- il y a 6 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:03Le meilleur de l'actu sur RMC, on commence avec le morning présenté par Élise Dangean et Mathieu Béliard.
00:09Êtes-vous choqués par l'état de nos rues, la propreté est l'un des enjeux prioritaires des municipales dans
00:14certaines villes comme Marseille.
00:15Les habitants vivent un enfer quotidien à cause des incivilités et des déchets qui s'empilent dans les caniveaux.
00:20Écoutez Mireille Piau, elle est présidente d'un comité de quartier.
00:23– Alors on bénéficie de conteneurs qui sont plutôt modernes, mais alors tout ce qu'il y a autour, c
00:30'est terrible.
00:31Ça prenne un peu partout, des papiers, des cartons.
00:34Le sol est marbré de noir, de toutes ces poubelles écrasées et compagnie.
00:39Alors c'est là ce que nous faisons une à deux fois par an, de nettoyer toutes les haies,
00:45parce qu'il y a plein de détritus qui viennent s'amasser.
00:49– Ça c'est vous les habitants qui vous mobilisez ensemble pour le faire ?
00:52– Oui.
00:53– Parce que ce n'est pas fait quotidiennement ?
00:54– Non, non, non, non. Alors tout le monde se renvoie à la responsabilité.
00:57C'est nous qui n'avons pas le service que nous devons avoir.
01:01– Oui.
01:02Juliette Briens, est-ce que vous êtes choquée par l'état des rues aujourd'hui ?
01:05– Ce qui est intéressant avec l'état des rues pour nous Français,
01:08c'est qu'il y arrive à un moment donné où en fait notre œil s'habitue.
01:13D'une certaine manière, on ne voit plus vraiment ce qui est autour de nous au quotidien.
01:17Et puis après, on voyage dans un autre pays, pas forcément la Suisse,
01:22parce que là je prends l'exemple le plus clean,
01:24mais même d'autres pays européens.
01:25– Les Etats-Unis, par exemple.
01:26– Voilà, et en fait, là, le choc est réel.
01:30C'est-à-dire que c'est propre, en fait, c'est incroyable.
01:32Et après, on rentre en France, et effectivement,
01:34quand on réouvre un peu les yeux, c'est dégueulasse.
01:38C'est dégoûtant.
01:39On vit vraiment dans la crasse permanente.
01:42Et au-delà de la crasse, c'est-à-dire les rues mal nettoyées,
01:46les poubelles qui sont mal ramassées, etc.,
01:48on a aussi, en fait, toutes nos villes sont cassées.
01:54En fait, il y a un poteau arraché qui n'est jamais remis en place.
01:58– Il y a de l'air dans le béton.
01:59– Il y a un trou dans le béton qui n'est jamais réparé.
02:01Puis un deuxième trou, puis un troisième trou, puis un quatrième trou.
02:03Et en fait, on vit dans l'à peu près permanent la crasse.
02:08Voilà, en fait, nos rues ne sont pas bien entretenues en général.
02:11Mais l'œil français s'est habitué.
02:14Et il faut partir, en fait, dans un autre pays pour s'en rendre compte.
02:17Donc oui, c'est comme tous nos services publics.
02:20On a vraiment cette impression que tout est sur la descente.
02:23Que nous, on continue à payer toujours autant,
02:24mais que tout s'amoindrit, en fait.
02:27Et c'est extrêmement triste.
02:28– Alors ça, c'est dans les grandes villes que ça se passe comme ça.
02:31Paris, Marseille.
02:32Jean-Philippe, vous, vous habitez dans une petite ville.
02:35Est-ce que vous aussi, vous êtes choqué par l'état des rues ?
02:38– Alors, moi, je suis complètement l'inverse.
02:41Je pense complètement l'inverse de Juliette.
02:43C'est-à-dire que quand je voyage, c'est quand je voyage que je me rends compte
02:45qu'en fait, en France, tout est organisé.
