- il y a 2 jours
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00:00:00Générique
00:00:36Muselier
00:00:40Pommier et Albert qui rentrent d'émission
00:00:51La brigade des Maléfices
00:01:19La brigade des Maléfices ne figure sur aucun document officiel de la préfecture de police.
00:01:24Personne dans le public ne soupçonne son existence et pourtant chaque jour s'étend le champ de ses activités.
00:01:30Bien des enquêtes menées par les plus fins limiers de la police judiciaire s'arrêtent soudain devant l'impossible, l
00:01:36'incroyable, le surnaturel.
00:01:39C'est alors qu'intervient Guillaume Martin Pommier, chef de la brigade des Maléfices.
00:01:45Sherlock Holmes de la féerie, maigret de la sorcellerie moderne, expérant science occulte, familier de l'invisible,
00:01:52l'inspecteur Pommier ne refuse aucune des voies ouvertes sur l'inconnu.
00:01:57Il a accepté d'ouvrir pour nous quelques dossiers,
00:02:01de nous faire participer à quelques-unes de ces étranges enquêtes.
00:02:23Oh, Bill, t'as entendu ?
00:02:28Quoi, Joe ? Un coup de feu ?
00:02:31Écoute, Joe,
00:02:33toi bien qu'il n'y a personne,
00:02:34le désirez vite, comme d'habitude.
00:02:37Allez, faut dormir.
00:02:39Nous avons un sacré bout de chemin à faire demain.
00:02:41Tu l'as rêvé, ce coup de feu.
00:02:44C'est bizarre,
00:02:46je l'ai entendu aussi, ce coup de feu.
00:02:48C'était pas un coup de feu,
00:02:49c'était une porte qui claquait au troisième.
00:02:51Mais je t'assure,
00:02:52j'ai entendu une détonation.
00:02:54Enfin, parce que je te le dis,
00:02:56pas de raison.
00:02:57Qu'est-ce que c'est, encore ?
00:02:57Il ne faut pas nous laisser tranquilles,
00:02:59c'est plus fort que...
00:03:02Monsieur Rochemont ?
00:03:04Mais qu'est-ce que vous avez ?
00:03:05Vous êtes tout pâle.
00:03:06Qu'est-ce que c'est ?
00:03:08Je viens de tuer ma femme.
00:03:13C'est le monsieur du troisième,
00:03:14il a tué sa femme.
00:03:15Faudriez-vous aussi louper
00:03:16et téléphoner à la police ?
00:03:17Ah, mais oui, mais bien sûr,
00:03:18mais tout de suite, monsieur Rochemont.
00:03:20Merci.
00:03:27Je t'avais bien dit
00:03:28que j'avais entendu un coup de feu.
00:03:29Je suis pas fou de moi.
00:03:30Au revoir, toi,
00:03:31tu veux toujours avoir raison.
00:03:32Ah, là, là, là,
00:03:32je vois ce qu'il te faut.
00:03:39Allô, la police ?
00:03:40Oui ?
00:03:42C'est le monsieur de la police.
00:03:43Vous savez ?
00:03:44On se voit,
00:03:45ils sont pas souvent.
00:03:46C'est la police.
00:03:48C'est la police.
00:03:50C'est la police.
00:03:50C'est la police.
00:03:51C'est la police.
00:04:00C'est la police.
00:05:06Dans votre intérêt, il faudrait que vous puissiez établir les mobiles passionnelles du...
00:05:12Bref.
00:05:14Vous étiez marié depuis peu de temps.
00:05:17Six mois.
00:05:21Et vous étiez sûr, évidemment, de son infidélité.
00:05:25Ça s'est passé tous les soirs chez moi.
00:05:28Au début, je n'y prêtais pas attention.
00:05:29Puis petit à petit, j'ai surpris leur regard.
00:05:33La regardée en dessous, elle rougissait.
00:05:35C'était cousu de fil blanc, ça.
00:05:37Peut-être un de vos amis.
00:05:39Un ami, lui, le sac !
00:05:40C'est vous qui venez de me dire qu'il me venait chez vous tous les soirs ?
00:05:42Oui, dans le feuilleton.
00:05:45Le feuilleton ?
00:05:54Quel feuilleton ?
00:05:56Futon de la télé ?
00:06:00Tiens, je le vois encore qui venait me narguer tous les soirs.
00:06:03Avec son smoking,
00:06:05ses chemises de dentelle,
00:06:07son briquet à nord, son air de fils à papa.
00:06:10Cher ami par-ci, cher ami par-là.
00:06:14Vaisselle à l'argent,
00:06:16champagne, caviar.
00:06:18Tout ce luxe, ça ne pouvait que lui monter à la tête, bien sûr.
00:06:21Monsieur le commissaire, moi, je suis comme pauvre employé.
00:06:24Attendez, attendez, attendez, attendez.
00:06:25Vous voulez dire que votre femme
00:06:28vous trompait avec un acteur de télévision ?
00:06:30La carse !
00:06:31Si elle avait pu, elle se serait jetée dans le poste pour le rejoindre.
00:06:34Et bien sûr,
00:06:36vous pensez qu'il se retrouvait dans la journée.
00:06:39Je ne pense pas, j'en suis certain, monsieur le commissaire.
