- il y a 9 heures
- #sudradio
Avec Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l'Observatoire de l'immigration et auteur de "Immigration, mythes et réalités", éd. Fayard
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NewsTranscription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:05Hakim Elkaroui, fondateur du comité d'action pour la Méditerranée,
00:09et Thierry Pech, directeur général du think tank Terra Nova,
00:12font la tournée des plateaux depuis quelques jours,
00:14puisqu'ils publient un essai de politique fiction intitulé « Sans eux »,
00:17en nous projetant dans une France sans immigrés.
00:20L'apocalypse avant l'heure, avec un certain Philippe de Villiers à l'Elysée,
00:23Bruno Retailleau à Matignon, une dystopie sur laquelle vous souhaitez revenir aujourd'hui, Péricault,
00:27avec Nicolas Pouvromonti, auteur de l'Immigration, Mythe et Réalité, paru aux éditions Fayard.
00:33Bonjour.
00:33Bonjour.
00:34Bonjour Nicolas Pouvromonti, merci de revenir.
00:36Vous étiez là jeudi dernier, jeudi il y a trois jours, mais ça passe tellement vite.
00:39C'est un plaisir.
00:41Nous discutions de votre riche, Immigration, Mythe et Réalité,
00:44et en réécoutant l'émission du service public d'hier, donc d'avant-hier maintenant,
00:50matin, je me suis dit, mais c'est jeudi ce pauvre Nicolas Pouvromonti,
00:53mais il nous raconte n'importe quoi.
00:55Il n'y a pas de mythe, il y a peut-être des réalités, il n'y a pas de
00:57mythe du tout,
00:58et les réalités c'est que tout va très bien.
01:00A la rigueur, on manquerait peut-être d'immigrés.
01:03Donc c'est pour ça que je vous ai demandé Nicolas Pouvromonti de revenir.
01:06Alors, ce n'est pas qu'on est en débat avec le service public,
01:09mais j'invite le service public à ne pas toujours recevoir le même son de cloche.
01:14Nous-mêmes ici à Sud Radio, on reçoit les uns les autres, je vous reçois vous,
01:17et que M. El-Karoui et M. Pech sachent bien qu'ils sont les bienvenus,
01:22et si un jour on peut avoir une confrontation, un dialogue républicain,
01:26pour confronter les idées,
01:28personne n'a jamais dit qu'il fallait plus du tout expulser tous les immigrés.
01:34Il faut juste les réguler pour que ces gens-là, quand ils viennent en France,
01:38puissent profiter des valeurs et des vertus de la République.
01:40C'est tout, pour les gens qui les reçoivent et pour ceux qui sont accueillis.
01:43Voilà, c'est un principe de gauche assez humaniste.
01:47La droite a droit de s'en servir aussi, et souvent, elle n'ose pas.
01:50Voilà, plus précisément Nicolas Pouvromonti, je vous ai demandé de revenir.
01:55Est-ce qu'il y a quand même quelques points précis sur lesquels vous vous inscrivez en faux,
01:59dans ce que M. El-Karoui et Thierry Pech, et le troisième auteur,
02:05affirment dans leur livre « Sans eux ».
02:08Écoutez, on a le sentiment à la lecture de ce livre,
02:10mais comme à la lecture de l'étude publiée par Terra Nova il y a quelques mois,
02:13donc Terra Nova dirigée par le même Thierry Pech et l'étude écrite par Akim El-Karoui,
02:18que la ligne qui nous est proposée, c'est « On ne change pas une recette qui rate ».
02:22Parce que fondamentalement, dans ce livre, il n'y a pas de grande proposition de rupture.
02:27Il s'agit de poursuivre ce que nous faisons aujourd'hui,
02:29c'est-à-dire une immigration nombreuse qui s'accélère,
02:32qui s'accélère de manière auto-engendrée,
02:35avec un discours qui est très présent,
02:37qui est celui de la nécessité économique de l'immigration.