02:47Pour justement, pour récolter nos ordures à nous, Français.
02:51Et c'est notre comportement, je trouve, qui est déjà la source du problème.
02:56C'est-à-dire qu'en fait, le Français, dès qu'il peut mettre à côté, il met à côté.
03:00Alors qu'on a des containers de plus en plus, des containers enterrés.
03:03Par exemple, Cour-Mirabeau, Aix-en-Provence, il n'y a aucune poubelle visible
03:06parce que ce sont des gros containers qui sont enterrés
03:09et qu'on vient chercher pour les mettre ensuite dans les déchetteries.
03:15Mais là, l'exemple de Marseille, il est flagrant.
03:18En plus, le problème de Marseille, c'est qu'il y a du Mistral couramment.
03:22Et donc, le Mistral fait s'envoler toutes les ordures qui ne sont pas ramassées.
03:26Mais là, on parle des municipales, mais c'est un tel...
03:29En fait, il y a un millefeuille administratif en France
03:31qui fait qu'on ne sait plus qui ramasse.
03:34Moi, dans mon village, par exemple, c'est la métropole Aix-en-Provence.
03:37Mais on a la métropole Aix-Marseille qui...
03:40Là, on parle des ordures pour les municipales.
03:43Mais par exemple, les ordures à Marseille, c'est en grande partie la métropole.
03:48Donc, ce n'est pas les élections de dimanche.
03:51Et c'est un tel bazar que plus personne n'a d'autorité sur personne.
03:56Là, en ce moment, ce qu'on appelle les reapers,
03:58donc les éboueurs marseillais, demandent le parti fini.
04:01C'est-à-dire que quand ils ont fini leur zone, ils peuvent partir.
04:06C'est-à-dire que même si c'est à 10h du matin, ils peuvent partir.
04:08Ils sont au vent debout pour avoir ça.
04:10En même temps, on dit, non, arrêtez les gars,
04:12parce que sinon, vous allez rouler à 60.
04:14Vous allez prendre 3 poubelles sur 4.
04:16Personne n'est là pour contrôler.
04:17Et vous partez à 10h du matin.
04:18C'est bien joué.
04:19Mais en même temps, c'est un tel millefeuille
04:20qu'on ne sait même plus à qui s'adresser
04:22quand il y a les ordures dans la rue,
04:25on ne sait pas à qui s'adresser.
04:27Ce n'est pas que les ordures.
04:28Quand on regarde vraiment,
04:29mais moi, ça m'arrive parfois.
04:30C'est la saleté globale.
04:32Et ce n'est pas que la saleté.
04:33Par exemple, parfois, je sors
04:34et là, je regarde au bout d'une rue
04:36et il y a deux barrières.
04:38Deux barrières de chantier qui sont là.
04:39Il n'y a pas d'ouvriers.
04:41Il n'y a pas de trous.
04:41Il n'y a pas de travaux.
04:42Il y a juste deux barrières.
04:43Toi, tu habites à Paris.
04:44Il n'y a jamais un chantier
04:45avec un ouvrier.
04:45Et là, je me dis,
04:46mais ça n'arrive jamais.
04:48Qu'est-ce qu'elles foutent là,
04:49ces barrières qui sont là
04:49depuis au moins cinq mois
04:51depuis que j'ai emménagé ?
04:52Il y a ces deux barrières
04:52qui ne servent à rien.
04:53Personne ne vient jamais les chercher.
04:55Parce qu'ils prévoient large.
04:57C'est-à-dire que pour un chantier en juin,
04:58vous mettez les barrières en janvier.
04:59Et en fait, il n'y a que ça dans Paris.
05:00Si vous ouvrez l'œil,
05:01vous regardez vraiment,
05:02il n'y a que ça.
05:03Il y a des trucs qui traînent.
05:04On ne sait pas ce que ça fait là.
05:04Ah, c'est des chantiers non finis.
