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  • il y a 18 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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00:00RMC Estelle Midi, le Zapping RMC
00:04On passe au Zapping RMC, on va commencer avec un extrait d'Apolline Matin.
00:10Et cette question, l'école publique est-elle en train de mourir ?
00:13L'enseignement privé gagne du terrain, en particulier dans les grandes villes.
00:16A Paris en 2035, la moitié des élèves de 6e seront scolarisés dans des collèges privés.
00:21Constat qui n'étonne pas Harold Cobert, il est écrivain, professeur de lettres, il était l'invité d'Apolline ce
00:25matin.
00:27En tous les cas, il est certain que le privé d'aujourd'hui semble être devenu le public d'hier.
00:32Parce qu'il y a 30 ou 40 ans, le public était bien supérieur en termes d'exigence que le
00:38privé.
00:38Mais c'est aussi sans doute parce qu'il y a une plus grande liberté pédagogique.
00:42Si le niveau de la jeunesse a baissé, c'est parce que le niveau d'exigence envers la jeunesse a
00:46baissé.
00:46On est dans une espèce de surprotection, on en est quand même à un stade où on met plutôt des
00:51points rouges et des points verts,
00:52un peu comme les feux de signalisation plutôt que des notes.
00:54Dans les dictées, dans le primaire, on dit qu'il faut valoriser les réussites et non plus sanctionner les fautes.
00:59C'est-à-dire que vous pouvez faire, je ne sais pas moi, 50 ou 70 fautes,
01:03mais il va falloir se réjouir de ne pas en avoir fait 15.
01:10Frédère Mel, c'est ça le niveau qui explique que de plus en plus de Français mettent leurs enfants dans
01:15le privé ?
01:15Entre autres, moi ça me désole parce que c'est vrai, moi je suis un grand défenseur d'écoles publiques,
01:21je dois tout à l'école de la République.
01:23Depuis la première seconde à l'école maternelle jusqu'à la dernière minute à l'université,
01:26je n'étais que dans le public.
01:27Et tout le monde dans ma famille, c'est comme ça.
01:29Et ça me désole parce qu'en fait, quand j'étais, moi, élève,
01:34c'est les nuls qui allaient dans le privé en fait.
01:35C'est quand on voulait plutôt dans le public, on voulait dans le privé,
01:38sauf quand les parents avaient des convictions religieuses très fortes,
01:40parce qu'en général c'était des écoles privées catholiques.
01:43Sinon, ce n'était pas les meilleurs, l'école publique.
01:46Aujourd'hui c'est l'inverse, c'est plus élitiste.
01:48Et surtout quand je vois que dans Paris, la moitié des gens mettent leurs enfants dans le privé,
01:53c'est-à-dire que les gens votent à gauche, mais ils mettent leurs enfants dans les écoles de droite.
01:57On verra aux prochaines municipales.
01:58Non, mais enfin, excuse-moi, ça fait combien que Paris est à gauche là ?
02:03Oui, mais on sait très bien.
02:05Et de la même chose, les élites, depuis quand ?
02:07Depuis combien de temps on n'a pas eu un ministre de l'éducation dont les enfants sont dans le
02:11public ?
02:12Mais c'est l'hypocrisie.
02:14C'est-à-dire que les élites, ils mettent leurs enfants dans le public, dans le privé.
02:17Et après ils font des grands discours sur le...
02:19Et les professeurs.
02:19Et les professeurs aussi.
02:21C'est-à-dire que ça vote à gauche pour plein de choses,
02:25il faut accueillir le monde entier, etc.
02:27Automatiquement, par exemple, la question de l'immigration, elle est essentielle dans la question de l'école.
02:30À partir du moment où tu accueilles plein plein de gens du monde entier,
02:34avec des gamins qui malheureusement ne parlent pas français chez eux,
02:38naturellement, le niveau baisse.
02:39Donc il y a des gens qui votent pour ça,
02:41mais leurs enfants, eux, ils les mettent dans des écoles de petits blancs.
