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Au micro de Daphné Bürki, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo évoque son nouvel album "Hope", son étoile sur le Hollywood Walk of Fame et sa conviction que la joie est un acte de résistance. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-portrait/le-grand-portrait-du-lundi-20-avril-2026-8836779
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00:00France Inter, la grande matinale, Daphné Burki.
00:08Le grand portrait aujourd'hui est consacré à une légende.
00:12Elle vient de s'installer dans le studio de France Inter, Angélie Kijow,
00:16celle que Time Magazine a surnommée la première diva africaine,
00:19autrice, compositrice, chanteuse.
00:21Chaque sortie d'album est un événement.
00:24Elle a remporté 5 Grammy Awards.
00:26Son nouvel album s'appelle Hope, ce qui veut dire espoir.
00:29Il sortira dans quelques jours, juste avant de repartir sur les routes,
00:33en passant notamment par Los Angeles.
00:35Car elle vient d'être choisie pour recevoir son étoile rose
00:38sur le trottoir du Hollywood Walk of Fame.
00:40Elle devient ainsi la première chanteuse africaine à inscrire son nom,
00:44là où le cinéma, la musique et la culture populaire
00:46gravent leur mythologie dans le marbre.
00:48Elle qui a fait de la musique un territoire immense
00:51et de sa voix un instrument de paix et de partage.
00:54Angélie Kijow, grand portrait numéro 126.
00:59Je suis très heureuse que vous soyez là.
01:01Bonjour Angélie Kijow.
01:01C'est toujours un plaisir de vous revoir.
01:03C'est toujours une joie de vous avoir.
01:05Je vais me demander d'ailleurs à quoi vous fonctionnez le matin.
01:07C'est le café ou la joie ?
01:09Pas le café en tout cas.
01:11La joie certainement.
01:13Vous avez reçu énormément de distinctions honorifiques.
01:16J'ai regardé la Légion d'honneur,
01:18l'Ordre des Arts et des Lettres,
01:19l'Ordre du Mérite,
01:20l'Ordre National du Bélin,
01:21plusieurs doctorats honoris causa,
01:23c'est-à-dire des titres que les universités vous donnent
01:26pour saluer un parcours exceptionnel.
01:28Mais là, vous allez mettre les mains dans la glaise de Hollywood.
01:32Qu'est-ce que ça représente pour vous, cette étoile ?
01:34C'est trop grand pour en parler.
01:36Je me sens toujours à côté de moi par rapport à ça.
01:41Mais on verra bien quand le moment viendra.
01:43Comment je vais gérer ça pour l'instant ?
01:44Mais je dis que c'est une porte qui s'ouvre.
01:47Une porte qui s'ouvre pour quoi ?
01:49Pour beaucoup de gens, je crois.
01:50Parce que je n'aurais jamais pensé
01:53que je serais sur le Walk of Fame de Hollywood Boulevard.
01:57Donc, il faut toujours croire.
01:59Il faut toujours avoir de l'espoir.
02:00Les choses sont possibles.
02:01C'est votre mari qui vous l'a appris au réveil.
02:03Ah oui, le réveil me dit
02:04« Tu vas avoir une étoile sur le Walk of Fame. »
02:07J'ai dit « Mais c'est une de tes blagues débiles.
02:10Je ne veux pas entendre parler. »
02:11Et il me dit « Mais non, on regarde,
02:13c'est sur les réseaux sociaux. »
02:14Je dis « Ce n'est pas parce que c'est sur les réseaux sociaux
02:15que c'est vrai. »
02:16Il a fallu que d'autres personnes m'appellent
02:18pour me dire que c'est vrai
02:19avant que je le croie
02:20parce qu'il me fait souvent des blagues débiles.
02:21Bon, on salue le mari.
02:49Il me semble que vous dédiez cette chanson
02:50qui est dans ce nouvel album
02:52à votre fille Naïma.