05:06Des trucs qui traînent.
05:07Alors, je donne une minute
05:08à Pierre Rondeau
05:08pour défendre sa ville.
05:09Non, non, je ne vais pas
05:10encore une fois défendre Paris.
05:11Mais à chaque fois,
05:12c'est organisé, c'est prévu.
05:14Les chantiers,
05:14comme on a eu les Jeux Olympiques,
05:16forcément, on a dû accélérer
05:17certains travaux.
05:18Les ouvriers du BTP
05:19ont été réquisitionnés
05:20pour aller sur les chantiers olympiques.
05:21Vous avez déjà vu un ouvrier à Paris ?
05:23À côté de chez moi,
05:24il y a un chantier.
05:25Toute la rue de la Croix-en-Hiver,
05:25elle est refaite entièrement, intégralement.
05:27Je vois son avancée
05:28et ça avance assez vite.
05:30Oui, il avance.
05:30Mais ce qu'on ouvre, il est ouvrier.
05:31Oui, forcément, je les vois
05:32parce que ça avance.
05:33Non, mais encore une fois,
05:35je ne veux pas non plus
05:36être idolâtré ma ville
05:37que j'aime tant,
05:38mais les chantiers sont prévus,
05:40sont organisés,
05:40les barrières sont là
05:42pour une raison simple.
05:42Mais c'est sale.
05:44C'est sale.
05:45C'est pas sale.
05:46Il y a des gens qui sont sales,
05:47mais la vie dans les mêmes
05:48n'est pas sale.
05:49Tous les trottoirs,
05:49ils sont défoncés.
05:50Moi, ça m'énerve
05:51de voir des touffes d'herbe.
05:52Je te jure dans le béton.
05:54Ça me rend dingue.
05:55Ça fait partie de l'âme
05:56de Paris que je chéris tant.
05:57De voir des touffes d'herbe
05:58dans le béton ?
05:59Oui, parce que ça fait comme ça
06:00la nature avec le béton.
06:01Tout est à peu près fini.
06:02À un moment,
06:03ils ont remplacé
06:03une petite canalisation.
06:05Sur 2 mètres carrés,
06:06t'as du béton propre.
06:08Oui, après, c'est de la terre.
06:09Et autour, c'est de la terre.
06:10Et puis, t'as du béton pas propre.
06:11Et puis, t'as des taches
06:13de goudron.
06:14C'est le côté déconstruit
06:15de Paris que j'aime tant.
06:16T'as des super pavés.
06:18D'un coup, t'as un mètre
06:19de taches de goudron.
06:20Des chantiers qui déconstruisent.
06:22Ça, c'est une belle invention
06:23de Madame Hidalgo.
06:24C'est une belle invention
06:24de la ville de Paris.
06:25Et aimer cette ville
06:26qui est tellement belle
06:27qu'il faudrait vraiment
06:28y rester toujours.
06:28Elle est belle grâce aux acquis
06:29de nos ancêtres
06:30qui ont construit des merveilles.
06:31Elle est belle grâce aux beaux parisiens
06:31et aux belles parisiennes
06:32que je chérite.
06:33D'accord.
06:34Les GG ce matin sur AMC.
06:36Les propos d'Isabelle Adjani
06:38vous ont-ils choqué ?
06:39L'actrice au 5 César
06:40a fait une sortie fracassante
06:41sur la gare au Moyen-Orient.
06:42Elle a déclaré, je cite,
06:49et j'ai écouté.
06:50Dans le monde du cinéma français,
06:54reconnaître quoi que ce soit
06:56à Donald Trump,
06:57c'est quand même prendre un risque.