02:43Parce que c'est ça la réalité.
02:45Et ça, c'est vraiment terrible.
02:46Et moi, ça me fait un mal.
02:48Parce que moi, je dois...
02:48Vraiment, si réussite sociale il y a dans ma vie, c'est grâce à l'école.
02:54Voilà.
02:54C'est pas aussi un manque de moyens au fil des années ?
02:57Parce que l'école publique n'a pas aussi baissé en qualité ?
03:00Tu sais, et j'en ai souvent discuté avec l'ami Benjamin Amard,
03:02que j'aime beaucoup et que je respecte beaucoup,
03:05lui, c'est un véritable homme de gauche.
03:06Et il disait justement que depuis de nombreuses années,
03:09les syndicats, au lieu de défendre les moyens,
03:12les salaires des profs, la qualité d'enseignement, etc.,
03:15ils ont été dans l'idéologie.
03:16Tu sais, par exemple, la réforme de l'orthographe,
03:18qui a été une catastrophe absolue ?
03:19Moi, j'ai appris à écrire, à lire avec la méthode syllabique.
03:23Après, on a fait la méthode globale progressiste
03:26qui a ruiné l'apprentissage de plein de gamins.
03:29On est en train de revenir en arrière.
03:30Toutes les questions idéologiques qu'on a mises,
03:32au lieu d'être toujours sur la base.
03:34Donc c'est l'idéologie qui a tué l'école publique.
03:35C'est l'idéologie, c'est le mensonge,
03:38c'est l'idéologie, le mensonge, l'hypocrisie.
03:41Parce que, j'insiste, la moitié...
03:43Paris vote à gauche, mais les enfants...
03:45Mais il n'y a pas que Paris en France.
03:47Dans toute la France, on voit ce mouvement vers le privé.
03:49Non, mais Paris, c'est dingue.
03:50C'est la moitié.
03:50C'est symbolique.
03:51C'est la moitié, vous vous rendez compte ?
03:52Oui, c'est symbolique.
03:52Dans le pays de Jules Ferry,
03:54la capitale du pays de Jules Ferry,
03:55la moitié des gamins vont dans les écoles privées.
03:59C'est dégueulasse, c'est insupportable.
04:00Il y a de très bonnes écoles privées aussi.
04:02C'est pas un drame d'aller dans le privé.
04:04Mais tout le monde peut pas y aller.
04:05Ah bah si, c'est un drame.
04:06Ah bah si, c'est un drame.
04:15Karine Galli ?
04:17Non, mais de toute façon, Fred a tout dit.
04:18C'est vrai que, globalement,
04:20vous savez très bien que je n'ai pas d'enfants,
04:22mais j'ai deux sœurs qui ont des enfants.
04:24Au départ, elles les avaient mis dans le public.
04:26Et après, elles sont parties vers le privé.
04:28Parce qu'effectivement, il y avait des problèmes
04:29au niveau de l'enseignement dans le public.
04:32Il y avait aussi une difficulté
04:35à voir des professeurs remplacés
04:36quand ils étaient absents,
04:37encore plus prononcés dans le public
04:39que dans le privé.
04:40Donc forcément, par rapport à l'absentéisme des professeurs
04:43et à l'incapacité à l'éducation nationale
04:44de les remplacer,
04:46ils sont plus allés vers le privé.
04:47Et au final, c'est évidemment un nivellement par le haut
04:50pour ceux qui ont les moyens
04:51et un nivellement par le bas
04:52pour ceux qui n'ont pas les moyens.
04:53Parce que moi, pour le coup,
04:54quand j'étais petite,
04:55alors moi je viens d'un petit village,
04:56mais on était au moment de la guerre,
04:59notamment en Bosnie.
05:00Et donc, il y avait des réfugiés qui étaient venus.
05:02Ils étaient accueillis, ils étaient intégrés
05:04et il y en avait quelques-uns.
