00:00Pendant ce temps, les déserts médicaux font encore des victimes et pas qu'en France.
00:04Et pas qu'en France, il vaut mieux pas être malade lorsqu'on vit dans un désert médical en France
00:07comme en Espagne.
00:08Là, ça se passe dans la communauté de Valence où un patient espagnol atteint d'un cancer de la prostate
00:13a dû attendre 514 jours avant d'être reçu par un spécialiste.
00:18L'affaire débute le 24 janvier 2022 lorsque ce patient consulte son centre de santé pour des douleurs prostatiques.
00:23On lui recommande de se rendre immédiatement au service d'urologie d'un hôpital public de Valence.
00:28Mais aucune consultation n'est possible, pas assez de médecins.
00:31Il ne sera examiné par un spécialiste que le 23 mai 2023, soit plus d'un an plus tard.
00:36Une attente qui, vous l'imaginez, ne fera qu'aggraver ses symptômes.
00:40Il n'aura de cesse de relancer l'hôpital pour obtenir un rendez-vous le plus tôt possible.
00:44Le patient est atteint d'un cancer de la prostate qui aurait pu être diagnostiqué à temps.
00:48Mais sa prise en charge tardive lui imposeront un protocole lourd combinant radiothérapie et castration chimique en janvier 2024.
00:55Au vu des conséquences physiques et psychologiques, vous l'imaginez, le patient a engagé une procédure juridique.
01:01Il réclame une indemnisation de 36 237 euros auprès du ministère de la Santé locale.
01:06Le plaignant dénonce une désorganisation administrative ayant entraîné un énorme retard de traitement,
01:11provoquant chez lui dépression, anxiété et insomnie en plus du reste.
01:15Le problème des déserts médicaux n'est donc pas uniquement français, ce qui n'est pas fait pour nous rassurer.
01:19Alors le problème de la santé espagnole, c'est comme l'anglaise, elle est publique, elle est gratuite.
01:23Vous allez à l'hôpital, vous ne payez rien, il n'y a même pas de ticket modérateur.
01:27Sauf qu'évidemment, il y a manque d'effectifs.
01:29Et quand on veut se faire bien soigner, on va souvent retrouver les mêmes médecins qui travaillent dans le service
01:35public,
01:35mais qui vous reçoivent en consultation privée.
01:37Et là, c'est une autre somme.
01:38Et là, évidemment, vous avez un rendez-vous dans la semaine.
01:41Mais si vous devez vous contenter d'un spécialiste mandaté par le service public,
01:46et bien vous êtes comme ça, aujourd'hui dans beaucoup de régions françaises,
01:49et bien vous attendez deux mois, trois mois, que ce soit un cardiologue, un ophtalmologiste, un rhumatologue.
01:53Alors que font beaucoup de nos compatriotes ?
01:55Et bien ils prennent le TGV, ils montent à Paris, ils ont un rendez-vous dans la semaine.
01:58En Espagne, même chose, on va à Barcelone, à Madrid ou dans les grandes villes.
02:02Cette personne, visiblement, ne l'entendait pas ainsi.
02:04Et elle a dû qu'attendre un an pour ce fait que diagnostiquait un cancer de la prostate,
02:08qui aurait pu lui être fatal en plus.
02:10Ah oui !
02:10Donc voilà, le service public mal géré, surtout avec cette possibilité d'aller consulter le même médecin à titre privé,
02:18mais à 300 ou 400 euros la consultation, c'est sûr que ça crée une disparité et une injustice flagrante.
02:24Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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