07:00En même temps,
07:01je ne suis pas certain
07:02du succès de cette opération américaine
07:05qui, à mon sens,
07:07ressemble quand même fortement
07:08à beaucoup d'aventures
07:12étrangères américaines
07:13qui sont toujours motivées
07:14par la même chose,
07:16c'est-à-dire un mélange
07:17d'appât du gain,
07:20de soif de pouvoir,
07:23de volonté dominatrice
07:25et d'exportation de la démocratie,
07:27etc.,
07:28et de défense d'intérêts
07:30divers et variés,
07:31plus ou moins obscurs,
07:33et qui finissent souvent
07:35par la même chose.
07:37Pierre Rondeau,
07:37est-ce que ça vous a choqué ?
07:38Non.
07:39Ce qu'a dit Isabelle Adjani ?
07:39Non, parce qu'il faut vraiment
07:40la prendre dans son contexte.
07:42Isabelle Adjani,
07:42elle n'a juste pas sorti
07:44comme ça gratuitement
07:45« je me réjouis de ce qui se passe
07:46et je me réjouis des bombardements ».
07:48Elle est depuis très longtemps,
07:51elle est vendubou
07:51contre le régime iranien
07:52des gardiens de la Révolution,
07:54depuis très longtemps,
07:55elle est proche
07:56des principaux manifestants
07:59contre ce régime,
08:00et elle les soutient
08:01depuis très longtemps,
08:02depuis les années 70-80,
08:03elle a toujours été
08:04partisane
08:05et soutient
08:06de la révolte iranienne.
08:09Donc, vraiment,
08:10la phrase en elle-même
08:10peut choquer,
08:11mais il faut vraiment
08:12la prendre dans son contexte.
08:13Et ce qui a mis en avant,
08:14c'est que, pour rappel,
08:14l'Iran, il y a quelques semaines,
08:16la répression contre les manifestants,
08:18c'est 30 000 morts.
08:19Qu'on soit ou pas
08:21pro-anti-Trump,
08:22ce n'est pas la question.
08:23Ce qui se passe en Iran actuellement,
08:24heureusement qu'un dictateur
08:25est tombé.
08:26Maintenant, oui,
08:26on pourrait critiquer
08:27le non-respect du droit international,
08:28on peut continuer
08:29à critiquer
08:30Donald Trump
08:30et Netanyahou
08:31tout en acceptant
08:33ou en soutenant
08:34ce qui se passe en Iran.
08:35Il ne faut pas tout mélanger.
08:36Ce n'est pas,
08:36j'entends dire
08:37la gauche, la droite,
08:38non, non, non,
08:39c'est juste,
08:39voilà, aujourd'hui,
08:40le régime iranien,
08:41enfin, il n'est pas tombé,
08:42est-ce qu'il y a eu un remplaçant ?
08:43Mais l'Iran,
08:45avant la guerre,
08:46c'était 30 000 morts,
08:47voire plus,
08:48au niveau de la répression.
08:49Donc, heureusement
08:50qu'un dictateur est tombé
08:51et il faut espérer maintenant
08:52que le régime tout entier tombe.
08:54Apoli Matin,
08:55ce matin sur RMC,
08:56êtes-vous inquiet pour l'avenir ?
08:57C'est un record.
08:58En 2025,
08:59plus de 60 000 chefs d'entreprise
09:01ont perdu leur emploi.
09:02Le secteur de la construction
09:03concentre à lui seul
09:04plus d'un quart
09:04des liquidations judiciaires.
09:06Et pour Hervé Karmarek,
09:07président de l'association
09:08de protection des entrepreneurs
09:11on ne protège pas assez
09:12les petits entrepreneurs.
09:13Écoutez.
09:14Il n'y a pas de système
09:15de protection pour un dirigeant
09:16qui lance une entreprise.
09:18Je suis venu l'année dernière
09:19vous dire qu'entreprendre,
09:21c'était une aventure formidable
09:22mais elle comporte des risques
09:23et le premier risque,
09:24c'est évidemment
09:24de déposer le bilan,
09:25de perdre son emploi.