05:05Et je suis sûre que ces jeunes enfants,
05:08ils sont devenus des gens très bien intégrés, etc.
05:10Parce qu'il y en avait quelques-uns
05:11et parce qu'on était dans un petit village.
05:12Mais on voit bien que de toute façon,
05:14globalement en France,
05:15si tu as les moyens,
05:16tu files vers le privé
05:17et si tu n'as pas d'autre choix,
05:18tu vas vers le public
05:19et tu essayes de t'en sortir pas trop mal.
05:22Oui, aujourd'hui c'est un peu ça,
05:23c'est le public par défaut.
05:24Oui, c'est le nivellement par le bas.
05:26Alors que ça devrait être une éducation
05:28avec une qualité pour tous
05:30et le public ne devrait pas être finalement
05:33le point négatif de l'éducation.
05:35Mais alors, la faute à qui, Jérôme Lavrieux ?
05:36Les parents, les politiques, les syndicats ?
05:39Mais pourquoi ce serait une faute ?
05:41Moi, je suis pour la liberté de choix des gens.
05:44Non, parce que pas tout le monde a les moyens
05:45de mettre dans le privé.
05:46Alors là, mettez-vous à la page.
05:48Ça coûte de moins en moins cher.
05:50Ça coûte de moins en moins cher.
05:51Oui, quand même.
05:51Non, non, non, ça coûte quasiment rien.
05:53Quand tu n'as pas les moyens,
05:54ça coûte quasiment rien.
05:55Moi, j'ai été à la visite de pré-rentrée
05:59avec ma belle-fille qui a 10 ans.
06:02Les gens qui étaient là,
06:03qui faisaient la queue pour visiter l'établissement,
06:06c'était un établissement confessionnel,
06:09sous contrat avec l'État.
06:10Mais déjà, la religion,
06:13il y avait plein de gens dont visiblement,
06:15la religion n'était pas,
06:16c'est une religion catholique,
06:17mais plutôt musulmane.
06:18Donc, ça ne pose pas de problème.
06:20Et il y a aussi un truc que vous n'avez pas dit.
06:22Par exemple, à Paris,
06:23ou dans les grandes villes,
06:24c'est un moyen de contourner la sectorisation.
06:27Si tu veux que ton gamin, après le bac,
06:30il fasse tel ou tel prépa,
06:31dans tel ou tel établissement,
06:33d'ailleurs public,
06:33public, mais de qualité,
06:35il faut le scolariser dans un collège
06:37et dans un lycée du secteur.
06:38Et comme les collèges et les lycées du secteur public
06:41sont déjà pleins à craquer
06:43par tous les gens qui ont triché
06:44pour contourner la truque,
06:45le seul moyen qui te reste
06:47pour l'avenir de ton enfant,
06:48c'est de le mettre dans un établissement privé
06:50à cet endroit-là.
06:51Un témoignage sur le WhatsApp de l'émission, Alfred ?
06:54Oui, Kim, qui témoigne.
06:56L'école publique est devenue incapable
06:57de tendre vers l'excellence.
06:59Je suis moi-même enseignante dans le public
07:01et je pense sérieusement à partir.
07:03Il y a une perte de sens à tous les étages,
07:05malheureusement.
07:06Voilà pour le témoignage de Kim.
07:07C'est ce que j'allais dire,
07:08c'est que le deuxième sentiment pour les gens,
07:10c'est qu'ils ont l'impression
07:10que leurs enfants seront mieux tenus
07:12dans l'établissement privé.
07:15Que les profs seront là.
07:17Que les grèves ne seront pas là.
07:18Que les profs auront de l'autorité.
07:19Que les profs auront de l'autorité
07:22et surtout que la pédagogie
07:24ne soit pas trop déconnante, en fait.
07:25Ce qui est le cas dans plein d'endroits.
07:27Autre sujet à la une sur RMC ce matin,
07:30c'était dans le Morning et cette question,
07:32la France va-t-elle devenir un pays d'obèse ?