00:06:41Il faisait des signes, il le comprenait.
00:06:47Michel.
00:06:47Oui, patron.
00:06:48A café.
00:06:52C'est curieux, cette affaire, non ?
00:06:55Il est jaloux d'un...
00:06:56un acteur de feuilleton.
00:06:58Il est jaloux au point de tuer sa femme.
00:06:59Si ce n'était pas tragique, ça serait comique.
00:07:02Enfin, son avocat n'aura pas de peine à plaider l'irresponsabilité.
00:07:05C'est un fou, c'est évident.
00:07:06Croyez-vous vraiment qu'il soit fou ?
00:07:09Il y a quelque chose de curieux dans cette affaire.
00:07:12Elle m'en rappelle d'autres.
00:07:14Des crimes passionnels où la télé avait...
00:07:17avait joué un rôle.
00:07:20C'est Pommier qui m'en avait parlé.
00:07:22Je m'en souviens maintenant.
00:07:24Bien sûr.
00:07:26La télé qui tue.
00:07:27Le maléfice parfait.
00:07:29Le crime électronique.
00:07:30C'est lui pas mis à l'étape.
00:07:31Oui, attendez, attendez.
00:07:32Ça, ça...
00:07:33Ça m'intrigue.
00:07:36Je lui en touchais deux mots, si...
00:07:38si vous permettez.
00:07:41Continuez l'interrogation ensemble.
00:08:03Entrez.
00:08:08Bonjour, monsieur le principal.
00:08:14Vous ne vous dérangez pas, mon cher Pommier ?
00:08:16Pas du tout.
00:08:17Au contraire, j'allais justement vous appeler au sujet d'une affaire qui m'intrigue.
00:08:22L'affaire Rochemont, je présume.
00:08:24Exactement.
00:08:24Bien, je vais satisfaire votre curiosité.
00:08:27Il est encore une fois question de télévision dans le récit de l'assassin.
00:08:30Un acteur ou un personnage de feuilleton aurait séduit sa femme, la victime.
00:08:37Mais le récit est assez embrouillé.
00:08:39L'homme n'est pas tout à fait dans son état normal.
00:08:41A-t-il parlé d'une chaîne particulière, spéciale ?
00:08:46La septième chaîne.
00:08:48La septième chaîne ?
00:08:49Oui, la septième chaîne.
00:08:51Je ne pense pas.
00:08:51Pourquoi il en était question dans les précédentes affaires ?
00:08:53Enfin, plus ou moins.
00:08:55Il faudrait vérifier les comptes rendus des interrogatoires.
00:08:59Elle figure sûrement quelque part.
00:09:02Je vais appeler Muselier.
00:09:05Albert, demandez au téléphone l'inspecteur Muselier, je vous le prie, pour monsieur le principal.
00:09:11Il va vous le passer tout de suite.
00:09:21Vous avez Muselier, monsieur le principal.
00:09:31Allô, Muselier ?
00:09:33Oui, patron.
00:09:36Hein ?
00:09:38Ah non, non, non, bien, bien, bien, bien.
00:09:40Dites-moi franchement, votre feuilleton, c'était sur la première ou la deuxième ?
00:09:46Ni l'une ni l'autre.
00:09:47C'était la septième.
00:09:49Ben oui, quoi, la septième chaîne.
00:09:55Ni l'une ni l'autre, patron.
00:09:57C'était sur la septième.
00:09:59La septième chaîne.
00:10:06Votre sentiment, Paumier, vous croyez que la septième chaîne...
00:10:10Vous n'êtes pas sans ignorer le caractère magique du chiffre 7.
00:10:15Alors, vous croyez à l'intervention du surnaturel dans cette affaire ?
00:10:19Il y a là quelque chose de diabolique.
00:10:24Enfin, en ce qui concerne, en tout cas, l'enchaînement des circonstances.
00:10:29Albert, je vais avoir besoin de vous.
00:10:34Madame Crochet ?
00:10:35Oui ?
00:10:35Monsieur Crochet ?
00:10:36Oui ?
00:10:36Sagolo, envoyé spécial de Crime Magazine, je viens au sujet du mort.
00:10:40Oh, mais entrez donc, monsieur ! Vous venez pour les détails, comme on dit.
00:10:44Oui, pour les détails, je crois que c'est grâce à vous que l'assassin a été arrêté.
00:10:47Oui, grâce à nous, monsieur.
00:10:50Attendez, c'est bien simple, il était là, exactement où vous êtes.
00:10:53Le revolver à la main, braqué sur moi.
00:10:56Il y a un revolver chargé, vous pouvez le croire.
00:10:58C'était pourtant un brave garçon.
00:11:00C'est une folie qu'il lui a pris.
00:11:02Il était blanc comme un linge.
00:11:04Alors, moi, je le regarde droit dans les yeux.
00:11:06Trois dans les yeux.
00:11:07Et puis, je me lève.
00:11:08Oui, mais il est bien avancé à présent.
00:11:11C'est pas le tout de tuer sa femme.
00:11:12Il faut songer aux conséquences.
00:11:13Notez que dans ces moments-là, on se passe son envie sur tout le monde.
00:11:16Mais moi, j'avais entendu le coup de feu.
00:11:18Elle ne voulait pas me croire.