02:40Il y a quand même un élément assez radicalement absent
02:42dans le livre de Thierry Pech et d'Akim El-Karoui,
02:45mais comme, hélas, dans la réflexion d'une part de leur camp depuis plusieurs années,
02:48c'est le fait qu'il reste en France, par exemple,
02:514,5 millions de personnes au chômage,
02:53ou dans le halo direct du chômage.
02:55Nous avons un problème structurel de sous-emploi en France,
02:58un problème qui est d'autant plus marqué
02:59dans les populations immigrées ou d'origine immigrée.
03:02Malheureusement, le taux de chômage en France des immigrés,
03:04il est le double de celui des personnes sans ascendance migratoire.
03:08Le taux de chômage à la deuxième génération est aussi élevé qu'à la première,
03:11et il est même plus élevé sur certaines origines migratoires.
03:14Je n'ai rien lu dans le livre d'Akim El-Karoui et de Thierry Pech,
03:17qui viserait, par exemple, à résoudre cette difficulté structurelle.
03:20En plus, voilà, il n'est pas question de dire
03:24qu'on va troquer 100% des postes sans emploi en France
03:28qui sont des immigrés,
03:30mais je pense qu'effectivement, il y a des Françaises et des Français
03:32qui pourraient occuper certains postes
03:34qui sont aujourd'hui occupés par des gens
03:37qui peut-être n'ont pas vocation à rester là
03:39ou qui n'ont pas forcément envie de faire ce travail non plus.
03:41Oui, bien sûr, la question qui se pose
03:42sera celle notamment des postes qui demain seront créés
03:45ou auront besoin d'être créés dans une économie compétitive.
03:48On dit parfois que les Français ou les gens qui vivent déjà en France,
03:51qu'ils soient Français ou étrangers de longue date,
03:53ne souhaitent pas faire tous les métiers.
03:55Il faudrait préciser qu'ils ne veulent pas faire tous les métiers
03:57à n'importe quel prix.
03:58Et il se trouve que l'immigration de travail nombreuse et peu qualifiée,
04:01telle que celle qui est soutenue par le livre dont nous parlons,
04:04mais qui est aussi soutenue par certains secteurs du patronneur organisé
04:07depuis plusieurs décennies,
04:08elle contribue puissamment à entretenir le peu d'attractivité de ces métiers.
04:12Il est établi par un ensemble d'études universitaires récentes
04:15que l'afflux nombreux de travailleurs immigrés peu qualifiés
04:18a un effet à la baisse sur le salaire des ouvriers
04:21ou des employés natifs peu qualifiés.
04:24L'exemple archétypal qu'on voit beaucoup dans les rues de France aujourd'hui,
04:27c'est celui des livreurs à vélo.
04:29Quand on a vu émerger il y a une dizaine d'années,
04:31les livreurs des plateformes numériques de livraison de repas,
04:33on ne citera peut-être pas de marque à l'antenne,
04:35mais chacun voit les sacs isothermes un peu couleur vive
04:38qui sont maintenant présents dans les rues des villes de France.
04:41Il y a dix ans donc, c'était essentiellement des métiers étudiants
04:43qu'on faisait en complément d'un cursus universitaire
04:46ou pour se faire de l'argent de poche.
04:48Aujourd'hui, 90% des livreurs de repas à vélo font ça à temps plein.
04:53Ils sont à quasiment 100%, 98% des immigrés récents.
04:57Les deux tiers d'entre eux sont en situation irrégulière.
05:00Leur revenu horaire moyen, c'est moins de la moitié du SMIC horaire.
05:03Leur temps de travail moyen par semaine, il est de 65 heures.
05:08Avec des conditions de travail qui sont exactement celles que vous imaginez.
05:11Un livreur Uber Eats, on va quand même citer la marque,
05:14fait en moyenne 850 km par mois sur son vélo,
05:17sans compter le retour au point de départ.
05:18Que ce soit sur les conditions de travail ou sur les conditions de rémunération
05:22acceptées par exemple pour ce type de poste,
05:24cette immigration nombreuse et peu qualifiée
05:26fait baisser les conditions sociales et économiques
05:28de l'ensemble de la population, et y compris les immigrés eux-mêmes.