07:34C'est la journée mondiale de lutte contre l'obésité.
07:36En France, près d'un adulte sur deux
07:38est en situation de surpoids ou d'obésité.
07:4110 millions de personnes concernées.
07:42Écoutez les conseils ce matin
07:44de notre médecin urgentiste,
07:45Aurèle Gage.
07:48Déjà, la première chose,
07:49se faire aider.
07:49On n'est pas tous égaux face à la prise de poids
07:51et qu'il ne faut pas hésiter à se rapprocher
07:53d'un nutritionniste
07:54pour un, pouvoir revoir sa nutrition,
07:58son alimentation,
07:58potentiellement son activité sportive.
08:00Pourquoi pas, à un moment,
08:01la question d'une chirurgie de l'obésité
08:03pourrait se poser.
08:04Aussi, on va avoir toutes
08:06les thérapeutiques médicamenteuses
08:07dont on a parlé juste avant
08:09puisque c'est important de rappeler
08:10aux gens qui nous écoutent
08:11que l'obésité, c'est une véritable maladie.
08:15La France est en train de devenir
08:16un pays d'obèses.
08:18Fred Hermel, il faut s'inquiéter.
08:19Est-ce que là aussi,
08:20là c'est de la responsabilité individuelle
08:21en partie, il y a de la maladie
08:23et puis il y a le rôle
08:23des pouvoirs publics.
08:24Oui, enfin c'est pas que
08:25de la responsabilité individuelle
08:26parce qu'il n'y a pas assez de contrôle.
08:28On fait toujours des débats ici.
08:29Est-ce qu'on doit interdire
08:30tel menu, enfin, pour la préparer,
08:33les tax sodas, etc.
08:35Trop sucré, etc.
08:36C'est-à-dire que moi je suis
08:37pour un contrôle beaucoup plus dur
08:39de ce qu'on donne à manger aux gens.
08:41C'est à l'état de s'impliquer là-dedans.
08:43Oui, mais si on fait des campagnes
08:45pour dire que ce produit n'est pas bon,
08:46on n'a qu'à l'interdire,
08:47et puis c'est tout.
08:47C'est quoi, on a interdit ?
08:48On ne peut pas demander à l'état
08:50de se substituer à tout.
08:52Je suis désolée.
08:52Par exemple, chez moi,
08:53quand j'étais petite,
08:54il n'y avait jamais de soda à table.
08:56Non, moi non plus.
08:57Jamais de soda à table.
08:58Il n'y avait jamais de bonbons.
08:59Il n'y avait jamais de chocolat.
09:00Il n'y avait jamais tous
09:02les petits plaisirs coupables.
09:04Et effectivement,
09:05quand j'allais chez ma meilleure amie,
09:06elle,
09:06ah mais là c'était l'Eldorado,
09:08j'étais en folie
09:13au cas de l'orangina, etc.
09:14Nous, chez moi,
09:15on avait le droit
09:15juste pour notre anniversaire.
09:17Et le temps a pris de l'anniversaire.
09:19Pendant une semaine,
09:20il te restait un peu des bonbons, etc.
09:21Mais en fait,
09:21c'est aussi une question d'éducation.
09:23Moi, chez mes parents,
09:24tu ne verras jamais autre chose
09:26que de l'eau du robinet à table
09:28et du vin.
09:28Et aujourd'hui, moi aussi,
09:29je bois du vin.
09:30Non, mais...
09:31Alors c'est un autre problème.
09:32On ne va pas faire alcool et obésité.
09:34Il y a quand même plein de gens
09:35qui ne boivent que des sodas,
09:38par exemple.
09:38Moi, j'ai des copines,
09:39elles ne boivent que du coca-light.
09:41Elles ne boivent jamais d'eau
09:42que du coca-light.
09:44Et en fait, moi,
09:45et aujourd'hui,
09:45je suis vraiment un très mauvais exemple
09:46parce que moi, par exemple,
09:47j'adore manger plein de bonbons.