00:11:19Elle me disait que c'était une porte qui avait clavier au troisième.
00:11:21Oh, mais lui, il veut toujours avoir raison.
00:11:23On va, on s'acconduit, c'est-à-dire pas.
00:11:24Si j'ai bien compris, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il j
00:11:28'ai bien compris.
00:11:30L'assassin se tenait là.
00:11:33Et vous, monsieur, vous êtes levé.
00:11:35Oh, mais ça, monsieur, le petit monsieur Rochemont, il n'avait rien d'un assassin, hein.
00:11:38Toujours complaisant, aimable.
00:11:41Il faut voir comme il l'aimait, sa petite femme.
00:11:43Il lui avait installé la machine à laver, la télévision, le réfrigérateur.
00:11:47À la télévision.
00:11:48Ah oui, en location.
00:11:49Oh, mais c'était pas n'importe quel poste, hein.
00:11:52Il m'avait dit qu'avec son poste, il pouvait prendre la septième chaîne, s'il voulait.
00:11:55La septième chaîne.
00:11:55Ah, il aimait à plaisanter, hein, ce pauvre garçon.
00:11:58Mais de là, tu et sa femme, il faut de même pas exagérer.
00:12:00Dites-moi, dites-moi, ce poste, il est encore là-haut.
00:12:02Bah, c'était une location, je vous dis.
00:12:03Le lendemain du crime, ils sont venus le reprendre.
00:12:05Ils sont venus, mais qui ça, ils ?
00:12:06Les jambes du magasin.
00:12:07Eh bien, tenez, si ça vous intéresse, hein.
00:12:09Oui, remarquez, moi, j'ai déjà tout ce qu'il me faut, mais pour la septième chaîne, on sait jamais,
00:12:13peut-être un jour...
00:12:14Ah, mais oui, jeune homme, hein, il faut vivre avec son temps, hein.
00:12:19Mes oly-es.
00:12:20Monsieur le principal.
00:12:21Allez voir.
00:12:23Figurez-vous que pour mieux, ça intéresse de très près à la télévision.
00:12:26Oh, avec lui, je m'attends à tout.
00:12:27Oui, non, cette fois, c'est très sérieux.
00:12:29Il veut un poste, dernier modèle.
00:12:34L'ennuyer, c'est que j'ai pas de budget prévu pour ça.
00:12:38Vous pouvez peut-être se contenter d'un poste de location, on sait jamais.
00:12:43Très bonne idée.
00:12:44Je vais me faire un plaisir de lui suggérer votre proposition.
00:12:50Allô, oui, pommier à l'appareil.
00:12:53Bonjour, monsieur le principal, vous avez reçu ma petite note ?
00:12:57Ah, un poste en location.
00:12:59Oui, c'est une idée de muselier.
00:13:01C'est que ce poste, je devrais lui faire subir beaucoup de modifications.
00:13:09Je l'ai, patron !
00:13:11Une seconde, vous permettez ?
00:13:18Monsieur le principal, un poste en location me convient parfaitement.
00:13:23C'est une excellente idée.
00:13:25Oui, vous voudrez bien remercier pour moi ce cher muselier.
00:13:29Je suis actuellement sur la piste d'un très bon loueur.
00:13:33Bon, alors je vous enverrai la facture tous les mois, si vous le permettez.
00:13:37Attendez.
00:13:42Belzébor, radio, télévision, location de téléviseur,
00:13:49avantages spéciaux aux jeunes mariés.
00:13:53Diable vert gérant.
00:14:10La course est sous-titrage Société Radio-Canada.
00:14:12Aps.
00:14:15C'est parti.
00:14:42C'est pour un renseignement, monsieur.
00:14:45Non, n'ayez crainte.
00:14:46C'est gratuit.
00:14:47Non, c'est pour une location.
00:14:53Seriez-vous jeune marié, par hasard ?
00:14:56Nous faisons des conditions toutes particulières
00:14:58aux jeunes couples.
00:15:01La maison est sentimentale.
00:15:02Non, non, non, non.
00:15:03Je regrette. Je suis célibataire.
00:15:06Pour l'instant.
00:15:07Ah bon ?
00:15:08C'est pour toi, Raymond, c'est une location.
00:15:10Pour les locations, c'est ici.
00:15:11Ah oui, la couleur, oui.
00:15:13Voilà. Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:15:15Oui, oui, oui.
00:15:16Je suppose que le rendu des couleurs est différent
00:15:18d'une chaîne d'un poste à l'autre.
00:15:20Mais oui, marque à l'autre.
00:15:21Mais oui, tous nos appareils sont réglés
00:15:22pour avoir la meilleure réception possible.
00:15:23On retrouve ce marron un peu marron pour du marron, non ?
00:15:27La veste est marron, alors.
00:15:28Mais on peut régler, voyez-vous ?
00:15:29Moi, de toute façon, ce n'est pas la couleur qui m'intéresse.
00:15:31Moi, ce qui m'intéresse, c'est le noir et blanc.
00:15:33Eh bien, c'est parfait. Voici notre meilleur modèle.
00:15:34Combien de chaînes sur celui-là ?
00:15:36Six.
00:15:37Seulement six.
00:15:38Comment seulement six ?
00:15:40Ah, oui.