05:31Alors, autre paradoxe en particulier pour des gens
05:33qui se disent avoir des valeurs de gauche,
05:34l'immigration non qualifiée pèse sur la baisse des salaires.
05:37Là, on dit toujours que c'est le capital
05:39qui a importé cette immigration pour faire baisser les salaires.
05:42Une espèce d'optimisation salariale.
05:45Et on tombe dans le panneau et on trouve ça très bien.
05:47Et ils ne disent rien non plus de cet aspect-là.
05:49Oui, oui, alors on peut y voir une forme de continuité
05:52dans ce que d'aucuns avaient appelé la stratégie Terra Nova.
05:54Vous savez, il y a maintenant 15 ans,
05:56Terra Nova a publié une étude qui s'appelait
05:58« Gauche, quelle majorité électorale ? »
05:59C'était en 2011.
06:01C'était juste de remplacer le peuple qui votait mal.
06:03Donc l'ancien électorat socialiste et communiste
06:05se perdait dans des considérations
06:07parce qu'ils avaient peur pour eux.
06:09Et donc, il fallait les remplacer par autre chose.
06:11On remplace le peuple.
06:12On ne parlait pas encore de Nouvelle-France,
06:14mais on parlait de la France de demain.
06:15C'était le concept qui était présent dans l'étude
06:17et qui a été floriste.
06:18Non pas la social-démocratie, finalement,
06:21mais plutôt du côté de la France insoumise.
06:23Mais en tout cas, c'était cette idée, effectivement,
06:24que la coalition victorieuse pour les forces progressistes,
06:27parce que Terra Nova se définit comme un think tank progressiste,
06:30ça n'est plus les classes populaires comme socle essentiel,
06:32c'est la coalition des urbains, des diplômés,
06:35de ce qu'on appelle les minorités sexuelles,
06:37et aussi des populations issues de l'immigration.
06:40Et dans ce cadre-là,
06:42les éléments d'inquiétude les plus directement matériels,
06:44typiquement, les niveaux de rémunération
06:46et les conditions de travail des ouvriers et des employés
06:48passaient au second plan.
06:49Et il se trouve qu'il y a eu avant-hier
06:51une prise de position assez courageuse de François Ruffin,
06:54qui essaye de longue date d'incarner une gauche
06:56qui entend se soucier encore un peu
06:58des conditions de vie des classes populaires
06:59et qui s'est dit défavorable
07:01au principe d'une immigration de travail nombreuse,
07:03notamment pour cette raison-là.
07:05Et c'est vrai que c'est le genre de considération
07:07dont on est surpris que la gauche officielle
07:09ne s'en saisisse pas.
07:10D'autant qu'aujourd'hui encore,
07:12sans même parler des gens qui votaient à gauche
07:13mais qui ne votent plus à gauche,
07:14ils restent dans l'électorat des partis de gauche d'aujourd'hui
07:17une bonne moitié d'électeurs
07:18qui considèrent par exemple
07:19que les niveaux d'immigration aussi en France
07:21sont aujourd'hui trop élevés.
07:22C'est clair, y compris dans la France insoumise.
07:26J'ai abordé hier,
07:27puisque c'était le 50e anniversaire
07:29de la loi sur le regroupement familial de 1976,
07:32là aussi, regroupement familial, oui,
07:34avec des gens qui ont vocation,
07:37donc le conjoint ou les enfants,
07:39et non pas l'élargissement.
07:41Et là aussi, remerta totale sur le fait
07:43qu'il y a une déréglementation
07:45du regroupement familial
07:47qui fait qu'aujourd'hui,
07:4860% de l'immigration est...
07:51Alors, il n'y a pas 60% d'immigrés
07:53par regroupement familial,
07:54mais aujourd'hui, la masse des immigrés,
07:5660% provient
07:57de l'univers du regroupement familial.
07:59C'est ça. En fait, le regroupement familial
08:01au sens strict, c'est une procédure particulière
08:03qui sont donc effectivement
08:04les étrangers extra-européens
08:05en situation régulière,
08:06qui font venir, en théorie seulement,
08:08leur épouse et leur conjoint mineur
08:10au bout de 18 mois.