09:49Mais quand j'étais petite,
09:50non, les bonbons,
09:51c'était exceptionnel.
09:51C'était pour ton anniversaire.
09:53Et aujourd'hui,
09:53c'est devenu basique.
09:55Les gens,
09:55ils mangent beaucoup de chocolat.
09:56Ils mangent plein de choses
09:58qui sont mauvais pour la santé.
09:59Moi, je suis la preuve vivante.
10:01À 41 ans,
10:01je me nourris très mal.
10:02Mais quand j'étais petite,
10:03mes parents faisaient attention
10:04parce que c'était leur rôle.
10:05Je n'ai pas suivi le bon exemple.
10:06Mais je suis désolée,
10:07tu ne peux pas demander tout à l'État.
10:08Quand tu vas chez les gens,
10:09déjà,
10:10tous les produits comme ça,
10:11ça ne doit pas être présent.
10:13Il faut une politique de santé publique.
10:14Bien sûr,
10:15parce qu'après,
10:15on parle toujours du tabac,
10:16de l'alcool, etc.
10:17Mais c'est terrifiant,
10:18l'obésité.
10:20Et par exemple,
10:20je suis désolé,
10:21moi, je fais très attention
10:22depuis que je fais d'hypertension,
10:23je fais très attention
10:24au teneur en sel.
10:24Je ne mange plus jamais
10:25de produits préparés.
10:26Quand je regarde,
10:27je vois 15, 20, 30 % de sel.
10:29Je dis,
10:29mais je vais être malade.
10:30Donc voilà.
10:31Mais on pourrait quand même obliger
10:36d'Espagne ?
10:36Non, mais là,
10:37c'est délicieux.
10:38Ça ne compte pas.
10:39Non, ça ne compte pas.
10:40Mais non,
10:40parce que sans bête-fins,
10:41c'est de bons produits.
10:42C'est des très bons produits.
10:43Mais le problème aussi,
10:45c'est qu'aujourd'hui,
10:46l'alimentation,
10:47c'est un budget,
10:48c'est une partie très petite
10:50de notre budget.
10:50C'est-à-dire qu'en 30 ans,
10:52c'est hallucinant.
10:53Avant,
10:53c'était une partie importante.
10:55Aujourd'hui,
10:55c'est après le téléphone,
10:57après Netflix, etc.
10:58Il faudrait peut-être
10:59revenir aux fondamentaux.
11:00On dit toujours
11:00que la santé,
11:01on ne cuisine plus.
11:03Quand tu cuisines toi-même,
11:05tu fais attention
11:05à ce que tu mets comme sucre,
11:06comme sel,
11:07comme tout ça.
11:07Quand c'est préparé
11:08ou que tu achètes,
11:09automatiquement,
11:09tu te fais avoir.
11:10Jérôme,
11:11comment on fait attention
11:12à son poids ?
11:13Moi,
11:14je fais attention à mon poids
11:15depuis une émission
11:16que nous avions eue ici
11:17où nous avions eu un débat
11:18sur les sodas et le sucre.
11:20Et moi,
11:21qui buvais plus d'un litre
11:22de coca par jour,
11:23pas du zéro,
11:24du normal,
11:25depuis des décennies,
11:27du jour au lendemain,
11:28ça fait maintenant un an,
11:30tout pile.
11:31C'était en février
11:32l'année dernière.
11:33J'ai complètement arrêté
11:34les boissons sucrées.
11:36Le coca.
11:37Il m'arrive de temps en temps
11:38pour tenir le choc
11:39toute la journée
11:39d'avoir besoin
11:40d'un petit coup de sucre.
11:41Et je suis passé
11:42de 90 kilos
11:44à 84,6
11:47en me levant le matin.
11:48Chapeau l'artiste.
11:49Sans rien faire.
11:51Moi,
11:51je suis contre l'idée
11:52que ce soit l'État,
11:53enfin,
11:53on n'est pas en Union soviétique,
11:55sinon on va finir
11:55par les tickets de rationnement.