02:53Ça veut dire « You can »,
02:54ça veut dire « Vous pouvez, tu peux ».
02:56Mais chez vous, ce n'est pas un slogan.
02:58Vous avez écrit tout cet album
02:59avec une envie de transmission.
03:01Il fallait transmettre quoi, au fond, Angélique Hidjo ?
03:03Vos convictions, votre énergie, vos certitudes
03:05qu'on ne peut pas déposer les armes intérieures ?
03:09Ce n'est pas une certitude,
03:11c'est une vérité tout simple
03:12parce qu'on ne peut donner que ce qu'on a.
03:16Et tout ce qui se passe,
03:17on pense que c'est la faute des autres,
03:19mais ça part toujours de vous.
03:21Il n'y a rien qui est anodin dans la vie.
03:24Et cette chanson,
03:25je l'ai écrite pour ma fille,
03:26mais pour tous les jeunes,
03:27parce qu'au jour d'aujourd'hui,
03:28il y a des repères qui se perdent.
03:30Et comment on peut dire à nos enfants
03:32« Votre futur est encore plus éclatant »
03:35et qui va arriver ?
03:36Donc, il faut leur dire,
03:37vous pouvez soyez forts,
03:39croyez en vous
03:40et croyez en vos capacités
03:42de créer un monde
03:44dans lequel vous aurez envie de vivre.
03:45Et c'est ça qui est important.
03:47Cette transmission orale est importante.
03:50Et chaque enfant sur cette planète
03:52a besoin de l'entendre,
03:53chaque adulte a besoin de l'entendre.
03:54Mais en réalité, cet album,
03:55vous le préparez depuis plusieurs années.
03:57Vous le dédiez à votre mère, Yvonne,
04:00une femme de théâtre, chorégraphe,
04:02entrepreneuse, une pionnière
04:03dans la scène culturelle au Bénin
04:05où elle dirigeait sa troupe.
04:06Elle faisait vraiment bouger les lignes
04:08à une époque où cela n'avait vraiment
04:10rien d'évident pour une femme.
04:11Un peu plus de cinq ans
04:12après sa disparition,
04:13est-ce que c'était votre manière
04:15de continuer à marcher avec elle
04:16de sortir cet album ?
04:17Certainement, parce que
04:19elle m'a mise sur scène
04:20j'avais six ans
04:21et à chaque fois,
04:24quinze jours avant qu'elle ait
04:26sa rupture d'un évrisme,
04:27elle m'a dit
04:28« Et la prochaine fois que tu viens,
04:29amène un grand mailleto.
04:30J'ai plein de chansons de chanter. »
04:31Je dis « Oui, maman, j'ai entendu. »
04:33C'est l'esprit de ma maman
04:35que je veux célébrer
04:36parce que cette femme,
04:38elle a élevé dix enfants
04:39avec un salaire.
04:41Vous êtes la septième.
04:42Oui.
04:42Garçon comme fille,
04:43on n'a jamais manqué de rien.
04:44Moi, j'ai élevé une fille
04:45et je me gratte la tête
04:46et je me dis « Mais comment on va faire ça ? »
04:48Elle, je lui ai posé la question
04:49et elle m'a dit
04:49« Je ne me suis jamais arrêtée
04:51pour me poser la question.
04:52Je l'ai fait tout simplement. »
04:54Ma maman, son mot magique,
04:56c'est l'espoir.
04:57Est-ce que vous voulez l'entendre
04:58parler de théâtre,
04:59votre maman ?
05:02Vous voulez ou pas ?
05:03C'est comme vous voulez, Angélique.
05:04Oui, oui, pourquoi pas.
05:05Alors, on l'écoute.
05:07J'ai commencé du théâtre
05:09avec mes enfants,
05:11avec mon fils, Oscar,
05:14Angélique.
05:15J'ai créé une trou
05:16parce que j'ai l'envie,
05:17j'ai le goût.
