- il y a 2 jours
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-04-28##
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-04-28##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Est-ce que le niveau de langage d'Emmanuel Macron n'est pas un peu choquant ?
00:05Il a dit encore hier, c'est le bordel, on marche sur la tête.
00:08Vous vous souvenez, il avait sorti un pognon de dingue, etc.
00:13Maboule aussi.
00:14Maboule, hier.
00:16Je ne sais pas ce que vous en pensez de ce langage.
00:18Alors, parfois c'est bien qu'il y ait une forme de parler vrai du président de la République,
00:24mais il y a d'autres moments où on se dit quand même,
00:27et puis surtout, là, ce que l'on peut se dire hier,
00:30quand il dit c'est encore le bordel,
00:32une folie du système français, ça fait quand même dix ans qu'il dirige la France.
00:36Alors, vous allez me dire, ce n'est pas toujours évident,
00:38mais tout de même, là, j'aimerais vous entendre aussi.
00:41Est-ce qu'on a encore le sens du devoir ?
00:45Est-ce qu'on a encore le sens du sacrifice en France ?
00:48C'était l'objet de votre édito ce matin, Noémie Alioa.
00:53Vous êtes avec nous jusqu'à 9h, avec Éric Revelle également,
00:58parce qu'il va y avoir l'hommage national rendu aujourd'hui au soldat Anissé Girardin,
01:03le deuxième soldat tué au Liban il y a quelques jours, bien sûr,
01:08qui est décédé des suites de ses blessures.
01:10Et puis, l'une des questions à la suite de l'annonce,
01:14de la publication du rapport sur l'audiovisuel public la semaine prochaine,
01:18qu'est-ce qu'il faut faire de ce rapport ?
01:21Alors, d'ores et déjà, le gouvernement a laissé entendre
01:24qu'il n'y aurait pas de suite, il n'y aurait pas de loi.
01:26Sauf que, peut-être que certains députés vont s'en emparer ou pas,
01:32parce que c'est trop tôt, puisqu'il y a aussi une élection dans moins d'un an maintenant.
01:37Quel est votre sentiment, Noémie, en fait, sur ce rapport ?
01:43Est-ce qu'il faut en faire ?
01:44Ce qu'on attend de ce rapport, c'est qu'ils nous disent où raboter et où faire des économies.
01:49Parce que c'était un petit peu ça, tout le projet de cette enquête.
01:53C'était de montrer qu'il y avait des façons d'utiliser l'argent public
01:59qui étaient complètement en dehors des clous.
02:02Et donc, à l'heure où on demande aux Français de se serrer la ceinture,
02:05à l'heure où on leur explique, au fond, que l'État est endetté comme jamais,
02:08on ne peut pas, de l'autre côté, avoir des médias publics qui dilapident l'argent public
02:13de la façon dont ça a été montré dans le rapport.
02:15Alors voilà, parce que, bon, tout n'est pas dilapidé non plus, bien sûr.
02:19Mais il y a des excès, il y a des abus.
02:22Il y a des abus, il y a des excès, ça a été très bien montré.
02:25Il y a eu des voyages, il y a eu des nuits d'hôtel,
02:28il y a eu des choses qui n'auraient pas dû être, si vous voulez, dans une entreprise normale.
02:31Ça n'aurait pas été possible.
02:33Or, parce que parfois c'est l'argent public,
02:35il y a une forme de pensée qui considère que cet argent est de l'argent gratuit.
02:40Or non, c'est l'argent qu'on prend aux Français,
02:42les Français payent des impôts,
02:44et donc l'argent public devrait être mieux réparti.
02:46Oui. Et Éric Revelle, est-ce que c'est votre sentiment ?
02:49Et ensuite, je vais vous donner la parole à vous, au 0 826 300 300,
02:53n'hésitez pas à appeler Éric.
02:56Éric Revelle ?
02:57Ah, bon, petit souci en fait, avec Éric,
03:00je lui donnerai la parole dans un instant.
03:01C'est Julien de Paris qui est avec nous au 0 826 300 300.