11:57Alors,
11:57tu as le droit,
11:57tu as ton petit ticket à bonbons,
11:59ton petit ticket à machin,
12:00puis quand tu l'as fini,
12:02puis tu feras
12:02à la queue sur le magasin
12:03où il n'y a rien,
12:04puis tu iras chercher
12:05dans une boulangerie
12:06où il n'y aura plus de pain,
12:07etc.
12:08Ce n'est pas le rôle de l'État.
12:09Le rôle de l'État,
12:10c'est de nous dire
12:10voilà ce que nous vous conseillons
12:11et de dire attention,
12:13ce qui compte,
12:13c'est l'abus.
12:15Si vous mangez toujours
12:16la même chose,
12:16tout le temps,
12:17c'est de faire aussi en sorte
12:18que ça coûte moins cher
12:19d'acheter des légumes
12:20que des chips.
12:21Mais ça coûte moins cher
12:22d'acheter des légumes
12:22que des chips.
12:23Pas toujours.
12:24Un kilo de pommes de terre,
12:25ça coûte moins cher
12:25qu'un kilo de chips.
12:26Oui, c'est vrai.
12:27Tu peux y aller autant
12:28que tu veux.
12:29Les chips,
12:30un kilo de chips,
12:31c'est le prix d'un kilo
12:32de foie gras quasiment,
12:33parce que tu achètes du vide.
12:34Oui, oui.
12:35C'est vrai,
12:36mais c'est important.
12:36C'est là-dessus
12:37qu'on retrouve des poumons.
12:38Donc ça coûte toujours moins cher.
12:39Si tu achètes des légumes
12:40de saison,
12:40ça coûte moins cher.
12:42Il faut arrêter de dire
12:43« Ah, c'est parce qu'on n'a pas d'argent
12:45qu'on bouffe que des chips
12:45et des bonbons. »
12:46C'est pas vrai.
12:48C'est simplement
12:48parce que tu délaisses
12:50ton rôle parental.
12:51On termine ce zapping
12:52avec un extrait
12:52du Morning RMC.
12:53Comment réduire
12:54les inégalités salariales
12:56entre hommes et femmes ?
12:56Selon une étude,
12:57les hommes cadres
12:58gagneraient 16% de plus
13:00en moyenne
13:00que leurs collègues
13:01femmes cadres.
13:02En cause,
13:03les femmes qui oseraient
13:04moins négocier leur salaire.
13:05Écoutez ces parisiennes
13:06rencontrées par notre journaliste RMC.
13:10J'ai déjà des collègues
13:11qui m'ont dit
13:11« Ah, mais de toute façon,
13:12j'ai annoncé mon prix
13:13et s'ils me veulent,
13:14ils me prendront à ce prix-là
13:15et je ne descendrai pas. »
13:16Moi, je suis incapable
13:17de faire ça.
13:18Quand il y a un taf
13:18qui me plaît,
13:19je me dis « Oui,
13:203000 bruts en moins par an,
13:21c'est pas grave. »
13:22« J'ose pas. »
13:23« Ça arrive en dernier
13:23dans la discussion. »
13:24« Qu'est-ce que je mets en avant ? »
13:25« Je suppose qu'en fait,
13:25mes managers savent déjà
13:27ce que je vaux. »
13:28« Sans changement de poste,
13:28c'est très difficile. »
13:31À la propos recueillie
13:32par Amélie Courtais,
13:33reporter RMC,
13:34Jérôme Lavrieux.
13:35Comment on fait ?
13:35Parce que là,
13:36on voit bien que le problème,
13:37c'est que les femmes
13:38ont moins l'habitude,
13:39osent moins demander
13:40ce qui leur est dû, en fait.
13:41Oui.