05:18On a beaucoup travaillé.
05:20C'était vraiment agréable.
05:22J'ai voyagé beaucoup.
05:23En tant que femme,
05:24c'était difficile pour moi.
05:26Le théâtre, c'est un art.
05:27C'est toujours bon.
05:29Il faut le faire.
05:30Il faut le faire.
05:32Elle vous a dit aussi
05:33cette phrase magnifique,
05:34votre maman.
05:34La gentillesse,
05:35c'est un gilet pare-balles.
05:36Je l'aime bien, cette phrase.
05:38Oui.
05:40C'est vrai que
05:41ma mère est fille unique
05:43et mon père est fils unique.
05:45Donc, les deux ont toujours
05:46vécu dans leur tête, en fait.
05:48Et l'art était une façon
05:50pour eux
05:51de s'approcher du monde
05:54et d'intégrer beaucoup de gens
05:55dans leur vie
05:56et dans leur monde.
05:59Et c'est intéressant
06:00parce que
06:01ma maman est partie,
06:03c'est vrai,
06:03mais cette voix
06:04que je venais de m'entendre,
06:05me faire entendre,
06:06je vis avec.
06:08Elle est en moi,
06:09je l'entends.
06:10Et pourquoi
06:11la voix cassée ?
06:12C'est parce qu'elle est passionnée
06:13et quand elle commence
06:14à parler,
06:15sa voix,
06:16elle,
06:17vous pouvez être
06:17au bout du couloir
06:18et vous appeler,
06:19vous l'entendez.
06:20Donc, voilà, c'est ça.
06:21Il y a un titre en particulier
06:22dans cet album
06:23qui s'appelle Malaïka.
06:24C'est une chanson mythique
06:25d'Afrique de l'Est,
06:26reprise notamment
06:27par Myriam Makeba.
06:29Malaïka,
06:30ça signifie ange
06:31en Swahili,
06:32ce qui est tout de même
06:32intéressant d'ailleurs
06:33quand on s'appelle Angélique.
06:35C'est normalement
06:35qu'il m'appelait Angélique.
06:36Il m'appelait Carmen Angélique.
06:38Vas-y,
06:39tu vas comprendre le truc.
06:39C'était la chanson préférée
06:41en tout cas de votre mère,
06:43celle qu'elle vous demandait
06:45de chanter.
06:45Alors,
06:45je vous propose
06:46d'aller rejoindre la scène
06:48finalement parce que
06:48dans ce studio de France Inter,
06:49il y a une scène maintenant
06:51pour la chanter,
06:52cette chanson,
06:53sur l'album,
06:54vous l'avez enregistrée
06:55avec Florent Pagny.
06:56Aujourd'hui,
06:56vous serez accompagné
06:57de votre guitariste,
06:58Amen Vianna.
06:59Alors,
07:00Angélique Kidjo,
07:01le micro de France Inter
07:03est à vous.
07:17Malaïka,
07:21n'a coupé de Malaïka,
07:30Malaïka,
07:33n'a coupé de Malaïka,
07:38N'ingeku wa madiwe
07:43N'ingeku wa madiwe
07:50Na shindwo na malisi na we
07:56N'ingeku wa malaïka
08:31...
09:21Extraordinaire voix !
09:22D'Angélique Hidjo dans le studio de France Inter, venez vous installer.
09:26Ce disque, il rassemble plein de voix, des voix différentes, de différentes générations, de différentes diasporas.
09:33On retrouve Pharrell Williams, Jadjou, Davido, Fali Poupa, Niles Rogers, entre autres ce son.
09:39...
10:02Vous avez collaboré avec Tina Turner, Carlos Santana,
10:07Quincy Jones, Youssou Ndour, Alicia Keys, Beyoncé, fan de votre travail.
10:12Mais finalement, j'ai découvert que c'était les membres de votre famille qui étaient les plus critiques.