09:27Beaucoup de dirigeants
09:27ont lancé
09:28tout leur patrimoine
09:30dans cette aventure,
09:31ont engagé leur famille,
09:32leur fond personnel
09:32et au moment où vous allez
09:34au tribunal de commerce
09:35pour déposer le bilan,
09:36vous vous retrouvez sans ressources.
09:37Vous êtes passé
09:38dans des moments
09:38extrêmement compliqués
09:39de licencier vos salariés,
09:40de remercier vos fournisseurs,
09:42de fermer votre boutique
09:43et puis vous vous retrouvez
09:44sans ressources.
09:45Et le conseil que l'on donne
09:46aux dirigeants,
09:47c'est que ce risque-là existe.
09:49168 dirigeants
09:49tous les jours
09:50perdent leur emploi
09:51et ce n'est pas une fatalité.
09:53Jean-Philippe Doux,
09:55vous-même,
09:55vous êtes petit entrepreneur,
09:58est-ce que vous êtes inquiet
09:58pour l'avenir ?
09:59Oui, alors d'autant plus
10:01quand on entend
10:01ce genre de chiffres
10:03et je suis tout à fait d'accord
10:04avec ce qu'on vient d'entendre,
10:05c'est que c'est la double peine
10:06pour un petit patron qui ferme.
10:07C'est-à-dire que non seulement
10:08il doit se séparer
10:09de ses salariés,
10:10c'est jamais évidemment
10:11une bonne nouvelle
10:12de devoir dire aux gens
10:13désolé mais ça y est
10:14on doit mettre la clé sous la porte
10:16donc tu perds ton boulot.
10:17Mais sa propre condition ensuite
10:20c'est de dire
10:20moi je ne touche pas de chômage
10:22parce que par exemple
10:24pour mon cas personnel
10:24je ne suis pas salarié,
10:27je ne touche qu'à la fin de l'année
10:29une fois que j'ai fait
10:29mon exercice de patron
10:31sans me prendre de salaire,
10:33je regarde ce qui reste
10:34comme bénéfice
10:36et du coup je prends
10:37ce qu'on appelle les dividendes.
10:38Mais ça en fait
10:38il n'y a rien qui
10:40si demain j'ai zéro
10:41ben j'ai zéro en fait
10:42je n'ai pas d'assurance chômage
10:43je n'ai rien
10:44et ça c'est un vrai
10:45pour un petit patron
10:46qui prend le risque financier
10:50qui prend le risque
10:51pour sa santé aussi
10:52parce qu'au niveau du stress
10:53c'est 24h sur 24
10:557 jours sur 7
10:55qui met aussi sa famille
10:57souvent un peu
10:58dans un état fébrile
11:00parce que
11:02si la société s'arrête
11:03tout s'arrête
11:04pour toute la famille
11:05il n'y a pas de protection
11:06il n'y a pas de protection
11:07il n'y a pas de filet
11:08et je trouve qu'on est en train
11:09de nous taper dessus
11:10en permanence
11:11l'Ursaf
11:12par exemple
11:13il faut savoir que
11:14quand on est un patron
11:14on paye de l'Ursaf
11:15et il n'y a aucune marge
11:17de discussion
11:18en fait
11:18il n'y a pas de marge
11:19de discussion
11:20c'est-à-dire que
11:20si vous avez
11:21un petit coup de moins bien
11:23il faut payer l'Ursaf
11:24le 15
11:25et si c'est le 16
11:26vous avez une majoration
11:27en fait
11:28on est entre
11:29le marteau et l'enclume
11:30en permanence
11:30quand on est un petit patron
11:31quand tout va bien
11:32tant mieux
11:33et en plus
11:34on se fait taper dessus
11:35par la plupart des français
11:36qui ne savent pas
11:36comment ça marche
11:37donc c'est vraiment