03:06Julien, qu'en pensez-vous ?
03:07Bonjour, tout d'abord.
03:08Oui, alors bonjour, bonjour à tous, bonjour à Noémie,
03:10bonjour à vos invités,
03:12et bonjour à vous, Patrick.
03:14Moi, je pense qu'effectivement,
03:15on a mis le doigt sur une gabgie,
03:17mais ça, dans les sphères de l'État,
03:19malheureusement, c'est devenu une habitude,
03:22c'est plus quelque chose qui m'étonne.
03:24Moi, c'est plutôt sur la partie
03:28propagande, je vais le dire,
03:30et de soft power, en fait, qu'on peut retrouver,
03:32et qui est disséminée avec l'argent public,
03:34notamment sur France Inter,
03:35mais en fait, cette propagande,
03:37elle est autant à gauche qu'à droite.
03:39Je ne vais pas jeter l'opprobre sur l'un ou sur l'autre.
03:41Là où je vais, par contre, jeter l'opprobre,
03:42c'est qu'un des deux camps
03:45va littéralement puiser dans l'argent public en permanence.
03:47On voit ça avec le CNC,
03:48on voit ça avec France Inter,
03:49on voit ça avec énormément de choses.
03:52Et là où c'est plus compliqué,
03:54là où je mets le doigt,
03:55c'est sur la partie soft power.
03:56C'est que beaucoup de gens
03:57ne vont pas parler ouvertement de politique,
04:00mais vont glisser de la métapolitique,
04:02notamment dans les émissions,
04:09dans les débats,
04:09dans les prises d'opposition.
04:10Dans ce qu'on appelle les Twitch,
04:12les lives de jeux vidéo, par exemple,
04:16où ils vont toujours balancer
04:17des petites coquilles politiques
04:19qui ne sont pas à leur place.
04:20Et je pense que c'est un peu là
04:21qu'il va être difficile de dire aux gens
04:24que vous avez le droit de penser,
04:25mais vous n'avez pas le droit de communiquer
04:27votre pensée sur des supports médiatiques,
04:29d'autant plus quand ils sont financés
04:30avec de l'argent public.
04:31C'est un peu ça qui va être compliqué.
04:33Enfin, moi, je pense que la vraie gabégie,
04:35elle est plutôt de ce côté-là
04:36qu'il faut regarder.
04:37Parce que là où au moins
04:38il y a de l'honneur à droite,
04:39c'est comment ils le font
04:39avec leur argent privé.
04:40On peut critiquer ce qu'on veut,
04:42mais au moins ils le font avec leur...
04:45Alors, oui, sauf que ce que vous avez évoqué,
04:49Julien, il ne faudrait pas...
04:51Parce que vous dites,
04:52bon, c'est beaucoup plus effectivement
04:53du soft power globalement, en fait, de gauche,
04:57quoi, mais il ne faudrait pas non plus
04:59qu'il y ait la même chose
05:00avec du soft power globalement,
05:01en fait, de droite, quoi.
05:03Ce n'est pas ce que voudriez.
05:04Ou alors, vous voudriez qu'il y ait,
05:06allez, 50 pour l'un, 50 pour l'autre, quoi.
05:08Moi, ce que je veux dire,
05:09c'est que oui, voilà,
05:10c'est qu'en fait,
05:10on a fait au niveau des élections,
05:13des règles très strictes
05:15pour qu'il y ait 50-50%,
05:16enfin, qu'il y ait autant de temps de parole
05:17pour chacun de chaque parti représenté.
05:20Eh bien, je pense que cette règle,
05:21elle devrait s'appliquer
05:22tout au long de l'année,
05:22parce que les enjeux politiques
05:24ne se décident pas deux semaines
05:28avant l'élection.
05:29Ils se décident bien avant,
05:30en règle générale.
05:30Enfin, on est imbriqué dans un camp.
05:34Enfin, moi, je le sais
05:34puisque j'ai été à gauche de par le temps
05:37et j'ai ouvert les yeux
05:37que très récemment.