00:15:41Alors, oui, là, c'est le portail.
00:15:44On s'occupe de vous, monsieur ?
00:15:47Non, enfin, oui.
00:15:48Justement, je cherche un poste de télévision,
00:15:51mais je voudrais quelque chose de pas trop cher,
00:15:53le moins cher possible.
00:15:53Oh, oh, oh.
00:15:55Seriez-vous pas jeune marié, Bazar ?
00:15:57Si, justement, je viens de me marier.
00:15:59C'est merveilleux, vous tombez à pic.
00:16:01Nous faisons justement des conditions particulières
00:16:04aux jeunes couples.
00:16:05Ben, ça m'intéresse, parce qu'évidemment,
00:16:07si je pouvais avoir une petite réduction...
00:16:09Non, il y a beaucoup mieux que ça.
00:16:11Location vente, aucun apport personnel au départ.
00:16:14Ah bon ?
00:16:14Une bouchée de pain.
00:16:16Et en prime, vous avez droit aux émissions expérimentales
00:16:19de la septième chaîne.
00:16:20La septième chaîne ?
00:16:21Chut !
00:16:22C'est encore un secret.
00:16:23Ah bon ?
00:16:23Je compte sur votre discrétion.
00:16:25Oui, oui, ça va.
00:16:26Venez voir ce merveilleux objet.
00:16:28Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:16:30Oui, c'est beaucoup mieux, oui, oui.
00:16:31Et puis comme écran, vous n'avez rien de plus plat.
00:16:33Ah, c'est extra plat.
00:16:34Oui, le plus petit.
00:16:36Le plus petit et le plus plat.
00:16:37Le plus petit et le plus plat.
00:16:38Mais essayez-le.
00:16:39Il faut le ramener si ça ne va pas.
00:16:41Oui, il est portable.
00:16:42En plus, il est très léger.
00:16:43Moi, je le conseille d'apprendre.
00:16:44Le plus petit, le plus plat, portable, léger.
00:16:47Au point de vue...
00:16:48Tu fais très bien, M. Tourneur.
00:16:49Tu fais très bien.
00:16:50Au point de vue des raisons, c'est...
00:16:52Oui, mais je le prends, je le prends.
00:16:53Oui, mais lequel ?
00:16:54Ben, le plus petit, plus plat.
00:16:55Le plus petit, le plus plat.
00:17:10Ah, déjà, la télévision, merveilleux.
00:17:25Ça, c'est là, messieurs.
00:17:26Voilà, vous la mettez sur le petit meuble là-bas, au fond, s'il vous plaît.
00:17:32Oh.
00:17:35Parfait.
00:17:36Merci.
00:17:37Vous voulez voir quelque chose ?
00:17:38Ah, c'est bon.
00:17:39Non, non, non, je vous remercie.
00:17:40On n'a pas fini la journée.
00:17:41Ah.
00:17:41Ah.
00:17:42Ah.
00:17:55S'il vous plaît, M. Pommier.
00:18:04C'est parti !
00:18:42C'est parti !
00:18:57C'est parti !
00:19:27C'est parti !
00:19:56Il paraît que vous avez une forte clientèle de jeunes ménages.
00:20:01Oui, le patron leur fait des réductions.
00:20:03La maison est sentimentale, comme il dit.
00:20:06Ah, puis il faut les voir, les amoureux, avec leur première moquette toute neuve, leur canapéli et leur première télévision.
00:20:11Ils sont attendrissants.
00:20:13Récemment, vous avez livré un poste à un jeune ménage.
00:20:18Oh, vous savez, nous, on en livre tellement, on s'en souvient plus.
00:20:21Tu te souviens, toi ?
00:20:23À première vue, comme ça, non ?
00:20:29C'est bon, hein ?
00:20:30C'est bon, hein ?
00:20:31C'est bon.
00:21:04C'est parti.
00:21:32...
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00:34:37Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:18Sous-titrage Société Radio-Canada
00:35:45Sous-titrage Société Radio-Canada
00:36:07Et voilà, mon cher Albert, la septième chêne, la télévision du diable.
00:36:13Mais qu'est-ce qu'ils font, là, patron?
00:36:15Eh bien, ils mangent, comme vous voyez.
00:36:18Ah oui, vous avez dû avoir...
00:36:19Non!
00:36:20Non, vous avez dû avoir...
00:36:21Oui!
00:36:22Ça me met en appétit, moi aussi.
00:36:25Non, il n'y a pas des sandwichs ici?
00:36:43C'est tout ce que j'ai, patron.
00:36:44Merci, Albert.
00:36:52Regardez-les bien, parce qu'il faut me les retrouver.
00:36:56Qui ça, ils?
00:36:58Ben eux.
00:36:58Ah oui, ça joue.
00:36:59Je suppose que ce sont des comédiens professionnels.
00:37:02Vous supposez?
00:37:03Oui, ils jouent pas mal.
00:37:05Oui, oui.
00:37:06Merci.
00:37:07Pour les retrouver, comment faire?
00:37:10Ça va pas être facile.
00:37:12Ben, ils doivent être fichés quelque part.
00:37:16Il y a des listes d'artistes qui ont...
00:37:19Peut-être même des animais avec des photographies.
00:37:23Beaucoup, celui-là.