11:38c'est même plus la double
11:39c'est la triple peine
11:40et c'est vrai que ça ne donne pas envie
11:41de monter une entreprise
11:44les entrepreneurs
11:45les patrons
11:46de petites entreprises
11:47moi font partie des gens
11:48que je respecte le plus
11:49parce que moi
11:49je serais incapable de le faire
11:50c'est normal qu'effectivement
11:52créer une entreprise
11:53comporte des risques
11:53je pense que c'est comme ça
11:54dans à peu près tous les pays
11:56effectivement
11:56tu mets des finances sur la table
11:58ça peut s'arrêter du jour au lendemain
11:59si ton idée ne marche pas
12:01etc
12:01le problème en France
12:02c'est qu'il y a une asphyxie
12:04en fait
12:04on se sent asphyxié
12:05dès le départ
12:06par les contraintes
12:09comment dire
12:10fin fiscales
12:11par les contraintes administratives
12:13qui sont délirantes
12:15et qu'en fait
12:16on part avec un boulet au pied
12:18et pour se libérer
12:19de ce boulet
12:20il faut avoir
12:22deux fois
12:22trois fois plus de succès
12:24que dans certains autres pays
12:25où les entrepreneurs
12:26ont beaucoup plus de liberté
12:28de marge de manœuvre
12:29et ne partent pas directement
12:30avec une caravane à traîner
12:32une caravane d'emmerdes
12:34de trucs à payer
12:35de formulaires à remplir
12:37c'est un enfer
12:38et qu'est-ce que c'est triste
12:39qu'est-ce que c'est triste
12:40c'est ça la force vive d'un pays
12:42ce sont les entrepreneurs
12:43c'est ça qui permet à des gens
12:44de s'élever socialement
12:45de sortir de leurs conditions
12:47et de leur statut social
12:49et de passer des crans
12:51donc c'est quand on pense
12:52au rêve américain
12:53on pensait à ça à l'époque
12:54et là aujourd'hui
12:55c'est difficile
12:56le problème c'est aussi
12:57pendant le Covid
12:58on a fait croire n'importe quoi
13:01aussi à plein de gens
13:02en leur disant
13:02on paye le prix aujourd'hui
13:03oh bah tiens
13:04tu crées des petits bijoux
13:05en capsule de bière
13:07c'est génial
13:08tes boucles d'oreilles
13:08elles vont se vendre
13:09t'as qu'à monter
13:10ta petite entreprise
13:10et en fait
13:11il y a plein de gens
13:11qui se sont leurrés aussi
13:13on le voit dans ces faillites
13:14et malheureusement
13:14c'est beaucoup
13:15de tout petits patrons
13:17de personnes
13:17qui sont toutes seules
13:19etc
13:20et qui n'avaient pas
13:20forcément l'expérience
13:21mais à qui on a fait croire
13:23mon zémerveille
13:24tu vas changer de vie
13:24c'est génial
13:25ce sera ton propre patron
13:26il n'y a plus de contraintes
13:27bah si en fait
13:27avoir une entreprise
13:29c'est que des contraintes
13:30après la culture
13:31et l'histoire française
13:32est basée sur
13:33les très grandes entreprises
13:34où l'état a toujours aidé
13:35ces mastodontes industriels
13:37ces grandes sociétés françaises
13:38qu'on a aidées
13:38qu'on a soutenues
13:39qu'on a mises en avant
13:40mais on n'a pas cette culture
13:42des TPE, PME
13:43on n'a pas cette culture
13:44des micro-entreprises
13:45on n'a pas cette culture
13:46où en France
13:47on va soutenir
13:47le tout petit patron