08:10C'est une mesure humaniste
08:11et qui facilite l'intégration.
08:13Ce n'est pas absurde.
08:13C'est une mesure qui s'entend.
08:15Aujourd'hui, le continent de l'immigration familiale
08:17va bien au-delà de la procédure
08:18du regroupement familial.
08:19Et d'ailleurs, la France reçoit
08:21l'une des immigrations les plus largement
08:23pour motif familial de toute l'Europe de l'Ouest.
08:25Sur une période de 15 ans, 2005-2020,
08:27plus de 40% de nos entrées d'immigrés permanents
08:29se sont faites pour ce motif familial.
08:31Et ça pose beaucoup de questions,
08:33notamment, et là, je pense moins à la gauche
08:35qu'au bloc central,
08:36quand on entend certains discours politiques
08:38qui nous expliquent qu'on va chercher
08:40à faire baisser l'immigration familiale,
08:41parce qu'elle pose un certain nombre de questions,
08:43mais qu'on va chercher à faire augmenter
08:44l'immigration de travail.
08:45Ça ne marche pas comme ça.
08:46Les deux sont corrélés.
08:47Les deux sont indissociables
08:49dans l'état actuel de notre ordre juridique,
08:51notamment parce que le regroupement familial,
08:53dont nous fêtions hier les 50 ans,
08:56est l'archétype du point de politique migratoire
08:58sur lequel le gouvernement des juges
09:00a verrouillé tout ce qui aurait pu être fait
09:02par le pouvoir politique.
09:03Décret de 1976 qui l'instaure.
09:05Deux ans après, le gouvernement Barre
09:07se rend compte qu'il y a quand même un problème.
09:08Il cherche à le suspendre.
09:09Le Conseil d'État l'en empêche.
09:11C'est la régistie.
09:12Donc, le regroupement familial
09:13devient un principe général du droit.
09:1593, ça devient un principe
09:16à valeur constitutionnelle.
09:17Puis, le droit européen.
09:19Et donc, demain,
09:20si on souhaite augmenter l'immigration de travail,
09:21on augmentera aussi l'immigration familiale.
09:23Et là aussi, au merta total.
09:25Au merta total.
09:26Et puis, il y a vraiment aussi
09:27une forme d'hypocrisie en la matière.
09:29Parce que je pense que les responsables politiques
09:31sont quand même très conscients
09:32de l'existence de cette procédure.
09:33S'il y a un champ de la politique d'immigration
09:36dont on parle beaucoup depuis 50 ans
09:37et à juste titre,
09:38c'est le regroupement familial.
09:39Donc, il faut assumer
09:40soit une politique migratoire cohérente
09:42d'ouverture et de poursuite
09:43de l'accélération migratoire,
09:44soit une politique de reprise en main
09:46qui ne peut pas séparer de manière hermétique
09:48les motifs de travail
09:49et les motifs de famille.
09:50Et puis, n'oublions pas
09:51le rapport de Charles Rodouel
09:53d'octobre 2025.
09:54Très précis, rapport exemplaire.
09:56Alors, on peut aimer ou pas Charles Rodouel
09:58parce que considérer son travail
10:00a été reconnu
10:00par toutes les experts compétents.
10:03Là aussi, pas un mot.
10:04On oublie.
10:05Allez, hop, classé.
10:06Tout à fait.
10:06Et l'immigration algérienne,
10:07puisque Charles Rodouel
10:08a effectivement payé son rapport
10:10tout à fait sur les implications budgétaires
10:12de l'accord migratoire franco-algérien,
10:13c'est l'exemple de ce que produit
10:15le type d'immigration
10:16qu'on reçoit aujourd'hui
10:17et notamment l'immigration
10:17à motif familial.
10:19L'immigration algérienne en France,
10:20elle est deux fois plus familiale
10:21dans ces motifs
10:22que la moyenne du reste de l'immigration.
10:24Si vous regardez
10:25les titres de séjour nouveaux
10:26donnés à des Algériens l'an dernier,
10:27ils ont été deux fois plus souvent
10:29pour motif familial
10:29que le reste de l'immigration.