10:16Votre père, par exemple, qui vous filmait sur certains concerts pour vous montrer le soir,
10:20et vous dire, pour étayer évidemment ses critiques, sur des exemples très concrets.
10:24Ah, c'était dur.
10:25Les pires, c'est eux.
10:27Mon père disait, toujours ceux qui t'aiment te diront toujours la vérité.
10:30Mais aussi difficile que ça pourrait être.
10:34Et c'est vrai que quand on débute une carrière, il est important de s'entourer de personnes qui vous
10:38diront la vérité.
10:39Parce que quand on est dans sa bulle, on peut faire beaucoup de bêtises.
10:42Et moi, on ne m'a jamais laissé avoir la grosse tête.
10:45La grosse tête, chez moi, ce n'était pas possible.
10:46Quand on vous demande quand même votre souvenir de collaboration la plus forte,
10:50avec tous les noms que je viens de citer, vous citiez.
10:52Vous citez souvent Myriam Makeba.
10:54Pour les plus jeunes auditeurs, c'est une immense chanteuse sud-africaine surnommée Mama Africa,
10:59une voix mondiale de la lutte contre l'Apartheid.
11:01Artiste exilée, femme libre, comme vous.
11:04On peut entendre quelques notes, évidemment, de Patapata.
11:16Vous avez fait sa première partie à l'Olympia en 1980.
11:20Vous étiez tellement fan d'elle, tellement chamboulée,
11:23quand elle est venue vous encourager pendant les balances,
11:25que vous êtes tombée malade d'émotion le lendemain.
11:27Ça, c'est sûr.
11:30Je confirme.
11:31Est-ce qu'elle vous a transmis autre chose que de la fièvre, Myriam Makeba ?
11:36Cette première rencontre, ça a été quand même quelque chose.
11:38Parce que quand elle est arrivée, sa voix a parlé.
11:42C'est tellement doux.
11:43Je me dis, mais le feu qu'elle a dans la voix, par rapport à la façon de parler,
11:48ce n'est pas la même chose.
11:49Mais on a passé beaucoup de temps à parler.
11:51C'est elle qui, la première fois, quand on s'est retrouvée à Bâle, en Suisse,
11:55à part un festival, elle m'a invitée dans sa chambre.
11:57Et elle me dit, la première chose qu'elle me dit,
12:00c'est quoi cette histoire de world music, là ?
12:03Elle pense que nous sommes quoi ?
12:04Elle pense que nous sommes le troisième monde.
12:07Nous sommes les...
12:08Et j'ai dit, oh, oh, oh, je vais être...
12:09Et puis elle avait raison, elle me dit,
12:11tout le monde, toutes les musiques viennent de nos musiques.
12:14Et on nous appelle world music, on nous met dans un tiroir.
12:17Et pourquoi on va nous mettre dans un tiroir ?
12:19Je dis, oh, mais d'accord.
12:20Et c'est à partir de cette tension, je commence à réfléchir autrement.
12:22En disant, arrêtons d'appeler la world music, la musique qui vient d'Afrique.
12:25Ça suffit.
12:26Alors, j'en profite quand même pour dire que le 12 mai prochain,
12:29vous ferez encore un Olympia.
12:31Ah, j'adore l'Olympia, moi.
12:33Vous avez glissé dans cet album, une reprise très particulière.
12:36C'est Jérusalemma.
12:37C'est une chanson qui a été écrite à l'origine par Master KJ et Nom Sembo Zikodé,
12:43Zikodé, pardon, sorti en 2019.
12:45Elle est chantée en Zoulou et elle évoque Jérusalem comme un lieu spirituel,
12:49une terre intérieure, un refuge.
12:51C'est devenu un hymne mondial, vous le savez,
12:53qui a traversé la planète pendant la pandémie
12:55avec des millions de gens qui se sont mis à danser partout, debout.
12:59On écoute quelques notes.
13:24Angélique, pourquoi vous avez choisi ce titre ?