00:37:24Regardez comment ils sont, c'est assez de...
00:37:27de les retrouver, de les reconnaître.
00:37:48C'est bien, je peux pas t'offrir tout ça.
00:37:51Une toilette, des bijoux.
00:37:54Tu ne demandes rien, mon chéri?
00:37:56Tu ne demandes rien, mais je vois bien ce que tu penses.
00:37:59Merci.
00:37:59Ça aussi, tu verrais bien.
00:38:00Moi, j'ai du homard, porté des diamants.
00:38:02Et puis, tu me dis qu'avec moi, c'est pas demain la veille.
00:38:04Mais écoute, Antoine, tu t'imagines n'importe quoi.
00:38:06C'est cette télévision qui nous donne des idées.
00:38:08On ferait mieux de l'éteindre, je t'assure.
00:38:09Elle va encore nous gâcher une soirée.
00:38:14Non, j'ai déjà gâché la soirée.
00:38:25Très bien, les enfants.
00:38:26Merci.
00:38:27Allez, fini.
00:38:28La journée est terminée.
00:38:32Youhou!
00:38:36Peux-tu pour aller vous trouver?
00:38:37Oui.
00:38:45Ah, très bon votre bar.
00:38:47Ah oui, délicieux.
00:38:48Ah oui?
00:38:49Vous aussi, c'est très bon.
00:38:52La scène du collier, j'aime beaucoup.
00:38:54Ah bon?
00:38:54Oui.
00:38:55Allez, il faut voir le collier.
00:38:56Très.
00:38:57Allez, à demain.
00:38:58À demain.
00:38:59Merci, au revoir.
00:38:59Au revoir, monsieur.
00:39:02Voilà.
00:39:03Voilà, un petit peu de monde, tout ça.
00:39:06Parfait.
00:39:06C'est bon.
00:39:18Au revoir.
00:39:37Mais Albert...
00:39:39À quoi ou à qui essayez-vous de ressembler ?
00:39:42À un metteur en scène de cinéma.
00:39:46Et pourquoi ?
00:39:47Je vais faire la tournée des Impressariots.
00:39:52Ah, excellente idée.
00:40:02Ah non, non, non.
00:40:04Non, je ne vois pas.
00:40:05Ah, très bien, très bien ce jeune homme.
00:40:08Très bien, mais occupé.
00:40:09Ah bon.
00:40:09Donc de toute façon, il ne correspond pas à mes personnages, vous comprenez ?
00:40:12Moi je prépare un film lyrique, un film poétique, et je veux un couple.
00:40:16Un couple chic, très chic, élégant.
00:40:18Très chic, très chic.
00:40:19Ah non, pas ça, non.
00:40:21Un grand jeune homme, clair, aux yeux verts.
00:40:24Non, non, non.
00:40:25Une jeune femme blonde, aux yeux bleus.
00:40:27Blonde ?
00:40:27Oui, oui.
00:40:28Vous voyez, voilà.
00:40:30Mais non, elle est brune.
00:40:31Croyez-moi, elle est blonde.
00:40:32Ah oui, avec une perruque.
00:40:33Peut-être, non.
00:40:34Voyons, mais c'est tout ce que vous avez ?
00:40:37Ah non, j'ai beaucoup, mucho.
00:40:40Oui, mais montrez-moi.
00:40:41Il y a plein de types.
00:40:42Mais montrez-moi, je vous en prie, je vous en prie.
00:40:46Deuxième choix, second choice.
00:40:50Oui, ça va, bien sûr.
00:40:51Montrez, montrez, montrez.
00:40:53Voyons, voyons.
00:40:54Ah, pour un personnage poétique, vous n'y pensez pas.
00:40:57C'est ma patrie.
00:40:58Pardon.
00:41:01Merci.
00:41:02Vous comprenez, un jeune homme capable de porter le smoking,
00:41:06une jeune femme capable de porter la robe du soir,
00:41:09une jeune femme blonde, aux yeux clairs, pas très grande.
00:41:14Oui, mais c'est un homme.
00:41:17Vraiment, vraiment, vous ne me comprenez pas.
00:41:19Laissez-moi regarder moi-même.
00:41:21Voyons, voyons.
00:41:24Non, non, non, non, non, ils sont occupés.
00:41:30Voilà.
00:41:32This is beautiful, non?
00:41:36Olivier Larue, Sibyl Larue.
00:41:50Véselier.
00:41:52Et pas trop.
00:41:58Sibyl Larue ?
00:42:00Tes photos ?
00:42:02Et alors, qu'est-ce que ça prouve ?
00:42:04Ça prouve l'existence de la septième chaîne.
00:42:07Ces comédiens ne se sont plus produits sur les antennes de la télévision depuis cinq ans.
00:42:12Votre assassin a bien dû les voir quelque part, non?
00:42:15Qui ça ?
00:42:16Franchement.
00:42:17C'est un fou, vous le savez bien, il est enfermé dans un hôpital psychiatrique.
00:42:20Monsieur le principal, l'affaire est grave.
00:42:24Plus grave que vous ne le pensez.
00:42:26J'ai toutes les raisons de croire qu'un nouveau crime de même nature se prépare.
00:42:30Il faudrait montrer ses photos à Rochement pour qu'il reconnaisse son rival.