10:31Ça doit beaucoup
10:32à l'état de l'accord franco-algérien
10:33qui élargit encore
10:34les conditions d'accès,
10:36par exemple,
10:36pour regroupement familial
10:37par rapport au reste des nationalités.
10:39La durée de résidence est réduite,
10:40les conditions de ressources
10:42exigées de la personne
10:43qui veut faire venir sa famille
10:45sont minorées.
10:46En tout cas,
10:46elles ne sont pas majorées
10:47en fonction du nombre d'enfants.
10:48Le regroupement familial
10:50pour les Algériens
10:50s'applique aussi
10:51dans le cadre
10:52de ce qu'on appelle la kafala.
10:53La kafala,
10:54c'est une forme d'adoption
10:55sans filiation
10:56qui existe dans le droit islamique,
10:57qui n'existe pas
10:58dans le droit français,
10:59qui ne vaut pas droit
11:00au regroupement familial
11:01pour les autres nationalités
11:02mais qui marche pour les Algériens.
11:04Sachant que par ailleurs,
11:05puisque c'est un système
11:06qui n'existe pas
11:07dans notre droit,
11:08notre administration
11:08n'a pas de moyens
11:09de le contester.
11:10Donc, on remet au juge algérien
11:11le pouvoir de délivrer
11:13des autorisations d'entrée
11:13sur le territoire français.
11:14C'est vraiment l'incarnation
11:16d'un certain nombre
11:17de difficultés
11:17dont on a pu parler.
11:18Et c'est là où il y a eu
11:18des abus évidemment manifestes
11:20et qui provoquent
11:21des déséquilibres à l'origine,
11:22des inquiétudes
11:23et des malaises
11:24dans notre société.
11:24Bien sûr,
11:25et ça a des conséquences en cascade.
11:26On parlait des difficultés
11:27d'intégration dans l'emploi.
11:29Vous avez en France
11:30la moitié des femmes algériennes,
11:32par exemple,
11:33qui ne sont ni en emploi,
11:34ni en études,
11:35ni à la retraite.
11:35Donc, un phénomène
11:36de très faible intégration
11:37sur le marché du travail
11:38qui a beaucoup à voir
11:39avec les canaux
11:40d'immigration familiale
11:41qui ne sont pas corrélés,
11:42par exemple,
11:43au fait que ces femmes
11:44puissent trouver une place
11:45sur le marché de l'emploi
11:46et une intégration
11:47dans la vie sociale du pays.
11:48Vous n'imaginez pas
11:49à quel point,
11:49Nicolas Pouvromonti,
11:50votre ouvrage
11:51Immigration,
11:52mais tes réalités
11:52tombe à point.
11:53Voilà quel déni de réalité
11:55de la part de ceux
11:55qui devraient au contraire
11:56s'en inquiéter.
11:58Justement pour que l'immigration
11:59soit une chance pour la France,
12:00justement pour que les immigrés
12:01aient des conditions décentes
12:03de vie et de travail.
12:04On devrait participer
12:05aux réflexions
12:06que vous portez,
12:07celles de Charles Rodwell,
12:08et non,
12:08on nous fait une façade
12:09en disant,
12:10c'est pas vrai,
12:10tout ça dès que du racisme,
12:11de la xénophobie,
12:13évidemment,
12:13un début de fascisme,
12:14bien entendu.
12:15Nous sommes tous mobilisés
12:16par des idéologies malsaines
12:17et ce sont eux
12:18les bien-pensants
12:19qui défendent la veuve
12:20et l'orphelin.
12:20Nous sommes les méchants,
12:21ils sont les gentils.
12:22C'est ce que je reproche
12:23au service public,
12:24n'est-ce pas ?
12:24Ils peuvent vous inviter,
12:26je pense que vous avez
12:26tout à fait disposé,
12:27Nicolas Pouvromonti,
12:33je ne sens aucune animosité,
12:34aucun racisme
12:35dans vos propos
12:37et quelque part,
12:37on se plaint
12:38de constater ce que vous constatez.
12:39On aurait aimé
12:40ne pas en arriver là
12:41parce qu'on aurait pu l'éviter.