13:48qui va lancer sa boîte
13:49et qui va être
13:50pour lui être aidé
13:50les pays étrangers
13:52voilà
13:52n'importe qui peut avoir
13:54cette volonté
13:54de créer sa boîte
13:55et de se lancer
13:55nous en France
13:56quand on voit
13:57le système de l'URSSAF
13:58on est sur un système salarié
14:00on va soutenir le salariat
14:01on va soutenir
14:02l'employé
14:03issu d'une très grosse société
14:05on soutient ces grosses sociétés
14:07Renault, Peugeot, Leclerc
14:08tout ça
14:08on soutient
14:09on met en avant
14:09mais le petit entrepreneur
14:10qui doit payer l'URSSAF
14:12et l'URSSAF
14:13Jean-Philippe
14:14tu l'as rappelé
14:14mais l'URSSAF
14:15en plus d'être très contraignant
14:16c'est indécent
14:17les taux
14:18les taux d'imposition
14:19pour ce que tu as en retour
14:20au niveau de ton imposition
14:22est-ce que tu peux ensuite
14:23est-ce que tu as droit
14:24en termes de redistribution
14:26si tu n'as droit à rien
14:27la France
14:28est vraiment
14:30encore une fois
14:30basée sur cette philosophie
14:32très 19ème siècle
14:33très révolution industrielle
14:35on soutient les gros
14:36exactement
14:37et les petits
14:37merci au revoir
14:39qui crée de l'emploi
14:39pour créer de l'emploi
14:40bien sûr
14:40les petits on les ponctionne
14:41on les ponctionne
14:42en fait tout simplement
14:43allez on termine avec
14:44les GG
14:45et en musique
14:46écoutez
14:54alors ce qu'on entend
14:55c'est le titre
14:57regarde
14:57ce titre
14:58c'est la chanson
14:59qui va représenter
14:59la France à l'Eurovision
15:01elle est interprétée
15:02par Monroe
15:02elle n'a que 17 ans
15:03elle est chanteuse lyrique
15:05et gagnante du télécrochet
15:06prodige
15:06et pour Sandrine Pégan
15:07l'avocate des GG
15:08la France a toutes ses chances
15:10avec Monroe
15:11écoutez
15:11c'est un hymne à l'amour
15:14parce qu'elle a 17 ans
15:15elle a une voix puissante
15:17lyrique
15:17et ça serait bien
15:18qu'à un moment donné
15:18la France gagne un peu
15:20puisqu'on n'a pas gagné
15:20depuis 1977
15:22mais moi j'y crois
15:23à partir du moment
15:23où on est là
15:24pour véhiculer
15:24les parents de l'amour
15:25c'était Raymond Barre
15:26le premier ministre
15:27on n'a pas gagné
15:27depuis Raymond Barre
15:28c'est fou quand même
15:29donc alors on a peut-être
15:30des chances
15:30déjà qu'on avait eu
15:31des chances avec Slimane
15:34Marie Myriam
15:35Bernière
15:36comme un oiseau
15:37non l'enfant et l'oiseau
15:40l'oiseau et l'enfant
15:41enfin il y a un enfant
15:41et un oiseau
15:43et ça nous a permis
15:44de gagner
15:44on a nos chances
15:45Jean-Philippe ou pas ?
15:46alors moi
15:46je trouve cette voix
15:48grandiloquente
15:49je la vois déjà
15:50avec les cheveux au vent
15:51au milieu de la grande scène
15:53de l'Eurovision
15:54j'aime cette logique
15:57de dire
15:57c'est diffusé sur France 2
15:58ils ont une émission
15:59qui va aller chercher
16:00les jeunes talents
16:01pourquoi pas une jeune ?
16:02on a tout essayé
16:03alors pourquoi pas une jeune de 17 ans ?
16:04on a déjà essayé des jeunes
16:05ça n'a pas marché
16:07lesquels ?