00:42:41Et voilà.
00:42:43Je vous remercie.
00:42:50Monsieur Rochement.
00:42:54Monsieur Rochement.
00:42:57Rochement.
00:43:00Connaissez-vous cet homme ?
00:43:07C'est lui, monsieur le commissaire.
00:43:10Fumier !
00:43:11Ordures !
00:43:12Voyez, monsieur le commissaire, je ne vous racontais pas d'histoire.
00:43:14C'est un homme a détruit ma vie.
00:43:16Sans lui, ma petite Thérèse vivrait tout.
00:43:18Calmez-vous, mon vieux, calmez-vous.
00:43:20Nous allons l'empêcher de nuire désormais.
00:43:29Vous ne trouvez pas que vous y allez un petit peu fort tout de même ?
00:43:32Après tout, si sa femme s'est laissée séduire par un acteur, c'est un petit peu de sa faute,
00:43:36non?
00:43:37Et de là, elle a tué.
00:43:38Ce n'est pas si simple, mon cher Muselier.
00:43:41Faudrait d'abord savoir si l'acteur la connaissait, elle.
00:43:45Parce qu'à votre avis, il pouvait la séduire sans l'avoir jamais vue.
00:43:49C'est une histoire de fou.
00:43:53Écoutez, Muselier, ce n'est pas difficile.
00:43:56Convoquons ce comédien.
00:43:57Il vous dira s'il connaissait Rochement et sa femme.
00:44:02Bon, j'en suis.
00:44:12Denis Rochement.
00:44:16Thérèse Rochement.
00:44:21Vous ne reconnaissiez pas les personnes qui sont sur ces fauteuils ?
00:44:25Ah, pas du tout. Je ne les ai jamais vues.
00:44:27Vous en êtes bien sûr ?
00:44:29Eux, pourtant, semblent bien vous connaître.
00:44:33Écoutez, non.
00:44:36Bon, eh bien, je vais être obligé de procéder à une petite confrontation.
00:45:08Applaudissements.
00:45:10C'est lui que je vois des vélèges !
00:45:11Salaud, t'es mieux, t'es mieux !
00:45:13T'es mieux, t'es mieux !
00:45:15Salaud, je t'ai tuerai, t'encore, je t'ai tuerai ma...
00:45:17À cause de toi, ma petite Thérèse, salaud !
00:45:19T'es tendu ! T'es tendu !
00:45:24Vous voyez ?
00:45:26Il semble bien vous connaître.
00:45:29C'est un fou.
00:45:31Mais enfin, voulez-vous m'expliquer ce que cela signifie ?
00:45:32Nous sommes obligés de vérifier toutes les déclarations qu'on nous fait,
00:45:34même si ceux qui les font ne sont pas tout à fait dans leur état normal.
00:45:37Mais enfin, pourquoi cet homme m'en veut-il ?
00:45:38Je prétends que vous avez séduit sa femme dans un feuilleton de télévision.
00:45:41Or, nous avons vérifié.
00:45:42Vous n'êtes pas paru sur les antennes de l'ORTF depuis au moins cinq ans.
00:45:46Alors ?
00:45:48Qu'en pensez-vous ?
00:45:50Vous avez une autre explication ?
00:45:54Écoutez, je n'avais jamais rencontré cet homme avant aujourd'hui.
00:45:57Sa femme, je ne l'ai jamais rencontrée non plus.
00:46:01C'est à vous de me donner des explications.
00:46:07M. Pommier, qui vient de prendre l'affaire en main,
00:46:09vous expliquera ça beaucoup mieux que moi.
00:46:12Bonsoir, M. Larue.
00:46:14Je vous raccompagne, M. Larue.
00:46:18M. le principal.
00:46:20Ah, je vous prie de ne pas quitter Paris sans nous prévenir.
00:46:45Je vous présente ma femme, c'est lui.
00:46:47Pommier, je vous connais, madame. Je vous ai déjà vue.
00:46:49Oh, comme c'est agréable !
00:46:51Au théâtre, peut-être ?
00:46:53Je vous ai vue hier soir.
00:46:56Vous étiez remarquable, M. Larue.
00:46:58Beaucoup de naturel, de finesse.
00:47:02Comment vous m'avez vue ?
00:47:04Beaucoup d'élégance dans votre façon de manger l'homme.
00:47:09Je ne comprends pas que vous gâcherez votre talent
00:47:13dans des entreprises aussi suspectes.
00:47:41Écoutez, la rue, vous n'y êtes pour rien.
00:47:43Vous étiez des instruments entre ses mains.
00:47:46Mais à présent, vous savez,
00:47:48je compte sur vous pour me prévenir
00:47:50dès que notre intervention sera nécessaire.
00:47:54Écoutez, il nous donne toujours la veille
00:47:55le scénario du lendemain, ce soir.
00:47:57Qu'est-ce que c'est ce soir ?
00:47:58En principe, c'est la scène de la GIF, ce soir.
00:48:00C'est la scène de la GIF.
00:48:01Demain, je ne sais pas.
00:48:04Peut-être que je vous téléphonerai ce soir après l'émission.
00:48:07Bon.
00:48:09Je compte sur vous.
00:48:11Ferme.
00:48:12Oui.
00:48:12Ferme.