05:38Et je suis déjà maintenant
05:39beaucoup plus réticent aujourd'hui.
05:41Mais j'ai été gêne,
05:42que voulez-vous, c'est comme ça.
05:46En tout cas, c'est bien de le reconnaître
05:47que ce soit dans un camp
05:48ou dans un autre.
05:50Ce que je veux dire,
05:50c'est qu'on va se braquer sur un camp
05:53comme étant le camp du mal
05:54et automatiquement,
05:55dès lors qu'on a acté
05:56que c'était le camp du mal,
05:57on ne veut pas l'écouter,
05:58on n'écoute pas ce qu'il a à dire.
05:59Alors que ce qu'il a à dire
06:00est loin d'être délirant
06:02et loin d'être absurde
06:03et loin d'être décorrélé
06:04de toute phase de réalité.
06:06Et j'ai même au-delà
06:06il est beaucoup plus bien corrélé
06:08à la réalité
06:09que peut l'être
06:10le camp du bien
06:11qui s'autoproclame
06:12le camp du bien.
06:12Et c'est ça qui m'énerve
06:13un peu dans la politique de la gauche.
06:15qui se proclame antiraciste
06:18mais qui a une des politiques
06:19les plus racistes
06:20qui soient au monde
06:20puisqu'en proclamant
06:22à Mont-Léverveil
06:24que les gens...
06:26Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
06:30Ce n'est pas de la censure
06:31mais on ne vous entend pas.
06:33De sous-citoyens...
06:34Oui, attendez,
06:34on ne vous entendait pas, quoi ?
06:36Je ne saura pas du tout...
06:38Oui, je vous entends.
06:39Oui, allez-y.
06:41Oui, on crée une classe
06:42de sous-citoyens
06:43qui ne sera malheureusement
06:44intégrée à rien
06:45dans le monde du travail
06:46plus tard
06:46et qui sera toujours
06:47en échec professionnel
06:48et qui sera toujours
06:49une sorte de...
06:49qui seront condamnés
06:51à être des livreurs Uber
06:52toute leur vie.
06:53Et je pense que la gauche
06:54n'a pas compris
06:55à quel point sa politique
06:56est néfaste et criminelle
06:59envers les gens-là.
07:00C'est intéressant.
07:01C'est-à-dire,
07:01ce que vous dites
07:02c'est qu'il n'y a pas
07:03que l'argent public
07:05qu'on a évoqué
07:06avec Noémie.
07:07Il y a aussi
07:09la neutralité
07:10dans les échanges.
07:12Éric Revelle,
07:12vous êtes revenu
07:13avec nous.
07:15Est-ce que c'est possible ?
07:17Vous avez travaillé
07:17un peu dans le service public,
07:18pas longtemps,
07:19mais un petit peu.
07:20Est-ce que
07:21cette neutralité
07:22est possible,
07:23justement, Éric ?
07:24Écoutez,
07:25c'est vrai que c'est
07:26un sujet important
07:27quand même,
07:27la neutralité éditoriale
07:29des médias publics
07:29parce que les médias
07:32sont considérés
07:33comme le troisième pouvoir.
07:34Donc,
07:35avoir une neutralité
07:37politique
07:37avec l'argent
07:38des contribuables,
07:39ça me semble être
07:39la moindre des choses.
07:40Maintenant,
07:40est-ce que c'est possible ?
07:42Chacun a ses biais
07:44idéologiques,
07:45chacun a sa culture
07:47personnelle.
07:48Alors,
07:48est-ce qu'on n'embauche
07:50que des gens
07:50plutôt idéologiquement
07:52à gauche
07:53dans les médias publics ?
07:55Je ne pense pas
07:55du tout.
07:56Mais en revanche,
07:57je pense que vous
07:58vous fondez
07:59dans un moule
08:00et que vous êtes
08:01dans une espèce
08:02d'auto-censure
08:04personnelle.
08:05Mais c'est plus compliqué
08:06que ça,
08:07la réforme
08:08des médias publics.