12:42Si les gouvernements
12:43de la République française
12:44avaient pris la responsabilité
12:45de façon courageuse,
12:46on n'en serait pas là.
12:47Oui, non, non, c'est certain.
12:48Et par ailleurs,
12:48moi j'ai déjà eu l'occasion
12:49de débattre avec Akim El Karoui
12:50à plusieurs reprises,
12:51dont il y a deux jours
12:53sur la chaîne d'info télévisée
12:55de France Télévisions
12:56et je le fais toujours
12:57évidemment très volontiers
12:59parce que l'immigration,
13:00contrairement à ce qu'on me dit parfois,
13:01ce n'est pas un phénomène naturel,
13:03inévitable, irréversible
13:05qui ne s'agirait que
13:05d'accompagner au mieux.
13:06C'est un peu la thèse
13:07de Thierry Pêche et d'Akim El Karoui.
13:08C'est un sujet politique.
13:10Il est légitime
13:10qu'on puisse avoir
13:11des approches politiques
13:12différentes sur le sujet
13:13mais ça implique simplement
13:15qu'on sorte d'un réflexe
13:16de grand déni
13:16et d'un réflexe
13:18qui vise simplement
13:18à occulter le débat.
13:20Un réflexe d'obscurantisme,
13:21il faut le dire,
13:22qui reste très présent
13:23dans une part de la technocratie
13:24et du commentaire médiatique.
13:26La République française
13:27a ce trait une terre d'accueil.
13:28C'est une valeur fondamentale
13:29à condition que les gens
13:30que nous accueillons
13:31puissent recevoir le traitement
13:33et s'épanouir
13:34et acquérir
13:35ce qu'ils sont venus chercher
13:36parce que si on vient chercher
13:37quelque chose chez nous,
13:38c'est bien du bien-vivre
13:39et du bien-être.
13:40Voilà.
13:40C'est souvent quelque chose
13:41de différent de la société de départ.
13:43C'est peut-être une préoccupation
13:44aussi de la obédience chrétienne.
13:46On ouvre la maison
13:47pour que les gens
13:48que l'on reçoit
13:48nous soyons dignes
13:49de les recevoir correctement
13:50et qu'eux respectent un peu
13:52la maison où ils sont accueillis
13:53parce que nous sommes contents
13:54de les avoir
13:54et on espère qu'ils seront contents
13:58On peut voir les choses comme ça
13:59et je pense qu'il y a
14:00beaucoup d'immigrés aujourd'hui
14:01qui se rendent compte
14:02qu'il y a un enjeu de saturation
14:04créé par nos politiques
14:05d'immigration
14:05qui sont venus chercher en France
14:07à la fois un mode de vie,
14:10un niveau de vie,
14:11une qualité de vie en collectivité
14:13avec un accès
14:14à des services publics,
14:15un accès à des opportunités individuelles,
14:17un accès à un esprit
14:18d'émancipation aussi.
14:20Et parmi les grands angles morts
14:21de l'immigration,
14:22de la politique d'immigration,
14:24outre les méconceptions économiques
14:25dont on a pu parler
14:26et le fait que l'immigration
14:27c'est aujourd'hui
14:28un fait social total.
14:29Au-delà des considérations économiques
14:30qui sont importantes
14:31et qui sont souvent mal comprises,
14:32ça emporte des transformations
14:33pour l'ensemble de la société
14:34et si des immigrés viennent en France,
14:36c'est généralement
14:37pour y trouver la France
14:38et pas autre chose.
14:38Et ce sont souvent
14:39les plus intégrés
14:40et les mieux intégrés
14:41qui sont les plus inquiets
14:42de ce qui est en train de venir
14:43l'immigration en France.
14:44Merci Nicolas pour vous montrer
14:45d'avoir été en direct
14:46avec nous sur Sud Radio,
14:47d'être revenu
14:48pour vous expliquer.
14:49C'est toujours un plaisir.
14:49Et je pense que
14:51vu la situation,
14:52j'aurais peut-être souvent besoin
14:53de faire appel à vos connaissances.
14:54A très bientôt.
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