16:08d'autres
16:09des gens
16:10non mais moi
16:10depuis Papa Pingouin
16:12à l'Edith Schiaf
16:13comment elle chantait
16:14non mais l'Eurovision
16:15je ne sais pas ce qui marche
16:16je pense qu'il faut déjà
16:17aller voir
16:18ce qui marche
16:18c'est pas nous en tout cas
16:19parce que
16:20mais non
16:20parce que la France
16:21n'aura jamais
16:22tous les points
16:24il y a beaucoup de géopolitique
16:26l'Europe de l'Est
16:27est très avantagée
16:27mais il n'y a pas que ça
16:29mais si
16:30à chaque fois
16:31l'Eurovision
16:32à chaque fois
16:32qu'il y a un événement
16:34spécial
16:34c'est cette personne
16:35la première femme à barbe
16:37c'est elle qui va gagner
16:38après c'est la guerre en Ukraine
16:39c'est l'Ukrainien
16:40qui va gagner
16:40il y a un truc en Israël
16:42c'est l'Israélien
16:42qui va gagner
16:43et là
16:44s'il y avait les Iraniens
16:45ce serait probablement
16:46une Iranienne
16:46qui gagnerait
16:47en fait
16:47ça n'a aucun
16:48rien n'est basé
16:49je ne crois pas
16:50que l'Ukrainien ait gagné
16:51je ne suis pas sûre
16:51que l'Iran
16:53je ne sais qu'il n'y aura pas
16:54mais j'ai un exemple
16:56dès qu'il y a une nouveauté
16:57dès qu'il y a eu le premier non-binaire
16:59c'est le non-binaire
17:00qui a gagné
17:00en fait
17:00dès qu'il y a une nouveauté
17:01en termes de personnages
17:02qui dépasse complètement la musique
17:04qui n'a rien à voir
17:05mais qui a à voir
17:05avec nos lubies
17:07un peu sociétales
17:08ou des trucs très concrets
17:09comme la guerre
17:09etc
17:10ça se reporte sur
17:11on ne va pas faire la guerre
17:12pour gagner l'Eurovision
17:13mais non
17:14on ne va pas faire la guerre
17:15pour gagner l'Eurovision
17:15c'est cher payé
17:16la stratégie est bizarre
17:17c'est pas vraiment basé
17:18sur des performances musicales
17:20je ne suis même pas certain
17:20qu'Afrance a envie de gagner
17:21il faut savoir que si on gagne
17:23on a l'obligation d'organiser
17:24le concours de l'année suivante
17:25et ça coûte très cher à organiser
17:27France Télévisions
17:28je ne suis pas certain
17:29qu'ils aient envie d'organiser
17:30il y a des aides
17:31France Télévisions
17:32a beaucoup de dettes
17:33surtout là
17:34en ce moment
17:35avec la commission
17:35il ne faut pas
17:36le truc au rabais
17:38tu sais
17:40après au moins
17:41avec cette jeune fille
17:43elle est super
17:44on est bien représenté
17:45elle présente super bien
17:47elle chante très bien
17:48la chanson elle est mignonne
17:49on dirait Edith Piaf en jeune
17:50voilà on n'est pas du tout
17:52on n'est pas
17:53en fait c'est pas polémique
17:54c'est pas le buzz
17:55c'est pas polémique
17:56on n'a pas besoin de polémique
17:58oui mais elle a 17 ans
17:5917 ans c'est un peu le buzz
18:00quand même
18:01waouh
18:02j'imagine le téléspectateur
18:04je ne suis pas slovaque
18:05ah elle a 17 ans
18:06j'ai voté pour elle
18:07mais de toute façon
18:09géopolitiquement
18:09on est désavantagé
18:10oui parce qu'on a la France
18:11c'est toujours l'Europe de l'Est
18:13c'est pareil
18:13les britanniques et les français
18:15à chaque fois sont défavorisés
18:16bien sûr
18:17on a vu les britanniques
18:17qui ont gagné un peu plus
18:18les britanniques sont à chaque fois
18:19derniers à chaque édition
18:20ils ont one point
18:21mais jamais un médecin généraliste
18:23n'a gagné la course de ski
18:24jamais
18:24d'accord
18:26les rosé font du ski
18:27j'ai reçu d'arrière
18:28formidable
18:28d'accord
18:28euh
18:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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