08:09parce que,
08:11comme le disait
08:11Jacobini tout à l'heure,
08:13qui dit,
08:13il faut privatiser,
08:14en fait,
08:15c'est très compliqué
08:16pour deux raisons.
08:17La première,
08:18c'est que vous avez
08:18un certain nombre
08:19de médias,
08:21par exemple,
08:22culturels,
08:22qui ne sont pas
08:23forcément rentables
08:24en tant que tels.
08:25La culture,
08:25d'ailleurs,
08:26a tel besoin
08:26d'être rentable.
08:27Et ces médias-là,
08:28de toute façon,
08:28n'intéresseront jamais
08:30des actionnaires privés.
08:31Et puis,
08:32il y a un autre problème
08:32qui, à mon avis,
08:33est majeur.
08:33c'est que si vous privatisez
08:36des chaînes
08:37du service public,
08:38qu'est-ce qui va se passer ?
08:39Vous allez leur retirer
08:42les subventions publiques
08:44qu'elles reçoivent.
08:45Donc,
08:46vous allez donner accès
08:47à ces nouveaux médias
08:48au marché
08:49de la publicité.
08:50Or,
08:51ceux qui vont s'opposer
08:52avec le plus de virulence
08:54à la privatisation
08:55des grandes chaînes
08:56du service public,
08:57ce sont les médias privés
08:58actuels.
08:58Pourquoi ?
08:59Mais parce que,
09:00sur un gâteau publicitaire
09:02qui n'est pas en extension,
09:04avoir de nouveaux concurrents
09:06qui arrivent,
09:07c'est l'assurance
09:08pour les médias privés
09:09qui bénéficient aujourd'hui
09:10de la publicité privée,
09:12c'est l'assurance
09:13d'être en difficulté financière.
09:15Donc,
09:16bien sûr,
09:16il y a cette question
09:18qui se pose,
09:19mais ce n'est pas si simple.
09:19Oui,
09:20et même pour le secteur privé,
09:21on n'est pas favorable
09:22à ce qu'il y ait
09:23une privatisation.
09:24En tout cas,
09:25c'est ce que je dis.
09:25Oui,
09:26c'est ça.
09:26Mais c'était pour surenchérer
09:28parce que le principal,
09:29je voulais dire,
09:30le principal média privé
09:34qui est TF1,
09:35le groupe TF1,
09:37très ouvertement,
09:38avait dit non,
09:38on ne veut pas,
09:39Eric,
09:40parce que,
09:40comme vous l'avez démontré,
09:42ça va déstabiliser,
09:43en fait,
09:43un peu le secteur.
09:45Noémie,
09:45vous vouliez ajouter quelque chose ?
09:46Oui,
09:46alors il y a plusieurs questions
09:47que vient d'évoquer Eric
09:48qui sont intéressantes.
09:49La première,
09:50c'était celle du pluralisme.
09:51Moi,
09:51je pense que la question
09:53de la neutralité,
09:54c'était la question
09:54de la neutralité,
09:55n'existe pas.
09:56C'est-à-dire qu'au fond,
09:57il faut considérer,
09:58il faut s'avouer les choses,
09:59se les dire ouvertement.
10:01Les journalistes,
10:02les éditorialistes,
10:03les chroniqueurs
10:04et même les reporters
10:05ont des idées
10:06et ces idées
10:06irriguent aussi leurs travaux.
10:08Il faut,
10:09je pense,
10:09rester honnête
10:10et considérer que
10:11la neutralité n'existe pas.
10:12En revanche,
10:13on peut exiger
10:13d'un média public
10:14qu'il y ait du pluralisme,
10:15c'est-à-dire que
10:16toutes les opinions
10:17soient représentées
10:18et ça,
10:19c'est vrai qu'il y a
10:20encore une grande marge
10:21de manœuvre
10:21sur un certain nombre
10:22de médias publics.
10:24Et ensuite,
10:24sur la question...
10:25Je crois d'ailleurs
10:25qu'à France Télévisions,
10:26on est en train
10:28de s'en rendre compte
10:29et de prendre des décisions
10:30dans ce sens.