13:26Pourquoi il fallait qu'il soit dans cet album qui s'appelle Hope ?
13:29Espoir.
13:31Mais la spiritualité, elle est mondiale, elle est humaine.
13:35On n'a pas forcément besoin d'être liés à une religion pour avoir une spiritualité.
13:42Et Jérusalem est en nous.
13:44Dieu est en nous.
13:46Pour moi, Dieu, ce n'est pas un homme ou une femme, c'est une énergie.
13:50Mais on va être honnête parce que porter l'espoir en bandoulière en ce moment,
13:53quand on regarde le monde, les guerres, les fractures, la brutalité,
13:55il y a des jours où on a quand même du mal à croire à l'espoir sans devenir un
13:58peu naïf.
13:58Pour vous, l'espoir, est-ce que c'est une décision ?
14:00Mais c'est une décision parce qu'on ne peut rien contre ce qui se passe en ce moment.
14:04Et quand on passe son temps à être déprimé, on ne fait plus rien, on se détruit soi-même.
14:08Et c'est le but de tout ça.
14:10Tous ceux qui sont en train de créer cette rupture qu'on a partout,
14:13et chaque jour, il y a toujours des nouvelles déstabilisantes.
14:18C'est comme ça qu'on arrive à tuer notre démocratie et qu'on arrive à tuer notre liberté.
14:23Et pour garder notre démocratie et pour garder notre liberté,
14:26il faut garder de l'espoir et être positif et faire les choses qui nous font plaisir aujourd'hui plus
14:31que jamais.
14:31Pour le deuxième live, il y a une rencontre qui paraît évidente et qui ouvre d'ailleurs cet album.
14:37C'est celle avec Pharrell Williams, chanteur, producteur, directeur artistique de la Maison Vuitton.
14:43Après vous avoir vu sur scène à Rome, il s'est complètement emballé sur votre projet.
14:47Vous avez travaillé ensemble, vous avez produit plusieurs titres, dont Bando.
14:51Je crois que vous vous reconnaissez quand même sur une chose, vous prenez la joie très au sérieux.
14:55Absolument, c'est un état d'esprit.
14:57Maman disait toujours que la joie, c'est un acte de résistance.
15:00Et quand on est artiste, on a un devoir, c'est de toujours être en soi-même,
15:07dans la positivité de ce qu'on apporte aux gens.
15:10C'est comme ça qu'on fédère le public.
15:12Donner pour recevoir encore plus.
15:15Pharrell est un génie et c'est un homme de peu de paroles, il agit beaucoup plus.
15:21J'aime beaucoup les gens qui font les choses plutôt que de les dire, de les faire.
15:25Alors je vous propose de vous diriger de nouveau vers le micro.
15:28Angélique Kijou qui a passé sa vie à transformer la colère en musique,
15:31les blessures en mouvement, la mémoire en avenir.
15:34Le studio de France Inter est de nouveau tout à vous.
16:01Sous-titrage Société Radio-Canada
16:29Sous-titrage Société Radio-Canada
17:29Sous-titrage Société Radio-Canada
17:33Tout ce que j'ai envie de leur dire, c'est de penser à leur futur et de penser à
17:36leur futur positivement.
17:38De ne pas se laisser distraire par la division, par les messages de haine, parce que leur futur, c'est
17:46à eux de le construire.
17:47Ceux qui sont en train de s'amuser avec leur futur aujourd'hui, en leur disant que c'est la
17:51division, il faut que les gens, d'autres personnes ne viennent pas chez nous.
17:54Bref, le monde dans lequel on vit est fracturé, mais soyez positif.
17:58Restez debout, parce qu'on compte sur vous pour que le monde de demain que vous allez créer soit un
18:02monde de paix et de joie.
18:03Merci beaucoup.
18:04Merci Angélique.
18:05Et l'album sort le 24 et pas le 26.
18:08Merci encore.
18:08Merci.
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