00:48:19Tiens.
00:48:20Vous êtes en retard, là.
00:48:22Désolée.
00:48:23On y va tout de suite.
00:48:24Allez, allez.
00:48:26Féchez-vous.
00:48:33On lui est là, la télé, puisque tu lui tiens.
00:48:35Non, si ça doit se terminer comme hier soir,
00:48:37je n'y tiens pas du tout.
00:48:43Allez, écoute, essaie de comprendre.
00:48:44On a eu le patron sur le dos toute la journée.
00:48:46Je t'ai crevé, je t'ai énervé, c'est tout.
00:48:48Mais la télé, tu as l'heure d'envie.
00:48:50Non, c'est toi.
00:48:51Disons que nous en avons envie tous les deux.
00:48:53Si tu veux.
00:48:54En place, allons.
00:49:08Ah, merci.
00:49:16Combien de sucre?
00:49:18Un seul, ça suffira.
00:49:20Un seul.
00:49:22Merci.
00:49:23Merci.
00:49:28Allons.
00:49:29Avouez-le.
00:49:31Il vous plaît, cette petite.
00:49:34Mais de qui voulez-vous parler?
00:49:37C'est vrai, ça, de qui parle-t-il?
00:49:39Je ne sais pas.
00:49:39Moi, il aurait fallu voir le début de l'émission.
00:49:42Faites pas l'enfant.
00:49:43Vous savez très bien à qui je pense.
00:49:45Mais je vous assure, ma chérie.
00:49:50Mais cette fois, il t'a regardé, j'en suis sûr.
00:49:52Enfin, tu deviens fou, c'est de la télévision.
00:49:54Oui, mais télévision ou pas, il t'a regardé, il t'en rougit.
00:49:56Oh, tu m'as grâce.
00:49:56Non, non, pas, il t'en rougit.
00:49:57Je vais faire la vaisselle.
00:49:58Je reviendrai quand tu seras calme.
00:50:01Vraiment, Hubert.
00:50:02Je vous aurais cru plus loyal.
00:50:04Je vous aurais cru, c'est de la télévision.
00:50:47Ça finit la vaisselle?
00:50:50Ça n'a pas traîné.
00:50:52Il faudrait peut-être que je recommence.
00:50:54Attention, Jeannie.
00:50:57Jeannie.
00:50:57Tu sais ce qu'on dit des jaloux?
00:50:58Attention pour la vie.
00:51:00La jalousie comme le feu peut raccourcir les cornes.
00:51:02On signale.
00:51:02Mais elle les fait sentir mauvais.
00:51:05Toi.
00:51:08Tu m'as battue.
00:51:10Pardonne-moi.
00:51:11Jamais je n'aurais cru ça de toi.
00:51:13Excuse-moi.
00:51:14C'est cette télévision, cette télévision du diable.
00:51:21Ça va, mon chéri?
00:51:22Tu peux avoir été trop mal?
00:51:23Non, ça va.
00:51:25Ça va, on y va.
00:51:34Bravo, mes enfants, bravo.
00:51:36Ça s'accélère, ça devient plus nerveux.
00:51:38On gagne du temps.
00:51:39Je suis très content.
00:51:41Bon, qu'est-ce qu'on fait demain?
00:51:42Demain?
00:51:43La scène du crime passionnel.
00:51:45Attention, hein.
00:51:47Vous vous concentrez vachement.
00:51:49Je veux voir la haine jusqu'à la folie.
00:51:52Vous sentir le meurtre dans vos yeux.
00:51:56Hum?
00:51:56Compris?
00:51:57Oui.
00:51:58Bon, on va vous faire ça.
00:52:00C'est adorable.
00:52:01Ce sont des anges.
00:52:04Allô, monsieur Pommier?
00:52:06C'est pour demain soir, la scène du crime passionnel.
00:52:11Ne vous inquiétez pas.
00:52:13Jouez la scène comme d'habitude, sans donner l'éveil.
00:52:16Nous interviendrons à temps.
00:52:19Monsieur le principal, il me faudrait dix hommes à la disposition d'Albeil.
00:52:24En somme, c'est la télé qui tue.
00:52:25On se croira en plein feuilleton, c'est complètement idiot.
00:52:27Qu'est-ce que je vous disais, monsieur le principal?
00:52:30Voilà Pommier qui découvre le crime électronique.
00:52:32Exactement, mon cher Muselier.
00:52:34Encore une fois, je vous demande d'agir dès ce soir.
00:52:36Ah non, pas ce soir.
00:52:38C'est ce que Pommier avance est exact.
00:52:39Il me paraît effectivement très urgent d'intervenir.
00:52:42Oh, ce soir, j'ai mon feuilleton de télévision.
00:52:44Que vous l'ancrez, Muselier?
00:52:45Vraiment, mon vieux, je suis navré.
00:52:47Mais, sincèrement navré.
00:53:06Allô, oui?
00:53:08Oui, c'est elle-même.
00:53:10Bonjour, monsieur.
00:53:12Qui est à l'appareil?
00:53:14Oh, mon nom ne vous dirait rien.
00:53:16Je suis le président de l'association de l'aide aux jeunes ménages.
00:53:22Voilà.
00:53:23Et vous venez justement de gagner le premier prix de notre association.