10:31Oui, parce que...
10:31À la suite de la publication
10:34des auditions, quoi.
10:35Oui,
10:35c'est une nécessité.
10:36C'est-à-dire que
10:37vous avez aujourd'hui
10:38à peu près 40%
10:39de la population française
10:40qui décide,
10:41par exemple,
10:41de voter pour
10:42le Rassemblement National.
10:44Vous ne pouvez pas
10:44considérer que
10:45toutes les idées
10:46qui sont celles
10:47du Rassemblement National,
10:48la lutte contre
10:49l'immigration,
10:50la lutte contre
10:50l'insécurité, etc.,
10:51sont des idées
10:52qui doivent être
10:53complètement blacklistées
10:54du débat public.
10:55Il faut les poser
10:56et il faut les poser
10:57sans cesse
10:57les criminaliser.
10:58Ça aussi,
10:59c'est respecter
10:59le débat d'idées.
11:00Et ensuite,
11:01sur la question
11:01des médias,
11:04une guerre potentielle
11:05entre les médias
11:05publics et privés,
11:06là, écoutez,
11:07il faut regarder
11:07le monde tel qu'il est
11:08aujourd'hui,
11:09c'est qu'en fait
11:09les médias traditionnels
11:10aujourd'hui
11:10sont en train
11:11de plus en plus
11:12d'être dépassés
11:13par les réseaux sociaux.
11:14C'est-à-dire qu'en fait,
11:16vous avez raison,
11:17Eric,
11:17quand vous dites
11:17que le marché publicitaire
11:18se restreint,
11:19mais le marché publicitaire
11:21se restreint aussi
11:22parce qu'en fait,
11:22les gens allument
11:23de moins en moins
11:24leur télévision,
11:25allument de moins en moins
11:26leur radio,
11:27ils vont sur les réseaux sociaux
11:28et maintenant,
11:28il y a une guerre.
11:29D'ailleurs,
11:29avec une jungle terrible
11:30parce que sur les réseaux sociaux,
11:32vous ouvrez TikTok,
11:33c'est la jungle atomique,
11:35vous avez des fausses informations
11:36à n'en plus finir
11:38et malheureusement,
11:39c'est ça qui est en train
11:39de dominer.
11:40de véritables modèles économiques
11:42également aussi
11:43pour que ça tienne,
11:44que ça marche.
11:44Allez,
11:45nous poursuivons ensemble.
11:46Vous avez la parole
11:47dans un instant,
11:480826 300 300.
11:49Vous pouvez continuer
11:50de réagir sur ce sujet.
11:52Si vous êtes choqué
11:53justement par l'audiovisuel public,
11:55si vous le défendez,
11:56vous avez la parole.
11:57Et puis,
11:58est-ce que vous êtes prêt ?
11:59Est-ce que vous estimez
12:00qu'en France,
12:00on n'est plus prêt
12:01à un devoir de sacrifice
12:05en quelque sorte
12:06pour la France ?
12:07J'aimerais vous entendre.
12:090826 300 300.
12:13Le Grand Matin Sud Radio,
12:157h10,
12:17Patrick Roger.
12:18Il est 8h51,
12:19une cérémonie d'hommage
12:20va être organisée
12:21tout à l'heure
12:22dans la Marne
12:22pour rendre,
12:23justement,
12:24hommage au sergent
12:25Anisset Girardin,
12:26deuxième soldat
12:27tué au Liban.
12:29Noémie Aloua,
12:30tout à l'heure
12:30dans votre édito
12:31dans Soyez Libre,
12:32vous avez posé
12:34la question
12:34de cet homme
12:35qui est mort
12:35pour la France.
12:36Est-ce qu'on est encore
12:37prêt,
12:38alors,
12:38pas seulement
12:39à verser son sang
12:40mais à donner
12:41en fait
12:41pour le pays ?
12:43Ça a fait réagir
12:44et Kevin est avec nous
12:46au 0826 300 300.
12:48Bonjour Kevin.