13:41C'est pour ça
13:42qu'il y a une directive européenne
13:44que la France,
13:45normalement,
13:46a jusqu'au 7 juin
13:47pour transformer
13:48dans le droit français
13:50qui permettrait
13:50aux personnes
13:51qui se sentent
13:52moins bien payées
13:53de demander
13:54le salaire moyen
13:55pour des gens
13:55qui occupent une tâche
13:56similaire à eux.
13:57Pour le même poste,
13:57combien on gagne
13:58au départ dans les très
13:58grandes entreprises,
13:59puis dans les grandes
14:00et puis petites, etc.
14:02Sur le fond,
14:02c'est une bonne mesure.
14:04C'est une bonne intention.
14:06Mais l'enfer administratif
14:08est pavé
14:09de bonnes intentions.
14:10Ça veut dire
14:10qu'on demanderait
14:10à la personne
14:11qui est discriminée,
14:12en fonction de son sexe,
14:13en fait,
14:14de demander elle-même
14:15la preuve
14:16qu'elle est discriminée.
14:17Donc c'est double peine.
14:19Parce que personne
14:19ne va, dans les faits,
14:20oser demander.
14:22Dans cette étude,
14:24les femmes qui se disent
14:25être prêtes
14:25à demander les salaires
14:26sont beaucoup moins importantes
14:28en nombre
14:28que les hommes
14:29qui sont prêts.
14:29ben oui,
14:30ils gagnent plus que l'autre,
14:31donc ils s'en fous.
14:32Ils ont moins à craindre.
14:33Donc c'est un vrai sujet.
14:34Moi, je pense qu'il y a
14:35une règle qui est intangible.
14:37C'est que nul en France,
14:38en République,
14:39ne peut être discriminé
14:40en fonction de sa religion,
14:42de ses opinions politiques
14:43et de son sexe.
14:44C'est l'égalité de genre.
14:46Et donc c'est à l'entreprise
14:48de prouver
14:48qu'elle ne discrimine pas
14:50et de dire
14:50voilà,
14:51pour telle catégorie
14:52de personnel,
14:53le salaire moyen,
14:54il est ça.
14:55Si vous êtes en dessous,
14:56si vous êtes au-dessus,
14:57il y a une petite marge
14:58parce qu'il y a aussi
14:58la qualité du travail
14:59qu'il y a connu.
15:00Oui,
15:00mais ça,
15:01ça ne marche pas
15:01parce que dans les faits,
15:02c'est toujours le mec
15:03qui est bien mieux payé
15:04que la fille.
15:05Il y a 16% d'écart
15:06chez les cadres
15:06C'est comme les hommes politiques
15:07et j'en étais
15:08qui disaient
15:08on est contre les quotas.
15:10Les femmes,
15:10si elles sont présentes,
15:11elles n'ont qu'à se présenter.
15:12Ben non,
15:12on ne leur donnait pas l'investiture
15:13donc elles ne pouvaient pas être élues.
15:15Karine Galli,
15:15c'est deux fois plus dur
15:16pour une femme
15:16d'exiger ce qui lui est dû
15:18en fait,
15:18tout simplement.
15:19J'avais raconté cette histoire
15:20et je vais la raconter
15:21parce qu'elle est criante de vérité
15:23et les choses,
15:24selon moi,
15:25n'ont absolument pas changé.
15:26L'an dernier,
15:27j'étais sur un projet
15:27avec un camarade
15:29de sexe masculin.
15:30Je ramenais le producteur,
15:32il ramenait le média.
15:33Donc tous les deux,
15:33on avait une importance
15:34évidemment énorme
15:35dans le projet.
15:36Et équivalente.
15:37La même importance.
15:38Et c'est quelqu'un
15:40qui était de très bonne foi,
15:41c'est quelqu'un
15:42d'honnête de franc.
15:43Il me dit
15:44la rémunération,
15:45il avait fois trois
15:46par rapport à moi,
15:47fois trois.
15:48Et là,
15:48je vais voir le directeur d'antenne
15:50qui me dit
15:50mais en détente totale
15:52au téléphone,
15:53ah oui,
15:53mais les gueules
15:53et les femmes dans le salaire,
15:54c'est très bien
15:54quand ça concerne pas
15:56notre argent.