00:53:29C'est une commande de télévision à distance.
00:53:33Et vous êtes prié de venir chercher votre prix à 19h30.
00:53:39Au magasin Belzébor.
00:53:42Écoutez, monsieur, ça m'ennuie un petit peu parce que mon mari rentre à 8h
00:53:45et il sera étonné de ne pas me trouver là.
00:53:47Justement, vous lui ferez la surprise.
00:53:49Il sera très heureux, croyez-moi.
00:53:52Très heureux.
00:53:55Alors, 19h30, sans faute, n'est-ce pas?
00:53:59Bien, c'est entendu.
00:54:01C'est parfait.
00:54:22Bonjour, monsieur.
00:54:23J'ai reçu un coup de télé...
00:54:24Ah, ben voilà.
00:54:25Oui, je viens chercher mon cadeau.
00:54:27Excusez-moi, je suis un petit peu pressée.
00:54:29Au revoir, monsieur.
00:54:44Alors, Bono, on regarde la télévision?
00:54:49Ça commence à quelle heure?
00:55:01Et en attendant, je pourrais peut-être regarder mon feuilleton.
00:55:04C'est sur la première.
00:55:05Ça ne me paraît pas très prudent.
00:55:29Ici, Pommier.
00:55:30La soirissière est en place.
00:55:33Rien à signaler pour l'instant.
00:56:04C'est un métier.
00:56:06C'est un métier.
00:56:09Alors, dis-tu décide de lui?
00:56:11Oui, c'est un métier.
00:56:42Eugénie.
00:56:43La femme d'Hubert.
00:56:46Hubert?
00:56:47Enfin, Sybille Larue, la femme d'Olivier.
00:56:53La femme d'Hubert.
00:56:55La femme d'Hubert.
00:57:09La femme d'Hubert.
00:57:21Je me vengerai.
00:57:24Où étais-tu?
00:57:26Enfin, je peux sortir, non?
00:57:27J'ai le droit, il me semble.
00:57:29Avec qui tu étais?
00:57:31Tu vas me dire avec qui tu étais tout de suite?
00:57:34Excusez-moi, ma chère.
00:57:35Je suis un peu en retard.
00:57:36Mais c'est quoi?
00:57:37C'est quoi?
00:57:38Une affaire importante, sans doute?
00:57:40Oui, un rendez-vous qui a un peu traîné.
00:57:42Un industriel brésilien.
00:57:43C'était assovant, d'ailleurs.
00:57:44Ne vous fatiguez pas, Hubert.
00:57:45Je sais très bien à quoi ressemblait
00:57:47votre industriel brésilien.
00:57:49C'est une petite blonde
00:57:51avec un chignon, des yeux marrons
00:57:52et une robe à volants,
00:57:55noire et blanche.
00:57:55C'est ça.
00:57:56Je le savais.
00:57:58Tu étais avec lui.
00:57:59Tu étais avec lui.
00:58:02Mais qu'est-ce que tu fais?
00:58:03Allez, le revolver.
00:58:05C'est le moment.
00:58:17Antoine, mais qu'est-ce que tu fais?
00:58:18Monsieur Tourneau,
00:58:19monsieur Tourneau,
00:58:19monsieur Tourneau,
00:58:20s'il vous plaît, les gars,
00:58:22et ouvrez la caméra, s'il vous plaît.
00:58:24Monsieur Tourmelon,
00:58:24madame Tourmelon,
00:58:25vous entendez?
00:58:26Le cauchemar est terminé.
00:58:28Vous avez été victime
00:58:29d'une machination,
00:58:29d'une machination diabolique,
00:58:31s'il vous plaît.
00:58:33À partir d'aujourd'hui,
00:58:34la septième chaîne
00:58:34interrompt ses émissions
00:58:36définitivement.
00:58:39Suivez-moi.
00:58:51Personne?
00:58:54Personne?
00:58:54Non, personne.
00:59:28Passez-moi, Albert,
00:59:29je vous prie.
00:59:32Albert?
00:59:34Oui, vous pensez
00:59:35qu'ils se remettront?
00:59:39Et Diablever?
00:59:41Envolé?
00:59:42Oh, ben,
00:59:43il fallait s'y attendre.
00:59:45Enfin, ce n'est que
00:59:46par Tirmise.
00:59:47Nous le retrouverons.
00:59:49Très bien.
00:59:50Albert,
00:59:51je suis content de vous.
00:59:53Mon cher miselier,
00:59:54vous allez pouvoir
00:59:55voir votre émission.
00:59:56Vous avez fini.
00:59:58Pourquoi je ne vous en veux pas?
01:00:04Ah, ben,
01:00:06c'est la fin.
01:00:08Vous aurez toujours
01:00:08le générique.
01:00:10Ça va me donner des regrets.
01:00:27Mais quelle équipe?
01:00:39Tu sais, les feuilletons,
01:00:40c'est comme tout.
01:00:42On a beaucoup de mauvais,
01:00:43mais quand ils sont bons...
01:00:47En tout cas,
01:00:48c'est bien le meilleur
01:00:49qu'on ait vu
01:00:49à la télévision.
01:01:02Sous-titrage Société Radio-Canada
01:01:05Sous-titrage Société Radio-Canada
01:01:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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