12:50Bonjour,
12:51vous êtes bien ?
12:52Oui,
12:52oui,
12:52oui,
12:53mon cher Kevin,
12:54vous-même,
12:54je crois que vous êtes militaire.
12:57Tout à fait.
12:58Et est-ce que,
12:59alors donc,
12:59quand on est militaire,
13:00quand on s'engage,
13:01justement,
13:02on est prêt
13:03à donner sa vie
13:05pour le pays ?
13:08On est prêt
13:08à mettre sa vie de côté,
13:09à donner sa vie
13:10pour le pays,
13:10c'est ça,
13:11c'est parfait.
13:11Oui,
13:12oui.
13:13Et est-ce que vous avez...
13:14Mettre sa vie
13:14de tous les jours de côté ?
13:15Oui.
13:16Mettre sa vie
13:17de tous les jours de côté,
13:19c'est le moment de famille,
13:20etc.,
13:21pour le pays,
13:22et si besoin,
13:24aller jusqu'au sacrifice ultime.
13:26Je pense pas que le fils
13:27souhaite dire
13:28toutes mes condolences
13:30à la famille
13:30et que j'en ai une pensée
13:31pour lui.
13:32Oui,
13:33non mais c'est vrai,
13:35parce qu'évidemment,
13:36quand on s'engage,
13:38c'est un peu la même chose
13:39d'ailleurs chez les forces
13:40de l'ordre,
13:40qui savent aussi
13:41qu'il peut y avoir,
13:43qu'il y a un risque.
13:44Ce matin,
13:45dans le journal,
13:45on parlait de ces deux gendarmes
13:47qui ont été blessés
13:48à la suite d'un refus
13:49d'obtempérer
13:50il y a quelques jours
13:51à Fort-Calquier,
13:52dans les Alpes de Haute-Provence.
13:53C'est un petit peu
13:54la même chose.
13:56Est-ce que
13:58vous avez le sentiment,
14:00alors vous,
14:00vous êtes militaire,
14:01mais que les Français
14:04n'ont plus
14:05ce devoir,
14:07enfin ce sens,
14:08en tout cas,
14:08du devoir du sacrifice,
14:10de donner pour le pays ?
14:12Après,
14:13c'est tout à fait
14:16légitime dans le sens
14:17où ça fait
14:18des années et des années
14:19qu'en fait,
14:21on n'aime plus notre pays.
14:23Que ce soit dans les médias,
14:24que ce soit dans la télé,
14:25que ce soit nos politiques,
14:26les gens n'aiment plus notre pays.
14:29Donc comment voulez-vous
14:29qu'un jeune
14:30puisse aimer notre pays
14:31au point
14:33de donner sa vie ?
14:34Ce n'est pas possible.
14:35Aujourd'hui,
14:35on a de moins en moins
14:36de gens qui s'engagent.
14:37Et en général,
14:38quand ils s'engagent,
14:39c'est soit parce qu'ils ont un idéal
14:41et ça,
14:41c'est très peu.
14:42Autrement,
14:42il y en a beaucoup
14:42qui s'engagent aussi
14:43pour faire comme dans
14:44Colo Dutti
14:44et quand ils s'aperçoivent
14:45que ça ne marche pas comme ça,
14:46ils s'en vont.
14:47Mais après,
14:48c'est pareil partout.
14:50Comment voulez-vous
14:51demander à un jeune
14:51de s'engager ?
14:53Alors qu'aujourd'hui,
14:54on a des députés,
14:56des sénateurs
14:57qui mangent pour 20 dollars
14:59par jour
14:59et puis des étudiants
15:00qui meurent de faim
15:01dans la rue.
15:03Et eux,
15:04ils ne remettent pas en question
15:05leur statut,
15:06ils ne remettent pas en question
15:07leur confort de vie.
15:10Pourtant,
15:10ça doit être les premiers
15:11à faire des sacrifices
15:11pour la France.
15:12Pour notre pays,
15:13aujourd'hui,
15:13on est sur-endettés.