15:57Et voilà.
15:58Et en fait,
15:58c'était tellement facile,
16:01naturel pour lui
16:02de me sortir ça au téléphone
16:03et on était en 2025.
16:05Oui, voilà,
16:05je peux le dire,
16:06c'était pas...
16:06Mais voilà,
16:07on n'arrête pas
16:07de dire des choses
16:08avancent,
16:08ça existe encore.
16:09Et donc c'était
16:09tu prends ça
16:10ou le projet
16:11ne verra pas le jour.
16:12Et je rappelle encore une fois,
16:14j'ai eu la chance
16:15de tomber sur un camarade
16:17génial
16:17qui m'a dit
16:18combien il gagnait
16:19et qui m'a dit
16:19si Karine,
16:20elle ne prend pas pareil,
16:21on ne le fera pas.
16:22Mais ça,
16:23c'est une exception.
16:24Et les décisionnaires
16:26qui sont souvent des hommes
16:27n'ont absolument pas avancé
16:29dans leurs réflexions.
16:31Et avoir un boulot aujourd'hui,
16:33c'est une chance
16:34et tu dois te taire
16:35et tu dois accepter.
16:36Et moi,
16:36ça date de 2025.
16:37Ça commence peut-être
16:38par là aussi
16:39que les collègues hommes
16:40soient solidaires
16:41dans ce combat
16:41et disent,
16:42c'est scandaleux
16:42qu'un collègue
16:43qui fait le même boulot
16:43que moi
16:44ne gagne pas la même chose
16:44que moi.
16:45mais j'ai eu la chance
16:45d'avoir un collègue homme
16:46qui a été très solidaire.
16:47Mais ça,
16:48déjà,
16:48ce n'est pas forcément
16:50leur rôle premier.
16:51C'est le décisionnaire
16:54qui devrait être égal
16:55avec chacun de ses employés
16:57quand tu es vraiment
16:58sur un niveau similaire.
17:01Et après,
17:02tu ne peux pas aussi
17:03toujours demander
17:04à ton collègue
17:05de se mouiller pour toi
17:06parce que c'est compliqué
17:06aussi pour l'autre,
17:07parfois.
17:08Karine,
17:09c'est encore plus grave.
17:10Moi,
17:10dans une autre vie,
17:11il m'est arrivé
17:11de faire des recrutements
17:13de collaborateurs
17:15sans rien demander.
17:16Je disais,
17:16mais quelles sont
17:17vos prétentions ?
17:18Huit fois sur dix,
17:20la personne de sexe féminin
17:21que j'avais en face
17:22me demandait moins
17:23que le mec
17:24pour le même poste.
17:25C'est-à-dire,
17:25c'est tellement intégré
17:26que même les femmes
17:27finissent par demander moins.
17:28C'est moi qui étais obligée
17:29de leur dire.
17:29Non,
17:29nous,
17:30on va vous payer ça
17:30et me regarder en disant.
17:31Enfin, Jérôme,
17:32je suis d'accord avec toi
17:34sur le fait que souvent
17:35on se dévalue,
17:36mais la réalité,
17:36c'est quand tu ne te dévalues pas,
17:38tu as des gens
17:39qui sont décisionnaires
17:39qui te disent texto ça
17:41au téléphone
17:42sans aucune gêne.
17:44C'est illégal.
17:45Ce qu'il a fait,
17:45c'est comme de dire
17:46je ne louerai pas
17:47mon logement
17:47à quelqu'un de couleur.
17:48C'est illégal.
17:49Et dans la réalité,
17:50ça aboutit à quoi ?
17:50À rien.
17:52Donc on n'a pas avancé.
17:52J'espère que les choses bougent.
17:53En tout cas,
17:53c'est en en parlant aussi
17:54qu'on va faire bouger les choses.
17:56C'est pour ça qu'on en parle aujourd'hui.
17:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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