagne,
17:21à partir du moment où tu es à la campagne,
17:23oui, tu peux avoir un poulailler.
17:25Mais ce n'est pas un poulailler.
17:26C'est un truc géant.
17:28C'est comme le plateau des Nibas.
17:29Mais oui, les gens, ils s'installent
17:31à la campagne pour avoir du calme
17:32et le champ du coq le matin, ils se retrouvent
17:34avec 9000 poules.
17:35Oui, mais enfin, même le champ du coq,
17:37parfois, ça les emmerde.
17:38Pardon, peut-être grossière.
17:40Et puis, il y a une petite odeur.
17:41Trois fois rien, Yael.
17:439000 poules.
17:44Non, moi, je soutiens le jeune éleveur français.
17:47D'accord.
17:47Bon, ben écoutez, très bien.
17:49Que ces gens déménagent.
17:50Très bien.
17:51Benjamin Amart.
17:52Non, mais en même temps...
17:54C'est difficile.
17:55Non, mais c'est les conflits d'usage.
17:57Dans les territoires ruraux,
17:58il y a des tas de conflits d'usage
18:00entre les chasseurs,
18:01les promeneurs,
18:02les agriculteurs,
18:04le secteur touristique.
18:05Vraiment, il y a des tas de problèmes
18:07de conflits d'intérêts,
18:08de conflits d'usage
18:09sur l'eau, etc.
18:11Bon, voilà.
18:12Mais j'ai envie de dire...
18:13Enfin, on a...
18:14C'est vrai,
18:15un secteur agricole en difficulté.
18:17On a régulièrement
18:18des mobilisations agricoles
18:19en lien avec les traités
18:20de libre-échange.
18:22Bon, et l'agriculture française,
18:24elle fait face
18:24à une concurrence
18:26européenne et extra-européenne,
18:27mais terrible.
18:28Et donc,
18:29moi, je comprends
18:30les gens autour,
18:31effectivement,
18:31face à ce type
18:33d'exploitation,
18:34mais en même temps,
18:35il faut bien
18:36que ça s'installe quelque part.
18:37Et l'idée,
18:38ce que tu développais là,
18:39c'est not in my backyard.
18:41C'est not in my backyard,
18:43ça veut dire,
18:43OK, mais pas dans mon arrière-cours.
18:45Et donc, en fait...
18:45Mais on peut les comprendre.
18:46Oui, mais on peut les comprendre
18:48et en même temps,
18:48on peut aussi comprendre
18:49la structure agricole
18:50et l'agriculture française
18:52qui essayent de sortir
18:53d'un certain nombre d'ornières.
18:54et qui va créer des emplois aussi.
18:55Mais on a le même problème
18:56avec les prisons en France.
18:57Tout le monde est pour construire
18:59plus de prison.
18:59Mais pas en face de la maison.
19:00Voilà, personne,
19:01aucun maire ne veut une prison.
19:02Les nuisances ne sont pas
19:02exactement les mêmes, pardon.
19:03Non, évidemment,
19:04mais là, en tout cas,
19:05ça vous fait beaucoup réagir
19:05entre ceux qui disent
19:06« Bah oui, mais il faudrait savoir,
19:07on ne va pas manger du poulet ukrainien,
19:08nous dit Daniel sur WhatsApp. »
19:11Et à l'inverse,
19:12j'ai Ludovic qui nous dit
19:12« Bah oui, mais moi,
19:13je les comprends.
19:14Si c'était en face de mon jardin,
19:15je serais comme eux,
19:16outrés.
19:16On n'a qu'à installer
19:17le poulailler géant
19:18en face de chez Yaël Mélule.
19:20Voilà ce que propose Ludovic.
19:21« Bah elle déménagera
19:22puisqu'elle déménagera
19:23parce qu'elle veut faire
19:23déménager tout le monde.
19:25Aucun problème. »
19:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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