15:14C'est le bazar
15:16et eux ne font aucun sacrifice
15:17contrairement à tous ces militaires
15:19qui sacrifient leur vie,
15:20qui sacrifient leur famille,
15:21qui sacrifient tout
15:22pour le pays.
15:24Merci.
15:25C'est vrai.
15:26Merci pour ce témoignage.
15:28Kevin,
15:28restez en ligne avec nous.
15:29Noémie,
15:30c'est bouleversant
15:31ce que nous dit Kevin.
15:33C'est bouleversant,
15:34c'est magnifique
15:34et ça nous rappelle quand même
15:35qu'il y a encore aujourd'hui
15:36des hommes
15:36qui sont capables
15:37qui sont capables
15:38de s'engager pour le pays,
15:40qui ont encore
15:42chevillé au corps
15:42ce sentiment patriotique.
15:44Mais c'est vrai
15:44que vous posiez la question
15:45et j'ai envie de vous répondre
15:46par une autre question.
15:47Vous demandiez au fond
15:48qui aujourd'hui
15:49est encore capable
15:50de se sacrifier pour le pays
15:51et moi j'ai envie
15:52de vous répondre
15:53est-ce qu'on va avoir le choix
15:54dans les années qui viennent ?
15:55Parce qu'il faut regarder aussi
15:57l'état du monde.
15:58On a un monde
15:58qui est de plus en plus violent,
16:00de plus en plus brutal.
16:01Il y a le retour des guerres
16:02même sur notre continent.
16:04C'est-à-dire
16:05la guerre en Ukraine
16:06a été d'une violence inouïe.
16:08La guerre en Iran
16:09qui est en train
16:09de se dérouler en ce moment
16:11est en train de bouleverser
16:13la face du monde.
16:13Et on va vers un monde
16:15où on voit les états
16:16qui de plus en plus
16:16se militarisent,
16:18sont en train d'augmenter
16:19leur budget de la défense,
16:20etc.
16:20On va vers des temps sombres
16:22dans ce contexte
16:23où demain
16:23on peut être menacé.
16:25Quel sera notre choix
16:26si ce n'est celui
16:27de se défendre ?
16:28Nous n'aurons pas le choix.
16:30C'est le contexte
16:31qui va peut-être
16:32nous obliger à changer
16:33dans notre façon
16:34de regarder ces choses-là.
16:35C'est vrai qu'actuellement
16:36nous paraissent complètement
16:38surannées,
16:39nous paraissent dépassées.
16:40La guerre est terminée.
16:41On pensait que la guerre
16:42était terminée
16:42sur notre continent.
16:44Après la Seconde Guerre mondiale,
16:45ça fait 80 ans,
16:46on s'est dit au fond
16:46maintenant c'est terminé.
16:48Mais il y a un retour
16:49de la guerre
16:49qui va peut-être
16:50nous obliger demain
16:51à reconsidérer
16:51toutes ces questions.
16:52Et au-delà,
16:54alors évidemment
16:55c'est l'engagement militaire
16:56dont parle Kevin
16:57qui est avec nous,
16:58mais c'est même
16:59l'engagement pour le pays
17:00également,
17:01l'ensemble des devoirs citoyens
17:03Eric Revelle.
17:05Oui,
17:06l'ensemble des devoirs citoyens
17:08pouvait même y opposer
17:10l'ensemble des incivilités
17:12dont la vie quotidienne
17:14est parsemée aujourd'hui.
17:16C'est une forme aussi
17:17de violence.
17:18Mais je crois sur le fond
17:20que si vraiment
17:21il y a un désintérêt
17:22pour l'engagement patriotique,
17:25c'est dû aussi certainement
17:28au fait qu'on n'est pas fier
17:30ou plus fier
17:31de notre histoire nationale.
17:34Alors ça tient à des tas de choses.
17:36Ça peut tenir à la façon
17:37dont l'éducation nationale
17:39enseigne l'histoire,
17:41fait des zones d'ombre
17:42sur certaines périodes
17:43et au contraire
17:44met en avant d'autres périodes.
17:47mais on ne peut pas
17:48être fier de son pays
17:49si on n'est pas fier
17:50de son histoire.
17:51Or j'ai le sentiment
17:52aujourd'hui
17:53que les débats
17:54qui sont mis sur la table
17:56de ce point de vue-là
17:57historiques
17:58sont des débats
17:58qui sont toujours
17:59à charge
18:00contre l'histoire de France.
18:03Donc à partir de ce moment-là,
18:04si l'histoire de France
18:06n'est pas reluisante,
18:07comment est-ce que vous voulez
18:08défendre l'intérêt
18:10d'un pays ?
18:11Mais je suis d'accord
18:13avec Noémie,
18:13c'est-à-dire qu'on bascule
18:14dans un monde de plus en plus violent.
18:17Est-ce que
18:19s'il faut défendre le pays,
18:21les gens s'engageront
18:22ou au contraire reculeront ?
18:24Moi j'ai le sentiment
18:25qu'ils s'engageront,
18:27que les jeunes générations
18:29sont capables
18:29de relever le drapeau
18:31parce que ça deviendrait
18:33une cause nationale.
18:34Et au-delà du sacrifice
18:36des uns et des autres,
18:38c'est aussi une façon
18:39à ce moment-là historique
18:41de rebâtir
18:42une certaine unité nationale
18:45dans ce type d'engagement.
18:47Je le crois,
18:47même si évidemment
18:48la guerre c'est moche.
18:49Vous croyez vraiment ?
18:50Parce que vous parlez
18:51le drapeau en France,
18:53vous avez vu,
18:54ce n'est pas le drapeau,
18:55c'est les drapeaux en fait
18:56aujourd'hui.
18:57Malheureusement,
18:57mais c'est pour ça
18:58qu'il va falloir
19:00à un moment donné
19:00retrouver du commun.
19:01Ce ne sera pas possible
19:03de vivre,
19:03sinon on va vers
19:05un scénario
19:05à la libanaise,
19:07la France archipélisée
19:08comme l'appelait Jérôme Fourquet.
19:10ce que dit Mélenchon,
19:12il n'a pas complètement tort
19:13quand on regarde
19:14le pays du France.
19:14Une France morcelée,
19:15c'est une France qui s'affronte
19:16et ça veut dire
19:16qu'on va vers un scénario
19:17de guerre civile,
19:18ce que je n'espère pas.
19:19Juste, je voulais répondre
19:20à ce que disait Eric
19:21parce que c'est vraiment intéressant.
19:23Très brièvement,
19:24c'est vrai que cette jeunesse
19:24peut nous surprendre.
19:25Souvenez-vous au temps du Covid.
19:26Moi, quand j'ai entendu
19:27tout d'un coup l'État nous dire
19:29vous allez devoir rester chez vous,
19:30je pensais que la jeunesse
19:31allait foutre un boxon
19:33dans le pays.
19:34Mais la jeunesse
19:35a respecté globalement
19:36plutôt les consignes.
19:38Il y a eu une sorte de...
19:39Franchement, j'ai été surprise
19:40de voir que finalement
19:41le pays, à ce moment-là,
19:43dans cette période critique,
19:44avait su réagir.
19:46Il avait peur,
19:47mais il avait su réagir.
19:48Ça veut dire aussi
19:49que peut-être
19:49dans des situations de crise,
19:50on peut être surpris
19:51par cette France.
19:53C'est encore le bordel
19:54en France.
19:55Qui l'a dit ?
19:56Emmanuel Macron
19:57qui a utilisé ça
19:58et qui a parlé de Maboule aussi.
20:01Les Maboules,
20:02ils visaient des politiques.
20:05Évidemment.
20:07Quand ils parlaient...
20:08Non mais est-ce qu'un président
20:09peut parler comme ça ?
20:11C'est l'une des questions
20:12évidemment du jour.
20:14J'aimerais vous entendre
20:150 826 300 300
20:16dans la vérité en face
20:17dans un instant
20:18avec Jean-François Akili.
Commentaires